Ligue 1 (10e J.) : Le ST fait tomber le CA et s’installe en tête
Le derby de la capitale a été très disputé et a vu les Stadistes méritoirement l’emporter devant des Clubistes qui n’ont pas livré un grand match. A Sousse, l’Etoile a confirmé son retour en forme en s’imposant devant l’ASG alors que l’Olympique de Béja a une nouvelle fois chuté confirmant son coup d’arrêt.
Au Bardo, Le Stade Tunisien a fourni, comme d’habitude, un match plein face à son voisin clubiste. Les deux équipes, invaincues pendant neuf journées, ambitionnaient de gagner et de faire une bonne affaire au classement, mais la réussite a été du côté des gars du Bardo grâce au but réussi par Bonheur Mugisha à l’ultime minute de la première période. La suite a vu les Stadistes rater des opportunités pour creuser l’écart alors que la réaction clubiste a été plus que timide, sans réelles opportunités de but.
Du coup, les Stadistes se trouvent provisoirement en tête du classement en attendant la suite de cette journée.
A Sousse, l’Etoile continue sa remontée. Cette fois-ci, les Sahéliens ont facilement disposé de l’ASG avec deux buts signés Ben Choug et Chaouat pour confirmer leur réveil.
Le grand bénéficiaire de la journée n’est autre que l’UB Ben Guerdane, rentrée de Bizerte avec les trois points de la victoire. Face à un CAB de plus en plus plongé dans le doute et la crise, les Sudistes ont frappé dès le début par Sioud (10’) et ont préservé leur avantage alors que du côté des Bizertins, les contre-performances se suivent et se ressemblent.
Le dernier match de cette première tranche a permis à l’US Tataouine de renouer avec la victoire face à un mystérieux Olympique de Béja qui n’arrive plus à gagner.
K.Z.
Résultats
ST – CA (1-0)
ESS – ASG (2-0)
CAB – USBG (0-1)
UST – OB (1-0)
Composants automobiles : Prospection italienne des opportunités d’investissements
Le secteur de l’industrie des composants automobiles en Tunisie est considéré comme un secteur stratégique pour le pays avec le nombre important d’entreprises dont la majorité sont totalement exportatrices et génère près de 2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires à l’exportation soit plus de 16% des exportations du pays et emploie près de 100.000 personnes.
C’est à ce titre que FIPA-Tunisia, en collaboration avec l’Union Industrielle et la Chambre de Commerce de Turin, vient d’organiser du 26 au 28 novembre 2024 au profit d’une vingtaine des entreprises italiennes, une mission économique intitulée « Journées d'investissement et de partenariat tuniso-italiennes » en présence de toutes les parties prenantes publics et privées de l’écosystème de la filière automobile.
Le coup d’envoi de cette action a été lancé le 26 novembre par l'organisation d'un forum économique portant sur les défis et les perspectives de l’industrie automobile de la Tunisie.
Deux panels étaient au rendez-vous ; le premier a traité le thème de l’écosystème automobile en Tunisie avec l’intervention des représentants de FIPA-Tunisia, la TAA - Tunisian Automotive Association, la Chambre Tuniso Italienne de Commerce et d'Industrie - CTICI et du ministère de l’Industrie, des mines et de l’énergie.
Il a permis de présenter le climat d’affaires et les opportunités d’investissement, l’état des lieux et les perspectives de développement du secteur automobile ainsi que le pacte pour la compétitivité de ce secteur.
Le deuxième panel a mis l’accent sur l’importance des centres d’appui et des clusters pour la compétitivité du secteur automobile notamment les avancées technologiques, l'Industrie 4.0 et la digitalisation des processus de production, en présence des représentants du centre technique des industries mécaniques et électriques CETIME, Cluster Mécatronique et cluster Electronica. Deux interventions d’équipementiers italiens implantés en Tunisie viennent témoigner par leurs expériences l’environnement des affaires en Tunisie.
Cette mission entrepreneuriale s’inscrit dans la continuité de la journée économique « Tunisie : une porte vers l'Afrique » organisée par l’Union Industrielle Unione Industriali Torino et la Chambre de Commerce de Turin Camera di commercio di Torino, en collaboration avec l'Ambassade de Tunisie à Rome et par le bureau de FIPA-Tunisia à Milan le 18 septembre 2024 à Turin (Italie). Ladite journée économique a vu la participation de 120 entreprises piémontaises signalant ainsi un intérêt concret pour les opportunités offertes par le marché tunisien.
JCC 2024 : Les ateliers Carthage Pro : 20 films sélectionnés
Les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) 2024 ont dévoilé une sélection de 20 projets de films arabes et africains sélectionnés dans les ateliers de la plateforme Carthage Pro.
Selon la liste publiée, sur la page facebook des JCC, 11 projets de films en développement sont retenus dans Chabaka et 9 autres dans Takmil qui est dédié aux projets en post production. La Tunisie est représentée par 6 projets dans Chabaka et 3 autres dans Takmil.
Les ateliers de Carthage pro seront organisés du 16 au 20 décembre en marge de la 35ème édition des JCC prévue du 14 au 21 décembre 2024 à la Cité de la Culture à Tunis. Les projections se dérouleront dans différentes salles de la Capitale.
La sélection officielle des JCC est composée d’une compétition arabe et africaine et une nouvelle compétition nationale baptisée « Horizons du cinéma tunisien ». La section compétitive Ciné-promesses est dédiée aux films d’écoles du cinéma arabes et africaines. Pour cette édition 2024, deux nouvelles sections ont été créées dont une section compétitive nationale pour longs et courts métrages de Fiction et Documentaires. Le lauréat de cette compétition nationale se verra attribuer un trophée spécial et un prix financier de 15 000 dinars décerné par les JCC en plus d’autres prix de la part des partenaires du festival.
Panorama 35 est une section spéciale non compétitive pour les films qui n’ont pas été projetés en salles auparavant. Cette section propose une sélection de films arabes et africains. Elle comprend 7 films tunisiens de la sélection officielle de l’édition 2023 qui a été annulée en solidarité avec la Palestine.
Le festival a récemment annoncé une liste 67 films en compétition issus de 22 pays outre la Tunisie, dont 9 pays arabes (Algérie, Syrie, Liban, Egypte, Maroc, Yemen, Jordanie, Palestine, Arabie Saoudite) et 13 africains (Sénégal, RD Congo, Togo, Cap Vert, Soudan, Congo-Brazzaville, Nigéria, Comores, Somalie, Burkina Faso, Mauritanie, Cameroun, Kenya).
Les films sélectionnés dans « Chabaka » et « takmil » :
-Chabaka
« L’Homme qui mange du fer » de Lionel Koukoue (Côte d’Ivoire)
« Rock, Paper, Sea » de Randa Ali (Egypte)
« Amnésie » de Dima Hamdan (Palestine)
« Le Sanglier » de Mamadou Socrate DIOP (Sénégal)
« Carte Bleue » de Mohamed Alomda (Soudan)
« About Rym and Maryam » de Mirvet Kammoun (Tunisie)
« Cœur ouvert » de Hamza Belhadj (Tunisie)
« CIRTA » de Saif Chida (Tunisie)
« L’byessa » de Hamza Ouni (Tunisie)
« Le Sel du Sud » de Rami Jarboui (Tunisie)
« Les Septs Jours » de Ines Ben Othman (Tunisie)
-Takmil
« Variasies op ‘n tema » de Jason Jacobs et Devon Delmar (Afrique du Sud)
« My Mother and I » de Dilpak Majeed (Egypte)
« Five eyes » de Karim Debbagh (Maroc)
« Goma, Trop c’est Trop » de Elise Sawasawa (RD Congo)
« La Caméra ne pleure pas » de Elsadig Abdelgayoum et Abuzar Adam (Soudan)
« A Coeur ouvert » de Abdallah Yahya (Tunisie)
« Azal » de Ridha Tlili (Tunisie)
« The rest people » de Selma Hobbi (Tunisie)
« Your daughter » de Sara Shazli (Egypte)
JTC 2024 : Darwich, « L’Amoureux » palestinien
Comment parler, raconter et chanter Mahmoud Darwich au Théâtre? Comment évoquer cette voix unique qui chante et pleure à travers ses mots, ses vers, ses poèmes celle qu’il porte au plus profond de son cœur : la Palestine?
Avec des textes du grand poète palestinien, « El Aacheq » (L’Amoureux) est une œuvre théâtrale et musicale signée par l’artiste palestinien Nabil Azer au niveau de la dramaturgie, la mise en scène et la musique.
Sélectionnée dans la compétition officielle de la 25ème édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC, 23-30 novembre 2024), cette pièce, rend un hommage vibrant à la mémoire de Mahmoud Darwich, en faisant de lui son personnage central, l’amoureux. Ayant suscité l’intérêt de la critique arabe spécialisée lors de ses représentations en 2023 notamment à Haifa, Nasiriya et El Qods, « El Aacheq » propose un voyage musical et théâtral à travers les thèmes chers au poète : l’amour, le sacrifice, la liberté, le rêve….du retour.
La pièce réunit notamment l’acteur palestinien Iyad Shetty, la chanteuse Poliana Kassis et la soprano Deema Azer. A travers une fusion entre chant et théâtre, “El Aacheq” raconte une histoire universelle d’amour, de lutte et d’espoir, profondément enracinée dans la quête d’une terre et d’une identité.
La pièce invite à un retour à travers la mémoire, en retraçant le parcours de cette voix majeure de la poésie palestinienne et arabe, depuis son village natal d’Al-Birwa, jusqu’à Haïfa, Beyrouth, Paris, la Cisjordanie... où chaque étape de ce parcours éclaire un aspect de sa vie et de son œuvre.
JTC 2024 : Exposition-hommage à Aly Ben Ayed, icône de tous les temps
Il est l’un des pionniers du théâtre tunisien. Ses œuvres ont bel et bien marqué une époque décisive dans l’histoire de la Tunisie, Aly Ben Ayed, l’homme et l’artiste est raconté dans cette exposition intitulée « Mémoire de la pellicule ».
Le Théâtre municipal de Tunis, la scène du festival international de Carthage, Hammam-lif et d’autres lieux peuvent bien témoigner du génie de cet artiste. Ses contemporains et ses disciples racontent encore tant de belles et fascinantes histoires sur le travail avec cet artiste hors-pair. Aly Ben Ayed, une vraie légende que le chercheur et l’écrivain Mohamed El May a présenté au grand public des Journées théâtrales de Carthage (JTC) à travers une exposition qu’accueille la Cité de la culture et un bel ouvrage distribué à tous les participants aux JTC sans exception, tous les deux réalisés avec le soutien du comité d’organisation des JTC soucieuse de la préservation de la mémoire du théâtre tunisien et la valorisation de ses artistes et de ses soldats de l’ombre.
Accueillant les visiteurs de la Cité de la culture, qui sont nombreux ces derniers jours, l’exposition a bien accompagné les JTC, réussissant à interpeler les visiteurs de la Cité de la culture et à susciter leur curiosité, surtout la nouvelle génération qui a beaucoup entendu de Aly Ben Ayed, ce maître du théâtre tunisien mais jamais vu son portrait ou des photos de ses œuvres théâtrales.
L’exposition a été également une occasion pour que les professionnels étrangers, invités aux JTC, découvrent cette figure emblématique du théâtre tunisien, cet avant-gardiste qui a bien marqué les annales du 4ème art, et comprennent que le théâtre tunisien est une pratique enracinée dans l’histoire de la Tunisie.
Eclairages sur un artiste, une époque
Ainsi, en attendant un spectacle et l’ouverture des salles de spectacle, le visiteur peut apprécier des fragments du parcours de cet artiste tunisien d’exception et ce à travers une importante sélection de photographies et de documents inédits exposés tout au long du hall, témoignant d’une vie dédiée à la création et la créativité. Il pourra également admirer quelques rares photographies non seulement de l’acteur et metteur en scène feu Aly Ben Ayed qui nous quittés très tôt, à l’âge de 41 ans (1930- 1972) mais aussi de l’homme qu’il a été. Des photos du mariage de Ben Ayed, d’autres avec des personnalités culturelles et politiques de l’époque telles que Zoubeïr Turki, le leader Bourguiba ou encore de différentes représentations théâtrales apportent des éclairages sur l’homme et l’artiste, sur ce nom qui continue à bien résonner.
Au total : une centaine de photos et documents inédits tels que quelques textes et remarques sur des pièces en préparation, collectés avec passion et patience sont au menu de ce livre qui constitue un vrai document explorant le parcours et la vie de l’un des maîtres du théâtre tunisien.
Dans l’éditorial de cet ouvrage, le chercheur Mohamed El May a rappelé qu’on ne opeut raconter l’histoire du théâtre tunisien sans citer Aly Ben Ayed et énumérer ses œuvres qui ont marqué cette période et qui ont impacté la pratique théâtrale. Dans cet ordre d’idées, Mohamed El May a choisi de ne pas faire de cet ouvrage un album de photos racontant le parcours du maître uniquement, l’accompagnant d’une étude historique mettant l’accent sur la contribution de cet acteur et metteur en scène au développement de la pratique théâtrale et l’enrichissement de la scène et répertoriant toutes ses créations théâtrales. « Cette exposition est le fruit de plusieurs années de recherche, de collecte et de documentation sur cet artiste emblématique qui, à mon sens, mérite plus de connaissance et reconnaissance. La publication d’un livre éponyme, comportant le contenu de cette exposition émane de mon souci de laisser une trace. Une trace pour ceux qui viennent après, pour les nouvelles générations. L’expo est éphémère, seul le livre reste. Je l’ai voulu un témoignage et un appel aux chercheurs afin de se pencher sur la mémoire de cet artiste qui durant sa courte vie, 10 ans de carrière, a produit 30 pièces, à raison de 3 pièces par an, ce qui est génial. C’est également une invitation aux responsables pour préserver la mémoire du théâtre tunisien, encore fragmentée », nous a confié Mohamed El May qui déjà lors de l’édition 2022 des Journées théâtrales de Carthage (JTC) a publié un autre livre, focalisant sur la présence de Molière dans le théâtre tunisien, mettant en lumière les différentes adaptations des œuvres de cet écrivain français.
Imen Abderrahmani
JTC 2024 : Le metteur en scène camerounais Ambroise Mbia à l'honneur
Il est l’un des maîtres incontestables du théâtre africain. Ambroise Mbia a été à l’honneur aux JTC. Un bouquet de fleurs et de nombreux messages de reconnaissance ont bien rythmé cette rencontre, en attendant le Tanit d’honneur qui lui sera décerné ce soir.
Artiste accompli, avec plus de soixante ans de carrière, Ambroise Mbia est l’une des figures emblématiques du théâtre africain. Il est aussi sa mémoire vivante. Ami de la Tunisie, doyen du théâtre africain, l’artiste accompli Ambroise Mbia continue avec la même passion à créer des œuvres et encadrer les nouvelles générations d’acteurs et de metteurs en scène, porté toujours par l’esprit du partage.
La rencontre qui s’inscrit dans le cadre d’un hommage rendu au théâtre camerounais et précisément de son doyen a été une occasion pour mettre en lumière quelques pages de la carrière de cet ingénieur agronome devenu l’un des grands metteurs en scène africains.
A la salle « Le 4ème art », nombreux sont les artistes tunisiens, camerounais, burkinabés, béninois… qui sont venus écouter le maître et témoigner des précédentes rencontres et collaborations. Tel un baobab, cet arbre majestueux symbole de force, de résistance et de générosité, a été Ambroise Mbia qui n’a pas tardé à rendre hommage à deux compagnons de route, deux amis et frères tunisiens, selon son expression, feu Moncef Souissi que tous les artistes africaines lui doivent la création des Journées théâtrales de Carthage (JTC), cette manifestation phare qui a rapproché les artistes du Continent et feu Ezzedine Gannoun qui dans le cadre du Centre arabo-africain de Formation et de Recherches Théâtrales (hébergé dans le Théâtre El Hamra) a contribué à la formation des centaines d’acteurs et de metteurs en scène de différents pays de l’Afrique.
Donnant le la de cette rencontre-hommage, le directeur de cette 25ème édition des Journées théâtrales de Carthage (JTC), Mounir Argui a dans son intervention célébré un monument du théâtre africain, mettant l’accent sur son talent et également sur ses qualités humaines.
Directrice d’El Hamra, Cyrine Gannoun a partagé avec l’assistance sa joie de rencontrer de nouveau « cet ami de longue date, qui a été toujours aux côtés de son père, feu Ezzedine Gannoun » surtout pendant la création du Centre. « Pour nous, il est un modèle de persévérance, un modèle de générosité artistique et humaine », a-t-elle confié à l’assistance.
De l’agriculture à la culture…
L’artiste tunisien Ali Bennour qui a animé avec beaucoup d’humour a revenu sur quelques pages de la vie de Mbia, rappelant à l’assistance que dans les années soixante Ambroise Mbia est parti étudier en France pour devenir un ingénieur agronome. Parallèlement à ses études, le jeune Mbia a obtenu « une bourse du gouvernement français, alors il s’est inscrit à l’Ecole nationale supérieur des arts et techniques du théâtre, longtemps connue comme l’école de la rue Blanche », et plus tard à l’Ecole d’art dramatique Armel Marin à Paris. Un vrai tournant dans le parcours de ce jeune camerounais... « Un jour, il passe une audition pour un rôle qui va lui ouvrir les portes de l’Odéon-théâtre de France où il va rester 7 ans au théâtre national français », a souligné Ali Bennour.
Au service de l’Afrique
Armand Abanda Maye, le chef de mission camerounaise, lors des JTC a fait savoir Ambroise Mbia est une fierté camerounaise et africaine, rappelant les nombreux festivals que ce metteur en scène a créé et les différentes responsabilités qu’il a assumé au fil de sa carrière qui s’étend sur plus de 60 ans. Il a également mis l’accent sur l’attachement de Mbia à son pays et à son continent, rappelant que pour la célébration de ses 50 ans de scène, il a monté une pièce intitulée « La femme et le colonel » qui a réuni une péliade de compétences artistiques africaines. L’œuvre a été écrite par le Congolais Emmanuel Dongala, mise en scène par le Tchadien Vangdar Dorsouma qu’assistait la Camerounaise Elise Mballa Meka et le rôle principal a été confié à la comédienne béninoise Florisse Adjanohoum. L’intervenant a souhaité qu’Ambroise Mbia accepte d’être parmi le corps enseignant et le conseil de l’Institut national des arts et de la culture qui sera bientôt inauguré au Cameroun.
Présente dans la salle, la comédienne béninoise Florisse Adjanohoum qui participe aux JTC avec « Et que mon règne arrive » de Odile Sankara et qui a partagé avec Mbia la scène, dans la pièce « La femme et le colonel », a mis l’accent sur les qualités exceptionnels d’un artiste méticuleux qui prend soin de tous les détails.
« C’est notre père. Il veille sur nous comme veille un père sur ses enfants et sa famille » a déclaré Issa Yinkou qui joue dans « La dernière aimée » de Mbia.
Acteur, metteur en scène et conteur burkinabé, Hassan Kouyaté a rappelé dans son intervention qu’il connait Mbia depuis qu’il a été enfant. « Je le voyais toujours avec mon père. J’ai appris le théâtre en le regardant et c’est grâce à lui aussi et à d’autres que les Francophonies à Limoges dont je suis le directeur et le programmateur ont accueilli et continuent à accueillir le théâtre africain dans sa diversité et sa richesse ».
Avec des fleurs et des youyous à la camerounaise, la rencontre s’est clôturée. Pour ce soir, certes la remise du Tanit d’honneur fera sensation à la salle de l’opéra.
Imen Abderrahmani
Offensive rebelle, Alep envahie : Que se passe-t-il en Syrie ?
Dans le nord de la Syrie, pourtant repassée sous contrôle gouvernemental depuis 2020, les rebelles ont lancé une vaste offensive que les troupes de Bachar al-Assad ne semblent pas en mesure de contenir pour l’instant.
Des combats ayant fait des centaines de morts, l’armée qui recule dans le nord du pays, la ville d’Alep bombardée : que se passe-t-il en Syrie depuis deux jours, alors que le régime avait repris le contrôle de la plus grande partie du pays, avec l’appui de ses alliés russes et iraniens, après le déclenchement en 2011 du conflit qui a fait plus d’un demi-million de morts et déplacé des millions de personnes ?
Alors que la province d’Alep, longtemps épicentre de la rébellion syrienne, est repassée sous le contrôle des forces gouvernementales depuis la signature d’un cessez-le-feu en 2020, une vaste offensive des rebelles venus de la ville d’Idleb, mais aussi des territoires voisins d’Hama et Lattaquié, y est menée depuis ce mercredi 27 novembre.
Une coalition des combattants de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), ex-branche syrienne d’Al-Qaïda et de groupes alliés, sont arrivés ce vendredi aux abords d’Alep, bombardé la cité universitaire y tuant quatre civils, avant de pénétrer dans la deuxième ville du pays et d’y prendre possession de cinq quartiers.
Ce vendredi, l’armée russe a annoncé que son aviation bombardait des groupes « extrémistes » en Syrie. « L’armée de l’air russe effectue des frappes sur les matériels et les hommes des groupes armés illégaux, sur les positions, les stocks et l’artillerie des terroristes », a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense.
Au total, le bilan des combats depuis mercredi s’élève à au moins 277 morts, dont 24 civils, la plupart des combattants des deux camps, selon des ONG et des médias syriens.
Exportation vers l'Afrique subsaharienne: Plus de 1100 entreprises tunisiennes ont bénéficié du projet PEMA
Le projet PEMA « Promotion des activités d’exportation vers de nouveaux marchés de l’Afrique subsaharienne », a été officiellement clôturé, ce vendredi 29 novembre 2024, lors d'une cérémonie organisée au Centre de promotion des exportations (CEPEX).
Cet événement, qui a permis de souligner les accomplissements d'une initiative stratégique qui a renforcé la compétitivité des entreprises tunisiennes sur les marchés africains, a été réhaussé par la présence de figures de premier plan, à savoir le Président Directeur Général du CEPEX, M. Mourad Ben Hassine, la Cheffe de cabinet du ministère du Commerce Mme Lamia Abroug, l'Ambassadrice de l'Allemagne à Tunis Mme Elisabeth Wolbers et naturellement Mme Lisa Menucha, cheffe du projet PEMA.
Mandaté par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et mis en œuvre par la GIZ Tunisie, en partenariat avec le ministère du Commerce et du Développement des Exportations et le CEPEX, le projet PEMA a appuyé depuis son lancement plus de 1100 entreprises tunisiennes, tout en favorisant l’émergence d'une nouvelle dynamique exportatrice vers l’Afrique subsaharienne.
En effet, les entreprises membres ont bénéficié d’actions collectives déterminantes, et ce, grâce à la mise en place de quatre consortiums sectoriels. Ces derniers ont participé à 35 missions de prospection à l’étranger, 17 sessions de formation pour leurs membres, 39 foires internationales et ont accueilli 12 délégations d’entreprises africaines en Tunisie.
Ces actions ont permis aux consortiums de repérer 4844 opportunités d’affaires, aboutissant à la réalisation de 431 nouveaux projets d’exportation et à la création de 261 emplois dont 119 postes occupés par des femmes.
Également, le projet PEMA a intégré, depuis 2022, un programme de soutien dédié aux entreprises gérées par des femmes. Cette initiative a permis de constituer quatre nouveaux consortiums mais cette fois avec des entreprises gérées exclusivement par des femmes.
Durant deux années d’activité, ces quatre groupements ont réussi à réaliser 21 projets d'exportation avec des résultats économiques notables, notamment les ventes des membres de ces consortiums ont presque doublé en les comparant avec celles des entrepreneures en dehors de ces réseaux collaboratifs.
Le Projet PEMA en chiffres
- Plus de 1100 entreprises tunisiennes ont bénéficié des activités et services offerts
- 71% des entreprises appuyées confirment une amélioration de leur capacité à exporter, parmi lesquelles 45% sont dirigées par des femmes
- 431 nouveaux projets d’exportation ont été générés par les consortiums d’entreprises de la première phase du PEMA et 21 nouveaux projets par les consortiums féminins
- 583 emplois créés, dont 290 occupés par des femmes
ONU : La Tunisie réaffirme son appui à l'admission de la Palestine en tant que membre de plein droit
La Tunisie a réaffirmé son soutien inconditionnel au droit des Palestiniens à l'autodétermination et à l'établissement d'un État indépendant et souverain sur tout le territoire de la Palestine, avec Al-Qods Al-Charif pour capitale.
Dans une déclaration publiée, vendredi, à l'occasion de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, la Tunisie a réitéré son appui à la demande d'admission de la Palestine à l'Onu en tant que membre de plein droit, se félicitant de la vague de reconnaissance internationale de l'État de Palestine.
Dans le même contexte, la Tunisie appelle la communauté internationale à agir immédiatement et de manière responsable pour mettre fin à la guerre systématique menée contre le peuple palestinien à Gaza et dans le reste des territoires palestiniens occupés. Le Conseil de sécurité se doit d'assumer son rôle naturel et sa responsabilité historique dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales en imposant un cessez-le-feu immédiat, en mettant fin à l'agression odieuse contre le peuple palestinien démuni de tout outil de défense, en empêchant tous les plans de déplacement forcé et en imposant l'entrée de l'aide humanitaire sans délai et sans condition, lit-on dans la déclaration.
La Tunisie a, en outre, appelé tous les États "à aller au-delà des discours sans impact réel et des déclarations de position, pour prendre des mesures concrètes afin de consolider la justice internationale et de s'acquitter de leurs obligations envers l'humanité tout entière".
Pour la Tunisie, le peuple palestinien n'a plus seulement besoin de solidarité et de sympathie, mais plutôt d'actions pour recouvrer son droit à l'autodétermination, un droit évident reconnu à la fois par la Cour Internationale de Justice et par l'Assemblée Générale des Nations Unies.
Evolution des cours du pétrole : perspectives pour 2025
L'avenir du marché pétrolier semble s'assombrir, alors que Goldman Sachs anticipe un prix moyen de 76 dollars le baril pour l'année 2025.
Cette prévision s'inscrit dans un contexte où les fluctuations des prix du brut sont influencées par une multitude de facteurs, notamment l'offre excédentaire et la demande mondiale en ralentissement. Les analystes de la banque américaine soulignent que cette dynamique pourrait avoir des répercussions significatives sur les économies dépendantes des exportations pétrolières.
Une offre en surplus
Goldman Sachs met en avant un excédent d'offre qui devrait peser sur les prix du pétrole. La production mondiale de brut est appelée à dépasser la demande, avec des estimations indiquant un surplus d'environ 1,2 million de barils par jour en 2025.
Ce déséquilibre est en partie attribué à une stagnation de la demande en Chine, conséquence d'un ralentissement économique et d'une transition vers des sources d'énergie plus durables, comme les véhicules électriques. Parallèlement, la capacité de production excédentaire maintenue par l'OPEP+ pourrait également influencer cette situation, limitant ainsi les hausses potentielles des prix.
Implications pour les économies
La baisse anticipée des prix du pétrole pourrait avoir des conséquences profondes pour plusieurs pays africains dont l'économie repose fortement sur les revenus pétroliers. Des nations comme le Nigeria et l'Angola, où le pétrole représente une part significative des exportations et des recettes fiscales, pourraient faire face à des ajustements budgétaires douloureux.
La Banque mondiale a déjà averti que les prévisions de prix bas pourraient entraîner des déficits budgétaires importants pour ces pays, affectant leur capacité à financer des projets d'infrastructure et à maintenir la stabilité économique.
Perspectives
Malgré ces prévisions pessimistes, certains analystes notent que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient pourraient encore modifier le paysage du marché pétrolier.
Bien que Goldman Sachs estime que les risques géopolitiques sont actuellement limités, toute escalade dans la région pourrait resserrer l'équilibre entre l'offre et la demande, entraînant une hausse temporaire des prix. Les événements récents, y compris les conflits en cours et leur impact potentiel sur les infrastructures pétrolières, ajoutent une couche d'incertitude à ces prévisions.
Les chauffeurs de taxis menacent de grève
Le secrétaire général de l'Union tunisienne des taxis individuels, Mohamed Ali Arfaoui, a exprimé l'étonnement et l'insatisfaction du secteur face aux récentes décisions du ministère des Transports, notamment l’intensification des campagnes de contrôle pour sanctionner les infractions telles que le refus de transporter des clients et l’absence du signe distinctif.
Arfaoui a jugé ces mesures inacceptables, estimant qu'elles risquent d’accentuer les tensions au sein du secteur. Il a souligné que ces annonces ont été faites alors qu’une réunion se tenait entre le ministère et les syndicats des taxis individuels, ce qu’il considère comme un manque de coordination.
Il a également annoncé, à cet effet, la tenue d’une réunion conjointe des trois syndicats du secteur, précisant qu’une grève générale pourrait être envisagée si les tensions persistent.
En revanche, Arfaoui s’est réjoui du projet annoncé par le ministère visant à créer une application numérique tunisienne pour réguler le transport non conventionné, prévue pour fin juin 2025. Il a appelé à soutenir les entreprises tunisiennes investissant dans ce projet, tout en insistant sur des tarifs adaptés aux conditions économiques des clients et garantissant une rémunération équitable pour les chauffeurs et l’opérateur de l’application.
Le ministère avait également annoncé le lancement d’une mise à jour du cadre réglementaire pour encadrer les systèmes et plateformes numériques dans le transport public non conventionné, effective dès ce jeudi 28 novembre 2024.
Trois ans de prison pour Riadh Mouakher
La chambre pénale spécialisée dans les affaires de corruption financière au Tribunal de première instance de Tunis a condamné l’ancien ministre de l’Environnement, Riadh Mouakher, à trois ans de prison, rapporte Mosaïque FM.
Elle a également infligé une peine de deux ans de prison à un cadre de la protection civile détaché auprès du ministère de l’Environnement.
Il est important de rappeler que l'affaire concerne un marché public conclu par le ministère pour l’acquisition de véhicules administratifs destinés à ses services.
A l’espace « Fausse note » à Hammamet : Tunis-Prague : Attachez bien vos ceintures !
Plus qu’un carnet de voyage, « Digressions pragoises » de Hatem Bourial offre à lire un récit où s’entrecroisent l’héritage culturel et historique de deux pays : Tunis et Prague. Le livre et l’auteur sont à rencontrer aujourd’hui à « Fausse note », espace culturel privé à Hammamet de 15h00 à 17h00. Une rencontre orchestrée par le « Club de lecture à haute voix de Hammamet ».
Pour ceux qui n’ont pas visité Prague ou qui n’ont pas une grande idée sur cette grande ville de la Tchéquie, le livre ne peut qu’être une incitation au voyage. Et pour les francophones et surtout les Tchèques qui ne connaissent pas la Tunisie, et qui n’ont jamais déambulé dans la médina de Tunis et respirer ses parfums et ses senteurs que se dégagent de chaque coin, de chaque article d’artisanat exposé ici et là, le livre est une invitation pour se laisser porter par le charme de la Tunisie, de ce beau pays méditerranéen, ensoleillé et bien ancré dans l’histoire.
Journaliste, chroniqueur littéraire, écrivain, animateur de radio, médiateur culturel, Hatem Bourial est également un excellent conteur et un fin connaisseur de l’histoire de tant de villes, de bâtiments et de personnes… des hommes et des femmes de toutes les nationalités, qui ont vécu derrière ces portes et qui ont contribué d’une façon ou une autre à l’enrichissement de la mémoire. Du vécu des Italiens, Français, Maltais, Tchèques…et également Tunisiens, il sait bien parler, toujours preuve à l’appui, croisant les petites histoires personnelles et intimes avec celles collectives et nationales.
Dans son nouveau livre, l’auteur a exploré à sa façon la mémoire de deux pays, rafraichissant les mémoires par de nombreuses petites et insolites histoires comme celle du match affrontant l’équipe de Tunisie et les Bohémiens de Prague, le 4 décembre 1966, au stade Chedly Zouiten à Tunis. « Les joueurs pragoises portaient des maillots vert et blanc. Ils étaient particulièrement incisifs et remporteront le match par 3 buts à 1. Tout ce dont je me souviens avec précision, c’est que Abdallah avait remplacé Attouga dans les bois tunisiens », raconte l’auteur.
Paru aux éditions « La Nef », le livre qui se compose de 80 pages, offre à lire, dans un va-et-vient fluide, des histoires insolites comme cette comparaison entre le couvent Sainte-Agnès dont sa fondatrice la princesse Agnès est « connue pour sa grande générosité et pour son aide aux pauvres, se consacrant à leur santé, faisant de son mieux pour les extirper de la misère ». Hatem Bourial en décrivant ce vieil édifice gothique de Prague nous raconte l’histoire de Aziza Othmana, énumérant ses œuvres caritatives.
Explorant cette mystérieuse connexion entre les deux villes, entre les lieux, les habitants et les histoires, l’auteur en rendant hommage à Alfons Mucha, illustrateur, graphiste, peintre, architecte d’intérieur, décorateur et professeur d’art, également un représentant majeur du style Art nouveau rend hommage à Hatem Mekki, l’un des grands peintres tunisiens et à d’autres miniaturistes tunisiens.
Eveillant les souvenirs du passé, dépoussiérant la mémoire collective surtout en ce qui concerne le quotidien, Hatem Bourial, en se déambulant dans les rues et les ruelles de Prague, nous raconte l’homme qui a été derrière le slogan « Pas un pas sans Bata » qui a envahi le monde et dont plusieurs boutiques en Tunisie portaient cette enseigne. L’ancienne génération se rappelle bien de cette marque de chaussures mais rares sont les personnes qui savaient que derrière cette promesse de chaussures confortables, il y avait Tomas Bata, un entrepreneur tchèque qui envahi le monde avec ses chaussures.
« « Toutes les villes tunisiennes ont eu leur enseigne « Bata » où selon la formule consacrée, le client était roi. Ces chaussures pour toutes les bourses, ont été des plus populaires, pour leur prix, leur qualité et leur design réalisé au sein de l’usine tunisienne de Bata », nous précise Hatem Bourial dans son ouvrage.
Pour plus d’histoires sur Mozart, Dvorak, Sidi Mehrez, Kafka, Belhassen Chedly…, l’auteur vous donne rendez-vous aujourd’hui à partir de 15h00, pour des moments de partage et de voyage dans l’histoire.
Imen Abderrahmani
La BCT maintient inchangé son taux directeur
Suite à une réunion tenue hier jeudi 29 novembre 2024, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé de maintenir inchangé à 8% son taux directeur et de continuer à poursuivre une politique monétaire prudente.
Selon des informations de la TAP, cette décision a été prise au vu des risques entourant la trajectoire de l’inflation.
Selon la même source, le Conseil a passé en revue les derniers développements économiques et financiers aussi bien à l’échelle internationale que nationale.
Sur le plan national, la croissance économique, aux prix constants de 2015, s’est maintenue sur une trajectoire haussière graduelle pour atteindre 1,8% (en G.A.) au troisième trimestre 2024, contre 1% le trimestre précédent et -0,4% une année auparavant.
Le Conseil souligne la nécessité d'accélérer les réformes pour atteindre les objectifs de croissance et préserver les équilibres économiques en 2024. Le déficit courant a diminué à 1,9% du PIB fin octobre, grâce notamment à la performance du secteur touristique et des revenus de travail.
Les réserves de change se maintiennent à 24.805 MDT (112 jours d'importation). L'inflation a atteint 6,7% en octobre, marquée par une hausse des prix alimentaires frais, mais l'inflation sous-jacente a baissé.
JTC 2024 : Le théâtre de l’intégration : bilan et création
« Théâtre de l’intégration : expression et thérapie » est le thème d’une table ronde organisée, mercredi 27 novembre, à la Cité de la Culture dans le cadre du programme culturel des 25èmes Journées théâtrales de Carthage (JTC).
Des hommes de théâtre et experts qui pratiquent le théâtre de l’intégration ont pris part à cette rencontre qui a permis de jeter la lumière sur certaines expériences tunisiennes en la matière.
Dans son intervention à l’ouverture de la table ronde, le directeur des JTC, Mohamed Mounir Argui, a souligné que ce rendez-vous constitue « un espace visant à évaluer l’expérience tunisienne dans le théâtre de l’intégration et à identifier la signification du terme intégration qui demeure assez ambigüe chez certains professionnels du théâtre en Tunisie ».
Partant de l’importance du théâtre d’intégration de nos jours, il a annoncé la prochaine création aux JTC d’une section spéciale dédiée à ce genre de théâtre.
Les participants ont présenté un aperçu sur l’histoire de la thérapie par l’art, notamment par les arts plastiques, la musique et le théâtre. Certains psychologues ont recours aux arts plastiques dans le traitement de leurs patients ou encore à la musique, en particulier pour les autistes.
« Notre monde va-t-il bien? », a lancé l’homme de théâtre Kamel Allaoui, avant de renchérir, « la question semble assez simple mais on n’est loin d’être optimiste pour répondre par l’affirmative ».
Dans son intervention sur le théâtre thérapeutique qui est au cœur de la recherche scientifique à l’échelle mondiale, Allaoui s’est attardé sur le traitement des enfants atteints d’autisme, un trouble neuro-développemental qui affecte la communication, les interactions sociales et le comportement.
De son expérience dans l’intégration des enfants malentendants par le théâtre, Mohammed Laatiri a parlé d’un projet lancé en 1994 au profit de l’Association tunisienne d’aide aux sourds. De nombreux spectacles ont vu le jour dans le cadre de cette expérience muliprimée, a-t-il indiqué, tout en préconisant d’intégrer ce genre de théâtre dans les programmes scolaires.
Evoquant les laboratoires de théâtre, Anouar Chaafi a estimé que les expériences dans le milieu scolaire et académique en Tunisie appelées « laboratoires de théâtre » sont loin d’être considérées des laboratoires au vrai sens du terme.
Sur un autre plan, il a encore affirmé que la véritable intégration de l’enfant porteur d’handicap et autiste passe par l’adoption d’une attitude adéquate, en le traitant comme tout autre enfant normal.
Dans le cadre de son expérience dans le théâtre de l’intégration, Chaafi œuvre à l’intégration des enfants porteurs d’handicap et autistes à travers la participation à des spectacles de théâtre.
Les termes « théâtre thérapeutique » et « théâtre d’intégration » n’existent pas dans l’action théâtrale, a déclaré Houda Lammouchi qui insiste sur la vocation purement artistique du créateur dans le processus d’intégration sociale.
Elle a estimé crucial de définir le rôle du dramaturge en tant qu’assistant des personnes cibles et non pas en tant que thérapeute au sens scientifique du terme. A cet égard, elle a évoqué son expérience avec des prisonniers à travers la création de cinq œuvres au sein de la section « Théâtre de la Liberté ».
La table ronde a été marquée par une performance musicale interprétée par des femmes porteuses d’handicap.
Il est à rappeler que le programme de cette édition comprend quatre pièces de théâtre réalisées dans cet esprit : « J’ai un grand rêve », une production du « Laboratoire de la volonté pour les arts de l'intégration », en partenariat avec l’Association Tunisienne des Arts de la Rue et le Centre des Arts Dramatiques et Scéniques de Djerba. La pièce est écrite et mise en scène par Zouhaeir Ben Terdaiet (inspiré des jeux d'enfants), « L’avenue de l’amour », spectacle théâtral pour les enfants atteints du spectre de l’autisme, produit par la ferme thérapeutique Errayhan de l’Association Ibn Sina et l’Association Théâtre Sans Frontières. L’encadrement et la mise en scène sont signés par Hamadi Mellouli, « Délire », production de l’Association Tunisienne des Personnes Handicapées, texte et mise en scène de Hajer Ammar et « La boite à merveilles », produite par l’Union Tunisienne pour l’Assistance aux Personnes Handicapées, branche M’saken, encadrement et mise en scène de Hammadi Mellouli
















