La pièce « Accamóra ou Tout sur ma mère » de Paolo Mannina : Une mère est toujours une mère
Devant un public important, Paolo Mannina et son équipe ont joué hier, le 24 novembre 2024, à Dar Al Masrahi, au Bardo. Programmée dans la section « Théâtre du monde », « Accamóra ou Tout sur ma mère » relate du quotidien d’une famille sicilienne dominée par la mère.
Sur une scène épurée, au décor minimaliste, une table et quelques chaises au centre, Paolo Mannina dans le rôle d’une mère sicilienne a partagé avec l’assistance l’histoire de sa famille, racontant quelques fragments de son vécu avec ses deux enfants : Francesco, un artiste qui s’absente pour de longs mois, sans donner de nouvelles, et quand il rentre, il veut dominer, n’hésitant pas à critiquer sa sœur ou encore sa mère et Aurora, belle fille, un peu opprimée, sans travail, sans de vraies occupations…
Sur une scène d’une dispute entre Aurora et Francesco qui finit par la cérémonie de souper, s’ouvre la pièce. Une cérémonie sacrée qui se déroule selon des règles bien déterminées, un vrai rituel où tout est bien calculé. Personne n’a droit à l’erreur. Sur les rythmes d’une composition classique, la mère est invitée à prendre sa place au bout de la table, comme une reine. S’asseoir à table pour manger est similaire à l’intronisation d’un roi ou d’une reine chez cette famille sicilienne.
Surtitrée en français et en anglais, la pièce est ponctuée de plusieurs situations à la fois comique et dramatique, de nombreux moments de silence témoignant des relations tendues qui relient les membres de cette famille. Souvenirs, plaintes, déceptions, confidences… s’entremêlent, racontant le vécu doux-amer et surréaliste d cette famille sicilienne, menée avec un bras de fer par cette maman enfermée dans les souvenirs du passé.
La pièce capture une vie à la fois fragile, touchante et comique ponctuée d’amour, de culpabilité et de questions identitaires… Qui a tort ? Qui a raison ? Personne ne peut trancher et chaque membre de cette famille a ses raisons et ses arguments. Très convaincant dans le rôle de la maman, Paolo Mannina a su communiquer ses angoisses en tant que mère au public. Le jeu juste, sans excès, cette mère- qui ressemble à des milliers ou à des millions de mamans dans le monde- est irréprochable même si elle continue à se plaindre et à répéter des vieilles histoires.
Ecrite et mise en scène par Paolo Mannina, La pièce dont la durée est de 70 mn réunit au casting Luigui Maria Rausa et Katia Greco qui a déjà joué dans deux films tunisiens « L’île du pardon » de Ridha Béhi et « Poids plume » de Ghazi Zaghbani, une adaptation cinématographique de sa pièce éponyme, qui n’a pas encore fait sa sortie dans les salles de cinéma.
Le metteur en scène Lemi Ponifasio : le Théâtre comme tribune d’interrogations et un espace de reconstruction
Son spectacle, lors de la soirée, de l’ouverture a drainé un grand public. Idem pour la 2ème représentation qui a eu lieu hier, au Théâtre de l’opéra. Œuvre à la croisée des genres où l’art dramatique fusionne avec l’art chorégraphique et où la création musicale se marie parfaitement avec la musique naturelle, « Star returning » a basculé la certitude de nombreux metteurs en scène tunisiens et étrangers qui ont pris part à ce spectacle non-conventionnel, spirituellement et culturellement chargé.
Réalisé et conçu avec la communauté YI, dépoussiérant l’héritage musical et sonore de cette ethnie de la région de Daliangshan en Chine, le spectacle se veut porteur d’une série d’interrogations sur l’existence humaine, sur la relation qu’entretient l’homme aujourd’hui, avec la terre, avec la nature…
Artiste multidisciplinaire, Lemi Ponifasio, le metteur en scène de cette œuvre a été hier, à la salle Sophie El Goulli, à la rencontre des médias et des professionnels.
De l’importance de la sauvegarde et de la transmission de l’héritage culturel des minorités et du rôle de l’artiste, il parlé lors de cette rencontre, soulignant que seule cette transmission d’une génération à une autre peut garantir une vraie harmonie avec le cosmos, parce qu’il y aura toujours ceux qui vont s’opposer à toutes les initiatives et les projets qui peuvent détruire cette harmonie.
S’approprier sa culture au-delà de toutes les formes de standardisation des goûts et des visions, la partager avec l’autre différent avec fierté, assumer sa différence en toute fierté, en considérant cette différence comme une richesse ainsi a qualifié le metteur en scène Lemi Ponifasio la démarche de cette œuvre et également de ses précédentes œuvres où il focalise sur l’humanité.
Evoquant sa pièce « Jerusalem » (2023) qui a été présentée, l’année dernière, sur le Grand théâtre de Luxemburg, «Cette œuvre est une réponse aux écrits du poète syrien Adonis dont un des recueils m’a été offert par un ami», a précisé Lemi Ponifasio. « Quand j’étais petit, je pensais que Jérusalem était une ville du Paradis. En tant qu’adulte, j’ai découvert que la réalité est très différente. Ce contraste m’a fait réfléchir et interroger sur des questions d’ordre politique, idéologique ».
Lemi Ponifasio a précisé qu’il considère le théâtre comme un moment de partage une expérience collective où chacun ressent et vit une expérience unique avec l’œuvre, selon sa sensibilité et ses références. « Mon travail c’est aussi une invitation à re- contextualiser notre héritage pour mieux vivre notre présent et penser notre avenir dans une relation pacifiée avec l’autre et avec la nature. Aller au théâtre ce n’est pas seulement un moment de divertissement mais surtout un moment de communion spirituel avec soi. » a- t-il affirmé.
S’agissant de la scénographie et la lumière dans ses créations, Ponifasio a fait savoir qu’il opte pour les conceptions épurées de l’espace et de la lumière, misant sur le clair/obscur afin d’impliquer d’une manière intime le spectateur dans l’œuvre d’une part et avec les artistes-performateurs d’autre part. Dans le spectacle, le rythme, la scénographie et la lenteur du geste sont pensés d’une manière à interpeller le public et l’inviter à utiliser son imagination et non sa logique a-t-il expliqué, ajoutant que « Pour apprendre, il faut aller à l’école et pour nourrir son imagination, il faut aller au théâtre ».
Imen.A.
CAB : Sami Gafsi jette l’éponge
C’était dans l’air et la défaite de ce dimanche a finalement eu raison du coach du Club Athlétique Bizertin. A l’issue du match perdu par les Cabistes à Gabès, Sami Gafsi, l’entraineur du CAB a décidé, en commun accord avec ses dirigeants, de partir suite à la série de mauvais résultats.
En attendant la nomination d’un nouvel entraîneur, l’équipe sera dirigée, à titre provisoire, par le directeur technique actuel, Najmeddine Oumaya, en collaboration avec Ali Machani.
Prix littéraire Abou el Kacem Chebbi : L’écrivain Libanais Charbel Dahger sacré lauréat
A Tozeur, sur cette terre qui a vu naître Abou el Kacem Chebbi, le jury du prix Abou el Kacem Chebbi de la littérature arabe a dévoilé son palmarès.
L’écrivain libanais Charbel Dagher a remporté le grand prix de cette 30ème édition pour un recueil de poésie. Quant à l’écrivain et penseur tunisien Abdelmajid Charfi a remporté le prix d’honneur décerné à une personnalité du secteur culturel.
La cérémonie de remise du Prix Abou el Kacem Chebbi a été organisée samedi 23 novembre à Tozeur, par la Banque de Tunisie (BT) à l’occasion de la commémoration du 90ème anniversaire de la disparition du grand poète et en hommage à son œuvre universelle.
A noter au passage que le prix Abou el Kacem Chebbi de la littérature arabe est doté de 25 mille dinars attribués au lauréat.
Charbel Dagher a été primé pour un recueil de poésie qui s’intitule « Yaghtassilo annathrou fi nahrehe » (littéralement: La prose baigne dans sa rivière), paru aux éditions Khotot w Thelal, en Jordanie (254 pages, 2024).
Le jury présidé par le poète Moncef Louhaibi a décerné son prix pour une « poésie en prose qui se distingue par la modernité de sa structure poétique et cognitive et l’esthétique de son style narratif qui verse dans tous les genres littéraires ».
Abdelmajid Charfi fut à l’honneur lui aussi « pour l’ensemble de son œuvre et en reconnaissance de son projet intellectuel moderniste, à portée arabo-islamique et universelle », a annoncé le président du jury.
Le Prix Abou el Kacem Chebbi de la littérature arabe est dédié à l’œuvre prolifique d’Abou El Kacem Chebbi (24 février 1909 – 9 octobre 1934) qui ne cesse de nourrir la mémoire des peuples aspirant à la liberté. Outre la poésie, les écrits de littéraires de Chebbi en prose sont également aussi importants.
Le « poète des lumières », comme on le surnomme, a écrit une centaine de poèmes sur divers thèmes qui se rapportent notamment à la vie, la mort, la liberté, la révolte, la mélancolie et l’exil. La poésie de ce grand poète arabophone des temps modernes est traduite dans plusieurs langues, enseignée dans les universités et adaptée dans des œuvres musicales.
Le Quotidien avec TAP
Émirats arabes unis : Le corps du rabbin Habad disparu a été retrouvé
Les autorités émiraties ont retrouvé le corps sans vie du rabbin Zvi Kogan, ont indiqué dimanche matin dans un communiqué conjoint le Bureau du Premier ministre et le ministère des Affaires étrangères. Kogan, un rabbin du mouvement Habad qui officiait aux Émirats arabes unis, était porté-disparu depuis jeudi dernier.
L’ambassade israélienne à Abou Dhabi est en contact avec la famille du défunt aux Émirats arabes unis, a noté le communiqué. Les membres de sa famille qui vivent en Israël ont aussi été informés.
Israël a évoqué « un acte de terrorisme antisémite méprisable », jurant d’utiliser tous les moyens disponibles pour traduire devant la justice les auteurs de ce meurtre.
Kogan était un ressortissant israélo-moldave et il travaillait à Abou Dhabi depuis 2020, année de la normalisation des liens entre Israël et les Émirats. Il était aussi un parent du rabbin Gavriel Holtzberg, qui avait été tué, aux côtés de son épouse, dans un attentat qui avait été commis à la maison Habad Nariman de Mumbaï en 2008, a fait savoir la chaîne d’information N12.
Ligue 1 (9e J) : L’Etoile s’impose à Zarzis, l’USM et le ST confirment
La suite des matches de la neuvième journée ont été intéressants à plus d’un titre puisque le leader, l’ES Zarzis a connu sa première défaite, à domicile face à une Etoile du Sahel qui est en train de renaître de ses cendres après un début de saison catastrophique. Les Zarzissiens ont mené (2-0) avant de subir la loi des Sahéliens (2-3) grâce à un troisième but réussi par Hassine aux arrêts du jeu (90’+4).
Pour leur part, l’USM et le ST se sont imposés en déplacement. Les Monastiriens, toujours aussi réguliers, sont allés battre (1-3) un Olympique de Béja moins impressionnant ces dernières journées. Un doublé de Jaffali a contribué à cette importante victoire qui place l’USM au poste de dauphin, à deux points du CA.
Quant aux Stadistes, ils ont pu rentrer de Gafsa avec les trois points grâce au but du jeune attaquant Kadida. Une victoire qui confirme la bonne santé de l’équipe, quatrième à trois points du leader.
K.Z.
Classement
1-Club Africain 21pts
2-US Monastirienne 19pts
3-Espérance de Zarzis 19pts
4-Stade Tunisien 18pts
5-Olympique de Béja 17pts
6-Espérance de Tunis 16pts
7-Club Sportif Sfaxien 14pts
8-JS Omrane 12pts
9-AS Gabés 11pts
10-Etoile du Sahel-11pts
11-ES Métlaoui 8pts
12-AS Soliman 8pts
13-US Ben Guerdane 7pts
14-CA Bizertin 4pts
15-EGS Gafsa 4pts
16-US Tataouine 3pts
La Tunisie s’en souviendra toujours : Il y a 9 ans, le lâche attentat contre des membres de la Garde présidentielle
C’était un jour sombre pour la Tunisie et tous les Tunisiens, celui du 24 novembre 2015. Voilà neuf ans qu’un lâche terroriste s'est fait exploser dans un bus transportant des membres de la Garde présidentielle dans la rue Mohamed V, dans le centre de Tunis. L'explosion a tué 12 agents de sécurité, en plus du kamikaze, et a fait plusieurs blessés.
Ceux qui défendaient le pays et ses fondements ont payé de leur sang ce que la Tunisie a vécu après le 14 janvier 2011 avec des gouvernants qui ont accueilli et protégé, sans vergogne et sans aucun sens de patriotisme, des terroristes qui ont même été accueillis à bras ouverts par Moncef Marzouki au palais de Carthage.
Ces messagers de la mort et de la terreur ont assassiné des figures politiques qui s’opposaient à l’obscurantisme et à l’extrémisme, égorgé des soldats en plein mois de Ramadan avant de faire sauter ce bus de la Garde présidentielle.
Depuis, une cérémonie a lieu chaque 24 novembre à Gammarth, dans la cour de la caserne de la garde présidentielle, là où s’érige un mémorial représentant trois membres des unités spéciales.
C’est que la Tunisie ne peut pas oublier ses héroïques martyrs, en leur rendant un vibrant hommage, ni leurs familles qui ont dramatiquement vécu cet épisode.
K.Z.
Ouverture des JTC : une douce pensée au Liban et à la Palestine, et à ceux qui nous ont quittés
Bien mesuré, sans trop de fioriture, sans excès a été la cérémonie d’ouverture de la 25ème édition des Journées théâtrales de Carthage (JTC), organisée au Théâtre municipal de la ville de Tunis. Cérémonie qui s'est déroulée dans la joie, en présence des artistes tunisiens et des hôtes de la Tunisie et également de la ministre des Affaires culturelles et d'un bon nombre de diplomates qui ont répondu présents à l'invitation du comité d'organisation des JTC 2024.
Placée sous le signe de la résistance, de la vie, de la solidarité et de la créativité, la cérémonie d’ouverture a été une ode d’amour à des hommes et des femmes qui ont voué leur vie au 4ème art, à ces faiseurs de rêves et ces esprits rebelles qui ont défié tous les obstacles pour jouer ici et là, contribuant au développement de la pratique théâtrale, semant l’amour de la scène, partout… La cérémonie d’ouverture a été une nouvelle confirmation de l’engagement de cette manifestation théâtrale de renommée internationale envers les causes justes, les causes humaines.
Intervenant, comme le veut la tradition, le directeur de cette édition, l’homme de théâtre Mounir Argui a rappelé les principes fondateurs de cette manifestation, revenant sur les grands axes de la programmation tels que le théâtre de liberté, le théâtre scolaire, le théâtre de l’intégration, le théâtre du monde, soulignant l’importance de la présence des théâtres brésilien et vénézuélien, mettant l’accent sur l’originalité de la démarche et de la création du spectacle d’ouverture « Star returning » du metteur en scène de renommée internationale Lemi Ponafasio. Mais peut-on oublier la Palestine, cette blessure qui saigne au quotidien ? Peut-on fermer les yeux sur ce que se passe au quotidien au Liban ? Peut-on oublier ces sons assourdissant des bombes qui tombent au quotidien sur les villes palestiniennes et libanaises, ravageant non seulement des immeubles et des établissements mais également des familles, avortant des rêves ? Peut-on fermer les yeux sur ces cadavres des enfants et fermer les oreilles pour ne pas entendre leurs cris ? Il n’y a que l’art qui peut consoler les âmes affligées et que l’art pour faire face à cette barbarie et pour résister à toutes les tentatives de gommage de la mémoire…
« Dans les moments difficiles, en temps de guerres et d’injustice, un mot devient un acte de résistance. Les JTC sont la voie libre d’une Tunisie libre » a annoncé le directeur de l’édition, lors de la cérémonie d’ouverture qui a été animée par l’actrice Sawssen Maalej.
Un tableau racontant les souffrances des enfants dans les pays déchirés par la guerre, notamment les enfants palestiniens et libanais qui s’accrochent à la vie malgré les bombardements, l’exil forcé, la mort qui plane sur la ville et la solitude a été au cœur de cette soirée inaugurale. Des enfants ont été invités pour jouer sur scène, pour se glisser dans les peaux de ces enfants palestiniens et libanais qui ne demandent qu’une vie normale, comme celle menée par les enfants partout dans le monde. Les situations présentées rappellent bien tant de douloureuses images qui ont été relayées par les médias des enfants palestiniens qui ont perdu leurs parents et qui cherchent où aller, des enfants africains qui cherchent à manger ou d’autres devenus soldats qui s’entretuent…Des photos où on ne voit que les décombres ont défilé en arrière- plan pour rappeler à l’assistance la souffrance de ces enfants dans un monde injuste, s’interrogeant sur le rôle du théâtre en temps de guerre et de génocide. Un tableau qui a été bien applaudi par l’assistance.
La musique a été au menu de cette soirée. Musicien évocateur, poète sans compromis, Shadi Zaqtan, l’un des premiers artistes palestiniens de musique alternative, a été au rendez-vous pour partager avec l’assistance l’une de ses dernières chansons dédiées à Gaza. L’artiste tunisienne Raoudha Abdallah a été également sur la scène du Théâtre municipal de Tunis, lors d’un hommage rendu à Yasser Jeradi, une voix rebelle tunisienne qui nous a quittés, il y a quelques mois. La troupe de musique engagée « Ouyoun Al Kalam » a été au rendez-vous, chantant les rêves possibles et la nécessité de résister et de s’accrocher.
Soirée de reconnaissance, l’ouverture a été une occasion pour rendre hommage à ceux qui nous ont quittés (Mourad Karrout, Saadi Zidani, Abdel Aziz Bel Gaied Hassine, Mahjouba Ben Saad, Mohamed Mourali, Yasser Jeradi) et pour célébrer d’autres artistes pour l’ensemble de leurs carrières. Des Tanit ont été ainsi attribués à Mamdouh Al-Atrash (Syrie), Sami Al Jamaan (Arabie Saoudite) et aux artistes tunisiens Yhaya Faydi, Amel Baccouche, Fatma Bahri, Mounir Ben Youssef et Mohamed Mediouni, Mokdad salhi- et Khemaies Bahri de « Ouyoun Al- Kalam ».
Gaza : 19 Palestiniens dont six enfants tués dans des bombardements israéliens
Les épisodes du feuilleton dramatique du génocide sioniste à Gaza se poursuivent et se ressemblent. Ce vendredi encore, 19 Palestiniens dont six enfants ont été tués dans des bombardements israéliens cette nuit, dans la bande de Gaza. Selon la défense civile sur place, ces frappes ont ciblé les villes de Gaza, Khan Younès et Rafah, ainsi que le camp de réfugiés de Nousseirat.
Cardiologie : Décernation des Prix Ali Bousnina des Laboratoires SAIPH-2024
Les Prix Ali Bousnina des Laboratoires SAIPH, de recherche en cardiologie et chirurgie cardiovasculaire 2024, ont été décernés vendredi 22 novembre 2024, à Tunis, par le Professeur Mustapha Ferjani, Ministre de la Santé, à l’occasion de l’inauguration du Congrès national de cardiologie et de chirurgie cardio-vasculaire 2024, qui se tient à Tunis.
Le 1er prix, a été attribué aux équipes des services de Cardiologie de l’Hôpital Hédi Chaker et du Service de Neurologie de l’Hôpital Habib Bourguiba de Sfax pour leur travail intitulé : A new score (ES²CRYP) and a new IA model (ML Stroke Classifier) for prediction of Atrial Fibrillation in Cryptogenic Stroke (Un nouveau score (ES²CRYP) et un nouveau modèle IA (ML Stroke Classifier) pour la prédiction de la fibrillation auriculaire dans l’AVC cryptogénique).
Le 2e prix a été attribué à l’équipe du Service de Cardiologie de l’Hôpital Habib Bourguiba de Medenine, pour son travail intitulé : New Insights into Contrast-Induced Nephropathy : The Central Role of Endothelial Dysfunction (Nouvelles perspectives sur la néphropathie induite par le produit de contraste : le rôle central de la dysfonction endothéliale).
Le Prix Ali Bousnina a été initié en 2006 par la Société Tunisienne de Cardiologie et de Chirurgie Cardio Vasculaire (STCCCV) et les Laboratoires Pharmaceutiques SAIPH, pour encourager la recherche nationale en matière de prévention et de prise en charge des pathologies cardiaques.
En 18 ans ce prix a permis d’enrichir la recherche médicale tunisienne de centaines d’études qui ont contribué à une meilleure prise en charge des pathologies cardiovasculaires, premières causes de mortalité en Tunisie.
Mikati à Meloni : Le Liban enquêtera sur « l'attaque inacceptable » contre le contingent italien de la Finul
Le Premier ministre libanais sortant Nagib Mikati a assuré à son homologue italienne Giorgia Meloni que le Liban s'engageait à enquêter sur l'attaque « inacceptable » contre la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) vendredi, qui a blessé quatre soldats italiens et dont Rome et la Finul ont imputé la responsabilité au Hezbollah.
Le ministère italien de la Défense avait indiqué que quatre soldats italiens avaient subi des blessures légères après que deux roquettes ont frappé une base de la Finul à Chamaa, au Liban-Sud.
Dans une communication téléphonique avec Mme Meloni, M. Mikati a exprimé « sa solidarité » avec l'Italie et souhaité un prompt rétablissement aux soldats blessés. Il a condamné l'attaque « inacceptable » et promis une « enquête approfondie, dont les résultats seront partagés » avec l'Italie. Le Premier ministre sortant a ajouté que le Liban prendrait toutes les mesures nécessaires pour prévenir de tels incidents à l'avenir. « J'espère que cet événement malheureux n'affectera pas votre détermination à soutenir le Liban ni votre rôle crucial pour nous aider à obtenir un cessez-le-feu », a dit Nagib Mikati.
Au cours des dernières semaines, depuis qu'Israël a lancé son offensive terrestre au Liban-Sud, la Finul a enregistré plus de 30 incidents ayant causé des dommages matériels ou des blessures à des soldats de la paix, dont environ 20 imputés à des tirs ou des actions israéliennes.
Affaire BFT : clôture de la procédure en annulation relative à l’arbitrage en faveur de l'Etat tunisien
Le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) a décidé le 21 novembre 2024, de clôturer la procédure de recours en annulation relative à l'arbitrage concernant la Banque Franco-tunisienne (BFT), en faveur de l'Etat tunisien, a fait savoir samedi, le ministère des domaines de l'Etat et des affaires foncières.
Cette décision fait suite à la demande de l'Etat tunisien, qui a exprimé sa volonté spontanée de se conformer à la décision arbitrale et de suspendre l'application des intérêts légaux imposés sur les montants alloués pendant toute la durée de l'examen du recours en annulation, a précisé le ministère.
Ce succès a été obtenu grâce au travail mené par la Direction générale du contentieux de l'Etat, qui a assuré le suivi de toutes les étapes de ce litige, considéré comme le plus ancien différend arbitral porté devant le CIRDI, d'après la même source.
Le centre avait rendu, le 22 décembre 2023, une décision arbitrale condamnant l'État tunisien à payer une indemnité de 1.106.573 dinars tunisiens, alors que les réclamations initiales de la partie adverse ont avoisiné les 37 milliards de dinars tunisiens.
EST: Yan Sasse, blessé, s'absente pour plusieurs semaines
Coup dur pour L'Espérance qui s'apprête à s'engager en phase de poules de la Ligue des champions à partir de mardi contre Djoliba du Mali. Yan Sasse, considéré comme un joueur clé dans le jeu offensif des Sang et Or. Victime d'une blessure musculaire, hier face à l'USBGuerdane, Sasse aura besoin d'un repos de quatre semaines avant d'effectuer de nouveaux contrôles.
J.B.
L1- 9e journée- suite : Le C. Africain, euphorique, passe momentanément en tête
Entamée hier avec le match USBG-EST sanctionné par une parité (1-1), la neuvième journée s'est poursuivie cet après-midi avec au programme quatre rencontres. Le CSSfaxien n'a pas peiné pour battre l'USTataouine, toujours en butte à des problèmes multiples, par (2-0), œuvres de Rubin Hebaj sur penalty (15e) et Layouni (49e). Ce même Layouni s'est fait expulser pour somme d'avertissements. A Gabes, l'ASG est venu à bout du CABizertin sur le score de (2-1). Mansour (18e) et Camara 71e) ont marqué pour les locaux alors que Abdou Sayde a inscrit le but des Nordistes(63e). A Tunis, la JSOmrane a raté de peu la victoire devant l'ESMetlaoui en ratant un penalty par Salhi (71e) pour se contenter d'une parité (0-0). L'ultime match de ce samedi a opposé un peu plus tard et à huis clos, le Club Africain à l'ASSoliman, à Rades. La première période a été très animée avec une réussite totale de la part des Tunisois. A la 2e mn, une bourde du gardien Ghanmi permet à Ait Malek d'ouvrir le score. Puis, le Congolais Kinzumbi double la marque à la 15e. Les Solimanais passent à l'attaque mais Yefrni est là pour sauver deux situations dangereuses avant que Ben Mohamed détourne un tir puissant de Kinzumbi dans ses propres filets à la 33e. En seconde période, l'ASSoliman arrive à réduire le score par Hamrouni d'un joli lobe ( 56e). Srarfi, entré en cours de jeu va ajouter un quatrième but à la 87e avant que Mejhed ne reduise de nouveau la marque àla 90+2e. Le score final de 4 à 2 illustre à lui seul la physionomie du match.
Jamel Belhassen
Les JTC 2024: Le théâtre rassemble, le théâtre unit...
Le rideau se lève ce soir sur la 25ème édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC). Nouvelle édition qui se poursuivra jusqu’au 30 novembre, plongeant l’avenue Bourguiba et de nombreuses salles de spectacles dans la joie, stimulant l’échange et la découverte avec au programme 125 spectacles provenant des quatre coins du monde : De l’Afrique, de l’Asie, de l’Amérique Latine, de l’Europe… Outre le catalogue riche en spectacles et en découvertes, les JTC proposent de nombreux sujets pour le débat tels que la relation aujourd’hui entre les multimédias et la création théâtrale, le théâtre de l’intégration et le rôle du 4ème art dans la prise en charge psychologique, mentale et physique des personnes aux besoins spécifiques… Des ouvrages racontant et analysant la scène théâtrale, et examinant certaines expériences et phénomènes seront présentés tout au long du festival, affirmant l’importance de la recherche académique et de l’édition théâtrale dans l’évolution de la pratique artistique.
La musique sera au rendez-vous, avec des concerts quotidiens qu’accueillera l’avenue Bourguiba, au grand bonheur de ceux qui fréquentent cette artère principale de la Capitale.
A l’affiche : La troupe « Ajrass » avec Adel Bouallègue, pour cet après-midi à 16h00.
Le public aura rendez-vous quotidiennement et gratuitement avec Sofiène Safta, Nidhal Yahyahoui, Mehdi Belfghuiri, "La tribu des malfinies", "Stambali" de Chedly Bidali et Nawel Ben Salah.
















