Ligue 1 : Programme de la 9e journée
La Ligue Nationale de Football Professionnel vient de rendre public le programme de la 9e journée de la Ligue 1 qui se jouera sur trois jours.
Jusqu'à maintenant, le match qui fait l'objet de grande polémique depuis plusieurs jours entre l'US BGuerdane et L'Espérance est maintenu pour ce vendredi malgré les protestations répétées des Sang et Or qui ne récupèrent leurs étrangers internationaux que jeudi soir, ce qui perturbe notablement la préparation à ce match. En voici les détails :
- Vendredi 22 novembre
14h ESBG- EST
- Samedi 23 novembre
14h CSS -UST
14h JSO -ESM
14h ASG- CAB
-Dimanche novembre
14h ESZ-ESS
14hEGSG- ST
14 h OB- USM
16h30 CA -ASS
J.B
Chute des ressources en gaz naturel à fin septembre 2024
Les ressources en gaz naturel de la Tunisie ont enregistré une baisse significative de 18% à fin septembre 2024, totalisant 1649 mille tonnes équivalent pétrole (ktep), selon le rapport de l’Observatoire national de l’énergie et des mines.
Une production locale en déclin
La production de gaz commercial sec a chuté de 25%. De même, les principaux champs gaziers du pays ont affiché des baisses préoccupantes :
Hasdrubal : -12%,
Nawara : -39%,
Miskar : -19%.
En revanche, la production de gaz commercial dans le sud a progressé de 12% sur la même période.
Baisse des revenus liés au transit
La redevance sur le passage du gaz algérien a diminué de 8%, atteignant 711 ktep. Par ailleurs, 100% de cette redevance a été cédée à la STEG, qui a dépassé les prélèvements autorisés de 152 millions de m³, une régularisation étant en cours.
Approvisionnement national et importations en recul
Les achats de gaz algérien ont baissé de 2%, se fixant à 1810 ktep. L’approvisionnement global en gaz naturel a reculé de 3% par rapport à l’an dernier, atteignant 3526 ktep.
Société El Fouledh : Pistes de réforme
Dans le paysage industriel tunisien, l'entreprise publique El Fouladh entame une métamorphose significative.
Cette société historique, véritable baromètre de la sidérurgie nationale, fait l'objet d'une attention particulière alors que se dessine un nouveau chapitre de son existence. Les analystes économiques et industriels observent méticuleusement chaque développement de ce dossier stratégique, symbole des mutations du secteur public.
Levier de l’industrie nationale
Depuis son inauguration en 1962, El Fouladh incarne l'ambition industrielle tunisienne dans le domaine sidérurgique. Les données financières récentes révèlent une situation complexe : une dette atteignant 580 millions de Dinars en 2022, couplée à un déficit patrimonial de 339 millions de Dinars.
Ces indicateurs, au-delà des chiffres, témoignent des bouleversements profonds qu'a connus l'entreprise. Les retards de paiement envers la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et les fournisseurs illustrent la nécessité d'une refonte organisationnelle approfondie.
Les pistes de restructuration
Les instances gouvernementales tunisiennes développent actuellement un arsenal de mesures pour redessiner l'avenir de l'entreprise. Le président Kais Saied, réaffirmant l'importance stratégique d'El Fouladh, a fermement écarté l'hypothèse d'une privatisation.
Le programme de restructuration englobe plusieurs volets : modernisation des équipements, optimisation des processus de production, et valorisation des ressources inexploitées. Une attention particulière est portée à la récupération des gisements de fer dormants dans les infrastructures publiques, représentant un potentiel considérable pour l'approvisionnement.
La portée d'El Fouladh s'étend bien au-delà de ses murs. L'entreprise entretient des liens étroits avec de nombreux secteurs industriels. Son activité influence directement la dynamique du secteur du bâtiment et des travaux publics. Dans le tissu économique régional, l'entreprise joue un rôle social prépondérant, notamment en matière d'emploi. Les fluctuations de son activité résonnent dans tout l'écosystème industriel local, affectant une chaîne complexe de sous-traitants et de partenaires.
Enjeux du renouveau
L'adaptation d'El Fouladh aux exigences contemporaines du marché sidérurgique nécessite une approche minutieusement calibrée. Les experts du secteur préconisent un équilibre entre modernisation technique et préservation du savoir-faire historique.
La réussite de cette transformation repose sur plusieurs facteurs clés : l'optimisation des processus de production, le renforcement des compétences internes, et l'adoption de pratiques de gouvernance actualisées. La modernisation des installations existantes devra s'accompagner d'une évolution des méthodes de gestion et d'une adaptation aux nouvelles normes environnementales.
La trajectoire d'El Fouladh doit s'inscrire dans une dynamique plus vaste de modernisation du secteur public industriel tunisien. Cette transformation constitue un cas d'étude révélateur des enjeux auxquels font face les entreprises publiques dans un contexte économique en mutation. Les enseignements tirés de cette expérience pourraient influencer l'approche adoptée pour d'autres entités publiques, contribuant ainsi à l'évolution du modèle industriel national.
Nouvelle consécration pour la Radio Nationale Tunisienne
Lors de la cérémonie de remise des prix de la compétition « Tounes lik » pour le meilleur contenu digital destiné à promouvoir le tourisme tunisien organisée par l’office national du tourisme tunisien ONTT, la journaliste Yosr Hazgui productrice et présentatrice de l'émission « jiîtouki aachekan » sur les ondes de la radio nationale a reçu un trophée pour le travail qu’elle fait pour la promotion du secteur depuis plus de dix ans.
Il est à noter que l'émission a déjà reçu le prix jasmin d'or en 2019 et le prix de la meilleure émission radiophonique de tourisme dans le monde arabe en 2023.
Perturbation et coupure de l'eau courante à Radès
La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé une perturbation et une coupure de la distribution de l’eau courante, ce mardi, au niveau de l'avenue Habib Bourguiba, la rue de Carthage et les immeubles de la Cité Mohamed Ali dans la ville de Radès (gouvernorat de Ben Arous) et ce, en raison des travaux programmés au niveau du canal principal d'un diamètre de 500 millimètres.
D'après le communiqué de la SONEDE, la reprise progressive de l'approvisionnement est prévue, demain mercredi, à partir de 5 heures du matin, après l'achèvement des travaux.
Au palais Ennejma Ezzhara : L’Espagne en poèmes et en chansons
Célébrant la créativité féminine, l’Institut Cervantès de Tunis propose ce soir et demain deux grandes soirées au Palais Ennejma Ezzahra. Poésie et musique rythmeront les deux rencontres, organisées dans le cadre du Festival de la Poésie de la Méditerranée.
Après un premier échange fructueux, l’année dernière, sous le toit du palais Ennejma Ezzahra, ce palais enchanteur qui donne sur la méditerranée et dont l’appellation officielle « Centre des musiques arabes et méditerranéennes » se veut une célébration de l’échange entre les musiciens d’ici, du monde arabe et des pays de la « Mare Nostrum », les Espagnoles proposent aux poètes et mélomanes deux soirées, avec en toile de fond, la créativité poétique et musicale féminine.
Les deux soirées que propose l’Instituto Cervantes de Tunis, en collaboration avec l’Ambassade d’Espagne à Tunis et le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes (Ennejma Ezzahra) à Sidi Bou Saïd s’inscrivent dans le cadre du Festival de la Poésie de la Méditerranée qui souffle cette année sa 2ème bougie.
Dédiée à la poésie, le rendez-vous de ce soir, prévu à 18h30, fera dialoguer des poétesses de l’Espagne et de la Tunisie et constituera une occasion pour découvrir cette pléiade de voix de deux pays qui ont à leur actif de nombreuses publications et consécrations.
Le catalogue espagnol comporte ainsi la Galicienne Yolanda Castano, lauréate du Prix national de poésie en Espagne en 2023 pour son œuvre « Materia », la Basque Miren Agur Meabe Plaza, lauréate du même prix en 2021 pour « Como guardar ceniza en el pecho », et la Sévillane Rocio Rojas Marcos, poétesse et professeure d’études arabes et islamiques à l’Université de Séville.
Quant au catalogue tunisien, il réunira Saloua Rebhi, poétesse, lauréate du Prix CREDIF de littérature féminine en 2008 pour « Hagiographie des tables oubliées » et du Prix des Journées Poétiques de Carthage en 2019 pour « Consciences du déluge », Sonia Maddouri, poétesse, romancière et traductrice qui à son compte de nombreuses consécrations dans des festivals en Tunisie, Irak, Égypte et Italie et Afrah Jebali, poétesse, peintre et professeure de langue arabe. Partageant leur passion pour la poésie avec l’assistance, ce sextuor mènera lors de cette soirée l’assistance dans un passionnant voyage poétique. Le récital sera animé par Asma Tlili, professeure d’espagnol et animatrice sur RTCI.
Karmento, le folklore passionnément
Avec Karmento à l’affiche, la 2ème soirée s’annonce très rythmée, très festive. Prévue à 19h30, toujours au palais Ennejma Ezzhara, cette soirée qui fait partie du programme du Festival de la Poésie d la Méditerranée, est organisée dans le cadre de la seizième édition du programme musical « Cervantès en Route », en collaboration avec l’AIE (Société des Artistes Interprètes ou Exécutants d’Espagne).
Voix montante de la musique espagnole, avec un style propre à elle, Karmento de son vrai nom Carmen Toledo a fait bien parler d’elle ces dernières années, grâce à cette approche innovante et amusante de l’héritage musical espagnol. Son deuxième album « Este devenir », lancé en 2020, lui a permis de s’imposer sur la scène espagnole comme étant l’une des figures majeures du néo-folklore espagnol. Figurant dans la sélection de 10 meilleurs albums de musique traditionnelle par « MondoSonoro », cet album lui a ouvert les portes des grands festivals et des prestigieuses scènes. « La Serrana » est son tout dernier album lancé en février 2024.
Si vous cherchez à mettre un peu de rythmes sur votre soirée ou votre journée, n’hésitez pas à écouter Karmento et à voir ses vidéos !
Imen Abderrahmani
Relayée par Fatma Mseddi : Pétition citoyenne pour l'expulsion des subsahariens de Sfax
La situation des subsahariens en séjour irrégulier dans le gouvernorat de Sfax, particulièrement dans les délégations d'el Amra et de Jebniana, est devenue préoccupante.
Leur présence, notamment dans les oliveraies, empêche les propriétaires de ces terres de les exploiter, entraînant des pertes financières considérables, estimées à plusieurs millions de dinars. Cette région est en effet l'une des plus importantes pour la production d'huile d'olive en Tunisie.
Impact économique et social
La présence de ces subsahariens a également des répercussions sur le budget national. Dans le gouvernorat de Sfax, la consommation de biens subventionnés a connu une augmentation alarmante, doublant par endroits. De plus, les dépenses liées à la sécurité dans ces zones sont significatives, représentant environ la moitié des crédits alloués au Conseil régional de développement, soit moins de 50 millions de dinars.
Face à cette situation délicate, marquée par des escarmouches fréquentes entre citoyens et subsahariens ainsi que par des tentatives de vols et d'autres formes de criminalité, deux mille citoyens ont signé une pétition adressée au Président de la République, Kais Saied en tant également que Commandant suprême des forces armées et Président du Conseil national de sécurité.
Les citoyens expriment leur rejet d'une « grande foule d'étrangers venus d'Afrique subsaharienne » qui occupe illégalement leurs terres et dénoncent les actes de violence ainsi que l'atteinte à leur sécurité.
Appel à l'action
Fatma Mseddi, membre de l'Assemble des représentants du peuple et représentante du Gouvernorat de Sfax au Parlement, a relayé cette pétition au Président. Elle a souligné la souffrance ressentie par les habitants des régions touchées par la présence des subsahariens, qui perturbe non seulement les activités agricoles mais crée également un climat d'insécurité croissant. Elle a appelé à des solutions immédiates pour remédier à cette crise.
Le Chef de l'État a reconnu que la situation à Sfax est anormale et a évoqué l'existence de projets visant à alimenter le chaos. Il a appelé à démanteler les réseaux criminels impliqués dans le trafic d'immigrés. En juillet dernier, lors d'une visite aux délégations concernées, il a rencontré des citoyens et écouté leurs préoccupations tout en affirmant que l'État est responsable de l'application de la loi et de la protection des citoyens.
La crise migratoire à Sfax nécessite une approche multidimensionnelle qui allie humanité et respect des lois tunisiennes. Les tensions entre citoyens et migrants irréguliers soulignent l'urgence d'une intervention efficace pour garantir la sécurité et le bien-être des citoyens tout en respectant les droits fondamentaux des migrants.
En juillet dernier, Kais Saied s'est rendu dans les délégations de Jebniana et d'El Amra dans le gouvernorat de Sfax, où il a rencontré un certain nombre de citoyens et écouté leurs préoccupations, soulignant que l'Etat est seul responsable de l'application de la loi et de la protection de la sécurité, et expliquant que la Tunisie a travaillé et travaille pour apporter une aide humanitaire aux migrants victimes du régime mondial et des réseaux de trafic d'êtres humains, mais que la Tunisie, fière de son appartenance africaine, tient également à imposer le respect de la loi ne permettra à personne de mettre en œuvre ses projets non déclarés, ni n'acceptera Terroriser les citoyens.
La balance commerciale alimentaire excédentaire de 1386,4 MD à fin octobre 2024
La balance commerciale alimentaire a enregistré un excédent de 1386,4 MD à fin octobre 2024, contre un déficit de 915,7 MD durant la même période en 2023, soit un taux de couverture de 124,7% à fin octobre 2024, alors qu’il était à 85,7% à la même période de l’année dernière, d’après les données publiées, mardi, par l’ONAGRI.
En termes de valeur, les exportations alimentaires ont enregistré une hausse de 27,3%, alors que les importations ont baissé de 12,5%.
L’excédent enregistré est essentiellement le résultat d’une part de la hausse des exportations de l’huile d’olive (+47,7%) et des dattes (+30,9%) et d’autre part de la régression des importations du sucre (-34,3%) et des céréales (-22%).
Les prix à l’exportation ont observé une hausse de 53,1% pour l’huile d’olive, de 21,2% pour les agrumes, de 3,9% pour les dattes et de 3,4% pour les produits de la pêche par rapport à la même période de l’année précédente.
Une hausse du prix moyen à l’exportation de l’huile d’olive (26,72 DT/kg) enregistrant une croissance de 53,1% par rapport à l’année précédente.
Les prix à l’importation des céréales ont connu une baisse de (-13,5%) pour le blé dur, de (-20,0%) pour le blé tendre, de (-24,7%) pour l’orge et de (-22,7%) pour le maïs. Il en est de même pour le prix des huiles végétales (-13,5%) et du lait et dérivés (-4,9%) contre une hausse de (+7,8%) pour le sucre.
Pour rappel, le déficit de la balance commerciale globale du pays s’est allégé, à fin octobre 2024, pour s’établir à un niveau de (-15716 MD), contre (-15853,1 MD), durant les dix premiers mois de l’année 2023. Le taux de couverture a gagné 0,6 point par rapport à la même période de l’année 2023 pour s’établir à (76,7%), d’après l'Institut National de la Statistique (INS).
Affaire Instalingo: mandat de dépôt à l'encontre d'un homme d'affaires
Le premier juge d'instruction près le Tribunal de première instance de Tunis a émis un mandat de dépôt à l'encontre d'un homme d'affaires, originaire de Sousse, et ce, dans le cadre de l'affaire « Instalingo ».
Rappelons que le juge d'instruction a émis, il y a deux semaines, un mandat de dépôt à l'encontre d'un ancien directeur général des services spécialisés, dans le cadre de ladite affaire.
Rendez-vous avec « MyFirstDoc » du 24 au 27 décembre 2024
Pour sa 7ème édition, la manifestation cinématographique « MyFirstDoc » aura lieu du 24 au 27 décembre 2024, à la Cinémathèque tunisienne (Cité de la culture-Tunis) et dans quelques salles dans les régions.
Organisé par l’Association Cinéma documentaire Tunisien (ACDT), ce festival focalisant sur la production cinématographique documentaire met en lumière le jeune cinéma international en offrant la possibilité à des réalisateurs de présenter leurs œuvres devant le public tunisien.
Premier Festival du Film Documentaire en Tunisie « MyFirstDoc » se fixe comme objectif principal la découverte et la promotion de premiers films de jeunes talents en donnant la visibilité à différentes expressions du cinéma documentaire international devant un public le plus large possible.
La programmation qui allie découverte et diversité proposera au public des films documentaires de création avec un regard d’auteur. La volonté du festival est de faire découvrir des documentaristes indépendants, en mettant également à l’honneur des cinéastes tunisiens.
Affaire Mimouni: une trentaine de personnes interdites de voyage
Le premier juge d'instruction près le Pôle judiciaire économique et financier a décidé d'interdire de voyage plus de trente personnes impliquées dans l'enquête concernant l'homme d'affaires Youssef Mimouni, dont des avocats, des juges, des experts judiciaires et des fonctionnaires.
A noter qu'un mandat de dépôt avait été émis à l'encontre de Youssef Mimouni, d'un de ses proches et des cadres d'une banque publique, parmi lesquels un ancien directeur général, ainsi que le propriétaire d'un cabinet de conseil.
Il a, également, été décidé de geler, à titre préventif, les fonds de nombre de personnes concernées par l'enquête, en attendant l'achèvement des investigations.
La Tunisie perd le match et le leadership du groupe A
Heureusement que les Aigles de Carthage ont déjà assuré leur qualification à la CAN jeudi dernier car ce soir, ils ont volé bien bas face aux Gambiens à Rades, essuyant une défaite (0-1) sur un but de la tête de Abdoulay Ceesay dès la 13e. Les essais de Mastouri, Letaief et consorts sont restés infructueux devant une défense adverse robuste et aux aguets. Décidément, cette génération de joueurs n'arrive pas encore à séduire et à convaincre dans un groupe pourtant bien à la portée. Cette défaite de la Tunisie fait l'affaire des Îles Comores qui virent en tête du groupe après sa victoire sur Madagascar.
Formation de la Tunisie : Dahmen, Ghorbal, Abdi ( Cherni), Meriah, Ghram, Laidouni, Ben Roldhane ( Layouni ), Mizouni, Letaief, Homri ( Ait Malek), Mastouri ( Makni).
Jamel Belhassen
Classement final
1 Îles Comores 12 pts
2 Tunisie 10
3 Gambie 8
4 Madagascar 2
Balance commerciale énergétique : le déficit s’établit à 8725 MD à fin septembre 2024
Le déficit de la balance commerciale énergétique (en tenant compte de la redevance du gaz algérien exportée) a enregistré, à fin septembre 2024, une hausse de 29% par rapport à la même période de l’année écoulée, pour se situer à 8725 millions de dinars, selon le rapport sur la conjoncture énergétique du mois de septembre 2024, publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.
Les exportations des produits énergétiques ont enregistré une baisse en valeur de 7% accompagnée par une hausse des importations en valeur de 18%.
Selon l’observatoire, les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie sont très sensibles à trois facteurs à savoir les quantités échangées, le taux de change dollar/dinar ($/DT) et les cours du Brent, qualité de référence sur laquelle sont indexés les prix du brut importé et exporté ainsi que les produits pétroliers.
En effet, durant les 9 premiers mois de 2024, le cours moyen du Brent a légèrement augmenté de
1% bien qu’il a enregistré, au cours de mois de septembre 2024, une baisse de 20$/bbl par rapport à la même période de l’année 2023. A noter que bbl est une mesure de capacité américaine valant environ 158,98 litres.
Toujours selon l’observatoire, le dinar tunisien a enregistré, à fin septembre 2024, une légère dégradation de 0,3% par rapport au dollar américain, principale devise d’échange des produits énergétiques en comparaison avec la même période de l’année dernière.
Pétrole : baisse de 14% de la production nationale à fin septembre 2024
La production nationale de pétrole brut s’est située à 1016 mille tonne(kt), à fin septembre 2024 enregistrant, ainsi, une baisse de 14% par rapport à la même période de l’année écoulée, selon le rapport sur la conjoncture énergétique pour septembre 2024, publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.
Cette baisse a touché plusieurs champs à savoir : Ashtart (-26%), El Hajeb/Guebiba (-35%), Gherib (-33%), Maamoura (-87%), Baraka (37%), Halk el Manzel (-20%), Miskar (-20%), Hasdrubal (-11%), M.L.D (-15%), Cercina (-10%), Nawara (-9%) et Dorra (-29%).
Par contre, d’autres champs ont enregistré une augmentation de leur production. Il s’agit des champs Adam (+8%), Ouedzar (+19%), Bir Ben Tartar (+86%), Sidi Litayem (+33%) et Ch.Essaida (+14%).
Selon le rapport de l’observatoire, la moyenne journalière de la production de pétrole est passée de 33,9 mille barils/j à fin septembre 2023 à 29,2 mille barils/j à fin septembre 2024.
Beït al-Hikma : « La Révolution tunisienne. Une longue œuvre historique. La Tunisie de 1574 à 2023 »
L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beït al-Hikma » a organisé, le 15 novembre 2024, la présentation du dernier livre du Pr Mahmoud Ben Romdhane, intitulé « La Révolution tunisienne. Une longue œuvre historique. La Tunisie de 1574 à 2023 ».
Après un discours de présentation de l’ouvrage, donné par le membre de l’Académie et Chef du Département des Sciences humaines et sociales, Pr Abdelhamid Henia, le Président de l’Académie et auteur du livre, Pr Mahmoud Ben Romdhane, a offert à un auditoire averti un exposé instructif et minutieux de l’objet de son écrit.
Pr Ben Romdhane a commencé par rappeler que la Révolution tunisienne est la première et, jusqu’ici, dernière révolution démocratique du XXIe siècle à l’échelle universelle, à l’heure où la démocratie est confrontée à un reflux systématique depuis près de deux décennies. Une « grande révolution », qui a déclenché des insurrections en chaîne dans le monde arabe, vite retombées, faute d’une œuvre historique préalable.
Considérant, à l’instar de toute démarche d’inspiration tocquevillienne, que la Révolution ne peut se comprendre que dans et par la continuité historique et qu’elle n’est - selon les termes de l’auteur - que « le complément du plus long travail, la terminaison soudaine d’une œuvre à laquelle dix générations d’hommes avaient travaillé », l’ouvrage remonte à « La Tunisie de 1574 à 2023 ».
L’histoire de la Tunisie est étudiée à travers le processus historique entre 1574 et 2023, marqué par des transformations majeures, allant de la domination ottomane, la crise économique ayant imposé le Protectorat français, la montée du nationalisme et la lutte contre la colonisation qui a abouti à l’Indépendance.
Puis, les grandes réformes sociales et de modernisation engagées par Bourguiba, l’ère Ben Ali entre « sultanisme » et un certain essor économique. Pour arriver à la Révolution de 2011 et la transition démocratique. L’auteur traite de manière inédite les élucubrations de cette période sur les plans politique, économique et social jusqu’au point d’orgue que représente le 25 juillet 2021 et ses suites.
Consciencieusement écrit et documenté, « La Révolution tunisienne. Une longue œuvre historique. La Tunisie de 1574 à 2023 » se pose comme un véritable ouvrage-référence qui revient sur le passage des habitants de ce pays, la Tunisie, dominés par une puissance étrangère, réduits au statut de sujets, divisés en une mosaïque de communautés en lutte les unes contre les autres, soumis à une société traditionnelle et patriarcale ; à celui d’individus constitués en État-Nation souverain ; acteurs, auteurs de leur vie, citoyens libres.
La Révolution tunisienne se présente, ainsi, comme l’étude de la réalisation progressive de ces constructions institutionnelles jusqu’à l’évènement de la Révolution actuelle et l’entrée de la Tunisie dans une ère démocratique fortement mouvementée, dont l’issue est encore incertaine.
L’événement s’est tenu au Palais de l’Académie, sis à Carthage-Hannibal.
Le Quotidien avec Communiqué
















