Au Centre culturel international de Hammamet : La pratique théâtrale contemporaine en Tunisie racontée par Fethi Akkari
En avant-goût des Journées théâtrales de Carthage (JTC), le Centre culturel international de Hammamet accueille cet après-midi, à partir de 16h00, l’homme de théâtre et l’universitaire Fethi Akkari pour une lecture de l’histoire de la pratique théâtrale contemporaine en Tunisie.
Cette rencontre-débat sur l’histoire de la pratique théâtrale contemporaine en Tunisie (1962-2024) s’inscrit dans le cadre du « Majaless El Hammamet », faisant partie du « Cercle Mahmoud Al Messadi – Lumière et Pensée », qui s’inscrit dans la continuité avec l’esprit fondateur des premiers pionniers qui ont inauguré cette illustre et précieuse institution du CCIH.
« Lors de l’ouverture en 1964, Tahar Guiga a conçu et réalisé ce fameux Majaless, où l'on présentait et débattait des écrits, des idées et des œuvres des plus éminentes et innovantes du moment. Cette tradition va se perpétuer à Dar Sébastian sous différentes appellations et générations successives. Ainsi, on va continuer à débattre des livres et des créations de toutes sortes à travers ce concept, à inviter créateurs, écrivains et autres intellectuels de Tunisie et du monde entier, pour écouter et discuter leurs travaux. La nouvelle équipe, qui prend désormais le relais, a choisi d’honorer une éminence intellectuelle de notre histoire moderne en joignant cette étape des Majaless à son nom : « Mahmoud Messadi ». Père de l’école tunisienne après l'indépendance, écrivain de grande envergure et homme libre, son esprit nous accompagnera lors du bout de chemin que le groupe actuel fera dans cette aventure. C'est à dire le plaisir de penser notre monde », lit-on sur les notes de présentation de ce rendez-vous qui allie présent et passé.
Proposée en avant-goût des Journées théâtrales de Carthage qui auront lieu du 23 au 30 novembre courant, cette rencontre mettra en lumière quelques pages de l’histoire contemporaine du théâtre tunisien, focalisant sur quelques expériences phares qui ont marqué les annales du 4ème art, contribuant à l’évolution de la pratique théâtrale.
Fethi Akkari dépoussière la mémoire théâtrale
Cette lecture de l’histoire du théâtre tunisien depuis 1962 jusqu’aujourd’hui sera assurée par le metteur en scène, le dramaturge, le formateur d’acteurs et l’universitaire Fethi Akkari.
Homme de théâtre chevronné, l’un des piliers de la scène théâtrale tunisienne, Fethi Akkari est l’un des fondateurs du théâtre organique dans les années 80. Enseignant à l’Institut supérieur d’art dramatique de Tunis (ISAD), il a contribué à la formation de nombreuses générations d’artistes tunisiens dont quelques- uns font aujourd’hui le printemps du théâtre tunisien.
Il a son actif de nombreuses pièces de théâtre dont il est le metteur en scène. Examinant et présentant d’autres alternatifs artistiques, connu par ses idées créatifs, Fethi Akkari a exploré récemment le théâtre à domicile. Sa récente création théâtrale « Makata » résulte de cette expérience insolite. L’œuvre a remporté le prix de la meilleure mise en scène, lors de l’édition 2024 du festival international de théâtre « Errahhala ».
Soucieux par la recherche et le partage des connaissances et du savoir-faire, il a déjà publié un livre intitulé « L’acteur kamikaze et le théâtre impossible » qui lui a pris vingt ans de travail, comportant une série d’observations et d’analyses menées par l’artiste au fil de sa carrière artistique et académique.
Il a joué dans quelques séries télévisées et surtout films tels que « Le stade » de Ala Eddine Slim, « Les Palmiers blessés » d’Abdellatif Ben Ammar, « The last of us » de Ala Eddine Slim, « A peine j’ouvre les yeux » de Leila Bouzid et « Take my breath » de Nada Mezni Hfaiedh…
Imen.A.
Festival national de théâtre tunisien : la pièce « El Bakkhara » remporte le Grand prix de la création théâtrale tunisienne
La pièce « El Bakkhara » (Toxic paradise) mise en scène par Sadok Trabelsi et produite par le Théâtre de l’Opéra de Tunis (Pôle Théâtre et Arts Scéniques) a remporté le Grand prix de la création théâtrale tunisienne, dans le cadre de la compétition de la 2ème édition du Festival national de théâtre tunisien « Saisons de la créativité », organisée du 7 au 14 novembre 2024 par le Théâtre national tunisien (TNT) en partenariat avec la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA) et le groupe Microcred. Ce prix est doté d'une valeur de 30.000 dinars tunisiens.
Les lauréats de cette édition ont été annoncés lors de la cérémonie de clôture qui s’est déroulée dans la soirée de jeudi à la salle 4ème Art à Tunis, en présence de la ministre des affaires culturelles, Amina Srarfi et de nombreuses personnalités du monde du théâtre, de la culture et des médias.
L’acteur Skander Hentati a décroché le prix de meilleure interprétation masculine (10 000 dinars) pour son rôle dans la pièce « Rawdhat el Ocheq » (Le paradis des amoureux) de Moez Achouri. Quant au prix de la meilleure interprétation féminine (10 000 dinars), il a été attribué à l'actrice Nadia Belhaj pour son rôle dans la pièce « Bila Onwen » (untitled) de Marwa Manai produite par le Centre des arts dramatiques et scéniques de l’Ariana.
Le prix de la meilleure scénographie (10 000 dinars) a été décerné à la pièce « Bila Onwen » (Untitled) de Marwa Manai, tandis que le prix du meilleur texte théâtral (10 000 dinars), il a été attribué à la pièce « El Bakkhara », mise en scène par Sadok Trabelsi d’après un texte de Ilyes Rebhi.
Le prix de la meilleure mise en scène (10 000 dinars) a été remporté par le metteur en scène Mohamed Ali Said pour son oeuvre « Iitiraf » (confession).
Pour cette édition 2024, 15 pièces de théâtre produites entre novembre 2023 et octobre 2024 étaient en compétition. Les œuvres en lice ont été évaluées par un jury présidé par Raouf Ben Amor et regroupant Abdelwahed Mabrouk, Souad Ben Slimane et Basma Ferchichi.
En ce qui concerne les prix d'encouragement décernés par le Théâtre national tunisien et la fondation FABA aux meilleurs participants aux ateliers et master-class et qui sont dotés d’un montant global de 4 500 dinars (1500 dinars pour chaque prix), ils ont été attribués comme suit: le prix de la meilleure photographie attribué à l'étudiante Imen Ghazouani, le prix de la meilleure vidéo décerné à Nesrine Beni et le prix de la meilleure critique théâtrale a été remporté par l'étudiant Khalil Ben Hriz.
Le directeur général du Théâtre national tunisien, Moez Mrabet, a dans son allocution, salué le succès artistique et organisationnel de cette deuxième édition du festival en déclarant « Nous avons œuvré tous derrière les coulisses en vue de hisser ce festival à un niveau d’excellence, tout en espérant avoir réussi ».
Engagement envers les causes humaines justes
Moez Mrabet a aussi insisté sur le soutien du festival aux causes humaines justes, en affirmant « L’année dernière, le festival « Saisons de la Création » a débuté dans un contexte mondial marqué par les souffrances à Gaza et en Palestine. Cette année encore, nous réitérons notre engagement envers les causes justes, notamment celles de Gaza et du Liban. Au théâtre, nous croyons en notre capacité à exprimer la douleur des peuples et à les soutenir » a-t-il mentionné.
Par ailleurs, le directeur général du TNT a également honoré l’invité d’honneur de cette édition, l'acteur iranien Mostafa Zamani, connu pour son rôle de « Youssef » dans le feuilleton historique « Youssef Seddik ». Né à Fereydunkenar, au nord de l'Iran, Mostafa Zamani a commencé sa carrière en tant qu’acteur dans le rôle de Youssef en 2008, un rôle qui qui a révélé son talent exceptionnel et le début d’une carrière prometteuse et de célébrité notoire.
Hommage à la Palestine et au Liban
Dans un hommage à la résistance des peuples palestinien et libanais, la chanteuse Lobna Noomen accompagnée à la guitare par Hedi Fahem a interprété « li Beyrouth » et « yalla tnam » de Fairouz ainsi qu’une chanson du patrimoine tunisien « El-Foulara » qu’elle a dédié à la mémoire de la palestinienne Rim Banna.
La soirée de clôture de la deuxième édition du festival a démarré avec la présentation de la pièce théâtrale libanaise intitulée « Jogging », conçue et interprétée par Hanane Hajj Ali, dans une mise en scène d’Eric Deniaud et une dramaturgie de Abdullah Alkafri. Dans cette œuvre, l'actrice retrace les histoires de quatre femmes, dont elle-même. Cette création est inspirée de la vie de la metteuse en scène et comédienne Hanane Hajj Ali en tant que « femme, mère, actrice et citoyenne », qui court quotidiennement dans les rues de Beyrouth pour échapper au stress, à la dépression et à l'ostéoporose. Ce parcours se transforme en une immersion profonde dans ses rêves et ses peurs les plus intimes. Il constitue un défi audacieux aux stéréotypes et aux préjugés qui pèsent lourdement sur les femmes dans le monde arabe.
Le Quotidien avec communiqué
Etoile du Sahel : Pas de candidatures et pas d’AG élective !
L'Etoile Sportive du Sahel a annoncé aujourd'hui jeudi l'annulation de l'assemblée générale élective prévue le 16 novembre. Cette AG élective sera reportée à une date ultérieure qui sera annoncée dans un délai de deux mois à compter de la date de soumission du rapport par la commission.
C’était attendu car aucune candidature n’est parvenue au siège du club et la succession de Zoubeir Baya, qui assume la présidence à titre provisoire, n’est pas pour demain.
La formation étoilée précise que l'assemblée générale ordinaire pour la saison sportive 2020-2021 se tiendra comme annoncé à la date du 16 novembre 2024 à l'hôtel de l'équipe avec l’ordre du jour suivant :
- Présentation des rapports moral et financier pour la saison sportive 2020-2021
- Lecture du rapport des commissaires aux comptes pour la saison sportive 2020-2021
- Nomination des commissaires aux comptes pour les périodes précédentes 2021-2022, 2022-2023, et 2023-2024
- Discussion et approbation des rapports moral et financier.
K.Z.
Selon leur Ordre : Plus de 1.300 médecins ont quitté la Tunisie en 2024 !
C’est Nizar Laadhari, le secrétaire général de l'Ordre des médecins de Tunisie, qui vient de révéler ce chiffre à la fois évident et inquiétant. En 2024, ce sont plus de 1.300 médecins qui ont quitté la Tunisie et ce sont près de 4.000 médecins ont quitté le pays durant la période 2020-2023.
Nizar Laadhari a indiqué que près de 80% de ce chiffre représentait des jeunes médecins. Il a mis en garde contre la propagation de ce phénomène pouvant conduire à un manque conséquent de médecins en Tunisie, ce qui empêchera les citoyens d'accéder aux services médicaux.
La principale raison, selon lui, est la dégradation de l'infrastructure et le manque de moyens, notamment des ressources humaines en raison de la fuite des cerveaux. Laadhari a indiqué que le vrai problème c’est que le nombre de citoyens est en train d’augmenter, alors que le nombre d'hôpitaux était resté le même et qu'il n'y a pas eu de recrutement au niveau du ministère de la Santé depuis 2019. Il a assuré que les conditions de travail au sein des hôpitaux et les agressions répétées poussent les médecins à s'orienter vers le secteur privé ou à partir à l'étranger.
USA : Une entreprise propose une croisière de quatre ans pour échapper au mandat de Trump !
Les Américains ne ratent, décidemment, aucune occasion pour afficher leur manque de maturité et leur légèreté malgré le fait qu’ils dominent le monde. Il y a dix jours, ils ont élu Donald Trump comme président avec une large majorité. Aujourd’hui, à peine sortis de leur torpeur qui les accompagne à chaque exercice électoral, ils veulent … s’en débarrasser !
Pour preuve, cette entreprise qui a décidé d’organiser une croisière de quatre ans pour les Américains, le temps que Trump termine son mandat. Ils auront l’occasion, ainsi, d’éviter les possibles dérives de leur nouveau président qu’ils viennent d’élire, paradoxalement, en masse !
Il ne s’agit pas d’une blague, car ces Américains sont capables de toutes les … stupidités !
K.Z.
Pour soupçons de financement étranger douteux : Gel des fonds de plusieurs associations
Le Pôle judiciaire économique et financier a décidé, ce jeudi, de geler les fonds de plusieurs associations, pour des soupçons de financement étranger douteux.
Le ministère public auprès du Pôle judiciaire a ainsi engagé les investigations nécessaires, concernant le dossier du financement étranger de ces associations, en coordination avec la Commission des analyses financières et les autorités compétentes.
Il est à noter que l'Instance supérieure indépendante pour les élections avait refusé d'accorder à nombre d'associations les accréditations nécessaires pour observer l'élection présidentielle du 6 octobre dernier, en raison de soupçons de financements étrangers suspects, selon un communiqué de l'Instance.
Madagascar – Tunisie (2-3) : Une qualification dans la douleur pour la CAN 2025
Les Aigles de Carthage ont finalement arraché leur qualification pour la CAN 2025 à l’issue d’une victoire difficile face à une sélection malgache volontaire mais d’un niveau modeste.
Il n’a fallu que six minutes pour voir les Tunisiens prendre l’avantage par Rafia (6’), mais le but gag « réussi » par Memmiche contre son camp (21’) est venu refroidir l’ardeur des Aigles. C’est que le sélectionneur Kaïs Yaâcoubi a insisté pour titulariser le keeper espérantiste, en perte de confiance ces derniers temps, et ce but encaissé sur un corner a failli coûter cher.
Les Tunisiens se sont repris et Letaif a réussi à faire le break, encore une fois (40’), mais la fragilité des Aigles a permis aux Malgaches d’égaliser à la dernière minute de cette première période par Amada dont le tir, dévié, a pris à contre-pied, Memmiche.
A l’entame de la seconde reprise, c’est Dahmen qui a pris place dans la cage, mais le volume du jeu n’était pas convaincant avec une lenteur qui n’a pas arrangé les choses. Il est vrai que les Aigles ont assuré la victoire pendant les arrêts du jeu (90’+2) par Abdi qui a profité d’un bon travail d’approche de Laayouni, mais il est évident que le sélectionneur n’a pas fait progresser l’équipe qui a marqué, certes, trois buts, mais qui a fait preuve de fébrilité défensive inhabituelle. De même, les Tunisiens peuvent remercier l’arbitre gabonais qui a omis de siffler un penalty aux Malgaches (76’).
Voici la formation tunisienne au cours de ce match :
Memmiche (Dahmen 46’), Kechrida, Abdi, Meriah, Talbi, Aïdouni, Skhiri (Ben Romdhane 63’), Rafia (Majbri 63’), Haj Mohamed (Laayouni 46’), Letaif (Ait Malek (76’), Mastouri.
Voici le classement du groupe A après cette 5e journée :
1- Tunisie 10 points (qualifiée)
2- Comores 6 points
3- Gambie 5 points
4- Madagascar 2 points
Kamel ZAIEM
Industry Innovation Day 2024 : industrie 4.0 et R&D comme moteurs de développement du secteur automobile en Tunisie
La troisième édition de l’Industry Innovation Day s'est déroulée le mercredi 6 novembre à Tunis, réunissant des acteurs clés de l'industrie automobile et des tech-providers, tant nationaux qu'internationaux. Cet événement, organisé par la Chambre tuniso-allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie) et la Tunisian Automotive Association (TAA), avec le soutien de la GIZ Tunisie, a offert la bonne plateforme pour discuter des défis auxquels fait face le secteur en Tunisie et décrire les opportunités qui peuvent surgir.
À travers une série de conférences, un espace d'exposition et des panels, cette édition a permis d'effectuer un état des lieux du secteur automobile tunisien. Les participants ont eu l'occasion d'échanger sur les expériences et les meilleures pratiques avec des experts internationaux et nationaux, afin de renforcer la compétitivité de la Tunisie sur la scène mondiale.
Parmi les chiffres clés du secteur automobile tunisien qui ont été relevé :
● 250 entreprises opérant dans le secteur de l’industrie automobile
● +95 000 emplois
● 2,3 milliards d'euros d'investissements en 2023
● 52 % des exportations industrielles
● 3,4 % du PIB
L'Industry Innovation Day a également été un moment clé pour explorer les enjeux liés à la transition vers l'industrie 4.0 et l'électrification des véhicules.
Les discussions ont aussi porté sur la nécessité de réduire l'empreinte carbone des produits en innovant dans les processus de production tel que suggère l’étude présentée lors de l’IID sur “Les meilleures pratiques en termes de digitalisation, de tendances technologiques et de R&D dans l'industrie automobile”.
La Tunisie est bien positionnée pour devenir un hub africain dans le domaine de la conception et de l'ingénierie automobile, répondant aux exigences d'un marché en pleine transformation. En capitalisant sur ses compétences en ingénierie et en recherche et développement (R&D), la Tunisie peut non seulement répondre aux défis actuels mais également contribuer à un avenir durable pour l'industrie automobile.
L'événement a été salué comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs du secteur, soulignant l'importance d'une collaboration étroite entre les industriels, les fournisseurs, les autorités publiques et les centres de recherche pour co-construire un avenir durable et compétitif pour l’industrie automobile tunisienne.
Entrepreneuriat : Vers une restructuration de l’écosystème national
L'auto-entrepreneuriat en Tunisie a franchi une étape significative avec le lancement officiel d'une plateforme dédiée, marquant un tournant dans la manière dont les Tunisiens peuvent s'engager dans des activités économiques individuelles.
Ce projet, qui a vu le jour après quatre années de préparation, vise à simplifier les démarches administratives et à élargir la couverture sociale pour les travailleurs indépendants. En offrant un cadre légal et des outils numériques adaptés, le gouvernement tunisien aspire à encourager l'initiative personnelle et à dynamiser l'économie locale.
Nouveau statut prometteur
Le nouveau statut d'auto-entrepreneur est conçu pour répondre aux réalités économiques tunisiennes. Il s'adresse à toute personne souhaitant exercer une activité dans des secteurs variés tels que l'industrie, l'artisanat, et les services, tant que leur chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 75 mille dinars.
Ce régime offre des avantages fiscaux significatifs, notamment l'exonération de l'impôt sur le revenu et de la TVA pour les auto-entrepreneurs durant leur première année d'activité. La simplicité des procédures d'inscription, qui se fait désormais en ligne, facilite l'accès à ce statut pour les jeunes freelances et artisans désireux de se lancer.
Plateforme innovante
La mise en place de la plateforme numérique est un élément clé du projet. Elle permet non seulement de centraliser les informations nécessaires à l'inscription et à la gestion des auto-entrepreneurs, mais aussi de réduire les délais administratifs souvent perçus comme un frein à l'entrepreneuriat.
En intégrant des outils digitaux, le gouvernement tunisien souhaite rapprocher les services administratifs des citoyens tout en garantissant une transparence accrue dans les démarches. Cette initiative s'inscrit dans une volonté plus large d'inclusion sociale et économique, visant à soutenir les initiatives individuelles.
Les attentes autour du statut d'auto-entrepreneur sont élevées. Le gouvernement prévoit que ce dispositif pourrait bénéficier à plus de 260 000 personnes, avec un objectif ambitieux d'inscrire 25 000 nouveaux auto-entrepreneurs chaque année. En favorisant l'entrepreneuriat individuel, ce projet pourrait jouer un rôle déterminant dans la lutte contre le chômage et la marginalisation économique. Les autorités estiment que cette initiative contribuera également à dynamiser le tissu économique local en stimulant la création d'emplois et en renforçant le pouvoir d'achat des Tunisiens.
Vers une nouvelle dynamique entrepreneuriale
Cette démarche s'inscrit dans une dynamique de changement culturel vis-à-vis de l'entrepreneuriat en Tunisie. Le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle Riadh Chaoued, a souligné que ce statut est le fruit d'une volonté collective de valoriser les compétences locales et de promouvoir un environnement propice au développement personnel et professionnel.
En encourageant une culture entrepreneuriale basée sur la liberté d'initiative et la justice sociale, la Tunisie espère bâtir une économie plus résiliente et inclusive.
L'auto-entrepreneuriat représente ainsi non seulement une opportunité pour des milliers de Tunisiens, mais aussi un levier stratégique pour le développement économique du pays.
France : cinq ans de prison et une peine d’inéligibilité requis à l’encontre de Marine Le Pen
Le réquisitoire au procès des assistants parlementaires du FN s’est achevé, hier soir. Le parquet a demandé au tribunal de condamner tous les prévenus.
Le parquet a également demandé d’assortir cette sentence d’une exécution provisoire. En clair, si les juges suivaient les procureurs, Marine Le Pen (contre qui deux ans de prison ferme, peine aménageable, 300.000€ d’amende et cinq ans d’inéligibilité ont été réclamés) et ses coprévenus seraient déclarés inéligibles avec effet immédiat, l’appel n’étant pas suspensif en l’espèce.
Les peines requises, assorties d’une exécution provisoire, auraient un effet immédiat pour la présidente du RN et les autres prévenus, dans le cas où les juges suivent les procureurs, même en cas d’appel.
JTC 2024 : Ces pièces figurent dans la sélection arabo-africaine de l'édition
Voici la liste des spectacles arabes et africains qui ont été sélectionnées pour la 25ème édition des Journées théâtrales de Carthage (JTC), prévues du 23 au 30 novembre 2024. Les spectacles tunisiens qui seront également en lice pour l’un des Tanit de l’édition seront dévoilés demain, lors de la conférence de presse qu’accueillera à partir de 10h00, la Cité de la culture :
– « Et Que mon règne arrive » d’Odile Sankara (Burkina Faso)
– « Je suis à prendre ou à laisser » d’Abdon Fortuné Koumbha (Congo)
– « Ice Dream » de Walid Omer Elalfi (Soudan)
– « La Tempête » d’Oday Chanfari (Oman)
– « Hangar » de Souleymane Katt (Syrie)
– « Caméra » de Majd Qassass (Jordanie)
– « Monologue » de Nawress Barrou (Syrie)
– « Le village des monstres » de Tawfik Kadirbouh (Libye)
– « Où allons-nous ? » de Haydar Monaathar (Irak)
– « Avant théâtre » de Saïd Zakaria (Algérie)
– « Chasse » de Mouhannad Karim (Emirats Arabes Unis)
– «Transit Tripoli» de Caroline Hatem (Liban)
En solidarité avec le Liban, « Jogging » de Hanane Hajj Ali, ce soir, à la clôture des « Saisons de la Création »
Le rideau tombe ce soir sur la 2ème édition du festival national du théâtre tunisien "Saisons de la Création", organisé par le Théâtre National Tunisien (TNT) en partenariat avec la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA) et le groupe Microcred.
Cette soirée de clôture se déroulera en deux temps, à la salle « Le 4ème art », avenue de Paris (Tunis). La première partie verra la présentation, à partir de 19h00, de la pièce de théâtre « Jogging » de la comédienne et la metteure en scène Libanaise Hanane Hajj Ali. Un spectacle programmé en solidarité avec le peuple libanais et les artistes libanais qui sont ciblés par les bombardements barbares de l’entité sioniste.
Cette œuvre retrace l’histoire de quatre femmes dont Hanane elle-même. Cette création est inspirée de la vie de la metteuse en scène en tant que « femme, mère, actrice et citoyenne », qui court quotidiennement dans les rues de Beyrouth pour échapper au stress, à la dépression et à l’ostéoporose. Ce parcours se transforme en une immersion profonde dans ses rêves et ses peurs les plus intimes. Il constitue un défi audacieux aux stéréotypes et aux préjugés qui pèsent lourdement sur les femmes dans le monde arabe.
Quant à la 2ème partie de la soirée, prévue à partir de 21h00, elle sera festive, célébrant les créateurs tunisiens et elle verra la remise des prix aux pièces primés parmi les 15 œuvres qui ont été sélectionnées et présentées durant cette semaine dédiée à la création théâtrale (07-14 novembre 2024).
Les œuvres en compétition sont en lice pour les prix d’un montant global de 80 000 dinars, et qui se répartissent comme suit : Prix de la mise en scène, Prix du texte théâtral, Prix de la scénographie, Prix de l’interprétation féminine et le Prix de l’interprétation masculine. Chaque prix est doté de 10.000 dinars. Quant au prix collectif « Le Grand Prix pour la création théâtrale tunisienne », il est doté d’une valeur de 30.000 dinars.
Et c’est ce soir que le jury de cette 2ème édition présidé par Raouf Ben Amor et réunissant Abdelwahed Mabrouk, Souad Ben Slimane et Basma Ferchichi dévoilera les noms des heureux lauréats d’une édition qui a tenu toutes ses promesses artistiques et publiques.
Une nouvelle escale à Gafsa pour « CinémaTdour »
Après la toute première expérience dans les délégations de Gabès de mai à août 2024, suivie d’un deuxième rendez-vous au mois d’octobre dernier à Nefta, le projet de cinéma itinérant « CinémaTdour » est actuellement à Gafsa pour une tournée qui a démarré hier pour se poursuivre jusqu’au 24 novembre 2024.
Le projet poursuit ensuite son périple dans les quartiers populaires du Grand Tunis avant de se diriger vers le nord-ouest de la Tunisie début 2025.
« CinémaTdour », lancé par l’Agora Djerba et l’association Focus Gabès, consiste en un camion-cinéma mobile d’une capacité de 100 places destiné à parcourir les régions de Tunisie et offrir un accès au cinéma, souvent inexistant dans ces zones et de rendre la culture, et plus précisément le cinéma, accessible dans les régions intérieures du pays en prêtant une attention particulière aux personnes vulnérables.
Lors de son passage à Nefta, informe un communiqué de presse de l’équipe de CinémaTdour, cette expérience a suscité un engouement remarquable. Grâce à la collaboration de la société de conditionnement et d’exportation de dattes tunisiennes « Rose de Sable », implantée à Nefta, ajoute la même source, le projet a permis de proposer une expérience cinématographique et culturelle inédite à ses employés pendant une semaine, ainsi qu’un accès gratuit à la communauté locale durant trois semaines au cœur de la ville (Soug Erbaa).
Cette initiative a attiré l’intérêt d’autres partenaires désireux de rejoindre l’aventure.
Dans ce sens, l’équipe de CinémaTdour a annoncé un partenariat avec le laboratoire pharmaceutique « Teriak » qui financera pendant un an des séances de cinéma à destination des enfants de milieux défavorisés ainsi qu’aux personnes malvoyantes, malentendantes et à mobilité réduite.
« CinémaTdour » est une initiative qui touche des publics de toutes tranches d’âge confondues, en proposant des projections de films tunisiens, internationaux et des films pour enfants, des séances de débats à la suite des projections ainsi que des workshops et des ateliers pour les enfants et les jeunes, des performances artistiques et des actions de communication offline et online.
L’association « Echos cinématographiques » lance un atelier d’analyse filmique et d’écriture critique durant les JCC
Après une première édition exceptionnelle durant le Festival International du Film Amateur de Kelibia 2024, l’association « Echos cinématographiques » a annoncé l’organisation d’une deuxième édition de l’atelier d’analyse filmique et d’écriture critique et ce durant les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC).
Les participants seront invités à discuter, analyser une sélection de films projetés lors de l’édition 2024 des JCC et à s'exercer à l'écriture à travers des textes individuels à développer en groupe.
Cet appel cible les personnes qui publient régulièrement des écrits ou des contenus médiatiques de toute forme (journaliste, blogueur, créateur de contenu, podcasts, reportages).
Pour les critères d’éligibilité, l’association précise qu’il faut être cinéphile, être passionné par l’écriture ou la création de contenu, être intéressé d’acquérir des outils d’analyse filmique et de critique de cinéma et être motivé par la publication de contenus portant sur le cinéma tunisien.
S’agissant des conditions de participation, les organisateurs soulignent que le candidat doit résider en Tunisie, avoir écrit ou réalisé une publication sur tout type de support public, y compris les médias et réseaux sociaux et qu’il s’engage à être disponible entièrement pour l’ensemble des activités du 13 au 22 décembre 2024 et à écrire un texte à publier dans la revue de l’atelier.
Trois intervenantes accompagneront les candidats tout au long de cette formation :
Kmar Bendana est professeure d’histoire contemporaine à l’Université de La Manouba (Tunisie).
Ses travaux et enseignements portent sur l’histoire du savoir et de la culture en Tunisie à l’époque contemporaine, entre autres, à travers des institutions comme l’université, la vie éditoriale, le monde du cinéma.
Sihem Sidaoui est Maitre-assistante à la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de La Manouba où elle enseigne la littérature et l’analyse filmique : après une thèse en Littérature comparée à La Sorbonne Nouvelle, ses recherches s'orientent de plus en plus vers les liens entre esthétique et politique dans la littérature et le cinéma. Elle prépare une HDR autour de la question de l'Événement et des nouvelles esthétiques tunisiennes post 2011 dans les récits littéraires et cinématographiques. Elle est également animatrice du ciné-club de la FLAHM avec Imen Gharbi.
Imen Gharbi est enseignante agrégée à la Faculté des Lettres, Arts et Humanités de La Manouba, ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure de Tunis. Elle enseigne la littérature et la civilisation et co-anime le cinéclub de la faculté avec Sihem Sidaoui. Actuellement, elle prépare un mémoire de master en histoire de l'art, se spécialisant en comparatisme entre littérature et cinéma. Elle travaille sur une lecture croisée entre Patrick Chamoiseau et Werner Herzog autour des questions de la représentation, de la confrontation de l'art et du capital, et du rapport entre art et éthique.
Cet appel à candidatures mentionne bien les participants seront pris en charge et que le programme est gratuit et qu’il fournit : une prise en charge des frais de déplacement, un logement et des repas et un accès gratuit aux projections du festival.
Dates et déroulement de la formation :
- En présentiel à Tunis du 13 au 22 décembre 2024
- 50h de formation (indépendamment du temps de projections)
- Date limite de candidature : 25 novembre 2024
- Annonce des candidats retenus : 29 novembre 2024
- Nombre de participants : 12 maximum
- Langues de formation : Arabe, français et anglais
L’appel à candidatures reste valable jusqu’au 25 novembre 2024, à condition de remplir le formulaire suivant :
Il est à noter que cet atelier est une initiative de l’association ECHOS Cinématographiques avec le soutien du projet « MASSARI - consolider sa trajectoire professionnelle culturelle »
CAN 2025 - Madagascar – Tunisie : la formation probable
La Tunisie, menée cette fois-ci par Kais Yacoubi, aura à s'imposer aujourd'hui face à Madagascar pour creuser l'écart avec ses poursuivants et s'approcher de la qualification à la CAN. Avec 7 points, contre 6 pour les Îles Comores et 5 pour la Gambie alors que Madagascar n'en a que 2, une victoire fera le bonheur des Tunisiens qui n'ont jamais impressionné dans un groupe plutôt à la portée, sur le papier.
D'après les échos parvenus de l'Afrique du Sud, kais Yacoubi, alignera la formation suivante: Memmiche, Kechrida, Abdi, Talbi, Meriah, Skhiri, Laidouni, Ben Romdhane, Haj Mohamed, Letaief et Mastouri.
Jamel Belhassen
















