Centre national de la calligraphie : trente ans au service de la calligraphie arabe et de la décoration islamique
Le Centre national de la calligraphie, hébergé à Dar Mestiri, célèbre le trentième anniversaire de sa création, le 18 novembre 1994. A cette occasion, une manifestation ayant pour thème « trente ans au service de la calligraphie arabe et de la décoration islamique » se déroule du 11 au 18 novembre, au siège du Centre.
Yassine Mokrani, directeur du centre national de la calligraphie et Conservateur du patrimoine à l’Institut National du Patrimoine, a présenté une manifestation visant à faire connaitre le Centre et ses activités auprès du grand public.
Une série d’ateliers sont au programme de cet évènement dont le coup d’envoi a été donné le lundi 11 novembre, avec une exposition calligraphique. Les jeunes et moins jeunes peuvent participer aux divers ateliers et découvrir les œuvres des étudiants du centre, exposées dans le hall du Palais. Une journée d’étude sur la calligraphie arabe et la décoration est également au menu.
Calligraphie arabe et numérisation
Lors d’une conférence qui s’intitule « Calligraphie arabe et numérisation : la calligraphie Kairouanaise comme modèle », organisée, mardi 12 novembre, Béchir Darraji, professeur de calligraphie arabe au Centre national de la calligraphie et Concepteur publicitaire numérique a parlé des logiciels de numérisation de la calligraphie arabe. Il a évoqué son expérience dans la numérisation de la calligraphie Kairouanaise, en coordination entre le Tunisien Amer Ben Jeddou et le Yéménite Sultan Maqtari.
Le calligraphe Amer Ben Jeddou a mentionné un projet réalisé grâce à l’expertise de Sultan Maqtari, propriétaire de la fameuse police Sultan, chercheur, calligraphe, concepteur de polices de caractères et artiste numérique professionnel.
Maqtari a conçu plus de 50 polices de caractères arabes qui ont été publiées gratuitement sur Internet en tant que polices expérimentales non commerciales. Il est le premier à informatiser, l’ancienne écriture sud-arabe, Musnad, qui a été approuvée, en 2008, par le comité international des chercheurs et scientifiques américains et accepté d’être inclue dans le code standard international (Unicode).
Notons que la salle des manuscrits au Musée National des Arts Islamiques de Raqqada, -qu’abrite la ville de Raqqada site de la seconde Capitale des Aghlabites-, qui se trouve à un Kilomètre de la ville de Kairouan, renferme « une riche collection de feuillets de coran sur parchemin appartenant à la bibliothèque de la Grande mosquée de Kairouan témoignant de l’évolution des styles d’écriture et d’ornementation (du IIle H./VIIIe ap. J.C. au VIIIe H./XIV siècle ap. J.-C. ».
Créé en 1994, le Laboratoire national pour la sauvegarde et la restauration des manuscrits de Raqqada est une unité à caractère scientifique relevant de l’Institut national du Patrimoine (INP) et qui a son siège du Musée National des Arts Islamiques de Raqqada. Préserver le fonds national des manuscrits et les restaurer, recourir aux méthodes scientifiques et techniques modernes, utilisées dans ce domaine, en collaboration avec les institutions étrangères et internationales spécialisées, sont parmi ses attributions.
La Calligraphie arabe au patrimoine mondial de l’Unesco
La « calligraphie arabe : compétences, savoirs et pratiques » est inscrite sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Annoncée fin 2021, l’inscription est le fruit d’une candidature arabe commune déposée en 2020 par 16 pays : Algérie, Arabie Saoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Iraq, Jordanie, Koweït, Liban, Mauritanie, Maroc, Oman, Palestine, Soudan, Tunisie et Yémen.
« Trait majeur de la culture arabo-musulmane, la calligraphie s’est affirmée comme un socle identitaire et une pratique complexe où se côtoient, sinon se croisent, l’art, le sacré et les médiations philosophiques au sein de la société avec sa mémoire, ses valeurs et les tendances qui la marquent, selon les époques. », lit-on dans la description de cet élément du patrimoine immatériel.
Selon le même document, «la calligraphie pratiquée en Tunisie fait partie intégrante de la calligraphie arabe en général, et celle du Maghreb en particulier. Si sa genèse s’inscrit dans le contexte de la conquête arabo-musulmane du Maghreb, elle a vite évolué, notamment après la fondation de Kairouan, en 670, qui devient la capitale de l’Etat aghlabide et le centre scientifique et culturel de tout le nord de l’Afrique, ce qui a donné naissance à la calligraphie kairouanaise inspirée de Koufa et son dérivé le coufique ou le kairouanais fleuri ».
La calligraphie arabe désigne la pratique artistique consistant à retranscrire l’écriture arabe manuscrite avec fluidité, afin d’exprimer harmonie, grâce et beauté, indique le site de l’Unesco. Elle utilise les vingt-huit lettres de l’alphabet arabe, rédigé en écriture cursive de droite à gauche.
Cet art arabo-islamique est caractérisé par la fluidité de l’écriture qui offre des possibilités infinies dans l’usage des lettres, dans les œuvres traditionnelles aussi bien modernes.
Traditionnellement, les tiges de roseau et de bambou forment les techniques d’écriture le plus souvent en usage sur du papier qui est fabriqué à la main et enduit d’amidon, de blanc d’œuf et d’alun. Ces matériaux naturels constituent des outils d’écriture avec de l’encre, fabriqué à partir d’ingrédients tels que le miel, la suie et le safran.
La calligraphie moderne utilise fréquemment des marqueurs et des peintures synthétiques et de la peinture en bombe spray est utilisée pour les calligraffiti peints sur les murs, les panneaux et les bâtiments. Les artisans et les designers ont recours à la calligraphie arabe pour réaliser des ornementations artistiques, par exemple sur le marbre, les sculptures sur bois, la broderie et la gravure sur métal.
Le Quotidien avec TAP
Il était candidat à la présidentielle : Condamnation de Imed Daimi à un an et demi de prison
Le tribunal de première instance de Tunis a rendu, ce mercredi, un jugement par contumace contre Imed Daimi, l’homme politique qui s’est porté candidat à la présidentielle de 2024. Il a été condamné à un an et demi de prison pour avoir attribué à un fonctionnaire public des faits sans preuves et pour avoir nui à autrui via les réseaux sociaux.
Cette affaire fait suite à une plainte déposée par un fonctionnaire d’une administration publique. Le ministère public avait alors transféré le dossier à la chambre pénale du tribunal de Tunis, laissant Daimi libre jusqu’à la décision de justice.
Ministère de la Défense : projet de budget de 4445 millions de dinars
Le ministre de la Défense, Khaled Sehili, a indiqué, lors de la plénière à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), que le budget alloué à son département l’année prochaine est de 4445 millions de dinars, dont seulement 20% à titre d'investissement.
Il précisé que l'armée nationale a effectué 990 opérations, auxquelles ont pris part plus de 17 mille militaires, au cours desquelles 659 contrebandiers ont été arrêtés et 365 mille comprimés psychotropes, trois millions de paquets de cigarettes, 121 mille litres de carburant et 304 véhicules de contrebande ont été saisis.
Quant aux unités maritimes, elles ont déjoué 120 tentatives d'immigration irrégulière et arrêté 4102 migrants. De son côté, le génie militaire est intervenu à 138 reprises pour démanteler 380 mines et bombes datant de la seconde Guerre mondiale.
Par ailleurs, 2 mille militaires ont été mobilisés pour assurer le bon déroulement du travail dans les sites de production de l'énergie.
Khaled Sehili a fait savoir que son département a mis en place une stratégie pour améliorer les capacités opérationnelles des unités militaires, de la justice militaire, de la gouvernance administrative et financière, de la gestion des ressources humaines, de la promotion de la recherche scientifique et de la lutte contre l'immigration irrégulière et l'appui aux efforts d'investissement.
Il a précisé que la situation sécuritaire est calme et que les différentes unités militaires sont en parfaite condition opérationnelle et prêtes à faire face aux menaces.
Tunisie : la Banque mondiale prévoit une croissance de 1,2% en 2024 et de 2,3% pour 2025-2026
L’économie tunisienne a enregistré, selon la dernière édition du rapport sur la conjoncture économique de la Banque mondiale, une croissance de 0,6% au premier semestre 2024, soit un léger progrès par rapport à 2023.
Dans son rapport, la BM a mis en exergue l’apparition de quelques signes encourageants, notamment en ce qui concerne l’amélioration du solde extérieur et la baisse de l’inflation.
Le secteur agricole montre des signes de reprise. En revanche, d’autres secteurs majeurs, à l’instar du pétrole, du gaz, du textile et de la construction demeurent, selon le même rapport, confrontés à des défis.
Le rapport, intitulé « Équité et efficience du système fiscal tunisien », prévoit une croissance de l’économie tunisienne de 1,2% pour 2024 et de 2,3% pour 2025-2026, soulignant la nécessité d’accroître les investissements pour soutenir la croissance et renforcer la compétitivité économique.
Les énergies renouvelables représentent un secteur en pleine expansion, avec des investissements et une concurrence en hausse. Le programme national prévoit 500 mégawatts de nouvelles capacités solaires dans les régions de Kairouan, Sidi Bouzid et Tozeur, et le gouvernement vise 1.700 mégawatts supplémentaires d’ici 2026. Cet effort devrait porter la part des énergies renouvelables à 17% du mix électrique, réduisant ainsi les importations de gaz d’environ 1 million de tonnes équivalent pétrole, soit près de 30% des importations de gaz en 2023.
La Tunisie a réussi à réduire son déficit courant, profitant de conditions favorables, comme la baisse des coûts d’importation d’énergie, la hausse des prix de l’huile d’olive et la reprise du tourisme. Le déficit commercial a baissé de 3,4% sur les neuf premiers mois de 2024, représentant désormais 7,8% du PIB contre 8,8% en 2023. L’inflation a chuté à 6,7% en septembre 2024, son plus bas niveau depuis janvier 2022, tandis que l’inflation alimentaire reste stable à 9,2%.
Le pays se tourne de plus en plus vers des sources de financement internes, avec une part de la dette publique domestique passant de 29,7% en 2019 à 51,7% en août 2024. Cependant, cette tendance réoriente une partie des financements bancaires vers le gouvernement, réduisant leur disponibilité pour le reste de l’économie et générant des risques pour la monnaie et la stabilité des prix.
Dans sa deuxième partie, le rapport a évoqué le système fiscal tunisien, insistant sur un meilleur équilibre entre la taxation du travail et celle du capital pour promouvoir davantage d’équité.
La Banque mondiale a affirmé que le système fiscal pourrait être plus équitable et plus efficace, mettant en exergue une hausse des recettes de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), contre une diminution des recettes de l'impôt sur les sociétés (IS).
« Les taxes et cotisations sociales élevées, y compris pour les revenus modestes, encouragent l’informalité et limitent l’emploi et la rémunération », peut-on lire dans le rapport qui recommande plus de transparence dans le système fiscal afin de renforcer l’équité et la responsabilité.
L’introduction d’une taxe foncière annuelle et l’augmentation des taxes sur les carburants en 2023 sont des avancées positives, et un rééquilibrage de la fiscalité, ainsi qu’un renforcement de la taxe carbone, pourraient contribuer à un cadre économique plus stable et durable.
Festival du court-métrage au Bardo : cinq films tunisiens primés
Le rideau est tombé avant-hier, le dimanche soir, sur la première édition du festival du court-métrage au Bardo qu’a organisé Dar Masrahi du 6 au 10 novembre 2024 et qui a vu la programmation dans sa compétition officielle de 31 courts-métrages issus de 7 pays : l’Algérie, l’Allemagne, l’Egypte, la France, le Maroc, la Palestine et la Tunisie qui participe massivement avec 17 films.
Placée sous le thème « Liberté pour la Palestine, Solidarité avec le Liban », cette première édition a dévoilé dimanche son palmarès. Cinq films tunisiens ont été primés dans les trois compétitions : « Compétition du court-métrage », « Compétition des écoles de cinéma » et « La compétition du téléphone mobile ».
· Compétition des courts-métrages
- Le 1er prix : « Mother » de Najoua Khéchimi (Tunisie)
- Le 2ème prix : « Aldja » de Charef Hajjej (Algérie)
- Mention spéciale : « Waterzimmer » de Abdelhamid Bessi & Yasmine ben Salah (Tunisie Allemagne)
· Compétition des écoles de Cinéma
- Le 1er prix : « Bahr » (Mer) de Bilal Abou Samra (Egypte)
- Le 2ème prix : « Catharsis » de Abdelaziz Selmi & Baya Chikhi (Tunisie)
- Mention spéciale : « Samina » de Ahmed Barkia (Tunisie)
· Compétition du téléphone mobile
- Le 1er prix : « Assif » de Yassine Ait Faguir (Maroc)
- Le 2ème prix : « The last day » de Mahmoud Ibrahim (Egypte)
- Mention spéciale : « Mon double » de Karama Sayadi (Tunisie)
Ces films tunisiens à l’affiche du Festival international du film de la Mer Rouge (RSIFF)
Les films « Aïcha » de Mehdi M. Barsaoui et « Les Enfants rouges » de Lotfi Achour sont en lice pour les Yusr Awards lors de la 4èmeédition du Festival international du film de la Mer Rouge (RSIFF), qui se tiendra du 5 au 14 décembre 2024 à Djeddah, dans le quartier historique d’Al-Balad, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en Arabie Saoudite.
Coproduction internationale de 2023, réunissant la Tunisie, la France, l’Italie, l’Arabie Saoudite et le Qatar, « Aïcha (123′) » a fait sa première mondiale à la Mostra de Venise dans la section Orizzonti et a remporté le prix du meilleur film méditerranéen de la Mostra de Venise 2024, attribué par l’Académie des beaux-arts de Venise. L’histoire suit Aya, une jeune femme qui, après un tragique accident, décide de quitter sa vie à Tozeur pour recommencer à Tunis. Le casting comprend Fatma Sfar, Nidhal Saadi, Yasmine Dimassi, et Hela Ayed.
« Les enfants rouges » (100′) est une coproduction de 2024 entre la Tunisie, la France et la Belgique, réalisée par Lotfi Achour. Inspiré de faits réels, ce film se déroule en 2015 dans la montagne de Mghila, au nord-ouest de la Tunisie. Le film raconte l’histoire poignante d’un enfant confronté à des réalités sociales impitoyables et à des traumatismes profonds. Lotfi Achour a remporté le Bayard d’Or du meilleur film au Festival International du Film Francophone (FIFF) de Namur, tandis que le Bayard de la meilleure photographie a été attribué à Wojciech Staron.
D’autres films tunisiens figurent également dans le catalogue du RSIFF 2024 : « Fragments de vie » d’Anis Ben Dali (2023) et « On the Edge » de Sahar El Echi qui sont inscrits dans la compétition des courts métrages, avec 26 films provenant du monde arabe, de l’Afrique, et de l’Asie.
Le film "Agora" (102′), écrit et réalisé par Ala Eddine Slim, fera sa première arabe dans la section « Coups de cœur », dédiée à la promotion de la diversité culturelle.
Il est à noter que l’édition 2024 du Festival international du film de la Mer Rouge (RSIFF) se démarque par la programmation de 49 premières mondiales et internationales.
Le secteur huile d’olive : Vers un ajustement profond
En 2024, les recettes d'exportation ont connu une hausse significative, atteignant 4,8 milliards de dinars, ce qui témoigne d'une dynamique positive dans le secteur. Cependant, malgré ces succès, l'Office National de l'Huile (ONH) nécessite une attention particulière et des réformes profondes.
Sous cet angle, l’ONH joue un rôle central dans l'économie tunisienne, notamment par la production et l'exportation d'huile d'olive.
Une filière en mutation
La Tunisie se positionne comme l'un des principaux producteurs d'huile d'olive au monde, avec environ 1.750 huileries et une production estimée à 340 mille tonnes pour la saison 2024-2025. Les exportations ont également augmenté, avec près de 181.258 tonnes expédiées, dont une part significative est conditionnée pour le marché international.
Cette croissance est soutenue par une demande mondiale croissante et des prix compétitifs, avec un prix moyen d'environ 26.508 dinars par tonne. Toutefois, cette réussite cache des défis internes qui pourraient freiner la durabilité de cette croissance.
Malgré les chiffres encourageants, l'ONH nécessite selon plusieurs parties prenantes au secteur, une évolution notable dans sa gestion et son organisation. Le Président de la République Kais Saïed a récemment souligné la nécessité d'une réforme pour optimiser la cueillette des olives et améliorer l'efficacité des opérations de l'office. Les défis portent notamment sur la consolidation de l’adaptation de l'ONH, d’une manière optimale, aux évolutions du marché tout en répondant, convenablement, aux attentes des producteurs locaux.
Impact sur la production
Les agriculteurs tunisiens ressentent directement les effets de cette situation. Bien que la production nationale soit élevée, les petits producteurs soulèvent dans certains cas des interrogations au sujet des interventions de l'ONH lors des récoltes. Les appels à une meilleure coordination entre les huileries et l'office se multiplient, afin de garantir un soutien adéquat aux producteurs surtout durant la période critique de récolte.
Actuellement, les liens entre les différents maillons de la chaîne de valeur oléicole ne sont pas suffisamment formalisés, ce qui entraîne une fragmentation du secteur. Les petits producteurs, souvent en concurrence avec des acteurs plus importants, se sentent désavantagés par cette situation.
Vers un ajustement profond
Pour garantir un avenir florissant à l'industrie oléicole tunisienne, l'Office National de l'Huile (ONH) doit impérativement initier un processus de réforme structuré et efficace. Parmi les mesures à envisager, la modernisation des infrastructures est primordiale.
Cela inclut la mise à niveau des huileries existantes pour intégrer des technologies de pointe, telles que des systèmes de trituration à chaîne continue, permettant une production plus rapide et de meilleure qualité. En parallèle, il est essentiel d'améliorer la formation des producteurs en leur offrant des programmes d'éducation sur les meilleures pratiques agricoles et les techniques de récolte, afin d'optimiser la qualité des olives dès le champ.
Une stratégie de marketing renforcée est également nécessaire pour positionner l'huile d'olive tunisienne sur les marchés internationaux. De plus, l'ONH devrait encourager une collaboration accrue entre les différents acteurs du secteur, y compris les producteurs, les transformateurs et les distributeurs, afin de créer un réseau solide qui favorise l'échange d'idées et de ressources.
L'appui de la prospérité de l'ONH repose sur sa capacité à s'adapter aux exigences contemporaines du marché tout en soutenant ses producteurs. Le potentiel de l'industrie oléicole tunisienne est immense, mais il nécessite une approche proactive et des actions concrètes pour transformer ces opportunités en succès durables.
Le déficit commercial s’allège à -15716 MD à fin octobre 2024
Le déficit commercial s’est allégé pour s’établir à un niveau de (-15716 MD) au cours de l'année 2024, contre (-15853,1 MD), durant les dix premiers mois de l’année 2023. Le taux de couverture a gagné 0,6 point par rapport à la même période de l’année 2023 pour s’établir à (76,7%), d’après la note sur le Commerce Extérieur aux prix courants pour octobre 2024 publié, lundi soir, par l'Institut National de la Statistique (INS).
Ce déficit provient principalement du déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (- 7353,4 MD), la Russie (-4700,6 MD), l’Algérie (-3534,5 MD), la Turquie (-2286,9 MD), l’Inde (-1182,8 MD) et l’Ukraine (-1157 MD). En revanche, le solde de la balance commerciale des biens a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement la France (4335,6 MD), l’Italie (1467,5 MD), l’Allemagne (1932,5 MD), la Libye (1790,2 MD) et le Maroc (176,3MD). D’autre part, il est à noter que le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à (-6319,3 MD), tandis que le déficit de la balance énergétique s’établit à (-9396,7 MD), contre (-8524,9 MD) durant les dix premiers mois de l’année 2023.
Augmentation des exportations de 2,1%
Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants, durant les dix premiers mois de l’année 2024, montrent que les exportations ont augmenté de (+2,1%) contre (+6,9%) durant la même période en 2023. Elles ont atteint le niveau de 51623,4 MD contre 50550 MD durant les dix premiers mois de l’année 2023.
L’augmentation observée, durant les dix premiers mois de l’année 2024, concerne essentiellement les exportations du secteur des industries agro-alimentaires qui ont augmenté de (+25,4%), les exportations du secteur de l’énergie de (+23,8%) ainsi que les exportations du secteur des industries mécaniques et électriques de (+1,4%).
En revanche les exportations du secteur de mines, phosphates et dérivés ont baissé de (-24,8%) et celles des textiles, habillement et cuirs de (-5,4%).
Les exportations tunisiennes vers l’Union Européenne (69,4% du total des exportations) sont quasi stables (+0,2%). Cette évolution est expliquée d’une part, par la hausse des exportations vers plusieurs partenaires européens, tels que l’Italie (+4,2%), l’Espagne (+9,8%) et l’Allemagne (+0,5%) et d’autre part, par la baisse observée avec la France (-2,2%) et Les pays Bas (-28,6%).
Vers les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Algérie (+43,9%). En revanche elles ont baissé avec la Libye (-12,4%), avec le Maroc (-14,1%) et avec l’Égypte (-6,9%).
Hausse des importations de 1,4%
Quant aux importations, elles ont enregistré une hausse (+1,4%) contre (-3,3%) durant la même période en 2023. En valeur les importations ont atteint 67339,4 MD contre 66403,2 MD, durant les dix premiers mois de l’année 2023.
La hausse des importations (+1,4%) provient, d’une part, de l'augmentation enregistrée au niveau des importations des produits énergétiques (+13,4%), des biens d’équipement (+4,6%) et des biens de consommation (+5,2%) et d’autre part, de la baisse observée au niveau des importations des matières premières et demi-produits (-4,3%) et du groupe des produits alimentaires ( -12,5%).
Pour ce qui est des importations avec l’Union Européenne (43,4% du total des importations), elles ont enregistré une hausse de (+1,8%) pour s’établir à 29209,5 MD. Les importations ont augmenté avec l’Allemagne (+11,1%), l’Espagne (+7,2%) et la France (+0,6%). En revanche elles ont baissé avec l’Italie (-2,8%), les Pays Bas (-9,9%) et la Belgique (-13,9%). Hors union européenne, les importations ont augmenté avec la Chine (+4,7%), l’Inde (+2,5%) et la Suisse (+17,3%). En revanche elles ont baissé avec la Russie (-21%) et la Turquie (-9,5%).
Ligue des champions d'Afrique : Le programme de L'Espérance
La CAF vient d'annoncer le programme des matches aller de la phase de poules de la Ligue des champions d'Afrique. Le représentant tunisien dans cette épreuve prestigieuse, L'Espérance de Tunis. se présente comme suit:
Mardi 26 novembre : Esperance- Djoliba du Mali 20h à Rades
Vendredi 6 décembre : Sagrada Esperanza ( Angola)- Espérance 17 h à Luanda
Samedi 14 décembre : Pyramids ( Egypte)-,Espérance. 20h au Caire
J.B
Les Aigles de Carthage arrivent en Afrique du Sud
La sélection tunisienne s'est envolée hier soir vers 22 heures à destination de Johannesburg où aura lieu le match contre Madagascar entrant dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2025 jeudi à partir de 18 heures.
L'arrivée de la délégation est programmée pour ce matin à 11 heures. Rappelons que ledit match sera retransmis en direct par beinsport France et beinsport arabe. Les hommes de Kais Yacoubi sont appelés à réussir ce rendez-vous pour garder leurs chances de qualification intactes.
J.B
Chèques sans provision : 75% des détenus libérés
La ministre de la Justice, Leila Jaffel, a confirmé lors de la séance plénière au Parlement consacrée à l'examen du budget de son ministère pour l'année 2025 que la nouvelle loi relative aux chèques entrera en vigueur à partir de février 2025.
Jaffel a précisé que les affaires ayant eu lieu avant l’entrée en vigueur de cette loi sont en cours de traitement, soulignant que l'initiative de régularisation doit venir des détenus incarcérés ou des personnes en liberté condamnées par contumace.
La ministre a indiqué que 75 % des détenus pour des chèques sans provision ont déposé leurs demandes et ont été libérés.
Elle a, dans ce contexte, expliqué que le nombre de détenus en prison pour chèques sans provision était de 542 au 2 août. Elle a ajouté que 111 personnes ont été libérées le 9 septembre, et que le nombre de libérés s’élevait à 406 au 4 novembre.
Le projet « Via Bagrada » à Testour : Pour une vraie valorisation touristique et économique du Nord-Ouest tunisien
Les 9 et 10 novembre 2024, Testour a accueilli « Via Bagrada », un événement à l’initiative de « Museum Lab », association qui œuvre pour redynamiser le secteur du patrimoine tunisien. Ce rassemblement est l’aboutissement d’une résidence d’artistes, d’artisans, de spécialistes du patrimoine, et de jeunes passionnés, organisée par « Museum Lab » pour soutenir les acteurs locaux. « Via Bagrada » a pour ambition d’intégrer les dimensions économique, culturelle, patrimoniale et écologique de la région dans un projet de développement durable.
Cet événement a également vu le lancement de l’application « Via Bagrada », une plateforme de découverte immersive et en temps réel des trésors cachés de la région. En s'appuyant sur un an de travail collaboratif, « Museum Lab » a conçu cet événement pour que chaque aspect du Nord-Ouest – des artisans aux paysages naturels en passant par le patrimoine historique – soit mis en lumière et soutenu par des initiatives de valorisation durable.
Panels thématiques
Le Nord-Ouest tunisien se distingue par la diversité de ses ressources naturelles, son patrimoine culturel et ses savoir-faire artisanaux. Consciente de ce potentiel, « Museum Lab » a initié une série de panels qui abordent les forces spécifiques de cette région en termes d’économie, d’écologie et de tourisme culturel. Ces panels ont réuni des experts et acteurs locaux pour discuter des atouts et des défis du développement régional.
Le premier panel a, par exemple, mis en avant les produits de terroir, véritables ambassadeurs du Nord-Ouest, en soulignant leur potentiel pour stimuler l’économie locale. D'autres discussions se sont concentrées sur des initiatives écologiques, l’hébergement alternatif et les événements culturels comme piliers de l'attractivité touristique. Par ces panels, « Museum Lab » a cherché à montrer que la valorisation économique de la région passe par la mise en valeur des ressources locales et des savoir-faire traditionnels. Les échanges ont souligné l’importance de créer un développement ancré dans l'identité régionale et respectueux de l’environnement.
Circuits immersifs : Explorer le Nord-Ouest autrement
Le Nord-Ouest tunisien offre un cadre naturel préservé et une riche histoire, qui en font un lieu privilégié pour les circuits touristiques immersifs mais malheureusement non exploité comme il se doit. « Museum Lab » a su capitaliser sur cette spécificité en créant des expériences de découverte qui allient aventure, histoire et écologie. Ces circuits – qu’ils soient pédestres, en canoë ou à vélo – permettent aux visiteurs de s’immerger dans la beauté naturelle et culturelle de la région. Le site archéologique de Thignica et la ville historique de Testour, par exemple, sont des témoins vivants de civilisations passées qui révèlent la profondeur historique de la région. « Museum Lab », par le biais de l’application « Via Bagrada », facilite l’accès à ces lieux et propose une navigation intuitive pour les visiteurs à la recherche d’expériences inédites. Ces parcours offrent aux touristes et aux visiteurs la possibilité de redécouvrir la région en adoptant une approche responsable et enrichissante, connectée aux ressources locales et au patrimoine.
Ateliers de savoir-faire
Avec sa diversité artisanale, le Nord-Ouest tunisien regorge de savoir-faire précieux qui participent à l’identité de la région. Consciente de cette richesse, « Museum Lab » a travaillé avec les artisans locaux pour créer des ateliers où ces techniques ancestrales peuvent être transmises aux visiteurs. Que ce soit la fabrication de fromage, la broderie, ou la préparation de confitures, ces ateliers sont autant de témoignages d’un patrimoine immatériel en perpétuel renouveau. Grâce à « Via Bagrada », les visiteurs peuvent découvrir et participer à ces ateliers, prenant ainsi une part active dans la préservation de ces traditions. Pour les artisans, « Via Bagrada » est une opportunité de s'ouvrir à un marché plus large et de renforcer leur visibilité au-delà de leurs communautés locales. Les formations en médiation culturelle proposées par « Museum Lab » aux jeunes de la région garantissent un accueil de qualité, où le patrimoine et la tradition deviennent des sources d’attractivité et de prospérité pour l’économie locale.
Marché du terroir et opportunités économiques
Le Nord-Ouest tunisien possède un savoir-faire artisanal unique, qui contribue grandement à l'économie locale et au dynamisme de la région. « Museum Lab » a compris l'importance de ces artisans dans le tissu économique régional et a intégré leur participation dans le Marché du Terroir de « Via Bagrada ». Ce marché offre aux producteurs locaux l'occasion d’exposer leurs créations, comme les cosmétiques naturels, les objets en bois, et les spécialités culinaires sans gluten. En attirant une clientèle extérieure, « Museum Lab » permet aux artisans de diversifier leurs revenus et de s’ouvrir à de nouveaux débouchés commerciaux. En parallèle, l’association a soutenu des formations pour renforcer la visibilité et la commercialisation des produits des artisans, créant ainsi une économie de proximité autour du patrimoine régional. Le succès de ce marché reflète l’approche stratégique de « Museum Lab », qui vise à transformer les savoir-faire locaux en vecteurs de croissance économique durable.
L’édition 2024 de « Via Bagrada » a confirmé que le développement touristique et économique du Nord-Ouest tunisien passe par la valorisation de sa culture et de son patrimoine, qu’il soit matériel ou immatériel. En créant des ponts entre tradition et innovation, « Museum Lab » offre aux acteurs locaux les moyens d’optimiser leur potentiel économique et d’élargir leurs horizons. « Via Bagrada », en tant que modèle de tourisme responsable, montre que l’avenir de cette région réside dans la promotion d’un patrimoine vivant et accessible, capable de séduire aussi bien les visiteurs que de répondre aux aspirations de la communauté locale.
Le Quotidien avec communiqué
Sommet de Riyad : Appel à la fin du génocide israélien à Gaza et au Liban
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'étranger, Mohamed Ali Nafti, a dirigé la délégation tunisienne lors du sommet conjoint de la Ligue arabe et de l'Organisation de la coopération islamique, tenu le lundi 11 novembre 2024 à Riyad.
Ce sommet a été consacré à l'examen d'une action collective arabe et islamique pour mettre fin au génocide mené par l'entité occupante contre le peuple palestinien sans défense, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
À cette occasion, le ministre tunisien a réaffirmé le soutien indéfectible de la Tunisie au droit du peuple palestinien d'établir son État indépendant et pleinement souverain sur l'intégralité de son territoire, avec Jérusalem comme capitale.
Il a également appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités politiques, juridiques et morales pour imposer un arrêt immédiat de la guerre que subit le peuple palestinien depuis plus d'une année et pour garantir des passages sécurisés permettant l’entrée de l’aide humanitaire urgente et nécessaire.
Nafti a aussi réitéré le soutien total de la Tunisie au Liban frère pour repousser les agressions dirigées contre son peuple et son droit à défendre sa sécurité et sa souveraineté nationale.
Il a souligné que la situation exige un éveil de la conscience humaine et une intensification des efforts internationaux sincères et sérieux face à la gravité des circonstances, qui représentent une menace réelle et directe pour la sécurité et la stabilité dans la région.
En marge de ce sommet, le ministre a tenu plusieurs rencontres avec ses homologues des États membres de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique.
Aviron : La Tunisie remporte le titre africain
Les équipes nationales tunisiennes d'aviron de plage ont remporté la deuxième édition du Championnat d'Afrique de la discipline (toutes catégories) en décrochant 6 médailles d'or et deux d'argent, à l'issue de la dernière journée disputée lundi à Al Alamein, en Egypten rapporte l'agence Tunis Afrique Presse (TAP).
Les médailles d'or ont été l'œuvre de Yosr Hedhli (individuel juniors), Mohamed Rayane Hafsa (individuel U23), Héni Sbaitia (individuel seniors), Khedija Krimi (individuel seniors), Yosri Hedhli (individuel juniors), du quatuor Héni Sbaitia, Sarra Zammali, Khedija Krimi et Salma Dhaouadi (quatre de couple mixte), Yosri Hedhli (individuel juniors) et de l'équipe composée d'Iheb Aouane, Yosr Hedhli, Yoldez Othmani, Yosri Hedhli et Salma Dhaouadi (mixte juniors).
La deuxième place a été occupée par l'Egypte avec trois médailles d'or et quatre médailles d'argent tandis que l'Algérie s'est classée troisième avec trois médailles d'argent et trois autres de bronze.
Affaire Henchir Chaâal : Mandat d'arrêt contre un ancien ministre de l'Agriculture
Le premier juge d'instruction du pôle judiciaire économique et financier a émis, ce lundi 11 novembre 2024, un mandat d'arrêt contre un ancien ministre de l'Agriculture, avec report à une date ultérieure de son audition dans l'affaire liée aux soupçons de corruption financière et administrative à Henchir Chaâal.
Le juge d'instruction chargé du dossier avait précédemment émis des mandats d'arrêt contre l'homme d'affaires et président du club sfaxien, Abdelaziz Makhloufi, en plus d'un cadre au sein d'un complexe administratif et d'autres prévenus dans le cadre de la même affaire.
















