Le budget de l’État 2025 estimé à 78,2 milliards de dinars, une hausse de ,5 milliards de dinars
Le budget de l’État pour l’année 2025 est estimé à 78,2 milliards de dinars, soit une hausse de 2,5 milliards de dinars par rapport aux résultats actualisés pour l’année 2024.
Les estimations du projet de budget pour 2025 ciblent, notamment, le renforcement des ressources propres, le développement et la numérisation de l’administration, selon les commissions des finances relevant de l'Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et du Conseil national des Régions et des Districts (CNRD).
Le Gouvernement a pris en considération lors de l’élaboration du budget de l’Etat 2025, les résultats prévus pour l’exercice 2024 en se basant sur l’état d’exécution du Budget de l'Etat à fin août 2024. Il s’agit, également, de la stabilisation du taux de croissance du PIB aux prix courants à 3,2% en 2025 et le taux du prix du baril de pétrole brut "Brent" aux alentours de7,4 dollars le baril.
Selon la même source, les estimations du budget de l’Etat 2025 reposent sur la stabilité du taux de change du dinar face aux principales devises étrangères, l’amélioration de 4,2% du rythme de développement des importations de marchandises outre la stabilité des prix des produits alimentaires de base sur les marchés internationaux.
Le gouvernement œuvrera en 2025 à poursuivre la réforme fiscale, l’élargissement de l’assiette fiscale, l'intégration du secteur parallèle, la lutte contre l’évasion fiscale et la rationalisation des avantages fiscaux et financiers.
Il s’agit, également, de renforcer le rôle social de l’Etat en allouant les enveloppes nécessaires pour la subvention des produits de base, les hydrocarbures et le transport ainsi qu’assurer la régularité du marché intérieur et soutenir les catégories démunies.
Le budget de l’Etat 2025 repose, en outre, sur le renforcement des ressources non fiscales et l’accélération des délais d’exécution des projets publics et privés, outre le développement de la gouvernance des entreprises publiques et la lutte contre les changements climatiques.
Les résultats provisoires de l’exécution du budget de l’État à fin août 2024, font état que ce dernier (budget de l’Etat) a atteint 75,6 milliards de dinars contre 77,8 milliards de dinars estimés pour l’année 2024, soit une hausse de 9,4% par rapport aux résultats de l’année 2023.
Les dépenses pour toute l’année 2024 devront atteindre environ 56,9 milliards de dinars enregistrant une hausse de 5,7% par rapport aux résultats enregistrés à fin l’année 2023.
Projet du budget de l’Etat 2025 : hausse de 5,7% des recettes
Le gouvernement prévoit, dans le cadre du projet du budget de l’Etat, au titre de l’année 2025, une hausse des recettes de 5,7%, et une légère augmentation des dépenses de 0,04%.
Selon le rapport des commissions des finances de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), sur le projet du budget de 2025, les recettes devront atteindre près de 50 milliards de dinars, contre 47,3 milliards de dinars, prévus au cours de 2024, soit une évolution de près de 2,7 milliards de dinars.
Les ressources propres représentent près de 63,9 % du total des ressources de l’Etat, contre 62,5 % prévus au titre de l’année 2024, lesquelles sont réparties sur des recettes fiscales d’une valeur de 45,2 milliards de dinars, et des recettes non fiscales estimées pour l’année 2025, à 4,4 milliards de dinars.
Les recettes fiscales devront augmenter de 7,3% au titre de l’année 2025 par rapport à 2024.
Le gouvernement a estimé la valeur des ressources de trésorerie générale, dans la limite de 28,2 milliards de dinars, représentant 36% des ressources de l’Etat, provenant des ressources d’endettement de près de 28 milliards de dinars et d’autres ressources de trésorerie, de l’ordre de 200 millions de dinars.
Les ressources d’endettement, au cours de l’année 2025, seront réparties comme suit : 6,1 milliards de dinars sous forme de dette extérieure et 21,8 milliards de dinars sous forme de dette intérieure.
Le gouvernement a programmé des dépenses de l’ordre de 59,8 milliards de dinars, au cours de l’année 2025, avec une hausse de près de 23 millions de dinars par rapport à 2024.
Les dépenses salariales sont de l’ordre de 24,3 milliards de dinars, celles des interventions sont de près de 20,5 milliards de dinars et celles d’investissement sont de l’ordre de 5,4 milliards de dinars.
Les charges salariales (24,3 milliards de dinars en 2025) ont enregistré une hausse de près de 678 millions de dinars (MD) par rapport à l’enveloppe consacrée au budget de l’Etat de 2024, soit une augmentation de près de 2,8 %.
Les dépenses salariales représentent 13,3 % du produit intérieur brut (PIB), contre 13,5 % estimés dans la loi de finances 2024. Elles représentent 40,8 % des dépenses du budget au titre de l’année 2025, conte 39,6 % estimé dans la loi de finances de 2024.
Zoubeir Lasram : un nouveau triste départ
L’artiste plasticien Zoubeir Lasram est décédé le mercredi 06 novembre, à son domicile à la Marsa, en banlieue de Tunis, à l’âge de 77 ans.
Dans un faire-part publié, hier, le jeudi 7 novembre, le ministère des Affaires culturelles a, rappelé l’œuvre d’un grand artiste, écrivain et universitaire qui était parmi les figures incontournables de la scène culturelle.
Zoubeir Lasram (1947- 2024) est diplômé de l’Ecole des beaux- arts de Tunis. Tout au long de son parcours artistique, il a eu de nombreuses expositions sur des thèmes assez variés. Ses toiles témoignent de son amour pour la nature, son thème de prédilection. Les couleurs et la lumière sont largement présents dans ses œuvres teintées d’un certain réalisme où la nature et ses composantes sont omniprésentes.
En tant qu’écrivain, Zoubeir Lasram avait un grand intérêt pour l’histoire de l’art. Il est auteur de livres bibliographiques en français dédiés à d’éminents peintres tunisiens à l’instar de Hédi Turki et Rafik El Kamel.
« Rafik El Kamel » est un beau livre composé de 244 pages paru chez Cérès éditions, en 1992 dans lequel l’auteur revient sur le parcours de Rafik El Kamel (1944-2021).
« Hédi Turki » est un ouvrage rare et luxueux, comme l’indique son éditeur, paru aux éditions Caractère (France) en 1999. Il est dédié à l’œuvre de Hédi Turki (1922-2019), un grand maître des arts en Tunisie qui avait popularisé l’art abstrait en Tunisie avec un style proche de l’expressionnisme abstrait.
En parallèle avec son parcours d’artiste-plasticien et écrivain, le défunt avait occupé plusieurs fonctions dans le secteur culturel, notamment à la tête du Festival de la Médina de Tunis dont il présidait l’association du même nom, durant plusieurs années.
Foire Internationale du Livre de Sharjah : Le « Corpus historique de la langue arabe » dévoilé
La Tunisie participe à la 43ème édition de la Foire Internationale du Livre de Sharjah, Sharjah International Book Fair - SIBF, ouverte mercredi, à Sharjah, aux Emirats-arabes-unis.
Lors d’une conférence de presse tenue, jeudi, au siège de la Foire, Expo Centre Sharjah, l’Académie de la Langue arabe (Arabic Language Academy in Sharjah) a présenté la version finale du Corpus historique de la langue arabe (Historical Corpus of the arabic language) composé de 127 volumes.
Notons que les premiers volumes de ce projet littéraire phare dédié à la langue de Sîbawayh ont été présentés durant les éditions précédentes de Sharjah International Book Fair, dont 67 volumes dévoilés en 2023.
Des chercheurs tunisiens ont pris part aux travaux de recherches et de vérification continus ayant précédé le parachèvement de ce projet de dictionnaire réalisé sur une période de sept ans, de 2018 à 2024. D’importants moyens, scientifiques et matériels, ont été mis à la disposition d'une équipe de linguistiques et spécialistes de l’histoire de la langue arabe issus des différents pays arabes ayant collaboré dans la réalisation de ce projet littéraire d’envergure.
Les chercheurs présents ont souligné l’aspect unique du corpus historique de la Langue arabe qui offre une chronologie de l’histoire de la langue arabe, depuis l’époque préislamique en passant par les différentes époques islamiques, jusqu'à l'époque moderne. Ses 127 volumes contiennent près de 11 386 racines, 70 313 mots, 351 103 styles linguistiques, 25 840 verbes, 44 392 noms et 81 outils linguistiques, tout en tenant compte des changements survenus dans le vocabulaire arabe à travers les époques.
Un site électronique dédié au Corpus historique de la Langue arabe et ses 127 volumes sera ouvert aux universitaires, linguistes, chercheurs ainsi que les passionnés de la langue arabe. Le Corpus historique de la Langue arabe est tel un recueil qui leur permet de revenir sur près de 17 siècles dans l'histoire des mots arabes, l’Etymologie des racines arabes, le sens des mots et le développement de leurs connotations et l’évolution de la terminologie à travers les époques.
La Foire Internationale du Livre de Sharjah se tient du 6 au 17 novembre 2024.
Le Quotidien avec TAP
La présidence du gouvernement prépare un projet de loi d’incitation à l’investissement
La présidence du gouvernement a annoncé qu’un projet de loi horizontal et global sur l’incitation aux investissements sera bientôt élaboré.
Le projet de loi en question s’inscrit dans le cadre d’effort d’uniformisation de la législation régissant l’incitation aux investissements et vise à mettre fin à l’éparpillement et l’hypertrophie des textes juridiques régissant la matière, explique-t-on de même source.
Il tend également à opérer une refonte du système des incitations aux investissements et devra permettre de traiter comme il se doit les différents problèmes rencontrés dans les divers secteurs et domaines.
Le projet de loi attendu s’inscrit dans le droit-fil des mesures pratiques annoncées lors de la réunion du conseil ministériel tenu le 29 octobre dernier sous la présidence du chef du gouvernement.
Ces mesures visent entre autres à accélérer la réalisation des projets publics et à booster l’investissement.
L1 : Les arbitres de la 8e journée
La Direction Nationale d'arbitrage a désigné les arbitres qui vont officier les rencontres de la 8e journée de la Ligue 1 programmée pour ce week-end. Le sommet OB- ESZ a été confié à Oussema Ben Ishak. Voici les désignations en détails ;
Samedi
14h30 OB- ESZ Oussema Ben Ishak
14h30 ST- JSO Yusri Bouali
14h30 UST-CA Badis Ben Salah
16h30 EST- ASG Sadok Selmi
- Dimanche
14h30 ASS- EGSG Seif Ouertani
14h30 ESM- USBG Haythem Kosai
14h30 CAB- ESS Mehrez Melki
16h USM- CSS Naim Hosni
J.B
Nouvelles nominations au sein de la Tunisair
Le ministère du Transport a annoncé aujourd'hui des changements majeurs dans la structure de direction de la compagnie aérienne nationale, Tunisair, afin de renforcer la performance et la qualité des services de la compagnie.
Dans le cadre de cette réorganisation, les nouvelles nominations sont les suivantes :
- Halima Khouaja – Directrice générale de Tunisair
- Ryadh Souhil – Responsable de Tunisair Technics
- Mohamed Ben Rejeb – Directeur de Tunisie Catering
- Hamza Louati – Directeur financier central et Secrétaire général
- Issam Hmam – Directeur de l’Administration centrale de l’autorité de navigation
- Moez Triki – Responsable de l’Administration centrale pour le support produit
- Olfa Jaziri – Responsable du suivi des succursales de la compagnie
- Hayet Bouali – Responsable de la gestion centrale du produit
- Amel Bourguiba – Directrice centrale de la communication et des relations extérieures
Ces nominations font suite à la décision du ministre du Transport, Rachid Amri, de mettre fin aux fonctions de plusieurs responsables, dont le PDG de Tunisair Technics, le directeur général de Tunisie Catering, la responsable du secrétariat général et la responsable de la direction centrale du produit.
Ces mesures interviennent en réponse aux récents événements regrettables ayant entraîné des perturbations de vols entre le 1er et le 5 novembre, ainsi qu’aux manquements relevés par le ministre lors de ses dernières visites à l’Aéroport Tunis-Carthage.
Le ministère réaffirme son engagement à améliorer l’expérience des voyageurs et à garantir des standards élevés de qualité et de sécurité au sein de Tunisair.
Fraichement élu président : Trump risque 4 ans de prison à partir du 26 novembre !
Son succès éclatant du 5 novembre 2024 nous a presque fait oublier les frasques du président Donald Trump, a presque couvert le bruit des casseroles judiciaires qu’il traine. Les citoyens américains, dans ce pays dont les mœurs politiques sont à des années-lumière des standards démocratiques, ont élu le républicain en toute connaissance de cause. Ils en ont fait leur président en sachant qu’il a été condamné pour fraude fiscale, qu’il est sous le coup d’inculpations pour possession de documents TOP secrets, pour son implication dans l’assaut du Capitole (6 morts tout de même) pour faire capoter la transition, au motif que l’élection lui aurait été volée. Nous avions presque oublié mais la Justice elle n’oublie rien…
Président brillamment élu ou pas, homme le plus puissant de la planète ou pas, Trump n’échappera pas à ses tourments judiciaires. Il s’installera officiellement à la Maison Blanche en janvier 2025, d’ici-là il a rendez-vous au Tribunal pour un procès à haut risque, théoriquement. Rappelons que le 30 mai dernier le républicain a été déclaré coupable, par la justice de l’État de New York, de «falsification comptable aggravée pour dissimuler un complot visant à pervertir l’élection de 2016»…
C’est l’affaire Stormy Daniels, du nom de cette ex-actrice de films X avec qui le président aurait entretenu des relations intimes. Il lui aurait versé 130 000 dollars, un paiement déguisé en frais juridiques, pour que la dame passe sous silence une relation sexuelle en 2006, que Trump nie énergiquement, comme à son habitude. Mais la conviction de la justice est faite : le 47e président américain encourt jusqu’à 4 ans de prison, théoriquement je dis bien.
Dans un pays où l’équité des procès est aussi une affaire d’argent le réseau d’avocats du milliardaire a bien mené sa barque pour que tous les procès du républicain soient ajournés jusqu’en 2025. Trump est élu, donc ces procès n’auront pas lieu avant au moins 4 ans, sauf celui de l’affaire Daniels. Là les puissants avocats du républicain n’ont rien pu faire, il devra passer par la case Tribunal ce 26 novembre.
Bon, il n’y a aucune chance qu’il soit condamné à une peine de prison qu’il devra exécuter immédiatement, c’est certain, pas après son sacre à la présidentielle. Mais le procès aura bien lieu et un verdict sera bien rendu, le déballage public aura bien lieu et le monde entier réentendra ce que l’homme le plus puissant de la planète a fait. C’est déjà une condamnation en soi. Et puis il y a tout le reste, dans un futur pas si lointain…
Il ne sera pas éternellement dans le Bureau ovale, il devra en sortir en 2028, définitivement, à 82 ans bien tassés. Imaginez le tableau d’ici : Batailler contre les juges à cet âgé avancé. Ne nous y trompons pas, ses dossiers sont au chaud et l’attendent au tournant. La détention de documents TOP secrets, l’invasion du Capitole plus le jugement de l’affaire Daniels ne passeront pas par pertes et profits, les démocrates y veilleront.
Honteux : Le PSG se désolidarise de la banderole ''Free Palestine'' !
Pour sa première réaction à la banderole "Free Palestine" qui a été déployée par ses supporters, hier soir, en Ligue des champions, le Paris Saint-Germain s'est désolidarisé de l'action de son public, soulignant qu'il n'était pas au courant de cette initiative.
"Le club n'avait pas connaissance du projet d'affichage d'un tel message (...) Le Paris Saint-Germain rappelle que le Parc des Princes est -et doit rester- un lieu de communion autour d'une passion commune pour le football et s'oppose fermement à tout message à caractère politique dans son stade.", a précisé le club parisien, dans un communiqué.
Des supporters du PSG ont, en effet, déployé un "tifo" géant portant le message "Free Palestine, la guerre sur le terrain mais la paix dans le monde" et ce, avant le coup d'envoi de la rencontre face à l'Atlético Madrid, demandant la fin du conflit au Moyen-Orient.
Sur la banderole qui couvrait une tribune entière du Parc des princes, s'affichaient le Dôme du rocher, les drapeaux, libanais et palestinien, ainsi qu'un homme cagoulé portant un keffieh. Les agents de sécurité du stade sont immédiatement intervenus pour la retirer...
En réponse à la polémique suscitée par le tifo, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a réclamé des sanctions à l'encontre du PSG.
De son côté, le ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a indiqué que ce genre de messages politiques n'a pas sa place dans les stades et demandé des explications au Paris Saint-Germain. Il a, également, demandé à tous les clubs français de veiller "à ce que la politique ne vienne pas abîmer le sport, qui doit toujours rester un ferment d’unité".
Palestine et Ukraine : deux poids, deux mesures !
Selon certains analystes, le PSG devrait être sanctionné par l'UEFA qui interdit les messages politiques dans les stades. A l'instar de toutes les instances sportives internationales, l'UEFA s'appuie, en théorie, sur l'idée que le sport doit rester neutre et apolitique. Cependant, depuis le début de la guerre en Ukraine, l'instance européenne a dérogé à ses propres règles, en assouplissant ses mesures concernant les messages de soutien à ce pays. C’est que les droits du peuple palestinien n’ont rien à voir avec ceux du peuple ukrainien !
Rendez-vous le 14 novembre, à l’IFT, avec le romancier tunisien Hassanine Ben Ammou
La médiathèque de l’Institut français de Tunisie propose, le jeudi 14 novembre à 18h, une rencontre-débat ayant pour thème « De l’histoire à la fiction », avec Hassanine Ben Ammou, auteur des romans « El Karroussa », « Bab el Alouj », « Rahmana »...
La rencontre sera modérée par Mounira Ben Chaabane avec la complicité de la librairie Al Kitab. Les ouvrages sont disponibles dans les médiathèques de l’Institut français à Tunis, Sousse et Sfax pour la lecture et une opération de vente sur place à Tunis est envisagée.
Écrivain et romancier, considéré comme l’un des grands romanciers spécialisés dans le genre historique. Il a à son actif plusieurs ouvrages qui ont permis d’enrichir la documentation sur l’histoire de la Tunisie rédigés dans un style attrayant et léger.
« Al Karroussa », « Bab el Alouj », « Rahmana », « Bab el Falla », « El Moureskia », « El Andalousia », « El Ghouroub el Khaled », « El Kholkhal », « Am el fzou 1864 », « Forsen el Sarab » et bien d’autres sont parmi les principaux ouvrages de romancier spécialiste de l’histoire médiévale et moderne de la Tunisie. Ses œuvres ont été reproduites pour être réadaptés à la télévision et à la radio.
Au-delà de la plume, Ben Ammou a depuis longtemps trouvé refuge dans le pinceau pour réaliser des œuvres d’une autre dimension.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme « Kteb Tounsi » lancé depuis l’année dernière par l’IFT.
La Tunisie affirme son engagement vers une stratégie industrielle bas-carbone
La Tunisie s'affirme comme un pionnier régional dans la lutte contre le changement climatique.
Avec sa Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) ambitieuse, le pays s'engage résolument sur la voie d'un développement bas carbone, marquant ainsi un tournant décisif dans sa politique environnementale.
Enjeux de compétitivité
« La décarbonation des entreprises tunisiennes reste actuellement un impératif pour maintenir leur compétitivité sur le marché international », a déclaré le responsable de la Direction Générale de l’Infrastructure Industrielle et Technologique (DGIIT) au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, Adnane Zidane.
Intervenant lors d’un atelier tenu, mardi 5 novembre 2024, à Tunis, autour du thème « La décarbonation des entreprises industrielles : vers une industrie plus durable », le responsable a considéré que la décarbonation industrielle constitue actuellement un réel obstacle entravant les échanges commerciaux, notamment avec le marché européen, soulignant que la Tunisie est dotée d’une stratégie industrielle et d’innovation Horizon 2035 reposant sur une économie modernisée, compétitive et efficace dans l’utilisation des ressources et dont les émissions nettes en gaz à effet de serre seront réduites d’ici l’horizon de 2030.
Il a indiqué, sous ce même angle, que le département de l’industrie a mis en œuvre, en 2022, en partenariat avec la GIZ, le projet « Croissance Qualitative pour l’Emploi » (CQE) ayant comme principal objectif la modernisation de l’industrie tunisienne en termes de durabilité économique et écologique dans les secteurs prioritaires.
Le responsable a rappelé également que ce projet vise à renforcer les compétences des structures d’appui (la formation et la qualification des experts nationaux en comptabilité carbone et des experts en IS O50001). Il s’agit, également, d’assurer l’accompagnement d’un lot d’entreprises pour calculer leur bilan carbone et élaborer un plan d’action d’atténuation des émissions, a-t-il encore fait savoir.
S’agissant des entreprises industrielles exportatrices, Zidane précise qu’elles sont appelées à mettre en place une stratégie de décarbonation visant à accélérer leur processus de transition énergétique et à adopter des technologies propres et renouvelables.
Réduire l'intensité carbone
Dans ce contexte, il est à signaler qu’au cœur de la stratégie tunisienne se trouve un engagement audacieux : réduire l'intensité carbone du pays de 27% d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2010, avec une possibilité d'atteindre 45% sous réserve de soutien financier adéquat.
Cette initiative vise à ramener les émissions par habitant à environ 2,4 tonnes équivalent CO2, un chiffre nettement inférieur aux 7 tonnes enregistrées en 2010. Ce projet ambitieux positionne la Tunisie comme un acteur clé dans la lutte contre le réchauffement climatique en Afrique du Nord.
La stratégie tunisienne ne se limite pas à un seul secteur. Elle englobe une variété de domaines cruciaux, notamment l'énergie, l'industrie, l'agriculture et la gestion des déchets. Une attention particulière est portée à l'industrie du ciment, responsable d'environ 14% des émissions totales du pays. Cette approche holistique témoigne d'une compréhension approfondie des enjeux et d'une volonté de transformation à l'échelle nationale.
Dans sa quête d'une économie plus verte, la Tunisie envisage l'introduction de mécanismes de tarification du carbone. Ces outils, qui pourraient inclure des taxes sur le carbone et des systèmes d'échange de quotas d'émission, visent à stimuler les investissements dans l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
L’introduction d'une taxe carbone viserait à internaliser les coûts environnementaux des émissions de gaz à effet de serre. D'autre part, un système d'échange de quotas d'émission permettrait de créer un marché du carbone, incitant les entreprises à réduire leurs émissions de manière efficace et économiquement viable.
La liste des Aigles de Carthage : Des nouveautés et des retours
Ce matin, le sélectionneur Kais Yacoubi a annoncé lors d'une conférence de presse la liste des joueurs convoqués pour les deux rencontres entrant dans le cadre des éliminatoires de ls CAN 2025 face à Madagascar puis la Gambie. Cette liste comporte quelques nouveautés comme celles de Makni, Cherni, Mizouni, Mastouri et Homri ainsi que le retour de Moez Ben Cherifia et Dahmen, Mathlouthi, Jouini et Layouni. Voici la liste en détails :
Memmiche, Ben Cherifia, Dahmen, Mathlouthi, Kechrida, Abdi, Meriah, Ghandri, Ghram, Talbi, Cherni, Skhiri, Ben Romdhane, Rafia, Mizouni, Laidouni, Haj Mahmoud, Mejbri, Layouni, Haj Mahmoud, Letaief, Jouini, Mastouri, Homri, Ait Malek, Makni.
J.B
« Beït al-Hikma » : Présentation du livre « La Révolution tunisienne. Une longue œuvre historique. La Tunisie de 1574 à 2023 »
L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beït al-Hikma » organise, le 15 novembre 2024, la présentation du dernier livre du Pr Mahmoud Ben Romdhane, intitulé « La Révolution tunisienne. Une longue œuvre historique. La Tunisie de 1574 à 2023 ».
Présenté par le membre de l’Académie et Chef du Département des Sciences humaines et sociales, Pr Abdelhamid Henia, l’objet de l’ouvrage est la Révolution tunisienne, première et, jusqu’ici, dernière révolution démocratique du XXIe siècle à l’échelle universelle, à l’heure où la démocratie est confrontée à un reflux systématique depuis près de deux décennies.
Une « grande révolution », qui a déclenché des insurrections en chaîne dans le monde arabe, vite retombées, faute d’une œuvre historique préalable.
La démarche suivie est d’inspiration tocquevillienne, considérant que la Révolution ne peut se comprendre que dans et par la continuité historique et qu’elle n’est, selon les termes de l’auteur, que « le complément du plus long travail, la terminaison soudaine d’une œuvre à laquelle dix générations d’hommes avaient travaillé ».
L’ouvrage a pour sous-titre « La Tunisie de 1574 à 2023 » parce qu’il étudie le processus historique qui réalise le passage des habitants de ce pays, dominés par une puissance étrangère, réduits au statut de sujets, divisés en une mosaïque de communautés en lutte les unes contre les autres, soumis à une société traditionnelle et patriarcale ; à celui d’individus constitués en État-Nation souverain ; acteurs, auteurs de leur vie, citoyens libres.
La Révolution tunisienne se présente, ainsi, comme l’étude de la réalisation progressive de ces constructions institutionnelles jusqu’à l’évènement de la Révolution actuelle et l’entrée de la Tunisie dans une ère démocratique fortement mouvementée, dont l’issue est encore incertaine.
Universitaire, économiste et homme politique tunisien, Pr Mahmoud Ben Romdhane est, actuellement, Président de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beït al-Hikma ». Il est, également, Professeur des Universités en Économie. Il a joué un rôle actif dans la scène politique tunisienne, surtout après la Révolution de 2011 et il a occupé divers postes dans le gouvernement tunisien. En 2015, il a été nommé Ministre du Transport, puis Ministre des Affaires sociales dans le premier Gouvernement de la IIème République.
Il est reconnu pour son engagement envers les réformes sociales et économiques en Tunisie. Fort de son expérience en tant qu’ancien Président mondial d’Amnesty International (il est membre fondateur et ancien Président de la Section tunisienne de cette ONG), Pr Mahmoud Ben Romdhane a toujours milité pour des politiques publiques inclusives et des réformes visant à réduire les disparités et les injustices sociales et régionales pour le développement du pays.
L’événement se tiendra au Palais de l’Académie, sis à Carthage-Hannibal, à 15H30.
Note de lecture: Le «Devoir de mémoire» de Abdelmajid Chaâr
Notre confrère Abdelmajid Chaâr s’y soumet de bonne grâce en publiant ses souvenirs aux Editions Nirvana. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Abdelmajid Chaâr qui est un des pionniers du journalisme télévisé en Tunisie a été à moins de 25 ans le plus jeune rédacteur en chef du Journal Télévisé, le premier producteur-présentateur d’un programme d’information et d’analyse à la télévision sous le titre : « Le monde et nous » auquel ont pris part de grandes figures nationales et internationales. D’ailleurs la couverture du livre est illustrée par une photo de l’auteur entouré de trois ministres, ceux de l’Economie, de l’Agriculture et du Plan qui étaient présents à l’une de ses émissions.
Après avoir marqué de son empreinte l’information télévisée nationale, le jeune journaliste a pris son envol pour une brillante carrière internationale toujours dans le même domaine, en mettant son savoir-faire au service d’une cause mondiale, celle de la lutte contre la faim, au sein de l’organisation internationale idoine, la FAO (Food and Agriculture Organisation) dont le siège est à Rome. Il s’est plu dans cette Italie dont ne sous sépare qu’un bras de mer surtout pour un enfant du Cap Bon et plus précisément de Kélibia, la ville la plus proche des côtes italiennes (L’île de Pantelleria n’étant qu’à 50 km de l’autre rive).
Mallette et pérégrinations
Ce livre-mémoires dont le sous-titre est: «La mallette d’un homme de média onusien dans un monde en mutation» nous fait connaitre évidemment le parcours de l’enfant de Kélibia dont la famille nous apprend-il est d’origine damascène et libanaise ayant émigré à Kélibia au XIXème siècle qui a fait son chemin entre le Koutteb et l’école primaire dans sa ville natale, le collège à Menzel Temime puis le lycée à Nabeul avant la faculté des Lettres et l’IPSI à Tunis. Ce «pur produit de l’école publique tunisienne», sous-entendez l’école de Bourguibane peut être que célébré comme il se doit, dans la Préface par son ami et camarade, le professeur de philosophie, Hamadi Ben Jaballah qui fut, faut-il le rappeler collaborateur à la Radio-Télévision (la RTT) avant d’embrasser la carrière universitaire que l’on connaît.
Mais si le parcours fut sans faute sous l’aile protectrice d’une mère aimante et d’un père qui ne l’est pas moins, l’épisode le plus émouvant de ce livre est sans conteste relaté dans les retrouvailles à Rome bien des décennies plus tard entre le «fonctionnaire international» à la FAO et son ancien instituteur de Kélibia, le fameux Jean Candella que tous les gens de la ville connaissent et qui a enseigné le français à des générations de kélibiens. Le maître d’œuvre de ses retrouvailles fut d’ailleurs un autre kélibien, l’ambassadeur Sabri Bach Tobji alors diplomate à Rome (et actuellement ambassadeur représentant de la Tunisie auprès du bureau de l’ONU à Genève) avec la complicité bienveillante d’un restaurateur tunisien. Un récit succulent de ces retrouvailles est en postface du livre.
L’historien du présent
Evidemment, la partie la plus recherchée de l’ouvrage est celle ayant trait à sa carrière tunisienne à la télévision et le lecteur ne sera pas déçu puisque Abdelmajid Chaâr y fait office d’«historien du présent» selon une définition qu’on accole aux journalistes. Trois événements majeurs que la Tunisie a connus dans les années 70 y sont présentés et analysés, et cela ne manque pas de croustillant. D’abord, l’union mort-née entre Bourguiba et Kadhafi, qui en janvier 1974 fit trembler la RTT de l’époque et coûta sa place à son Directeur général, Mimoun Chatti du fait qu’un journaliste dont on ne sait s’il a reçu ou pas de consignes à cet effet annonça solennellement «Ici, la radio de la République arabe et islamique» aussitôt l’accord scellé avec en prime la composition du gouvernement de l’union. On apprendra bien plus tard que cet accord a été imprimé sur du papier à en-tête de l’hôtel de Djerba où l’événement a eu lieu!?
Ensuite, le « jeudi noir », des événements sanglants du 26 janvier 1978 qui ébranlèrent les fondations du pays et mirent à mal le pouvoir de Bourguiba qui fut néanmoins réactif en ce jour-là surtout à l’endroit de la Radio et de la Télévision dont il savait qu’elles incarnaient son pouvoir. Au chef de cabinet du Directeur général de la RTT (alors en mission à l’étranger ce jour-là) Bourguiba dira qu’il comptait sur le «damdoun» un mot intraduisible pour dire le très fort, en parlant du directeur général de la sûreté nationale de l’époque, Zine el Abidine Ben Ali auquel il confiera la charge de mater Habib Achour, le secrétaire général de l’UGTT qui sera aussitôt jeté en prison.
L’autre événement majeur et non des moindres fut le déplacement historique du président égyptien Anouar Sadate à Jérusalem et son discours à la Knesset, le parlement israélien. Abdelmajid Chaâr nous apprend que contre l’avis unanime de ses collaborateurs y compris le Premier ministre de l’époque Hédi Nouira, Bourguiba donna l’ordre de diffuser en léger différé à la télévision tunisienne, l’arrivée de Sadate à l’aéroport Ben Gourion et ses poignées de main avec les ennemis de la veille ainsi que son discours devant la Knesset, la responsabilité du commentaire ayant été confiée au rédacteur en chef Abdelmajid Châar qui l’a remplie avec brio. Pour l’histoire, rappelons que quelques jours plus tôt une émission du programme «Nous et le monde» fut enregistrée alors qu’un éventuel déplacement du président égyptien était évoqué. Le ministre des Affaires étrangères de ce dernier Ismaïl Fehmi était parmi les invités et il démentit tout projet de visite et menaça de démissionner si celle-ci venait à se concrétiser. Ce qu’il dut faire, car après moult hésitation, l’émission fut diffusée au grand soulagement de son producteur-présentateur. Cet épisode est révélateur du fait que parfois les zélateurs ont toujours tort et que les hauts responsables, ici en l’occurrence Bourguiba sont mieux inspirés que leurs collaborateurs. Mais on ne saura pas quelles sont les vraies raisons du chef de l’Etat tunisien qui s’opposa ensuite à la normalisation entre Israël et l’Egypte, laquelle a été exclue de la Ligue arabe dont le siège a été déplacé à Tunis avec à sa tête pour la première fois, un secrétaire général non-égyptien, une mission confiée au plus proche collaborateur du président Bourguiba à savoir Chedli Klibi qui fut alors ministre-directeur du cabinet présidentiel.
Coïncidence et destin
Si le livre est divisé en deux parts d’égal nombre de pages, la seconde partie, consacrée à sa carrière internationale fut pour l’auteur aussi dense que riche. Il n’est point possible de l’évoquer sans se remémorer celui qui fut à l’origine de ce changement de vie, l’homme de média et de culture, Khaled Tlatli qui dirigeait à l’époque le centre d’information des nations unis, sis à Bab Bnet à Tunis. En effet, c’est lui qui a téléphoné à Abdelmajid Chaâr pour l’informer que la FAO cherche un candidat qui allie professionnalisme et compétence universitaire pour un poste en rapport avec l’information télévisée et lui demande qui il peut présenter. Après un temps de réflexion, qui ne fut pas long Abdelmajid qui se sentait à l’étroit dans un milieu où les tumultes commencent à pointer le bout de leur nez décida de présenter sa propre candidature, à la grande surprise de son interlocuteur. La coïncidence et le destin s’allièrent pour qu’il en soit ainsi et une amitié profonde et réciproque naquit entre Abdelmajid et le regretté Khaled, un homme-orchestre dont la disparition laissa un grand vide dans le monde des médias et de la culture en Tunisie.
Ainsi commença une autre carrière tout aussi brillante pour notre auteur qui reste reconnaissant envers une organisation et des équipes qui l’ont accueilli à bras ouverts et au milieu desquels il a beaucoup appris. Tant et si bien que des pages entières du livre sont consacrées à juste titre à la FAO dont la constitution précéda celle l’organisation des Nations-Unies elle-même et qui prit sur elle la responsabilité combien lourde de la lutte contre la faim et la malnutrition dans le monde. Une responsabilité qu’elle a prise à bras-le-corps et qu’elle mènera avec succès à en croire l’auteur, qui en donne pour preuves que les maladies qui décimaient les troupeaux ont été éradiquées et que la faim ne touche plus que huit cent millions d’humains alors qu’ils étaient un milliard auparavant. L’élaboration et l’adoption d’un «Codex Alimentarius», qui regroupe les normes alimentaires internationales destinées à protéger la santé du consommateur et de promouvoir des pratiques loyales dans le commerce international des denrées en est aussi une autre preuve.
Si Abdelmajid Chaâr a travaillé avec plusieurs directeurs généraux de la FAO, deux semblent l’avoir marqué plus que d’autres: le Libanais Edouard Saouma et le Sénégalais Jacques Diouf. Le premier vouait un véritable culte à Bourguiba, alors que le second a été ministre de l’Enseignement supérieur de Senghor, un ami proche du «Combattant suprême». Edouard Saouma a été reçu par ce dernier à qui il fut introduit par le Premier ministre de l’époque Mohamed Mzali. Bourguiba dont l’âge avancé n’est un secret pour personne le confondit avec le directeur général de l’organisation mondiale de la Santé, ce qui amena son hôte d’user d’une entourloupe pour ne pas le vexer en soulignant que la FAO travaille la main dans la main avec l’OMS pour la bonne santé dans le monde.
Les Nations-Unies (plus désunies que jamais ?)
Evidemment Abdelmajid Chaâr ne peut manquer de saisir l’opportunité que lui offre l’ouvrage pour faire des réflexions pertinentes sur le système des Nations-Unies (selon lui désunies) pour souligner que si l’organisation-mère a échoué dans certains domaines, pas tous, ses agences spécialisées, au nombre de 20 ont été en mesure de relever les nombreux défis d’un monde en mutation, ce qui peut équilibrer les deux plateaux de la balance.
Bien sûr l’ouvrage fourmille d’informations de première main qu’il ne m’appartient de déflorer toutes. Ainsi on découvre l’initiative Telefood conçue et mise en œuvre par Abdelmajid avec la complicité gracieuse d’une marraine de choc, l’actrice romaine la pulpeuse Gina Lollobrigida, ainsi que les «lunettes noires et le mouchoir de la cantatrice Oum Kalthoum vendues aux enchères!?» dans ce cadre sans oublier plus sérieusement le centre international des Médias et du Savoir» portant le nom du fondateur de l’Etat des Emirats arabes unis, Cheikh Zayed Ben Nahyane.
Le livre de mémoires qu’on attendait se révèle être en fait un livre témoignage sur une époque en Tunisie et dans le monde qui est en train de s’achever sans que l’on ait mis en place durablement les fondations de l’ère nouvelle dans laquelle l’on s’engage. La télévision cède la place aux médias sociaux qui font de l’usager un auteur et un producteur, alors que le système multilatéral mondial semble avoir atteint ses limites et qu’un changement de paradigmes est plus que nécessaire.
Si Abdelmajid Chaâr en homme cultivé gratifia ses lecteurs de citations bien-à-propos à l’entame des différents chapitres de son livre écrit dans un style concis comme il sied à un journaliste talentueux, on ne peut achever la lecture sans reprendre la citation du philosophe, italien lui aussi, Antonio Gramsci, selon lequel «le vieux monde se meurt. Le nouveau tarde à apparaître. Et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.».
«La mallette» de l’auteur nous donne l’espoir que les monstres peuvent être enchaînés et que le monde nouveau qui pointe à l’horizon peut être porteur d’espoirs.
Titre : واجب الذاكرة
Sous-titre : حقيبة إعلامي أممي في عالم متقلًب
Auteur : عبد المجيد الشعار
Editions : Nirvana
Présentation et signature : le jeudi 7 novembre 2024 à 16h30 à la Librairie Al-Kitab à Mutuelleville.
Raouf Ben Rejeb
Affaire Henchir Chaâl : Prolongation de la détention du président du CSS et d'un ex-ministre
Le ministère public près le Pôle judiciaire économique et financier a autorisé aux agents de l'unité nationale chargée d'enquêter sur les délits financiers complexes au sein de la direction de la Police judiciaire de Gorjani, à prolonger de cinq jours, la peine de l'homme d'affaires et président du Club Sportif Sfaxien, Abdelaziz Makhloufi, d'un ex-ministre de l'Agriculture, et plus de dix autres personnes, dans l'attente des enquêtes liées à Henchir Chaâl.
















