Auteur, photographe et caricaturiste : Tijani Azzabi tire sa révérence
Nous avons appris avec peine, ce mercredi 27 novembre 2024, le décès de Tijani Azzabi. Journaliste, photographe et caricaturiste dès son jeune âge, l'auteur collabora avec de nombreux quotidiens et magazines avant de fonder sa propre revue «Communic@tions».
Né à Tunis, le 1er Mai 1942, Tijani Azzabi est licencié en Droit de la Faculté de Droit et des Sciences économiques de Lausanne. Il poursuivit parallèlement des études en Sciences économiques et en Sciences politiques en Suisse avant de s'inscrire au DES en Droit International Privé, à la Faculté de Droit et des Sciences économiques de Tunis.
Tijani Azzabi a toujours été attiré par le métier d’écrivain. Amoureux de sa ville natale d’Hammam-Lif, il lui a consacré trois livres : Hammam-Lif l’inoubliable - Légendaire CSHL (avec une interview du prince Slaheddine Bey) - Une symphonie en cartes postales.
Paix à son âme.
Mandat de la CPI contre Netanyahu : Une plainte vise des Français, pour “complicité de génocide”
Le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) qui s’est abattu sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant a semble-t-il donné le la. L’Union juive française pour la paix (UFJP) et “une victime franco-palestinienne” ont porté plainte hier mardi 26 novembre à Paris contre des responsables français d’associations pro-Israël. Les accusations sont lourdes : “complicité de génocide contre la population palestinienne à Gaza“, ont précisé les plaignantes ce mercredi via un communiqué.
Dans ce document de 70 pages, publié par le journal “Le Monde”, la partie civile, appuyée par l’organisation Urgence Palestine, pointe “l’organisation, la participation et l’appel à participer à des actions concrètes de blocage de l’aide humanitaire à destination du territoire occupé de Gaza, notamment en empêchant physiquement le passage des camions aux postes frontières contrôlés par l’armée israélienne“…
“Cette soumission délibérée de la population gazaouie à des conditions d’existence de nature à entraîner sa destruction, et plus particulièrement l’utilisation de la famine, caractérise, tant selon le droit international que selon le droit français, le crime de génocide“, dit le communiqué des plaignantes, défendues par Maîtres Damia Taharraoui et Marion Lafouge.
“Si la qualification juridique de génocide peut choquer, elle est ici la plus appropriée au regard des faits commis (…). Il est essentiel de nommer précisément ce qui est en train de se passer“, ont précisé les avocates.
La plainte avec constitution de partie civile (PCPC) pour complicité de génocide et incitation à la perpétration d’un génocide cible des membres de Israël is forever et Tzav-9, des associations pro-Israël. A noter que les personnes visées sont détentrices de la nationalité française. “A partir du moment où des Français sont impliqués, la justice française a le devoir d’enquêter“, ont déclaré les deux avocates…
Les plaintes avec constitution de partie civile entrainent l’obligation de confier rapidement le dossier à un juge d’instruction.
JORT : Limogeages aux ministères de l’Industrie et de l’Environnement
La cheffe de cabinet de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Ahlem Beji, ingénieur général a été démise de ses fonctions ainsi que de celles de chargée de mission auprès de la ministre en vertu de décrets paru au Journal officiel (JORT) du mercredi 27 novembre 2024. Ces décrets prennent effet le 28 octobre 2024.
Afef Chachi, ingénieur général, a été désignée pour lui succéder à ces deux postes à compter de la date précitée.
En outre en vertu de décrets publiés au Journal officiel (Jort) du 27 novembre 2024, il est mis fin aux fonctions de Thouraya Bacha en qualité de secrétaire générale du ministère de l’Environnement et de chargée de mission au cabinet du ministre de l’Environnement à compter du 23 octobre 2024.
Il est également mis fin aux fonctions de Dalenda Ezzedine en qualité de directrice générale des affaires administratives et financières au ministère de l’Environnement et de chargée de mission au cabinet du ministre de l’Environnement à compter du 9 octobre 2024.
Coupe de la Confédération : Le CSS surpris par Constantine à Radès
Pour le CSS, la reprise des matches de la Coupe de la Confédération africaine a été laborieuse avec un faux-pas surprenant, à Radès, face aux Algériens du Club Sportif Constantinois.
Il est vrai que les Sfaxiens ne brillent pas particulièrement ces derniers temps avec une seule victoire lors des cinq dernières journées du championnat, mais on s’attendait, tout de même, à une meilleure prestation après avoir donné l’impression de retrouver leurs repères.
Le CSS n’a pas su prendre le dessus en première période, a été légèrement mieux à la reprise, mais il s’est fait surprendre par les gars de Constantine, plus réalistes, qui ont su profiter de leur première réelle opportunité par Brahim Dib (81’).
Une défaite qui fait mal mais nous sommes encore à la première journée et tout reste possible pour se rattraper par la suite.
K.Z.
EST : longue période d'indisponibilité pour Yassine Meriah
Nouveau coup dur pour L'Espérance. Après la blessure de Yan Sasse qui l'éloigne des terrains pendant un mois. Voilà que Yassine Meriah se blesse au cours du match d'hier contre Djoliba en Ligue des champions et les radios effectuées ont décelé une blessure aux ligaments croisés ce qui nécessite un repos de plusieurs mois. A signaler aussi qu'au cours du même match, Blaili , Bouchniba et Konate se sont blessés et subissent actuellement des contrôles pour connaître la gravité de leurs blessures. Décidément, la malédiction s'abat sur les joueurs Sang et Or ces jours-ci. Pourvu que les dégâts s'arrêtent là.
J.B.
La Tunisie affirme sa position privilégiée de destination internationale d’investissement
Le Royaume d'Arabie Saoudite accueille à Riyad, du 25 au 27 novembre 2024, la 28e Conférence mondiale annuelle sur l'investissement, organisée par la plateforme « Investir en Arabie Saoudite » en partenariat avec l'Association mondiale des agences de promotion des investissements.
Cet événement, axé sur l'exploitation de la transformation numérique et de la croissance durable, rassemble un groupe des personnalités internationales les plus importantes du secteur public et privé, des investisseurs majeurs, des représentants d'organisations et d'organismes internationaux et des acteurs liés au développement, la diversification et la promotion des investissements.
Durabilité de la coopération économique
Le programme de la conférence comprend un groupe d'événements, tels que des dialogues ministériels de haut niveau, des séances de dialogue approfondi sur la technologie, la durabilité et la coopération économique, en plus des ateliers présentés par des experts pour ceux qui travaillent dans le domaine de l'investissement.
A l'occasion de cette conférence, le ministre de l'Économie et du Plan, Samir Abdelhafidh, a rencontré les responsables de plusieurs grandes entreprises saoudiennes actives dans divers domaines et secteurs, notamment le tourisme, les énergies renouvelables, le commerce, les mines, l'industrie des matériaux de construction, les industries électriques, la promotion immobilière et autres, en présence du ministre adjoint de l'Investissement du Royaume d'Arabie saoudite.
La séance, à laquelle ont participé l'ambassadeur de Tunisie à Riyad, Hichem Fourati, et la délégation qui l'accompagnait, a été l'occasion au cours de laquelle le ministre a souligné l'excellence des relations bilatérales entre la Tunisie et le Royaume d'Arabie Saoudite et le souci de les renforcer davantage et élargir leurs champs.
Dans le même contexte, un aperçu a été présenté sur l'évolution de la situation économique en Tunisie au cours de la période récente, soulignant l'intérêt du gouvernement tunisien pour les investissements privés, nationaux et étrangers comme l'un des principaux moteurs de la croissance, créant des opportunités d'emploi et contribuant à l'amélioration des conditions sociales.
Une destination d'investissement privilégiée
La Tunisie se positionne comme une destination d'investissement incontournable, soutenue par des efforts continus pour améliorer le climat des affaires. Les discussions récentes lors de la conférence de Riyad, ont mis en lumière les initiatives en cours visant à renforcer la transparence des transactions, à réduire la bureaucratie et à fournir des informations essentielles aux investisseurs et porteurs de projets.
Ces mesures visent à valoriser les caractéristiques distinctives de la Tunisie, telles que sa situation géographique stratégique, son ouverture économique, la disponibilité de ressources humaines hautement qualifiées et sa stabilité politique. Ces atouts ont incité de nombreuses entreprises saoudiennes à explorer les opportunités d'investissement dans le pays.
Samir Abdelhafidh a souligné l'importance cruciale de l'investissement privé comme moteur de la croissance et de la création de richesse. Il a également mis en avant la corrélation entre croissance économique et progrès social, un principe que la Tunisie cherche à intégrer dans ses politiques de réforme et de développement. Le ministre, accompagné de l'ambassadeur tunisien à Riyad et d'une délégation officielle, a assisté à l'ouverture de cette conférence, qui a rassemblé un grand nombre de ministres, représentants gouvernementaux et experts internationaux.
Il convient de noter que la Tunisie a attiré des investissements étrangers s'élevant à 2,125 milliards de dinars (environ 632,5 millions de dollars) au cours des neuf premiers mois de l'année 2024. Selon les derniers indicateurs de l'Agence de promotion des investissements étrangers, ces investissements ont enregistré une augmentation significative de 14,4 % par rapport à la même période en 2023.
Barrages en détresse : Un taux de remplissage sous les 20%
Le taux de remplissage des barrages en Tunisie est tombé à 19,9%, poursuivant une baisse constante depuis cinq ans, selon un rapport de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri) du 27 novembre 2024. Il était encore de 23,3% il y a trois mois.
Malgré les récentes précipitations et inondations, la situation hydrique reste préoccupante, marquée par une instabilité des niveaux d’eau. Les hausses temporaires dues aux pluies cèdent rapidement la place à de nouvelles baisses, sans amélioration durable.
Les principaux barrages affichent des taux compris entre 5% et 30%, contre 3% à 54% il y a quelques semaines.
Les réserves d’eau sont en chute libre : 100,42 millions de m³ actuellement, soit une baisse de 65,22% par rapport à la moyenne saisonnière (288,75 millions de m³).
Il convient de noter que par rapport à la moyenne des trois dernières années (610,96 millions de m³), la diminution atteint 23,54%.
Grippe saisonnière : Le ministère de la Santé appelle ces personnes à se faire vacciner
Le ministère de la Santé a exhorté, ce mercredi, les personnes vulnérables et atteintes de maladies chroniques à se faire vacciner contre la grippe saisonnière.
Il a précisé que le virus H3N2, en circulation depuis début novembre, est couvert par le vaccin disponible en Tunisie.
Le ministère a également rappelé l'importance des gestes barrières : lavage fréquent des mains, aération des espaces intérieurs et utilisation de mouchoirs en papier en cas de toux ou d'éternuement.
Les citoyens souffrant de fièvre persistante ou de difficultés respiratoires sont invités à consulter un médecin, et une attention particulière doit être portée à la protection des nouveau-nés contre tout risque de contagion.
Accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah
Un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est entré en vigueur au sud du Liban, mercredi 27 novembre à 4 heures, heure locale (3 heures, heure de Paris), après deux mois de guerre. Le premier ministre libanais, Najib Mikati, a salué une « étape fondamentale » vers la stabilité régionale.
L’heure de la trêve a été annoncée par le président américain, Joe Biden, mardi soir. Dans un communiqué commun, Biden et son homologue français, Emmanuel Macron, ont déclaré que leurs pays allaient veiller à ce que l’accord de cessez-le-feu au Liban soit "mis en œuvre dans son intégralité et appliqué".
A partir de ce soir, Human Screen Festival : 52 films à l’affiche et une tournée dans les régions
Pour sa 9ème édition qui commence ce soir pôur se poursuivre jusqu’au 30 novembre, « Human Screen Festival-Tunisie » offrira à voir une sélection de 52 films portant sur le thème « Féminicide, paix et sécurité ».
Ce rendez-vous incontournable pour le cinéma engagé, pour un cinéma défendant les droits de l’Homme et prônant les valeurs de la démocratie et de la liberté, « Human Screen Festival » s’attaque cette année à la féminicide. Il y a de quoi ! Les chiffres sont de plus en plus alarmants. Dans un rapport publié début mai par plusieurs associations féministes en Tunisie, 25 féminicides ont été enregistré en 2023, et neuf entre janvier et mai 2024.
La situation dans plusieurs autres pays n’est meilleure. Avec cette sélection de films, « Human Screen Festival » tirera la sonnette d’alarme, tentant de mettre fin à ce fléau.
Orchestré par l’Association Culturelle Tunisienne pour l’Insertion et la Formation (ACTIF), le festival propose cette année 52 films de différents genres. Soutenu par le Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI), ce rendez-vous propose des projections en dehors de la capitale à Mornag (Ben Arous), à Gabès, Bir Mcharga et Hammam Zriba (Zaghouan) et à Bizerte. Question d’impliquer le maximum des cinéphiles et de sensibiliser le grand public à la thématique de cette édition.
Quant aux projections à Tunis, elles sont prévues à 14h00, 16h30 et 19h00, à la salle Tahar Cheriaa, à la Cité de la Culture. La cérémonie de clôture aura lieu le 30 novembre, à 9h00, à cette même salle.
« Nous vous invitons, toutes et tous, à nous accompagner pour visionner des images qui ne nous sont pas souvent présentées, à découvrir des approches de pays dont nous ignorons les cultures et à débattre de questions qui abordent nos enjeux essentiels, de notre quête commune pour participer à la réalisation des libertés individuelles et collectives et de l'émancipation nationale et propre à chacun.e face à l'hégémonie coloniale moderne sous toutes ses formes économiques, culturelles, médiatiques et militaires.
C’est dans cette perspective et c’est sur cette base que notre soutien inébranlable et inconditionnel à la cause palestinienne représente l’incarnation de notre conception du système des droits humains » ont souligné les organisateurs dans l’éditorial de cette 9ème édition.
Des chiffres et des histoires…
Côté chiffres, 52 films sont programmés, en provenance du 24 pays. On compte 8 longs-métrages de fiction, 14 courts-métrages de fiction, 10 longs-métrages documentaires, 11 courts-métrages documentaires et 9 films d’animation. La Tunisie participe avec 03 films.
Parmi les films documentaires proposés, nous citons : « Les enfants enfermés »-France, « Les ombres de Beyrouth »- Irlande/ Liban, « La mère sage »- Turquie, « Black rio ! Black power ! »- Brésil, «Light »- Palestine, « Samar…avant la dernière photo », Egypte et « L’épidémie silencieuse »-Suisse.
Quant au longs-métrages de fiction, le public découvrira « Emna » de Chamakh Bousslama-Tunisie, « Victime silencieuse »- Iran, « Trou à rats »-Egypte, « Metanoia », Egypte/ UK, « Le dernier anniversaire »-Afghanistan, « Entre les frontières »-Canada et « Les chèvres »-Italie.
Deux compétitions principales rythment le festival, une première dédiée aux films documentaires et une deuxième pour les films de fiction.
Le jury de la compétition des films documentaire réunit le producteur tunisien de théâtre et de cinéma et distributeur Habib Ben Hedi, la professeure universitaire Souad Zribi et le réalisateur-producteur-scénariste Akram Moncer. Quant au jury des films de fiction, il se compose de la réalisatrice, scénariste et productrice Mirvet Kammoun, de l’expert en production et assistance à la réalisation Hakim Abdelfattah et du compositeur et producteur de musique Rabii Zammouri.
Imen Abderrahmani
Le bien culturel Djerba classé patrimoine mondial au centre d’un Conseil ministériel restreint
Le chef du gouvernement, Kamel Maddouri, a présidé, mardi, au palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré au suivi de la mise en œuvre des recommandations du Comité du patrimoine mondial concernant le bien culturel « Djerba : témoignage d'un mode d'occupation d'un territoire insulaire », inscrit le 18 septembre 2023 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le Premier ministre a souligné l'importance de concrétiser la vision du président de la République en matière de préservation du patrimoine culturel, tant matériel qu’immatériel, en tant que richesse nationale souveraine devant être protégée pour les générations actuelles et futures, et ce, par le renforcement d'un cadre juridique garantissant une protection durable.
Il a également insisté sur la nécessité de mobiliser tous les efforts et de mettre à contribution toutes les compétences et les moyens disponibles afin d’honorer les engagements et les échéances liés aux recommandations du Comité du patrimoine mondial concernant le bien culturel « Djerba : témoin d’un mode d’occupation territorial insulaire ».
Le chef du gouvernement a appelé toutes les parties prenantes à assumer pleinement les responsabilités qui leur incombent, conformément à un calendrier précis. Il a également insisté sur l’importance d’accorder une attention accrue à ce patrimoine national, classé au patrimoine mondial, qui constitue une composante essentielle de la spécificité culturelle locale, une source de richesse pour l'identité nationale et un bien de l’humanité tout entière.
A cette occasion, la ministre des Affaires culturelles a présenté un exposé sur les composantes du bien, l’état d’avancement des travaux, les principales réalisations, les prochaines échéances ainsi que sur les recommandations formulées à ce sujet.
Au terme de ses travaux, le conseil a arrêté les décisions suivantes :
- Fixer un calendrier précis et détaillé pour les prochaines interventions, en respectant les délais fixés par la partie tunisienne dans le cadre de ses engagements avec l’UNESCO.
- Garantir une protection juridique à toutes les composantes du bien culturel, renforcer son système de gouvernance et assurer des sources de financement durables pour sa préservation à long terme.
- Soumettre au Centre du patrimoine mondial les rapports et documents techniques démontrant l’avancement des travaux.
- Appeler tous les ministères concernés à assurer le suivi des mesures nécessaires pour mettre en œuvre les recommandations du Comité du patrimoine mondial et accélérer leur réalisation selon un calendrier établi.
-Mettre en placer une formule adéquate pour superviser le leadership et la gouvernance de la réalisation du projet du bien culturel « Djerba : témoignage d’un mode d’occupation d’un territoire insulaire », au niveau du ministère des Affaires culturelles tout en tenant compte des tâches et responsabilités de tous les intervenants.
Le Quotidien avec TAP
LC - J1- Espérance - Djoliba (4-0) : Exorde réussi des Sang et Or
L'Espérance a bien réussi ses débuts en Ligue des champions. Pour le compte de la première journée du Groupe D, les Sang et Or sont venus à bout des Maliens de Djoliba. D'entrée, ils ont trouvé le chemin des filets par Bouchniba de la gauche suite à un service de Blaili (4e). Dominateur grâce à un jeu en mouvements, ils allaient ajouter un second but par Mokwana suite à une talonnade de Blaili ( 42e). Blessé, le même Blaili va céder sa place à Bouguerra. Après la pause, Memmiche sauve une situation dangereuse ( 47e) avant de voir Rodrigues rater un autre but. La recherche d'un troisième but continue. Objectif atteint par Bouguerra de la tête suite à un centre de Mokwana ( 76e). Et Maacha, d'ajouter un quatrième goal (90+3e).
Formation de l'EST : Memmiche, Bouchniba (Ogbelu), Meriah( Ben Mohamed ) Jelassi, Ben Hamida, Tka, Aholo ( Ben Ali), Konate, Mokwana ( Maacha), Blaili ( Bouguerra ), Rodrigues.
Jamel Belhassen
- Groupe D
- Résultats
Pyramids- Sagrada 5-1
Espérance- Djoliba 4-0
Classement:
1- Pyramids 3 pts
-- Espérance 3
3- Djoliba 0
-Sagrada 0
La Finance islamique, un secteur porteur
La finance islamique, qui repose sur des principes éthiques et religieux, a fait son apparition en Tunisie dans les années 1980.
Depuis, elle a connu des évolutions significatives, bien que son développement soit entravé par un cadre législatif encore insuffisant. Ce secteur, qui s’inscrit dans une dynamique de modernisation du système financier tunisien, attire de plus en plus l’attention des acteurs économiques et des investisseurs.
Un cadre législatif en mutation
L'absence d'un cadre réglementaire spécifique a longtemps freiné la croissance de la finance islamique en Tunisie. Bien que la Banque Zitouna ait été la première banque islamique à opérer dans le pays dès 2010, le marché n'a pas dépassé 1% des dépôts bancaires jusqu'à récemment.
Cependant, la révolution de 2011 a ouvert la voie à des réformes économiques et financières, permettant d'envisager une meilleure intégration de ces pratiques. Les récentes lois ont permis à toutes les banques d'offrir des produits islamiques, mais sans garantir leur spécificité.
Evolution des produits islamiques
La finance islamique repose sur plusieurs instruments financiers spécifiques qui respectent les principes éthiques et religieux de l'Islam. Parmi les principaux instruments, on trouve la « Mourabaha », un contrat de vente où la banque achète un actif pour le revendre avec une marge bénéficiaire, et l'« Ijara », qui fonctionne comme un crédit-bail permettant à la banque de louer un bien à un client.
D'autres mécanismes incluent la vente « Al Salam », une vente à terme, et l'«Istisna», qui finance la production de biens livrés ultérieurement. Les instruments participatifs tels que la « Mudharaba » et la «Musharaka » permettent de partager les bénéfices et les pertes entre investisseurs, tandis que les « Sukuk » représentent des titres adossés à des actifs réels, offrant une alternative aux obligations classiques.
En outre, le système d'assurance islamique, connu sous le nom de «Takaful », repose sur des principes de solidarité et de coopération entre participants pour couvrir les pertes. Ces instruments illustrent comment la finance islamique propose des solutions alternatives aux pratiques financières conventionnelles, en intégrant des valeurs éthiques tout en répondant aux besoins variés des consommateurs et des entreprises. En favorisant des transactions basées sur des actifs réels et en évitant l'intérêt, la finance islamique s'inscrit dans une approche plus durable et responsable du financement.
Perspectives
La finance islamique en Tunisie fait face à plusieurs défis qui freinent son développement et son intégration dans le système financier national. Ces défis sont d'ordre économique, réglementaire, culturel et éducatif, et nécessitent une attention particulière pour permettre à ce secteur de réaliser son potentiel.
L'un des principaux défis réside dans l'insuffisance du cadre législatif. Bien que des avancées aient été réalisées, notamment avec l'adoption de la loi bancaire n° 2016-48, son application reste incomplète.
De nombreux articles de cette loi demeurent non opérationnels faute de notes d'application, ce qui limite la capacité des institutions financières à offrir des produits conformes aux principes de la finance islamique. En outre, l'absence d'une instance nationale dédiée à la conformité charaïque entrave la gouvernance et la transparence des opérations financières islamiques, rendant difficile la confiance des consommateurs dans ces produits.
Un autre défi majeur est la réticence culturelle et politique envers la finance islamique. Les perceptions négatives au sein de la population, souvent alimentées par un manque d'information et de compréhension des principes de la finance islamique, constituent un frein significatif. Cette méfiance est exacerbée par le manque d'éducation financière sur les avantages de la finance islamique, qui pourrait attirer une clientèle plus large.
Pour une finance d’intégration
Les perspectives pour la finance islamique en Tunisie semblent prometteuses. Les pouvoirs publics reconnaissent son rôle dans le financement de l'économie nationale et envisagent d'intégrer davantage ces pratiques dans les programmes de développement.
L'éducation joue également un rôle clé, avec l'introduction de formations spécialisées comme le master en finance islamique proposé par l’École supérieure des sciences économiques et commerciales de Tunis (ESSEC Tunis). Ces initiatives visent à former une nouvelle génération de professionnels capables de naviguer entre les exigences du marché financier moderne et les principes éthiques de la finance islamique.
La finance islamique en Tunisie est donc à un tournant décisif. Avec un cadre législatif en cours d'amélioration et une prise de conscience croissante au sein de la société, ce secteur pourrait devenir un pilier important du système financier tunisien. En favorisant une approche éthique du financement, il pourrait non seulement répondre aux besoins financiers d'une partie significative de la population mais aussi contribuer à un développement économique significatif.
A l’IFT : Une expo des photos primées au concours World Press Photo 2024 est à découvrir
L’Institut Français de Tunisie (IFT) abrite depuis hier et jusqu’au 13 décembre 2024, l’exposition World Press Photo 2024 intitulée « Visual Voices : la puissance du photojournalisme en temps de défis ».
Organisée par l’ambassade des Pays-Bas en Tunisie, en partenariat avec l’organisation Journalists for Human Rights (JHR), la Fondation World Press Photo et avec le soutien de l’IFT, l’exposition présente les photographies primées au concours annuel de la fondation, sélectionnées par un jury indépendant.
Elle met en lumière le meilleur du photojournalisme et de la photographie documentaire internationale. Offrant ainsi aux visiteurs l’opportunité de s’immerger dans des récits visuels percutants et de s’interroger sur des questions cruciales de notre époque.
Parmi les lauréats de cette année, le photographe tunisien Zied Ben Romdhane qui s’est distingué avec sa série primée « L’Evasion ».
Partageant son temps entre Montréal et Tunis, Zied Ben Romdhane explore les disparités sociopolitiques entre les régions intérieures et les zones côtières de la Tunisie. Sa Série « L’Evasion » propose une immersion au cœur de la jeunesse tunisienne dans le contexte des années suivant le Printemps arabe (2011). Une période marquée par un élan d’espoir vers la démocratie, la justice sociale et la liberté d’expression.
L’exposition spéciale Zied ben Romdhane se déroulera à la galerie « Le15 » – Central Tunis du 29 novembre au 13 décembre 2024.
L’affiche de cette manifestation est une photo de la photojournaliste militaire ukrainienne Yulia Kochetova qui a remporté le concours international World Press Photo 2024. Elle fait partie d’un projet intitulé « La guerre est personnelle »
Le 2ème Forum arabe sur les industries culturelles et créatives se tiendra à Hammamet
Le deuxième forum régional arabe sur les industries culturelles et l’économie créative dans le monde arabe aura lieu du 27 au 29 novembre à Hammamet, à l’initiative du Centre international de Tunis pour l’économie culturelle numérique (TICDCE), sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, et en partenariat avec l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO).
Ce forum s’inscrit dans le cadre de la réévaluation de la politique culturelle visant à soutenir les industries créatives, qui représentent un moteur essentiel de l’économie à travers les arts : le cinéma, la musique, l’artisanat, tout en offrant des opportunités d’emploi pour les communautés locales, contribuant ainsi à la croissance économique régionale et au renforcement de l’identité culturelle et artistique, lit-on sur la page du ministère des Affaires culturelles.
L’objectif de ce forum est de mettre en avant l’importance du développement des industries créatives et de leur rôle dans la réalisation d’un développement durable dans les pays arabes, précise la même source.
L’accent sera également mis sur les moyens d’intégrer les industries créatives dans les politiques économiques, sociales et environnementales afin de promouvoir une croissance globale et durable dans le monde arabe.
















