Ligue 1: Un arbitre étranger pour US Monastir- Espérance
Après l'arbitrage très contesté du match de mercredi entre L'Espérance de Tunis et l'Olympique de Beja et qui a influencé directement le résultat final avec notamment un penalty flagrant non sifflé et beaucoup d'anti-jeu toléré, , les Sang et Or, qui se sont sentis lésés, ont demandé à la Direction Nationale d'arbitrage de désigner un arbitre étranger pour le match de la 15e journée de la Ligue 1 qui les opposera aux Monastiriens au stade Ben Jannet, ce dimanche. Au dernières nouvelles, les responsables de l'arbitrage ont répondu favorablement à la requête des Esperantistes. Ces derniers se sont déjà plaints de l'arbitrage cette saison lors de leurs déplacements à Soliman, à Zarzis et à Metlaoui sans oublier les dernières sorties en Ligue des champions.
J.B.
Théâtre national tunisien (TNT) : « In the Belly of the Whale » ou au-delà des frontières
Par Imen Abderrahmani
Fuyant les clichés, inscrivant son théâtre au cœur de l’actualité et des questions existentielles et artistiques contemporaines, Marwa Manai présentera, ce soir, à 19h00, à la salle « Le 4ème art », son œuvre « In the Belly of the Whale ».
La liberté, les barrières qu’elles soient physiques, mentales ou spirituelles, l’humain… des mots clés qui constituent la nouvelle création de cette jeune metteure en scène qui multiplie, ces dernières années, les expériences, les collaborations , les rencontres et également les productions.
A la salle « Le 4ème art », elle dévoilera, ce soir, son nouveau-projet où elle a essayé de créer un pont artistique entre le Théâtre National Tunisien (TNT) et le Théâtre National Croate de Rijeka, transcendant les frontières linguistiques…
« Être libre, c'est accomplir une œuvre qui nous ressemble... », disait le philosophe français Henri Bergson. Et « In the Belly of the whale » (‘Fi batn el hout’pour son titre arabe) semble être à l’image de Mrawa Manai, cherchant avec son théâtre, à vivre pleinement sa liberté de créatrice. D’ailleurs, pour son texte, elle a choisi d’explorer les nouvelles de quatre autrices contemporaines, notamment les deux Croates Iva Papic et Dorotea Susak, et les Tunisiennes Samia El Amami et Mouna Ben Haj Zekri. Des textes qui ont permis à Marwa Manai de nourrir sa vision et d’élargir son horizon.
Sur scène, une distribution internationale donne vie à cette œuvre ambitieuse, à cette collaboration tuniso-croate : Sonia Zarg Ayouna, Nadia Belhaj, Thawab Aidoudi, Allam Barakat, Mario Jovev, Serena Ferraiuolo, et Edi Celic.
« Entre hier, aujourd’hui et demain, il y a l’éternité. Et de toute éternité, les humains ont cherché à franchir les barrières. Ils ont creusé des tunnels, bâti des ponts, construit des navires et des avions, et même bravé l’espace. Mais reste une barrière à franchir, et elle ne tient qu’à un fil », lit-on dans le synopsis de cette nouvelle création théâtrale qui livrera demain ses secrets.
Un premier cycle de représentations est déjà annoncé à la salle « Le 4ème art ». Outre la performance de ce soir, le public pourra découvrir « In the Belly of the Whale », demain, le samedi 25 janvier à 19h00 et le dimanche 26 janvier à 17h00.
Autrice, metteuse en scène et comédienne, Marwa Manai avec en poche un diplôme de l’Université de York et un autre du Théâtre National de Tunisie (TNT) où elle a collaboré avec de nombreux metteurs en scène notamment Fadhel Jaibi et Jalila Baccar dans des créations comme « Violence(s) » et « Peur(s), Marwa Manai continue son exploration des thématiques complexes telles que l’identité, la résilience et l’interconnexion humaine dans ses pièces de théâtre comme « Untitled », « Le Nom du père », « Sur le Seuil »... « In the Belly of the whale » s’inscrit dans la continuité avec ses précédents projets et ses convictions de jeter des ponts entre les cultures et de surpasser toutes les barrières pour un théâtre moderne bien ancré dans son quotidien.
I.A.
Le 90ème anniversaire de la création de la Rachidia : Une institution et une histoire
Presqu’un siècle déjà depuis la création de la Rachidia, institution pionnière dans la sauvegarde de l’identité musicale du pays. Aujourd’hui, il est temps de rendre à cet établissement phare qui célèbre son 90ème anniversaire son aura d’antan. Dans cet ordre d’idées, un accord de partenariat a été signé le mardi 21 janvier 2025, par Salwa Ben Hafaiedh, directrice générale du Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM, Ennejma Ezzahra), et Anis Sghaier, président de l’Institut Rachidia de la musique tunisienne, portant sur l’organisation d’un colloque scientifique national sur l’institution « La Rachidia ». Les détails de cet événement qui s’inscrit dans le cadre de la valorisation du patrimoine musical tunisien et du soutien à la recherche scientifique, seront prochainement communiqués, informe le CMAM.
Fondée le 3 novembre 1934, la Rachidia est une association culturelle et artistique spécialisée dans la musique tunisienne, ayant vu le jour grâce à une élite d’hommes politiques, d’intellectuels, d’écrivains et d’artistes, dirigée par Mustapha Sfar, alors « Cheikh el Medina » (source: « Tunis au bon vieux temps » de Tahar Fazaa, Editions Sindbad 2014).
Prenant le nom officiel d’association de l’Institut Al-Rachidi de musique, elle est la première institution musicale en Tunisie et l’une des plus anciennes institutions de musique arabe, avec pour objectif de sauvegarder le patrimoine musical tunisien, notamment le malouf et ses variantes, tout en assurant la documentation de ce riche héritage.
Le premier concert de la Rachidia a été donné au Théâtre municipal de Tunis au début de l’année 1935. La première chanson propre à l’institution, « Ya leymi yezzini », a été écrite par Ali Douagi. Parmi les premiers interprètes figurent des noms illustres comme Chafia Rochdi (seule femme présente à la réunion constitutive), Fethia Khairi et Saliha.
Le nom « Rachidia » a été choisi en référence à Mohamed Rachid Bey, troisième souverain de la dynastie husseinite. Poète et musicien passionné, il s’est intéressé à la musique et à la chanson andalouse en œuvrant à enrichir la musique tunisienne par celle de la Turquie au niveau des règles et des rythmes de la « nouba ».
L’histoire de la Rachidia est étroitement liée à des figures majeures de la musique tunisienne, pour ne citer que Khemaïs Tarnane, Mohamed Triki, Salah Mehdi, Mohamed Sâada, Taher Gharsa, Abdelhamid Ben Aljia, Zied Gharsa et tant d’autres qui ont marqué de leur empreinte l’évolution de la musique tunisienne.
L’orchestre de la Rachidia a également compté dans ses rangs de grands noms dont Kaddour Srarfi, qui, en 1942, devint à l’âge de 29 ans le plus jeune chef d’orchestre de Tunisie et du Maghreb, dirigeant l’ensemble de la Rachidia aux côtés de Mohamed Triki.
La célébration du 90ème anniversaire de la Rachidia est une occasion de rendre hommage à ceux et celles qui ont façonné l’histoire musicale tunisienne et de la Rachidia, basée au cœur de la médina de Tunis, dans l’écrin historique de Dar Daouletli, édifiée au milieu du XVIIe siècle sous le règne du Bey Hammouda Pacha El Mouradi par le Daouletli, gouverneur militaire de la ville de Tunis.
Le Quotidien avec TAP
Inscription de Sidi Bou Saïd sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO : les préparatifs du dossier avancent à pas sûrs
La Tunisie entame une nouvelle démarche, cette fois-ci, pour inscrire Sidi Bou Saïd, ce célèbre village tunisien, à l’architecture typique et au charme sans égal, sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité. Les préparatifs vont bon train pour que le dossier soit déposé en février 2025.
Partie prenante du projet, dans le cadre d’une approche participative, la municipalité de Sidi Bou Saïd œuvre pour le parachèvement des préparatifs du dossier de candidatures en vue d’inscrire Sidi Bou Saïd sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le Secrétaire général de la municipalité de Sidi Bou Saïd, Mohamed Saleh Omrani, a déclaré, jeudi à la TAP, que le dossier d’inscription de Sidi Bou Saïd « sera déposé auprès du Comité du patrimoine mondial » qui établit chaque année la liste des nouveaux sites inscrits au patrimoine mondial.
Une fois le dossier retenu, l’inscription de Sidi Bou Saïd au patrimoine mondial de l’humanité « devra renforcer la place de ce village touristique, sur le double plan national et international », a indiqué le SG de la municipalité. Il a évoqué « les financements supplémentaires qui seront consacrés au site et qui aideraient à la sauvegarde de ce patrimoine et à attirer davantage de touristes et d’investisseurs ».
Le siège de la municipalité a abrité, le 18 janvier courant, une journée de sensibilisation sur ce dossier qui s’intitule « Sidi Bou Saïd : un site culturel et spirituel méditerranéen ». Organisé conjointement par la municipalité de Sidi Bou Saïd et l’Institut national du patrimoine (INP), cet évènement a eu lieu en présence d’experts, d’élus locaux et de représentants de la société civile.
Au terme de la journée, il a été recommandé de « poursuivre les efforts de préservation du village historique de Sidi Bou Saïd et de ses alentours et ce en coordination entre les responsables locaux et les habitants », fait savoir le responsable. « Le dépôt du dossier devra être suivi par une visite d’inspection des experts de l’UNESCO », a-t-il ajouté.
Les statistiques démographiques fournies par la municipalité de Sidi Bou Saïd font état de « 7 milles habitants dont 1200 habitent au cœur du village historique », célèbre son cachet architectural unique.
Aujourd’hui, la Tunisie compte neuf sites classés au patrimoine mondial dont 8 sites culturels et un site naturel, à savoir le Parc National d’Ichkeul (1980), le dernier grand lac d’eau douce d’une chaîne qui s’étendait autrefois le long de l’Afrique du Nord. La Médina de Tunis, le Site de Carthage et l’Amphithéâtre d’EL Jem (1979), le Site de Kerkouane (1986), la Médina de Sousse et la Médina de Kairouan (1988), le Site de Dougga (1997) et l’Ile de Djerba (2023) sont les sites culturels classés.
Le Quotidien avec TAP
Victoire sur tapis vert de l'Etoile contre EGSGafsa
Après une longue attente, l'Etoile du Sahel a eu gain de cause dans sa réserve formulée contre la participation du joueur de Gafsa, Bangoura au match de la 13e journée de la Ligue 1 et qui s'est soldé par une parité (1-1). Ainsi, les Saheliens voient leur capital points passer de 25 à 27 alors que celui de EGSGafsa , tomber de 10 à 9 points.
J.B.
Editorial : Trouver les ingrédients de la «bonne austérité» ! - Par Hassan GHEDIRI
S’il a ratifié le projet de la loi de finances de 2025, cela ne veut pas dire qu’il approuvait les dispositions ayant été votées par la majorité des voix des députés de l’ARP et des membres du Conseil national des régions et des districts. Son approbation a été, en effet, dictée par le devoir d’assurer «la continuité du fonctionnement de l’Etat». C’est, en substance, ce qu’a tenu à souligner le Chef de l’Etat en rencontrant, lundi, le Chef du gouvernement et les ministres des Finances et des Affaires sociales, selon un communiqué diffusé à la même occasion par la présidence de la république. Toujours d’après le même communiqué, Kaïs Saïed a rappelé à ses ministres la nécessité d’œuvrer pour «restaurer le rôle social de l’Etat» estimant qu’il avait été délibérément abandonné depuis trente ans. C’est toutefois son appel renouvelé à l’austérité qui semble susciter la curiosité des observateurs et qui ne passe pas, aussi, sans provoquer une colère à peine cachée dans les commentaires moqueurs qui pullulent sur les réseaux sociaux. Les plus avertis, eux, sans doute curieux de savoir avec quelle marge de manœuvre l’Etat envisage-t-il étendre la politique d’austérité par laquelle il visait équilibrer davantage les finances publiques après avoir presque épuisé toutes les solutions en déployant les mécanismes de compressions budgétaires, de blocage des investissements et de gel des embauches et des salaires.
L’austérité telle que suggérée par Kaïs Saïed et que le gouvernement allait, apparemment, devoir raffermir ne pouvait qu’angoisser davantage les Tunisiens qui voient déjà dans la politique de rigueur adoptée par l’Etat une épée de Damoclès suspendue en permanence au-dessus de leur tête. Des inquiétudes que Saïd tente énergiquement à dissiper en réaffirmant à chaque occasion que l’austérité qu’il veut ne s’oppose pas aux objectifs fondamentaux, qui consistent à la fois, comme nous l’avons précédemment souligné, à restaurer le rôle social de l’Etat, à mettre fin à la dilapidation de l’argent public, à rétablir la justice sociale, le tout avec une approche nationale basée sur la politique du «compter sur soi» qui rompt avec tout diktat étranger. Le Président de la république, qui s’est toujours farouchement opposé à l’idée de la privatisation des entreprises publiques, croit, toujours selon la théorie d’austérité qu’il défendait, qu’une opération de dégraissage est inéluctable dans beaucoup d’établissements et institutions publics hypertrophiés et surdimensionnés par rapport aux besoins du pays. Conscient des réactions que devrait immanquablement susciter son appel à ce que l’on appelait dégraissage du secteur public, Saïed a tenu à clarifier qu’il n’est point question de privatisation, mais de préservation de l’argent public.
Bon nombre d’observateurs pensent cependant qu’une telle approche ne suffira pas pour restaurer l’équilibre des finances publiques durement déstabilisé par les dettes ni à remettre sur les rails une économie quasi-paralysée par le manque d’investissement et minée par un taux de chômage fluctuant depuis plusieurs années, autour de 15%. C’est donc à un grand paradoxe que se confronte l’Etat en décidant de s’engager, très prudemment, sur le chantier des réformes. L’austérité peut s’avérer une voie incontournable dans la conjoncture que traverse la Tunisie, mais ce choix ne peut conduire qu’à une baisse de l’activité économique et par ricochet, à une hausse du chômage et à plus de pression sur les ménages. Le grand défi que l’Etat doit pouvoir relever c’est de trouver les ingrédients pour concocter la «bonne austérité» qui ne casse pas le peu de la croissance qui nous reste, n’augmente pas le chômage, n’aggrave pas les déficits ni les dettes. Un vrai casse-tête.
H.G.
Le tirage au sort de la CAN 2025, lundi prochain à Rabat
La CAF vient d'annoncer que le tirage au sort de la CAN 2025 qui aura lieu au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 avec vingt- quatre nations aura lieu lundi prochain 27 janvier au théâtre national Mohamed V à Rabat. La cérémonie verra la présence de plusieurs stars du foot africain ainsi que les présidents des fédérations des pays participants.
J.B.
Etudier en France : La 3e édition du « Forum des Mobilités » touchera Sousse et Sfax
Présent dans plus de 135 pays, Campus France s’appuie sur un réseau mondial de plus de 270 espaces et antennes, dont trois en Tunisie : à Tunis, Sousse et Sfax. Ces structures sont directement rattachées à l’Ambassade de France et à l’Institut français de Tunisie.
En 2024, la France comptait plus de 430 000 étudiants internationaux inscrits dans ses établissements d’enseignement supérieur, parmi lesquels plus de 15 000 étaient tunisiens.
Avec une moyenne annuelle de 5 000 départs vers la France, la Tunisie occupe la 6ᵉ place parmi les pays d’origine des étudiants étrangers en France, après le Maroc, la Chine, l’Algérie, l’Italie et le Sénégal. Elle demeure également le 1er pays par ratio de nombre d’étudiants par habitant.
Les candidats concernés par Campus France :
La procédure « Études en France » s’adresse aux candidats Tunisiens ou étrangers non ressortissants de l’Espace Schengen résidents en Tunisie ; souhaitant poursuivre des études supérieures, passer un concours ou un entretien de sélection dans un établissement de l’enseignement supérieur français.
Les candidatures aux établissements « connectés » via la plateforme Études en France, sont prolongées jusqu’au 15 février 2025.
Pour les établissements « non-connectés », les dépôts de candidature sont possibles tout au long de l’année.
Le « Forum des Mobilités » fait sa tournée du 09 au 12 avril 2025 :
Grande nouveauté cette année, puisqu’en plus de Tunis, le « Forum des Mobilités » se tiendra également à Sousse et à Sfax en 2025. Cet événement offre une opportunité exceptionnelle aux élèves et étudiants de rencontrer des représentants d’établissements d’enseignement supérieur français, publics et privés : universités, classes préparatoires, écoles d’ingénieurs, écoles de commerce et écoles spécialisées, venus pour recruter leurs futurs étudiants.
Pour plus d’informations sur les procédures de candidature et les prochains événements, rendez-vous sur : https://urls.fr/yNJKMH
Ouverture des candidatures pour le Festival international de Carthage 2025
L’Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques (ENPFMCA) émet un communiqué jeudi 23 janvier 2025 pour annoncer l’ouverture de l’appel à candidatures pour la participation à la 59ème édition du Festival International de Carthage, (FIC 2025).
Cet appel est destiné à tous les créateurs du secteur artistique et culturel, aux imprésarios, ainsi qu’à toutes les structures et institutions concernées par la production et la promotion des œuvres artistiques, précise le communiqué. Le dernier délai pour soumettre les dossiers de candidatures est fixé au vendredi 28 février 2025.
Les dossiers de candidature doivent être obligatoirement envoyés en ligne via le lien suivant : https://shorturl.at/Fs0w2
Nucléaire : L’AIEA appelle Trump et l’Iran au dialogue
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a appelé mercredi la nouvelle administration américaine et l’Iran à parler ensemble. Un dialogue est « absolument indispensable » pour faire avancer des négociations sur le nucléaire iranien, a déclaré Rafael Grossi, le directeur général de l’AIEA. « Sans ce dialogue, il n’y aura aucun progrès », a dit M. Grossi à la presse, en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.
Des déclarations du président Donald Trump, entré en fonctions lundi, et de membres de la nouvelle administration américaine montrent qu’« il y a une disposition » à avoir une « discussion et peut-être à s’acheminer vers un accord », a encore dit le directeur général de l’AIEA. Les responsables iraniens reconnaissent aussi la nécessité d’un dialogue, a-t-il ajouté.
A Davos, le vice-président chargé des affaires stratégiques iranien, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que l’Iran espère que le président américain choisira la « rationalité » dans ses relations avec la République islamique, ajoutant que Téhéran n’avait jamais cherché à se doter de l’arme nucléaire.
STB : 2024 sous le signe de la maîtrise des charges, mobilisation des ressources et rationalisation des engagements
En 2024, la STB Bank a poursuivi ses efforts pour satisfaire les besoins de tous les acteurs économiques du pays, notamment les entreprises publiques, tout en renforçant sa volonté d’assainir son portefeuille.
Au terme de l’année 2024, la STB Bank affiche une forte progression de l'encours des dépôts de la clientèle de 12% (+1.220 millions de dinars) pour s’élever à 11.397 millions de dinars.
Cette croissance est caractérisée par une prépondérance des dépôts d’épargne et des dépôts à vue avec des parts respectives de 41% et 37%. Quant aux dépôts à terme (présentant le coût le plus élevé), ils ont maintenu leur part au niveau de 19%.
En ce qui concerne l'encours des crédits, il affiche un repli de 7% (-740 millions de dinars) pour s’établir à 9.774 millions de dinars. Ce repli s’explique, en partie, par le ralentissement économique et le faible niveau d’investissement. Néanmoins, il traduit également la volonté de la Banque d’assainir son portefeuille tout en déployant des efforts supplémentaires dans le financement des entreprises publiques.
A fin décembre 2024, le portefeuille-titres affiche une forte augmentation de 40% totalisant un encours de 3.887 millions de dinars, contre 2.778 millions de dinars à fin décembre 2023, portée par l’accroissement substantiel des titres souverains (bons de trésor et emprunt national) ce qui dénote de l’effort régulier et continu de la Banque en matière de soutien à l’économie nationale.
Amélioration très sensible en matière de liquidité
Comme en témoignent les niveaux affichés des ratios réglementaires y afférents, la Banque fait état d’une forte amélioration en matière de liquidité. En effet, les ratios LCR et LTD se sont établis à des niveaux très confortables dépassant de loin les seuils réglementaires, soient 469% pour le LCR (devant être au moins 100%) et 96,9% pour le LTD (devant être au plus 120%).
Par ailleurs, et compte tenu de l'évolution des principaux agrégats d'activité, la STB Bank a été à même de réduire sensiblement son recours au financement de la BCT.
Léger repli du PNB
Sous l’effet du repli de la marge nette d’intérêt, conséquence directe des difficultés observées au niveau de certains secteurs économiques, d’une part, et la baisse relativement importante en matière de distribution des crédits, d’autre part, le PNB a marqué l’année dernière un repli de 3% à 662 millions de dinars.
Cette évolution intègre, toutefois, une croissance significative des revenus du
portefeuille-titres et opérations financières (+23% à 304 millions de dinars) et traduit le choix de la Banque d’assurer une diversification des sources de revenus et satisfaire les besoins de tous les acteurs économiques du pays.
En outre, l’année 2024 a été marquée par un rythme de croissance très faible des charges opératoires (+1,2%) traduisant l’effort déployé par la Banque en matière de maitrise du rythme d’évolution des charges générales d’exploitation (-5%) conjuguée à une faible progression des frais de personnel (+4%).
Palestine occupée : L’armée israélienne mène une nouvelle incursion meurtrière à Jénine
A l’heure du cessez-le-feu à Gaza, l’armée israélienne a lancé, mardi 21 janvier, une opération d’envergure à Jénine, ville du nord de la Cisjordanie occupée. Dix personnes ont été tuées, selon le bilan du ministère de la santé palestinien, et 35 blessées. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé, mardi, Israël « à faire preuve d’une retenue maximale ». Le 14 janvier, six personnes avaient perdu la vie dans un bombardement mené par l’armée de l’air sioniste.
Bezalel Smotrich, figure de l’extrême droite suprémaciste, ministre des finances et responsable de l’administration qui gère les 500 000 colons juifs en Cisjordanie, l’avait affirmé en pleines négociations entre Israël et le Hamas sur Gaza : « Al-Funduq, Naplouse et Jénine doivent ressembler à Jabaliya », une ville du nord de l’enclave de Gaza aujourd’hui en ruine.
Jabaliya a été particulièrement ravagée par l’armée israélienne et offre aujourd’hui le spectacle d’un champ de ruines. La déclaration, datant du 6 janvier, faisait suite au meurtre de trois colons israéliens par des Palestiniens dans le village d’Al-Funduq, non loin de Naplouse et de Kedumim, colonie israélienne dans laquelle réside Bezalel.
WEF : Des perspectives pour développer les relations économiques de la Tunisie
La diplomatie économique revêt une importance cruciale pour la Tunisie dans le contexte actuel, où les relations économiques internationales jouent un rôle déterminant dans le développement et la prospérité d’un pays.
Les autorités gouvernementales œuvrent pour saisir les opportunités offertes par les mutations économiques mondiales et pour adopter une approche proactive dans les relations commerciales et économiques avec les partenaires internationaux.
C’est dans ce cadre que la Tunisie est représentée par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti et celui de l’Economie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, au Forum économique mondial (WEF) 2025 qui se tient du 20 au 24 janvier à Davos en Suisse, sous le thème :« Coopération à l’ère de l’intelligence ».
Les deux responsables sont à Davos jusqu’au 24 janvier sur instruction du Président de la République Kaïs Saïed pour faire connaître davantage les priorités économiques du pays et mettre en exergue les efforts nationaux dans les domaines du développement durable, de la lutte contre les changements climatiques et du renforcement de l’utilisation des technologies numériques, a expliqué un communiqué officiel.
On souligne, sous ce même angle, que cette participation constituera également une occasion pour développer et diversifier davantage les relations de coopération qui lient la Tunisie à ses différents partenaires internationaux, notamment dans les secteurs prometteurs et à forte valeur ajoutée.
Le ministre de l’Economie et de la planification, Samir Abdelhafidh a précisé au cours des entretiens effectués avec des hauts responsables d’institutions internationales, en marge de la 55e édition du Forum économique mondial de Davos, la volonté du gouvernement de développer la coopération avec tous ses partenaires économiques et financiers dans le cadre de l’intérêt commun et des choix souverains de la Tunisie.
Abdelhafidh a mis l’accent sur l’intérêt porté par le Président de la République au renforcement du rôle social de l’Etat dans les différents programmes et politiques de développement.
Le ministre a passé en revue les priorités de développement de la Tunisie et les programmes de réformes notamment en termes d’amélioration du climat d’investissement et des affaires, la lutte contre les changements climatiques et le processus de transition énergétique et digitale.
Il a évoqué l’amélioration des indicateurs de la Tunisie notamment les taux de croissance et d’inflation et la maîtrise des grands équilibres.
La 55e édition du Forum économique mondial de Davos, se déroule du 20 au 24 janvier 2025, sous le thème « Collaboration à l’ère de l’intelligence».
Le Forum économique mondial de Davos rassemble les dirigeants du monde entier dans l’optique de réfléchir aux principaux défis mondiaux et régionaux à relever, notamment les bouleversements géopolitiques, l’importance de la croissance économique pour améliorer les conditions de vie des populations et la manière de réaliser une transition énergétique juste et inclusive.
Bientôt des marionnettes géantes à Carthage
Dans le cadre des préparatifs de la 6ème édition des Journées des Arts de la Marionnette de Carthage (JAMC), qui se déroulera du 01 au 08 février 2025, le Centre National des Arts de la Marionnette organise une résidence artistique exceptionnelle qui a débuté le 20 janvier 2025 et se poursuivra jusqu’au 31 janvier.
Cette résidence est dirigée par l’artiste brésilien de renom Paulo Nazarino, fondateur du studio Naza Bonecos Animation Studio, spécialisé dans l'art de la marionnette.
Fondée en 1996 par Paulo Nazarino et Vivian Maltoro, Naza Bonecos bénéficie de plus de 30 ans d’expérience dans la création de marionnettes alliant art, artisanat et technologie.
Treize étudiants du Institut Supérieur des Arts Dramatiques (ISAD) participent à cette résidence, bénéficiant d’une opportunité unique d’explorer l’univers des marionnettes géantes animées, ainsi que d’acquérir des compétences avancées dans leur conception et manipulation. La résidence constitue un atelier de formation alliant théorie et pratique, encadré directement par Paulo Nazarino, reconnu pour son expertise dans la création de personnages innovants.
À l’issue de cette résidence, une série de marionnettes géantes animées sera créée et intégrée aux festivités de la 6ème édition des Journées des Arts de la Marionnette de Carthage ayant pour thème « Marionnettes : Art et Vie ».
Pour rappel, la résidence artistique se poursuit jusqu’au 31 janvier 2025.
Dédiée à la mémoire de Lina Ben Mhenni, le festival 27/20 : Pour garder la flamme vivace
Par Imen Abderrahmani
« Justice humaine, dignité pour tous » tel est le thème de la deuxième édition du Festival 27/20 qu’accueillera le Ciné-Théâtre « Le Rio » du 24 au 26 janvier 2025, en hommage à Lina Ben Mhenni, figure emblématique de la révolution tunisienne, partie très tôt.
Organisé à l’initiative de l’association Lina Ben Mhenni, ce festival se veut une célébration de la mémoire et du parcours de la cyberdissidente, blogueuse et figure emblématique de la révolution tunisienne qui a quitté ce monde très tôt, le 27 janvier 2020, d’où l’appellation de cet évènement culturel et artistique.
Durant trois jours, la manifestation proposera des concerts, des performances chorégraphiques, ateliers de théâtre et d’écriture mettant l’accent sur l’écriture comme témoin de génocide et un acte de résistance contre la colonisation, débats politiques et culturels, projections cinématographiques… L’évènement marquant sera également la présentation du premier livre paru dans le cadre de l’Ecole féministe Lina Ben Mhenni.
Le coup d’envoi officiel de cette nouvelle édition de ce festival qui vient enrichir la scène artistique nationale et qui mettra l’accent sur l’apport des femmes dans les différentes disciplines artistiques, sociales et politiques sera en deux temps. A 18h00, le grand public est convié à une performance de danse de Marahem Khadhra et un concert de Rawdha Abdallah, suivis à 19h30 par une projection de quatre courts documentaires réalisés par les étudiantes de l’école féministe Lina Ben Mhenni, suivie d’un débat sur la justice sociale et l’oppression des femmes.
En avant-goût de cette soirée inaugurale bien rythmée, et dans la matinée, les organisateurs ont opté pour un atelier de théâtre ayant pour titre « Je planterai un cerisier dans mon ventre » qui sera animé par Mouna Ben Haj Zekri et Maï Choucri, et ce à partir de 10h00, toujours au Ciné-Théâtre « Le Rio ». Un débat animé par Rim Benrjeb et Ragaï Moussa et dont le thème est « Écrire pour résister : y a-t-il encore des plumes libres ? » est prévu à partir de 17h00.
Parallèlement à cet atelier théâtral qui rythmera le festival, le programme comprend également la présentation du livre collectif « Appréhender la justice sociale à travers une perspective féministe : récits en résistance au capitalisme ». Animée par Hayfa Dhouib, cette rencontre sera une occasion pour discuter non seulement du sujet qui s’inscrit au cœur des débats et des combats que Lina Ben Mhenni avait mené tout au long de sa vie mais également de la démarche et la méthodologie entreprises par ses autrices.
Un atelier portant sur « La souveraineté alimentaire : cultiver les consciences et l'indépendance » est à l’affiche du festival qui constitue une plateforme de rencontre de plusieurs activistes dans de nombreux domaines et de mobilisation sur des sujets d’actualité.
Animé par Leila Riahi et Ghassen Reguigui, avec la participation de Asma Rouissi et Afifa Garouachi (GDA Beit El Mouna - Testour), cet atelier aura lieu le 26 janvier entre 10h00 et 13h00.
Une Performance théâtrale « Phosphenes », mise en scène par Amenallah Atrous, est au programme de cette même journée entre 15h00 et 16h00. La clôture du festival sera avec un hommage à Lina et son père, le militant Sadok Ben Mhenni (décédé le 28 juillet 2023), suivi d’un concert de Mazen Ben Mabrouk et la projection du documentaire « Lina dans les yeux des générations futures ».
I.A.
















