Gaza : cessez-le-feu, libération d'otages et entrée de l'aide humanitaire ce dimanche
Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas débute ce dimanche matin, à 8h30 heure locale. La première phase de l’accord prévoit la libération de 33 otages israéliens et de centaines de prisonniers palestiniens.
Près de 600 camions chargés d’aide humanitaire et de carburant doivent entrer chaque jour dans la bande de Gaza, selon l’Égypte, médiateur aux côtés du Qatar et des États-Unis.
L’aide est stationnée au poste frontière de Rafah, fermé depuis le mois de mai par l’armée sioniste.
Ce cessez-le-feu marque peut-être le début de la fin d’une guerre terrible, lancée par les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 et le génocide sioniste qui a suivi et qui a fait près de 46 mille martyrs palestiniens.
Malgré l’annonce de ce cessez-le-feu, le ministère de la Santé de Gaza a annoncé samedi que 23 personnes avaient été tuées au cours des dernières 24 heures.
Attaque au couteau à Tel-Aviv, missiles tirés du Yémen
Samedi, à la veille de l'entrée en vigueur du cessez-le feu, une attaque au couteau a fait un blessé dans le centre de Tel-Aviv. Selon la police sioniste, l'assaillant a ensuite été "neutralisé" par "un civil armé" qui a "ouvert le feu."
Israël a par ailleurs indiqué avoir intercepté deux missiles tirés du Yémen, avant qu'ils ne pénètrent dans l'espace des Territoires occupés.
Ligue 1 : L’Etoile retrouve son éclat, l’AS Soliman gagne, enfin, à domicile
Deux matches avancés de la 16e journée ont eu lieu aujourd’hui et ont permis à l’ESS et à l’ASS de grignoter des points supplémentaires très précieux.
A Mejez El Bab, les Cigognes ont confirmé leur panne qui dure depuis quelques journées déjà. Certes, ils n’évoluent pas à domicile, mais leur série négative commence réellement à inquiéter. En face, l’Etoile du Sahel n’a pas seulement pris sa revanche (2-0), mais il ne cesse pas de montrer un nouveau visage qui confirme le retour de confiance au sein du groupe depuis l’arrivée de Mohamed Mkacher (4 victoires, 3 nuls et une seule défaite en huit matches). C’est Oussama Abid, auteur d’un doublé qui a été l’artisan de ce nouveau succès.
A Soliman, on a assisté à la première victoire de l’ASS à domicile. Ce fut difficile face à un bon ES Métlaoui et le but de Mariano (70’) a suffi au bonheur des Cap-Bonais qui se replacent et s’éloignent de la zone rouge.
K.Z.
Ligue des champions Dr D - J 6 : L'Espérance vise la tête du groupe
Qualifiée aux quarts de finale de la Ligue des champions, avant terme, L'Espérance qui reçoit ce soir à Rades à partir de 20 heures, Sagrada, cherchera à empocher les points de la victoire pour finir cette phase de poules en tête du groupe et ce quel que soit le résultat du co-leader, Pyramids. Reghecampf compte aligner sa meilleure formation possible du moment avec notamment la titularisation de la nouvelle recrue, Elyes Bouzaiene, le nouvel arrière droit. En attaque, Blaili, Mokwana et Sasse seront à nouveau réunis à moins que le Roumain ne compte aligner d'entrée le jeune Kada, en pointe. Espérons que la pelouse sera en bon état après les pluies diluviennes d'hier. Signalons que cette fois-ci, les Sang et Or porterons des maillots blancs avec les noms des joueurs écrits en lettres arabes.
Formation probable : Ben Said, Bouzaiene, Ben Hamida, Toughai, Jelassi, Azouni, Tka, Konate, Sasse, Mokwana et Blaili.
Jamel Belhassen
Légère hausse attendue de la croissance du PIB (BM)
L'année 2024 a été marquée par une dynamique économique contrastée en Tunisie, avec des signes d'amélioration dans certains secteurs.
La croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) a montré des signes de reprise, atteignant 1,8% au troisième trimestre par rapport à l'année précédente. Cette amélioration est principalement attribuée à la performance du secteur agricole, en revanche, l'industrie a montré des signes de quasi-stabilité.
Des prévisions optimistes
C’est dans ce contexte que la croissance en Tunisie devrait se stabiliser pour atteindre 2,2%, en 2025, contre 1,2% en 2024, selon un nouveau rapport de la Banque Mondiale (BM), publié aujourd’hui vendredi 17 janvier 2025.
Le rapport Intitulé « Perspectives économiques pour la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord », indique que le taux de croissance devrait se situer, en 2026, à 2,3%. La BM a précisé que la persistance de la sécheresse et la faible demande intérieure ont contribué à un ralentissement de la reprise économique de la Tunisie en 2024 par rapport aux prévisions précédentes.
Elle souligne que l’amélioration de la croissance économique, au cours de l’année 2025, sera soutenue par de meilleures perspectives de financement extérieur.
Pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), la croissance devrait s’accélérer pour s’établir à 3,4 % en 2025, puis 4,1 % en 2026, a révélé le rapport de la BM.
Trajectoire montante
L’analyse des indicateurs macroéconomiques en Tunisie pour l'année 2024 révèle un paysage économique complexe. Des progrès ont été réalisés dans certains domaines comme l'agriculture et le tourisme, mais les défis persistent dans l'industrie et sur le marché du travail. L'avenir économique du pays dépendra largement de sa capacité à stimuler les investissements et à diversifier son économie tout en maintenant un équilibre budgétaire sain.
Les projections macroéconomiques pour 2025 révèlent des divergences significatives d'appréciation. La trajectoire gouvernementale (3,2%) repose sur des hypothèses de transformation structurelle ambitieuses alors que les institutions internationales privilégient des scénarios plus conservateurs.
Les prévisions de la Banque mondiale évoquent, globalement, une amélioration des conditions économiques, soutenue par des réformes structurelles et une stabilisation des déséquilibres macroéconomiques.
Bien que les projections de croissance pour 2025 varient considérablement, les attentes d'une reprise économique sont présentes. Les résultats dépendent largement de l'efficacité des réformes économiques mises en œuvre et des conditions extérieures favorables.
Open d'Australie- 3e tour : Ons Jabeur tombe avec les honneurs devant Emma Navarro
Le séjour australien s'arrête au stade du troisième tour pour la Tunisienne Ons Jabeur, 39e au classement WTA. Face à l'Américaine Emma Navarro, 8e, la lutte était épique. Le troisième set était nécessaire pour départager les protagonistes. Et quand on sait que Ons venait à peine de retrouver les courts après des mois d'absence pour blessure, on ne peut que saluer sa prestation. Navarro a remporté le premier set ( 6-4) mais Jabeur a trouvé les ressources nécessaires pour revenir au score et gagner le second (6-3). Au troisième set, la Tunisienne a sorti le grand jeu mais n'a pu tenir le coup jusqu'au bout devant l'Américaine en possession de tous ses moyens et qui a remporté le set (6-4) et le match ( 2-1). Il est clair, que Ons est en train de progresser notablement même si elle n'est pas totalement guérie. Comme quoi, un retour vers les sommets est encore possible cette année.
Jamel Belhassen
Fonds d’encouragement à la production cinématographique au titre de l’année 2025 : ouverture des candidatures
L’appel à candidatures pour les subventions du Fonds d’encouragement à la production cinématographique au titre de l’année 2025 est ouvert jusqu’au 16 mai prochain, informe le ministère des Affaires culturelles dans un communiqué publié sur sa page officielle facebook.
En vertu du décret, n°2001-717 du 19 mars 2001, fixant les modalités d’octroi de subventions d’aide à la production cinématographique, les projets cinématographiques en phase d’écriture, de production ou de post-production sont éligibles.
Tous les détails sur les modalités et conditions de participation sont disponibles sur ce lien : httpss://www.culture.gov.tn/?page_id=158067
A la Médiathèque Gisèle Halimi (Sousse) : Rayhan Bouzguenda présente « A mon père, notre courrier secret »
Par Imen Abderrahmani
L’autrice Rayhan Bouzguenda continue sa belle tournée avec son 2ème livre « A mon père, notre courrier secret », paru fin 2024 aux Editions Ibn Arabi. Rendez-vous, cet après-midi à 16h00, à la Médiathèque Gisèle Halimi, relevant de l’Institut français de Sousse.
Organisée dans le cadre du cycle « Kteb Tounsi », et en collaboration avec l’association Bibliophiles Sousse, cette rencontre-débat constitue une belle opportunité pour les lecteurs afin d’écouter l’écrivaine parler de ce deuxième livre, écrit avec beaucoup d’amour et de douleur, un livre-thérapie où Rayhan Bouzguenda raconte un père dont le départ brusque a bouleversé son existence.
Offrant à lire une quarantaine de lettres qu’elle a écrites à son père décédée, l’écrivaine explore les liens profonds qu’elle entretenait avec son père.
Livre épistolaire, « A mon père, notre courrier secret » (‘Ila Abi, baridouna al serri’ pour son titre arabe) raconte l’amour, le deuil, le souvenir, la séparation et la solitude; c’est aussi tout un chemin parcouru par l’autrice pour surmonter ses afflictions et retrouver le chemin de l’espoir guidé par la lumière d’un père qui a été toujours à ses côtes, soutenant ses idées et ses projets.
Partant de la question « Comment vivre ou plutôt survivre après le décès d’un être cher ? », Rayhan Bouzguenda nous rappelle que l’épreuve de la perte modifie la relation à soi, aux autres et au monde.
Livre-thérapie qui a permis à l’autrice de faire enfin son deuil et de le gérer, « A mon père, le courrier secret » est aussi un livre-témoin du vécu de la femme tunisienne aujourd’hui, de ses ambitions, de ses occupations… Elle nous raconte le processus de sa thèse de doctorat, sa relation avec ses élèves, avec ses enfants, sa famille, sa ville-natale et même sa réussite à avoir le permis de conduire et de pouvoir enfin conduire de Tunis là où elle habite à Monastir sa ville natale là où son père a été inhumé.
Sans fard, sans chercher ses mots ou masquer sa sensation, l’autrice raconte comment ce livre est né et toutes les sensations et les pensées qui l’ont accompagné lors de l’écriture de ces quarante lettres qui n’ont pas été au début destinées à la publication.
Parler de ses émotions demande un véritable effort. Rayhan Bouzguenda comme si elle a été sur le divan d’un psy, elle se laisse aller, partageant avec ses lecteurs tant de secrets et son point de vue vis-à-vis tant de détails de son quotidien.
L’écriture fluide, empreint de tendresse, d’analyse et d’observation, « A mon père, le courrier secret » est à découvrir cet après-midi, à 16h00, à la médiathèque de l’Institut français de Sousse. La rencontre sera animée par Pr. Zahra Et Khadi, professeure de langue arabe et poétesse.
Rayhan Bouzguenda, née en 1983, docteure en langue, littérature et civilisation arabes, est enseignante au lycée secondaire Bourguiba à Tunis. Elle partage régulièrement ses lectures et pensées littéraires sur les réseaux sociaux. Elle est lauréate du prix Béchir Khrayef de la 38ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis, édition 2024, pour son premier roman «Al mansi fel Hikeya» (L’oublié dans l’histoire) qui, après deux éditions tunisiennes, sera présent à la 56ème édition de la Foire internationale du Livre du Caire (23 janvier- 05 février 2025), dans une 3ème édition égyptienne avec la maison d’édition et de distribution « Ibhar ».
I.A.
L’artiste et sculptrice Italo-Tunisienne Monia Ben Hamouda remporte Prix Maxxi Bvlgari
Monia Ben Hamouda, artiste figurative et sculptrice Italo-Tunisienne, est la lauréate de la 4ème édition du Prix Maxxi Bvlgari pour son projet l’œuvre « Théologie de l’effondrement » (The Myth of Past) I-X (2024).
La cérémonie de remise des prix a eu lieu, le vendredi 17 janvier, à la salle Carlo Scarpa du Musée national des arts du XXIe siècle (Maxxi) à Rome. L’œuvre de Monia Ben Hamouda fera ainsi partie de la Collection permanente de Maxxi Bvlgari, a annoncé l'agence Ansa.
L’artiste participera à une résidence artistique au siège de l’American Academy et travaillera aux côtés de l’artiste sélectionné par la prestigieuse Whitney Biennial. L’annonce du lauréat du Prix Maxxi Bvlgari a été l’occasion de présenter la nouvelle bourse de l’Académie américaine Bvlgari à Rome, en collaboration avec Maxxi et le Whitney Museum.
« Theology of Collapse » (The Myth of Past) I-X (2024), créée à l’occasion du Prix MAXXI Bvlgari, est une installation composée de dix panneaux de fer découpés au laser, qui dessinent des motifs inspirés de la calligraphie islamique et des formes de mosquées. Les panneaux ont été retravaillés par l’artiste grâce à l’utilisation d’Al.
Peints avec des techniques mixtes qui incluent les épices parfumées du paprika, de la cannelle et de l’hibiscus, les panneaux sont installés de manière inversée sur le mur du fond de la galerie de Zaha Hadid, agissant comme un rideau infranchissable au passage mais pas à la vue.
Plutôt que de se tenir debout, l’œuvre semble sur le point de s’effondrer, suscitant une réflexion sur la décadence des structures culturelles et religieuses et mettant en évidence la fragilité des identités contemporaines.
Un jury international a décidé de récompenser Monia Ben Hamouda « pour sa capacité à intervenir sur l’espace muséal et à interagir avec les matériaux, en intégrant l’utilisation des technologies contemporaines et traditionnelles, pour la détermination et la rigueur dans le travail qui représente un moment évident de croissance dans sa recherche artistique et pour avoir affronté en profondeur l’effondrement de notre époque grâce à une approche inhabituelle et évocatrice », peut-on lire dans un communiqué du Prix MAXXI Bvlgari.
Théologie de l’effondrement (Le mythe du passé) I-X (2024) est le projet lauréat de l’exposition du Prix Maxxi Bvlgari, placée sous le commissariat de Giulia Ferracci, ainsi que des œuvres in situ spécialement conçues et créées pour cette occasion : Juroom Naar de Binta Diaw et Assenzahah Essenzahah (2024) de Riccardo Benassi.
Née à Milan en 1991, Monia Ben Hamouda est une artiste figurative et sculptrice. Sa pratique artistique reflète la complexité de son identité interculturelle. Puisant son inspiration dans ses racines italiennes et tunisiennes et dans son syncrétisme culturel, l’artiste réinvente certains canons esthétiques établis par un processus de contamination des signes.
La lauréate tunisienne était finaliste avec deux autres candidats : Riccardo Benassi (artiste visuel) et Binta Diaw (artiste figurative italo-sénégalaise). Leurs œuvres sont exposées du 25 octobre 2024 au 02 mars 2025 à la salle Gian Ferrari du Musée national des arts du XXIe siècle (MAXXI).
L’artiste Roberto Fassone est lauréat de la première édition du prix MAXXI Bvlgari d'art numérique pour son projet artistique « And We Thought » qui analyse la relation entre l’art et l’Intelligence Artificielle. Une mention spéciale a été attribuée à cet artiste dont l’œuvre est exposée du 17 janvier au 2 mars 2025 dans le hall du musée.
Le projet de soutien et de promotion des jeunes artistes réunissant le Musée national des arts du XXIe siècle (MAXXI) et la célèbre maison italienne Bvlgari dont la création a permis de propulser de nouveaux talents sur la scène internationale. Né en 2001 sous le nom de Young Art Prize, ce prix baptisé en 2018 « Prix Maxxi Bvlgari » constitue le noyau fondateur de la collection d’art Maxxi à travers des œuvres de nombreux artistes aux expressions artistiques innovantes et expérimentales.
MAXXI, le Musée national des arts du XXIe siècle, est la première institution nationale italienne consacrée à la création contemporaine. Conçu comme un vaste campus culturel, le MAXXI est géré par une Fondation constituée en juillet 2009 par le Ministère italien des Biens et des Activités Culturels.
La programmation des activités – expositions, ateliers, conférences, spectacles, projections, projets pédagogiques – reflète la vocation de MAXXI en tant que lieu de conservation et d’exposition de ses collections mais aussi, et surtout, laboratoire d’expérimentation et d’innovation culturelles, d’étude, de recherche et de production des contenus esthétiques de notre temps.
Le bâtiment MAXXI est une œuvre architecturale majeure conçue par la célèbre architecte Britannique d’origine irakienne Zaha Hadid (1950-2016), située dans le quartier Flaminio de Rome et présentant des formes innovantes et spectaculaires.
Le Quotidien avec TAP
Edotorial : Entre espoir et prudence …
Par Chokri Baccouche
Un accord sur un cessez-le-feu à Gaza est toujours bon à prendre bien sur, mais il faut se garder de verser dans un euphorisme béat, surtout quand on a affaire à un certain Benjamin Netanyahu. C’est que le non-respect des accords est une seconde nature chez le Premier ministre israélien qui a donné la preuve formelle à maintes reprises que les deals et les promesses n’engagent que ceux qui leur prêtent une oreille attentive. D’ailleurs et pas plus tard qu’hier matin, les autorités israéliennes ont accusé le Hamas de provoquer «une crise de dernière minute» en revenant sur certains points de cette trêve qui englobe, la libération d’otages détenus à Gaza, en échange de prisonniers palestiniens, annoncée la veille par les médiateurs qataris, égyptiens et américains. Fidèle à ses louvoiements légendaires, Netanyahu continue à chercher, à l’évidence, la petite bête dans l’espoir de faire capoter ledit accord qu’il a bien du mal à accepter et à digérer. Non sans raison d’ailleurs car l’arrêt de la guerre à Gaza signifie ni plus ni moins que l’arrêt de sa mort politique, pour des raisons connues de tous. Les prétextes fallacieux de Netanyahu ont été d’ailleurs très vite discrédités par le Hamas qui s’est dit attaché au respect de tous les termes de ce pacte.
Après 15 longs mois d’une guerre atroce qui a poussé le seuil de l’horreur à son paroxysme, le Premier ministre israélien est revenu donc à de meilleures intentions, du moins en apparence. Non pas de gaité de cœur mais forcé. Il a été contraint d’accepter ce deal parce que d’une part son armée est à bout de souffle et subit de plus en plus de pertes mais également en raison des pressions croissantes exercées par l’opinion publique israélienne qui multiplie les manifestations afin de l’inciter à mettre un terme à sa cavalcade meurtrière vers l’inconnu. Il semble que Netanyahu ait cédé également aux pressions exercées par le nouveau président américain élu Donald Trump qui avait «promis l’enfer» rappelons-le, si la situation n’était pas résolue avant son retour à la Maison Blanche, prévu le 20 janvier. C’est le message qu’aurait fait passer son envoyé spécial au Moyen-Orient, Steve witkoff. Selon plusieurs sources, ce dernier n’a pas du tout ménagé Netanyahu et c’est justement la raison pour laquelle le Premier ministre israélien a fini par se plier aux exigences du nouveau président américain de peur de perdre son précieux appui à un moment où il en a rudement besoin. La première phase de libération des otages qui va intervenir en principe, dimanche prochain, c’est-à-dire la veille du retour à la Maison Blanche de Donald Trump, est d’ailleurs tout sauf un hasard. Netanyahu qui a pris l’habitude d’envoyer sur les roses, les injonctions de n’importe quel président américain a du ravaler, cette fois-ci, son orgueil démesuré, vraisemblablement par crainte de subir les états d’âme «toxiques» du nouveau chef de l’Exécutif U.S, connu pour ses envolées lyriques et ses réactions imprévisibles surtout quand il se sent vexé ou contrarié.
La trêve aux forceps annoncée, mercredi dernier au soir, suscite à la fois l’espoir mais également la prudence. Malgré sa fragilité, elle constitue un pas positif dans la bonne direction susceptible de mettre un terme, ne serait-ce que momentanément, à un drame kafkaïen qui perdure depuis une année et six mois. Tout au long de cette période, l’humanité a assisté en live à l’un des épisodes les plus tragiques de son histoire, marqué par un génocide sans précédent orchestré et délibérément exécuté par une force occupante contre un peuple qui lutte pour sa survie, sa liberté et son droit à l’existence. Netanyahu qui a tout fait pour rayer ce brave peuple de la surface de la terre a du se rendre à l’évidence que son projet génocidaire est voué à l’échec. Malgré ses effroyables exactions, les Palestiniens sont encore debout, tout comme d’ailleurs le Hamas. L’erreur grossière de Netanyahu est justement d’avoir pensé que pour pérenniser le statu quo et revenir à la situation ayant prévalu avant le déclenchement de l’opération « Déluge d’Al Aqsa » il suffisait d’ « éradiquer » le mouvement de résistance palestinien. Il s’est lourdement trompé car non seulement le Hamas n’est qu’une simple idée mais également et surtout il cristallise les aspirations légitimes de l’ensemble du peuple palestinien. Quelles sont les chances pour que le cessez-le-feu s’installe durablement ? Difficile d’avancer le moindre pronostic à ce sujet. Une chose est sûre cependant : Netanyahu qui a été finalement enclin à satisfaire son ami américain que ses propres alliés extrémistes de son gouvernement se retrouve, du coup, dans une situation très inconfortable. Il sera pris pour ainsi dire entre les feux d’une opinion publique israélienne, de plus en plus hostile à son égard et les tirs croisés de la clique extrémiste et va-t-en guerre de son gouvernement qui ne va certainement pas lui pardonner le modus vivendi passé avec le Hamas. La carrière politique du Néron du Moyen-Orient risquera-t-elle, par conséquent, de négocier sa dernière ligne droite ? Ils sont certainement nombreux les citoyens de par le monde à espérer qu’il en soit ainsi. Par souci de salubrité planétaire et également pour toutes les horreurs perpétrées par ce tyran sanguinaire tout au long de son règne cauchemardesque…
C.B.
Selon l’OMS : Au moins 10 milliards de dollars pour reconstruire le système de santé à Gaza
Au moins 10 milliards de dollars (9,7 milliards d’euros) devraient être nécessaires pour reconstruire le système de santé à Gaza au cours des prochaines années, a fait savoir le responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les territoires palestiniens, Rik Peeperkorn, lors d’une conférence de presse. Une évaluation initiale montre qu’il faudra « plus de 3 milliards de dollars (2,9 milliards d’euros) pour la première année et demie et 10 milliards sur cinq à sept ans », a-t-il déclaré.
France : Mélenchon fustige « les gouvernants qui ont encouragé le massacre » à Gaza
Jean-Luc Mélenchon distribue les bons et les mauvais points sur la situation au Proche-Orient. Le leader de La France insoumise a salué mercredi soir l’annonce d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, fustigeant au passage « la culpabilité et la honte qui est celle de nos gouvernants qui ont laissé faire […] le massacre ».
« Puisse le cessez-le-feu tenir et la vie des survivants être épargnée désormais. Que les otages et les prisonniers retournent à la vie et que s’adoucissent les cicatrices de leurs plaies physiques et morales. Puissent les vivants pleurer leurs morts sans crainte et nos larmes effacer la haine qu’ils ressentent légitimement », a écrit le triple candidat à la présidentielle sur X. « Et que le futur n’oublie pas la culpabilité et la honte qui est celle de nos gouvernants qui ont laissé faire, regardé ailleurs et encouragé le massacre », a-t-il ajouté.
Sport infos - Real Madrid : Camavinga absent plusieurs semaines
Eduardo Camavinga s'est blessé à la cuisse gauche jeudi lors de la victoire en Coupe du Roi face au Celta Vigo (5-2, a.p), a annoncé vendredi le Real Madrid. "Suite aux examens réalisés aujourd'hui sur notre joueur Eduardo Camavinga par les services médicaux du Real Madrid, une lésion musculaire au biceps fémoral de la jambe gauche lui a été diagnostiquée", a indiqué le champion d'Europe.
La durée d'indisponibilité de l'international français (22 ans, 24 sélections) n'a pas été précisée, mais il s'agit d'un coup dur pour l'ex-Rennais, déjà blessé en début de saison (genou gauche) puis fin 2024 (cuisse gauche). D'après AS, ce type de blessure nécessite une convalescence d'une à trois semaines.
Manchester City : Erling Haaland a prolongé jusqu'en 2034
Manchester City envoie un sacré message à la concurrence sur le marché des transferts. Alors que le Real Madrid imaginait depuis un moment un futur plus ou moins proche avec Erling Haaland, le champion d'Angleterre en titre vient d'offrir un contrat de très longue durée à l'attaquant international norvégien. Comme l'avait révélé The Athletic, l'ancien joueur de Dortmund a signé pour sept saisons de plus avec les Cityzens, soit jusqu'en juin 2034.
Manchester City a officialisé l'information. The Athletic assure qu'avec ce nouveau bail, toutes les éventuelles clauses de départ, présentes dans le précédent contrat, auraient disparu. "Il s’agit de l’un des contrats sportifs les plus lucratifs jamais réalisés. Il souligne le lien entre Haaland et City", ajoute The Athletic, sans préciser les chiffres du nouveau bail du Norvégien.
Belgique : Domenico Tedesco limogé
Un an et demi après son intronisation, Domenico Tedesco n'est plus le sélectionneur des Diables Rouges. Vendredi, la fédération belge de football a officialisé une nouvelle qui était dans l'air depuis plusieurs jours. L'Italo-Allemand fait les frais des derniers résultats négatifs du demi-finaliste du Mondial 2018 (élimination en 8es de l'Euro contre la France et troisième place en poules lors de la dernière Ligue des nations).
Pour lui succéder, deux noms auraient été cochés comme le révélait L'Equipe jeudi : Rudi Garcia et Thierry Henry.
Al-Hilal proposerait un pont d'or à Salah
Selon The Daily Mail, Al-Hilal serait prêt à faire des folies pour enrôler Mohamed Salah, qui sera en fin de contrat avec Liverpool en juin prochain. Le quotidien anglais précise que la formation saoudienne envisagerait d'offrir 77 millions d'euros sur deux saisons à l'international égyptien.
Nouvelles dispositions relatives aux chèques : Le nouveau modèle révélé
Les dispositions de la loi 2024-41 du 02 août 2024 et de la circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) du 21 novembre 2024 prévoient des dates clés:
A partir du 20 janvier 2025: Les demandes de nouveaux auprès des banques seront traitées selon le nouveau modèle de chèque.
Le 02 février 2025: Début de la l’application officielles de la nouvelle loi relative aux chèques (QR Code, plafond chèque, durée de la validité et chèques barrés).
Tunis – Gênes : Le GNV Polaris arrive
GNV Polaris, la première unité nouvellement construite par GNV, la compagnie de ferries du Groupe MSC, a été présentée mercredi soir au port de Gênes. Ce qui marque une étape importante dans le plan de renouvellement de la flotte actuellement en plein développement.
A n’en point douter, les passagers et les conducteurs bénéficieront, à bord de cette merveille que constitue GNV Polaris, d'une expérience de voyage innovante et confortable. Ce joyau, qui peut accueillir jusqu'à 1500 passagers, est équipé de 239 cabines et dispose d'une capacité de charge de 3100 mètres linéaires, idéale pour gérer les flux sur des trajets à forte intensité comme Gênes-Palerme, sur laquelle il opère depuis le 7 janvier.
« GNV Polaris n'est pas seulement un navire, c'est le symbole de notre vision. Ce projet représente un investissement dans l'avenir, visant à redéfinir les normes de qualité et de durabilité dans notre flotte et dans le secteur du transport maritime. », a indiqué Matteo Catani, Administrateur délégué de GNV.
Et de poursuivre : « Nous offrons à nos passagers une expérience de voyage unique, alliant confort, innovation et respect de l'environnement. Il ne s'agit pas seulement de moderniser notre offre, mais de nous positionner comme pionniers en Méditerranée en termes d'efficacité opérationnelle et de réduction de l'impact environnemental. Avec GNV Polaris et les trois autres unités en route, nous faisons un pas en avant dans notre développement, confirmant notre engagement concret en faveur d'un transport plus durable et plus responsable ».
Le navire propose une gamme de services conçus pour transformer la traversée, entre autre celle de Tunis à Gênes, en un moment agréable et mémorable, alliant commodité et détente.
«Avec GNV Polaris, nous voulons envoyer un message clair : chaque moment de l'expérience de voyage à bord a une valeur fondamentale, indique à son tour Matteo Della Valle, Directeur commercial de GNV.
Le navire, d'un tonnage brut de 46 000 tonnes, d'une longueur de 218 mètres et d'une largeur de 29,60 mètres, est conçu pour offrir le maximum en termes d'efficacité énergétique et de qualité des services à bord.
Commission des mégaprojets : Une série de décisions au cours de la première réunion
Le chef du gouvernement, Kamel Maddouri, a présidé, mercredi, au palais du gouvernement, à la Kasbah, la première réunion de la commission des mégaprojets.
Cette réunion s’inscrit dans le droit-fil de la concrétisation des instructions du chef de l’Etat visant à écourter les procédures de réalisation des projets publics et à hâter leur parachèvement afin de répondre aux aspirations et aux attentes légitimes du peuple tunisien et de promouvoir un développement régional équitable et durable.
Elle fait également suite au décret n° 497-2024 fixant les modalités et les procédures particulières pour la réalisation des grands projets publics et à la décision du chef du gouvernement du 25 novembre 2024 portant approbation du manuel des procédures de réalisation des grands projets publics.
A l’œuvre, la commission des mégaprojets a passé au crible l'état d'avancement de nombre de projets publics dans les secteurs prioritaires, notamment le sport, la santé, le commerce et l'infrastructure. A ce titre, elle a approuvé une série de mesures tendant à statuer sur le sort actuel de ces projets afin de faire booster leur rythme de réalisation conformément aux critères d’efficacité, de transparence et de qualité au sens des dispositions du décret n° 497 du 24 octobre 2024 fixant les modalités et les procédures particulières pour la réalisation des grands projets publics.
Au terme de ses travaux, la commission a décidé ce qui suit :
-Inscrire nombre de projets sur la liste des grands projets à caractère stratégique ou des grands projets publics bloqués conformément aux dispositions du décret n°497 du 24 octobre 2024 précité afin de répondre aux impératifs de l’efficience et de l’efficacité.
-Ordonner le démarrage immédiat de la construction du projet de la plateforme des marchés de production du centre et adopter l'option de la construction en parties fonctionnelles et autoriser le ministère des finances à affecter et à transférer 6 MD au titre de l'augmentation de la contribution du conseil régional de Sidi Bouzid au capital du projet aux fins de l'acquisition de 50 hectares pour cet important projet national qui s'inscrit dans le cadre de la contribution de l'État à la réhabilitation des circuits de distribution des produits agricoles et halieutiques, au soutien de la sécurité alimentaire nationale et à la réalisation d’une mutation sociale et économique qualitative à Sidi Bouzid et dans les gouvernorats limitrophes.
-Valider la reconstruction du bâtiment principal de l'hôpital universitaire Hedi Chaker à Sfax moyennant une enveloppe globale de 103 MD et procéder à la définition d'un plan de financement et diligenter la réalisation des études nécessaires à cet effet.
-Accélérer la finalisation des procédures et des mesures nécessaires pour que l'hôpital régional Bir Ali Ben Khalifa à Sfax soit pleinement opérationnel dans les meilleurs délais afin d'assurer la fourniture des différents services de santé au profit des citoyens de la région.
-Entamer les procédures nécessaires afférentes à la reconstruction du stade olympique d'El Menzah avec toutes ses composantes conformément aux spécifications et aux normes techniques en vigueur au niveau international et œuvrer à ce que le démarrage effectif des travaux de ce projet soit au cours du deuxième semestre de 2025.
-Ordonner le transfert de l'exploitation du complexe des viandes rouges à Ben Guerdane à la société des viandes. Ce complexe étant achevé depuis 2023 dans le cadre du projet de développement agricole et pastoral et des systèmes connexes dans le gouvernorat de Médenine moyennant un coût total de 80,2 MD, ce qui va permettre de renforcer la gouvernance de l'exploitation et de rentabiliser davantage l'investissement réalisé et de garantir la réussite du projet.
-Inscrire les fonds programmés pour la réhabilitation et la maintenance de l'abattoir de la société des viandes dans le cadre du plan national de réhabilitation et de maintenance des abattoirs au titre du budget du ministère du commerce et du développement des exportations et ordonner de démarrage immédiat des études nécessaires à cet effet, ce qui devrait permettre à ce projet de renforcer la qualité de l'infrastructure de la société des viandes, de respecter davantage les conditions d'hygiène et de sécurité et de promouvoir la qualité des produits.
-Appeler l'Office national d'assainissement à entamer dès que possible le raccordement de la zone franche de Ben Guerdane à la station d'assainissement nouvellement réalisée dans cette région et parachever les procédures réglementaires nécessaires permettant à ce projet de bénéficier de la subvention d'investissement.
















