Soldes d’hier : Les ventes refroidies par l’inflation ?
Par Hassan GHEDIRI
L’amélioration des conditions météorologiques et surtout le versement des salaires pourraient bientôt pousser beaucoup de Tunisiens à sortir leur porte-monnaie.
Dame Nature et le pouvoir d’achat en berne semblent s’allier contre les commerçants de l’habillement en ce début des soldes d’hiver. Pourtant, des rabais intéressants s’affichent sur beaucoup d’articles adaptés à la saison du froid et de pluie.
Au centre de Tunis, dans les principales artères abritant les enseignes du prêt-à-porter, les ventes tardent encore à démarrer en ce deuxième jour des soldes d’hiver entamés le 15 janvier pour durer six semaines avec possibilité de prolongement, comme il a toujours été le cas durant ces dernières années. Pour rappel, l’an dernier pendant les soldes d’hiver, la fréquentation a été jugée très décevante pour la majorité des commerçants ayant pris part à cette grande opération de liquidation des stocks.
Cette année, l’inflation qui affecte durement le pouvoir d’achat des ménages tunisiens réduit considérablement la marge de manœuvre des commerçants qui espéraient voir les foules prendre d’assaut leurs boutiques, au premier jour des soldes. Une ambiance révolue et qui a longtemps marqué les années glorieuses quand les marchands du prêt-à-porter réalisaient autant de chiffres d’affaires pendant les semaines de solde que durant toute l’année.
Leur déception est justifiable, pensent-ils, pour au moins une raison. «Cette année, les soldes d’hiver ont été avancés de deux semaines pour permettre aux clients de profiter des remises sur des collections d’hiver», nous explique Monia, vendeuse dans une boutique de prêt-à-porter dans un complexe commercial au centre de Tunis. Dans son magasin, plusieurs collections de manteaux, de gilets et des pulls qui se déclinent en plusieurs couleurs sont soigneusement exposés avec des remises allant de 20 à 35%.
Des démarques plus importantes qui peuvent atteindre les 70% sont généralement appliquées lorsque les commerçants parviennent à liquider une bonne partie de leur stock. Beaucoup de commerçants, qui espèrent voir leurs transactions s’accélérer dans les prochains jours, pensent que l’amélioration des conditions météorologiques et surtout le versement des salaires au cours de la semaine prochaine pourraient pousser les Tunisiens à sortir leur porte-monnaie et leur permettre de libérer une partie de leur stock de vêtements hivernaux.
Le froid, un argument commercial
Au cours des années passées, les soldes d’hiver démarrent en Tunisie au début de février pour se poursuivre jusqu’à mi-mars, c’est-à-dire en plein printemps. Il était toujours difficile et très compliqué de convaincre les gens à acheter des vêtements d’hiver alors qu’il ne pleut plus et qu’il ne fait plus froid. Cette année, avec un janvier qui a débuté avec un temps particulièrement pluvieux et glacial favorable à l’écoulement des collections d’hiver, la Chambre syndicale des commerçants du prêt-à-porter s’est pressée à obtenir l’aval des autorités pour un démarrage décalé des soldes tout en tentant de mobiliser le plus grand nombre d’enseignes autour de cet argument commercial. Quelque 1700 commerces ayant validé leur participation aux soldes ont été recensés le 15 janvier. Très, très faible a été néanmoins l’affluence, jusqu’à hier, sur les boutiques qui affichent des remises en grandes lettres sur leurs vitrines. Certaines enseignes qui commercialisent des marques de vêtement tendance, généralement de franchise, semblent tirer leur épingle du jeu, et ce, grâce aux promotions et aux ventes privées précédant le démarrage officiel des soldes. Les ventes privées sont généralement réservées à une certaine clientèle qui bénéficie d’offres supplémentaires avant les soldes parce que porteuse de carte de fidélité.
Fidélité ou pas, l’ambiance est cependant morose dans quasiment tous les boutiques situés dans les plus grandes rues marchandes du centre de la capitale. Certains croient que les choses doivent changer d’autant plus que beaucoup de ménages qui ne peuvent pas se passer des vêtements de l’Aïd tenteront, malgré tout, de dénicher de bonnes affaires durant les soldes qui se s’achèvent deux jours avant Ramadan.
H.G.
Théâtre - A la salle «Le 4e art» : Leila Toubel de retour avec «Ad Vitam»
Par Imen ABDERRAHMANI
Figure emblématique de la scène théâtrale nationale et arabe, Leila Toubel présentera demain, à 19h00, à la salle «Le 4e art» sa nouvelle création «Ad Vitam»… Un titre qui dit long sur cette œuvre qui n’a pas encore dévoilé ses secrets!
Artiste engagée, militante, Leila Toubel sait bien faire un théâtre qui lui ressemble, créer des personnages qui ont la force de s’accrocher à l’espoir et combattre tous les démons.
Ses dernières créations, ses monodrames «Hourya», «Solwen» et «Yakouta» ont bel et bien raconté ses convictions artistiques, sociales et politiques. Témoins d’une époque, porteurs d’une vision artistique vis-à-vis tant de sujets socio-politiques et culturels d’actualité brûlante, ses œuvres réussissent toujours à faire bouger les eaux stagnantes et à relancer le débat sur tant de problèmes.
Leila Toubel, qui a fait son adieu aux planches lors d’une représentation mémorable au Festival international de Carthage, le 13 août 2022 (date emblématique qui correspond à la Fête nationale de la Femme), est de retour avec «Ad Vitam», nouvelle création, fruit d’une coproduction entre le Théâtre National Tunisien et la compagnie «Resist’Art».
Il faut dire que Leila Toubel a quitté la scène mais jamais le théâtre, continuant à partager son savoir-faire avec les jeunes artistes, à écrire des textes qui seront montés un jour, à assurer l’encadrement des jeunes dans le cadre du projet «Dreams Chebeb» dont elle est la responsable et surtout à semer les graines de l’espoir et de l’amour ici et là à travers sa page «facebook».
Pour toujours …
«Ad Vitam», un titre qui en dit long sur cette nouvelle création. Signifiant «A vie», «Pour toute la vie», Leila Toubel nous rappelle que sa passion pour le théâtre est «pour toute la vie», pour toujours et jusqu’à l’éternité, comme l’indique cette locution latine.
Voyage poétique dans les entrailles de la Terre, «Ad Vitam», œuvre onirique et engagée, fidèle au style et à l’approche de Leila Toubel, raconte «l’histoire de Donia, une petite fille appelée par la voix de sa mère, la Terre, à rejoindre ses entrailles. Ce départ précipité bouleverse son entourage, désormais condamné à errer dans un labyrinthe, à la recherche d’une issue et de Donia elle-même. Une quête initiatique où se mêlent rêve, espoir et mélancolie», lit-on dans le synopsis de cette œuvre qui réunit une pléiade de jeunes talents. Maya Saidane, Assala Najjar, Dina Weslati, Faten Chroudi, Khadija Mahjoub et Oussama Chikhaoui partageront la scène pour raconter l’histoire de cette fillette et son voyage insolite. Emotionnellement et scéniquement riche, «Ad Vitam» est une création où tous les détails sont portés par des spécialistes.
Portée par une musique originale signée Mehdi Trabelsi et la voix envoûtante d’Abir Derbel, l’œuvre implique aussi Ammar Ltifi pour la chorégraphie, Marwa Mansouri pour les costumes, Sabri Atrous pour le travail de lumière, afin d’assurer une mise en scène captivante, et Mohamed Badr Ben Ali pour la création du mapping.
Voyage dans la mémoire, voyage dans le quotidien incitant le public à réfléchir aux liens qu’il entretient avec la terre et à sa vision de la vie et de la mort, «Ad Vitam» porte certes le cachet typique de Leila Toubel, cette artiste autodidacte et engagée qui continue, après quarante ans de carrière et tant d’œuvres réussies soit avec feu Ezzedine Ganoun à El Hamra et dans le cadre de sa société de production «Résist’art», fondée en 2014, à raconter le théâtre avec la même passion, la même ardeur et le même enthousiasme comme si c’était la première fois, comme si c’était son premier rôle et sa première rencontre avec le public.
I.A.
Editorial : Pluies salvatrices - Par Hassan GHEDIRI
Il a plu des cordes sur la Tunisie durant les quatre derniers jours. Des précipitations encore plus prometteuses sont en perspectives, d’après les prévisions des services météorologiques au grand plaisir de ces hommes et femmes qui nous nourrissent. Des pluies abondantes et bien réparties se sont notamment abattues, depuis le week-end dernier, sur les gouvernorats du nord-ouest abritant les plus importants barrages du pays. Jusqu’à avant-hier, et d’après les chiffres actualisés par le ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, près de 40 millions de mètres cubes d’eau ont généreusement renfloué les stocks des barrages portant, en 24 petites heures, le taux de remplissage général de 23,7% à 25,7%.
Des résultats qui incitent les cultivateurs à remercier la générosité céleste en espérant voir les semaines pluvieuses s’enchaîner et redonner un souffle d’espoir dans un contexte marqué par un stress hydrique sévère, une crise agricole et un pouvoir d’achat en berne.
Ces pluies, attendues avec impatience, ne sont pas seulement une bénédiction pour les terres agricoles assoiffées, mais également une opportunité cruciale pour reconsidérer la gestion de l’eau et relancer une dynamique positive dans le secteur agricole. La Tunisie subit depuis des années une sécheresse chronique qui a fragilisé l’ensemble de son écosystème. Les réserves des barrages ont atteint des niveaux historiquement bas, compromettant l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs régions du pays. Les agriculteurs, déjà confrontés à des coûts de production exorbitants et à des perturbations climatiques, ont vu leurs rendements chuter drastiquement, menaçant la sécurité alimentaire nationale. Dans ce contexte, les pluies de ces derniers jours apparaissent comme un véritable soulagement. Elles permettent de recharger partiellement les nappes phréatiques, d’améliorer les réserves des barrages et de favoriser les semis de cultures céréalières d’hiver, essentielles pour répondre aux besoins alimentaires du pays.
Pour tirer pleinement parti de cette pluviométrie bienvenue, des actions concrètes et urgentes doivent être engagées, car des précipitations, aussi abondantes soient-elles, ne sont efficaces que si elles sont judicieusement collectées et utilisées. Sérieusement affectée par les effets du réchauffement du climat, la Tunisie a choisi de se tourner vers des ressources alternatives, notamment le dessalement de l’eau de mer. Le cap doit toutefois être également mis sur la modernisation du réseau de stockage et de distribution de l’eau. Cela inclut la réparation des infrastructures défectueuses dans le but de réduire les pertes d’eau dans les canaux.
Si ces pluies représentent un répit bienvenu, elles ne peuvent toutefois masquer l’urgence d’une stratégie nationale cohérente face au changement climatique. La Tunisie ne peut plus se contenter de réagir aux crises, mais elle doit anticiper et investir dans des solutions durables. Une réforme en profondeur des politiques agricoles et hydriques est impérative pour instaurer une gestion durable et intelligente des ressources et garantir la résilience du pays face aux aléas climatiques et économiques. La bonne gestion de l’eau passe aussi (et surtout) par une sensibilisation efficace des citoyens et des agriculteurs quant aux enjeux de la rareté de l’eau. Il s’agit d’un engagement qui se forge par l’éducation et la promotion des pratiques durables, comme l’économie d’eau domestique et le recyclage des eaux de pluie pour des usages non potables.
L’État est à court de moyens. C’est une réalité. Pour cela, il doit solliciter l’appui du secteur privé pour contribuer à la mise en œuvre de projets hydrauliques ambitieux. Le partenariat public-privé constituerait la meilleure forme de collaboration susceptible d’accélérer l’installation de solutions innovantes.
H.G.
En 2024 : CinémaTdour assure 528 séances de projections et 22294 entrées
Le célèbre camion-cinéma qui offrait des projections ici et là, proposant dans le cadre des films qui vont avec l’actualité sociale, les programmes scolaires et également certains programmes spécifiques touchant la santé publique, les problèmes écologiques, les droits de la femme, la citoyenneté…
Pour l’année de démarrage, celle de 2024, le bilan est positif, affirmant la bonne orientation du projet qui a réussi à toucher des milliers de personnes à travers la Tunisie, en mettant la culture au service du bien-être communautaire.
Avec sur le calendrier, cinq escales à Tozeur, Gabès, Gafsa, Monastir et Tunis (quelques quartiers et écoles), CinémaTdour a réussi à enregistrer 22294 entrées dont 1099 entrées gratuites et à proposer 528 séances de projection des films tunisiens et internationaux.
L’année 2025 s’annonce plus prometteuse pour l’équipe qui partira bientôt dans une nouvelle aventure, à la rencontre d’autres publics sur tout le territoire tunisien.
Imen.A.
Un appel à participation à l’édition 2025 de « Au clair de la lune »
Le Centre Culturel International de Hammamet (CCIH) – Maison de la Méditerranée pour la Culture et les Arts – vient d’annoncer une nouvelle édition des « Nuits de Ramadan, Layali el Kamar » (Au clair de la lune) qui se tiendra du 14 au 22 mars 2025. Un appel à participation a été déjà lancé avec comme dernier délai le 31 janvier 2025.
Lancé en 2019 avec au menu du tarab, malouf, musique soufie, latine etc, ce nouveau rendez-vous du mois de Ramadan dans sa version 2025 met à l’honneur les musiques et les contes populaires méditerranéens, ouvrant une fenêtre sur le riche patrimoine culturel de la Méditerranée. L’événement aspire à offrir une expérience culturelle unique en mettant en lumière cette synergie entre l’expression musicale et l’art du conte, tout en soulignant les valeurs partagées qui unissent les peuples méditerranéens.
L’objectif de cette édition est de raviver le patrimoine oral populaire à travers des spectacles qui racontent les histoires des villes et ports méditerranéens et de renforcer le dialogue culturel en réunissant des artistes des deux rives de la Méditerranée en leur offrant un espace d’expression pour présenter leurs différentes cultures à travers des performances artistiques originales. Le thème de cette édition met en valeur le patrimoine culturel populaire en documentant les contes traditionnels et en les adaptant dans une version contemporaine, en phase avec les évolutions de l’art moderne.
En parallèle, ces nuits ramadanesques cherchent dans le sillage à promouvoir le tourisme culturel dans la région, mettant en avant le Centre Culturel International de Hammamet comme un lieu culturel de premier plan et un centre d’échanges culturels et artistiques incontournable dans la région.
Dans ce contexte, un appel à participation est lancé, avec une date limite fixée au 31 janvier 2025, invitant les artistes, musiciens et conteurs à soumettre des projets créatifs mêlant musique et conte populaire. Les spectacles sélectionnés seront présentés lors de soirées ramadanesques dans le cadre authentique et mythique de Dar Sebastian.
Les projets retenus devront valoriser les contes populaires illustrant l’esprit des villes et ports méditerranéens, faisant de ces récits un pont entre l’histoire des peuples et leurs cultures.
Les spectacles devront démontrer une créativité particulière dans l’intégration de la musique et de l’art du conte, offrant ainsi une expérience artistique immersive dans des univers culturels riches et variés, à travers les âges.
Le Quotidien avec TAP
La filière des services fait preuve de résilience
L'année 2024 a été marquée par des évolutions notables dans le secteur des services en Tunisie, qui a su maintenir une dynamique positive malgré un environnement économique complexe.
Les chiffres témoignent d'une résilience, avec une croissance significative dans plusieurs segments. Alors que la Tunisie se projette vers 2025, les enjeux à relever pour continuer sur cette lancée sont nombreux.
Performance des services marchands
Le secteur des services marchands a affiché une performance encourageante, avec des investissements déclarés atteignant 538,3 millions de dinars, soit une augmentation de 28,4% par rapport à l'année précédente.
Cette dynamique est principalement portée par les secteurs de l'hébergement, de la restauration et des transports, qui ont bénéficié d'une reprise du tourisme et d'une demande accrue pour les services locaux. Cette tendance est d’autant plus significative dans un contexte où l’industrie peine à se redresser face à la contraction des marchés européens.
Les investissements étrangers : un levier de croissance
La question des investissements étrangers demeure cruciale pour le développement du secteur des services. Bien que les investisseurs tunisiens dominent le paysage avec 75 % des projets, il est essentiel d'attirer davantage de capitaux étrangers pour diversifier l'offre et renforcer la compétitivité.
Les projets à participation étrangère, bien que moins nombreux, apportent une contribution significative en termes de création d'emplois et d'innovation. La Tunisie doit donc intensifier ses efforts pour améliorer son climat d'affaires et séduire les investisseurs internationaux.
Malgré les progrès réalisés, le secteur des services orientés vers l'exportation reste sous-exploité. Les projets totalement exportateurs ne représentent qu'une fraction des investissements totaux, ce qui limite le potentiel de croissance du pays sur la scène internationale. Pour remédier à cela, il est impératif de développer des stratégies ciblées visant à promouvoir les services tunisiens à l'étranger, notamment dans les domaines de l'informatique et du numérique, où le pays dispose d'atouts indéniables.
Perspectives prometteuses
Alors que la Tunisie se prépare pour l'année 2025, le secteur des services apparaît comme un moteur potentiel de croissance économique. En capitalisant sur ses réussites tout en s'attaquant aux faiblesses identifiées, le pays peut espérer bâtir une économie plus dynamique et résiliente.
Les efforts doivent se concentrer sur l'attraction d'investissements étrangers, le soutien à l'exportation de services et la promotion de la digitalisation pour garantir un avenir prospère au secteur.
Décès du poète Ezzeddine Chebbi
Dans un communiqué publié le 16 janvier 2025, le ministère des Affaires culturelles a exprimé sa profonde tristesse suite au décès du poète et écrivain Ezzeddine Chebbi.
Considéré comme l’une des figures majeures du paysage littéraire et poétique de Bizerte, Ezzeddine Chebbi a débuté son parcours académique à la faculté de médecine en France, avant de se réorienter vers l’enseignement, tout en continuant à nourrir une carrière prolifique en littérature et poésie, lit-on dans le faire-part du ministère.
Parmi ses œuvres les plus marquantes, on trouve le recueil « La Nuit et les Arabes », ainsi que son dernier livre « La Conclusion », une réponse à la « Muqaddimah » (Les prolégomènes) d’Ibn Khaldoun. Il a également composé de nombreuses chansons pour des artistes tunisiens, dont la célèbre chanteuse Soulef. Par ailleurs, Chebbi a écrit des opéras et des pièces de théâtre qui ont été interprétés par plusieurs troupes musicales et théâtrales à Bizerte.
Le poète et écrivain entretenait des liens solides avec des figures de la poésie arabe contemporaine, notamment le grand Nizar Kabbani.
L'Espérance, interdite de recrutement par la FIFA
Ce matin, l'information à vite fait de circuler dans les milieux esperantistes. La FIFA vient d'inclure le nom de L'Espérance dans la liste des clubs interdits de recrutement suite à la plainte déposée depuis près de deux ans du joueur Jordanien Mohamed Abou Zriq alias Charara. Il a réclamé un montant de plus de sept cents mille dollars. Côté Sang et Or, on rappelle que le joueur a déjà signé une rupture unilatérale de son contrat. Affaire à suivre.
J.B.
Ligue1 - programme de la 16e journée : CA- USBG reporté
La Ligue Nationale de Football Professionnel vient d'annoncer le programme de la 16e journée de la Ligue 1 qui sera jouée en quatre temps et ce en raison de l'engagement de l'Espérance et du CSSfaxien en coupes africaines. Déjà, ce week end, le Club Africain verra son match contre l'USBGuerdane reporté pour le dimanche 26 janvier car le Stade de Rades sera occupé par les matches de L'Espérance et du CSSfaxien ce week end dans les compétitions africaines. Voici en détails, les matches de cette première journée de la phase retour.
Samedi 18 janvier 2025
14h: ASS - ESM
OB. - ESS
Dimanche 19 janvier 2025
14h ST- ESZ
USM -CAB
EGSG -JSO
Dimanche 26 janvier 2025
14h. CA -USBG
Mercredi 29 janvier 2025
14h CSS- ASG
UST- EST
J.B.
Cybercriminalité : Plus de 2000 affaires recensées en Tunisie en 2024
Le nombre d’affaires relatives aux crimes électroniques, depuis le début de l’année dernière (2024), a atteint 2000 dont 800 ayant été traitées et sont passées par toutes les étapes juridiques, a déclaré Houssemeddine Jbebli, porte-parole de la direction générale de la Garde nationale, à l’occasion d’une journée d’étude organisée, mercredi, à Tunis, sur les crimes électroniques.
Devant le positionnement de ces crimes électroniques à la première place à l’échelle internationale en termes de gravité, a-t-il dit, la direction générale de la Garde nationale a créé, depuis 2017, la cinquième brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité et mis en marche son activité en 2019.
Les affaires de cybercriminalité concernent la fraude en ligne, les virus, les attaques cybernétiques des ordinateurs et des systèmes d’information dans le but de prendre le contrôle sur ces derniers et d’accéder à des données personnelles.
Ces opérations visent à procéder à des chantages, de l’hameçonnage (phishing) ou de demandes de rançon, précise Jbabli, ajoutant que la cinquième brigade centrale a identifié de nombreux groupes criminels ayant fraudé des entreprises publiques et privées.
Parmi les dossiers graves traités en 2024 figure le recrutement de nombreux mineurs via les réseaux sociaux par des organisations terroristes. Jbabli a indiqué, lors de cette journée d’étude organisée par la direction de la Garde nationale, à son siège à la caserne d’El Aouina, à Tunis, en présence du ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, que la majorité des affaires traitées ont été soumises à la justice, ce qui a conduit à l’émission de mandats de dépôt à l’encontre de plusieurs prévenus.
Certaines de ces affaires sont encore en cours d’instruction et d’autres dossiers sont encore traités par la cinquième brigade centrale. Dans le cadre de la coopération internationale et des commissions rogatoires, Jbabli a révélé que plusieurs affaires sont actuellement examinées par la cinquième brigade centrale.
Ces dossiers sont engagés par des pays de l’Union européenne, concernant le suivi de certains crimes électroniques. Les unités de la sécurité nationale ont réussi à identifier des groupes criminels et à traduire leurs membres devant la justice.
Activité touristique : Acquis et perspectives favorables
L'année 2024 marque un tournant décisif pour le secteur touristique en Tunisie, qui a enregistré des performances remarquables après une période de stagnation.
Avec plus de 10 millions de visiteurs l’année écoulée, le pays s'affirme comme une destination incontournable dans le bassin méditerranéen. Ce renouveau est le fruit d'une série d'initiatives visant à améliorer l'attractivité du pays tout en répondant aux nouvelles attentes des voyageurs.
Une reprise consolidée
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : la Tunisie a accueilli près de 9,9 millions de touristes jusqu'à fin novembre 2024, avec des recettes dépassant 6,94 milliards de dinars. Cette performance représente une augmentation significative par rapport à l'année précédente, où le pays avait déjà connu une saison touristique réussie.
Les efforts déployés pour diversifier les marchés émetteurs ont porté leurs fruits, attirant des visiteurs non seulement d'Europe et d'Algérie, mais également d'Europe de l'Est et d'Asie. Ces résultats témoignent d'une dynamique positive qui pourrait se poursuivre dans les années à venir.
La Tunisie a su capitaliser sur ses atouts naturels et culturels pour séduire une clientèle variée. La richesse de son patrimoine historique, ses plages idylliques et sa gastronomie unique sont autant d'éléments qui contribuent à son attrait. Parallèlement, les autorités ont mis en œuvre des réformes visant à améliorer les infrastructures et à développer des offres touristiques adaptées aux nouvelles tendances. Cette stratégie a permis non seulement d'attirer davantage de visiteurs, mais également de fidéliser ceux qui découvraient le pays.
Impact économique positif
Le secteur touristique en Tunisie a démontré son importance vitale pour l'économie nationale, représentant environ 9% du PIB et générant près de 400 000 emplois en 2024. Cette année a été marquée par une performance remarquable, avec des recettes touristiques atteignant 7,5 milliards de dinars, soit une augmentation de 8,3% par rapport à l'année précédente.
Le regain d'intérêt pour la destination tunisienne a été alimenté par des efforts concertés pour diversifier les marchés émetteurs et améliorer l'infrastructure touristique. Les dépenses des visiteurs ont également connu une hausse significative, contribuant à la création d'emplois dans des secteurs connexes tels que l'hôtellerie et la restauration. Ce dynamisme témoigne de la résilience du secteur face aux crises passées et souligne son rôle central dans la revitalisation économique du pays.
En outre, les retombées économiques du tourisme vont au-delà des chiffres bruts. Les revenus générés par le secteur sont réinjectés dans l'économie locale, soutenant les petites et moyennes entreprises et contribuant à des projets d'infrastructure essentiels. Les investissements dans le tourisme ont un impact direct sur le développement des services publics, allant de l'entretien des routes à la rénovation des écoles.
Perspectives prometteuses
Alors que la Tunisie se prépare à accueillir encore plus de visiteurs en 2025, les autorités envisagent plusieurs axes de développement. L'accent sera mis sur la durabilité et l'innovation pour attirer de nouveaux marchés tout en répondant aux attentes croissantes des touristes en matière d'expérience authentique.
Des initiatives visant à promouvoir le tourisme alternatif et durable sont également en cours, afin de diversifier encore davantage l'offre touristique. Avec une stratégie bien définie et des objectifs ambitieux, la Tunisie aspire à consolider sa position sur la scène internationale.
Le bilan positif de 2024 laisse entrevoir un avenir prometteur pour le secteur touristique tunisien. Grâce à des efforts soutenus et une volonté manifeste de se réinventer, la Tunisie est bien partie pour devenir une destination phare sur le plan mondial, alliant tradition et modernité au service d'une expérience inoubliable pour ses visiteurs.
Gaza : Des milliers de Palestiniens en liesse
Des milliers de Palestiniens ont exulté, ce mercredi 15 janvier 2025, dans toute la bande de Gaza, à l’annonce d’un accord de trêve entre Israël et le mouvement de résistance palestinienne, Hamas, après plus de quinze mois de guerre, selon des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) et des témoins.
A Deir Al-Balah, dans le centre du territoire, des centaines de personnes ont très vite manifesté leur joie devant l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa – où plusieurs morts ont été dénombrés depuis le début de la guerre – en dansant, brandissant des drapeaux palestiniens ou prenant des photos.
Jointe par téléphone dans le camp de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, Randa Samih, une déplacée originaire de la ville de Gaza, peine à contenir son émotion: « Je n’arrive pas à croire que ce cauchemar qui dure depuis plus d’un an commence à toucher à sa fin. Nous avons perdu tant de monde, nous avons tout perdu. »
Abdelkarim, un habitant de Gaza âgé de 27 ans, dit éprouver de la joie en dépit de tout ce que nous avons perdu: « Je n’arrive pas à croire que je vais enfin revoir ma femme et mes deux enfants qui sont partis vers le sud il y a plus d’un an », a-t-il ajouté.
A Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, des centaines de personnes se sont rassemblées également, en chantant au son de tambours, selon un photographe de l’AFP.
Transport : Annulation de la grève des chauffeurs de taxis individuels
La grève présentielle des taxis individuels prévue initialement, le 27 janvier courant, a été annulée, a fait savoir Ali Arfaoui, secrétaire général de l’Union Tunisienne des taxis individuels.
Cette décision a été prise à l’issue d’une séance de dialogue tenue, mercredi matin, entre les représentants de l’Union et des responsables du ministère du Transport qui se sont dits prêts à examiner les revendications des chauffeurs de taxis individuels, dans les plus brefs délais, a indiqué Arfaoui.
Et d’ajouter que l’accent a été mis, lors de cette réunion, sur la nécessité de réviser à la hausse, la tarification pour aider les chauffeurs à supporter les charges élevées d’exploitation, précisant que les responsables du ministère ont réagi positivement à cette revendication qui fera l’objet d’un examen approfondi conjointement avec les services du ministère du commerce, afin de préserver la dignité des conducteurs de taxis.
Afaoui a, par ailleurs, indiqué avoir demandé à l’autorité de tutelle de réduire les amendes infligées à l’encontre des chauffeurs et à mettre fin à l’harcèlement subi par ces derniers. Selon lui, cette requête a été approuvée par les responsables du ministère.
Et de rappeler que la révision de l’avantage fiscal, l’octroi de nouvelles autorisations et la suspension du décret n°581 de 2023 portant organisation de transport public routier non régulier des personnes, figurent parmi les revendications de l’Union Tunisienne des taxis individuels.
Ses exportations ont chuté de plus de 26% en décembre : Le phosphate, talon d’Achille du commerce extérieur tunisien…
Par Hassan GHEDIRI
Malgré de multiples annonces par lesquelles le gouvernement s’est engagé à redresser la barre, le secteur de phosphates continue à être un facteur essentiel de détérioration du déficit commercial de la Tunisie.
Si la dégradation de la balance énergétique est un fait quasi-inéluctable étant la conséquence des facteurs complexes et hétérogènes liés à l’évolution de l’offre et des prix sur un marché international imprévisible, la décadence du secteur des mines en Tunisie, constituées essentiellement de phosphates, n’est point une fatalité, parce que c’est le manque de solutions fiables et durables qui empêche jusqu’ici d’arrêter l’hémorragie qui perdure. La tendance observée au cours de ces dernières années selon laquelle les contreperformances du secteur de phosphates, jadis un pourvoyeur principal de revenus pour les caisses de l’Etat, sont aujourd’hui une source de déséquilibre majeur de la balance commerciale, s’est réaffirmée dans le bulletin de l’Institut national de la statistique (INS) de décembre 2024 consacré au commerce extérieur. Dans le chapitre des exportations, l’INS, qui mentionne une «stabilité» durant l’année 2024 résultant de la hausse des exportations agroalimentaires (+14,6%) (sans doute liée aux bons résultats de la filière oléicoles), et à un degré moindre des exportations de l’énergie et des industries mécaniques et électriques, met toutefois l’accent sur la baisse drastique de phosphates et dérivés évaluée à -26 ,3%.
Globalement, les résultats de 2024, qui démontrent encore une fois que le commerce extérieur est le talon d’Achille de l’économie tunisienne, viennent dessiner une balance commerciale gravement déficitaire. Le déficit commercial de la Tunisie qui était, en 2023, de l’ordre de 17.069 milliards de dinars (MD) s’est chiffré à 18.927,6 MD à la date du 31 décembre 2024. Soit une perte de 1,8% du taux de couverture, comptabilisé à plus 1.858 MD. Sans doute, l’aggravation de ce déficit doit être expliquée, comme nous l’avons souligné plus haut, par la dégradation du solde commercial énergétique en lien avec la dépendance énergétique de la Tunisie. Hors énergie, le déficit de la balance commerciale recule à 8 MD, soit un déficit énergétique d’environ 11 MD en 2024. Mais avec des exportations de phosphates se maintenant lamentablement au-dessous des véritables capacités de la filière, la Tunisie est en train de s’infliger des pertes colossales intolérables dans un contexte marqué par l’envolée des cours sur le marché international.
Pour remédier à cette situation, il est urgent de réparer les dysfonctionnements. Le secteur du phosphate en Tunisie souffre de nombreuses faiblesses structurelles qui entravent son développement. C’est, sans conteste, la dégradation du climat social dans les régions de production, principalement le bassin minier, qui continue à déstabiliser la production de phosphate. Les grèves fréquentes continuent à perturber les activités de production et d’exportation. Des revendications souvent justifiées par la répartition inéquitable des richesses et par la mauvaise gouvernance des entreprises et établissements opérant dans le secteur. La gestion des tensions sociales est essentielle pour stabiliser la production. Les autorités tunisiennes doivent mettre en place un véritable dialogue social avec les travailleurs des régions minières, en répondant à leurs préoccupations légitimes tout en favorisant un climat de confiance.
Sur le plan international, la Tunisie fait face à une concurrence de plus en plus forte, notamment de la part du Maroc, du plus grand exportateur mondial de phosphate, et de la Chine. Ces pays bénéficient de meilleures infrastructures, d’une extraction plus efficace et de coûts de production plus compétitifs. Pour affronter cette concurrence et renforcer la compétitivité de son phosphate, la Tunisie doit investir davantage dans la recherche et le développement qui permettent de perfectionner les techniques d’extraction et de traitement. La diversification des débouchés à l’international est également primordiale afin de conclure de nouveaux accords commerciaux avec des pays émergents et d’exploiter les opportunités offertes par les marchés africains et asiatiques.
H. G.
Gaza : Un accord de cessez le feu a été finalement trouvé
Un accord de trêve entre Israël et le Hamas palestinien a été trouvé hier mercredi 15 janvier, comme l'ont annoncé des sources proches des discussions à l'AFP.
Ce mercredi 15 janvier, un accord de trêve entre Israël et le Hamas a été trouvé, selon une source proche des discussions à l'Agence France presse. Le Jihad islamique fait également partie de cet accord.
Il s'agit du premier cessez-le-feu depuis le début novembre 2023. Une trêve entre les différentes parties était alors entrée en vigueur pendant une semaine, permettant la libération de plusieurs otages israéliens contre des prisonniers palestiniens.
"Nous avons un accord sur les otages au Moyen-Orient. Ils seront libérés sous peu, merci!", s'est félicité le président élu des États-Unis Donald Trump dans un message sur les réseaux sociaux.
Jusqu'alors, le Hamas et Israël s'accusaient mutuellement de bloquer tout accord, chaque camp refusant les conditions de l'autre pour un cessez-le-feu dans la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque du mouvement islamiste contre Israël.
Ce lundi 13 janvier, Joe Biden avait affirmé qu'un accord de trêve entre Israël et le Hamas était "sur le point" d'être conclu. Le président américain a affirmé que son administration travaille "instamment pour conclure cet accord", quelques jours avant l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.
Au moins 46.707 personnes, en majorité des civils, ont été tuées par Israël à Gaza, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l'ONU.
















