La Cinémathèque tunisienne joue les adaptations
La Cinémathèque tunisienne a annoncé la projection de huit courts métrages tunisiens adaptés de nouvelles d'auteurs tunisiens dans le cadre d'un cycle de projections intitulé « Adaptations » programmé pour les 1er et 2 mai 2024, à son siège à la Cité de la Culture.
Les courts au menu ont été produits par le Centre national du Cinéma et de l'image (CNCI) dans le cadre des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) 2021 et 2022, sous la bannière d'"Adaptations cinématographiques d'une nouvelle puisée dans la production ou le patrimoine littéraire tunisien ". Des sociétés de production cinématographique avaient été sélectionnées par le CNCI pour la production exécutive de ces films.
« Salwa » de Ines Ben Othman, « Passion littéraire » de Sonia Zarg Ayouna et Ibrahim Letaief, « Pomme d'amour » de Fares Naanaa et « Rira bien…qui… » de Hassen Marzougui sont des films produits en 2021.
« Les Incidents de la ville étrange» de Rami Jarboui, «Le réverbère de Amine Beldi, « La quarantaine » de Sana Jaziri et « Visceral love » de Emna Najjar sont des adaptations produites en 2022.
« Salwa » est adapté de la nouvelle « Wahm Laylet El Hob » (« L'illusion d'une nuit d'amour » en français) de Lassaad Ben Hassine. Le film brosse le portrait d'une jeune femme qui se prostitue, appelée Salwa. Âgée d'une trentaine d'années, elle prend congé de son travail pour partir en quête d'une nuit d'amour et en cherchant par ricochet à restaurer l'enfant brisé qui l'habite.
« Passion littéraire » est tiré de la nouvelle « Sajine El Riwayet » (« Le prisonnier des romans » en français) de Lassaad Ben Hassine. Le film raconte l'histoire de Majdi, passionné par la littérature. Mais son amour passionnel le pousse au crime. La durée de ce court métrage est 18 minutes.
« Pomme d'amour » s'inspire de la nouvelle de Ali Douagi appelée « Nihayet Azeb » (« La fin d'un célibataire » en français). Le film dépeint un monde imaginaire et fantastique ayant l'allure d'une Paradis où se déroule le procès d'Adam et Ève après le vol d'une pomme. Dans ce tribunal, la comédie tient une place importante en adaptant les énigmes actuelles au contexte évoqué. Et à la surprise des accusés, un verdict est rendu…L'œuvre dure 15 minutes.
« Rira bien…qui… » est inspiré de la nouvelle « Jounoun Osstedh » (« La folie d'un professeur » en français ») de Lassaad Ben Hassine. Le film retrace l'histoire d'un professeur fraîchement nommé, qui acquiert une petite voiture de deuxième main. Il a pris rendez-vous avec un courtier pour louer une maison. À la vue de sa voiture, tous les interlocuteurs du professeur changent d'attitude et deviennent aimables, gentils et serviables : le courtier, le propriétaire, le voisin, l'épicier de son nouveau quartier, l'agent de la fourrière (Changuel) du quartier et bien d'autres….La durée de ce court métrage est 15 minutes.
« Les incidents de la ville étrange » de Rami Jarboui -est adapté de l'œuvre originale de Abdeljabbar Eleuch «Les incidents de la ville étrange ». Une nuit, dans un Tunis plongé dans la crise socio-économique, un bar est ouvert : l'Univers. Des clients boivent tranquillement leurs bières. Salah, un habitué, essaye de se lever de sa chaise mais n'y arrive pas. A partir de là, le monde s'agite autour de lui pour le libérer.
« Le réverbère » de Amine Beldi, est un film adapté de l'œuvre originale d'Ali Douagi « Le réverbère ».
Dans cette atmosphère de chaos politique actuel, le réverbère est un film de fiction racontant l'histoire de la Tunisie depuis l'indépendance jusqu'à aujourd'hui et mettant l'accent sur l'héritage politique.
« La Quarantaine » de Sana Jaziri est un film adapté de l'œuvre originale de Amel Mokhtar « Bonjour La Quarantaine ». Fatma est débordée entre son rôle de maman et ses responsabilités en tant que journaliste. Mais a-t-elle une place dans cette course quotidienne?
« Visceral love » de Emna Najjar est adapté de la nouvelle « Amour Viscéral » du recueil de nouvelles "Dementia". La démence est la thématique principale de ce premier recueil de Tarek Lamouchi composé de neuf nouvelles entre fantaisie et horreur. Ce film est l'histoire d'un jeune homme est follement amoureux d'une fille. Sa passion si particulière l'envahit.
Le Quotidien avec TAP
Le guide des projections (Salle Tahar Cheriaa)
Mercredi 1er mai 2024: Adaptations JCC 2021: 18h30
"Salwa" de Ines ben Othmen, 19'
"Passion littéraire" de Sonia Zarg Ayouna et Ibrahim Letaief, 18'
"Rira bien... qui" de Hassen Marzougui, 15'
"Pomme d'amour" de Fares Naanaa, 15'
Jeudi 2 mai 2024: Adaptations JCC 2022: 18h30
"Les incidents de la ville étrangère" de Rami Jarboui, 18'
"Le réverbère" de Amine Beldi, 17'
"La quarantaine"de Sana Jaziri, 15'
"Visceral love" de Emna Najjar, 12'
FTF : Le calendrier de fin de saison 2023-2024 dévoilé
La Fédération tunisienne de football vient de dévoiler le calendrier du reste de la saison 2023-2024, en phases des play-offs, du play-out et de la Coupe de Tunisie.
Play-Offs:
6e journée: les 4 et 5 mai 2024
7e journée: Les 10 et 12 mai 2024
8e journée: Les 25 et 26 mai 2024
Match retard de la 8e journée: 29 mai 2024
9e journée: Les 14 et 15 juin 2024
10e et dernière journée : Les 18, 19 et 20 juin 2024
Play-out:
10e journée: Les 10 et 12 mai 2024
11e journée: Les 22 et 23 mai 2024
12e journée: Les 25 et 26 mai 2024
13e journée: Les 1er et 2 juin 2024
14e journée: Les 14 et 15 juin 2024
Coupe de Tunisie:
Huitièmes de finale: Les 18 et 19 mai 2024
Match retard des huitièmes de finale: 1er juin 2024
Quarts de finale: Les 22 et 23 juin 2024
Demi-finales: Le 26 juin 2024
Finale: Le 30 juin 2024.
Du côté de la FTF, on ne se soucie guère de cet imbroglio qui accompagne les préparatifs de la prochaine AG élective et du feuilleton des candidatures refusées, mais on se permet de s’octroyer le rôle de la Ligue nationale du football professionnel qui veille sur le déroulement des championnats professionnels. C’est mieux que rien, diriez-vous…
K.Z.
Fête du Travail : Inauguration du nouveau siège de l'UGTT
La célébration de la Fête du Travail, en ce 1e mai, revêt un attrait particulier du côté de la Centrale syndicale puisqu’elle coïncide avec l’inauguration du siège de l’UGTT à la place Mohamed Ali dans sa nouvelle configuration après les travaux de rénovation.
Sur place, le rassemblement ouvrier prévu a démarré, ce mercredi 1er mai, devant le siège de l'Union générale tunisienne du Travail sur la place Mohamed Ali, à Tunis, pour célébrer la fête du travail.
Le nouveau siège a conservé son ancienne façade sur recommandation de l'Institut national du Patrimoine, de l'Association de sauvegarde de la Médina de Tunis et de la municipalité de Tunis, car il est considéré comme un monument historique, sa construction remontant à il y a 140 ans.
Le siège se compose de 5 étages et de deux niveaux en sous-sol, abritant des salles de réunion, d'autres spécialisées et des bureaux nouvellement équipés.
D’après des sources proches de la direction de l’UGTT, le coût de la rénovation du bâtiment s'élève à environ 27 millions de dinars, avec une attention particulière portée à la conformité environnementale, notamment par l'adoption de la gestion de l'énergie, la rationalisation de l'éclairage et de la climatisation.
Dopage et JO 2024 : la Tunisie sanctionnée pour non-conformité !
La nouvelle vient de tomber et elle nous vient de Montréal, là où siège l’AMA ( Agence mondiale anti-dopage). A en croire son communiqué, le drapeau tunisien ne sera pas autorisé, si on en reste là, à être levé aux Jeux olympiques et paralympiques et les représentants tunisiens ne seront pas non plus éligibles pour siéger dans les comités ou conseils d'administration de l'AMA.
L'Agence mondiale antidopage (AMA) a confirmé mardi la non-conformité de la Tunisie au code mondial antidopage et annoncé des sanctions contre le pays. La Tunisie ne devrait plus pouvoir accueillir de championnats régionaux, continentaux ou mondiaux, et le drapeau tunisien ne sera pas autorisé à être levé aux Jeux olympiques et paralympiques, jusqu'à ce que le pays puisse être réintégré par l'AMA.
Les représentants tunisiens ne seront pas non plus éligibles pour siéger dans les comités ou conseils d'administration de l'AMA.
Dans un communiqué, l'agence explique que la décision de non-conformité, «définitive» et «avec effet immédiat» à l'encontre de la Tunisie, résulte de «son incapacité à mettre pleinement en œuvre la version 2021 du code mondial antidopage au sein de son système juridique».
Le pays disposait de quatre mois à partir de novembre 2023 pour adopter «un certain nombre de modifications aux textes législatifs et règlementaires» pour se conformer au code du cadre juridique tunisien.
Mais début avril, «les non-conformités n'étaient toujours pas résolues» et l'organisation nationale tunisienne antidopage (ANAD) «n'a pas contesté» l'allégation de non-conformité de l'AMA.
L'agence mondiale installée à Montréal souligne que trois autres organisations sont non-conformes au code mondial antidopage: le comité national olympique de l'Angola, l'agence russe antidopage et la Fédération internationale de fitness et de bodybuilding.
On attend encore, pour en savoir plus, la réaction des instances sportives tunisiennes, aussi bien au ministère du Sport que du côté du Comité olympique.
Adieu le syndicalisme de papa Par Soufiane Ben Farhat
Le 1er Mai est un jour de commémoration, un peu partout dans le monde. Commémoration de luttes, de labeur, de privations et d’insignes sacrifices de la classe ouvrière. Cependant, il est utile, voire salvateur, de s’interroger, en Tunisie et ailleurs, sur le sens du syndicalisme à l’ancienne à l’ère du numérique. Or, presque partout, les gens donnent raison à Marc Bloch qui, dans son illustre livre intitulé L’étrange défaite, déplorait que “les hommes raisonnent toujours avec une guerre de retard”.
L’irrésistible irruption du numérique affecte la société humaine dans sa globalité et dans ses moindres recoins. Avec Internet, elle marque l’avènement d’une certaine désocialisation des structures communicationelles et mentales anciennes tout en s’appuyant sur de formidables potentiels de croissance et de restructuration. Dès lors, les solidarités à l’ancienne s’effritent, le concept fondateur et structurant même de classe sociale est remis en cause. L’esprit de clocher, l’esprit de clan et l’esprit de corps reprennent de l’espace, transcendant les vieux clivages. De sorte que le renouveau technologique réinvente d’une certaine manière l’archaïsme.
Nous le constatons depuis des mois en marge des guerres d’Ukraine et de Gaza, même la guerre à l'ancienne et ses paradigmes prétendument irréfutables sont profondément remis en cause. Il est impératif que les partis politiques et les syndicats, en perte de vitesse partout, fassent leur aggiornamento et reconsidèrent leur positionnement tactique et stratégique. Parce qu’au bout du compte, ce qui importe ce sont les résultats concrets et l’efficience du fait social.
Ancrage profond, nouveau marasme
En Tunisie, le syndicalisme date de plus d’un siècle. Il y a exactement 130 ans, le premier syndicat ouvrier y a vu le jour, en 1894. Les premières grèves eurent lieu le 7 septembre 1900 et la première grève générale fut déclenchée en 1904. Elle dure quinze jours. Il y aura plus tard, durant la période coloniale, les véritables sagas des illustres dirigeants syndicaux Mohamed Ali Hammi et Farhat Hached.
Le syndicalisme et les mouvements réformiste et patriotique furent le véritable ciment de la lutte pour l’indépendance. Puis vinrent, avec l’Etat indépendant, les luttes et vicissitudes, par moments âpres, tragiques et douloureuses, du syndicalisme.
Après la révolution de 2011, la principale centrale syndicale du pays, l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt), joua un rôle assez important, notamment au lendemain de l’assassinat de deux éminents dirigeants du Front populaire Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Elle chapeauta le Dialogue national de 2013 qui fut couronné par un dénouement négocié de la grave crise qui opposait la Troïka au pouvoir, dominée par les intégristes islamistes d’Ennahdha, aux forces vives du pays toutes instances confondues. Le Quartette du Dialogue national obtint même le prix Nobel de la Paix 2015.
Depuis, les chocs successifs de la révolution au bout du compte avortée aidant, le syndicalisme connaît au fil des années une grave crise. Elle se recoupe avec celle des principaux acteurs politiques de la place. En effet, les partis politiques (plus de 230 en Tunisie), les syndicats et les associations connaissent un net recul depuis quelque temps. Le tunisien lambda leur tourne carrément le dos. Il n’agit plus que par souci de rupture et désamour. D’ailleurs, depuis les élections municipales de Mai 2018, ce tunisien commence à adopter le vote-sanction et somme toute protestataire à l’endroit de tous. Il privilégie partout les candidats anti-système, voire populistes.
Et pour cause. Tous ou presque ont promis monts et merveilles, des lendemains qui chantent et des solutions-miracles pour le tunisien évoluant au ras-du-sol.
Corruption et mauvaise gouvernance
Mais le Tunisien moyen se rend compte qu’il n’en est rien. Les partis politiques, les syndicats et maintes associations lui paraissent comme des bureaux d’embauche pour contrats juteux au profit de ceux qui y tiennent le haut du pavé. Des tremplins pour l’enrichissement sans cause et le captage des privilèges et des dignités. Sa situation matérielle et morale n’a fait qu’empirer. Pourtant, quatorze gouvernements, onze chefs de gouvernement et près de cinq cents ministres se sont succédé à la barre depuis 2011. C’est à peine si le meilleur d’entre eux tente de limiter les dégâts et arrêter l’hémorragie. En vain.
Désillusionné, parfois rageur, toujours l’âme en peine, le Tunisien adopte l’attitude du rebelle impénitent qui rend coup par coup. Et quiconque a des yeux pour voir peut le comprendre. Doit le comprendre. Même s’il n’est pas forcément d’accord avec cette posture.
Les partis aussi bien pro-gouvernementaux que de l’opposition, les syndicats et un certain nombre d’associations refusent de faire cet amer constat. Bien pis, la majeure partie d’entre eux s’enfoncent davantage dans la bureaucratie, le népotisme et le culte du chef.
Les syndicats, eux aussi hélas, n’échappent pas à ce phénomène. Aristocratie ouvrière, bureaucratie syndicale et petits chefs qui se prennent pour des géants pullulent dans le syndicalisme. Le dernier congrès de l’Ugtt à Sfax, ayant permis à sept membres du bureau exécutif sortant de postuler pour un troisième mandat après révision controversée des statuts, a eu des effets pervers. Aux tares de la bureaucratie se superpose désormais la problématique de la gouvernance, de la démocratie et de la transparence au sein des instances dirigeantes syndicales. Avec, pour corollaire, des affaires de corruption et de passe-droits d’éminents syndicalistes sanctionnés par les tribunaux et passés au crible du regard sévère de l’opinion publique.
Discours inadapté
Pire, la base syndicale se rétrécit ces derniers mois comme peau de chagrin, surtout auprès de composantes fondamentales et particulièrement conscientes et structurantes telles que celles des enseignants du primaire et du secondaire. Rien n’est fait entre-temps pour limiter les dégâts, qui ne sont un secret pour personne, et pour se redéployer. La centrale syndicale semble s’aliéner par ailleurs de larges franges de la classe moyenne qui fond comme neige au soleil du fait des vicissitudes économiques désastreuses et du libéralisme sauvage.
Même le discours syndicaliste d’en haut n’arrive visiblement pas à s’adapter à l’ère du numérique et de ses nouvelles émanations sociétales et mentales. Il fait sienne l’attitude contre-productive des séides des partis qui persistent à se cloîtrer dans le déni.
En France et dans maints pays européens, l’extrême-droite est donnée favorite pour les prochaines élections européennes de début juin. Rien que dans l’Hexagone, son score est pratiquement le double des divers droite, socialistes et communistes réunis. Sa base est paradoxalement constituée d’anciens syndicalistes et ex-affiliés du parti communiste, une bonne partie de la classe moyenne, des cadres et des retraités.
Nos dirigeants syndicalistes gagneraient à s’interroger sérieusement sur le pourquoi et le comment de ces revirements et nouveaux positionnements. A moins que, prisonniers d’obsessions et d’idées fixes, ils n’aient perdu jusqu’à la faculté de raisonner à tête reposée.
Bref, vivement l’adieu au syndicalisme de papa.
S.B.F
Jazz Day : Omar El Ouaer Trio et Fawzi Chekili en concert le 2 mai
A l’occasion de la célébration le 30 avril de la Journée internationale du Jazz, le Goethe-Institut Tunis propose une soirée dédiée au jazz avec Omar El Ouaer Trio, composé du musicien Omar El Ouaer au piano et d’Aymen Boujlida à la batterie, en invitant le virtuose de la guitare Fawzi Chekili et l’artiste Alia Sellami au chant. La soirée dans l’univers du jazz aura lieu le jeudi 02 mai 2024 à 20h00 au jardin du Goethe-Institut Tunis.
La célébration du jazz et de ses artistes a été annoncée en novembre 2011. La Conférence générale de l'UNESCO a fait du 30 avril la « Journée internationale du jazz ». Cette Journée internationale rassemble des communautés, des écoles, des artistes, des historiens, des universitaires et des passionnés de jazz du monde entier pour célébrer et découvrir l'art du jazz, ses racines, son avenir et son impact. Cette forme d'art internationale importante est célébrée pour la promotion de la paix, le dialogue entre les cultures, la diversité et le respect des droits de l'homme et de la dignité humaine, l'éradication de la discrimination, la promotion de la liberté d'expression, la promotion de l'égalité des sexes et le renforcement du rôle des jeunes dans le changement social, lit-on sur le site des Nations Unies.
Gratuité d'accès aux musées et sites aujourd'hui
A l’occasion de la célébration aujourd'hui de la fête du travail, l’accès aux musées, sites et monuments tunisiens sera gratuit pour à tous les citoyens tunisiens et les étrangers qui résident en Tunisie.
La gratuité d’entrée concerne les musées, sites et monuments ouverts, relevant de l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC). Ce principe s’applique durant les jours fériés, le premier dimanche de chaque mois, la Journée internationale des sites et monuments (18 avril), la Journée internationale des musées (18 mai).
L’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle exploite les sites, monuments et musées sur tout le territoire de la République Tunisienne. Elle supervise une soixantaine de sites archéologiques, monuments historiques et musées et tous les biens culturels inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Elections FTF : Les 3 listes out !
Il fallait s’y attendre avec ce jeu au chat et à la souris du côté de la FTF. La Commission nationale d'appel de la Fédération a rejeté, ce mardi, les listes des Zied Tlemçani et de Jalel Tekaya, qui ont présenté leurs candidatures à la prochaine Assemblée générale élective de la FTF.
A présent, on se trouve avec trois listes rejetées en attendant les éventuelles surprises des appels. Avec cette AG élective de la FTF, on continue à voir de toutes les couleurs!
Tournoi de Madrid : Ons Jabeur s’incline devant Madison Keys (1-2)
(6-0) et (5-5)… Jusque-là tout marchait bien pour Ons Jabeur qui n’était pas loin de remporter facilement son match des quarts de finale contre l’Américaine Madison Keys. Tout d’un coup, ce qui était un régal se transforma en véritable enfer avec, tenez-vous bien, sept jeux successifs pour Keys qui remporta le second set (7-5) avant de faire cavalier seul lors du troisième set (6-1).
Ce n’est pas la défaite qui fait mal pour notre brave Ons Jabeur, mais c’est ce fléchissement total, aussi bien physique que mental qui nous inquiète. Ons a gagné trois matches de suite et a donné l’impression de retrouver toutes ses sensations, mais ce coup d’arrêt est venu au mauvais moment pour tout remettre en question.
K.Z.
Reportage: « 4048 », où l’obscurité règne jour et nuit !
L’école primaire Cité Ettayaran 3 vous souhaite la bienvenue, même les déchets vous le souhaitent aussi !
Deux conteneurs à déchets tout neufs, les roues bien écrasées, les cadres parfaitement sales et déformés , et les fonds entièrement remplis, s’installent dans la rue 4048 devant l’école primaire. Autour des deux poubelles, les déchets domestiques, de jardinage, même d’animaux se superposent, près d’un mur qui se présente comme témoin des opérations de brûlage où les tâches de suie se relèvent à titre d’indice.

En avançant dans la rue « 4048 », nous nous trouvons face au lycée Sijoumi avant de croiser la gare d’Ettayaran. Et entre ces deux lieux phares, “une colline” de déchets de chantier “orne” l’endroit. Elle est “embellie” par des pneus, de vêtements déchirés, du foin,… Mais malheureusement, ce qui est censé être une merveilleuse colline est défigurée par d’anciennes plantes desséchées qui persistent à se frayer un chemin au milieu des ordures !
Comme le champ propage au printemps l’odeur d’herbe et de fleurs, notre colline nous étouffe chaque saison de brûlage par la fumée qui s’échappe via le nez et permet à la gorge de lancer une symphonie de toux, avec les yeux rougissants qui laissent couler des larmes de joix en regardant cette fumée se balancer dans l’air.
Mais dommage que la nuit arrive pour nous priver de savourer le plaisir d’admirer ces magnifiques paysages, par manque d’éclairage. Sur un chemin assez sombre, les passagers se trouvent confrontés, dès lors, à un double danger. À gauche, il y a les ordures d’où peuvent sortir des souris ou des rats, et à droite, il y a le terrain à mur troué, d’où peut surgir un braqueur. C’est la raison pour laquelle les passagers allument des torches et traversent rapidement la route, au milieu, profitant de leur regroupement et la baisse de mouvement des voitures la nuit.

La rue 4048 à la Cité Ettayaranne relève de l’arrondissement municipal d’Ezzouhour qui est supervisé à son tour par la municipalité de la ville de Tunis.
Notre santé paie cher le coût de la pollution…
Fatma (42ans) est une parente d’un élève qui étudie à l’école sus-citée. Elle a exprimé au «Quotidien» son désarroi quant à la pollution dans le quartier. Elle a fait part de son inquiétude pour la santé et la sécurité de son fils vu que le dépotoir peut contenir des objets dangereux et risque d’attirer les chiens errants. De plus, son fils est asthmatique et la fumée du brûlage risque de lui faire du mal.
Le fils de fatma n’est pas la seule victime de cette pollution, plusieurs autres enfants dans le quartier souffrent considérablement de l’hypertrophie amygdalienne dont l’un des principaux facteurs déclenchants est la pollution de l’air. C’est ce que nous a révélé Dr Warda Hammami, médecin généraliste dans le dispensaire de l’arrondissement.
Dr Hammami a indiqué au « Quotidien » que les médecins résidents qui se déplacent entre différents établissements de santé, remarquent qu’il y a bel et bien des maladies (notamment bactériennes) à Ezzouhour ne se trouvant pas dans les quartiers « huppés » de la capitale, vu la différence de la situation environnementale.
Elle a précisé que les maladies les plus courantes dans le quartier sont : l’hypertrophie amygdalienne, l’angine récalcitrante et l’urticaire chronique, et ce sont des maladies qui ne répondent pas facilement au traitement à cause de la pollution.
Le médecin a noté qu’outre les asthmatiques les catégories les plus vulnérables à la pollution sont les enfants et les personnes âgées.
Dr Hammami nous a confirmé qu’un nombre important de personnes âgées vivent dans le quartier.
Nous avons rencontré deux d’entre elles . Il s’agit de Fatma (70 ans) et Mahbouba (67 ans) . Les deux citoyennes se sont plaintes au « Quotidien » de la saleté, des mauvaises odeurs et des insectes qui infestent le quartier. Ce sont d’ailleurs les raisons qui empêchent les adultes ayant des maladies chroniques (hypertension et diabète) à exercer la marche, qui leur est médicalement indiquée , surtout en l’absence d’un parcours de santé, nous a déclaré Dr. Hammami.
Dans ce contexte, le lycéen Chams (17 ans) a confié au « Quotidien » qu’il fait du sport chaque week-end au terrain du lycée. Souvent, il se trouve contraint d’interrompre ses exercices à cause de l’impossibilité de respirer en présence de la fumée.
A expliquer, dans ce sens, que le brûlage du plastique dégage une mauvaise odeur parce que les objets brûlés contiennent essentiellement de l’huile et dégagent des émanations toxiques lorsqu’il brûlent (UNEP).
Et comme Le corps en mouvement a besoin de plus d’oxygène qu’un corps stable, il inhale plus de composants toxiques, a clarifié le médecin.
De surcroît, la lycéenne Rania (19 ans), a évoqué l’aspect psychologique de la problématique. Elle a considéré que le chemin pollué, les mauvaises odeurs, et le manque de sécurisé et des espaces de divertissement, sont des facteurs démotivants pour l’élève. Rania a exprimé son souhait de pouvoir nettoyer la zone, implanter des plantes et installer des bancs pour les élèves et les habitants.
De sa part, Mariem (18 ans), aussi, trouve inadmissible que les déchets s’entassent près d’un lycée. Elle a partagé son souhait de voir une bibliothèque et un café s’installer à la place des déchets.
Mais elle a également ajouté qu’à cause de la pollution, les lycéens font face au danger des chiens errants.
Quand les ordures ramènent la rage…
Le fléau de la rage inquiète les deux voisines Fatma et Mahbouba. Fatma a confirmé que parfois les habitants ne sortent pas de leurs foyers par peur des meutes de chiens réunis autour des poubelles.
D’ailleurs, la coexistence des chiens errants et des déchets aléatoires est un facteur de risque de la rage. C’est ce qu’a indiqué Mariem Handous, responsable du laboratoire de la rage à l’Institut Pasteur de Tunis.
Dr Handous a affirmé via une intervention médiatique le 06 février 2024 que les municipalités doivent «ramasser les déchets de manière régulière pour ne pas fournir un espace propice au rassemblement des chiens errants et à la transmission de la maladie. »
Siempre obscura…
Après le coucher du soleil, la nuit fait de l’ombre au sombre visage de la saleté et révèle une autre obscurité . Un nombre important d’ampoules municipales ne fonctionnent pas le long du trajet entre la gare et le lycée, mais aussi près de l’école primaire. Cette obscurité des rues rend le chemin dangereux pour les passants et les habitants durant la nuit. Ça l’est particulièrement pour les femmes.
« Je souffre d’une déficience visuelle, et j’ai les orteils amputés. En l’absence d’éclairage, je ne peux pas sortir après le coucher de soleil » a affirmé Mahbouba.
« Le chemin vers la gare est long , et pendant la nuit il devient dangereux surtout pour les jeunes filles qui risquent d’être agressées . Jusqu’à quand les parents vont-ils devoir accompagner leurs filles ? » s’est interrogée Fatma.
La majorité des témoignages qu’on a réunis confirment le même constat : Le manque d’éclairage et de sécurité des lieux et l’obscurité dans laquelle baigne le quartier les empêchent de se déplacer une fois qu’il fait nuit.

« Le responsable n’est pas un soleil qui brille sur tout le monde»
C’est à travers ces propos que la gestionnaire de l’arrondissement municipale d’Ezzouhour, Naziha Ghribi, a résumé la situation ! Et pour justification , la responsable a présenté deux arguments.
Le premier c’est que le travail municipal devrait inclure tout autant le responsable que le citoyen. Elle a mis l’accent sur l’importance du rôle du citoyen qui doit être conscient de devoir alerter la municipalité quand il remarque une anomalie.
Le deuxième, nous a-t-elle expliqué est en rapport avec les moyens logistiques disponibles. L’arrondissement n’arrive pas à remédier à tous les dégâts en peu de temps.
En ce qui concerne l’accumulation des déchets, la gestionnaire a ajouté que l’agence municipale des services environnementaux a signé une convention avec un sous-traitant pour le faire. Ce dernier peut ne pas lever les déchets en temps requis et ce retard entraine l’accumulation des déchets.
Ghribi a évoqué, par ailleurs, la responsabilité des citoyens dans l’accumulation des déchets , étant donné qu’ils ne respectent pas l’emploi du ramassage.
Et concernant la rue 4048, particulièrement, elle a déclaré que le secrétaire général de la municipalité de Tunis, a effectué une visite, le 13 février 2024 en se rendant au « point noir » qui se situe entre la gare et le lycée. Visite qui a abouti à “la décision de lancer une compagne régionale de nettoyage” . Quant au deuxième « point » sombre du quartier qui se situe devant l’école, Ghribi a promis d’intervenir “le plus tôt possible”.
Concernant l’éclairage municipal, Naziha Ghribi a levé le voile sur un autre « grand problème ». Certain “pervers” saccagent les boîtes des transformateurs électriques et interrompent l’électricité pour faire des braquages ou pour dealer de la drogue. Elle a ajouté que certains autres s’amusent à casser les ampoules publiques sans aucun but précis .
Face aux multiples zones où les lumières ne fonctionnent depuis longtemps, Ghribi a affirmé être impuissante … L’arrondissement ne dispose que d’un seul camion, ce qui rend l’opération de réparation impossible à généraliser pour en faire bénéficier tout le quartier en une courte période.
Toutefois, la gestionnaire a promis de doubler d’effort en coordonnant avec le chef de département d’éclairage pour “intervenir rapidement et ré-éclairer les zones sombres de la rue”.
En guise de réponse aux propositions des élèves, Naziha Ghribi a noté que la terrain avoisinant le lycée est une propriété privée et que la municipalité n’y peut rien faire sans une initiative émanant des propriétaires eux-mêmes.
khawla Riahi
Un investissement imposant au continent africain pour dynamiser la connectivité
Dans un monde où la connectivité à Internet est devenue un pilier fondamental de la vie quotidienne, l'Afrique poursuit sa quête pour un accès universel à haut débit.
Cependant, malgré les avancées remarquables, près des deux tiers de sa population demeurent encore exclus de cette révolution numérique, comme le souligne la Banque mondiale.
Mobilisation du secteur privé
Selon les estimations de cette institution, l'Afrique nécessiterait un investissement colossal de 86 milliards de dollars pour garantir une couverture Internet totale.
Une somme monumentale, dont 80% devraient être mobilisés par le secteur privé, révèle Isabel Neto, responsable des pratiques de développement numérique pour l’Afrique orientale et australe à la Banque mondiale, lors du Connected Africa Summit 2024, qui s’est tenu à Nairobi, au Kenya, du 21 au 25 avril dernier. Cette révélation met en lumière l'importance capitale du partenariat public-privé dans la réalisation de cet objectif.
Isabel Neto souligne que cette approche collaborative garantira la mobilisation des ressources et de l’expertise de divers secteurs, ce qui accélérera le rythme de la connectivité numérique sur le continent. Cette déclaration met en évidence la nécessité d'une coopération étroite entre les gouvernements, les entreprises et les organisations internationales pour faire avancer l'agenda de la connectivité en Afrique.
Consciente des enjeux cruciaux liés à l'accès à Internet pour tous en Afrique, la Banque mondiale s'est engagée dans une collaboration étroite avec l'Union africaine dans le cadre de l'initiative « Digital Economy For Africa » (DE4A). Cette initiative ambitieuse vise à doter tous les individus, entreprises et gouvernements d'Afrique des outils nécessaires pour prospérer dans l'économie numérique d'ici 2030.
Pour mesurer les progrès de cette initiative, la Banque mondiale a identifié 22 indicateurs et six programmes prioritaires, démontrant ainsi son engagement envers cette cause.
Défis immenses
L'objectif de la Banque mondiale est clair : parvenir à un accès universel au haut débit en Afrique d'ici 2030. Cependant, les défis restent immenses. En mars 2023, l'institution rapportait que près de 900 millions de personnes, soit environ deux tiers de la population africaine, étaient toujours privées d'accès à Internet.
Les disparités régionales demeurent également préoccupantes, avec des taux d'accessibilité variables selon les zones géographiques. En Afrique occidentale et centrale, seulement 34 % de la population avait accès à la connectivité à haut débit en 2022. Ce chiffre est encore plus bas en Afrique de l'Est et en Afrique australe, tandis qu'en Afrique du Nord, un peu moins de la moitié de la population est connectée.
Transition écologique : Impacts économiques et sur l’emploi
La Tunisie, tout comme de nombreux pays à travers le monde, se trouve à un tournant crucial de son développement économique et environnemental.
Face aux défis pressants du changement climatique et de la dégradation environnementale, le pays s'engage résolument dans une transition vers une économie verte. Cette transition, bien loin d'être simplement une question d'écologie, ouvre également la voie à la création d'emplois durables et à une croissance économique équilibrée.
Secteur en plein essor
Selon les estimations, le secteur des énergies renouvelables en Tunisie a le potentiel de créer jusqu'à 40 000 emplois d'ici 2030. Cette transition vers les énergies propres offre non seulement des avantages environnementaux indéniables, mais aussi des opportunités économiques considérables. En effet, l'investissement dans les énergies renouvelables peut stimuler la croissance économique tout en réduisant la dépendance du pays aux combustibles fossiles.
La Stratégie nationale de l'économie verte (SNEV) offre un cadre stratégique pour cette transition. En identifiant les secteurs clés tels que l'agriculture biologique, l'écotourisme, les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, la SNEV vise à stimuler la croissance économique tout en préservant les ressources naturelles. Selon les projections, la mise en œuvre de la SNEV pourrait générer jusqu'à 100 000 emplois verts d'ici 2030.
Afin de promouvoir et de faciliter la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’économie verte en Tunisie, des guides d'orientation des investisseurs ont été spécialement conçus pour quatre secteurs clés : l'agroforesterie, l'écotourisme, les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et la gestion des déchets. Ces guides ont été élaborés dans le but d'offrir aux investisseurs potentiels des informations détaillées sur les opportunités d'investissement, les incitations disponibles et les structures de soutien dans chaque domaine spécifique.
Impact sur l’emploi
Les jeunes entrepreneurs tunisiens sont à l'avant-garde de cette transition. Ils sont de plus en plus nombreux à innover et à développer des solutions technologiques pour résoudre les problèmes environnementaux du pays. Selon une étude récente, les start-ups vertes pourraient représenter jusqu'à 10% du PIB tunisien d'ici 2030, créant ainsi des milliers d'emplois dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la gestion des déchets et l'éco-construction.
La création d'emplois constitue l'un des principaux moteurs de cette transition. Selon les données du Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, le chômage des jeunes en Tunisie est actuellement estimé à près de 30%, un chiffre alarmant qui nécessite des solutions urgentes. L'économie verte offre une réponse concrète à ce défi en créant des emplois dans des secteurs porteurs d'avenir.
Les compétences professionnelles vertes joueront un rôle crucial dans cette transition. Selon les estimations, jusqu'à 60% des emplois verts nécessiteront des compétences spécifiques liées à l'environnement et au développement durable. Il est donc essentiel d'investir dans la formation et le développement des compétences pour préparer la main-d'œuvre tunisienne aux emplois de demain.
L'entrepreneuriat vert est également un levier important de cette transition. Selon les données de l'Agence de Promotion de l'Industrie et de l'Innovation, le nombre de start-up vertes en Tunisie a augmenté de 20% au cours des cinq dernières années. Ces entreprises jouent un rôle clé dans la création d'emplois et la stimulation de l'innovation dans des secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables, la gestion des déchets et la mobilité durable.
La transition vers une économie verte offre à la Tunisie une opportunité unique de concilier croissance économique et préservation de l'environnement. En investissant dans les énergies renouvelables, l'innovation technologique et le développement des compétences, le pays peut créer des emplois durables et stimuler la croissance économique tout en protégeant les ressources naturelles pour les générations futures.
K OFF, réflexion intimiste dans les rapports de l’individu avec l’espace/temps
Dédiée aux artistes émergents tunisiens, la 6ème édition de K-Off de Gabès Cinéma Fen a été confiée à la curatrice Anissa Troudi qui a sélectionné les œuvres filmiques de 6 talentueux artistes aux univers différents mais qui s’unissent dans la mise en abyme de l’expérience sociale de l’individu en relation avec son rapport avec espace/temps.
Démarrée au K OFF dimanche 28 avril 2024, dans le cadre de la 6ème édition du festival Gabès Cinéma Fen, l’exposition se poursuit jusqu’au 1er mai et propose aux festivaliers d’effectuer un voyage dans le temps où se mélange le passé le présent de la projection avec l’avenir imaginé ou fantasmé de l’artiste face aux à ses propres interrogations et ses doutes partagés lors d’une éphémère rencontre avec le public.
Dans les 6 espaces obscurs de l’exposition, une invitation à plonger dans l’intimité de chaque artiste ses angoisses et ses interrogations en rapport avec ses relations avec son cercle familial, ses questionnements existentiels ou encore l’environnement sociopolitique vécu.
Dans « Communion », Yosr Ben Messaoud propose « des dialogues » ; d'abord entre l'image et le son ensuite entre la compréhension et son antonyme, puis entre elle et le cinéaste Sébastien Lifshitz, leurs vocabulaires picturaux comme leurs émotions. Deux univers se fondent en « un seul univers de communion ».
Dans son œuvre, Amira Lamti décompose le langage et les images à travers son projet « Rituel auprès d’elle », exposant à travers deux vidéos son grand-père entre héritage et individualité. Les techniques de collage et de répétition servent de vecteur de connexion entre son propre quotidien et celui de son grand-père.
Dans son « Ex-voto », Mohamed Ali Boulaba tente d'approcher la notion de l'inframince de Marcel Duchamp en invitant les spectateurs à explorer « les variations des rayons du soleil projetés sur une table en bois ». Dans son approche, Boulaba utilise le texte comme contraste à la capacité immersive de la vidéo afin de souligner comment le langage peut influencer l'expérience de la perception visuelle du spectateur.
Pour sensibiliser sur l’impact de la pollution dans sa ville, Zeineb Kaabi convertit dans son œuvre « Gabès » des recherches scientifiques en images faites de textes et de mots inouïs autour de ce problème écologique. Elle laisse les mots et les lettres s'évaporer pour se figer dans des formes et des silhouettes, interrogeant, ainsi, par une approche visuelle et sonore les défis environnementaux auxquels est confrontée la ville de Gabès. Se plonger dans l'univers de Yosra Tourki, c'est s'imbiber directement dans une émotion familière. « Remnants of a Kanoun » (Vestiges d’un Kanoun ) explore l'art comme moyen d'introspection et repousse les limites de l'intimité où le familial se mélange avec les rituels.
Pour Sarra Kanzari, À travers l'objectif de son appareil photo, elle donne naissance dans son œuvre « Note 28 : Lukewarm and sour » à des images qui ouvrent des fenêtres sur l'âme en filmant la présence/absence des lieux chargés de souvenirs et d’émotions.
Pour cette édition, K-OFF offre, grâce aux œuvres de 6 artistes à la fois aux univers à la fois différents et proches, un voyage où le réel et l'imaginaire, l'intime et l'universel, le personnel et le politique dialoguent et s’imbriquent offrant à chacun la possibilité de s'évader tout en s’interrogeant sur nos propres rapports aux personnes et lieux qu’on aime ainsi que l’essence même de notre existence.
Le Quotidien avec communiqué
L’écrivaine Adania Shibli, un coup de cœur pour Semmama
Invitée de la 38ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis qui s’est clôturée le 28 avril 2024, l’auteure palestinienne Adania Shibli a été hier à l’honneur au Centre culturel des arts et métiers de Djbel Semmama (Kasserine) et ce dans le cadre de la 12ème édition de « La fête des bergers », répondant ainsi à une invitation qui lui a été adressée il y a presque deux mois, pour faire partie de cette célébration.
Rendez-vous annuel qui célèbre la culture pastorale, "La fête des bergers" a pris cette année un autre tournant avec la décision des organisateurs de célébrer le parcours et les écrits de cette écrivaine palestinienne qui a été victime d’exclusion, lors de la dernière édition de la Foire du livre de Francfort, en raison de ses origines palestiniennes et de la position du gouvernement allemand vis-à-vis le génocide à Gaza.
« C’est la plus merveilleuse rencontre de ma vie » a déclaré l’écrivaine, soulignant qu’elle a trouvé la quiétude, choisissant de passer une autre journée à Semmama, juste pour accompagner l’une des bergères du centre durant le pâturage. Question de retrouver quelques souvenirs de son enfance dans l’un des villages d’Al Jalil (Galilée) et de restituer sa mémoire brisée surtout qu’à Semmama les ambiances sont particulières et que le printemps a ses propres couleurs et senteurs.
Les deux journées passées à Semmama marqueront à jamais l’esprit de Adania Shibli qui, outre l’accueil chaleureux des habitants de Semmama et des amis du Centre, a eu droit à un trophée spécial, le Trophée du Berger de Semmama, à une belle couronne tressées de romarin et de thym et à des objets d’art fabriquées avec soin et amour par les mains des artisanes de Djbel, reprenant les couleurs palestiniennes et recourant comme toujours à l’alfa pour souligner leur attachement à leurs racines.
L’écrivaine a promis de retourner et le Centre culturel de Semmama pourrait être le lieu où cette auteure accouchera son nouveau projet.
Il est à noter qu’une édition tunisienne de son roman « Un détail mineur » -qui a été au cœur de la polémique qu’a suscité son exclusion de la Foire du Frankfort et de l’annulation de la cérémonie de remise publique du prix LiBeraturpreis 2023 qui lui a été attribué- est paru chez la Maison du livre et que l’ouvrage est disponible dans les librairies tunisiennes.
Imen.A.
L’UGTT récupère, demain, son siège historique à la place Mohamed Ali
L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) récupère, demain 1er mai 2024, son siège historique à la place Mohamed Ali à Tunis, à l’occasion de la célébration de la fête du travail.
La centrale syndicale a quitté son siège en octobre 2020 pour un nouveau siège provisoire et en location, à l’avenue des Etats-Unis, suite à sa démolition pour en bâtir un nouveau siège, doté des commodités nécessaires et modernes, après la régularisation foncière de l’ancien bâtiment qui est désormais la propriété de l’UGTT.
Le coût des travaux a été fixé initialement à 15 millions de dinars, mais ce coût a été révisé à la hausse pour atteindre 27 millions de dinars.
















