Nabil Ammar conduit la délégation tunisienne aux travaux du 15e Sommet de l'OCI
Sur instructions du président de la République, Kais Saïed, le ministre des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'Étranger, Nabil Ammar, a dirigé la délégation tunisienne au Sommet de l'Organisation de la Coopération Islamique, dont la quinzième session a débuté aujourd'hui dans la capitale gambienne "Banjul" avec la participation de 57 pays islamiques.
A cette occasion, Ammar a prononcé le discours du président de la République, qui a souligné en particulier la nécessité pour le monde islamique de rester uni et d'harmoniser sa parole pour soutenir le peuple Palestinien, qui est soumis à un génocide par l'entité occupante, ainsi que l'importance des efforts concertés pour arrêter immédiatement cette guerre barbare, fournir toutes les formes de soutien humanitaire aux Palestiniens et lever le siège qui leur est imposé dans toute la Palestine.
Par ailleurs, le ministre a réitéré la position ferme de la Tunisie en faveur du droit du peuple palestinien à établir son État indépendant et pleinement souverain sur tous ses territoires, avec Al Qods comme capitale.
Le discours du président de la République au Sommet a également souligné l'importance de renforcer les liens de coopération et de solidarité entre les pays islamiques et de développer leurs échanges et relations aux niveaux politique, culturel et économique pour servir les intérêts de leurs peuples et défendre leurs causes communes.
D'autre part, en marge du Sommet, Ammar s'est entretenu avec le secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique, le secrétaire général du Conseil de Coopération des États Arabes du Golfe et le président du groupe de la banque islamique de développement.
Il a aussi tenu des réunions avec les chefs des délégations de l'Algérie, du Maroc, de la Palestine, de l'Irak, d'Oman, des Émirats Arabes Unis, de Bahreïn, du Qatar, de l'Indonésie, de la Gambie, du Sénégal, du Cameroun, du Togo et du Gabon, abordant les relations bilatérales entre la Tunisie et leurs pays ainsi que les questions d'intérêt commun.
Inondations au Brésil : Plus de 50 morts
Près de 70 000 personnes ont été chassées de leurs domiciles à cause des inondations qui dévastent le sud du Brésil depuis plusieurs jours. De même, une soixantaine de morts et des dizaines de disparus ont été enregistrés.
Après avoir évoqué plus tôt 57 morts, la défense civile a fait état, hier samedi soir, d'un bilan de 55 morts, avec en outre sept décès faisant l'objet d'une "investigation". Il y a aussi 74 disparus et 107 blessés. Par ailleurs, au moins deux autres personnes ont été tuées dans l'explosion d'une station-service à Porto Alegre, capitale de l'État du Rio Grande do Sul.
Conférence internationale de cardiologie à Hammamet : 200 conférences et 9 symposiums au programme
La Tunisie s’apprête à devenir l'hôte d'une grande manifestation scientifique. Prévue du 9 au 11 mai 2024 à Hammamet, cette rencontre sera organisée sous la forme d’une conférence internationale conjointe associant trois sociétés savantes.
Il s'agit en l'occurrence de l’Association Tunisienne De Chirurgie Thoracique Cardiaque « ATCTCV », qui organisera à l’occasion son 6ème congrès ; la Société Tunisienne de Maladies Vasculaires « STMV » qui organisera à l’occasion son 7ème congrès ; et la Pan Arab Vasculaire Association « PAVA » qui organisera dans ce cadre son 8ème congrès.
Cette importante rencontre scientifique verra la participation de 110 conférenciers étrangers venus d'une vingtaine de pays de par le monde, ainsi que de quelque 400 participants tunisiens de diverses spécialités (chirurgie cardiaque, chirurgie thoracique, chirurgie vasculaire, médecine vasculaire, cardiologie, neurologie, pneumologie, anesthésie réanimation ...).
Cette grand-messe médicale verra également l’organisation de plus de 200 conférences, 9 Symposiums, 5 ateliers pour la formation pratique et 250 communications orales et affichées.
A cette occasion, un prix feu Mohamed Fourati sera décerné à la meilleure production scientifique.
A côté du riche programme scientifique concocté pour la circonstance, un programme social et touristique bien élaboré sera mis sur pied pour mettre en valeur le patrimoine culturel de la Tunisie et faire découvrir aux toubibs les richesses de la destination Tunisie.
Euro 2024 : L'UEFA autorise des listes entre 23 et 26 joueurs
Le Comité exécutif de l'UEFA a autorisé les 24 équipes qualifiées pour l'Euro 2024 à élaborer des listes comptant entre 23 et 26 joueurs. Tous les joueurs pourront être inscrits sur la feuille de match, contrairement à l'Euro 2021 durant lequel trois des 26 joueurs appelés devaient rester en tribunes, a indiqué la même source.
Le Comité exécutif de l'UEFA a donné son feu vert. Ce vendredi, il a été décidé les 24 équipes qualifiées pour l'Euro 2024 pourront élaborer des listes comptant entre 23 et 26 joueurs. Tous les joueurs pourront être inscrits sur la feuille de match, contrairement à l'Euro 2021. Cette décision suit la recommandation de la commission des compétitions de l'UEFA, présidée par le patron de la Fédération française de football Philippe Diallo.
Une médaille et pas de drapeau : Dur, dur pour la brave Habiba Belghith !
A cause du manque de sérieux de nos dirigeants sportifs, en premier lieu le ministère et ses institutions, le drapeau tunisien était absent lors de la cérémonie de remise des médailles malgré la présence d’une brave championne sur le podium. En effet, c’est la nageuse tunisienne Habiba Belghith qui a payé pour cette négligence administrative injustifiable. Pourtant, elle a décroché, ce vendredi, la médaille de bronze dans l'épreuve du 100 m brasse, lors du Championnat d'Afrique de natation qui se déroule en Angola.
Habiba est certes monté sur le podium, mais elle avait la tête basse lors de cette cérémonie puisque seuls les deux drapeaux de l’Afrique du Sud étaient au rendez-vous et ça fait mal pour un athlète de vivre une telle situation simplement parce que son pays vient d’être sanctionné pour non-conformité au Code mondial antidopage !
Kamel ZAIEM
Tunisian Saudi Bank : Les actionnaires décident une augmentation du capital de 100 millions de dinars
Depuis sa création en 1981 en tant que banque d’investissement, la Tunisian Saudi Bank a joué pleinement son rôle de promoteur économique en finançant divers projets novateurs dans le pays.
Sa conversion en une banque universelle en 2005 n’a pas mis fin à cette mission et la TSB a continué à jouer son rôle économique, en apportant son support et ses services à l’ensemble de sa clientèle, qu’elle soit une entreprise, des professionnels ou des particuliers.
En 2022, la TSB a provisionné une bonne partie de ses créances douteuses. Cette opération s’est soldée par un résultat déficitaire en 2022.
De ce fait, les actionnaires ont décidé, lors de la réunion de l’Assemblée Générale Extraordinaire tenue le 3 Avril 2024 d’augmenter le capital de 100 millions de Dinars.
Cette augmentation vise à renforcer les capacités de la banque et à la doter de tous les ingrédients de succès nécessaires à l’implémentation de sa nouvelle orientation stratégique.
Cette dernière vise le renforcement du modèle opérationnel de la banque, l’amélioration de l’expérience client et l’accélération du processus de digitalisation de la banque.
Play-off / ESS – USM (0-0) : Comme d’habitude !
A Sousse, on a juste essayé à un remake des derniers matches de ce fameux play-off où les parités blanches (0-0) se succèdent à un rythme effréné.
Etoilés et Monastiriens ont été fidèles aux nouvelles habitudes et pratiques de cette phase dite de titre alors que seule une équipe, l’Espérance, se comporte en conquérant. Pour les autres, et on l’a encore une fois revu ce samedi, on jour pour ne pas perdre et non pour gagner. Pourtant, ces équipes jouent sans grande pression et ont tout à gagner si elles font preuve d’esprit offensif.
Dans un match où il y a eu très peu d’opportunités pour faire la différence, le nul blanc est mérité, d’une part comme de l’autre même si les visiteurs auraient pu, tout de même, bénéficier d’un penalty.
K.Z.
L’avenir des banques françaises au continent africain de plus en plus hypothéqué
L’annonce récente de l’accélération du retrait des banques françaises d’Afrique par l’agence de notation Fitch Ratings ouvre une ère de nouvelles opportunités pour les groupes bancaires panafricains en pleine émergence.
Selon Fitch Ratings, ce mouvement, motivé par des cessions stratégiques des filiales africaines par des institutions telles que la Société Générale, ouvre la voie à une croissance organique ainsi qu’à des opportunités de fusions et acquisitions dans le secteur bancaire africain. La vente récente de la filiale marocaine de la Société Générale au conglomérat local Saham Group constitue un exemple frappant de cette tendance. Cette transaction fait suite à une série de cessions opérées par d'autres banques françaises dans la région au cours des dernières années. Société Générale, par exemple, a également récemment cédé plusieurs de ses filiales en Afrique subsaharienne et envisage même de se désengager de sa participation dans l'Union Internationale de Banques (UIB) en Tunisie. Cette tendance de désinvestissement des banques françaises d'Afrique n'est pas isolée. Les groupes BNP Paribas, BPCE et Crédit Agricole ont également réduit leur présence sur le continent au cours des dix dernières années. Fitch Ratings prévoit que cette tendance de cessions devrait se poursuivre au cours des prochains mois, surtout si les valorisations restent attractives pour les investisseurs. Pour les banques panafricaines, cette vague de désengagement offre des opportunités inédites de croissance et de consolidation. Des acteurs tels que le groupe Vista, qui a récemment étendu sa présence en Afrique subsaharienne en acquérant plusieurs filiales de Société Générale, et Coris Bank, qui a finalisé l'acquisition de filiales de la même banque au Tchad et en Mauritanie, émergent comme de sérieux concurrents pour les groupes bancaires établis originaires d'autres pays africains. Fitch Ratings souligne que cette concurrence accrue entre les banques panafricaines devrait dynamiser le marché du crédit en Afrique. En effet, les filiales des banques françaises étaient souvent limitées dans leur capacité à cibler certains segments du marché en raison de politiques conservatrices en matière de risque. Ainsi, cette nouvelle donne ouvre des perspectives de croissance pour les acteurs locaux, tout en stimulant la concurrence et l'innovation dans le secteur bancaire africain.
L1- play out- 9e journée : Le CAB bat l'OB et se détache en tête
La neuvième journée a été favorable au CABizertin qui a battu le co-leader , l'O.Beja par 1-0 grâce à un but de Ben Hassine à la 45e pour se détacher en tête du play out. Les deux autres rencontres ont vu l'USBGuerdane ramener un succès précieux de Soliman 1-0 suite à un but de Mchareg à la 49e. Enfin, le match entre l'USTataouine et l'ESMetlaoui n'a pas donné de vainqueur.
Classement
CAB 21 pts
OB 18
UST 17
ESM 15
ESBG 15
EGSG 10 (J 8)
ASS 9
ASM 9 (j8)
Transition énergétique : Défis et potentiel
La Tunisie se lance dans une transition énergétique ambitieuse, avec pour objectif majeur la réduction de son empreinte carbone et la construction d'un avenir durable pour ses habitants. Cette démarche résolue s'inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de Transition Écologique (SNTE), récemment adoptée, qui fixe des jalons clairs : une réduction de l'intensité carbone de 45% d'ici 2030 et l'atteinte de la neutralité carbone entre 2050 et 2060.
Objectif ambitieux
La Tunisie mise pleinement sur les énergies renouvelables, telles que le solaire, l'éolien et la biomasse, pour diversifier son mix énergétique et se libérer de sa dépendance aux énergies fossiles. L'objectif ambitieux est d'atteindre 35% de la production électrique à partir des énergies renouvelables d'ici 2030. L'amélioration de l'efficacité énergétique dans des secteurs clés comme le bâtiment, l'industrie et les transports constitue une priorité absolue. Une réduction de 30% de la demande énergétique est ainsi visée d'ici 2030, témoignant de l'engagement ferme de la Tunisie en faveur d'une utilisation plus responsable des ressources énergétiques. La création du Fonds de Transition Énergétique en 2013 a marqué une étape cruciale pour soutenir les investissements dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique. Attirer les investisseurs privés revêt une importance capitale, ces derniers représentant une part significative des financements dans les énergies renouvelables en Afrique du Nord.
Réalisations en Cours
La Tunisie a lancé plusieurs projets pour accélérer sa transition énergétique, notamment le Projet « Appui à une Transition Énergétique Tunisienne Accélérée » (TETA), mandaté par le ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), visant à promouvoir une stratégie de décarbonation du secteur énergétique.
Le Projet « Appui à la Promotion de l'Efficacité Énergétique en Tunisie » (APEET) a soutenu la mise en œuvre de la stratégie nationale d'efficacité énergétique, tandis que le Projet « Renforcement du Marché Solaire » (RMS) a favorisé les services et technologies d'efficacité énergétique, notamment dans le solaire. Des projets pilotes de développement des énergies renouvelables ont été initiés à Tataouine et Tozeur pour explorer leur potentiel dans ces régions, tandis que la création du Fonds de Transition Énergétique en 2013 a été cruciale pour financer les investissements dans l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
Défis et potentiel
Pourtant, malgré ces avancées prometteuses, la Tunisie se trouve confrontée à une série de défis de taille. La dégradation des ressources naturelles, les enjeux environnementaux, les menaces liées au changement climatique, les lacunes en matière de gouvernance et un effort national encore insuffisant sont autant d'obstacles à surmonter pour garantir le succès de cette transition. La transition énergétique en Tunisie représente un tournant décisif vers un avenir plus durable, plus vert et plus résilient. En mobilisant l'ensemble de ses acteurs, tant publics que privés, pour construire un modèle énergétique plus propre et plus efficace, la Tunisie se positionne comme un acteur engagé dans la lutte contre le changement climatique et la promotion d'un développement durable. Ce chemin vers la durabilité énergétique témoigne de la détermination du pays à façonner un avenir meilleur pour tous, dans le respect de l'environnement et des générations futures.
Prix FABA de littérature: Dernier délai le 30 juin 2024
L’appel à candidatures pour participer à la 4ème édition du Prix de la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed de littérature, « Prix FABA de littérature », vient d'être lancé depuis le jeudi 2 mai 2024. Dernier deadline pour postuler est le dimanche 30 juin 2024.
Les prix Abdelwaheb Ben Ayed de littérature sont proclamés et les trophées sont remis aux lauréats lors d’une cérémonie organisée le deuxième samedi du mois de novembre de chaque année.
Les éditeurs et écrivains qui souhaitent candidater à ce prix national doivent remplir le formulaire d’inscription disponible sur la page facebook ou le site de la Fondation : www.fondation-aba.org
Cette quatrième édition récompense les meilleures œuvres littéraires dans six catégories, en arabe et en français (roman ou le recueil de nouvelles, essai, recueil de poésie, livre ou bande dessinée pour enfant et/ou adolescent, beau livre). Destiné exclusivement aux auteurs tunisiens, le prix FABA est doté cette année d’un financement total de 110.000 dinars.
Le livre postulant doit être écrit en arabe ou en français, en langue originale, et publié par un éditeur tunisien ou en coédition. La date de publication de l’œuvre ne doit pas précéder de plus d’une année du mois d’août de l’année précédente (sauf pour le Beau-livre a une période de trois années). Le livre publié à compte d’auteur n’est pas accepté.
Un jury national compose sept membres sélectionnera les œuvres lauréates. Le président du jury est nommé par la Fondation pour deux années consécutives.
La charte du prix FABA stipule que les œuvres retenues ne doivent pas avoir été primées dans un autre concours. Un auteur primé n’a pas le droit de participer deux ans consécutifs dans la même catégorie.
L’essai, en langue arabe ou française, doit être un texte de réflexion approfondie et originale, -qui se distingue de la thèse universitaire et de l’article journalistique.
Le livre ou la bande dessinée destinés à l’enfant et/ou l’adolescent, doit allier des qualités graphiques et éditoriales à un contenu textuel susceptible de développer l’intelligence de l’enfant, d’éveiller sa curiosité et de l’initier à la découverte du monde et de soi. Ce prix doté de 10 000 DT est à partager entre l’auteur du texte et l’illustrateur.
Le prix FABA de littérature est une récompense annuelle lancée en novembre 2020 « afin de promouvoir le livre tunisien, inciter à la lecture, notamment chez les jeunes et encourager les auteurs, les éditeurs et les distributeurs du livre ». La Fondation Abdelwaheb Ben Ayed, créée en 2019, organise ce prix littéraire baptisé en hommage à celui dont elle porte le nom.
Dans le cadre d’un projet de livres-audio baptisé « Ouï-lire», lancé en 2021, des copies audios de quelques livres primés sont réalisées avec le soutien de la FABA dans un studio de la Bibliothèque nationale de Tunisie (BNT). Le but étant de promouvoir la lecture et l’accès au livre et à la lecture auprès des personnes malvoyantes et du large public, en plus de servir comme un outil pédagogique, incitant les enfants et les jeunes à la lecture.
Le Quotidien avec TAP
A Gabès, c’est parti avec « CinémaTdour »
Le projet pilote de cinéma itinérant « cinéma tdour » a été lancé à partir de la ville de Gabès. « CinémaTdour » est un camion-cinéma mobile d'une capacité de 100 places. Le projet vient combler la défaillance de l’infrastructure cinématographique tunisienne.
Les organisateurs ont présenté ce projet inédit visant à promouvoir la culture pour tous et à rapprocher le 7e art des habitants des zones éloignées et ne disposant pas de salles de cinéma. Cinéma tdour fera des escales dans les villages de toutes les régions de la république.
Le projet couvrira dans sa première année six gouvernorats du Sud ; Gabès, Médenine, Tataouine, Kebili, Tozeur et Gafsa). Durant la deuxième année, le projet s'étendra vers les régions du Centre, à Sousse, Monastir, Mahdia, Sfax, Sidi Bouzid, Kasserine et Kairouan, jusqu'à arriver à Bizerte, Tunis, Nabeul, Zaghouan, Siliana, Kef et Béja, au cours de la troisième année.
Des projections mensuelles seront organisées pour des films du cinéma mondial avec une attention particulière pour les films destinés aux jeunes et aux enfants. Des rencontres débats autour des films projetés et des ateliers sont également organisées.
« Une attention particulière sera accordée aux films abordant des thèmes visant à sensibiliser les habitant(e)s aux problématiques sociétales. Les débats constitueront un espace d’échange sur ces sujets, favorisant ainsi le partage des valeurs et des principes fondamentaux du vivre-ensemble tels que l’égalité, la justice sociale, la non- violence et la préservation de l’environnement, entre autres. De plus, des projections adaptées aux personnes malvoyantes et sourdes-muettes seront proposées afin de promouvoir l’inclusivité du projet » a expliqué Ghofrane Heraghi, l’une des responsables de ce projet.
Pour la première année, les organisateurs tablent sur 350 projections pour plus de 20.000 spectateurs. Le programme prévoit plus de 50 séances-débats, 4 spectacles artistiques et 24 ateliers pour enfants.
Cinéma Tdour est un projet piloté par le Centre Culturel l’Agora Djerba et l’association Focus Gabès qui a pour mission de contribuer à l’épanouissement culturel, environnemental et touristique de la ville de Gabès.
Toutes les informations utiles sur ce projet sont disponibles sur le site du projet à l’adresse suivante : cinematdour.tn
Ce genre de cinéma itinérant existe dans plusieurs autres pays en Afrique, tels que « CinemArena » au Mozambique qui existe depuis 2001, avec l’appui d’organismes européens et d’institutions relevant des Nations Unies.
Le Quotidien avec TAP

Au musée de Safia Farhat : La mémoire comme une terre, comme un rêve
Une exposition collective à thème qui s’intitule « La mémoire : un continent », sera organisée à partir de demain 5 mai jusqu’au 15 juin 2024, au Musée Safia Farhat qu’abrite le Centre des arts vivants de Radès. Le vernissage de l’exposition aura lieu demain, à partir de 11 heures, au grand bonheur des visiteurs.
Les artistes participants à ce rendez-vous sont : Abdesslem Ayed, Omar Bsaies, Hela Djebby, Wissem Elabed, Slimen Elkamel, Aïcha Filali, Emna Ghezaiel, Slim Gomri, Adnene Hajsassi, Mohamed Amine Hamouda, Besma Hlel, Amine Inoubli, Nadia Jelassi, Raouf Karray, Maher Maaoui, Samir Makhlouf, Souheil Nachi, Insaf Saada, Nabil Saouabi, Lamine Sassi et Najah Zarbout.
« Les artistes ont toujours interrogé la mémoire, cette faculté d’arracher à l’oubli des récits enfouis dans le silence, effacés ou défaillants. La volonté de garder mémoire de visions ou phénomènes fugitifs a très souvent été un puissant moteur de la création artistique », peut-on lire dans la présentation de l’exposition.
« De même, l’émotion esthétique engendre le désir irrépressible d’en garder le souvenir par le moyen de l’art. Mais la mémoire, même revisitée par l’art, n’est pas le culte du passé, mais re- création ; la capacité de mémoire n’étant pas un dépôt de souvenirs, mais un processus dynamique, en changement perpétuel. »
Ouvert en 2016, le musée dédié à Safia Farhat est baptisé au nom de l’artiste Safia Farhat, (1924-2004) qui est considérée une pionnière dans le champ de la tapisserie où elle a fait date et école. Elle a travaillé dans le sens de l’instauration d’une identité tunisienne par l’art et par le langage des formes en contribuant à la décoration de nombreux bâtiments et lieux publics.
Le Centre des Arts Vivants de Radès est « un établissement placé sous la tutelle du ministère des Affaires culturelles. Il a été fondé en 1982 par Abdallah et Safia Farhat qui en ont fait don à l’état. Le Centre a pour mission de susciter les vocations artistiques et de contribuer à l’éclosion des talents dans le domaine des arts plastiques par l’organisation d’activités multiples ».
L’exposition sera ouverte au public tous les jours de la semaine, du lundi au samedi de 10H00 à 17H00) et le Dimanche de 10H00 à 13H00.
Le Quotidien avec TAP
L'économie bleue : Un secteur prometteur pour le développement
L'économie bleue émerge comme un concept crucial dans le paysage économique mondial, offrant une approche durable pour l'exploitation des ressources marines et côtières.
En Tunisie, cette perspective prend de l'ampleur, offrant de nouvelles voies de développement économique tout en préservant les écosystèmes marins fragiles. A cet effet, il est important d’explorer ce qu'est exactement l'économie bleue, son champ d'application, son expérience mondiale et régionale, ainsi que les avantages et défis qu'elle présente pour la Tunisie.
Utilisation durable des ressources
L'économie bleue se concentre sur l'utilisation durable des ressources marines et côtières pour promouvoir la croissance économique tout en préservant la santé des écosystèmes marins. Elle englobe une gamme d'activités allant de la pêche durable à l'aquaculture, en passant par le tourisme côtier, les énergies renouvelables en mer, la biotechnologie marine, et la préservation de la biodiversité marine. L'objectif est de tirer parti des ressources océaniques de manière responsable, tout en créant des emplois et en stimulant l'innovation.
En Tunisie, l'économie bleue s'étend sur toute la côte méditerranéenne, offrant des opportunités dans des secteurs variés tels que la pêche et l'aquaculture, le tourisme côtier et la conservation marine. Les initiatives de développement durable visent à optimiser l'utilisation des ressources marines tout en préservant la biodiversité et en luttant contre la pollution marine.
Initiatives d'économie bleue
Dans le monde entier, des pays côtiers ont adopté des stratégies d'économie bleue pour diversifier leurs économies et atténuer les pressions exercées sur les ressources marines. Des succès ont été enregistrés, notamment aux Pays-Bas avec leur expertise en gestion des eaux et en aquaculture, et au Kenya avec le développement de l'aquaculture durable et du tourisme marin.
Dans des pays similaires à la Tunisie, comme le Maroc et l'Égypte, des initiatives d'économie bleue ont également vu le jour, témoignant du potentiel de croissance économique et de préservation environnementale offert par les ressources marines.
Etat des lieux et avantages
Le littoral tunisien regroupe 76% de la population et génère l’essentiel de la production industrielle et touristique et monopolise 75% des investissements, reflétant ainsi la fracture est-ouest du pays, accentuée par la mondialisation et l’externalisation de notre économie. Il est à signaler que les échanges commerciaux extérieurs de la Tunisie sont assurés à 97% par voie maritime, la part du pavillon tunisien ne représentant plus que 7% du trafic contre 21 % en 1995.
En Tunisie, l'économie bleue représente 12% du PIB et offre un fort potentiel de développement. Elle permettrait de diversifier l'économie, de créer des emplois verts et d'améliorer la résilience face au changement climatique. Le gouvernement tunisien s'est engagé dans l'élaboration d'une stratégie nationale d'économie bleue, avec le soutien de la Banque mondiale.
A titre d’exemple, en 2022, la Tunisie a enregistré une production aquacole de 21 000 tonnes, ce qui représente entre 3% et 13% de sa production halieutique totale. Dans une perspective de croissance, le pays vise à augmenter cette production à 56 000 tonnes d'ici 2030, en mettant l'accent sur l'exportation vers l'Union européenne, les pays du Golfe et le Canada.
Capacités institutionnelles
Cependant, des défis subsistent pour l'économie bleue en Tunisie. La surpêche, la pollution marine et le changement climatique représentent des menaces pour les écosystèmes marins, nécessitant une gestion efficace et une réglementation adéquate. De plus, le développement des infrastructures maritimes et la promotion de l'innovation dans des domaines tels que l'aquaculture durable exigent des investissements et des capacités institutionnelles accrues.
L'économie bleue en Tunisie représente une opportunité majeure de développement économique durable, de création d'emplois verts et de préservation des ressources marines. Malgré ses avantages indéniables, ce secteur est confronté à des défis importants tels que la surexploitation des ressources, la pollution marine, les besoins en infrastructures maritimes, la gouvernance et la coordination insuffisantes, ainsi que les exigences de financement et de renforcement des capacités institutionnelles.
Demain soir, les heureux lauréats du « Comar d’or » seront révélés
La 28ème édition des prix littéraires annuels « Comar d’or » livrera demain, le 04 mai 2024, au Théâtre municipal de Tunis, ses secrets.
Lancée par la Compagnie Méditerranéenne d’Assurances et de Réassurances COMAR en 1997, afin de soutenir la production littéraire tunisienne et d’encourager les auteurs, cette compétition littéraire ne cesse de se démarquer, devenant l’un des rendez-vous phares du calendrier culturel littéraire tunisien.
La cérémonie de remise des prix qu’accueillera demain soir le Théâtre municipal de Tunis démarrera à 20h00, avec à l’ouverture une douce balade musicale avec Eya Daghnouj qui accompagnera, une demi-heure durant, l’assistance par sa belle voix, annonçant les couleurs d’une soirée tant attendue surtout par les auteurs et les éditeurs.
Composée de trois parties, la soirée verra dans sa seconde phase la présentation du rapport du jury des deux sections et l’annonce des noms des heureux lauréats de cette édition.
Au total : 21 romans en langue française et 37 en langue arabes concourent pour les différents prix de cette 28ème édition. Trois prix seront décernés dans chaque catégorie : Les « Comar d’or » dans les langues arabe et française, décernés aux meilleurs romans décernés entre les deux sessions, les « Prix spéciaux des jurys » en langue arabe et française, décernés aux romans dont l’originalité a marqué le jury de chaque section et les « Prix découverte », toujours dans les deux langues, attribués aux jeunes talents qui ont le profil du grand écrivain ou grande écrivaine.
Sont concernés par ces prix tous les romans écrits par des auteurs de nationalité tunisienne, publiés en Tunisie ou à l’étranger durant la période du 1er avril 2023 au 31 mars 2024.
Il est ainsi à rappeler que pour cette édition, les organisateurs ont annoncé une prolongation du délai du dépôt des romans, initialement le 30 mars 2024, jusqu’au 02 avril 2024.
S’agissant de la composition du jury en langue française, il est composé par Ridha Kéfi (journaliste), Mokhtar Sahnoun (Professeur universitaire, romancier et poète), Monia Mouakhar Kallel (romancière), Kamel Ben Ouanes (Universitaire et critique littéraire) et le talentueux écrivain tunisien Mohamed Harmel qui a été à l’honneur lors de l’édition 2023, remportant le Comar D’or avec son « Siqal, l’antre de l’ogresse ».
Quant au jury des romans en langue arabe, il réunit Mohamed El Khadi (professeur universitaire), Neziha Khelifi (critique), Hafidha Kara Bibene (nouvelliste, poétesse et romancière), Ahmed Guesmi (universitaire) et Hafedh Mahfoudh (écrivain).
Imen.A.
















