Feriel Ouerghi : la Tunisie, plateforme stratégique pour l'investissement et la conquête de nouveaux marchés en Méditerranée et en Afrique
Les opportunités de renforcement des investissements saoudiens en Tunisie, de lancement de partenariats fructueux entre les sociétés privées des deux pays et de renforcement des échanges commerciaux, ont été débattus lors d’une réunion, tenue lundi, entre Feriel Ouerghi, et le président de la Fédération des chambres saoudiennes, Hassan bin Mujab Al-Huwaizi, et ce, en marge des réunions annuelles du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID).
La ministre de l'Économie et de la Planification, Feriel Ouerghi Sabai a indiqué que la Tunisie se veut une plateforme stratégique pour l'investissement et la conquête de nouveaux marchés notamment dans la région méditerranéenne et le continent africain ».
La réunion a constitué, également, une occasion de présenter les principales réformes lancées par le Gouvernement, dans le but d'améliorer davantage le climat des investissements et des affaires en Tunisie, notamment en rapport avec la simplification des procédures, et l’amélioration des mesures d'accompagnement des investisseurs, peut-on lire dans un communiqué du département de l’Economie.
Feriel Ouerghi a invité le président de la Fédération des Chambres Saoudiennes, et à travers lui, les investisseurs et chefs d'entreprise saoudiens, à participer au «Forum de l'investissement en Tunisie (Tunisia Investment Forum- TIF), qui sera organisé en juin 2024.
La ministre a eu une réunion, aussi, avec le PDG du Fonds saoudien pour le développement, Sultan bin Abdulrahman Al-Marshad. Elle a salué, ainsi, les contributions du Fonds au développement économique et social de la Tunisie, en finançant plusieurs projets dans les secteurs de l'énergie, de l'éducation, de la santé, de l'assainissement…, faisant part de la volonté tunisienne de renforcer cette coopération, à travers le financement de nouveaux projets à forte rentabilité économique et social.
Al-Marshad a renouvelé, de son côté, l'engagement du Fonds à continuer d'accompagner la Tunisie dans son processus de développement.
La ministre avait participé, du 27 au 30 avril courant à Riyad (Royaume d'Arabie Saoudite), aux réunions annuelles du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID), ainsi qu’à un atelier sur le thème de «financement concessionnel».
L'AS Soliman a un nouvel entraîneur
Après le départ de Anis Boujelbane, l'entraîneur des seniors de l'AS Soliman suite aux derniers mauvais résultats, les responsables du club du Cap bon ont fait appel à Wajdi Bouazzi qui a entamé hier son travail avec comme objectif sauver la peau du club en Ligue 1.
Rappelons que Bouazzi a eu à diriger l'US Tataouine au début de cette saison avant partir au mois de décembre.
J.B
Chawki Tabib en grève de la faim
L’ancien bâtonnier Chawki Tabib a entamé, aujourd’hui mardi 30 avril 2024, une grève de la faim et sit-in ouvert dans les locaux de la Maison de l’avocat.
L’ancien président de l'Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) a affirmé, dans un communiqué, avoir pris cette décision afin de protester contre « l’acharnement judiciaire contre les avocats et sa personne, les campagnes de diffamation dont il fait l’objet depuis quatre ans et l’interdiction de voyager prise à son encontre ».
Chawki Tabib a été renvoyé, le 1er avril 2024, devant le pôle judiciaire économique et financier. Son comité de défense a affirmé qu’il fait l’objet d’accusations de faux commis par un fonctionnaire public, de détention et d’utilisation de documents falsifiés, et de diffusion de contenus écrits à des tiers, sans l’autorisation de leur propriétaire.
La plainte a été déposée par un gérant de sociétés en 2020, quand Chawki Tabi était à la tête l’Instance nationale de lutte contre la corruption.
Chawki Tabib fait également l’objet d’une décision d’interdiction de voyager depuis le 8 janvier 2024.
Ces « quelques fleurs » tunisiennes qui ont valu à Colette Fellous le prix Méditerranée
Comment guérir de l’amour de la Tunisie qui coule en nous ? s’est demandé un jour le célèbre poète palestinien Mahmoud Darwich. Et c’est cet amour qui a donné des ailes à la romancière Colette Fellous pour voler haut dans le ciel de la créativité méditerranéenne avec ses « Quelques fleurs », paru en février aux éditions Gallimard. Œuvre où elle évoque le Tunis de sa jeunesse et son arrivée à Paris à 17 ans, en 1967.
« Je suis très heureuse et très honorée de recevoir ce Prix Méditerranée car la Méditerranée est profondément au cœur de ma vie, elle est la source de tous mes livres. Avoir grandi auprès d’elle, face à elle et dans elle, en Tunisie, m’a tant appris, c’est une expérience fondatrice et lumineuse. Je remercie donc tous les membres du jury de m’avoir intégrée à leur beau palmarès », ainsi a réagi l’écrivaine à cette consécration.
Femme de radio, femme de lettres, Colette Fellous aborde dans ses œuvres la question de la mémoire. Les souvenirs de son enfance, de sa jeunesse et de ses études secondaires au lycée Carnot-Tunis, ses senteurs et ses saveurs qui rythment la valse des saisons en Tunisie sont racontés et restitués au fil des pages de ses textes autobiographiques. Des textes où le passé tunisien de l’auteure se croise avec son quotidien parisien, où éclosent des fleurs de toutes les couleurs, des fleurs témoins de tant d’évènements et d’expériences que Colette Fellous a vu et a vécu. Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir, comme disait Henri Matisse ; des fleurs qui parfument ce récit autobiographique que son auteure le présente ainsi : « Mon livre est caché en ces fleurs. Dans leur ombre, et leur couleur étincelle. Il est là, souple comme un jasmin de nuit qui revient tous les étés, son parfum me frôle puis disparaît. Jamais ne me cogne. Entre les nervures, les pétales et le froissement de ses feuilles, il m’attend, je l’attends. L’attente est mon horizon, même si je sens son cœur battre plutôt dans les jours anciens, tout contre le mien, mais je m’en fiche, le passé c’est mon cour tout de suite. Il n’y a plus ni passé ni futur, le présent palpite et tapisse tout, il devient le temps, il n’a pas de frontière, il est horizon ».
Imen Abderrahmani
CNOPT : Vers la révision des prix de certains médicaments
Le prix des médicaments coûtant entre cinq et dix dinars sera révisé dans le cadre de la politique de l'État visant à préserver la sécurité sanitaire. C'est ce qu'a déclaré ce mardi 30 avril 2024 Thouraya Ennaifer, secrétaire générale du Conseil national de l'ordre des pharmaciens (CNOPT), au micro de Mosaïque FM.
Selon la même source, cette augmentation concerne plus de 300 médicaments et varie entre 200 millimes et 2 dinars pour les catégories dont le prix n'a pas été révisé à la hausse depuis plus de 20 ans.
Par ailleurs, la responsable a expliqué que deux révisions ont déjà eu lieu : la première en janvier pour 280 médicaments, avec une augmentation allant de zéro à 5 dinars, et la deuxième pour plus de 300 catégories, avec une augmentation de 200 millimes à deux dinars.
Dans ce contexte, Ennaifer a estimé que l'aspect le plus important était que le citoyen puisse trouver les médicaments dont il a besoin, rappelant que la politique de l'État favorise la fabrication locale.
Tunisie : hausse de 15% des investissements déclarés, baisse de 5,7% des emplois créés
Les investissements déclarés en Tunisie ont atteint, au cours du premier trimestre de 2024, un total de 1.806 millions de dinars, soit une hausse de 14,9% par rapport à la même période en 2023, permettant la création de 23.736 emplois, soit une baisse de 5,7% par rapport à la même période en 2023.
Les opérations de création se sont accaparées 85% du total des investissements déclarés, soit 526 millions de dinars, permettant la création de 20.394 postes d'emploi, soit 86% des nouveaux emplois créés.
La première position est revenue au secteur industriel, avec 46,8% du total des investissements, permettant la création de plus de 10 mille postes d’emploi, soit 42,4% du total des emplois créés. Le secteur industriel conserve position dominante grâce au secteur des Industries Agro-alimentaires (34% des investissements déclarés dans le secteur industriel) et au secteur des industries mécaniques et électriques (20% des investissements déclarés dans le secteur industriel).
En deuxième position, on trouve le secteur agricole et ses 351,9 MD d’investissements, avec 19,5% du total des investissements, permettant la création de 3571 postes d'emploi, soit 15% du total des emplois créés.
En troisième position figure le secteur des services et ses 332,6 MD d’investissements, avec 18,4% du total des investissements déclarés, permettant la création de 10.049 postes d'emplois, soit 42,3% du total des emplois créés.
Gaza : Le bilan des victimes s'alourdit encore...
Le ministère palestinien de la Santé a annoncé, ce mardi, que le bilan des morts s'est alourdit à 34.535, dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023.
Au moins 47 morts supplémentaires ont été recensés ces dernières 24H, selon un communiqué du ministère qui fait état de 77.704 blessés en plus de 200 jours de bombardements.
Tournoi de Madrid : Ons Jabeur affronte Madison Keys pour une place en demi-finale
Après avoir sauté les deux premiers obstacles, la Tunisienne Ons Jabeur. 9e, affronte ce soir vers 19 heures au tournoi de Madrid, l'Américaine Madison Keys, 20e, pour une place en demi-finale.
La forme physique et mentale retrouvée, Ons semble bien partie pour aller loin dans ce tournoi qu'elle a déjà remporté en 2022.
Ce quart de finale sera certainement très disputé et la ministre du bonheur aura à se donner à fond pour espérer avancer dans ce tournoi. Par le passé, les deux joueuses se sont rencontrées deux fois avec à la clé, deux victoires de la Tunisienne.
J.B
La Tunisie participe au forum économique mondial de Ryad
La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a pris part les 28 et 29 avril au forum économique mondial sur la coopération globale, la croissance et l’énergie pour le développement, qui s’est tenu pour la première fois dans la capitale saoudienne, Ryad.
Lors d'un atelier sur le thème "la demande d'énergie : transformation des coûts en acquis", la ministre a souligné que la Tunisie avait choisi une politique de rationalisation de la consommation énergétique, désormais une priorité.
Le gouvernement tunisien travaille activement à mettre en œuvre la stratégie nationale énergétique à l'horizon 2035, visant à assurer un approvisionnement énergétique sûr pour tous et à réaliser des objectifs concrets, notamment dans le domaine de la production d'électricité à partir des énergies renouvelables, de la neutralité carbone et de la transition sociétale juste et globale.
Elle a également souligné les efforts déployés par le gouvernement pour intensifier les investissements dans les énergies renouvelables afin de remédier au déficit énergétique.
La Tunisie a adopté des programmes visant à promouvoir l'utilisation de l'énergie solaire dans les entreprises et les bâtiments publics en les équipant de stations solaires pour la production d'électricité. De plus, les citoyens sont encouragés à utiliser l'énergie solaire dans les habitations et les services afin de réduire la facture d'électricité.
Ce forum vise à discuter des nouvelles approches en matière de politiques économiques et énergétiques, ainsi que des répercussions des évolutions géostratégiques sur la prise de décision, notamment dans le domaine des affaires. Il aborde également des sujets tels que la croissance économique inclusive, la transition énergétique et le renforcement de la coopération internationale.
MAFF 2024 : belle distinction pour Kaouther Ben Hania et Sarra Abidi
Une nouvelle récompense pour « Les Filles d’Olfa » de Kaouther Ben Hania à la 14ème édition du Festival du Film arabe de Malmö (MAFF) en Suède, organisée du 22 au 28 avril 2024. Le film de Ben Hania a décroché le prix du meilleur réalisateur. Cette distinction vient de s’ajouter au long et important palmarès du film et de sa réalisatrice.
Avec son projet de film « Wear and Tear », la réalisatrice Sarra Abidi a remporté trois prix dans le cadre de la Plateforme de post-production de la 10ème édition des Journées de l’Industrie du MAFF (MAFF Industry Days – MID), organisées du 23 au 26 avril 2024.
Le palmarès complet de cette 14ème édition du MAFF a été dévoilé, dimanche soir 28 avril, au cours d’une cérémonie organisée au «Royal Cinema » dans la ville de Malmö.
Le film égyptien «Un nez et trois yeux » de Amir Ramses, a remporté le prix du public. L’acteur tunisien Dhafer El Abidine est à l’affiche de ce film. « The Mother Of All Lies » de la Marocaine Asmae El Moudir a remporté le prix du meilleur film. « Bye Bye Tiberias » de Lina Soualem a eu le prix du meilleur film documentaire. « Goodbye Julia » du Soudanais Mohamed Kordofani a remporté le prix du meilleur scénario. « The Burdened » du Yemenite Amr Gamal a eu le prix spécial du jury.
La compétition des longs-métrages était composée de 12 coproductions internationales réunissant des pays arabes et occidentaux. Le jury présidé par le réalisateur égyptien Khairy Beshara s’est composé de Souhir Ben Amara (actrice tunisienne), May Odah (réalisatrice et productrice palestinienne), Mohammed Albashair (critique saoudien) et Nahla Al Fahad (réalisatrice et productrice émiratie).
S’agissant de la compétition des courts-métrages, « Wishes For My Heart » de Shireen Magdy Diab a remporté le prix film et « Transit » de l’Irakien Baqer Al-Rubaie a eu le prix du jury. Une mention spéciale du jury a été attribuée, ex-æquo, à « I Promise You Paradise » de Morad Mostafa (Egypte) et « The Red Sea Makes Me Wanna Cry » de Faris Aljoob (Allemagne, Jordanie).
Ashraf Barhom (acteur palestinien), Ali Kareem (réalisateur irakien) et Fatema Nouali Azar (journaliste marocaine et présidente du Festival du film arabe de Casablanca) étaient au jury de la compétition des courts-métrages comportant 14 films.
Sfax : Clara Fowe arrêtée dans un camp de migrants subsahariens à El Amra
L’influenceuse camerounaise Clara Fowe, qui sillonnait les camps de migrants subsahariens à Sfax, plus précisément à El Amra, a été arrêtée.
Le substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Sfax, Hichem Ben Ayed a précisé qu’une enquête est en cours concernant son arrivée en Tunisie et ses intentions. Aucune information supplémentaire n’a été communiquée.
L’affaire a débuté avec la publication de quelques vidéos sur les réseaux sociaux montrant Clara Fowe installée dans un des camps des migrants subsahariens. La jeune femme est une influenceuse très connue. Elle est suivie par des dizaines de milliers d’abonnés sur Instagram et TikTok et elle mène une vie très aisée à Dubaï, au Canada ou encore en Italie, où elle est tantôt infirmière, tantôt mannequin et parfois même chanteuse.
Etoile du Sahel : Khaled Ben Sassi pressenti pour prendre en main l’équipe
Le banc de l’Etoile va, encore une fois, changer de titulaire. Le duo Seif Ghezal et son adjoint Mohamed Ali Nafkha n’a pas trop résisté et les dirigeants n’ont pas hésité à trouver un accord sur une séparation à l'amiable avec leurs deux techniciens.
Et en guise de solution provisoire, c'est-à-dire jusqu’à la fin de la saison, c’est Khaled Ben Sassi, un autre enfant du club, qui va, très probablement, prendre la relève et tenter de redresser la barre, comme il l’a fait à plusieurs reprises avant.
La nouvelle pourrait être officialisée dès ce soir après la réunion du bureau directeur, sauf revirement de dernière minute, et comme toujours, c’est le coach qui paie les pots cassés à chaque fois que les affaires du club calent !
K.Z.
Levier de croissance : Les PME au cœur des enjeux du développement économique
Elles sont là et elles bataillent dur pour réaliser leurs objectifs. Dans un paysage économique marqué par l'instabilité et les chocs récurrents, les petites et moyennes entreprises (PME) de la Tunisie font face à des défis de taille.
Alors que ces entreprises représentent près de 90% du tissu économique national et jouent un rôle crucial dans la création d'emplois, elles se retrouvent confrontées à des obstacles majeurs, notamment en matière de financement et de soutien gouvernemental.
Défis multiples
Au cours des dernières années, le nombre de faillites d'entreprises a atteint des niveaux préoccupants, reflétant les pressions croissantes auxquelles sont confrontées les PME. Selon les données récentes de l'Institut national de la statistique (INS), entre 2019 et 2021, pas moins de 74 188 très petites entreprises (Tpme) ont mis la clé sous la porte.
Le taux de mortalité des Tpme atteint des chiffres alarmants, estimé à 39% selon les calculs de l’INS et à 43% selon l’Agence Nationale de la Promotion de l’Emploi et des Compétences (Anpme).
Face à cette situation critique, les opérateurs économiques tirent la sonnette d'alarme, appelant à une révision urgente de la politique gouvernementale en faveur des PME. L'absence de mesures de soutien et d'accompagnement devient de plus en plus préoccupante dans un contexte où les PME sont le pivot de l’économie nationale.
La Banque Centrale de Tunisie a pris des mesures pour atténuer les difficultés auxquelles sont confrontées les PME, en prolongeant d'une année la bonification par l'État de l’intérêt des crédits octroyés à ces entreprises.
Cette bonification, instaurée en 2019, vise à soutenir les PME actives dans des secteurs productifs spécifiques, en prenant en charge une partie des intérêts des crédits pour investissement. Cependant, ces mesures ne sont souvent pas suffisantes pour répondre aux besoins criants des entreprises en difficulté.
Stimuler l'investissement
Dans un effort pour soutenir les PME et stimuler l'investissement, le Projet de Loi de Finances (PLF) pour l'année 2024 prévoit plusieurs mesures importantes. Une ligne de financement d'une enveloppe de vingt millions de dinars est prévue pour financer des projets d'investissement à forte valeur ajoutée dans les domaines des énergies renouvelables et de l'économie verte. Cette mesure vise à fournir à la Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises (Bfpme) les liquidités nécessaires pour honorer ses engagements envers ses clients.
De plus, une enveloppe supplémentaire de 10 millions de dinars sera mise à la disposition de la Bfpme, et une deuxième ligne de financement de 10 millions de dinars sous forme de crédits à moyen et à long termes sera également créée au profit des PME, avec des fonds versés dans les comptes du Fonds National de l’Emploi.
Dans le cadre d'un projet plus vaste visant à soutenir la relance économique, une nouvelle ligne de crédit de 115,6 millions d’euros de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (Bird) sera mise en place. Cette initiative vise à faciliter l'accès des PME tunisiennes à des ressources à long terme, tout en encourageant l'investissement, le développement régional et l'économie verte.
Dans la sélection « Classiques de Cannes », le « Camp de Thiaroye » coproduit par la Tunisie
Le film «Camp de Thiaroye» signés par les réalisateurs sénégalais Ousmane Sembene et Thierno Faty Sow, sera projeté dans la catégorie «Classiques cannois» de la 77ème édition du Festival de Cannes (France), qui démarre le 14 mai prochain.
Interdit à sa sortie en France, le film aborde le massacre des tirailleurs sénégalais en 1944 qui ont été exécutés après leur retour de la Seconde Guerre mondiale, car ils ont tout simplement réclamés des indemnités et des allocations financières.
La tragédie a eu lieu en décembre 1944, dans Thiaroye, un village au Sénégal où il y avait un camp et où l’armée française a commis son crime.
Le film a été produit par le Sénégal, la Tunisie et l’Algérie en 1988. Sa copie restaurée sera visionnée en présence de Margaret Bodde, directrice générale de «The Film Foundation», indiquent les organisateurs du Festival de Cannes, dévoilant sur leur site la liste des films sélectionnés aux Cannes Classics.
D’une durée de 2h33 mn, le film «Camp de Thiaroye » a été restauré avec la «Fondation Famille Hobson/Lucas» par «The Film Foundation’s World Cinema Project» et la «Cineteca di Bologna» au laboratoire «L’Immagine Ritrovata», en association avec le ministère tunisien de la Culture et celui de la Culture et du Patrimoine historique.
La note accompagnant l’annonce souligne le rôle important du réalisateur tunisien Mohamed Challouf, qui a facilité l’accès au film.
Accord tuniso-italien : Le Colisée de Rome et l’amphithéâtre El Jem jumelés
Cet accord intervient en marge de la visite du ministre italien des Affaires culturelles Gennaro Sangiuliano.
Dans un communiqué publié, hier dimanche, le ministère des Affaires culturelles a annoncé que le texte de la Convention a été signé par Tarek Baccouche, directeur général de l’INP, et Alfonsina Russo, directrice du Parc archéologique du Colisée.
Cette convention stipule notamment la valorisation du Colisée d’El Jem, à Mahdia, et du Parc archéologique du Colisée à travers la promotion de ces deux sites archéologiques romains.
L’accord prévoit également l’organisation de fouilles, de recherches et de travaux de restauration pour une meilleure connaissance et une mise en valeur du site. Des activités de recherches en commun impliquant l’échange de personnel, l’organisation des ateliers et des réunions de chercheurs et de conservateurs spécialisés, la conservation et la restauration des monuments d’El Jem sont également inclues.
Il faut rappeler que ce projet a été évoqué depuis 2019, lorsque la directrice du parc archéologique du Colisée de Rome, Alfonsina Russo a rencontré le Président de la République par intérim, Mohamed Ennaceur, et l’ancien ministre des Affaires culturelles, Mohammed Zine el Abidine.
















