La tribune par Cherifa Baouab Ammar : Les pages …
Des centaines
Des centaines de milliers
Des centaines de millions…
Elles ont été à l’honneur
Elles ont été à la mode
Elles ont été courues.
Et cela durant 10 jours du 19 au 28 avril 2024 : la Foire du Livre
Petits et grands : fouineurs…
Fureteurs
Curieux de la page se penchant sur la page d'accueil; attirés par le sujet à la page.
Sur les rayonnages
Sur les tables et entre les mains les pages, la page de la diffusion tournoie; aiguisant
l’appétit de la faim de la connaissance.
Ce désir qu’assouvit les pages
Et voilà que certaines partent :
Pour développer…
Pour élargir…
Pour fertiliser les esprits…
Mais la page virtuelle était également présente.
Certes cette page appartient au monde de la vitesse, de la rapidité et ne peut détrôner
l’agrément du toucher du papier de la page
De la péninsule Arabique à l’instar de la Chine, fêtant l’année du Dragon, célèbre l’année du
Chameau saluant, glorifiant et rendant hommage au vaisseau du désert, mais
malheureusement, avec une transition virtuelle brutale, page, inattendue et agressive
Transfigurant
Défigurant…
Et remaniant les rapports à l’environnement au quotidien et à la mémoire des pages des
manuscrits et de l’architecture
Pages génitrices de rencontres, de contes, de légendes, de fictions, de fables et d’histoires,
mais surtout de l’histoire de l’Humanité.
Véritable florilège ne pouvant être occulté : celles du pays invité d’honneur de cet
événement la Foire : l'Italie.
La mitoyenneté de Mare Nostrum abordée et déclinée dans tous les domaines :
Sindbad El Bahri
La Jebba
Le navire
Et, dans ses cales : “Djéronimo”, la souris espiègle, intelligente, coquine… mais,
méditerranéenne.
La flûte…
Le nay
Le luth
Les notes s'élèvent… jaillissent… élargissant la portée de l'œuvre choisie pour en faire de
belles pages.
Mais le summum de l’envol fut : “les voix de l’Iran”
La chorale “des voix de l’Iran”, cet ensemble vocal du grand orchestre symphonique de la
Voie de la Sagesse Universelle du plateau iranien.
La biographie illustrée de 342 pages format A4 de Mahshid Moshiri : des grands savants et
érudits de leurs œuvres et de leurs innovations au service de l’Humanité depuis le 6e siècle
avant J.C. , jusqu'au 20e siècle.
Cet essor scientifique démontrant magistralement la corrélation étroite entre la religion et la
science.
Fascinantes, captivantes, ces pages subjuguâtes dont la lecture conduit au cosmique, à
l’immanence, à la transcendance, à la substantifique moelle de la Morale Existentielle.
Les voix de la voie
Les voix de la direction
Les voix de la méthode
Les voix du chemin
Les voix de la guidance
Les voix de la voie en République Islamique Iranienne
Voix du socle commun de l’universalisme des valeurs de l’Humanité sur terre.
Soyons donc, les artisans du credo qui nous mènera vers la voie, vers cette voie de la
sagesse, celle de la Science et du Savoir.
A El Teatro : l’art peut-il faire sortir le pays du goulot d’étranglement ?
Un cycle de six représentations théâtrales de la nouvelle création de Moncef Zahrouni « 2034 : une modeste proposition » est à l’affiche de l’espace El Teatro. La première représentation est pour ce soir, à partir de 19h30. Pour les autres représentations, elles sont prévues les 10, 11, 16, 17 et 18 mai, toujours à la même heure et au même espace.
« 2034 se présente comme un pamphlet cruel, cinglant, intransigeant et sans la moindre concession. C’est un pamphlet qui incarne un esprit nietzschéen, annonçant non seulement, mais également contribuant activement au crépuscule des idoles avec pour démarche : rire à coup de marteau. Dans un tourbillon de satire et d'irrévérence, 2034, d’une radicalité assumée, dynamite au lieu de déconstruire : la politique, la Moraline, la culture, la dialectique des élites, le transhumanisme, les comiques des temps modernes… 2034 est là pour rappeler qu’on n’a pas encore touché le fond », lit-on sur le site d’El Teatro.
« La dimension politique demeure un élément central et intrinsèque du projet, guidée par une éthique socialiste libertaire. La pièce, ayant des racines orwellienne et swiftienne, aborde les dérives dictatoriales, notamment la répression de la liberté d'expression, la torture tant policière que carcérale, ainsi que la subordination du pouvoir judiciaire. Derrière la face pamphlétaire de l’œuvre se dissimule une réflexion sur l'éducation sexuelle, la santé sexuelle et reproductive, le plaisir, le corps, l’industrie du porno, le genre social... Se cache aussi une réflexion sur le rire entre sa généalogie et son marketing, le comique, éternel transgressif ou incorrigible complaisant envers le pouvoir et éventuellement l’humour avec une question des plus insistantes dans une ère où le nihilisme fait la loi : faut-il mourir de rire ou rire de la mort ? ajoute la même source.
Ecrite et mise en scène par Moncef Zahrouni, la pièce dont la durée est de 1h45 se déroule en 2034. C’est l’histoire de Neyrouz Rezgui, tunisienne qui a fait ses études universitaires entre le Norvège et Singapour, cheffe d’entreprise réussie, connue par ses grandes compétences dans la gestion des projets culturels.
De retour à sa terre natale, pour passer quelques jours avec ses parents, elle s’est trouvée par un simple hasard Cheffe du cabinet du ministre de la Culture. Elle a été appelée à bien organiser un festival unique en son genre. Proposé par le ministre de la culture, béni par le chef de l'État, soutenu par le gouvernement et la classe économique féodale dirigeante, et salué par la société civile, le festival a tout pour bien démarrer.
Le festival a réussi à serrer les rangs et à devenir un vecteur de développement économique… De retour, lors du démarrage du festival, elle découvre que la classe politique comme économique s’est retirée et c’est le peuple qui a pris en charge l’organisation de ce festival réussissant là où l’Etat a échoué : faire sortir le pays du goulot d’étranglement.
Cette nouvelle création théâtrale met en scène la talentueux artiste et femme de théâtre Fatma Felhi.
« 2034 : Une modeste proposition » mérite le détour surtout si vous avez plus que 16 ans.
Imen ABDERRAHMANI
Kasserine : Vendredi, les avocats observent une grève présentielle
L'Ordre régional des avocats à Kasserine a déclaré une grève générale demain, le vendredi 10 mai 2024, dans tous les tribunaux de la région, ainsi qu'un rassemblement devant le tribunal de première instance de Kasserine-ville.
Cette action vise à condamner l'attaque au couteau survenue mercredi à l'encontre d'un avocat devant le tribunal de Foussana. L'avocat a été attaqué par un plaignant mécontent du verdict favorable à son adversaire. L'agresseur, qui a attendu que l'avocat quitte le tribunal pour le poignarder, lui a infligé de graves blessures, notamment au visage et à la tête. L'agresseur a été arrêté et est actuellement sous enquête de l'unité de recherche de Thala, tandis que l'avocat blessé reçoit des soins à l'hôpital régional de Kasserine. Le secrétaire général de l'Ordre régional, Taoufik Yahiaoui, a souligné l'inadmissibilité de tels actes en l'absence de sécurité dans et autour des tribunaux, en particulier dans des zones sensibles comme Foussana. Il a appelé les autorités à prendre des mesures adéquates pour sécuriser les tribunaux de ces régions, à l'instar de ce qui se fait dans la capitale.
Ligue 1 - Play-off : les arbitres de la 7ème journée
La Direction nationale d'arbitrage a désigné les arbitres suivants pour officier les trois matches de la septième journée du play-off, programmés pour ce week-end.
Vendredi 10 mai (17h30) :
USM- CA : Ameur Chouchane
CSS – ST : Mehrez Melki
Dimanche 12 mai
EST- ESS : Houssem Boulaares.
Ainsi, la demande de l'US Monastir et du CS Sfaxien pour reporter leurs matches pour dimanche n'a pas eu d'écho favorable auprès de la Ligue nationale de football professionnel. Ils recevront le CA et le ST demain vendredi.
J.B
Soirée nostalgie avec « Malouf Tunisien Paris »
Tunisiens à Paris et amis de la Tunisie en France, ce concert ne peut que vous faire du bien et vous offrir quelques notes gaies rappelant la richesse du patrimoine culturel tunisien et les senteurs du pays.
La troupe « Malouf Tunisien Paris » sous la direction de Ahmed-Ridha Abbès vous donne rendez-vous, le 11 mai 2024, à Paris, précisément à la salle de spectacles MPAA/Saint-Germain.
Composée de plus de 50 musiciens et amateurs de musique résidant en France, cette troupe qui a été créée en 2012 et a déjà à son actif 7 albums consacrés au malouf, tradition musicale vivante en Tunisie.
Les musiciens de la troupe se rassemblent régulièrement dans le cadre de répétitions hebdomadaires à la Cité internationale des arts qui est une résidence d’artistes au cœur de la Capitale française.
Depuis sa création, l’Association « Malouf Tunisien» œuvre pour la valorisation et la promotion du Malouf tunisien à l’étranger et ce grâce à des concerts périodiques, organisés dans différentes villes européennes. D’ailleurs, en 2019, l’association a eu le prix de la meilleure association active dans le secteur culturel, décerné par l’Office des tunisiens à l’Etranger (OTE).
Fondée par des passionnés de cette musique riche et envoûtante, des mélomanes et des artistes dans l’âme, l’association se veut un trait d’union entre les Tunisiens résidant à Paris et les amateurs de musique du monde entier autour de cet art ancestral.
Ligue 1 : La réserve du CSS contre l'EST rejetée
Le bureau de la Ligue nationale de football professionnel a statué ce mercredi 8 mai 2024 sur la plainte déposée par le Club sportif sfaxien contre l'Espérance sportive de Tunis, concernant le nombre de joueurs étrangers présents sur le terrain lors du dernier match. La décision du bureau a été de rejeter la réserve.
On a également appris que le bureau de la Ligue a pris une décision concernant le match opposant le Club africain et le Club sportif sfaxien. Se basant sur le rapport de l'arbitre du match, le bureau de la Ligue n'infligera pas de sanction de match à huis clos au Club africain.
Ligue des champions : Dortmund se paie le PSG sur les réseaux sociaux !
Le PSG et le Borussia Dortmund avaient déjà un passif, depuis 2020 et l'élimination des Allemands par les Parisiens en Ligue des champions, qui avait provoqué quelques moqueries des joueurs de la capitale. Le club de la Ruhr a pris sa revanche mardi, sportivement en éliminant Paris de la compétition et sur les réseaux sociaux en se moquant de leurs adversaires du soir.
"Passez de bonnes vacances !" Le Borussia Dortmund s'est gentiment moqué du PSG ce mercredi matin sur les réseaux sociaux, en réponse à des tweets envoyés par le club parisien après sa qualification pour les demi-finales aux dépens du FC Barcelone.
Pour fêter sa victoire en Catalogne le 16 avril et sa présence dans le dernier carré de la C1, le club parisien avait posté le lendemain matin sur son compte X un photomontage d'une montgolfière aux couleurs du Barça, échoué dans la Seine au pied de la Tour Eiffel. Il avait accompagné son illustration, où le soleil se levait doucement, du titre de la chanson de Jacques Dutronc : "Il est cinq heures, Paris s'éveille".
En Français dans le texte, le Borussia Dortmund a répondu mercredi matin en deux temps, toujours sur X, après la qualification de son équipe pour la finale de la Ligue des champions aux dépens du club parisien. Il a d'abord tweeté "Bonjour. C'est 5:09", comme le chiffre 09 qui apparait sur le logo du BVB, en référence à l'année de fondation du club de la Ruhr, en 1909.
Quatre heures et demie plus tard, le Borussia a publié un photomontage d'une montgolfière aux couleurs jaunes et noires du BVB s'envolant depuis une plage vers la finale à Wembley. "Passez de bonnes vacances", a souhaité le Borussia aux Parisiens, réduits aux cabines de plage et aux châteaux de sable, quand Dortmund tentera de décrocher une deuxième Ligue des champions le 1er juin, après celle de 1997.
Coupe de Tunisie 1/16è de finale : L’O.C.Kerkennah élimine l’Espérance !
Amoindrie par l’absence de huit titulaires, tunisiens et étrangers et par l’expulsion de deux joueurs, l’Espérance n’a pu éviter le piège tendu par les divisionnaires de l’Kerkennah adossé à un bon gardien, Gasmi. Les Insulaires ont bien exploit l’expulsion de deux défenseurs espérantistes pour le même motif : faute en tant que derniers défenseurs, pour arriver à trouver la faille par Moussa à la 69è mn sur une tête qui a trompé Ben Cherifia (1-0). A neuf, les Sang et Or ont tout fait pour refaire le terrain perdu vainement. Bouguerra obtient un penalty à la 88è. Meriah marque le but (1-1). Les prolongations sont devenues nécessaires. Et là encore, c’est l’OSK qui trompe de nouveau Ben Cherifia sur un tir de Zitouni à la 112è. ( 2-1). Les Insulaires ne pouvaient plus laisser échapper une victoire qui leur tendait les bras. L’Espérance a payé cher l’absence de ses titulaires et la volonté de l’adversaire.
J.B
Tunisie - Guerre de tranchées dans la haute administration Par Soufiane Ben Farhat
Tout observateur averti en convient sans trop se creuser les méninges. Il y a bien lieu de croire qu’il existe une guerre de tranchées quasi-permanente au sein des rouages de la haute administration tunisienne. Trois dossiers brûlants de l’actualité rebondissante à souhait en témoignent.
D’abord, la problématique des accapareurs et autres spéculateurs des denrées alimentaires qui n’en finissent pas d’empoisonner le quotidien du Tunisien lambda et des bons pères (et mères) de famille sous nos cieux. Le phénomène a enregistré un net recul depuis quelques mois, certes, mais il a occupé les devants de la scène deux années durant. Du coup, la bourse des ménages et le panier de la ménagère en ont douloureusement fait les frais. A preuve, non seulement la raréfaction de certains produits alimentaires de base (lait, sucre, café, riz, huile…) mais également la hausse subséquente des prix, et des plus vertigineuses de surcroît. Même lorsque les stocks furent régulés, la cherté de certains de ces produits n’a guère reculé.
Or, à bien y voir, l’Office du Commerce et le ministère du Commerce s’avèrent bien au cœur de cet imbroglio. Le ministère se caractérise par la faiblesse structurelle de ses services de contrôle. Le nombre de ceux qui en ont la charge suffit à peine à couvrir l’un des gouvernorats les moins peuplés des vingt-quatre gouvernorats du pays. Et, jusqu’à nouvel ordre, rien n’a été fait pour y parer, les recrutements dans l’administration étant gelés. A en croire que le statu quo en la matière est intentionnel et à des fins non avouées mais certaines.
Mafias institutionnelles
Quant à l’Office du Commerce, il a été bien établi que certains de ses services et responsables étaient par moments directement impliqués dans les spéculations et l’entretien honteux de l’accaparement de certaines denrées, l’obstacle délibéré à leur importation et l’entretien des réseaux parallèles. Une visite inopinée du chef de l’Etat dans les locaux mêmes de l’Office a mis cela en lumière.
Deux autres dossiers attestent qu’il y a des réseaux au sein de la haute administration s’ingéniant sans relâche à entretenir le flou et le chaos. Il s’agit du contrôle et du suivi des activités financières de certaines associations et de l’exacerbation vertigineuse de l’afflux des migrants clandestins subsahariens dans notre pays ces derniers mois. Dans les deux dossiers hautement problématiques, aussi bien l’impératif de transparence et de redevabilité au celui de la collecte et de la fluidité de l’information sont en cause. Et leurs implications perverses sont on ne peut plus avérées.
Là aussi, certains ministres semblent plutôt laxistes. Pourtant, les deux dossiers sont éminemment sécuritaires et ont un impact direct sur l’opinion. Une opinion ici aussi désorientée, courroucée et sujette à des manipulations suscitant des réactions épidermiques, outrancières et démesurées.
Guerres de positions
Il faut bien se fier aux évidences. Derrière tout ça, il y a des guerres de positions politiques sournoises et non déclarées. L’administration tunisienne a connu des bouleversements et des soubresauts au lendemain de ladite révolution de 2011.
Gonflée dans ses effectifs à mauvais escient, noyautée par les séides des partis dont le seul souci consiste à se partager les dépouilles de l’Etat sur la base de la tribu partisane et du butin inopiné, l’administration tunisienne a fini par être dépecée. Une fois la question des recrutements abusifs soulevée et sujette à des sanctions administratives et judiciaires, la machine des suspects a été mise en branle-bas de combat.
Il faut surtout éviter de camper les niais et les candides. Tout cela n’est guère fortuit ou accidentel. Certains de ceux qui ont perdu le pouvoir tentent de le réinvestir. Des cadavres dans le placard, ils en ont à foison. Ils s’impliquent alors dans diverses manœuvres frauduleuses et dolosives et de diversion en vue de s’assurer l’impunité et susciter le courroux du citoyen désemparé et taraudé par l’éternelle quête des ressorts de la vie normale. Le citoyen, pressuré par les pénuries et le renchérissement des prix, recherche parfois le strict minimum, au ras du sol au besoin.
La justice piétine
Et la justice dans tout ça ? dira-t-on volontiers. La lenteur des procédures et le je-m’en-foutisme de certains hauts responsables font tout pour que la justice piétine. Cela saute aux yeux. Dès que des procédures salvatrices et équitables sont annoncées, le chaos entretenu revient au galop.
En fin de compte, on revient inlassablement à la case départ. Celle de l’instrumentalisation de l’administration à des fins partisanes étriquées. Et même la notion de parti semble inappropriée en la matière vu qu’il s’agit davantage de coteries, de sectes et d’associations hasardeuses plutôt que de partis politiques en bonne et due forme. Des quelque 230 partis meublant la vie politique, une poignée seulement répond aux critères de fonctionnement des vrais partis.
L'administration de la chose publique en pâtit considérablement. On semble vivre une phase marquée par l’entretien du chaos et de la sauvagerie. Une partie non négligeable de ce qu’on nomme habituellement classe politique s’y investit. Et le bout du tunnel ne semble guère pour demain.
Ce qui est certain c’est que, malgré l’impuissance des gouvernements successifs à mettre en place de vraies réformes de structures, malgré la crise mondiale due à la succession de l’épidémie du Covid-19, et des guerres d’Ukraine et de Gaza, il y a toujours une zone d’ombre. Elle concerne les réseaux clandestins qui livrent des guerres concertées mais secrètes au sein même de l’administration.
“L’Etat doit être le plus bonhomme de France” disait le Baron Louis. Mais quand les malfrats s’y mettent… Suivez mon regard.
S.B.F
Programmation musicale de MÄA ELMOGHREB 2024, vous pouvez encore candidater
Le centre d’art « B7L9- Art Station » a annoncé la prolongation des délais de candidature de l’appel à participation à la programmation musicale de MÄA ELMOGHREB 2024, destiné aux musiciens de tous genres musicaux confondus.
Initialement fixé au 5 mai, la date limite de dépôt des candidatures pour cette quatrième édition de MÄA ELMOGHREB est prolongée au 15 mai 2024.
Les artistes sont appelés à participer en envoyant leurs dossiers artistiques par courriel à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (avec mention du nom, prénom et candidature programmation musicale MÄA ELMOGHREB 2024).
De plus amples informations sont disponibles sur le site de la "Fondation Kamel Lazaar pour l’art et la culture" qui finance ce projet et accompagne les artistes sur la scène culturelle de la région MENA à travers divers programmes artistiques.
La station artistique « B7L9 » de la Fondation Kamel Lazaar est située à Bhar Lazreg, dans la banlieue de Tunis. Ce centre d’art offre un programme annuel complet de manifestations artistiques et culturelles accessibles gratuitement à tous.
Les artistes qui souhaitent participer doivent notamment présenter leur propre production musicale. Les reprises ne sont pas acceptées.
Chaque artiste doit avoir un répertoire qui lui permet d’assurer un minimum de 30mn de live. S’il s’agit d’un ensemble/groupe, un seul artiste peut postuler au nom de tous.
Les projets retenus seront choisis par une commission de sélection présidée par la direction artistique du pôle musique du B7L9. La qualité artistique du projet est le seul et unique critère de sélection.
MÄA ELMOGHREB est un projet dédié à la promotion de la scène musicale émergente, visant à offrir aux artistes en début de carrière une plateforme de performance pour présenter leurs projets au public.
Au cours des trois dernières éditions, MÄA ELMOGHREB a été le catalyseur de l’émergence de nouveaux talents, offrant un tremplin pour des carrières en pleine évolution. L’objectif est également de présenter au public du B7L9 de nouveaux artistes et des projets artistiques innovants.
Le Quotidien avec TAP
Inflation persistante : Pistes pour limiter la hausse des prix
La lutte contre l'inflation est un défi majeur pour de nombreux pays, y compris la Tunisie.
L’aspect institutionnel incluant la politique monétaire, qui est l'ensemble des décisions prises par une autorité monétaire pour contrôler la masse monétaire et les taux d'intérêt, est un outil essentiel pour combattre l'inflation. Cependant, il est important de noter que la politique monétaire seule ne suffit pas toujours à résoudre ce problème complexe.
Etats des lieux
Selon des données rendues publiques, lundi 6 mai 2024, par l'Institut national de la statistique (INS) l'inflation annuelle des prix à la consommation en Tunisie a ralenti à 7,2% en avril dernier, contre les 7,5% du mois de mars ce qui indique la poursuite des pressions inflationnistes dans le pays depuis plus de deux ans.
Les prix ont ralenti pour l'alimentation et les boissons non alcoolisées (9,2% contre 10,2% en mars 2024) et les transports (3,1% contre 3,3%), tandis qu'ils ont maintenu le même rythme de hausse pour les boissons alcoolisées et le tabac (9%), le logement et services publics (4,3%), communication (2,5%) et santé (9,3%). En revanche, les prix accélèrent pour les loisirs et la culture (5,2% contre 4,9%). Sur une base mensuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 0,9%, après une hausse de 0,7% en mars.
En avril dernier, les prix des produits manufacturés ont connu une augmentation de 7,1% sur une base annuelle, à cause de l'augmentation des prix de l’habillement de 9,8% et des prix des produits d’entretien courant du foyer (nettoyage) de 9%.
En mars 2024, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a déclaré qu'elle n’avait opéré aucun changement sur son taux d'intérêt directeur, le maintenant à 8 %, qui est un seuil élevé par lequel le gouvernement tente d’inverser la tendance des prix à la consommation vers la baisse.
Origines de la problématique
Les tensions inflationnistes en Tunisie découlent de plusieurs facteurs. D'une part, l'économie du pays a connu des fluctuations importantes, passant d'une croissance négative en 2011 à une légère croissance en 2015 et 2019, avant de subir une contraction en 2023. En parallèle, la diminution significative des récoltes céréalières en 2023 a accru la dépendance aux importations alimentaires, entraînant une augmentation des prix. D'autre part, la dépréciation marquée du dinar tunisien sur cinq ans, conjuguée à l'inflation importée résultant de la hausse des prix mondiaux des produits alimentaires et énergétiques, a renforcé la pression inflationniste.
Parallèlement, des facteurs tels que le déficit commercial croissant et la diminution des réserves en devises ont contribué à affaiblir le taux de change et à alimenter l'inflation. De plus, les politiques monétaires laxistes, l'indexation des salaires et la volatilité des taux de change ont exacerbé le problème. Enfin, la contrebande et la spéculation ont prospéré dans un environnement de crise économique et de lacunes réglementaires, aggravant la rareté des biens et alimentant davantage l'inflation.
Contexte spécifique
Après l'envolée des prix consécutive à la pandémie de Covid-19 et à la poussée de la croissance occidentale, l'émergence du conflit entre la Russie et l'Ukraine aggrave les pressions inflationnistes. Ces deux acteurs représentent ensemble plus d'un tiers des exportations mondiales de blé, avec une part de 17% pour la Russie et 12% pour l'Ukraine. La guerre actuelle a fait grimper le prix du boisseau (27 kg) de blé, passant de 6,18 dollars en 2021 à 9,26 dollars, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis 2012. De plus, l'Ukraine, qui détient 50% du marché mondial de l'huile de tournesol, subit une flambée des prix des huiles végétales.
La Tunisie, importatrice régulière de ces deux produits touchés par des pénuries depuis plusieurs mois, se trouve dans une situation précaire. En tant que principaux producteurs de gaz et important producteur de pétrole, les cours des hydrocarbures ont été fortement impactés par l'invasion russe. Le prix du Brent, par exemple, est passé de 74,4 dollars à 86,5 dollars en février 2022, pour dépasser les 135 dollars aux États-Unis un mois plus tard. Dans ce contexte, les Tunisiens, déjà résignés, devront faire face à des prix en constante hausse.
Impact monétaire
L’inflation en Tunisie est mesurée par l'évolution de l'Indice des Prix à la Consommation, qui suit les variations de prix d'un panier représentatif de biens et services. Ce taux d'inflation fluctue autour de 8-9% ces dernières années
La politique monétaire peut influencer l'inflation de plusieurs manières. En ajustant les taux d'intérêt, la banque centrale peut contrôler la demande globale dans l'économie. Des taux d'intérêt plus élevés peuvent décourager les emprunts et les dépenses, ce qui peut réduire la demande et donc l'inflation. De plus, en contrôlant la masse monétaire en circulation, la banque centrale peut limiter la croissance excessive de la demande et donc de l'inflation.
Limites institutionnelles
La politique monétaire, bien qu'utile, rencontre des limites dans sa capacité à combattre efficacement l'inflation, surtout dans des contextes comme celui de la Tunisie et d'autres pays en développement. Tout d'abord, des facteurs externes tels que les chocs économiques mondiaux ont eu un impact significatif sur les niveaux d'inflation, rendant la politique monétaire nationale moins efficace dans la gestion de ce phénomène. De plus, les pressions sur les coûts de production, souvent liées à des problèmes structurels ou à des inefficacités dans l'économie, ont alimenté l'inflation indépendamment des mesures prises par la banque centrale.
En outre, l'adoption de politiques monétaires restrictives, telles que l'augmentation des taux d'intérêt, a eu des effets négatifs sur la croissance économique et l'emploi. La politique monétaire trop stricte menée par la BCT a entraîné une réduction des investissements et des dépenses de consommation, ce qui aurait freiner la croissance économique et aggraver le chômage.
Par conséquent, il est crucial de trouver un équilibre délicat entre la lutte contre l'inflation et le soutien à la croissance économique. Les autorités monétaires doivent tenir compte de ces divers facteurs et adopter une approche prudente et équilibrée pour maintenir la stabilité économique et financière tout en minimisant les effets négatifs sur la croissance et l'emploi.
Approche globale pour combattre l'inflation
Pour lutter efficacement contre l'inflation en Tunisie, des experts préconisent l'adoption d’une approche holistique qui combine la politique monétaire avec d'autres politiques économiques. Cela peut inclure des réformes structurelles pour améliorer la compétitivité de l'économie, des politiques fiscales pour contrôler les déficits budgétaires, des mesures pour stimuler l'investissement et la productivité, ainsi que des politiques pour renforcer la stabilité financière.
Bien que la politique monétaire soit un outil important dans la lutte contre l'inflation en Tunisie, elle ne peut pas agir seule. Une approche coordonnée et complète, impliquant d'autres politiques économiques, est essentielle pour atteindre des résultats durables dans la maîtrise de l'inflation et la promotion d'une croissance économique stable.
Eurovision 2024: des messages et des slogans pro- Palestine
La manifestation qui a démarré le mardi continue à faire sensation. Plusieurs artistes, qu'ils soient en lice ou non, n'ont pas tardé à exprimer leur soutien au peuple palestinien.
Les messages scandés et les symboles dessinés sur leurs mains ne sont pas passés inaperçus. Plusieurs artistes ont profité de la scène de la Malmö Arena pour exprimer leur soutien au peuple palestinien.
Lors du numéro d’ouverture, Eric Saade, qui avait représenté la Suède en 2011 et se produisait hors compétition, a chanté un keffieh enroulé autour de son poignet. Un geste qui a été remarquée et commentée sur les réseaux sociaux.
Le musicien Fred Leone a expliqué sur son compte Instagram qu’il s’était dessiné une pastèque (stylisée) sur son torse. Le fruit, dont les couleurs rappellent celle du drapeau de la Palestine est un symbole du soutien à la cause palestinienne. « Ma décision [d’arborer ce symbole] n’engageait que moi. Les conséquences, sans parler des répercussions sur ma carrière en tant qu’artiste, dépendent seulement des personnes qui détiennent le pouvoir. Tout mon amour aux enfants de Palestine. Vous pouvez ne pas être d’accord mais l’histoire vous jugera et fera de vous un connard », a écrit l'artiste.
Médecins sans frontières : Démarrage de l'évacuation d'hôpitaux à Rafah
L'organisation Médecins sans frontières (MSF) a affirmé, dans un communiqué publié ce mercredi matin sur les réseaux sociaux, avoir commencé à faire sortir les patients d'un hôpital de campagne à Rafah en prévision d'une éventuelle évacuation.
"Nous avons commencé à évacuer les patients de l'hôpital de campagne indonésien de Rafah, ceux qui peuvent marcher, alors que nous nous préparons également à une éventuelle évacuation", souligne Aurélie Godard, responsable de l'équipe médicale à Gaza.
Le communiqué continue en mettant en garde contre les conséquences désastreuses qu'une offensive sur Rafah pourrait avoir sur la vie de plus d'un million de personnes résidant dans la région.
Les recettes touristiques en hausse
Les recettes touristiques ont enregistré une augmentation de 8,16%, passant de 1,52 milliard de dinars à 1,65 milliard de dinars jusqu'au 30 avril 2024 par rapport à la même période de l'année précédente.
Les revenus des transferts de la diaspora, regroupant les revenus du travail cumulés, ont également augmenté de 5,14%, atteignant ainsi 2,39 milliards de dinars contre 2,27 milliards de dinars il y a un an, selon les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Ainsi, les recettes combinées provenant du tourisme et des Tunisiens résidant à l'étranger (TRE) ont totalisé près de 4,04 milliards de dinars au 30 avril 2024.
Philosophes et penseurs du Maghreb arabe se donnent rendez-vous à Tunis pour repenser la philosophie aujourd'hui
"Vers une Nouvelle pensée philosophique arabe" tel est l'intitulé du séminaire qu'accueillera à partir de demain le 9 mai 2024 et jusqu'au 11 du même mois la Cité de la Culture à Tunis. Ce séminaire est organisé par la Fondation de la pensée arabe, en partenariat avec le Collège de Tunis pour la Philosophie, et en collaboration avec la Chaire ISESCO de réflexion sur la coexistence et il verra la participation de philosophes et penseurs des cinq pays du Maghreb Arabe : la Tunisie, l'Algérie, le Maroc, la Libye et la Mauritanie.
"Ce séminaire se tient à un moment où le monde arabe et le monde entier sont confrontés à des crises graves d'ordre sécuritaire et politique et à des défis sans précédent découlant de la quatrième révolution industrielle et des innovations technologiques avancées, et à un moment où des voix multiples annoncent la mort de la philosophie, alors qu'à l'opposé, le monde arabe au Machrek comme au Maghreb, est témoin d'un dynamisme philosophique notable.
Dans ce contexte fort problématique, il nous a paru opportun voire, nécessaire de nous interroger à propos de la nécessité de la philosophie et d'une nouvelle réflexion philosophique arabe, à travers l'examen du statut de la philosophie et du rôle qu'elle peut jouer dans les divers domaines de l'activité humaine et dans sa relation avec les différentes sciences, ainsi que les obstacles à son élaboration et les moyens de sa promotion", lit-on sur le communiqué de presse présentant ce rendez-vous dédié à la philosophie.
S'agissant du programme du premier jour qu'accueillera la salle Omar Khelifi (Cité de la culture), la séance inaugurale comprend quatre allocutions des Prof. Fathi Triki, Président du Collège de Tunis pour la Philosophie, Prof. Henri Awit, Directeur Général de la Fondation de la Pensée Arabe, Prof. Fathi Triki, Titulaire de la Chaire ISESCO de réflexion sur la coexistence et Prof. Moncef Boukthir, Ministre par intérim des Affaires Culturelles.
S'agissant de la conférence inaugurale, elle est intitulée « La fin du Tournant et la tâche du retour à soi: Sur l'avenir de la Philosophie arabe » et elle sera donnée par le Prof. Muhammad Abu Hashem Mahjoub.
Comportant trois sessions, la 2ème journée qui aura lieu à la salle "Sophie El Goulli" (Cité de la culture) se veut une réflexion sur la philosophie. "Nécessité de la philosophie" tel est le thème de la première session qui aborde le rôle de la philosophie face à la fracture du système arabe, dans l'espace politique arabe, dans la vie culturelle et à la lumière des risques environnementaux, explique le communiqué de presse.
La deuxième session explore les limites et les perspectives du discours philosophique arabe contemporain en décrivant son état actuel et en anticipant son avenir. Elle s'interroge sur la possibilité de transformer la pensée philosophique arabe contemporaine en cadres philosophiques scientifiques et se penche sur la question des rapports entre la philosophie et les sciences sociales dans le contexte arabe. De plus, la session met en lumière le statut de la philosophie à l'ère de la technologie.
Quant à la troisième session, elle étudiera les limites du discours philosophique contemporain et ses perspectives dans le monde arabe, en éclairant la relation entre la philosophie et l'éthique, la philosophie et la religion et la philosophie et la morale.
La clôture du séminaire sera avec une série d'interventions ayant pour thèmes: "Philosophie et poésie", "la Philosophie féministe arabe et ses perspectives", "la Philosophie du Droit et le Droit de la Philosophie", "Enseigner la Philosophie aux Enfants : Motivations et Dimensions".
Les communications programmées tenteront de répondre à la question centrale : "Comment pouvons-nous promouvoir la pensée philosophique dans le monde arabe et au niveau mondial ?".
Il est à noter que le séminaire se clôtura par la présentation du livre "La Dynamique Philosophique dans le Monde Arabe Aujourd'hui" qu'a publié la Fondation de la Pensée arabe.
Imen.A.
















