L’Union européenne et la France ont besoin d’un antidépresseur, par Soufiane Ben Farhat
Deux déclarations officielles lues hier sur les récents développements en Tunisie : “L’Union européenne a suivi avec inquiétude les récents développements en Tunisie” ; “La France exprime sa préoccupation…”. Bien pis, la déclaration de l’UE précise : “Des éclaircissements sur les raisons de ces arrestations ont été demandés localement par la Délégation de l’UE aux autorités tunisiennes” !
Nous y revoilà. La France et l’Union européenne semblent inquiètes, peut-être souffrent-elles même d'une anxiété aiguë voire d'une dépression. C’est leur droit. Seulement je crois bien qu’il y a des antidépresseurs pour cela. Ça se vend dans toutes les pharmacies et leurs prix semblent abordables.
Qu’un citoyen tunisien soit inquiet, préoccupé ou indigné par les arrestations d’avocats ou de journalistes, c’est on ne peut plus compréhensible, salvateur même. La citoyenneté, la logique et le bon sens l’autorisent et je dirais même l’exigent.
Mais, comme on dit, il importe de rappeler certaines vérités premières. L’Europe et l’Union européenne -et leurs big boss américains- ont une dynamique de l’inquiétude à géométrie variable. Cela dépend des pays, des situations et des accointances et complicités secrètes ou avérées. Le cas le plus révoltant à ce propos c’est celui du génocide perpétré depuis plus de sept mois par la soldatesque israélienne à Gaza à l’encontre des Palestiniens. Et, à l'instant même où j’écris ces lignes, le décompte macabre n’en finit pas. Jusqu’ici, plus de trente-cinq mille civils palestiniens ont été tués, plus de vingt mille disparus, sous les décombres, et plus de soixante-dix mille blessés.
Démocratie au journalisme autoritaire
C’est tellement flagrant que même la Cour Internationale de Justice, principal organe judiciaire des Nations Unies, a établi en janvier 2024 la commission du génocide israélien à Gaza contre les Palestiniens. Mais là, l’Europe n’est guère inquiète. Pire, elle témoigne même, en présence d’une guerre d’extermination, d’un excès du syndrome de l’euphorie et du bonheur. La majeure partie des États européens soutiennent l’expédition militaire israélienne dans la bande de Gaza, ils la financent même et leurs forces armées y prennent part activement. Elles l’assument all’aperto pour ainsi dire.
La presse européenne est muselée. Elle est aux ordres des lobbys pro-israéliens et de leurs suppôts et séides en Europe. Dans mon article de dimanche dernier sur ces mêmes colonnes, j’ai cité l’excellent article de Serge Halimi et Pierre Rimbert dans le Monde Diplomatique de février dernier, article intitulé “Le journalisme français, un danger public”. J’en reproduis la chute : “En quatre mois, les dirigeants du «quatrième pouvoir » n’ont pas seulement alimenté un culturalisme qui, comme au temps des empires coloniaux, place l’Occident au pinacle de l’humanité. Ils ont, dans leur grande majorité, entériné le point de vue de l’extrême droite israélienne et accompagné ou cautionné en France la marginalisation des opposants à la guerre en leur interdisant d’exprimer des solidarités hier encore évidentes. Ils ont ainsi précipité le baptême républicain du RN, en même temps qu’ils célèbrent le réarmement militaire et moral de la France au nom de la lutte contre la menace russe et le terrorisme islamiste. Le combat mené depuis quinze ans par les gouvernements libéraux contre les mouvements «populistes» et les régimes «illibéraux» a ici trouvé un renfort inattendu : la naissance et l’installation en France d’un journalisme autoritaire.”
Et ce n’est qu’une appréciation parmi tant d’autres étayées et argumentées tout au long d’un article de fond et de plusieurs autres publications aussi sérieuses et impartiales.
Hypocrisie, fioritures et cache-misères
De nouveau, les droits de l’homme et la liberté de la presse sont brandis ici comme une arme redoutable, escamotés et éludés ailleurs en fonction des intérêts et de la raison d’Etat. Et l’Europe campe toujours les maîtres à penser et les donneurs de leçons. C’est une vieille tradition centenaire à vrai dire.
Face à tant d’hypocrisie, il faut carrément dénoncer cette posture somme toute et au bout du compte néocoloniale. Parce que les vieux dispositifs mentaux ont la vie dure, ils persistent et signent au fil des époques.
Bien évidemment, cela n’altère en rien le combat justifié de ceux qui s’indignent du fait des dernières arrestations en Tunisie. Mais, de l’autre bord, parce qu’il y a malheureusement des bords et des points de clivage, camper encore et toujours l'eurocentrisme arrogant a de quoi révolter. De quoi leur crier justement au visage : Daignez balayer devant votre propre porte messieurs-dames et osez regarder la vérité en face, sans prismes déformants, fioritures et cache-misères.
De ce côté-ci, nous en sommes réduits hélas à parler ainsi, je me demande bien qui oserait obtempérer et donner suite aux “éclaircissements sur les raisons de ces arrestations [qui] ont été demandés localement par la Délégation de l’UE aux autorités tunisiennes” susmentionnés. Des demandes d’éclaircissements formulées, elles aussi, en toute arrogance.
Vous voulez que je vous dise ? On a l’impression de faire du surplace historique pour ainsi dire. L’Europe ne se départ guère de ce qu’un brillant essayiste originaire du Pays de Galles (Raymond Williams) avait qualifié de “son esprit spontané de domination”. Les époques changent, les obsessions impériales demeurent.
S.B.F
Exonération de taxes pour les pâtisseries traditionnelles
Le ministère des Finances a annoncé une exemption de la taxe sur le soutien pour plusieurs variétés de pâtisseries traditionnelles. Cette mesure, visant à renforcer les ressources du Fonds général de compensation, a été mise en œuvre conformément à l’article 45 de la loi de finances pour l’année 2023. La liste des pâtisseries concernées, publiée dans le Journal officiel numéro 61 de l’année 2024, inclut des produits populaires tels que le « makroudh », « garn ghzel », « zlebia », « makharek », « ghraiba », « bachkoutou », « youyou », et « harissa sucrée ».
Cette initiative vise à alléger la charge fiscale sur ces produits traditionnels. Parallèlement, le ministère des Finances a ajusté le taux de la taxe sur le soutien pour certaines activités, le faisant passer de 3 à 5 %. Les secteurs touchés par cette augmentation comprennent les parcs d’attractions, les discothèques non affiliées à des établissements touristiques, les « cabarets » et les boutiques de boissons. Cependant, les boutiques produisant exclusivement des pâtisseries traditionnelles ont été exclues de cette augmentation et bénéficient d’une réglementation spécifique établie dans une liste distincte.
Report de l'audition de Sonia Dahmani
L'audition de l'avocate Sonia Dahmani, devant le juge d'instruction du Tribunal de première instance de Tunis a été reportée à lundi.
Dans une déclaration accordée à Mosaïque FM, maître Abdelaziz Essid, président du collectif de défense de l'avocate a fait savoir qu'il a été décidé, à la demande de la défense, de reporter l'interrogatoire de Sonia Dahmani, concernant une autre information, ouverte en vertu du décret 54, pour des déclarations médiatiques.
La 58ème édition du Festival international de Carthage : Les préparatifs avancent et la date reste un secret
Les préparatifs pour la 58ème édition du Festival international de Carthage (FIC), cet été, avancent à pas sûrs bien que la date n’a pas encore été révélé. Tant de rumeurs circulent ces derniers temps sur des éventuelles invitations des artistes comme Kadhem Essaher, Majda Erroumi et Lotfi Bouchnak.
Une séance de travail a été tenue, mardi 14 mai, au siège de l’Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques (ENPFMCA), à la Cité de la Culture pour faire le point de l’avancement des préparatifs. Cette réunion a été présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique chargé de la gestion du ministère des Affaires culturelles, Moncef Boukthir en présence du comité d’organisation du festival.
Selon le communiqué publié, hier, en fin d’après-midi, le ministère des Affaires culturelles a souligné que l’édition 2024 se déroulera « dans une conjoncture exceptionnelle, en raison des attaques brutales que subit le peuple palestinien depuis le 7 octobre 2023 ». Il a également recommandé d’opter pour « des choix artistiques en harmonie avec la conjoncture mondiale actuelle, à travers des spectacles répondant aux goûts du public du festival ». La sélection devra être à « la hauteur et l’importance du théâtre antique de Carthage où se tient le festival. Ce prestigieux festival avait accueilli des artistes connus et moins connus et ouvert la porte de la célébrité pour beaucoup d’entre eux, peut-on encore lire.
Le Festival de Carthage avait fait ses débuts sur les Thermes d’Antonin, de 1964 à 1967, avant de délocaliser à l’amphithéâtre romain de Carthage, situé sur la même zone du site archéologique de Carthage, dans la banlieue de Tunis.
Ce festival de musique accorde un grand intérêt pour la scène artistique nationale et présente une programmation assez variée avec la participation d’artistes du monde entier.
Le Quotidien avec TAP
Résiliente, la STB Bank fait accroître ses dépôts à 10,3 milliards de dinars
La STB Bank continue sa lancée en tant première banque nationale en matière de consolidation de ses assises financières, d’une part et de valorisation de sa responsabilité sociétale, d’autre part.
Et pour cause, la STB Bank a réussi son plan de développement basé sur son soutien à l’économie et aux grands projets de priorité nationale tout en avançant en termes d’appréciation de ses ratios de liquidité et de rentabilité.
La banque nationale de grande envergure œuvre constamment à se conformer aux politiques publiques et compte prochainement élargir son réseau aux zones de développement régional en application de la stratégie de l’Etat pour la lutte contre l’exclusion financière. Parallèlement, elle dispose d’un programme ambitieux pour appuyer les projets de haute valeur ajoutée à l’instar des entreprises communautaires, des startups et autres.
Selon les indicateurs d'activité publiés par la STB, les dépôts de la clientèle ont enregistré une progression de 856,7 millions de dinars ou 9,04% entre mars 2023 et mars 2024 pour s’établir à 10.335,5 millions de dinars.
Les dépôts à vue ont augmenté de 407,3 millions de dinars ou + 11,89% pour s’établir à 3.833 millions de dinars et représenter 37,09% de l’ensemble des dépôts à fin mars 2024 contre 3.425,7 millions de dinars à fin mars 2023.
Les dépôts d’épargne ont augmenté de 388,6 millions de dinars ou 9,83% pour atteindre 4.341 millions de dinars ou une part de 42,00 % alors que les dépôts à terme ont augmenté de 159,1 millions de dinars ou +9,22% et se sont établis à 1.884 millions de dinars.
Les ressources d’emprunt se sont élevées à 648,8 millions de dinars à fin mars 2024, en progression de 17,1 millions de dinars ou 2,71% par rapport à leur niveau à fin mars 2023 (631,7 millions de dinars).
Sur un autre plan, les crédits nets à la clientèle ont régressé de 317,8 millions de dinars ou 2,93% pour s’établir à 10.545,0 millions de dinars au terme du premier trimestre 2024.
A l'occasion de l'élaboration d'un nouveau business modèle, la banque a procédé à un reclassement des souches de bon de trésor du portefeuille négociation (BTA placement) au portefeuille bancaire (BTA investissement). Le montant du reclassement est de 736,9 millions de dinars.
Côté indicateurs de rentabilité, le produit net bancaire s’est situé à 159,8 MD tandis que les produits d’exploitation bancaire se sont élevés à 349,2 millions de dinars à fin mars 2024.
Les charges opératoires ont été maîtrisées à 81,9 millions de dinars à fin mars 2024.
Le coefficient d’exploitation s’est situé à 51,26 % au terme du premier trimestre 2024 contre 45,62% une année auparavant
Mandats de dépôt à l’encontre de Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi
Le procureur de la République a décidé, ce mercredi 15 mai 2024, d’émettre des mandats de dépôt contre les journalistes Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies. Ils devront comparaître devant le juge le 22 mai prochain.
Le procureur de la République avait décidé, lundi, la prorogation de la détention préventive de Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi, placés en détention samedi dernier, de 48 heures supplémentaire.
Najya, exploration artistique des Violences basées sur le Genre en Tunisie
Malgré les efforts déployés partout dans le monde pour mettre fin aux violences à l’égard des femmes, aucun pays, à ce jour, dans le monde n’a réussi à y mettre un terme.
Dans ce contexte critique, les Ambassades de Belgique et d’Espagne en Tunisie ont organisé, hier, au centre culturel Mad’art à Carthage, une représentation de la performance artistique « Najya ». Cet événement s'inscrit dans le cadre du Projet Sila : Programme de lutte contre les violences basées sur le genre en Tunisie, co- financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel – l’Agence belge de développement – et l’AECID – Agence espagnole de coopération internationale pour le développement.
« Najya » est le fruit du travail de 30 jeunes danseuses et danseurs de la compagnie tunisienne « Urban Dance », avec le soutien de la délégation de l’UE en Tunisie.
Cette performance expose de manière artistique les différentes formes de violences faites aux femmes et aux filles. Chaque scène, minutieusement chorégraphiée, reflète une réalité poignante, qu’il s’agisse de violence physique ou psychologique, visible ou invisible. Les témoignages des artistes engagés dans cette lutte transparaissent à travers leur art.
À travers leur expression corporelle, les danseuses et danseurs ont captivé le public, en mettant en scène les vécus des femmes victimes de violence. Au fur et à mesure que le spectacle progresse, le ton évolue pour mettre en avant les processus de prise en charge et de survie en mettant en lumière la solidarité de la communauté engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes. « Najya » aspire à inspirer une prise de conscience collective et des actions concrètes pour l'élimination de ces violences insidieuses.
Cette performance artistique, initialement présentée lors des 16 jours d'activisme 2023, revient sur scène grâce au projet Sila pour illustrer les efforts et l’engagement de ses partenaires, notamment Enabel et l’AECID en Tunisie, aux côtés des institutions publiques et de la société civile tunisienne, dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Le Quotidien avec communiqué
Antidopage : Les sanctions contre la Tunisie levée
L'Agence mondiale antidopage (AMA) a décidé de lever immédiatement les sanctions imposées à la Tunisie, après avoir confirmé que l'Agence nationale antidopage (ANAD) est désormais conforme aux normes internationales. Cette annonce a été faite ce mardi 14 mai 2024 par le ministère de la Jeunesse et des Sports.
Dans un communiqué publié le 30 avril 2024, l'AMA avait annoncé que les sanctions contre la Tunisie et ses athlètes étaient maintenues, suite à l'expiration du délai précédemment accordé à la Tunisie.
Ces sanctions comprenaient l'interdiction pour la Tunisie d'organiser des manifestations sportives et des championnats régionaux, continentaux ou mondiaux, l'interdiction pour les athlètes tunisiens de porter le drapeau tunisien lors des compétitions olympiques et paralympiques, ainsi que l'interdiction pour les talents tunisiens de travailler au sein des comités et de la direction de l'AMA jusqu'à ce que les lois nécessaires soient promulguées pour permettre à la Tunisie de réintégrer l'AMA.
Ligue des champions / EST - Al Ahly : demain, mise en vente des billets
C'est demain matin que les supporters de L'Espérance pourront s'ils se lèvent tôt, acheter leurs billets pour assister samedi au stade de Rades à la demi-finale aller de la Ligue des champions contre Al Ahly d'Égypte.
Dix mille billets sont mis en vente sachant que L'Espérance compte dix-sept mille abonnés. A rappeler que le fameux sésame coûtera à chacun 50 dinars. Il permettra l'accès aux parties appelées communément Pelouses.
Sur le plan technique, les hommes de Cardoso se sont entraînés hier au Parc B et la séance a enregistré la présence de Toughai, bien rétabli, après avoir sauté le dernier match contre l'Etoile, dimanche dernier.
Pour l'heure, l'équipe se porte bien et le staff technique aura à préparer la stratégie adéquate pour faire de cette première manche, une réussite totale face à un Al Ahly rompu aux dures batailles africaines.
Jamel Belhassen
Les femmes qui écrivent sont-elles dangereuses ?
Des écrivaines membres du Parlement des écrivaines francophones – dont l’objectif est de faire entendre la voix des écrivaines sur le monde- prendront part à des rencontres programmées à partir de cet après-midi et jusqu’au 18 de ce mois dans divers espaces culturels de la Capitale ainsi qu’à Sousse.
La littérature francophone au féminin sera au cœur de ces rencontres organisées par l’Institut français de Tunisie, le Parlement des écrivaines francophones, en partenariat avec l’Ambassade du Canada en Tunisie.
Les écrivaines invitées sont issues de six cinq pays arabes, africains et occidentaux. La Tunisie sera représentée par quatre autrices, Olfa Youssef, Fawzia Zouari, Emna Belhadj Yahia et Sophie Bessis. Les écrivaines étrangères invitées sont : Marie-Rose Abomo (Cameroun), Emeline Pierre (Canada), Georgia Makhlouf (Liban), Sedef Ecer (Turquie), Catherine Cusset, Frédérique Lantieri, Viktor Lazlo et Marijosé Alie (France).
Elles aborderont les questions suivantes: Les femmes qui écrivent sont-elles dangereuses ? Quel sera le verdict du tribunal ? Seront-elles déclarées coupables d’être un danger pour le patriarcat ? Coupables d’être bénéfiques pour l’ensemble de l’humanité ?
« À la barre, les témoins se succèdent avec humour, intelligence et pertinence. Des interventions poétiques qui nous élèvent ; des tirades dénonçant l’écriture des femmes qui, par leur absurdité, sont un véritable hommage aux écrivaines », peut-on lire dans le résumé publié par l’IFT. « La force de la mise en scène du procès est de nous fait ressentir le danger qu’ont vécu et que vivent encore certaines écrivaines, tout en mettant en lumière l’absolue nécessité de l’écriture des femmes ».
« La Francophonie au féminin » est une rencontre-débat, prévue aujourd’hui, à 18h00, à l’Institut français de Sousse, avec Viktor Lazlo et Georgia Makhlouf. Cette rencontre a lieu en amont de la performance théâtrale unique, « Le grand procès des femmes qui écrivent », qui sera présentée à l’IFT, le vendredi 17 mai avec la participation de toutes les écrivaines.
La Librairie Culturel, à Gammarth, abritera, le jeudi 16 mai, à 16h00, une rencontre-débat autour du même thème, « La Francophonie au féminin », en présence des écrivaines du Parlement des écrivaines francophones invitées. La modération de la rencontre sera ssurée par l’universitaire Raouf Medelgi.
Un atelier d’écriture avec l’écrivaine et scénariste Sedef Ecer est également programmé, le jeudi 16 mai à la Librairie Al Kitab, à Mutuelleville, entre 10h00 et 12h00. La Librairie Fahrenheit 451 abritera le samedi 18 mai, à partir de 16h00, une rencontre avec l’écrivaine française Catherine Cusset.
Cannes 2024 : L’Arab cinema Center dévoile ses lauréats le 18 mai
Le film tunisien « Four Daughters » (Les filles d'Olfa) de Kaouther Ben Hania est nominé dans sept catégories de la 8ème édition des « Critics Awards » organisées par le Centre du Cinéma Arabe, Arab Cinema Center – ACC, en marge du festival de Cannes.
Sur les réseaux sociaux, le Centre du Cinéma Arabe a dévoilé la liste finale des nominés aux Critics Awards arabes 2024 dont des longs et courts métrages. « Goodbye Julia » de Mohammed Kordofani (Soudan), « Inshallah a Boy » de Amjad Al Rasheed (Jordanie), Hajjan de Abu Bakr Shawky (Arabie Saoudite), « The Teacher » de Farah Nabulsi (Palestine) sont parmi les principaux films en lice pour les divers prix de cette année.
Les nominés ont été choisis parmi tous les films arabes produits et présentés en première en dehors du monde arabe au cours de l'année civile 2023 uniquement. Ils seront votés par un jury de 209 critiques de 72 pays à travers le monde.
La liste des lauréats sa annoncée, ce samedi 18 mai, au cours la cérémonie organisée en marge de la 77ème édition du festival de Cannes (14 au 28 mai).
L'actrice tunisienne basée en Egypte Hend Sabry est nominée pour le prix de la meilleure actrice pour « Four Daughters » et « Kira et El Gin » de l’Egyptien Marwan Hamed.
L’acteur tunisien Majd Mastoura est nominé également pour le prix du meilleur acteur.
Le compositeur de musique Amine Bouhafa, le photographe Farouk Lâaridh et le chef monteur Qutaiba Barhamji sont égalment nominés pour des prix dans leurs spécialités.
Il est à noter que l’Arab Cinema Center a également crée une nouvelle catégorie consacrée au meilleur court-métrage. Cinq films ont été retenus dans cette catégorie qui s’ajoute aux catégories existantes du Meilleur Long Métrage, du Meilleur Documentaire, du Meilleur Réalisateur, du Meilleur Scénariste, du Meilleur Acteur, de la Meilleure Actrice, du Meilleur Montage, de la Meilleure Photographie et de la Meilleure Musique.
L'intensification du conflit au Moyen-Orient raviverait l’inflation dans le monde
Alors que les cours mondiaux des produits de base se stabilisent après la forte chute qui avait été enregistrée en 2023 et qui a joué un rôle clé dans le recul de l’inflation globale, les banques centrales pourraient avoir plus de mal à baisser rapidement leurs taux directeurs.
Tel est le message principal du dernier rapport Commodity Markets Outlook de la Banque mondiale (BM), qui souligne aussi la menace que fait peser un embrasement du conflit au Moyen-Orient sur la poursuite de la tendance désinflationniste observée au cours des deux dernières années.
Entre la mi-2022 et la mi-2023, les cours mondiaux des produits de base avaient en effet chuté de près de 40 %, cette décrue des prix contribuant fortement à la réduction d’environ 2 points de pourcentage de l’inflation mondiale entre 2022 et 2023.
En revanche, selon la BM depuis le deuxième semestre de l'année dernière, l’indice des prix des produits de base de la Banque mondiale est resté globalement inchangé.
Sans une recrudescence des tensions géopolitiques, les prévisions de la Banque tablent sur une baisse de 3 % des prix mondiaux des produits de base en 2024 et de 4 % en 2025. Ces baisses ne seront guère suffisantes pour juguler une inflation qui, dans la plupart des pays, reste supérieure aux cibles des banques centrales, les prix des produits de base se maintenant à un niveau environ 38 % plus élevé que celui enregistré en moyenne au cours des cinq années précédant la pandémie de COVID-19.
« La bataille de l’inflation n’est pas encore gagnée, explique Indermit Gill, économiste en chef et premier vice-président du Groupe de la Banque mondiale. L’un des principaux moteurs de la désinflation, à savoir la chute des cours des produits de base, a atteint ses limites. Cela signifie que les taux d’intérêt pourraient rester plus élevés que prévu cette année et l’année prochaine. Le monde se trouve dans une situation de vulnérabilité : un choc énergétique majeur pourrait saper une grande partie des progrès réalisés ces deux dernières années dans la réduction de l’inflation. »
Cependant, l’institution financière internationale indique que les fortes tensions géopolitiques des deux dernières années ont favorisé la tenue des prix du pétrole et d’un grand nombre d’autres matières premières, alors même que la croissance mondiale a ralenti. Dans le cas du pétrole Brent, par exemple, les prix ont grimpé à 91 dollars le baril au début du mois d’avril, soit près de 34 dollars de plus que la moyenne sur la période 2015-2019. Et, selon les prévisions de la Banque, ils devraient s’établir en moyenne à 84 dollars en 2024, puis à 79 dollars l'année suivante, en supposant que le conflit n’entraîne pas de perturbations de l’offre de pétrole.
La BM précise qu’en cas d’intensification du conflit au Moyen-Orient, ces perturbations pourraient raviver l’inflation mondiale. Le prix moyen du Brent pourrait ainsi remonter cette année à 92 dollars le baril en cas de perturbation modérée de l’offre de pétrole, voire dépasser les 100 dollars en cas de perturbation plus grave, ce qui conduirait à une hausse de près d’un point de pourcentage de l’inflation mondiale en 2024.
La France « préoccupée » par l’arrestation de Sonia Dahmani
Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères français a réagi à l’arrestation de l’avocate Sonia Dahmani.
Dans un communiqué rendu public ce mardi 14 mai 2024, le département de l’Europe et des Affaires étrangères a exprimé « sa préoccupation à la suite de l’arrestation de l’avocate et journaliste Sonia Dahmani, dans le contexte d’autres arrestations et interpellations, notamment de journalistes et membres d’associations ».
« La liberté d’expression et la liberté d’association, comme l’indépendance de la justice et les droits de la défense, sont des principes garantis par la constitution tunisienne ainsi que par les conventions des Nations unies auxquelles la Tunisie comme la France ont souscrit », peut-on également lire dans le communiqué.
Il est à rappeler que le procureur de la République avait décidé, hier lundi, d’émettre un mandat de dépôt à l’encontre de Sonia Dahmani, arrêtée samedi dernier à la Maison de l’avocat.
L’art arabo-islamique et les échanges Orient-Occident en débat à Beït al-Hikma
Le département des arts de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts Beït al-Hikma organise, demain, le mercredi 15 mai 2024, une conférence ayant pour thème « L’art arabo-islamique et le dialogue artistique : réflexions sur le concept de l’imitation de la nature dans les échanges Orient-Occident ».
Cette conférence sera donnée par Habib Bida, chercheur et professeur d’enseignement supérieur à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis.
L’intervention explore, selon la note de présentation de Beït al-Hikma, l’influence de l’art arabo-islamique sur le dialogue artistique entre l’Orient et l’Occident, en mettant en avant le concept d’imitation de la nature. Inspirée par un voyage spatio-temporel imaginaire, elle explore la manière dont ce concept a façonné les pratiques créatives. Ce périple commence dans l’Antiquité grecque, traverse l’univers arabo-islamique, et atteint l’Europe du 20e siècle.
La conférence sera une occasion pour évoquer des figures emblématiques telles qu’Aristote, Al-Tawhidi, Ikhwan al-Safa, Ibn Al-Bawab, Delacroix, Gauguin et Riley, en portant des interrogations sur leur définition de ce concept et son impact sur leur philosophie créative.
Au Club culturel Tahar Haddad : Lumières sur la calligraphie et les calligraphes en Tunisie
A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 18 mai 2024, le Club culturel Tahar Haddad organisera « L’ombre du Qalam », manifestation artistique qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de la 33ème édition du mois du patrimoine et qui se veut une occasion pour célébrer les calligraphes tunisiens et la richesse du patrimoine tunisien en matière de manuscrits.
Organisé en partenariat avec l’association tunisienne des arts de la calligraphie, le coup d’envoi de ce rendez-vous sera cet après-midi, à partir de 14h00, avec le vernissage d’une exposition des œuvres témoignant du travail colossal fait dans le cadre de l’association pour préserver ce savoir-faire et ce en formant de nouvelles générations de calligraphes.
Suite à cette exposition, le grand public est convié à un voyage audio-visuel avec le film documentaire « La résonnance de la plume » (Lissan Al- Qalam) de Marouen Meddeb et ce à partir de 14h30.
Court-métrage documentaire d’une durée de 26 mn, le film explore les trésors des manuscrits tunisiens exposés dans certains musées tunisiens notamment le musée national du Bardo et le musée des arts islamiques de Raqqada (Kairouan) et conservés également dans la Bibliothèque nationale de Tunisie (BNT), mettant en lumière l’histoire de certains œuvres d’art comme « Le Coran bleu », un manuscrit sans égal, trésor artistique et historique, célèbre pour sa teinture bleue unique, sa calligraphie dorée et argentée et « Le Coran de la nourrice » « Mouhaf Al-hadhina » qui porte la signature du calligraphe Ali Ibn Ahmed al warraq al qayrawani et dont la réalisation est due à deux femmes Fatima, la nourrice du prince Ziride Badis et Dorra Al-katiba, femme cultivée appartenant à « Diwan al incha » (Bureau des documents et des archives).
Voyage entre le passé et le présent, « La résonnance de la plume » raconte l’histoire de la calligraphie en Tunisie et surtout l’histoire de la naissance de « Al-khtatt al qayrawani » (Le style calligraphique kairouanais). L’histoire est racontée tantôt par des calligraphes tunisiens de renommée et tantôt d’autres par des chercheurs en patrimoine et des spécialistes.
Pour la relève, le film nous montre un atelier de création artistique sous le toit de la zaouïa de Sidi Kacem Jelizi où est hébergé le Centre National de la Céramique d'Art et un atelier d’apprentissage à l’Institut supérieur des beaux-arts de Nabeul.
Suite à ce film qui fait dialoguer différentes générations, techniques et lieux, le public aura droit à un atelier d’initiation au style d’écriture maghrebi animé par Yasser Jradi.
La programmation qui se poursuivra jusqu’au 18 de ce mois propose également une série d’ateliers qui touchent aux différentes étapes du processus créatif depuis la préparation du « Qalam », cet outil d’écriture, de l’encre et même du papier jusqu’au choix du style d’écriture. Ces ateliers seront animés par des calligraphes de renommée, à savoir, Mokhtar Ali, Amor Jemni, Béchir Askri, Sahla Gmati et Mohamed Anouar Ben Saber.
Imen Abderrahmani
















