Cannes 2024 : Le pavillon tunisien, un espace de rencontres
Cette année, le cinéma tunisien s’absente du catalogue cannois. Pas de films en compétition, ni encore des Tunisiens parmi les jurys. Les raisons sont multiples. La sélection des films ne se fait pas toujours selon des critères esthétiques et artistiques claires. Plusieurs facteurs interviennent dans la sélection des films comme dans les membres des jurys.
Lors de la précédente édition, le cinéma tunisien avec « Les filles d’Olfa » de Kaouther Ben Hania a fait bien parler d’elle. Censée être parmi les jurys, la réalisatrice a été écartée et remplacée, pour ses prises de position pro-palestiniennes et suite à son discours lors de la cérémonie de César, dénonçant le génocide le génocide à Gaza, selon les déclarations de la productrice tunisienne Dorra Bouchoucha, lors de son passage sur Mosaïque FM.
Alors en l’absence de films tunisiens à Cannes et également d’une stratégie claire, d’une conception méticuleuse de la présence tunisienne à Cannes hors compétition et sections principales du festival, le pavillon tunisien a joué le médiateur, se contentant d’être un espace de rencontres où les artistes tunisiens, les programmateurs, les amis de la Tunisie et les journalistes peuvent se donner rendez-vous.
Selon le communiqué de presse du Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), le pavillon tunisien a accueilli une réception de célébration du cinéma du sud, et ce suite à la projection du film « Le camp de Thiaroye » dans la sélection « Classiques de Cannes ».
Interdit de diffusion en France, en 1988, le film sénégalais qui portent la signature des réalisateurs sénégalais Ousmane Sembene et Thierno Faty Sow a été diffusé dans sa version restaurée, en présence de nombreux cinéastes africains.
Pour rappel Le film « Camp de Thiaroye » co- produit par l’État sénégalais, la Tunisie et l’Algérie en 1988, raconte le massacre de tirailleurs sénégalais durant l’année 1944.
De retour de la deuxième Guerre mondiale, ces derniers ont été exécutés par l’armée française, après avoir réclamé des pécules et des indemnités dans un camp militaire à Thiaroye (Sénégal). Il est à rappeler que la restauration du film est rendue possible grâce à la contribution du réalisateur tunisien Mohamed Chellouf, fin connaisseur du cinéma africain.
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La réception a été une occasion pour que les artistes africains échangent sur les possibilités de coopération et sur les mécanismes de subvention et d’aide à la production mis à la disposition des cinéastes par leurs pays.
Toujours, selon le communiqué officiel du CNCI, et en marge de la 77ème édition du Festival de Cannes et avec la participation de Ciné Trip Tunisia, le pavillon tunisien au Village international Pantiaro a organisé une activité promotionnelle de la destination Tunisie pour les tournages cinématographiques. Cette activité promotionnelle a été une occasion pour rappeler aux producteurs les grands films qui ont été tournés en Tunisie tels que « Star Wars », dont le premier épisode a été tourné en Tunisie,« Indiana Jones », « Le patient anglais », « Or noir », « Bariaa » et « Les roses de Matmata » et pour présenter aux visiteurs les sites de tournage les plus importants et également les différentes possibilités de cadres et de lieux de tournage qu’offre la Tunisie avec son patrimoine culturel riche et la diversité de sa faune et flore et ses paysages géographiques changeant au fil des saisons.
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Le pavillon tunisien est également un lieu d’échange important pour le comité d’organisation des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) 2024 afin d’examiner certaines propositions et pistes.
Imen Abderrahmani
La mort lente de la classe moyenne tunisienne, par Soufiane Ben Farhat
Il n’est pas besoin d’être un fin analyste pour s’en rendre compte : la classe moyenne tunisienne est bel et bien en voie de disparition. Son dépérissement est, pour le moins, visible à l’œil nu, pour peu qu’on ait des yeux pour voir.
Et pourtant, elle a été synonyme, il n’y a pas si longtemps, de la Tunisie ouverte, modérée, entreprenante et volontiers moderniste.
D’abord les données quantitatives. Entre les années 70 du XXe siècle et le début des années 2000, la classe moyenne tunisienne représentait de 70 à 80% des profils socioculturels tunisiens. A l’instar de la classe moyenne allemande partie de rien aux lendemains de la Deuxième Guerre mondiale, la classe moyenne tunisienne a vu le jour presque du néant. Après la période coloniale (1881-1956) et la décennie des années soixante, synonyme d’exacerbation de la pauvreté dans les milieux ruraux surtout et le fort exode rural massif vers les villes côtières.
Il faut dire que les années 60 du XXe siècle furent celles de la mise en place des infrastructures sociales d’accompagnement et du système éducatif permettant la mobilité sociale. Au cours des années 70, le premier ministre Hédi Nouira avait mis en place un système visant à promouvoir l’émergence d’une classe moyenne performante et massive. Ce fut possible, avec des hauts et des bas bien évidemment.
Ascenseur social, PME, logements sociaux
En lieu et place de la croissance pyramidale avec une poignée de privilégiés au sommet et la majorité écrasante des laissés-pour-compte à la base, le système avait promu une société en losange. L’ascenseur social a commencé à opérer, autorisant des dizaines de milliers de familles à changer de statut. Pour y accéder, le système éducatif ciblé avait été conçu et sollicité. De même, la promotion du logement social avait été mise en place. Sur le plan strictement économique, les petites et moyennes entreprises ont essaimé, moyennant un cadre législatif, réglementaire et financier adéquat.
Dès son irruption, la classe moyenne tunisienne s’est caractérisée par sa vivacité et son fervent désir d’être un vecteur de modernité et de progrès. Elle s’est assumée comme telle en fait. D’ailleurs, elle a officié comme un élément de modération sociale, ne se limitant pas seulement aux requêtes économiques, mais ayant également des requêtes et des aspirations intellectuelles.
Au cours des années 90 du XXe siècle, ce fut pour ainsi dire l’apogée de la classe moyenne. Le régime de Ben Ali y avait ajouté son empreinte via l’accès à la voiture populaire et à l’ordinateur familial et la promotion des logements sociaux du genre Sprols, Snit, Foprolos… Il fut un temps où 80% des familles tunisiennes possédaient leur logement.
Toutefois, dès le début des années 2000, la vapeur fut renversée. En effet, la crise des diplômés du supérieur n’avait pas été prévue. Il y avait plus de cinq cent mille étudiants et les débouchés se sont faits rares. Le logement social a commencé à battre de l’aile, s’alignant sur le système des taux élevés bancaires des prêts pour le logement. Le système de location-vente des logements Sprols et Snit fut abandonné. De leur côté, les PME avaient commencé leur déclin. Les nouveaux cartels rentiers et mafieux, proches ou émanant carrément du sérail, y étaient pour quelque chose.
La chute et le déclin
Le système était gangrené, préfigurant sa disparition soudaine en 2011. Il est d’ailleurs utile d’observer que la mobilisation de la classe moyenne des villes aux derniers quarts d’heure de la révolte avait joué un rôle décisif dans la chute du régime de Ben Ali.
Après la révolution, ce fut une autre paire de manches. Le système mafieux, intimement lié à la partitocratie chapeautée par le parti Ennahdha, a achevé de détruire l’économie aux fins sectaires et partisanes des nouveaux privilégiés, hier encore campant la victime et les opprimés.
Après 2011, le grand échec fut celui de l’économie. La corruption a été institutionnalisée et les secteurs économiques vitaux monopolisés par les rentiers étroitement liés à Ennahdha et ses alliés. La classe moyenne en fait les frais. Elle a commencé à se prolétariser et à perdre espoir. Son pouvoir d’achat s’est étiolé au fil des jours. Quantitativement, elle s’est rétrécie comme peau de chagrin, atteignant désormais à peine le quart de la population. Socialement et politiquement, elle a rejoint la masse de plus en plus large des exclus et des marginalisés. La conjonction de l’absence des réformes et de l’irruption des nouvelles mafias a trucidé la classe moyenne tunisienne. Un véritable cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire.
Les crises du Covid-19 et des effets des guerres d’Ukraine et de Gaza ont davantage empiré la donne. Aujourd’hui, la classe moyenne tunisienne est en passe de figurer comme un lointain souvenir. Et rien ne semble fait pour y parer.
Hier encore elle était dorlotée, chouchoutée, courtisée. Mais à nouvelle époque nouvelles mœurs. Les rapaces d’aujourd’hui veulent le beurre, l’argent du beurre et le lait de la crémière.
S.B.F
A la Galerie Selma Feriani : Le partage, à chaque artiste une approche
« L’horizon en partage: Perspectives méditerranéennes sur les questions artistiques » ainsi s’intitule la nouvelle conférence qu’accueillera la galerie Selma Feriani à la Goulette, demain de 17h00 à 19h00. Nouveau rendez-vous pour l’échange et le débat qui sera marqué par la participation d’une pléiade d’invités internationaux et la présentation d’œuvres d’art vidéo.
Orchestré par la galerie en partenariat avec l’Institut français de Tunisie (IFT), ce rendez-vous se veut un espace de réflexion sur les différentes approches qu’adoptent les artistes pour faire dialoguer les cultures et les civilisations.
« Marquée par une diversité culturelle évidente, la région méditerranéenne, située au carrefour de trois continents, apparaît comme un espace unique où différentes civilisations se rencontrent et se confrontent depuis des millénaires. Cette discussion vise à aborder la question des échanges Nord-Sud, et l’importance des échanges Sud-Sud, qui sont de plus en plus significatifs et, franchement, cruciaux pour notre 21ème siècle, abandonnant les grands récits traditionnellement dominés par les perspectives occidentales », lit-on dans le résumé publié par la galerie Selma Feriani.
La conférence qui se tiendra dans l’après-midi sera donnée par Mohamed Ali Berhouma, commissaire d’exposition et historien de l’art et comportera la présentation d’une série de conférences par Fabien Danesi, spécialiste dans histoire de l’art contemporain et directeur du Frac Corsica, Prisca Meslier, cofondatrice de la Biennale internationale d’Art contemporain de Bonifacio, Anissa Touati, commissaire d’exposition, curatrice invitée au Musée d’Art et d’histoire de Genève (MAH), chercheuse à la « Brown University », aux Etats Unis, et Valentine Umansky, curatrice internationale à la Tate Modern, à Londres. Les artistes à l’affiche sont Massinissa Selmani, Malek Gnaoui, Younes Ben Slimane et Ismail Bahri.
Avant la finale Al Ahly - Espérance de Tunis : la CAF avertit
A quelques jours de la finale retour de la Ligue des champions entre Al Ahly et L'Espérance ce samedi au Caire, l'effervescence monte de plusieurs crans.
Les supporters espérantistes ont commencé à affluer dans la capitale égyptienne, en provenance des quatre coins du monde, ce qui annonce un problème de places réservées à ces milliers de fans, la CAF avertit en même temps les organisateurs ahlaouis contre tout dépassement, se référant à la pagaille qui a suivi la victoire de Zamalek , en coupe de la CAF dans le même stade.
Même le nom du réalisateur TV du match est débattu après les maladresses constatées au cours du match Zamalek- RS Berkane et qui ont privé les Marocains d'un penalty évident etc.
Tous ces sujets installent une certaine tension autour de ce match très attendu. Côte espérantiste, la délégation officielle quitte Tunis en début d'après-midi après un entraînement matinal. L'arrivée est programmée vers 17 heures au Caire.
Jamel Belhassen
La Norvège, l’Espagne et l’Irlande reconnaissent l'existence d'un État palestinien
Plusieurs pays européens ont annoncé mercredi une initiative visant à reconnaître un État de Palestine.
La Norvège et l’Espagne vont reconnaître l'existence d'un État palestinien à compter du 28 mai. L'Irlande a annoncé mercredi, conjointement avec les deux autres capitales européennes, la reconnaissance d'un État palestinien, y voyant «le seul chemin crédible vers la paix et la sécurité. «Aujourd'hui, l'Irlande, la Norvège et l'Espagne annoncent que nous reconnaissons l'État de Palestine», a déclaré le chef du gouvernement centriste Simon Harris lors d'une conférence de presse.
Chacun d'entre nous va à présent entreprendre les étapes nécessaires pour donner effet à cette décision», a-t-il ajouté, saluant un «jour historique et important pour l'Irlande et pour la Palestine». Comme la Norvège et l'Espagne, l'Irlande reconnaîtra un État palestinien à partir du 28 mai, a précisé le ministre des Affaires étrangères Micheal Martin.
Décès d’Ebrahim Raïssi : Kaïs Saïed s’envole vers Téhéran
Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu, ce matin, à Téhéran en Iran, pour présenter ses condoléances, suite au décès du président iranien, Ebrahim Raïssi.
Le président de l’Iran, Ebrahim Raïssi est décédé dans un accident d’hélicoptère, dimanche, dans le nord de l’Iran, a annoncé ce lundi 20 mai l’Iran.
La mort du président iranien Ebrahim Raïssi dans un accident d’hélicoptère a été confirmée ce lundi 20 mai 2024 au matin par un communiqué du gouvernement. Selon le journal Le Monde, le ministre des affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, le gouverneur de la région de l’Azerbaïdjan oriental (nord-ouest en Iran), Malek Rahmati, et l’imam de la prière du vendredi de cette même province, Mohammad-Ali Alé-Hashem, ont également trouvé la mort dans ce crash qui s’est produit dans la région montagneuse de Varzaghan, dans le nord du pays.
Officiel : Le derby de la capitale aura lieu dimanche 2 juin
Cette fois c'est définitif. Après moult tergiversations et désignations et reports, coïncidence avec le derby de handball désigné lui aussi samedi 1er juin, la raison a fini par l'emporter avec l'accord de toutes les parties concernées. Le derby CA-EST de la 8e journée du play off aura lieu le dimanche 2 juin au stade de Rades à partir de 17heures. Voilà de quoi mettre fin à toutes discussions.
J.B.
Ligue 1 / Play-out : Programme et arbitres de la 11e journée
La phase du Play-out vivra sa onzième journée, mercredi et jeudi prochains. Tous les matches au programme se dérouleront à partir de 15h30.
Voici, par ailleurs, le programme et les arbitres de cette journée.
Mercredi 22 mai:
Avenir Sportif de Soliman - Avenir Sportif de la Marsa (Yosri Bouali)
Union Sportive de Tataouine - Union Sportive de Ben Guerdane (Haythem Kosai)
Jeudi 23 mai:
Club Athlétique Bizertin - El Gawafel Sportives de Gafsa (Mehrez Melki)
Etoile Sportive de Métlaoui - Olympique de Béja (Oussama Ben Isaac)
Real Madrid : Toni Kroos prendra sa retraite après l'Euro 2024
Toni Kroos a décidé de prendre tout le monde à contre-pied. Une dernière fois. Alors qu'une prolongation de contrat au Real Madrid semblait dans les tuyaux, le milieu de terrain a finalement décidé de dire stop et raccrocher les crampons. Définitivement. Une fois l'Euro 2024 terminé, l'international allemand prendra sa retraite. "Le Real Madrid souhaite exprimer sa gratitude et son affection à Toni Kroos, un joueur qui fait déjà partie de l'histoire du Real Madrid et qui est l'une des grandes légendes de notre club et du football mondial", indique notamment le communiqué des Merengues.
"Toni Kroos est arrivé dans notre club en 2014 et a été un joueur fondamental de l'une des époques les plus riches en succès des 122 années d'histoire du Real Madrid. Au cours des dix saisons qu'il a passés à défendre notre maillot et notre écusson, il a remporté 22 titres jusqu'à présent en 463 matchs : quatre Coupes d'Europe, cinq Coupes du monde des clubs, quatre Supercoupes d'Europe, quatre Ligas, une Coupe du Roi et quatre Supercoupes d'Espagne (...) Il restera pour toujours dans le coeur de tous les Madridistas pour l'excellence de son football et pour être un joueur qui a tout donné pour ce maillot, représentant à la perfection les valeurs du Real Madrid", poursuivent les Merengues.
Président du Real Madrid, Florentino Pérez souligne que "Toni Kroos est l'un des grands joueurs de l'histoire du Real Madrid et ce club est et sera toujours sa maison". Avec le Bayern de Munich, le milieu de terrain de 34 ans a remporté une Coupe d'Europe, une Coupe du monde des clubs, une Supercoupe d'Europe, trois Bundesligas, trois Coupes d'Allemagne et deux Supercoupes d'Allemagne, sans compter la Coupe du monde 2014 remportée avec la mannschaft en 2014. "Le Real Madrid lui souhaite bonne chance ainsi qu'à toute sa famille dans cette nouvelle étape de sa vie", conclut le club madrilène.
"Je suis fier et heureux d'avoir compris, dans ma tête et mon coeur, que c'était le bon moment pour prendre cette décision, a réagi l'international allemand sur Instagram. Mon ambition a toujours de terminer ma carrière au plus haut niveau. A partir de cet instant, une seule pensée est dans ma tête et rien ne pourra la faire changer : gagner une quinzième Ligue des champions avec le Real Madrid." Rendez-vous donc le 1er juin à Wembley face au Borussia Dortmund. Avant, peut-être, de célébrer un autre trophée avec sa sélection à l'Euro. Quitte à finir, autant le faire au sommet, non ?
Prix Orange du livre africain 2024 : Le Congolais Dibakana Mankessi, lauréat de la 6ème édition
Le Congolais Dibakana Mankessi a reçu, le samedi 18 mai 2024, à Rabat le sixième Prix Orange du livre africain pour son roman « Le psychanalyste de Brazzaville ». Un texte salué par le jury pour son originalité et sa grande qualité littéraire.
« Le psychanalyste de Brazzaville » est le troisième roman de Dibakana Mankessi. Nous sommes à Brazzaville en 1960, le docteur Kaya reçoit dans son cabinet de psychanalyse tout ce que le pays compte comme élites intellectuelles, politiques, militaires ou religieuses.
Inspiré de faits réels, le roman plonge le lecteur dans le cabinet d’un psychanalyste congolais au lendemain des indépendances où vont se succéder les élites de la jeune nation. Dibakana Mankessi est sociologue, essayiste et romancier.
En effet, Dibakana Mankessi succède à Michèle Rakotoson, lauréate 2023 pour son roman « Ambatomanga, le silence et la douleur » (L’atelier des nomades). Il recevra une dotation de 10.000 euros et bénéficiera d’une campagne de promotion de son ouvrage. Le jury a par ailleurs distingué un roman historique mêlant personnages réels et fictifs, qui fait revivre le début de l’indépendance du Congo. Véronique Tadjo et les membres du jury ont souligné: «Par son dispositif original et bien construit, ce roman entraîne les lecteurs dans le tourbillon et les soubresauts d’une époque troublée qui sera déterminante pour l’ensemble du continent».
Il est à rappeler que Meryem Sellami et Mouha Harmel, deux belles plumes tunisiennes ont figuré sur la liste des cinq finalistes du prestigieux Prix Orange du livre en Afrique 2024, lors de sa 6e édition et que l’écrivain tunisien Yamen Manai a déjà, en 2022, décroché ce prix grâce à son roman « Bel abîme ».
Carmen est de retour, laissez-vous séduire !
Après sa première le 14 février 2024, « Carmen » – adaptation éponyme du célèbre opéra-comique du compositeur français Georges Bizet -, est de retour le week-end prochain, à la salle de l’opéra à la Cité de la Culture.
Cette création du Théâtre de l’Opéra de Tunis est programmée dans deux représentations prévues les 25 et 26 mai 2024.
« Carmen » est le fruit d’une série de résidences de création organisées en partenariat entre le Théâtre de l’Opéra de Tunis, l’Institut français de Tunisie (IFT) et l’Institut culturel italien de Tunis.
« Carmen » est un opéra dansé chorégraphié et mis en scène par Sofien Abou Lagraa, danseur et chorégraphe français d’origine algérienne. Cette création réunira sur scène 148 artistes dont des danseurs du Ballet de l’Opéra ainsi que des membres de l’Orchestre Symphonique Tunisien et du Chœur de l’Opéra de Tunis.
Carmen est une bohémienne cigarière à Séville, vers 1820. Elle n’aspire qu’à la liberté et à l’indépendance et séduit Don José, un jeune brigadier déjà fiancé, et qui nourrit rapidement une passion qui leur sera fatale. Maram Bouhbal (Carmen), Hassen Doss (Don José), Haythem Hadhiri (Escamillo) interprètent les principaux rôles dans Carmen adaptation de l’œuvre éponyme de Prosper Mérimée sur une musique de Georges Bizet.
« À Séville, Carmen, jeune bohémienne et grande séductrice, n’en est pas moins une femme rebelle : elle déclenche une bagarre dans la manufacture de tabac où elle travaille et se fait arrêter. Le brigadier Don José, chargé de la mener en prison, tombe sous son charme et la laisse s’échapper. Pour l’amour de Carmen, il va abandonner sa fiancée Micaëla, déserter et rejoindre les contrebandiers. Mais il est dévoré par la jalousie et Carmen, se lassant de lui, se laisse séduire par le célèbre torero Escamillo. Don José, fou de désespoir, la frappe à mort avec un poignard lors de la scène finale devant l’arène; alors qu’Escamillo apparaît sur les marches du cirque, entouré de la foule qui l’acclame »
Les personnages de cette œuvre et leur voix : Carmen (cigarière et séduisante bohémienne, mezzo-soprano); Don José (brigadier, ténor); Micaëla (jeune paysanne, soprano); Escamillo (célèbre torero, baryton); Frasquita (bohémienne et amie de Carmen, soprano); Mercédès (bohémienne et amie de Carmen, mezzo-soprano); Zuniga (lieutenant, basse); Moralès (brigadier, baryton); Le Dancaïre (contrebandier, baryton); Le Remendado (contrebandier, ténor); Lillas Pastia (tavernier, rôle parlé) et un guide (rôle parlé).
Carmen est l’opéra le plus populaire du compositeur français Gorges Bizet (25 octobre 1838 – 3 juin 1875), mort quelques mois après sa création alors qu’il n’avait que 36 ans.
« Carmen » de Bizet a été créée le 3 mars 1875. Pour la première fois dans l’histoire de l’opéra, Carmen de Bizet présente une histoire évoquant passion, violence et se terminant tragiquement.
A l’époque, l’œuvre de Bizet avait été mal accueillie. Selon les sites de musique classique, Carmen était perçue comme une œuvre qui « sort des conventions dramaturgiques et va à l’encontre des codes traditionnels des personnages opératiques ».
Aujourd’hui, Carmen est l’opéra français le plus représenté dans le monde.
Le Quotidien avec TAP
Italie : Des dizaines de séismes près de Naples
Lundi 21 mai, les autorités locales italiennes ont signalé des dizaines de secousses sismiques dans la région des Champs phlégréens, près de Naples, dans le sud du pays. Bien qu'aucun dégât majeur n'ait été signalé, ces secousses ont semé la panique parmi la population.
L'Institut national de géophysique et de vulcanologie (INGV) a enregistré une secousse principale d'une magnitude de 4,4 à 20h10, située à 2,5 kilomètres de profondeur. Cette secousse a été précédée quelques minutes plus tôt par une autre de magnitude 3,5, suivie de nombreuses répliques.
L'INGV a rapporté qu'un essaim sismique avait débuté dans la région des Champs phlégréens à 19h51, une zone volcanique, et a enregistré 49 tremblements de terre jusqu'à minuit. Mauro Di Vito, de l'INGV, a déclaré qu'il s'agissait de l'essaim sismique le plus intense des 40 dernières années dans la région.
Festival arabe de la radio et de la télévision : les préparatifs vont bon train, en attendant le jour J
La 24ème édition du Festival arabe de la radio et de la télévision aura lieu du 26 au 29 juin 2024 à Tunis avec à l’affiche la cause palestinienne et la solidarité avec le peuple palestinien, a annoncé le site du festival.
La programmation sera axée sur la résistance du peuple palestinien et la couverture médiatique arabes et étrangère de la situation dans les territoires occupés, depuis le début de la guerre contre la bande de Gaza le 7 octobre 2023.
Le Festival a annoncé avoir reçu « 289 candidatures dont 147 programmes télévisés avec 108 dans la compétition officielle et 39 dans la section parallèle ». Ces candidatures sont présentées par « 20 chaînes de télévision parmi elles 6 chaînes privées, en plus de 18 sociétés de production ».
S’agissant de la radio, les candidatures s’élèvent à « 142 programmes radiophoniques dont 125 dans la compétition officielle et 17 dans la section parallèle, ce qui constitue un nombre sans précédent dans l'histoire du festival », indique la même source.
Selon toujours le site du festival, cette édition enregistre un chiffre record de la participation d’instances radiophonique dans la compétition officielle. Les organisateurs ont recensé 20 instances, parmi elles 8 radios privées et autres internationales diffusant en langue arabe, en plus de sociétés de production dans la section parallèle.
Les chaînes de télévision et les radios membres de l’Asbu participent dans la sélection officielle destinée aux professionnels des médias de l'audiovisuel. Les sociétés de production participent à la section parallèle.
Deux compétitions et deux sections parallèles sont dédiées aux œuvres télévisées et radiophoniques participantes. Deux lauréats sont primés dans chacune des multiples catégories (programmes, séries, podcasts, variétés et Talkshows, reportages, interview ...).
Outre la compétition, le festival présente une programmation culturelle et artistique avec des conférences, des hommages et des invités d'honneur parmi les figures emblématiques du paysage audiovisuel arabe.
La nouvelle édition qu’accueillera la Cité de la culture verra l’installation au hall central des exposants issus des cinq continents qui présenteront les dernières innovations technologiques dans la production audiovisuelle.
Le Théâtre de l'Opéra de Tunis accueille la cérémonie d'ouverture et celle de clôture se tient au théâtre antique de Carthage. Les cérémonies d'ouverture et de clôture sont retransmises en direct sur différentes chaînes de télévision et stations de radio arabes, publiques et privées.
Le Festival arabe de la radio et de la télévision est organisé par l’Arab state Broadcasting Union (ASBU), en partenariat avec les Établissements de la Radio et de la Télévision tunisiennes et l'organisation arabe des satellites de communication (Arabsat).
L’Asbu est une institution panarabe qui a été créée en février 1969 à Khartoum (Soudan). Son objectif principal est le renforcement des liens de coopération entre les organismes de radiodiffusion arabes en vue de développer le contenu de leurs productions audiovisuelles.
Cannes 2024 : Cate Blanchett fait sensation avec sa robe aux couleurs palestiniennes
Après la broche en fore d’une pastèque de l’actrice Leila Bekhti, faisant illusion à la résistance palestinienne, c’est Cate Blanchett qui cette fois-ci a fait parler d’elle et de ses choix.
L’actrice et productrice australienne est apparue à Cannes, hier, lundi 20 mai, dans une robe aux couleurs vert, blanc et noir qui rappellent le drapeau palestinien, complétée par le rouge du tapis du Festival. La robe de l’actrice n’est pas passée sous silence, suscitant l’intérêt des internautes qui ont associé cette palette de couleurs à la Palestine où l’offensive aérienne et terrestre d’Israël sur la bande de Gaza a déjà fait plus de 35.000 martyrs dont 14000 enfants selon les chiffres de l’Unicef.
D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que Cate Blanchett aborde la situation tragique à Gaza. L’actrice a appelé, en novembre 2023, devant le Parlement européen à un cessez-le-feu à Gaza. Ambassadrice du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies, l’actrice a appelé déjà à «un cessez-le-feu humanitaire immédiat» dans la bande de Gaza. «Je ne viens pas d’Israël, ni de Palestine. Je ne fais pas de politique, ni même d’analyse politique. Mais je fais partie des témoins, avait-elle déclaré devant le Parlement européen en novembre. Le conflit a fait, et continue à faire, des milliers de victimes innocentes». «Je ne peux pas fermer les yeux», a-t-elle déclaré.
Si aucun film palestinien n’est présent en sélection, « Vers un pays inconnu », du réalisateur danois d’origine palestinienne Mahdi Fleifel, suit deux jeunes cousins palestiniens se retrouvant en Grèce, après avoir fui un camp au Liban. Le film est présenté à la Quinzaine des cinéastes.
Au Marché du film, le plus grand au monde, le pavillon du « Film arabe » a, par ailleurs, déroulé une grande banderole appelant à soutenir l’industrie des territoires occupés ou ses cinéastes en exil.
L'EST s'envole demain au Caire : Ben Hamida récupérable
L'Espérance a repris hier les entraînements en prévision du match retour contre Al Ahly au Caire ce samedi à partir de 18 heures.
La parité vierge qui a sanctionné le match aller bien qu'elle paraisse insuffisante n'empêche pas les Sang et Or de garder ses chances intactes.
La délégation officielle quittera Tunis à destination du Caire, demain mercredi avec un effectif complet dans la mesure où Mohamed Amine Ben Hamida, blessé à l'orteil, samedi dernier, est récupérable.
Les contrôles effectués n'ont pas décelé une fracture. Sa participation au match retour reste donc possible. Côte supporters, on s'attend à voir un grand nombre effectuer le déplacement de Tunis de l'Europe ou de Qatar.
Leur nombre pourrait atteindre les cinq mille ou plus. Il ne reste plus qu'à souhaiter bonne chance au représentant tunisien dans cette ultime étape de la Ligue des champions.
J.B
















