Au Théâtre municipal de Tunis : pour que la passion reste vivace
La 4ème édition de la Semaine du Théâtre municipal de Tunis a bel et bien démarré le 21 mai 2024 avec la pièce « Sayda Manoubia » d’Abdelaziz Meherzi. Œuvre qui explore le parcours de cette sainte qui a vécu au 13ème siècle en Tunisie et dont le personnage continue à marquer l’imaginaire populaire et à inspirer les historiens.
La pièce jette la lumière sur les qualités cette sainte ayant pris la voie de l’ascétisme, du mysticisme et de l’apprentissage, grâce au soutien de son père Cheikh Omrane était un Imam et un enseignant du Coran. Cheikh Omrane Ben Haj Slimane Manoubi, connu sous le nom de Sidi Omar est aussi un saint de la région de la Manouba.
Sayda Manoubia fréquentait la mosquée Safsafa et le mont de Jallez pour la méditation, l’apprentissage, la lecture du Coran. Eduquée aux valeurs humaines contenues dans le Coran, elle était connue pour ses actions de charité au profit des plus démunis.
Un mausolée portant son nom loge au cœur de la Medina de Tunis pas loin de celui de Sidi Belhassan Chedli qui se trouve sur les hauteurs de Djellaz. Un 2ème est situé à la Manouba.
Production du Théâtre des théâtres, la pièce de théâtre a été soutenu par le Fonds d’encouragement à la création littéraire et artistique, relevant du ministère des Affaires Culturelles.
La pièce est portée par un casting composé de Slah Msaddak, Sihem Msaddak, Jamila Kamara, Olfa Hkimi, Oumaïma Meherzi, Chakib Ghanmi, Adel Cherif, Khaled Nassif, Radouene Aissaoui, Amani Talouba, Khaoula Rahali et Darine Hichri.
Créée en 2019, cette manifestation porte le nom du Théâtre municipal de Tunis et ce afin de mettre en valeur la riche histoire de ce théâtre et de ce monument phare de la carte artistique tunisienne. La manifestation se veut également une plateforme de présentation et de promotion des œuvres théâtrales nationales.
Pour ce soir, le public découvrira « La pizza del arte », une production de la ville de Tunis de théâtre. Mise en scène par Taher Radhouani d’après un texte du journaliste et écrivain Kamel Helali, la pièce réunit Ikram Azzouz, Kaouther Bardi, Rim Zribi et Faycel Bezzine. Au programme de demain et après-demain « Caligula 2 » de Fadhel Jaziri et « 4949 », écrite par Donia Mnasria et mise en scène de Rafik Zarda.
Il est à noter que toutes les représentations se déroulent à partir de 19h00, toujours au Théâtre municipal de Tunis.
Sfax : Une tentative de migration clandestine déjouée
Une opération menée par les unités de recherche et d'investigation du district de la Garde nationale de Mahrès (dans le gouvernorat de Sfax) a contrecarré un projet de traversée illégale des frontières maritimes. Trente Tunisiens qui prévoyaient de naviguer clandestinement vers les côtes italiennes ont été appréhendés.
En plus des individus, les autorités ont saisi un bateau, un camion léger, deux motos, ainsi qu'un fusil de chasse sans permis et une somme d'argent en monnaie tunisienne. Ces actions ont été annoncées dans un communiqué de la direction générale de la Garde nationale daté du mercredi 22 mai 2024.
Suite à une consultation avec le ministère public, les agents de la brigade ont reçu l'autorisation de prendre les mesures nécessaires à l'encontre des personnes impliquées.
Play-out : La bonne affaire de l’AS Soliman et l’US Tataouine
La journée d’hier a été favorable à l’AS Soliman qui a remporté, face à l’AS Marsa, un match à six points. Le but réussi par Foning (49’) a suffi au bonheur des locaux alors que les Marsois se retrouvent en position de lanterne rouge. Dans le second match de la journée, l’US Tataouine a retrouvé des couleurs pour venir au bout des voisins de l’US Ben Guerdane (2-1).
Résultats
AS Soliman – AS Marsa (1-0)
US Tataouine – US Ben Guerdane (2-1)
Le verdict est tombé : Un an de prison pour Borhane Bsaies et Mourad Zghidi
Nous avons appris que la Chambre Judiciaire du Tribunal de Première Instance de Tunis vient de condamner les deux chroniqueurs Borhane Bsaies et Mourad Zghidi à six mois de prison pour utilisation intentionnelle d’un réseau et de systèmes d’information et de communication pour produire, promouvoir, publier, envoyer et préparer de fausses informations dans le but de porter atteinte aux droits d’autrui, et porter atteinte à la sécurité publique, selon ce qu’a déclaré Mohamed Zitouna, le porte-parole du tribunal de première instance aux médias.
Selon la même source, le tribunal a également condamné les deux accusés à une peine d’emprisonnement de six mois pour avoir utilisé des systèmes d’information et diffusé des informations attribuant de fausses informations dans le but de diffamer autrui, de porter atteinte à leur réputation et de leur nuire financièrement et moralement.
Dans le cadre de cette même affaire, Le président du Syndicat des journalistes, Zied Dabbar, a déclaré que le décret 54 faisait des journalistes et des citoyens en général des citoyens en liberté conditionnelle, estimant que “les raids sont devenus presque aléatoires”. Il a également confirmé que le syndicat est contraint d’entreprendre une série d’actions tout en envisageant sérieusement une grève générale, ainsi que d’autres mesures, et que cela sera annoncé dans le futur proche.
Handball- super play-off Finale (aller) : L'EST, plus tranchante, bat le CA (34-25)
Grâce à sa superbe seconde période. l-Esperance a pris le dessus sur le Club Africain, fragilisé par la succession des sorties de 2 mn et par la précipitation. . Pourtant tout à bien commencé pour les Rouge et Blanc , adossés à un bon Drissi mais les Sang et Or se sont repris pour remporter la première mi-temps ( 16-15). Après la pause, les Boughanmi, Abdelli, Ben Salah se sont montrés très efficaces en attaque pour prendre le large devant le public clubiste qui a manifesté sa déception par des jets d'objets à quarante secondes de la fin( 34-25). Après un arrêt de plus de dix minutes, les arbitres clôturent les débats. L'efficacité des Sang et Or et leur maturité tactique ont fait la différence. Une avance consistante avant la seconde manche de ce dimanche qui se jouera en présence du public de l'Espérance.
Jamel Belhassen
Mohamed Salah : qui est Maggi, l'épouse du footballeur international égyptien ?
Alors que l’Egypte s'est retirée du 8e de final de la CAN 2024, la blessure de Mohamed Salah a marqué les esprits. Cependant, derrière ce talentueux attaquant se cache une histoire d'amour remarquable avec Maggi Sadeq, une femme au grand cœur.
Mohamed Salah Ghaly, l'attaquant égyptien originaire du village de Nagrib, a connu une ascension impressionnante dans le monde du football. Mais au-delà de ses exploits sur le terrain, c'est sa vie personnelle qui suscite l'intérêt, en particulier son mariage avec Maggi Sadeq. Bien que son équipe nationale ait perdu lors du 8e de final de la CAN 2024 face à la République démocratique du Congo, plongeons dans l'histoire d'amour du joueur engagé pour les droits des femmes en Egypte, de leur rencontre à leur engagement philanthropique.
De l'enfance à l'idole
Salah a grandi dans une famille modeste, trouvant dans le football son principal divertissement. Sa jeunesse à Nagrib était marquée par l'admiration pour Zinédine Zidane, son idole. Ces premières influences ont façonné le futur footballeur de renom. Celui qui évolue au poste d'ailier droit au sein du Liverpool FC et est largement reconnu comme l'un des meilleurs joueurs du monde, ainsi que comme l'un des plus grands footballeurs africains de l'histoire.
Sa carrière professionnelle débute au sein de son club formateur, les Arab Contractors, avant qu'il ne rejoigne l'Europe en intégrant le FC Bâle, où il remporte deux championnats suisses. En 2014, Salah rejoint Chelsea, mais malgré ses talents, il ne parvient pas à s'imposer et choisit de partir pour l'Italie. Il joue d'abord à la Fiorentina, puis à l'AS Roma, où il se révèle comme l'un des joueurs les plus talentueux de la Serie A.
Son retour en Angleterre en 2017 avec Liverpool marque un tournant majeur dans sa carrière. Dès sa première saison avec les Reds, il atteint la finale de la Ligue des Champions en 2018 et termine meilleur buteur de la Premier League avec un record de 32 buts. L'année suivante, le sportif professionnel remporte la Ligue des Champions en marquant lors de la finale contre Tottenham. Son association avec Sadio Mané et Roberto Firmino forme l'un des trios offensifs les plus prolifiques de l'histoire de la Premier League, remportant le titre en 2020 après une disette de 30 ans pour Liverpool, et atteignant à nouveau la finale de la Ligue des Champions en 2022.
Le mariage et la discrétion de Maggi
À l'âge de 21 ans, Salah a choisi de mettre fin à sa vie de célibataire en épousant Maggi, une simple fille rencontrée dans sa jeunesse. Le mariage, conforme aux traditions musulmanes, s'est déroulé dans le village natal de Salah, un événement auquel tous les habitants ont participé. Sa femme a donné naissance à leur fille, Mecca, en 2014 puis une autre au nom de Kayan en 2020.
Mohamed et Maggi Salah se sont rencontrés adolescents et ont entretenu leur relation depuis l'école primaire jusqu'au mariage en 2013. La jeune femme connue pour son profil bas sur les réseaux sociaux, préserve jalousement sa vie privée. Les parents de Maggi, tous deux enseignants, ont des liens avec le footballeur de 31 ans depuis leur enfance.
Un couple au grand cœur
Bien que discrète, Maggi Sadeq est une philanthrope de 30 ans engagée. Elle soutient financièrement les mariages des filles de son village et aide les familles défavorisées. En dépit de sa position en tant que femme de l'une des stars du football mondial, elle reste humble et éloignée des projecteurs.
Tant Mohamed que Maggi ont à cœur d'aider les autres. Le footballeur, conscient de ses racines modestes, a contribué à la construction d'écoles et de centres sportifs dans son village natal. En 2017, après le cambriolage de la maison de ses parents, il a non seulement pardonné le voleur mais l'a également aidé à obtenir un emploi.
Derrière la renommée mondiale de Mohamed Salah se cache une histoire d'amour solide et un engagement profond envers la communauté. Maggi Sadeq, une femme au grand cœur, complète parfaitement la vie du meilleur buteur de l'histoire de Liverpool en Premier League.
Euro 2024 : Ronaldo au rendez-vous, pas Rashford
A quelques semaines du coup d’envoi de l’Euro 2024, les listes des équipes participantes se dévoilent en série, laissant paraître, parfois, des surprises dans les choix des joueurs.
Du côté du Portugal, cristiano Ronaldo sera bel et bien présent puisqu’il figure dans la liste des 26 joueurs dévoilée mardi par le sélectionneur de l'équipe du Portugal, l'Espagnol Roberto Martinez, pour l'Euro-2024, où le quintuple Ballon d'or disputera à 39 ans son 11e grand tournoi international.
Vingt ans après ses débuts à l'Euro-2004 organisé au Portugal et huit ans après le sacre de la Seleçao à l'Euro-2016, Ronaldo, qui évolue dans le championnat saoudien, se prépare donc à jouer son 6e championnat d'Europe, nouveau record de participations à un Euro pour celui qui détient déjà le record mondial de sélections (206) et de buts (128) en équipe nationale.
Par contre, l’Anglais Marcus Rashford ne sera pas présent à cet événement grandiose. Avec 8 buts et cinq passes décisives en 42 matches, toutes compétitions confondues cette saison, l'attaquant de Manchester United n'entre plus dans les plans du sélectionneur de l'équipe d'Angleterre, Gareth Southgate. En atteste la décision du technicien anglais qui n'a pas retenu le buteur de 26 ans dans la liste des 33 présélectionnés pour le Championnat d'Europe des nations 2024. Il ne sera pas le seul absent puisque la liste ne comporte pas les noms de Jordan Henderson (Ajax Amsterdam), Ben Chilwell, Raheem Sterling (Chelsea) et Jadon Sancho (Borussia Dortmund) qui ne seront pas, également, du voyage pour l'Allemagne cet été.
Focus sur les agrégats du secteur bancaire à fin mars 2024
Les banques cotées à la Bourse de Tunis affichent une progression notable de leurs crédits nets à la clientèle au cours des trois premiers mois de 2024.
Selon les estimations, l'encours de ces crédits a augmenté de 13,2 milliards de dinars (MD) par rapport à la fin décembre 2023, atteignant ainsi un total de 83,7 milliards de dinars. Cette évolution des crédits reflète diverses dynamiques au sein du secteur bancaire tunisien et soulève des questions sur les conditions économiques et financières actuelles.
Indicateurs d’intermédiation
On peut noter une croissance significative des dépôts, qui ont franchi le seuil des 304,1 MD en mars 2024, portant l'encours des dépôts à 99,9 milliards de dinars.
Malgré cette augmentation, ces indicateurs restent relativement faibles. Les banques imposent des conditions strictes pour l'octroi de crédits, et les entreprises sont de plus en plus réticentes à demander des prêts en raison de la révision à la baisse de leurs plans d'investissement.
Faits marquants de l’activité
En réponse à ces conditions, les banques tunisiennes ont augmenté le volume de fonds employés à 904,7 MD, optant davantage pour les bons du Trésor qui offrent de meilleures garanties et un rendement financier supérieur. Cette stratégie reflète une préférence pour des investissements plus sûrs face à un environnement économique incertain.
En se référant aux données de 2023 fournies par la Banque centrale de Tunisie, les observateurs ont noté une évolution modeste de l'encours des crédits octroyés par l'ensemble du secteur bancaire, qui est passé de 2185,3 MD contre 6848,8 MD en 2022. Ce chiffre représente moins d'un tiers des crédits accordés l'année précédente, illustrant un ralentissement notable de l'activité de prêt.
Contexte de taux
Cette situation met en lumière les défis économiques auxquels la Tunisie est confrontée. Le taux d'intérêt élevé dissuade les entreprises de recourir à l'emprunt, ce qui affecte négativement la croissance économique, laquelle n'a atteint que 0,4 % l'année dernière.
Les observateurs ont précisé que l'encours de crédits en 2023 était principalement constitué de prêts à court terme (98 %), tandis que les prêts à long et à moyen terme étaient quasiment inexistants (40,2 MD).
Les entreprises tunisiennes utilisent principalement les crédits pour la gestion quotidienne de leurs activités, notamment pour le paiement des salaires, des cotisations sociales et des impôts, plutôt que pour l'investissement ou l'expansion de leurs activités.
Cette orientation vers des prêts à court terme limite les perspectives de croissance à long terme et reflète la faiblesse de l'investissement privé en Tunisie.
Répartition des engagements et orientations clés
L'analyse des crédits bancaires octroyés l'année dernière montre que les crédits à court terme représentaient 59,9% de l'encours total, en légère hausse par rapport à 2022 (58,9%).
Deux secteurs principaux, les industries manufacturières (31,6%) et le commerce (26,6%), ont accaparé 58% des prêts. D'autres secteurs, comme le tourisme (4,9%), l'agriculture (4,5%), les télécommunications (1,6%), et les services scientifiques et techniques (1,1%), ont reçu une part plus modeste des crédits.
Des spécialistes recommandent de faciliter l'accès au financement et aux crédits bancaires pour les secteurs prometteurs et à haute valeur ajoutée, compte tenu de leur rôle social et de leur capacité à créer de la valeur ajoutée. Cette approche pourrait aider à dynamiser l'économie tunisienne en encourageant l'investissement privé et en soutenant la croissance à long terme.
L'évolution des crédits bancaires en Tunisie au premier trimestre 2024 reflète des tendances complexes influencées par des conditions économiques difficiles.
La croissance modérée des dépôts et l'augmentation des fonds employés indiquent une prudence accrue des banques face aux incertitudes économiques. Pour revitaliser l'économie, il est crucial de faciliter l'accès au financement pour les secteurs stratégiques et de promouvoir des politiques favorisant l'investissement privé.
Liverpool : Mohamed Salah laisse entendre qu'il restera la saison prochaine
Alors que plusieurs bruits évoquent le fait qu'un club saoudien pourrait de nouveau tenter sa chance cet été pour recruter Mohamed Salah, l'Egyptien, lié aux Reds jusqu'en juin 2025, a laissé entendre mardi qu'il devrait rester une saison supplémentaire à Liverpool. Pour la première fois depuis son arrivée, l'ex-joueur de la Roma évoluera sous les ordres d'un autre entraîneur que Jürgen Klopp.
Mohamed Salah a laissé entendre mardi qu'il irait au bout de son contrat avec Liverpool, jusqu'en juin 2025, bien que l'Arabie Saoudite ait tenté de le recruter, selon la presse anglaise. "Nous savons que ce qui compte, ce sont les titres, et nous ferons tout ce qui est possible pour en remporter la saison prochaine", a déclaré l'ex-joueur de la Roma, se projetant déjà sur l'exercice 2024-2025, sur son compte X.
"Nos supporters méritent cela et nous allons nous battre à mort", a ajouté Salah. Liverpool n'a remporté cette saison qu'un seul trophée, la Coupe de la Ligue anglaise. Selon les médias britanniques, le club de la Mersey a repoussé en septembre dernier une offre de 175 millions d'euros d'Al-Ittihad pour Salah. La saison prochaine sera la première de Liverpool sans l'entraîneur Jürgen Klopp, qui quitte le club après huit années couronnées de succès. Son successeur est le Néerlandais Arne Slot, ancien coach du Feyenoord Rotterdam.
Groupement Professionnel d’Industrie Cinématographique : le plan d’action pour les six mois à venir
Dans un communiqué publié, mardi, le 21 mai 2024, le Groupement Professionnel d’Industrie Cinématographique, relevant du syndicat de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie – CONECT a présenté les grands axes de ce plan d’action réparti en trois phases nécessitant la collaboration entre tous les parties intervenantes dont le ministère des Affaires Culturelles les entreprises du secteur.
Le Groupement Professionnel d’Industrie Cinématographique a appelé le ministère des Affaires Culturelles à établir davantage de « collaboration et de coordination avec les acteurs du secteur ». L’objectif est de « mettre à jour les législations obsolètes régissant le secteur cinématographique et mettre en place les mécanismes d’une gouvernance appropriée, notamment en ce qui concerne la gestion du Centre National du Cinéma et de l'Image (CNCI) », indique la même source.
Le Groupement renouvelle également son appel « à toutes les entreprises du secteur, toutes spécialités confondues, à soutenir ses propositions pour réformer et promouvoir le secteur du cinéma ».
Ce nouveau plan d’action se poursuivra jusqu’ à la fin de l’année en cours. La première phase qui s’étend jusqu'au mois de juin consiste en l’organisation de discussions de sensibilisation autour du projet de loi sur l'industrie cinématographique. Une journée d'étude à l’échelle nationale sera organisée au terme de cette première étape.
De juillet à fin septembre, des ateliers en collaboration avec un groupe d’experts seront organisées « en vue de formuler de nouvelles propositions réglementaires permettant de mettre en œuvre le plan de réforme du secteur selon la vision stratégique proposée pour réformer le modèle économique de l'industrie cinématographique », souligne le Groupement.
Les propositions seront axées sur la révision du décret (n° 2012-753 du 02 juillet 2012) fixant l’organisation administrative et financière et les modalités de fonctionnement du Centre National du Cinéma et de l'Image. Un projet de décret relatif à l'organisation du Fonds d’encouragement à l'investissement dans le secteur cinématographique, définissant ses ressources et les modalités de sa gestion sera également proposé. Les propositions issues de cette phase seront présentées dans le cadre de rencontres ouvertes et de journées d'étude.
D’octobre à la fin de l’année 2024, le Groupement compte organiser des discussions et des journées d'étude pour discuter des divers services et programmes proposés par les huit unités à créer au Centre National du Cinéma et de l’Image selon le plan de réforme défini dans le projet de loi sur l'industrie cinématographique.
Le Groupement Professionnel d’Industrie Cinématographique,- syndicat au sein de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie- a pris officiellement forme à la suite de l’Assemblée générale élective du bureau exécutif qui s'est tenue le 22 avril 2024 au siège de la Conect.
Le Bureau exécutif du groupement est présidé par le producteur Mohamed Ali Ben Hamra, entouré de cinq vice-présidents : Imed Marzouk (chargé des producteurs cinéma), Dhia Felhi (chargé des exploitants de salles de cinéma), Majdi Hsini (chargé des sociétés de distribution et plateformes de diffusion), Heifel Ben Youssef (chargé des producteurs réalisateurs) et Ihsen Debbiche (chargé des services production). Ahmed Kefi (Trésorier) et Iskander Naas et Anis Absi (Membres) sont également au bureau exécutif.
Ce Groupement englobe chaque segment de la chaîne de valeur de l’industrie cinématographique (de la pré-production à la production, en passant par la post-production, la distribution, jusqu’à l’exploitation sur les plateformes, dans les salles de cinéma). Il ambitionne d'unifier les efforts pour accompagner le processus de réformes du secteur et de soumettre au Parlement un projet de loi sur l’industrie cinématographique.
Le Quotidien avec TAP
Aucune augmentation des prix du carburant en 2024
La ministre de l'Industrie, des mines et de l'énergie, Fatma Thabet Chiboub a affirmé qu'il n'y aura aucune d'augmentation des prix des carburants et de l'énergie jusqu'à la fin de l'année
Par ailleurs, elle a indiqué, dans une déclaration accordée à Mosaïque FM, que le gouvernement est préparé à assurer les besoins en électricité des citoyens durant cet été.
Cannes 2024 : Le pavillon tunisien, un espace de rencontres
Cette année, le cinéma tunisien s’absente du catalogue cannois. Pas de films en compétition, ni encore des Tunisiens parmi les jurys. Les raisons sont multiples. La sélection des films ne se fait pas toujours selon des critères esthétiques et artistiques claires. Plusieurs facteurs interviennent dans la sélection des films comme dans les membres des jurys.
Lors de la précédente édition, le cinéma tunisien avec « Les filles d’Olfa » de Kaouther Ben Hania a fait bien parler d’elle. Censée être parmi les jurys, la réalisatrice a été écartée et remplacée, pour ses prises de position pro-palestiniennes et suite à son discours lors de la cérémonie de César, dénonçant le génocide le génocide à Gaza, selon les déclarations de la productrice tunisienne Dorra Bouchoucha, lors de son passage sur Mosaïque FM.
Alors en l’absence de films tunisiens à Cannes et également d’une stratégie claire, d’une conception méticuleuse de la présence tunisienne à Cannes hors compétition et sections principales du festival, le pavillon tunisien a joué le médiateur, se contentant d’être un espace de rencontres où les artistes tunisiens, les programmateurs, les amis de la Tunisie et les journalistes peuvent se donner rendez-vous.
Selon le communiqué de presse du Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), le pavillon tunisien a accueilli une réception de célébration du cinéma du sud, et ce suite à la projection du film « Le camp de Thiaroye » dans la sélection « Classiques de Cannes ».
Interdit de diffusion en France, en 1988, le film sénégalais qui portent la signature des réalisateurs sénégalais Ousmane Sembene et Thierno Faty Sow a été diffusé dans sa version restaurée, en présence de nombreux cinéastes africains.
Pour rappel Le film « Camp de Thiaroye » co- produit par l’État sénégalais, la Tunisie et l’Algérie en 1988, raconte le massacre de tirailleurs sénégalais durant l’année 1944.
De retour de la deuxième Guerre mondiale, ces derniers ont été exécutés par l’armée française, après avoir réclamé des pécules et des indemnités dans un camp militaire à Thiaroye (Sénégal). Il est à rappeler que la restauration du film est rendue possible grâce à la contribution du réalisateur tunisien Mohamed Chellouf, fin connaisseur du cinéma africain.
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La réception a été une occasion pour que les artistes africains échangent sur les possibilités de coopération et sur les mécanismes de subvention et d’aide à la production mis à la disposition des cinéastes par leurs pays.
Toujours, selon le communiqué officiel du CNCI, et en marge de la 77ème édition du Festival de Cannes et avec la participation de Ciné Trip Tunisia, le pavillon tunisien au Village international Pantiaro a organisé une activité promotionnelle de la destination Tunisie pour les tournages cinématographiques. Cette activité promotionnelle a été une occasion pour rappeler aux producteurs les grands films qui ont été tournés en Tunisie tels que « Star Wars », dont le premier épisode a été tourné en Tunisie,« Indiana Jones », « Le patient anglais », « Or noir », « Bariaa » et « Les roses de Matmata » et pour présenter aux visiteurs les sites de tournage les plus importants et également les différentes possibilités de cadres et de lieux de tournage qu’offre la Tunisie avec son patrimoine culturel riche et la diversité de sa faune et flore et ses paysages géographiques changeant au fil des saisons.
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Le pavillon tunisien est également un lieu d’échange important pour le comité d’organisation des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) 2024 afin d’examiner certaines propositions et pistes.
Imen Abderrahmani
La mort lente de la classe moyenne tunisienne, par Soufiane Ben Farhat
Il n’est pas besoin d’être un fin analyste pour s’en rendre compte : la classe moyenne tunisienne est bel et bien en voie de disparition. Son dépérissement est, pour le moins, visible à l’œil nu, pour peu qu’on ait des yeux pour voir.
Et pourtant, elle a été synonyme, il n’y a pas si longtemps, de la Tunisie ouverte, modérée, entreprenante et volontiers moderniste.
D’abord les données quantitatives. Entre les années 70 du XXe siècle et le début des années 2000, la classe moyenne tunisienne représentait de 70 à 80% des profils socioculturels tunisiens. A l’instar de la classe moyenne allemande partie de rien aux lendemains de la Deuxième Guerre mondiale, la classe moyenne tunisienne a vu le jour presque du néant. Après la période coloniale (1881-1956) et la décennie des années soixante, synonyme d’exacerbation de la pauvreté dans les milieux ruraux surtout et le fort exode rural massif vers les villes côtières.
Il faut dire que les années 60 du XXe siècle furent celles de la mise en place des infrastructures sociales d’accompagnement et du système éducatif permettant la mobilité sociale. Au cours des années 70, le premier ministre Hédi Nouira avait mis en place un système visant à promouvoir l’émergence d’une classe moyenne performante et massive. Ce fut possible, avec des hauts et des bas bien évidemment.
Ascenseur social, PME, logements sociaux
En lieu et place de la croissance pyramidale avec une poignée de privilégiés au sommet et la majorité écrasante des laissés-pour-compte à la base, le système avait promu une société en losange. L’ascenseur social a commencé à opérer, autorisant des dizaines de milliers de familles à changer de statut. Pour y accéder, le système éducatif ciblé avait été conçu et sollicité. De même, la promotion du logement social avait été mise en place. Sur le plan strictement économique, les petites et moyennes entreprises ont essaimé, moyennant un cadre législatif, réglementaire et financier adéquat.
Dès son irruption, la classe moyenne tunisienne s’est caractérisée par sa vivacité et son fervent désir d’être un vecteur de modernité et de progrès. Elle s’est assumée comme telle en fait. D’ailleurs, elle a officié comme un élément de modération sociale, ne se limitant pas seulement aux requêtes économiques, mais ayant également des requêtes et des aspirations intellectuelles.
Au cours des années 90 du XXe siècle, ce fut pour ainsi dire l’apogée de la classe moyenne. Le régime de Ben Ali y avait ajouté son empreinte via l’accès à la voiture populaire et à l’ordinateur familial et la promotion des logements sociaux du genre Sprols, Snit, Foprolos… Il fut un temps où 80% des familles tunisiennes possédaient leur logement.
Toutefois, dès le début des années 2000, la vapeur fut renversée. En effet, la crise des diplômés du supérieur n’avait pas été prévue. Il y avait plus de cinq cent mille étudiants et les débouchés se sont faits rares. Le logement social a commencé à battre de l’aile, s’alignant sur le système des taux élevés bancaires des prêts pour le logement. Le système de location-vente des logements Sprols et Snit fut abandonné. De leur côté, les PME avaient commencé leur déclin. Les nouveaux cartels rentiers et mafieux, proches ou émanant carrément du sérail, y étaient pour quelque chose.
La chute et le déclin
Le système était gangrené, préfigurant sa disparition soudaine en 2011. Il est d’ailleurs utile d’observer que la mobilisation de la classe moyenne des villes aux derniers quarts d’heure de la révolte avait joué un rôle décisif dans la chute du régime de Ben Ali.
Après la révolution, ce fut une autre paire de manches. Le système mafieux, intimement lié à la partitocratie chapeautée par le parti Ennahdha, a achevé de détruire l’économie aux fins sectaires et partisanes des nouveaux privilégiés, hier encore campant la victime et les opprimés.
Après 2011, le grand échec fut celui de l’économie. La corruption a été institutionnalisée et les secteurs économiques vitaux monopolisés par les rentiers étroitement liés à Ennahdha et ses alliés. La classe moyenne en fait les frais. Elle a commencé à se prolétariser et à perdre espoir. Son pouvoir d’achat s’est étiolé au fil des jours. Quantitativement, elle s’est rétrécie comme peau de chagrin, atteignant désormais à peine le quart de la population. Socialement et politiquement, elle a rejoint la masse de plus en plus large des exclus et des marginalisés. La conjonction de l’absence des réformes et de l’irruption des nouvelles mafias a trucidé la classe moyenne tunisienne. Un véritable cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire.
Les crises du Covid-19 et des effets des guerres d’Ukraine et de Gaza ont davantage empiré la donne. Aujourd’hui, la classe moyenne tunisienne est en passe de figurer comme un lointain souvenir. Et rien ne semble fait pour y parer.
Hier encore elle était dorlotée, chouchoutée, courtisée. Mais à nouvelle époque nouvelles mœurs. Les rapaces d’aujourd’hui veulent le beurre, l’argent du beurre et le lait de la crémière.
S.B.F
A la Galerie Selma Feriani : Le partage, à chaque artiste une approche
« L’horizon en partage: Perspectives méditerranéennes sur les questions artistiques » ainsi s’intitule la nouvelle conférence qu’accueillera la galerie Selma Feriani à la Goulette, demain de 17h00 à 19h00. Nouveau rendez-vous pour l’échange et le débat qui sera marqué par la participation d’une pléiade d’invités internationaux et la présentation d’œuvres d’art vidéo.
Orchestré par la galerie en partenariat avec l’Institut français de Tunisie (IFT), ce rendez-vous se veut un espace de réflexion sur les différentes approches qu’adoptent les artistes pour faire dialoguer les cultures et les civilisations.
« Marquée par une diversité culturelle évidente, la région méditerranéenne, située au carrefour de trois continents, apparaît comme un espace unique où différentes civilisations se rencontrent et se confrontent depuis des millénaires. Cette discussion vise à aborder la question des échanges Nord-Sud, et l’importance des échanges Sud-Sud, qui sont de plus en plus significatifs et, franchement, cruciaux pour notre 21ème siècle, abandonnant les grands récits traditionnellement dominés par les perspectives occidentales », lit-on dans le résumé publié par la galerie Selma Feriani.
La conférence qui se tiendra dans l’après-midi sera donnée par Mohamed Ali Berhouma, commissaire d’exposition et historien de l’art et comportera la présentation d’une série de conférences par Fabien Danesi, spécialiste dans histoire de l’art contemporain et directeur du Frac Corsica, Prisca Meslier, cofondatrice de la Biennale internationale d’Art contemporain de Bonifacio, Anissa Touati, commissaire d’exposition, curatrice invitée au Musée d’Art et d’histoire de Genève (MAH), chercheuse à la « Brown University », aux Etats Unis, et Valentine Umansky, curatrice internationale à la Tate Modern, à Londres. Les artistes à l’affiche sont Massinissa Selmani, Malek Gnaoui, Younes Ben Slimane et Ismail Bahri.
Avant la finale Al Ahly - Espérance de Tunis : la CAF avertit
A quelques jours de la finale retour de la Ligue des champions entre Al Ahly et L'Espérance ce samedi au Caire, l'effervescence monte de plusieurs crans.
Les supporters espérantistes ont commencé à affluer dans la capitale égyptienne, en provenance des quatre coins du monde, ce qui annonce un problème de places réservées à ces milliers de fans, la CAF avertit en même temps les organisateurs ahlaouis contre tout dépassement, se référant à la pagaille qui a suivi la victoire de Zamalek , en coupe de la CAF dans le même stade.
Même le nom du réalisateur TV du match est débattu après les maladresses constatées au cours du match Zamalek- RS Berkane et qui ont privé les Marocains d'un penalty évident etc.
Tous ces sujets installent une certaine tension autour de ce match très attendu. Côte espérantiste, la délégation officielle quitte Tunis en début d'après-midi après un entraînement matinal. L'arrivée est programmée vers 17 heures au Caire.
Jamel Belhassen
















