l'Instance des dépenses publiques évalue contrôle interne au ministère de la Santé
Le ministre de la Santé, Ali Mrabet, a présidé une réunion hier, lundi 19 février 2024, avec l'équipe de l'instance générale du contrôle des dépenses publiques au sein de la présidence du gouvernement, en présence des cadres du ministère. L'équipe est chargée d'évaluer le système de contrôle interne du budget de la santé. Au cours de la réunion, plusieurs sujets ont été abordés, notamment l'évaluation de l'efficacité et de l'efficience de l'environnement de contrôle interne du ministère, ainsi que l'évaluation du contrôle interne du processus d'achats publics et de la qualité du contrôle interne du budget. Le ministre de la Santé a recommandé l'adoption d'une nouvelle approche pour une gouvernance plus efficace et efficiente, en tenant compte des spécificités du secteur de la santé. Ali Mrabet a souligné l'importance du rôle des équipes de contrôle dans l'évaluation et le soutien des cadres de gestion, afin de promouvoir une meilleure gouvernance des ressources et des structures.
Aujourd'hui, le conseil de sécurité de l'ONU vote sur un cessez-le-feu à Gaza
Le Conseil de sécurité de l'ONU vote, aujourd'hui mardi, un projet de résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat à Gaza pour des raisons humanitaires, présenté par l'Algérie au nom du Groupe arabe.
L'Algérie avait initialement distribué le projet à la fin du mois dernier. Cependant, certains membres permanents ont exigé des négociations sur la résolution. Pour leur part, les États-Unis ont menacé d'utiliser leur droit de veto et ont distribué un projet alternatif pour le vote dans les prochains jours.
Le projet algérien appelle à arrêter la guerre contre Gaza et à demander aux parties au conflit de respecter leurs obligations en vertu du droit international et de protéger les civils et les biens de caractère civil.
Le projet américain prévoit « un cessez-le-feu temporaire lorsque les conditions le permettent » et souligne « l’urgence d’un plan pour assurer la protection des civils et éviter leur déplacement en cas d’attaque militaire majeure à Rafah ».
Pour approuver une proposition au Conseil de sécurité, elle doit recevoir le soutien d’au moins neuf voix et ne pas utiliser le veto des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, de la Russie ou de la Chine.
À rappeler que les forces d'occupation ont poursuivi leurs agressions terrestres, maritimes et aériennes contre la bande de Gaza depuis le 7 octobre dernier. Cette agression a entraîné la mort de 29 092 citoyens, dont une majorité de femmes et d'enfants, et plus de 68 883 blessés, un bilan infini.
A l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beit al-Hikma » : Focus sur l’évolution du système pénal dans le droit tunisien
Le Département des Etudes islamiques de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beit al-Hikma », organise, demain le mercredi 21 février 2024, à partir de 10h30, une conférence sur le thème «l’évolution du système pénal dans le droit tunisien médiéval, moderne et contemporain».
La conférence sera donnée par l’académicien Pr Nejmeddine Hentati qui passera en revue les étapes successives par lesquelles est passé le système pénal en Tunisie, et ce, en matière de sources de législation et de classification des peines.
Le conférencier s’attèlera, par ailleurs, à répondre à deux questions principales : que reste-t-il de la pensée malékite dans le système pénal tunisien ? Et quel est le fondement de l’idée, avancée par certains, selon laquelle le Président Habib Bourguiba aurait obstrué l’application de la Chariâa en Tunisie ?
L’événement se tiendra au Palais de l’Académie à Carthage-Hannibal.
Le doyen des médecins vétérinaires tunisiens en garde à vue
Le procureur de la République auprès du Tribunal de première instance de Tunis a autorisé, hier soir, les agents de la brigade centrale de la Garde nationale à El Aouina à placer en détention Ahmed Rajab, doyen des médecins vétérinaires tunisiens. Une enquête a été ouverte suite à la plainte déposée par le ministre de l'Agriculture contre le doyen des vétérinaires pour des déclarations relatives au « mandat sanitaire ». Selon les mêmes informations, le plaignant a été entendu hier soir, après quoi il a été décidé de le placer en garde à vue à la disposition de l'enquête.
Rappelons que Rejeb avait décalré que le nombre de chiens enragés est en hausse, indiquant qu'une personne de Kairouan est morte de la rage en janvier, tandis que 30 cas de décès d'animaux ont été enregistrés. Et d’ajouter que 6 personnes et pas moins de 355 animaux sont morts l'année dernière de la rage. Rejeb avait, également, souligné, sur les ondes de Mosaïque fm, que ces maladies doivent être traitées dans le cadre d'un travail participatif entre plusieurs secteurs et ministères, aux niveaux local, régional et national, pour protéger la santé humaine, animale et environnementale. Il s’agit d’une "question de sécurité nationale", a-t-il dit. Dans le même contexte, le doyen des vétérinaires avait expliqué que l'État est impliqué dans ce système depuis 2005, et qu'un an plus tard, il a introduit la vaccination gratuite pour les animaux. "Cependant, le tarif de la vaccination n'a pas été actualisé depuis 2013, ce qui a obligé les vétérinaires à boycotter les campagnes de vaccination gratuite", a-t-il dit, appelant à la nécessité de revoir le tarif des vaccinations gratuites.
Chaude soirée tango à l’affiche de l’IFT
Passionnés de Tango et de musique argentine, n’hésitez pas à prendre part à cette soirée bien rythmée qu’accueillera l’auditorium de l’Institut français de Tunisie (IFT), demain, le 21 février 2024, à partir de 19h30.
Organisée en partenariat avec l’ambassade d’Argentine en Tunisie, ce concert sera assuré par le duo Gise Stival (chant et bandonéon) et Andres Guzmán (chant et guitare). Deux talentueux artistes argentins qui se produiront pour la première fois en Tunisie.
Le répertoire des musiciens comprend à la fois des œuvres classiques et composition contemporaines abordant des genres musicaux comme le tango, folklore et musique côtière, entre autres. La soirée sera ainsi un voyage dans la mémoire argentine et une célébration du tango, une expression artistique authentique, de cette danse d’origine argentine pratiquée aujourd’hui dans le monde entier et qui a été inscrite depuis 2009 sur la liste du patrimoine mondial immatériel de l’Unesco.
Arrestation d'un dangereux terroriste à Kasserine
Les unités relevant de la Direction de lutte contre le terrorisme, en collaboration avec la Garde nationale et les forces spéciales de l'armée, ont capturé un terroriste, hier, lors d'une embuscade dans les monts de Kasserine. Selon le ministère de l'Intérieur, le terroriste était en possession d'armes de guerre et d'une ceinture d'explosifs au moment de son arrestation. Le Colonel Houssemeddine Jebabli, porte-parole de la Garde nationale, a, dans ce contexte, déclaré que le terroriste était affilié à plusieurs organisations terroristes, dont "Ajnad Al Khilafa", opérant dans le gouvernorat de Kasserine. Les armes et les explosifs saisis ont été remis à l'unité chargée de l'enquête pour des analyses approfondies, selon les déclarations de Jebabli à Mosaïque FM. D'après la même source, le terroriste est impliqué dans des attaques terroristes contre les forces de sécurité et militaires, ainsi que dans des crimes violents contre des civils à Kasserine, notamment le meurtre d'un berger.
Nébil Daghsen présente son « Bleu à l’âme » : le rapport Liberté-Autorité en question
Metteur en scène, acteur, réalisateur et directeur de « La Relève Bariolée », Nébil Daghsen est de retour sur la scène tunisienne avec « Bleu à l’âme », œuvre qui questionne la violence et qui sera jouée les 22, 23 et 24 février 2024, à 19h30 à El Teatro.
Tuniso-français, installé en France depuis quelques temps, Nébil Daghsen multiplie, ces dernières années, les participations aux manifestations théâtrales tunisiennes. Question de renouer avec les racines mais aussi de partager avec les jeunes tunisiens et le grand public également des bribes d’une expérience différente et importante où le théâtre est pensé différemment comme un outil de travail associatif.
Présent lors des dernières éditions des Journées théâtrales de Carthage (JTC) à travers des workshops ou également sur le catalogue de représentations théâtrales avec « Sangate Ebola » en 2019 ou «Une Bavure au coin de la bouche» en 2023, Nébil Daghsen présentera cette fois-ci « Bleu à l’âme ». Œuvre qui s’inscrit dans le cadre de son projet d’un théâtre bien ancré dans la réalité, d’un théâtre engagé socialement.
Dans ce « Bleu à l’âme », l’auteur s’est reposé sur une série d’entretiens journalistiques, de témoignages de policiers et de victimes, d’articles de journaux et d’émissions de télévision qui expliquent de différentes visions la violence. La définition de la violence semble changer selon la qualité de celui qui l’exerce. Pourtant la définition de l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, est bien précise : Il s’agit de « L’usage délibéré ou la menace d’usage délibérée de la force physique ou de la puissance contre soi-même, contre une autre personne ou contre un groupe ou une communauté qui entraîne ou risque fort d’entraîner un traumatisme, un décès, un dommage moral, un mal-développement ou une carence ».
Que nous raconte, alors, Nébil Daghsen dans cette nouvelle œuvre ? C’est l’histoire d’une compagnie théâtrale qui vient de recevoir une commande pour réaliser une œuvre et ce afin de rendre hommage à un jeune commissaire de police qui s’est suicidé.
« La création de cet hommage qui semblait évident devient chaotique ! Chacun souhaite dénoncer une violence différente. La jeunesse ? Les suprématistes ? Les antisémites ? L’autorité ? Les écologistes ? Les extrémistes ? » Lit-on sur le synopsis de cette œuvre théâtrale qui aborde la question de la violence légitime et illégitime, la violence légitimée par la loi et la violence pénalisée également par la loi. Un grand débat toujours d’actualité que cette création théâtrale porte sur scène…
« Bleu à l’âme » évoque en partie un sujet très actuel, celui des violences policières, questionnant certaines notions comme l’autorité, le pouvoir, la citoyenneté, la liberté…
Durant 60 minutes, Nébil Daghsen, Lea Mecili, Sidi Camara et Guillaume Caritas inviteront le grand public à réfléchir sans fard aux différents aspects de la violence, de cette violence qu’on pratique ou qu’on subit au quotidien, consciemment ou inconsciemment sous différents prétextes.
Imen ABDERRAHMANI
Ramadan : Trois points de vente du producteur au consommateur à Zaghouan
Lors d’une séance de travail tenue au siège du gouvernorat de Zaghouan, en présence du gouverneur de la région, Mohamed El Euch, et des différents départements concernés, il a été décidé de maintenir les deux points de vente exploités l’année dernière dans les villes de Zaghouan et El Fahs et d’instaurer un troisième point de vente au niveau de la délégation de Nadhour, un espace adapté à l’installation des étals et qui ouvrira ses portes sitôt aménagé.
Une liste de producteurs souhaitant exposer leurs produits dans ces points de vente sera établie en prévision du mois de Ramadan prochain. Il est à noter que les étales seront exceptionnellement proposées à titre gracieux durant le mois de jeûne.
Rappelons que l’installation des points de vente du producteur au consommateur intervient en tant que mesure visant à maitriser la hausse des prix et à lutter contre le phénomène de la spéculation, de la pénurie provoquée et des étales anarchiques, avait indiqué le gouverneur de Zaghouan à l’Agence TAP.
Le CCIT organise un atelier technique
Dans un communiqué publié lundi 19 février, la chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT) annonce la tenue d’un atelier technique qui se tiendra le 29 février 2024 à Tunis sous le l’intitulé : « Accord ZLECAF : Analyse des concessions tarifaires et nouvelles mesures appliquées sur la libéralisation des échanges commerciaux ».
Organisé à l’initiative de la CCIT, cet événement vise à explorer les techniques d’analyse des listes de concessions tarifaires soumises par les pays membres de la ZLECAF. Il vise également de maitriser les techniques d’utilisation de l’outil E-tariff book, une plateforme digitale permettant de déterminer les avantages tarifaires appliqués.
Transtu renforce son parc
La Société des Transports de Tunis (Transtu) a décidé de renforcer son parc par l’acquisition de nouveaux bus. Et ce, à partir de début mars 2024.
Ces bus seront destinés au transport dans les délégations de Kalaât El Andalous et Sidi Thabet à l’Ariana.
Fayçel Sghaier, député sur la circonscription Kalaât El Andalous et Sidi Thabet à l’Assemblée des représentants du Peuple, a indiqué, à ce propos, que cette décision a été prise lors d’une séance de travail consacrée aux problèmes de transport dans la région.
Il a ajouté que des programmes spécifiques seront mis en œuvre dans un avenir proche. Et ce, certes pour améliorer l’offre du transport, mais aussi pour sensibiliser les jeunes et passagers sur l’importance de préserver le parc de bus qui représente un biens national commun.
Bilan de 2023 : L’énergie en baisse...
L’Observatoire national de l’énergie et des mines, a publié son bilan énergétique pour l’année 2023 dans son bulletin officiel.
Ce bilan a révélé une baisse des ressources énergétiques et une baisse de la production pétrolière nationale mais aussi une baisse de la demande en produits pétroliers.
On y mentionne également que les importations d’électricité en provenance d’Algérie ont connu une augmentation notable, contribuant ainsi à couvrir 11% des besoins nationaux en électricité.
Le nombre de concessions pétrolières encore valides a également diminué à 16 et les concessions d’exploitation ont atteint 56, dont 44 sont en phase de production. Concernant l’exploration, 8 nouveaux puits ont été forés, dont 5 sont destinées à l’exploration et 3 au développement.
La justice et l'équité dans l'emploi, au coeur de la rencontre Saïed-Hachani
Lors de sa rencontre avec M. Ahmed El Hachani, Chef du gouvernement, qui a eu lieu durant l’après-midi du lundi 19 février 2024, au Palais de Carthage, le Président de la République, Kaïs Saïed, a examiné les résultats de la participation de la Tunisie au Sommet Africain de Addis-Abeba.
Sommet qui a représenté une opportunité pour mettre en lumière la position tunisienne officielle concernant multiples dossiers, dont celui de trouver de nouvelles voies pour une coopération des pays africains entre-eux et qui, a-t-on noté dans le communiqué publié par la page officielle de la Présidence, ne se classe pas parmi les dossiers secondaires.
Le Président a également souligné la nécessité de noter les tenants et aboutissants de l’absence d’une coopération africaine, ou au mieux, de son déclin. Et ce, au moment où l’Afrique, dont la Tunisie fait fièrement partie, regorge de toutes sortes de ressources naturelles la rendant apte à mettre fin à la misère, la pauvreté et les guerres. Problèmes que le Continent continue hélas de surmonter et à cause desquels les peuples africains paient un prix lourd.
Pat ailleurs, le travail gouvernemental et et l’agenda du prochain Conseil des ministres ont également été au programme de cette rencontre. Dans ce contexte, le Président de la République a souligné la nécessité d’accélérer la mise en place d’une nouvelle législation à même de mettre fin à ce que l’on appelle « les contrats de sous-traitance», qui sont une "forme d’esclavage" lesquelles ne permettent aucun espoir d’avenir pour les employés. "Tout comme un entrepreneur qui contribue avec un capital privé dans un projet particulier aspire à la stabilité, le travailleur aspire aussi à une stabilité, ce qui est de son droit le plus légitime, et ce, via une rémunération constante, adéquate et juste. Les mécanismes précaires du travail ne peuvent pas garantir la stabilité tout commele sont les contrats à durée déterminée. La paix et l'équité sociales ne peuvent être réalisées qu’à travers la justice et l’équité et non pas à travers des mécanismes et des contrats dépourvus de justice et d'équité", lit-on.
CAN : La CAF donne son feu vert pour disputer l’édition de 2025 en juillet-août
C’était dans l’air, surtout qu’elle se disputera au Maroc, un pays où il fait beau l’été. En effet, la Confédération africaine de football (CAF) a donné son accord de principe pour que la prochaine Coupe d'Afrique se tienne en juillet-août 2025 au Maroc, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de l'instance sportive basée au Caire. Le tout alors que la FIFA organisera son premier grand Mondial des clubs à 32 équipes du 15 juin au 13 juillet aux États-Unis.
La Confédération africaine de football (CAF) donne son feu vert pour disputer la prochaine Coupe d'Afrique en juillet-août 2025 au Maroc, comme indiqué par un responsable de l'instance à l'AFP. Début février, le président de la CAF, Patrice Motsepe, avait refusé de donner une date pour la CAN repoussée après avoir été initialement prévue en janvier-février 2025. Sa tenue en été interviendra alors que la Fédération internationale (Fifa) organise son premier grand Mondial des clubs à 32 équipes du 15 juin au 13 juillet aux États-Unis.
Les dates actuellement proposées sont du 20 juillet au 16 ou 17 août 2025. Les deux précédentes CAN ont déjà été décalées. La CAN 2021 s'est jouée en janvier-février 2022 au Cameroun, et la dernière Coupe d'Afrique en date, toujours officiellement baptisée CAN 2023, avait commencé le 13 janvier en Côte d'Ivoire avant d'être remportée par le pays hôte il y a une semaine.
Par ailleurs les qualifications pour la CAN 2025 n'ont toujours pas commencé. Un tour préliminaire est programmé du 18 au 26 mars selon le calendrier de la CAF. La CAN 2027 doit être organisée dans trois pays, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda.
K.Z.
Chronique J’ai lu Par Amna Atallah SOULA: Le calife magnifique De Patrick Girard
« la garde du souverain inspirait la terreur, et plusieurs princes croyant qu’elle venait les arrêter pour les livrer au bourreau… sont piteusement arrêtés… »
Patrick Girard, historien, journaliste et romancier, situe son récit en octobre 912. Son entrée en matière part des rues, à l’accoutumée, sans grande tumulte de Kurtuba (actuelle Cordoue). Il compose sciemment, par la suite, un tableau faisant apparaitre la frayeur des princes qu’il croît par celle, aussi grande, des femmes à qui leurs domestiques et eunuques arrachaient leurs bijoux et ce qu’elles possédaient de précieux. Il adapte, ainsi, un spectacle qui éveille des sentiments d’horreur semblables à celles qui défilent sous nos yeux, en ce XXIème siècle.
L’auteur historien, sait de quoi il parle ! Ce qui attendait ces princes andalous était, certes, moins terrible que les impitoyables bourreaux du cruel souverain Abdallah « qui avait fait exécuter deux de ses fils et nombre de ses demi-frères » ; mais contrariant, malgré tout.
Ils étaient, sournoisement et de force, entrainés au palais royal pour un malencontreux évènement : prêter serment d’allégeance « la bayaa » à celui qui accédait au trône suite au décès de Abdallah. Et, qui n’était autre que celui contre lequel ces princes complotaient en secret pour l’écarter du trône.
Le « walid », Abd al-Rahman III, n’ignorait pas que son règne durant, il ne rencontrerait et n’aurait à faire qu’à de nombreux ennemis. Les foukahas de kurtuba claironnaient, sans s’en cacher, que le jeune souverain n’avait rien de musulman ni d’arabe. En ayant feint l’oublie que Tarak ben Ziad n’était pas arabe non plus.
Il est vrai que la grand-mère du jeune souverain était une princesse captive Vasconne (peuple du pays basque pyrénéen. Sa mère, était, elle aussi, une captive, mais par contre, Franque (tributs d’Européens participant aux croisades).
Le tétanisant Abdallah, qu’était son grand père, avait soustrait à sa mère le petit prince. Il l’isolait loin des yeux de tous, entourage et proches. Seules de rares personnes sélectionnées sur le volet étaient admises à lui rendre visite. Elles étaient menacées s’il leur venait à l’esprit de révéler l’endroit du reclus.
Abdallah, monarque avisé, avait toutefois, initié son petit-fils, dès son jeune âge, aux arcanes du pouvoir, avec minutieuse discrétion.
La vie de reclus a appris à Abd al-Rahman aussi bien, la méfiance que la prudence. Pour cela même, il se passait de confident au point de méconnaitre tout sentiment amical.
Il aimait avoir recours à des conseillers de confessions différentes : musulmans, juifs ou chrétiens s’empressaient pour le servir. Sa prudence l’incitant à n’avoir confiance en personne, il surveillait leurs faits et gestes perpétuellement. C’était ainsi que Abd al-Rahman éradiquait toute possibilité de complot manigancé contre lui
Le monarque entrevoyait les intrigues de son entourage : ceux qui s’entre-déchiraient mus par la soif des honneurs et de l’argent. Il finissait également, de par sa vigilance, par apprendre de ses espions la furie sanglante engagée par des émirs qui s’entre-tuaient en vue de s’emparer de la wilaya de leur voisin. Abd al-Rahman exécrait la médiocrité, celle de ses proches et celle de son entourage.
Mais cette Andalousie du Xème siècle était à son zénith au cours du long règne de Abd al-Rahman (de 912 à 961)
Au sein de cette Andalousie se côtoyaient les différentes religions, il y avait aussi des roitelets chrétiens. Et, les débauches proliféraient.
À la mort du roi Alphonse III, lui succéda à Léon son fils Ordono, impénitent invétéré qui ne dessoule jamais. Il n’avait pas mieux trouvé que de lever une armée « de ramassis, de pillards, de malandrins et de soulards » leur miroitant un riche butin pour remporter une victoire sur les « infidèles circoncis ». Le souverain régnant sur l’Andalousie, n’avait nullement admis cette défaite. Et, en guise de représailles, il avait mené bataille contre Léon, à moultes reprises.
Abd al-Rahman et les figures qui l’accompagnent sont révélés, par Patrick Girard, l’historien, fidèlement à leur vécu à leurs diverses réalités, ressuscitant la nostalgie d’une Andalousie perdue. Le tout apparait romancé ; mais cette œuvre soigneusement référenciée constitue un réel document historique pour les amoureux de l’histoire.
A.A.S
Le Président Saïed reçoit la présidente de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement
Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, ce matin, lundi 19 février 2024, au Palais de Carthage, Mme Odile RENAUD-BASSO, Présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.
La réunion était une occasion pour passer en revue l'évolution des relations de coopération et de partenariat entre la Tunisie et la Banque européenne. Dans cet ordre d'idées, le Président de la République a souligné l'importance de renforcer davantage les mécanismes de concertation. Il a également incité à davantage de dialogue entre la Tunisie et la Banque européenne quant au financement des projets prometteurs en Tunisie. Et ce, dans le cadre d'une vision globale et commune répondant aux aspirations du peuple tunisien souverain, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables et propres, du dessalement de l'eau, de la santé, des infrastructures, des transports et des nouvelles technologies.
Saïed a, par ailleurs, souligné qu'autant l'État soutient les initiatives privées et le secteur des entreprises, autant il s'attache aux établissements publics. Et ce, pour le rôle central que ces entreprises publiques jouent dans l'économie nationale et dans la protection des droits de l'homme.
Le président de la République a également évoqué l'intérêt particulier qu'accorde l'Etat aux garanties législatives et judiciaires, piliers nécessaires pour assurer un climat propice aux investissements étrangers et pour motiver les partenaires de la Tunisie à financer divers projets aptes à contribuer à l'amélioration du taux de croissance et de développement.
















