Le Président de la République Kais Said inspecte quelques institutions culturelles de la médina de Tunis
Dans une visite inopinée mardi après-midi, le Président de la République Kais Saied s’est rendu à un certain nombre d’institutions culturelles et de bibliothèques à la médina de Tunis.
Le Chef de l’Etat s’est rendu, au début de sa visite, à l’Association de Sauvegarde de la Médina (ASM) de Tunis, où il a échangé avec un bon nombre de responsables du rôle de la municipalité de Tunis et de l’ASM dans la préservation des monuments historiques de la médina de Tunis.
Visitant « El Khaldounia », l’ancien siège de la Bibliothèque Nationale et la bibliothèque « Dar El-Diwan », il a souligné qu’il n’en n’est pas question de céder ces établissements qui doivent être la propriété de l’Etat tunisien à lui seul car l’histoire de la Tunisie et ses monuments ne sont pas objet de quelconque convoitise sous aucune forme.
Le Président de la République s’est rendu, par la suite, au palais du gouvernement à la Kasbah où il s’est entretenu avec le chef du gouvernement Ahmed Hachani autour de plusieurs questions relatives notamment au secteur culturel. Le Chef de l’Etat a souligné qu’il n'y a pas d’avenir pour un peuple sans une culture nationale et que la culture, l’un des secteurs de souveraineté, doit trouver la place qui lui est sied notamment au niveau des fonds qui doivent lui être octroyés.
La guerre contre la corruption, a-t-il ajouté, doit se poursuivre dans tous les secteurs sans exception dont entre autres le secteur sportif, un secteur où certains cherchent avec tous les moyens et méthodes de faire mainmise sur lui à travers un scrutin soi-disant libre mais qui réellement est une entente au préalable entre des corrompus qui croient encore que le peuple tunisien est inconscient de leurs stratagèmes.
Le Président de la république a également visité l’Institut National des Sciences et Technologies de la Mer (INSTM) communément connu musée « Dar El Hout » où il a évoqué avec plusieurs responsables entre cadres administratifs et professeurs, certaines lacunes et dysfonctionnements relevant que ce lieu d’histoire et de science dont la Tunisie célèbrera au mois de juillet prochain le 100ème anniversaire de sa création doit retrouver ses lettres de noblesse non seulement en Tunisie mais aussi à l’échelle internationale.




Les raisons de la détention de deux cadres du ministère des Finances...
Selon les premières informations dont on dispose, le Procureur de la République a autorisé les agents de l'Unité nationale d'investigation des crimes financiers complexes d’El Gorjani à détenir deux cadres du ministère des Finances.
Les agents précités sont autorisés par le ministère public à mener les investigations nécessaires concernant une éventuelle implication de deux cadres ayant le grade « d’inspecteur central » au sein du ministère. Ces deux cadres, selon les informations ébruitées, travaillent dans l’un des départements généraux du ministère. La détention a eu lieu pour des soupçons « d’abus de la position d’un agent public pour obtenir des avantages indus pour lui-même ou pour autrui », « dommages à l’administration », « fraude », « possession et utilisation de documents frauduleux », et « acceptation par un agent public de cadeaux ».
L’énergie solaire rapporte ses...lumières
« Le projet pilote de maîtrise de l’énergie dans le gouvernorat de Tozeur a permis d’alimenter en énergie solaire 50 mosquées », c’est ce qu’a annoncé le représentant régional l’Agence Nationale de Maitrise de l’Energie (ANME), Imed Triki à l’Agence TAP.
Lancé en septembre 2023 par l’ANME, le projet dont la première phase concerne le raccordement à l’énergie solaire de 104 établissements religieux, le projet aspire, dans sa deuxième phase, l’installation de systèmes photovoltaiques dans 150 mosquées et le remplacement des ampoules classiques par des ampoules à LED. M. Imed Triki a ajouté à ce propos qu’un autre programme de raccordement à l’énergie solaire des établissements scolaires est en cours de réalisation permettant d’équiper cinq écoles de systèmes de production d’énergie photovolatique.
Le plafond de financement des sociétés communautaires
Lors d’une réunion de travail tenue hier, lundi 19 février, entre Riadh Chaoued, secrétaire d’État chargé des sociétés communautaires et Khalifa Sboui, directeur général de la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS), la révision du plafond de financement destiné aux sociétés communautaires a été le sujet phare de la réunion.
Tenue au siège du ministère de l’emploi et de la formation professionnelle, la rencontre entre les deux hommes a également été une occasion pour discuter de la création d’un mécanisme de soutien aux entrepreneurs pour garantir l’autofinancement requis. Plusieurs axes liés au financement des sociétés communautaires ont été mis sur la table. C’est ce qu’on lit dans un communiqué publié sur la page officielle du ministère.
D’anciens cadres, dont un ex-DG de la BNA en détention
Le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis Mohamed Zitouna, a révélé au micro de Mosaïque FM que le ministère public du Tribunal de première instance de Tunis a autorisé la détention d’un ancien directeur général de la Banque nationale agricole (BNA), d’un directeur général adjoint et un employé retraité qui s’avère être un ancien secrétaire général du principal syndicat de la même.
L’autorisation de détention a été accordée à l’Unité nationale d’investigation des crimes financiers complexes d’El Gorjani laquelle gardera les suspects pour une durée de cinq jours. Période apte à être prolongée selon la nécessité de l’enquête selon ce qu’a expliqué M. Zitouna. Dans ce même cadre, il a précisé que les chefs d’accusations liées à cette détention sont comme suit : exploitation d’un fonctionnaire public et de sa position pour en tirer des avantages indus pour lui-même ou pour autrui, des dommages à l’administration, du blanchiment d’argent, en relation avec le fait que l’ancien secrétaire général du syndicat de la banque aurait pu obtenir des prêts dépassant ses revenus et sans respecter les règles légales applicables, à l’instigation de l’ancien directeur général de la Banque agricole et du directeur général adjoint.
CIN et Passeport biométriques : ça bloque ?
La commission parlementaire des droits et libertés a auditionné deux experts sur le projet de loi organique modifiant et complétant la loi n° 93-27 du 22 mars 1993, relative à la carte d’identité nationale et sur le projet de loi organique amendant et complétant la loi n°40 paru le 14 mai 1975, relatif aux passeports et aux documents de voyage.
Les deux experts ont évoqué plusieurs questions liées notamment à la transition technologique et biométriques. Ils ont, aussi, discuté de la protection des données personnelles (caractéristiques de la puce électronique de la carte d’identité et stockage des données etc…). Aucune décision finale n’a été annoncée, mais tout laisse à croire que les difficultés de la transition entravent la mise en place de la version « numérique » ... Une chose est sûre : le passage à la forme biométrique ne sera pas pour demain !
Des décès à cause de la grippe en Tunisie ?
La vaccination contre la grippe ne draine pas du tout les foules ! C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui, mardi 20 février2024, Mme Thouraya Ennaifer, secrétaire générale du Conseil de l’Ordre des Pharmaciens Tunisiens (Cnopt).
Se prononçant sur la campagne de vaccination contre la grippe, Mme Ennaifer a déploré ce qu’elle a qualifiée de « réticence fatale ». Et d’argumenter que la grippe a causé le décès de plusieurs personnes cette saison, a-t-elle lancé sans en préciser le nombre. Et d’ajouter que « ces décès enregistrés concernait des personnes non vaccinées contre la grippe alors que les vaccins sont disponibles en quantité suffisante et gratuitement dans les hôpitaux et les centres de santé de base ». Thouraya Ennaifer a conclu en signalant que 50.000 vaccins étaient encore disponibles notant que le pic de l’épidémie saisonnière a été dépassé, tant il a été enregistré vers le 15 du mois de février courant.
« La Balade équitable et solidaire » : voyage aux quatre coins du terroir
C’est du 22 février au 3 mars que les amateurs du travail artisanal vont pouvoir admirer le travail exceptionnel de 50 artisans talentueux issus des différentes régions tunisiennes. En effet, la 3ème édition du salon de l’artisanat « La Balade équitable et solidaire » se tiendra à la date précitée au Palais de l’Artisan, aux Berges du Lac.
En partenariat avec le ministère du Tourisme et de l’Artisanat et de l’Office national de l’Artisanat, le salon est organisé à l’initiative du Groupement du Patronat Francophone « GPF ». Il s’agit d’une jeune initiative (fondée depuis 2020) qui vise à promouvoir l’artisanat tunisien. Et ce, en offrant un espace aménagé d’exposition à 50 artisans tunisiens. Pour sa 3ème édition, le salon accueillera les travaux des artisans, artistes et designers représentant toutes les régions du pays. Ces derniers viendront exposer leurs créations et promouvoir leurs talents et savoir-faire.
Démarrage de la 3è édition du MCCE
La troisième édition du Maghreb Cybersecurity and Cloud Expo (MCCE) a démarré mardi, à la Cité de la Culture à Tunis. Cet événement qui se poursuivra au 21 février 2024, se veut un rendez-vous incontournable pour les acteurs du domaine, avec plus de 50 exposants et 70 intervenants.
A noter que la MCCE se présente telle une plateforme d’échange et d’innovation pour les professionnels de la cybersécurité et du cloud au Maghreb. Par ailleurs, le MCCE se positionne comme une plateforme pour les décideurs, les prestataires, les éditeurs de solutions et les hébergeurs lesquels sont en quête d’opportunités de croissance et de collaboration.
FTF: La liste de Wissem Letaief se retire de la course électorale
Prié d'apporter les documents manquants à son dossier dont le bulletin numéro 3 de plusieurs membres de sa liste, Wissem Letaief, le troisième candidat à la présidence de la FTF a fini par se retirer de la course électorale aujourd'hui car il s'est retrouvé dans l'incapacité d'apporter les pièces manquantes aux dossiers de ses collaborateurs. Ainsi, la course se limitera le jour de l'Assemblée générale du 9 mars prochain aux listes de Maher Ben Aissa et Jalel Tekaya.
J.B
La chronique de Soufiane Ben Farhat : “Moi, je l’éternel”, maladie sénile de la politique en Tunisie
Par Soufiane Ben Farhat
La politique est parfois, elle aussi, affaire d’atavisme et de pathologies. On évolue toujours dans un environnement marqué de conditionnements sourds et souterrains. Témoin, notre classe politique, toutes instances confondues. Certains de ses vrais ou faux timoniers sont à la barre de leur parti ou organisation depuis des décennies voire un demi-siècle. Le Président Bourguiba, artisan de l’indépendance et fondateur de la République, s’était fait désigner président à vie. Son successeur, Ben Ali, a rallongé son mandat deux fois et s’avisait de le proroger encore avant d’être destitué. Après la révolution de 2011, la tare s’est élargie aux dirigeants de partis de l’opposition, de responsables syndicaux et même associatifs. Chassez l’arbitraire, il revient au galop.
J’en discutais l’autre jour avec un ami, fin connaisseur des arcanes de la politique politicienne sous nos cieux. Nous sommes convenus d’un navrant constat. La Tunisie qui, au fil de son histoire millénaire, a donné de jeunes hommes et de jeunes femmes de qualité ayant joué des rôles majeurs sur la scène universelle, serait-elle d’aventure devenue stérile à ce point ? Le panthéon national regorge de grandes figures, de bâtisseurs, d’illustres réformateurs. Pourtant la politique et la chose publique en général sont devenues de nos jours un mouroir, sinon une morgue effrayante.
Le baromètre du désamour
Cela se recoupe avec un autre état des faits. Lorsque les dirigeants s’éternisent dans leur affligeant surplace, les institutions périclitent. Les partis politiques, ainsi que les organisations de masse pilotées par les sempiternels dirigeants s’étiolent, perdent autant en crédibilité qu’en efficience, deviennent des coquilles vides. Ils résistent mal aux aléas et remous de la politique et des tempêtes, en provoquent dans leurs propres rangs et finissent par couler.
Je n’ose pas citer des noms, moins par autocensure que par souci de ne pas s’abîmer dans des polémiques stériles. Chacun se reconnaîtra. Toutefois, considérons ce qui s’est passé au cours des dernières années. Le baromètre de l’amour et de la sympathie envers les dirigeants politiques et syndicaux s’est mué en son contraire sinon en baromètre de la méfiance et du mépris. Personne n’y échappe, les dirigeants de droite comme de gauche, hormis peut-être les centristes, par essence modérés ou mous.
Par curiosité, j’ai tenu à me faire expliquer auprès d’un haut dirigeant syndicaliste la raison de la prorogation de leur mandat aux dépens des dispositions statutaires antérieures. Il m’a répondu tout de go : “C’est parce que les syndicalistes ont considérablement changé et parce que nous sommes indispensables” ! Lesdits indispensables sont au nombre de sept en fait tandis que l’organisation compte des centaines de milliers d’adhérents.
Et le pire, c’est que ce syndicaliste parlait avec conviction. “Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, qui ont tous été remplacés” disait Clemenceau.
Depuis leur réélection pour un troisième mandat, la centrale syndicale bat de l’aile. Des dissensions irréductibles divisent ses rangs et son capital de sympathie auprès de l’opinion publique fond au fil des jours. Pour maints observateurs, c’est désormais une descente aux enfers pour l’illustre organisation dont les plus acharnés ennemis n’ont guère pu ébranler les murailles des décennies durant. Aujourd’hui, l’ennemi intérieur -c’est toujours le plus redoutable en fait- avatar du nombrilisme et de la bureaucratie syndicale, s’en charge en un tournemain.
Cannibalisme moderne
Le monde est ainsi fait. La bêtise y est la chose la plus démocratiquement partagée. Cependant, la question lancinante évoquée avec mon ami connaisseur des arcanes de la politique politicienne demeure.
A bien y voir, ce qui se passe sous nos yeux relève du cannibalisme politique. L’homme primitif dévorait l’ennemi qu’il venait d’abattre, croyant ainsi s’en approprier la force. Les responsables tunisiens s’y adonnent à loisir. N’est-il pas étrange que les pourfendeurs des régimes de Bourguiba et de Ben Ali, pour s’être éternisés au pouvoir, s’y adonnent à leur tour en toute impunité et sans égard à l’éthique et aux principes ?
Maintenant, hélas, le commun des Tunisiens, les jeunes surtout, tournent carrément le dos à la politique et aux responsabilités dirigeantes y compris dans les syndicats. Les sphères dirigeantes sont un peu composées de vieux, misogynes et sentent le souffre. La corruption y sévit. Elles sont partie intégrante de la gérontocratie qui nous gouverne. Et elles redoublent d’arrogance sénile et pathologique.
Le constat est sans appel. Il va falloir réinventer la politique. Y propulser les jeunes, prendre en considération la sociologie numérique, moraliser la vie politique. Autrement, nous sommes partis pour des décennies encore plus sombres.
Et puis, en politique comme dans l’amour, quand le cœur n’y est plus, tout se dissipe, la beauté, les promesses, le rêve quoi. “Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité” a dit Antoine de Saint-Exupéry. Autrement, c’est un perpétuel cauchemar.
S.B.F
La Présidente de la BERD visite la Tunisie
La Présidente de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), Odile Renaud-Basso, a entamé sa première visite en Tunisie du 19 au 20 février 2024. Ce qui marque une étape significative dans le partenariat entre la BERD et la Tunisie.
Au cours de sa visite, Renaud-Basso a d'abord rendu visite au président de la République Kaïs Saïed ensuite elle a rencontré de hauts responsables tunisiens. Ces rencontres sont l’occasion de renforcer les liens et de discuter des moyens de soutenir le programme de réforme économique en Tunisie.
Raoudha Laâbidi n’est plus à la tête de l'INLTP
Le ministère de la Justice a mis fin à la fonction de Raoudha Laâbidi en tant que présidente de l'Instance nationale de lutte contre la traite des personnes (INLTP).
C'est via un décret publié dans le Jort du mardi 20 février 2024, que le ministre a remplacée Laâbidi par le magistrat de troisième grade Mohamed Al Gammoudi.
A marquer que Raoudha Laâbidi occupait cette fonction depuis la création de l'Instance en février 2017.
Du nouveau dans la coopération Tuniso-chinoise...
Le ministre des Affaires Étrangères de la migration et des Tunisiens à l'étranger Nabil Ammar, a reçu, ce matin, mardi 20 février 2024, M. Wan Li, Ambassadeur de la République Populaire de Chine en Tunisie.
La rencontre a porté sur l'évolution des relations bilatérales, notamment le suivi des résultats de la visite, en janvier dernier, du Ministre chinois des Affaires Étrangères en Tunisie. Il était également question d'examiner les prochaines échéances importantes aux niveaux bilatéral et multilatéral.
Au cours de cette rencontre, les deux interlocuteurs ont également discuté des besoins bilatéraux des deux pays.
Nabil Ammar loué le nouveau dynamisme qui empreinte la relation entre les deux nations, notamment depuis la rencontre qui réunit le président de la République, Kais Saied avec son homologue chinois en décembre 2022 à Riyad. M. Ammar a également exprimé sa gratitude pour le soutien du gouvernement chinois aux efforts de développement en Tunisie. Et il a précisé que ce soutien chinois se manifeste à travers la participation à des projets prioritaires tels que l'infrastructure, la santé, la jeunesse et le sport.
Nemsia reçoit l’ambassadrice de France
La ministre des Finances Sihem Boughdiri Nemsia a reçu aujourd’hui l’ambassadrice de France en Tunisie Anne Guéguen qui était accompagnée de Yazid Safir, Directeur de l’Agence française de développement en Tunisie (AFD). C’est ce qu’a annoncé le ministère dans un communiqué.
Au cours de cette rencontre les deux parties ont évoqué le partenariat financier et économique entre les deux pays et ont discuté des moyens pour le renforcer.
La même source a ajouté que “la ministre des Finances a mis l’accent sur les alternatives qui s'offrent à la Tunisie pour faire face aux crises consécutives, préserver les équilibres financiers et mettre en place les réformes nécessaires…”
De son côté, Mme Guéguen a réaffirmé l’engagement du gouvernement français à continuer de soutenir la Tunisie dans la mise en place de ces réformes afin de faire face aux différents défis.
















