Ben Arous: Emblavement de 88 % des superficies céréalières
Les données du commissariat régional au développement agricole (CRDA) à Ben Arous annoncent que l’opération d’emblavement des superficies agricoles dans le gouvernorat, a atteint un taux de 88%.
Un taux qui représente 7611 hectares ensemencés sur une superficie totale de 8660 hectares programmés. Et ce, depuis le démarrage de la saison des semis.
La même source laisse entendre que la majorité des superficies programmées pour les grandes cultures est consacrée aux céréales. Pour le reste des superficies, il se répartit sur les cultures fourragères, les légumineuses à graine et les cultures industrielles, à l’instar de la culture de colza.
Ainsi les surperficies programmées à l’emblavement dans le gouvernorat de Ben Arous, se répartissent entre 4566 ha de blé dur, 2860 ha d’orge, 105 ha de blé tendre et 80 ha de triticale.
D'après les statistiques du CRDA, de faibles précipitations ont été enregistrées de l’ordre de 14,1 mm au cours du dernier mois de janvier (soit 24% par rapport à la moyenne mensuelle). Les quantités enregistrées, depuis le début de la campagne agricole et jusqu’à la fin du mois de janvier dernier, ont donc atteint 187,9 mm.
Ouverture d'un district médical à Gabès
La caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a annoncé que le district médical régional à Gabès a ouvert ses portes depuis le 12 février 2024.
Les prestations de la CNAM aux affiliés sociaux dans la région du sud-Est seront alors simplifiées grâce au district médical mis en place. Il permettra d’accélérer les procédures d’accès aux services fournis par les districts médicaux. C'est ce qu'on lit dans un communiqué publié par le ministère des affaires sociales.
77% d'avancement pour le barrage Saida
La délégation de Oued Ellil à Manouba sera bientôt un centre de richesse hydraulique tant les travaux de construction du barrage Saida ont atteint un taux d’avancement de 77%.
La nouvelle a été annoncée par Faiez Moslem, directeur général des barrages et des grands ouvrages hydrauliques au ministère de l’agriculture, à l’Agence TAP. Il a précisé que ces travaux, dont le coût s’élève à 164 millions de dinars, s’acheveraient vers la fin de l'année en cours.
Toutefois, pour ce qui est de la réalisation des deux stations de pompage à Douar El Bey et El Habiba et du transformateur à haute tension, le responsable a estimé qu'elle serait accomplie, à la fin de l'année 2025.
À noter que le ministère de l’agriculture s’emploie à présent à régulariser la situation foncière du projet où 45 familles ont reçu des indemnisations.
Il est à savoir que le barrage Saida serait une aubaine pour le stockage d'eau tant il devra contribuer au stockage de 45 millions de m³ d’eau, en plus du barrage d’El Kalâa Kébira à Sousse (coût 600 millions de dinars).
Les deux barrages vont contribuer à réduire le déficit en eau dans le Grand Tunis, les régions du Sahel et du Cap Bon ainsi qu'au gouvernorat de Sfax.
Ligue 1: L'Espérance et le CSSfaxien victorieux en amical
En l'absence de compétition officielle, L'Espérance et le CSSfaxien ont rencontré cet après-midi en amical respectivement l'ASOEllil et l'ASGabes.
Les Sang et Or ont remporté leur match par (5-0) grâce aux buts de Ben Hamouda, Rodriguez (2), Aholo et Ogbelu. Pour leur part les Sfaxiens ont remporté leur match par (3-0). Haj Hassen (2) et Becha ont inscrit les trois buts. Demain, l'Etoile du Sahel recevra le Stade Tunisien à Sousse alors que le C.Africain rencontrera l'ASOEllil qui joue sa seconde rencontre en vingt-quatre heures. A rappeler que le week-end prochain, L'Espérance et l'Etoile se retrouveront dans le cadre de la Ligue des champions alors que le C.Africain ira au Ghana pour y rencontrer Dreams FC dans le cadre de la coupe de la CAF.
J.B
FTF - Elections : Trois listes candidates, mais…
C’est ce samedi à midi que le délai de dépôt des candidatures à la présidence de la Fédération tunisienne de football a pris fin. Au total, il y a eu trois listes déposées alors que certains noms annoncés ont finalement préféré s’abstenir.
Après Jalel Tekaya qui s’est manifesté vendredi pour déposer sa candidature, suivi de Maher Ben Aissa, c’est Wissem Letaïef qui a été le dernier à le faire avant midi.
Rien n’a filtré sur une éventuelle anomalie ou irrégularité à propos des noms inscrits sur les trois listes et on va devoir attendre la décision de la commission chargée de la validation des candidatures pour officialiser ces trois probables prochains adversaires qui passeront par les urnes le 9 mars prochain à l’occasion de la tenue de l’Assemblée élective de la FTF.
A voir ce qui s’est passé ces dernières semaines avec l’annonce de candidature de certaines figures connues du football tunisien et l’abstention d’autres, on peut dire que la FTF ne sera pas commandée par un nom qui fait l’unanimité comme l’auraient souhaité la plupart des férus du ballon rond en Tunisie.
Kamel ZAIEM
Ligue 1- play out - 3e journée : Le CABizertin se détache
Les deux premières rencontres de la troisième journée du play out ont offert deux spectacles différents. La première est animée et a donné à voir un CABizertin en forme et efficace face à une USBGuerdane timide en attaque. Les nordistes ont gagné le match (2-0) avec deux buts de Oussama Ali (46e) et Ali Bouallagui sur penalty ( 82e). L'autre rencontre entre l'USTataoyine et l'O.Beja à été plutôt terne et s'est terminée sur un score vierge (0-0).
Résultats :
CAB- USBG2-0
UST- O.B 0-0
Classement:
CAB 11 pts
USBG 8
UST 6
O.B 5
ESM 4
ASS 3
ASM 3
EGSG 3
Jamel Belhassen
Ons Jabeur, Ahmed Hafnaoui et Qatar
Les deux porte-drapeaux tunisiens des dernières années Ons Jabeur au tennis et Ahmed Hafnaoui en natation ont lamentablement échoué au cours de la même semaine à Doha dans leurs disciplines respectives. Est-ce le fruit du hasard, une méforme passagère ou un déclin irréversible ? Quelle que soit la raison, il y a lieu de s'inquiéter car il y a peu de temps ces deux représentants tunisiens nous ont valu bien des satisfactions avec même de l'or aux JO et aux Mondiaux pour Hafnaoui et une finale du tournoi grand chelem de Wimbledon. Les problèmes d'ordre physique du côté de Ons Jabeur ne sont pas nouveaux et il est grand temps pour la ministre du bonheur de mieux gérer sa carrière et d'éviter de prendre part à tous les tournois qui se présentent à elle pour ménager ses efforts pour les tournoi d'envergure. Quant à Ahmed Hafnaoui, il s'agit bien d'une surprise désagréable et notre souhait est de considérer cette déconvenue de Qatar n'est qu'un accident de parcours car on ne peut imaginer qu'un champion de sa trempe, jeune et pétri de qualités, puisse perdre une bonne partie de ses moyens aussi vite. Une bonne lecture de ces deux mésaventure est désormais nécessaire.
Jamel Belhassen
FTF: Wissem Letaief, troisième candidat à la présidence
A quelques minutes de la clôture de dépôt de candidature, Wissem Letaief a présenté la sienne pour postuler au poste de président de la FTF tout comme Jalel Tekaya et Maher Ben Aissa. La FTF dispose maintenant de trois candidats qui vont se disputer la succession de Wadii Jary, président sortant. Rappelons que l'Assemblée générale élective est programmée pour le 9 mars.
J.B
Couffin de Ramadan : Quand des Tunisiens se consacrent aux dons...(Vidéo)
À l'occasion du mois de Ramadan, le Croissant Rouge Tunisien, comité local de Hammam Chatt, lance "Couffin de Ramadan".
Il s'agit d'une action sociale solidaire. Cette action comprend la collecte des dons financiers et des produits alimentaires.
La comité vise cette année la distribution de 500 Couffins en pariant sur la discipline des volontaires et la générosité des habitants. C'est ce que la présidente du comité Ahlem Sghaier a confié au "Quotidien".
Khawla Riahi
Gaza : 28 858 martyrs selon le nouveau bilan
Le ministère de la Santé à Gaza a annoncé samedi que le nouveau bilan faisant état de 28 858 martyrs depuis le début de la guerre entre l’occupation et la résistance.
Le ministère a ajouté dans un communiqué publié sur la plateforme "X" que le bilan de l'agression sioniste contre la bande de Gaza a atteint 68 677 blessés. En parallèle l’entité sioniste prépare une nouvelle offensive sur Rafah, où sont réfugiés plus d'un million de Palestiniens.
Crime horrible à Mnihla: un quarantenaire tue sa mère
Samedi matin dans un quartier de Mnihla, un crime particulièrement affreux a eu lieu. Un homme, la quarantaine, aurait brusquement mis fin à la vie de sa mère avant d'incendier la maison familiale et de fuir.
Les informations préliminaires affirment que le suspect cohabite avec son frère et sa mère dans l'un des quartiers de la délégation de Mnihla, gouvernorat de l'Ariana. Une dispute aurait éclaté, ce matin entre le suspect et son frère, et au cours de laquelle ce dernier aurait été blessé avec un couteau.
L'agressé a ainsi décidé de se rendre au poste de police pour porter plainte. Cependant, après son départ de la maison, le suspect aurait violemment agressé sa mère avec un couteau, lui infligeant de graves blessures. Il l'aurait ensuite traînée dans la rue et lui aurait coupé les mains, la laissant sans vie.
Dans un état hystérique, le suspect serait retourné à la maison familiale, pour y mettre le feu avant de prendre la fuite.
Les États Membres de l'UNESCO s’accordent pour renforcer l'éducation culturelle et artistique
Dans le cadre de la Conférence mondiale sur l'éducation culturelle et artistique organisée par l'UNESCO et les Emirats arabes unis à Abu Dhabi (13-15 février), les Etats Membres de l'UNESCO ont adopté à l'unanimité un nouveau Cadre mondial pour l'éducation culturelle et artistique, informe l'Unesco sur son site officiel.
Ce Cadre prévoit notamment de donner une plus grande place à l'éducation culturelle et artistique dans la formation des enseignants, de mieux valoriser le patrimoine et les cultures locales et autochtones, ou encore de valoriser davantage les compétences artistiques et culturelles au sein du monde professionnel.
Le nouveau cadre de l'UNESCO insiste sur la nécessité d'un apprentissage culturel et artistique tout au long de la vie, dans tous les types d’environnements éducatifs. Il place la culture et les arts au cœur des politiques et des stratégies éducatives, des programmes et des cursus. Il élargit la notion de culture pour y intégrer le patrimoine bâti, naturel et vivant, les expressions culturelles, ainsi que les industries culturelles et créatives. Il met également l'accent sur le potentiel des technologies numériques dans l'éducation culturelle et artistique en vue de favoriser le dialogue interculturel et la diversité linguistique.
Le texte met aussi en lumière le rôle essentiel de l'apprentissage de la diversité pour surmonter les divisions et favoriser la compréhension mutuelle. Il souligne la nécessité de mettre davantage l'accent sur les cultures et le patrimoine local, en particulier autochtone. Il appelle également à renforcer les relations entre les établissements éducatifs et culturels. Cela implique de créer davantage de partenariats entre les écoles et les lieux et éléments culturels - qu’il s’agisse des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO, ou des cultures, traditions et festivals inscrits sur la liste du patrimoine immatériel de l'humanité.
S’inscrivant dans la continuité de la feuille de route de l'UNESCO à Lisbonne (2006), de l'Agenda de Séoul (2010), et de la déclaration de MONDIACULT Mexico (2022), ce cadre est le fruit de deux années de consultations multipartites, de dialogue et de négociations avec les États Membres. Selon une étude de l'UNESCO l’an passé, il a été démontré que l'éducation artistique donne aux élèves les moyens de développer leur intelligence émotionnelle, leur créativité et leur esprit critique. Elle améliore leur bien-être et leurs résultats scolaires. A l’échelle de toute une société, elle favorise l'ouverture aux autres et le respect de la diversité.
Il est à noter que la Conférence mondiale a réuni, selon la même source, près de 1 000 acteurs de la culture et de l'éducation: 90 ministres dont la ministre des affaires culturelles de la Tunisie Hayet Guettat Guermazi, 125 représentants des Etats Membres de l'Organisation, des décideurs politiques, experts, ONG, agences des Nations unies, universitaires et représentants du secteur privé.
Affaire El Fouledh: Mandat de dépôt pour 3 accusés dont un ancien ministre
Le juge d'instruction du Tribunal de première instance de Bizerte a émis un mandat de dépôt à l'encontre de deux individus impliqués dans une affaire de corruption présumée au sein La Société Tunisienne de Sidérurgie « EL FOULADH». Notons que 38 autres personnes seraient aussi concernées et ont été maintenues en liberté.
Le parquet a fait appel de cette décision, comme l'a indiqué Seifeddine Laabidi, porte-parole du Tribunal de première instance de Bizerte et premier substitut du procureur de la République.
Il convient de noter que le parquet du Tribunal de première instance de Bizerte a lancé une enquête sur des allégations de corruption financière et administrative au sein de la société El Fouladh à Menzel Bourguiba. Cette affaire aurait causé des dommages à l'institution publique. Raisons pour laquelle le juge a émis un mandat d'arrêt à l'encontre d'un ancien ministre de l'Industrie.
Tunsie-Politique- La colonne suicidaire des idiots utiles - La chronique de Soufiane Ben Farhat
Ils sont partout, ils sont légion. Ils ont une faculté de reproduction extraordinaire et ils sont particulièrement contagieux. Je parle des idiots utiles pardi. J’en vois à tous les coins de rue, dans toutes les sphères, celles politiques ou qui s’y rattachent en prime.
Soyons clairs. La scène politique, toutes instances confondues, ne brille pas par l’effervescence des talents et les atours des personnalités charismatiques. Cela fait un bail qu’on n’en voit plus. A en croire qu’une coalition de crétins a fini par investir la place. C’est d’autant plus alarmant que cela déborde au-delà des lignes de clivage habituelles. Un peu partout, c’est le même topo.
Du coup, le débat politique s'appauvrit. Les partis politiques, organisations, syndicats et associations s’abîment dans la banalité désolante et suintent la guigne et l’ennui. Le dessein national, qui est le propre de la vision inhérente à tout parti ou personnalité qui se respecte, se raréfie. Il lègue la place aux calculs de boutiquiers et aux prosaïques aspirations du gagne-petit.
Désabusé, le Tunisien lambda tourne le dos à tout ce triste monde. Il est vrai que les pénuries successives et la hausse des prix focalisent l’intérêt du citoyen terre-à-terre. Le Tunisien qui évolue au ras du sol, démuni, exsangue et les nerfs le plus souvent à fleur de peau. Les accapareurs et autres barons de la contrebande n’en finissent guère de miner les marchés et de faire main basse sur les circuits de distribution surtout. L’incompétence de l’administration, elle-même largement gangrenée par les réseaux mafieux, en rajoute au marasme.
Corruption, menaces…
Mais ce n’est pas tout. Cela ne saurait tout résumer. Il y a aussi le désenchantement accumulé par le citoyen moyen et à son corps défendant tout au long de la décennie noire 2011-2021. Des gens surgis de nulle part avaient tôt fait de détourner le fleuve initial de la révolution. Ils portaient diverses casquettes partisanes, idéologiques et corporatistes. Ils ont évincé le peuple et se sont emparés des commandes autant de l’ancien régime que du flux révolutionnaire. Une main basse synthétique en quelque sorte. On connaît la chanson, “ôte-toi que je m’y mette”. Et ils ont implanté leurs hommes-liges, leurs réseaux et leurs zones exclusives de privilèges.
Leur principal leitmotiv fut la corruption. La corruption à tout va. C’était pourtant contre la corruption de la Nomenclatura liée à l’ancien régime que le soulèvement populaire eut lieu au cours du cruel hiver 2010. Hier encore aristocratique, la corruption devint démocratique. Bien pis, elle fut brandie et assumée au nom de la révolution, de la liberté et de la dignité, principales revendications des masses montées à l’assaut des gentilhommières. Le parti islamiste Ennahdha joua les premiers violons dans ce sinistre concert abject et vénal. Il y acoquina d’autres partis et mouvances, de droite comme de gauche.
Ce fut ainsi hélas. Tout l’édifice constitutionnel et institutionnel convergea dans cette direction. Partis politiques, Parlement et syndicats en furent les suppôts. Et lorsque l’épidémie du Covid 19 débarqua dans nos murs, en 2020, la corruption fut encore au rendez-vous. Elle s’empara autant du marché des bavettes que de celui des soins et des vaccins. Après une relative bonne conduite au début du confinement, le nombre des victimes grimpa d’une manière vertigineuse au fil des mois. J’en fus un témoin aux premières loges. On faisait chaque matin à la radio le décompte macabre. On en arrivait à comptabiliser plus de trois cents décès par jour. Fin août 2020, il n’y avait qu’un peu plus de soixante-dix victimes. Elles dépassèrent les vingt-cinq mille en juillet 2021.
L’été fatidique
Pour l’ancien Président Ben Ali et son régime, il y eut l’hiver fatidique 2010. Pour Ennahdha et ses satellites et alliés, il y eut l’été fatidique 2021.
Tout le monde se souvient du discours médiocre et crapuleux de l’un des principaux dirigeants d’Ennahdha début juillet 2021 à La Kasbah, à quelques mètres du siège du gouvernement. Il disait ou vous nous délivrez les compensations (pour leur activisme par moments terroriste avant la révolution) ou il vous en cuira. Il avait fixé la date-butoir pour le 25 juillet. Au moment même où il proférait ses menaces, les Tunisiens mouraient par centaines chaque jour, l’épidémie sévissant encore à la faveur du système corrompu.
Le 25 juillet précisément, les Tunisiens ont attaqué les sièges du parti Ennahdha dans diverses villes et régions de la Tunisie. Le soir même, le Président Kais Saïed dissout le Parlement. L’ire populaire se transforma en manifestations de joie. Les Tunisiens ont accompli ce jour-là une espèce de révolution dans la révolution.
Le Tunisien cultiva depuis une méfiance non déguisée à l’endroit des partis politiques, du Parlement et des principales figures de la décennie noire. A juste titre d’ailleurs. Les sentiments et le ressentiment populaires ne sauraient être télécommandés. Ils évoluent au gré de l’actualité. C’est la réalité qui les enfante.
Le pire c’est qu’aucun parti, aucune personnalité dite politique, aucun syndicat ne fit son aggiornamento, ni ne se remit en cause. Après avoir été détrônés et démasqués, ils campent désormais les victimes et crient au loup. Et comptent, ce faisant, rempiler et occuper les devants de la scène. Leur attitude suicidaire les dessert en premier. Ils éludent la somme et l’ampleur du refus viscéral et du ressentiment encore largement diffus à leur endroit par de larges franges populaires. D’où leur actuel profil d'idiots utiles. Le peuple n’a pas la mémoire courte. Et les idiots utiles, avec leur obstination dans la négation, font le jeu de leurs contradicteurs et détracteurs.
S.B.F
80% de la population active est endettée auprès du système financier
Selon un nouveau rapport de la fondation « Friedrich Ebert Stiftung – Tunisie (FES) », les crédits de consommation ont atteint 25% du total de ces crédits, ce qui montre clairement que le citoyen tunisien ne regarde plus les dépenses avec un comportement consommatoire qui devient presque identique à celui des pays développés.
Et pour cause, les analyses de la BCT, les chiffres et les faits confirment en effet que les Tunisiens optent de plus en plus pour les crédits au détriment de leurs capacités de remboursement. Aujourd’hui, plus de 80% de la population active, évalués à presque 3.593.000, sont endettés.
Cependant, le revenu moyen des Tunisiens est de très loin inférieur à celui des pays occidentaux, ce qui donne à ce problème une toute autre envergure plus grave, précise le rapport notant dans ce contexte que l’endettement des ménages tunisiens est en réalité très sous-évalué puis qu’il ne prend en considération que les crédits servis par les banques à leur clientèle.
Outre les crédits bancaires classiques, ils contractent des prêts sociaux ainsi que des crédits à court terme tels que les découverts bancaires, à cela s’ajoute aussi les crédits contractés auprès des sociétés de leasing.
L’envolée de l’endettement des ménages ne trouve pas son origine uniquement dans la « fièvre acheteuse » qui s’empare des ménages pendant les fêtes et les vacances. Elle s’explique aussi par « la paupérisation rampante » de la classe moyenne qui constituait la colonne vertébrale de l’édifice sociétal tunisien.
D’après la FES, les dépenses des ménages suivent toujours une tendance haussière exponentielle. Résultat des courses, ils se trouvent devant une situation de surendettement.
Cependant, connaissant le pouvoir d’achat et le revenu moyen des Tunisiens, l’endettement pour l’acquisition d’un logement ou d’un véhicule est incontournable dans la mesure où il respecte la capacité de remboursement des ménages.
Les professionnels appellent à l’instauration de la culture de l’épargne, toujours pas assez développée, assure le rapport concluant qu’une telle pratique permet à la fois de faire face aux événements inattendus sans pour autant recourir aux crédits et d’avoir une certaine somme d’argent permettant d’alléger les crédits et réduire la période de remboursement.
















