Plus de 23 millions de dinars pour réparer des bus et des wagons de métro
Le chef du gouvernement Ahmed Hachani a supervisé, lundi matin 25 mars en cours, un conseil ministériel restreint consacré à la question du transport public.
Le conseil a décidé de réparer en urgence 200 bus pour un coût d’environ 15,6 millions de dinars, et d’accélérer la réparation de 28 wagons de métro pour un coût de 7,5 millions de dinars, avant d’acquérir un nombre important de bus et des véhicules de métro pour renforcer le parc.
Il convient de noter que le conseil a été tenu au palais de Carthage, en présence du ministre de l’Intérieur, Kamel Feki, de la ministre des Finances, Sihem Boughdiri Nemsia, de la ministre de l’Economie et de la Planification Feryel Ouerghi Sebai, de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, la ministre du Commerce et du Développement des exportations, Kalthoum Ben Rejeb, et la ministre de l’équipement et de l’habitat, chargée de diriger le ministère du Transport, Sarra Zaâfrani Zenzeri.
Augmentation des fonds alloués aux familles nécessiteuses
Le ministère des Affaires sociales a annoncé, ce lundi 25 mars courant, dans un communiqué, l’augmentation des fonds alloués à son programme d’interventions et d’assistance aux familles pauvres et à faible revenu pendant le mois de Ramadan, mis en œuvre par l’Union tunisienne de solidarité sociale (UTSS).
Cette mesure se traduit par l’augmentation du nombre des aides (couffin de Ramadan) de 45.000 à 65.000, ce qui coûte 2 millions de dinars, outre les transferts monétaires au profit des personnes handicapées des familles nécessiteuses d’une valeur de 100 dinars.
Le ministère a noté qu’il avait déjà alloué des transferts financiers de 120 dinars en deux tranches pour toutes les familles démunies à l’occasion du Ramadan et de l’Aïd al-Fitr.
Dans ce contexte, le ministre des affaires sociales, Malek Ezzahi, a insisté sur le fait que ces aides doivent être distribuées dans les plus brefs délais vers les bénéficiaires dans le respect total de leurs spécificités.
Ammar reçoit la directrice exécutive de l'AUDA-NEPAD
Le ministre des affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger Nabil Ammar a reçu, ce lundi 25 mars 2024, la directrice exécutive de l’agence de l’Union Africaine pour le développement (AUDA-NEPAD) Nardos Bekele Thomas qui effectue une visite de travail en Tunisie, du 23 au 27 mars 2024.
L’entretien a essentiellement porté sur les projets de l’agence dans le contient, ainsi que la coopération entre AUDA-NEPAD et la Tunisie et ses perspectives d’avenir. A annoncé un communiqué publié par le département.
Lors de cette réunion Nabil Ammar a souligné le rôle que l’AUDA-NEPAD, joue en matière de la mobilisation des ressources au profit de la mise en œuvre des projets d’intégration économique et le renforcement des capacités des pays membres et des communautés régionales ainsi que l’offre des services de consultation et d’assistance technique pour les pays membres.
Ammar a également réitéré l’intérêt que porte la Tunisie au renforcement de sa coopération avec l’AUDA-NEPAD, et de sa présence dans l’agence pour bénéficier de ses différents programmes et projets.
Il a, de même, souligné la nécessité de mobiliser des ressources financières, notamment non conventionnelles, dans les domaines prioritaires pour l’Afrique afin d’assurer la réalisation des objectifs de l’Agenda de développement de l’Afrique 2063.
De son côté , la Directrice Exécutive de l’Agence de Développements de l’Union Africaine a exposé les projets les plus importants que l’agence met en œuvre dans le Continent et les initiatives qu’elle a lancées dans différents domaines.
Elle a aussi salué le soutien tunisien pour les efforts de l’agence, soulignant l’importance de la mobilisation des potentialités tunisiennes, qui jouit d’une grande expérience dans divers domaines, pour la mise en œuvre des projets de développement africains.
Plainte contre l'ex-ministre des Affaires Culturelles
Pour une série d'accusations, des agents du ministère des affaires culturelles ont déposé une plainte contre l'ex-ministre Hayet Guetat Guermazi.
L'avocat Ahmed Ben Hassana qui est chargé de l'affaire a précisé, au micro de Mosaïque FM, que la plainte a été déposée, aujourd'hui, devant le procureur général du Tribunal de première instance de Tunis.
176 kilos de cannabis saisis au port de la Goulette
Les services de la Douane au port de la Goulette ont déjoué une tentative de contrebande de 1760 plaques de cannabis, pesant au 176 kilos.
Les quantités de drogue étaient dissimulées soigneusement à bord d'un camion portant une plaque d'immatriculation étrangère, conduit par un citoyen tunisien, a annoncé la Douane dans un communiqué.
Après la consultation du parquet, le dossier a été transféré aux autorités compétentes afin de poursuivre l'enquête.
Gaza: Enfin, le Conseil de sécurité adopte un ''cessez-le-feu immédiat''
Après plus de cinq mois de guerre, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, ce lundi, sa première résolution exigeant un "cessez-le-feu immédiat" à Gaza, un appel bloqué plusieurs fois par les Etats-Unis qui se sont cette fois abstenus.
La résolution adoptée par 14 voix pour, et une abstention, "exige un cessez-le-feu immédiat pour le mois du ramadan" --qui a déjà commencé il y a deux semaines--, devant "mener à un cessez-le-feu durable" et "exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages".
ESS : Ouf, revoilà Othmane Jenayah !
Après une brève absence suite à un malaise qui a nécessité un séjour de quelques jours dans une clinique privée, Othmane Jenayah, le président de l'Etoile sportive du Sahel, est de retour. Encore mieux, il vient d’assurer dans une récente déclaration qu’il poursuivra sa mission à la tête du club jusqu'à la tenue de la prochaine Assemblée générale élective en mai prochain.
Cette décision intervient après une réunion de travail qui a réuni, hier, Othmane Jenayah, l'ancien vice-président Hamed Kamoun et le président du comité de soutien, Abdeljalil Bouraoui.
Hamed Kamoun était pressenti pour remplacer Jenayah jusqu'aux élections, mais le retour rapide de l’actuel président a tout remis en place.
K.Z.
L’extrait de naissance obtenu en ligne accepté dans les opérations administratives du ministère de l’Intérieur
Les ministères de l’Intérieur et des Technologies de l’information ont annoncé que l’extrait de naissance obtenu en ligne sera accepté dans toutes les opérations administratives menées par les services du ministère de l’Intérieur.
Les deux départements ont précisé, dans un communiqué conjoint, que l’extrait obtenu en ligne et comportant un sceau électronique sera accepté dans l’obtention ou le renouvellement de la Carte d’Identité Nationale ou du passeport, sans besoin de rajouter un cachet ou une signature.
L’extrait de naissance en ligne est disponible à travers la plateforme https://e-bawaba.tn.
Gaza : Le bilan dépasse les 32 mille morts
Sept citoyens ont été martyrisés et d'autres ont été blessés, aujourd'hui lundi, lors de bombardements d'occupation sur diverses zones du centre et du sud de la bande de Gaza, au 171e jour de l'agression israélienne en cours contre la bande.
À Khan Yunis, des sources locales ont rapporté qu'un certain nombre de blessés sont arrivés à l'hôpital européen au sud de Khan Yunis à la suite des bombardements de l'occupation.
A noter que les corps de 6 martyrs ont été retrouvés lors d'un bombardement israélien sur la ville de Hamad, au nord de Khan Yunis, au sud de la bande de Gaza.
L'occupation israélienne a poursuivi son agression contre la bande de Gaza depuis le 7 octobre dernier, par voie terrestre, maritime et aérienne, faisant 32 226 martyrs, dont une majorité d'enfants et de femmes, et plus de 74 518 blessés, un bilan infini, alors que des milliers des victimes se trouvent toujours sous les décombres et sur les routes, en raison de l'occupation qui a empêché les équipes de secours de les atteindre, en plus des destructions massives et d'une crise humanitaire sans précédent.
La Tunisie sera-t-elle candidate pour être la "Capitale méditerranéenne de la culture et du dialogue 2026"?
L’Union pour la Méditerranée (UpM) et la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures (FAL) ont ouvert l’appel à candidatures pour le titre de “Capitale méditerranéenne de la culture et du dialogue 2026” (CMCD 2026).
La date limite du dépôt des candidatures est fixée au 7 juillet 2024, comme précisé dans le texte de l’appel. Dans ce contexte, des séances d’information en ligne sont prévues selon le calendrier suivant : les 26 avril, 24 mai et 27 juin 2024.
Lancée en 2023, cette initiative, qui a permis pour sa première édition de désigner Tirana (la capitale de l’Albanie) et Alexandrie (Égypte) "Capitales méditerranéennes de la culture et du dialogue pour l’année 2025", permet à chaque État membre de l’UpM (dont la Tunisie) de désigner deux villes, une de chaque rive, pour une année civile.
Ces villes auront pour mission de mettre en œuvre des programmes culturels, socio-économiques et sportifs visant à valoriser leur patrimoine, leurs politiques culturelles respectives, leurs identités méditerranéennes et leur vision euro-méditerranéenne commune.
Cela se fera à travers l’organisation d’événements locaux et conjoints célébrant la coopération, la diversité et l’identité euro-méditerranéennes, avec pour point culminant la Journée de la Méditerranée (28 novembre). L’objectif est de renforcer les liens régionaux et le dialogue par le biais de la culture, en encourageant une meilleure compréhension mutuelle et une plus grande solidarité au sein de la région euro-méditerranéenne, ainsi que de renforcer la capacité à promouvoir les diverses cultures de la région.
La désignation représente également une opportunité de développement socio-économique pour les territoires locaux et régionaux, en promouvant les secteurs culturels et créatifs, et, indirectement, le tourisme.
Dans le prolongement de la "Déclaration du 17 juin 2022" à Naples des ministres de la Culture de la région euro-méditerranéenne, et de la recommandation de plus de 200 représentants de la société civile de vingt pays euro-méditerranéens dans le livre blanc "Plaidoyer Méditerranée 2030", présenté à Marseille en février 2022, le concept de "Capitales méditerranéennes de la culture" a été approuvé par les 43 ministres des Affaires étrangères de l’UpM lors du 7ème Forum régional de l’UpM à Barcelone, le 24 novembre 2022.
Le Quotidien avec TAP
Chronique j’ai lu par Amna Atallah Soula : EL ANDALOUSSIA (l’Andalouse) de Hassanine ben Ammou
Eté 1610, pas un brin d’air, pas une seule vague, pas un seul mouvement du bateau qui transportait les Mauresques juifs et musulmans qui fuyaient les persécutions des envahisseurs chrétiens. Ils viennent de quitter terre et biens comme des importuns.
Pas un seul souffle dans l’air, femmes, enfants, vieillards et hommes tous suffoquaient, écrasés, en plus, par le chagrin. A la tombée de la nuit, l’humidité accentuait la chaleur et rendait l’atmosphère étouffante. Une toute jeune(18ans) et belle andalouse du nom de Khouana, voulant se soulager, eût l’idée d’aller vers un endroit caché. Mais que ne fût son malheur et sa détresse ! En plus d’être dépouillée du peu de biens qu’elle cachait sur elle, elle fût victime de viol par un rustre matelot.
Voici enfin arrivés au port de la goulette ; mais il fallait se munir de patience avant de mettre pied sur la dure ! Trop de bâtiments déversaient, dans ce port de guerre, grand nombre d’exilés aux échines courbées, pour avoir quitté cette Andalousie et fort d’autres choses, qu’ils pleuraient à chaudes larmes. Dans ce roman Ben Ammou décrit avec minutie leur errance et particulièrement celles des femmes.
A leur arrivée, Khouana et son amie Isadora découvraient étonnées, en ce 17èm siècle, un port en ruine. Les Turcs avaient déclaré plusieurs guerres dans ce port contre les Espagnols. Ils détruisaient remparts et forts pour annihiler les traces de Charles Quint. Il voulait faire de la Tunisie une terre de la chrétienté en Afrique du Nord. En attendant, le port de la Goulette apparaissait à ces exilés du Nord, sous l’aspect d’une vaste aire d’épars tumulus et gravats, dégageant des odeurs nauséabondes. L’auteur souligne ainsi, la première impression que donnait la Tunisie à ses Andalous venus du nord de la Méditerranée.
Hassanine Ben Ammou, comme de coutume, ponctue son roman de récits historiques et de fortes descriptions des évènements qui se produisaient en ce 17èm siècle. Dans <<l’Andaloussia>>, il parle des deux Deys de cette époque : Othman le brave et Youcef Dey. Les Deys dirigeaient la Tunisie suite à la chute des Hafsides. C’est Sinan Pacha qui donnait ces titres aux commandants de son armée en Tunisie. En partant, il les laissait diriger le pays.
Constamment, de vifs antagonismes, rivalités et luttes opposaient ces Deys, jusqu’à l’arrivée de Othman Dey. Il avait décimé, avec forte poigne, les conspirateurs et les concurrents. Sa fermeté, sa violence et dureté ne l’avaient pas empêché d’être, en même temps, d’une grande bravoure. Lui-même exhortait la venue des Hispano-Mauresques en Tunisie. Il se déplaçait au port pour leur souhaiter la bienvenue. Car, ils savaient pertinemment qu’ils étaient d’habiles artisans, des travailleurs de grande volonté et parmi les meilleurs commerçants de ce temps. Des attributs qui ne pouvaient qu’aider au développement du pays sur lequel il régnait.
Khouana et son amie Isadora avaient atterri dans une grande demeure devenue mausolée. Ce fût un lieu chaleureux. Il était mis à la disposition des femmes exilées comme centre d’accueil. Son propriétaire était le Cheikh sidi Abilghith el Kachèch, un vieux d’une grande piété. D’ailleurs Othman Dey, qui servait dans l’armée turque, était en même temps au service du Cheikh. Il lui avait prédit son glorieux avenir. En 1611, à son lit de mort, Othman désignât Youcef comme Dey pour lui succéder.
Les Hafsides, durant leur règne, avaient urbanisé les villes en Tunisie. L’auteur a fait de sorte que nous suivons les évènements du roman tout en circulant dans Tunis et ses environs ; comme si c’était aujourd’hui. Les personnages se déplacent de Halfaouin pour aller à Bâb souika, ou de l’Ariana à Bâb el Khadhra, ou de Lahfir à el Biga…sans oublier Essabaghine ou Otman dey a construit sa modeste mais belle maison.
Sa vie a chaviré, Khouana ne pouvant même plus s’accrocher à son passé, elle s’égarait, tout s’était évaporé même les amitiés. Elle fût empruntée d’être un dé dans un jeu d’espionnage qu’elle abhorre. Malgré le désespoir, sans soutien ni recours dans un monde sans compassion ni miséricorde, elle se ressaisissait et trouvait la force de jouer son propre jeu évinçant toute torture de l’esprit et de l’âme.
Ben Ammou ne s’est pas ménagé dans cet écrit. Il a présenté diverses figures d’êtres humains. La vieille qui avait prodigué soins et conseil à Khouana a bien di<<que les gens ne sont nullement différents de la mer, il peut vous trahir à tout moment>>. L’auteur se lance par moment, vers des discours revanchards et des cris sourds de révoltes.
Ce qui gagne et accroche le lecteur à cet écrit historico-romancé est en partie, le suspens d’un roman d’espionnage. Ce que veut nous dire l’auteur : les Andalous atterrissaient chez nous, ramenant certes, leur savoir-faire, leur savoir- être ; mais aussi leurs énigmes et leurs problèmes. Ceux d’entre nous d’origine andalouse auront, entre les mains, un ouvrage très intéressant. Il leur donne une idée, certes, plus riche en informations, sur l’arrivée de leurs ancêtres sur cette terre accueillante qu’est la Tunisie.
INM : Des pluies orageuses et intenses à partir de cet après-midi
L'Institut national de Météorologie annonce l'arrivée cet après-midi de pluies orageuses, suivies d'une chute des températures.
À partir de cet après-midi du lundi 25 Mars, des pluies orageuses toucheront les régions Ouest du Centre et du Sud, s'étendant progressivement vers l'Est pendant la nuit. Dans les régions Nord, les pluies sont prévues à partir de mardi soir jusqu'à mercredi après-midi, avec des épisodes orageux temporaires et localement intenses, principalement dans le Nord-Ouest.
Les précipitations pourraient atteindre 30 à 50 mm, accompagnées de chutes de grêle localisées.
Une baisse progressive des températures est prévue dans la plupart des régions, particulièrement remarquable le mercredi 27 Mars.
Les températures maximales oscilleront entre 09 et 13° dans les hauteurs Ouest et entre 15 et 20° dans les autres régions.
La chronique de Soufiane Ben Farhat : Tunisie-Politique- Ensauvagement et luttes d’écrans
Tout observateur averti en convient. En Tunisie, ici et maintenant sur le plan politique, les réseaux sociaux suppléent au terrain. Et les réseaux sociaux se réduisent presque à Facebook. Pourtant, le b-a ba de tout engagement politique qui se respecte consiste à distinguer entre l’être et le paraître et de ne point prendre l’ombre pour la proie.
N’empêche, certains, et ils sont légion, nourrissent encore l’illusion d’atteindre le cœur de cible de l’électorat notamment en s’investissant à fond dans les réseaux sociaux. Illusion d’optique politicienne ou cécité purement politique ? Mystère et boule de gomme serait-on censé conclure. Mais, à bien y voir, il y a bien des tares et impuissances qui sous-tendent cet état plutôt affligeant des choses.
Les Tunisiens, en matière de réseaux sociaux, sont plutôt Facebook qu’autre chose. Certes, il y en a de plus en plus sur TikTok et Instagram mais ça ne détrône pas pour autant les dix millions de Tunisiens récemment recensés sur Facebook. Plusieurs considérations y président.
Facebook, un terrain vague
Pour s’en tenir à l’essentiel, il faut savoir juger Facebook à sa juste valeur aux yeux des usagers tunisiens. Tout simplement c’est une espèce de terrain vague où les foules succèdent aux multitudes. L’anonymat et les faux profils aidant, tout y est permis. L’on peut même affirmer qu’à l’instar de la fonction qui crée l’organe, Facebook encourage et stimule un certain ensauvagement des mœurs et des attitudes des usagers parmi nos compatriotes. D’où le déchaînement des violences de tout genre, de l’apologie de la haine, de l’ostracisme et du rejet de l’autre sur Facebook beaucoup plus qu’ailleurs.
Cette attitude fondamentale ne saurait bien évidemment être envisagée sur X (ex-Twitter) ou sur LinkedIn. L’approche discursive y est différente et la régulation éthique plus prononcée. La nétiquette, ensemble des bonnes pratiques à l'usage des internautes, y est davantage de mise. C’est dire que les règles de politesse et de savoir-vivre à respecter sur internet ne sont pas si fréquentes sur Facebook, du moins dans les pratiques tunisiennes de Facebook.
Oui mais dira-t-on que vient faire la politique là-dedans ? La question mérite d’être posée. En fait, en Tunisie, depuis disons l’enjeu électoral de 2014, la politique a dérapé. Ce n’est plus une lutte de projets de société, de projets alternatifs et de programmes, mais une lutte de clans. A l’époque, libéraux et progressistes (Front populaire, Nida Tounes, gauche progressiste) s’étaient ligués contre les conservateurs rétrogrades réunis autour d’un parti au discours intégriste et aux pratiques violentes et fascistes (Nahdha et consorts).
Establishment politico-mafieux
Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Les luttes de clans ont investi la place. Les considérations éthiques immanentes aux choix politiques ont été reléguées aux oubliettes. Les mafieux se sont emparés de la sphère publique. Cartels, trusts, réseaux de la corruption, de la contrebande et du crime organisé tiennent désormais le haut du pavé. Les partis politiques se sont mués en partie intégrante de l’establishment mafieux. Les bailleurs de fond internationaux et l’argent louche et aux origines scabreuses ont débarqué dans nos murs. Des associations et des organes des médias ont été mis à profit et enrôlés dans le statut de courroie de transmission des partis et autres pontes de l’économie rentière. Bref, la politique a été souillée et les envolées lyriques éthiques ont cédé la place aux motivations crapuleuses.
Du coup, le Tunisien, pas si dupe qu’on ne le croit, a tourné le dos aux politiciens et à la politique. Il a déserté le rang des partis politiques et considère avec un regard plutôt méfiant tant la sphère associative que les médias. Bientôt, les syndicats rejoindront le cortège des discrédités.
Cela a été manifeste notamment lors de l’élection présidentielle de 2019 au cours de laquelle deux candidats anti-système avaient émergé du lot. Après le coup de force du 25 juillet 2021, tout le système a été mis à nu. Il a témoigné de l’accointance douteuse de l'establishment politique avec les mafieux tapis dans l’ombre. Discréditée, la classe politique n’a guère fait son aggiornamento mais n’a pas abandonné ses prétentions et rêves de reconquête du pouvoir aussi.
Diatribes, invectives, fake News
Il faut dire qu'entre-temps, les vannes célestes du financement occulte des partis politiques et de leurs relais associatifs se sont taries. Il y a désormais davantage de contrôle des flux financiers scabreux, étrangers notamment, même si c’est encore insuffisant. Dès lors, tout le monde ou presque s’est replié sur les réseaux sociaux, Facebook en prime. L’écran du smartphone a remplacé le porte-à-porte, le terrain, le travail de propagation des idées et de mobilisation des ressources humaines ou autres.
Paresse pour paresse, les constructions politiques et idéologiques se sont muées en slogans. L'ensauvagement inné des réseaux sociaux et de Facebook en particulier aidant, les slogans sont devenus eux-mêmes insultes et diatribes à tout vent. Il n’est pas rare de consulter le profil Facebook de telle ou telle “personnalité” politique et de constater le nombre de statuts partagés quotidiennement dont une écrasante majorité se réduisent à des invectives ou diarrhées verbales. A en croire qu’elle est devant son smartphone ou écran d’ordinateur le plus clair du temps. Aigrie de surcroît. Même les fake News se sont invitées dans le triste concert. Il est devenu fréquent de retrouver lesdites “personnalités” qui y piquent la tête en avant où les reprennent tout bonnement à leur compte.
Le Tunisien, lui, rusé et aguerri, ne mord guère à l’hameçon. Ce qui en rajoute à la solitude des politiciens de la misère des jours désormais agglutinés dans des cercles de relations de plus en plus restreints.
Faut-il réinventer la politique ? Assurément. Autrement, le large discrédit et la dépréciation aux yeux de l’opinion commune des politiciens de tout bord n’en finiront guère de s’aggraver. Et si la solitude de l’esprit est la véritable solitude, l'esseulement politique est assurément la pire des misères.
S.B.F
Djerba, la destination en vogue pour l’été 2024
Le Tour Operateur Egotravel a annoncé qu’il renforcera son opération charter vers l’île de Djerba, en ajoutant un vol hebdomadaire, chaque mercredi, de Lisbonne, pour la période entre le 5 juin et le 11 septembre 2024.
La Spécialiste des voyages et des séjours de vacances compte désormais trois départs de Lisbonne, deux chaque mercredi et un chaque jeudi, et deux départs de Porto, mercredi et jeudi.
Dans ce cadre, le directeur commercial d'Egotravel a fait savoir que cette décision intervient suite à la hausse des demandes des Portugais sur la destination Djerba.
Et il ne s’agit pas uniquement des Portugais.
En effet, plusieurs tours opérateurs ont renforcé leurs liaisons aériennes avec l’île de Djerba. La compagnie aérienne suisse, Edelweiss Air, avait proposé deux vols par semaine, les jeudis et dimanches, entre l'aéroport de Zurich et celui de Djerba-Zarzis, alors que la compagnie aérienne russe, Aeroflot a officiellement repris officiellement ses vols vers la Tunisie.
Demain, séance plénière sur la convention de siège Tunis-Qatar
Demain, le mardi 26 Mars 2024, à partir de 10:00, l'Assemblée des représentants du peuple tiendra une séance plénière pour examiner le projet de loi organique n° 002/2024. Ce projet porte sur l'approbation d'une convention de siège entre le gouvernement tunisien et le fonds du Qatar pour le développement, concernant l'ouverture d'un bureau du fonds à Tunis.
















