Kairouan et Sfax :Les deux premiers délégués démis de leurs fonctions
Le ministère de l'Intérieur a annoncé, ce jeudi 28 mars 2024, que le premier délégué du gouvernorat de Kairouan, Chedly Jhinaoui, a été démis de ses fonctions et remplacé par Sami Ayadi, secrétaire général du gouvernorat.
Il convient de noter que la région est sans gouverneur, dès que le président de la République Kaïs Saïed a décidé , le 22 août 2023, de mettre fin à la mission de Mohamed Bourguiba.
Par ailleurs, le ministre a également mis fin aux fonctions du premier délégué du gouvernorat de Sfax Habib Blaghouthi, qui a été remplacé par Mohamed Nafti Kdouda.
Un convoi médical tunisien bientôt à Gaza
Le Conseil national de l'ordre des médecins a lancé, ce jeudi 28 mars 2024, un appel au bénévolat pour participer à une caravane médicale, terrestre, au profit de la bande de Gaza.
L'ordre des médecins a précisé dans son appel que les demandes seront traitées selon les besoins et en fonction des conditions du terrain.
Les extraits de naissance avec un QR code désormais acceptés
La présidence du gouvernement a annoncé, ce jeudi, que les extraits de naissance, avec un QR code, obtenus à partir du portail des services administratifs e-Bawaba.tn sont, désormais, acceptés au même titre que les extraits délivrés par les municipalités et ont la même valeur juridique et, par suite, la même force probante que ces derniers.
Cette autorisation s'inscrit dans le cadre de l'application des décisions du conseil interministériel du 13 mars 2024 pour simplifier les procédures administratives.
À rappeler que ces services administratifs numériques délivrés via le portail e-Bawaba.tn sont également accessibles aux tunisiens résidents à l’étranger possédant l’identité digitale « e-Houwiya ».
Dates de la reprise des Ligues 1 et 2
La Ligue Nationale de Football Professionnel vient d'annoncer le programme de la reprise de la compétition des Ligue 1 et 2 qui aura lieu juste avec la fin du mois saint de Ramadan. Ainsi la quatrième journée du play off aura lieu les 10 et 12 avril prochain ce qui coincidera avec les fêtes de l'Aid alors que le play out et la Ligue 2 reprendront les 13 et 14 avril.
J.B
L'ISIE annonce la composition initiale du Conseil National des Régions et des Districts
Le Président de l'Instance Supérieure Indépendante pour les Élections, Farouk Bouasker, a annoncé ce jeudi 28 mars 2024, les résultats préliminaires des élections du Conseil National des Régions et des Districts.
Le Conseil est composé de 77 membres représentants tous les gouvernorats et les districts.
Voici les représentants des Districts dans le Conseil National des Régions et des Districts :
1er District : Abderraouf Klaïi
2ème District: Oumina Harbaoui
3ème District: Hamdi Omrane
4ème District: Habib Khoudi
5ème District: Noureddine Akrout
Selon une enquête de l’INS sur les salaires en Tunisie : Les banquiers et les assureurs au top, les enseignants parmi les moins payés
Il ne faut pas forcément fréquenter les grandes écoles et collectionner les plus prestigieux diplômes pour avoir un boulot généreusement rémunéré. En Tunisie, c’est du côté des banques et des assurances que se trouve l’Eden des salaires, comme vient de le révéler une enquête publiée par l’INS…
Selon cette enquête, les travailleurs dans les activités financières et d’assurances comptent parmi les salariés les mieux rémunérés en Tunisie, puisque le salaire de base moyen d’un cadre s’élève à 3.258 dinars, représentant 708% du salaire mensuel minimum interprofessionnel garanti 2022 -SMIG- qui s'élève à environ 460 dinars. La différence est impressionnante et le laisse pas de place aux commentaires.
Ceci sans compter les autres avantages comme l’accès facile aux crédits et les multiples conventions avec d’autres entreprises de services.
D’ailleurs, il ne peut être autrement puisque toutes les banques, aussi bien publiques que privées, sont en train d’enregistrer des chiffres d’affaires impressionnants, ce qui leur permet ces largesses en matière de salaires. Certaines banques, et pas uniquement les privées, gratifient leurs hauts cadres des salaires mensuels fort élevés (20 à 70 mille dinars), selon les bilans et les gains récoltés chaque année.
Idem pour les professions intermédiaires, les employés et les ouvriers exerçant dans cette filière, touchent respectivement 2.304 D (501% du SMIG), 1.857 D (404% du SMIG) et 1.112 D (242% du SMIG), selon cette étude biannuelle publiée le 25 mars courant, par l’Institut National de la Statistique.
D’après cette enquête, le personnel dans les activités immobilières, les industries extractives et les métiers d’information et de communication est, aussi, assez bien rémunéré. En fait, les salaires moyens dans les activités immobilières varient entre 2.550 D (554% du SMIG) pour un cadre, et 770 D (167% du SMIG) pour un ouvrier. Ceux dans les industries extractives varient entre 2.351 D (511% du SMIG) pour un cadre et 781 D (170% du SMIG) pour un ouvrier.
De même, les travailleurs dans le domaine de l’information et la communication perçoivent un salaire allant de 2.329 D (506% du SMIG) pour un cadre, à 618 D (134% du SMIG) pour un employé.
Les enseignants, loin derrière !
En contrepartie, et aussi paradoxal soit-il, les travailleurs dans la filière de l’enseignement sont parmi les moins rémunérés, leurs salaires ne dépassent pas les 1.165 D pour un cadre, 765 D pour les professions intermédiaires, 682 D pour un employé et 502 D pour un employé. A l’opposé de ce qui se passe dans les pays avancés, les enseignants perçoivent des salaires modestes et à peine suffisants pour mieux donner et pour disposer des moyens nécessaires pour encadrer et élargir les connaissances des élèves.
Les personnes exerçant dans les activités de production d’électricité, de gaz et de distribution d’eau, ne sont pas assez bien rémunérées, puisque les salaires varient entre 1.467 D pour un cadre et 679 D pour un employé. Mais le fait qu’ils bénéficient de la gratuité de l’électricité, qui devient de plus en plus chère, et de l’eau dont le prix, lui aussi, grimpe, compense ce manque par rapport à d’autres secteurs.
Il en est de même pour les travailleurs dans les filières d’hébergement et de restauration (les salaires perçus oscillent entre 1.479 D pour un cadre et 660 D pour un employé, et les activités de construction (1.499 D pour un cadre et 691 D pour un employé). Il est vrai que ce secteur se porte très bien par rapport à d’autres, en crise à l’image de l’Etat lui-même, mais les grilles de salaires qui s’y rapportent ne sont pas assez généreuses.
La même physionomie des salaires en 2023
Selon les données de l'Institut national de la statistique (INS), le salaire moyen en Tunisie en 2023 était de 640 dinars tunisiens par mois. Ce salaire est calculé sur la base des données de l'enquête nationale sur l'emploi et le chômage.
Cependant, il est important de noter que le salaire moyen varie en fonction de la profession, du niveau d'éducation et de la région. Par exemple, les salariés du secteur public ont tendance à gagner plus que les salariés du secteur privé. Les personnes qui ont un niveau d'éducation supérieur ont également tendance à gagner plus. Enfin, les salariés qui travaillent dans les grandes villes ont tendance à gagner plus que les salariés qui travaillent dans les petites villes ou les zones rurales.
Voici, à titre d’exemple, les salaires mensuels moyens dans différents secteurs d'activité en Tunisie :
• Secteur public : 1.000 dinars tunisiens
• Secteur privé : 500 dinars tunisiens
• Enseignants : 800 dinars tunisiens
• Médecins : 2.000 dinars tunisiens
• Ingénieurs : 1.500 dinars tunisiens.
Kamel ZAIEM
Il est à souligner que l’enquête « Emploi et salaires » est une enquête structurelle menée par questionnement direct auprès d’un échantillon d’entreprises tirées aléatoirement à partir du Répertoire National des Entreprises (RNE).
Elle vise à rassembler des informations sur l’évolution de l’emploi, son mouvement, par catégorie professionnelle, ainsi qu’une décomposition des salaires bruts versés pour chaque année en salaires de base. Elle s’intéresse aussi à la durée de l’activité et du travail de l’entreprise.
Versement des allocations consacrées aux enfants inscrits au programme d’Amen social
Le ministère des Affaires sociales a annoncé aujourd'hui, le 28 Mars, le début du versement des indemnités attribuées aux enfants âgés de 6 à 18 ans, faisant partie des familles défavorisées et à faible revenu inscrites au programme d’Amen social.
Ces indemnités correspondent aux mois de janvier et février 2024 et ont commencé à être versées depuis le mardi 26 Mars 2024.
Le marché de l’investissement de portefeuille évolue en Afrique
Le paysage du capital-risque en Afrique a connu une dynamique intéressante en 2023, selon le rapport « Venture Capital Activity in Africa 2023 » publié par l'Association africaine du capital-investissement et du capital-risque (AVCA).
Les données révèlent des tendances significatives qui offrent un aperçu approfondi de l'évolution des investissements dans les start-ups africaines.
Tendances marquantes
Une des tendances marquantes est l'augmentation du nombre d'investisseurs basés en Afrique. En effet, ces investisseurs ont représenté 29,4% du total des acteurs de l'industrie du capital-risque ayant injecté des fonds dans des start-ups africaines en 2023, comparé à seulement 23% en 2022.
Cette progression souligne non seulement l'intérêt croissant des investisseurs locaux pour les opportunités d'investissement sur le continent, mais également la maturation et la confiance accrues dans l'écosystème entrepreneurial africain.
Investisseurs actifs
Cependant, malgré cette augmentation des investisseurs africains, le nombre total d'investisseurs actifs dans le paysage africain du capital-risque a diminué de 33% par rapport à l'année précédente, atteignant 781 investisseurs en 2023.
Cette baisse significative est attribuée au refroidissement du marché mondial du capital-risque, alimenté par des incertitudes macroéconomiques mondiales. Cette situation a incité les investisseurs à recalibrer leurs stratégies d'investissement pour s'adapter à un environnement en mutation.
Répartition régionale
La répartition régionale des investisseurs actifs révèle une forte présence de l'Amérique du Nord, représentant 31,5% des investisseurs, suivie de près par les investisseurs africains avec 29,4%.
L'Europe, l'Asie-Pacifique et le Moyen-Orient représentent également des parts importantes, avec respectivement 22,2%, 9,2% et 7,1%. Cette répartition souligne la diversité des sources de financement pour les start-ups africaines, reflétant l'intérêt mondial croissant pour le potentiel économique du continent.
Montants investis
En termes de montants investis, le rapport indique une baisse globale des investissements en capital-risque en Afrique, passant de 5,2 milliards de dollars en 2022 à 3,6 milliards de dollars en 2023. Cependant, lorsque l'on prend en compte le financement par dette, le montant total des fonds injectés dans les start-ups africaines au cours de l'année écoulée s'élève à 4,5 milliards de dollars.
Cette croissance du financement par dette, plus prononcée que l'investissement traditionnel en capitaux propres, témoigne de la diversification des instruments financiers utilisés dans le paysage du capital-risque africain.
Malgré la baisse des investissements, l'Afrique a mieux résisté que d'autres régions du monde au refroidissement du marché mondial du capital-risque.
Alors que des baisses significatives de la valeur des investissements ont été enregistrées dans d'autres régions, l'Afrique a maintenu une certaine stabilité, reflétant sa résilience face aux défis économiques mondiaux.
Secteurs prometteurs
En termes de secteurs, les finances ont capté le plus grand nombre de fonds, représentant 48% des investissements totaux, suivis par l'industrie (12%), les biens de consommation discrétionnaire (9%), les services publics (9%), les technologies de l'information (8%) et la santé (5%).
Cette répartition sectorielle met en évidence la diversité des opportunités d'investissement offertes par l'écosystème entrepreneurial africain, couvrant un large éventail d'industries et de secteurs d'activité.
L'analyse de l'activité du capital-risque en Afrique en 2023 met en lumière une dynamique complexe mais prometteuse. Malgré les défis économiques mondiaux, l'Afrique continue d'attirer l'attention des investisseurs, témoignant de son potentiel économique croissant et de son rôle de plus en plus important dans le paysage mondial du capital-risque.
Écarts des salaires : points cruciaux et tendances globales
Les données de l'enquête biannuelle « Emploi et salaires auprès des entreprises en 2022 », publiée par l'Institut national de la statistique (INS), mettent en lumière des disparités significatives dans les niveaux de rémunération entre différents secteurs d'activité.
La rémunération des travailleurs est un aspect crucial de la dynamique économique d'un pays, façonnant les niveaux de vie individuels et contribuant à l'équité sociale.
Vue globale
Selon le rapport de l’INS, le total des salariés a atteint 1.157.089 personnes, réparties entre 624.205 hommes et 532.884 femmes. Le secteur de l’industrie manufacturière est le plus gros employeur avec 547.945 salariés, suivi des activités administratives avec 120.325 salariés puis du commerce avec 115.166 salariés.
Le salaire moyen de base versé aux permanents est de 924 dinars : il est compris entre 726 dinars et 2.605 dinars, selon le secteur d’activité. Les différences se situent aussi au niveau catégories professionnelles (cadres 3.258 dinars - 1.138 dinars), professions intermédiaires (2.304 dinars -765 dinars), employés (1.857 dinars - 682 dinars) et ouvriers (1.112 dinars - 579 dinars).
Données sectorielles
Les travailleurs dans les activités financières et d'assurances se distinguent en tant que certains des mieux rémunérés en Tunisie.
Les cadres de cette filière bénéficient d'un salaire de base moyen atteignant 3 258 dinars, représentant 708% du salaire mensuel minimum interprofessionnel garanti (SMIG) de 2022, qui est d'environ 460 dinars.
Les professions intermédiaires, les employés et les ouvriers de ce secteur bénéficient également de niveaux de rémunération relativement élevés, représentant respectivement 501%, 404% et 242% du SMIG.
Niveaux de rémunération attractifs
Outre les activités financières et d'assurances, d'autres secteurs se démarquent également par des niveaux de rémunération attractifs. Les activités immobilières, les industries extractives et les métiers de l'information et de la communication offrent des salaires moyens considérables, dépassant largement le SMIG. Par exemple, les cadres dans les activités immobilières perçoivent en moyenne 2 550 dinars, représentant 554% du SMIG, tandis que dans les industries extractives, les cadres gagnent environ 2 351 dinars, soit 511% du SMIG.
Secteurs moins lotis
En revanche, certains secteurs présentent des niveaux de rémunération relativement bas. Les travailleurs de l'enseignement, de la production d'électricité, du gaz, de la distribution d'eau, de l'hébergement, de la restauration et de la construction font partie des moins bien rémunérés.
Les salaires dans ces secteurs se situent souvent en dessous de la moyenne nationale et du SMIG, ce qui soulève des questions sur l'équité salariale et l'attrait de ces professions.
Impacts et tendances
Les implications économiques des disparités de rémunération entre les secteurs d'activité vont bien au-delà de l'attraction et de la rétention des travailleurs qualifiés. En effet, ces disparités peuvent également influencer la productivité globale de l'économie et affecter la distribution des richesses, ce qui a des répercussions sur la stabilité sociale et la croissance à long terme.
Dans les secteurs offrant des salaires plus élevés, la concentration de travailleurs qualifiés peut stimuler l'innovation et la productivité. Ces travailleurs sont souvent mieux formés et plus motivés, ce qui se traduit par des gains d'efficacité et une meilleure compétitivité des entreprises.
Par conséquent, ces secteurs ont tendance à contribuer davantage à la croissance économique globale et à attirer des investissements supplémentaires, renforçant ainsi leur dynamisme et leur résilience face aux chocs économiques.
En revanche, les secteurs moins bien rémunérés sont confrontés à des défis de recrutement et de rétention de talents. Cette situation peut entraîner une stagnation de la productivité et une perte d'innovation, limitant ainsi leur capacité à contribuer de manière significative à la croissance économique.
De plus, les travailleurs de ces secteurs peuvent être plus susceptibles de vivre dans des conditions de précarité économique, ce qui alimente les inégalités sociales et compromet la cohésion sociale.
Disparités significatives
À un niveau macroéconomique, les disparités de rémunération entre les secteurs peuvent également affecter la répartition des richesses et la demande globale. Les travailleurs des secteurs bien rémunérés ont tendance à avoir un pouvoir d'achat plus élevé, ce qui stimule la demande de biens et de services de qualité supérieure. En revanche, les travailleurs des secteurs moins bien rémunérés ont souvent une propension marginale à consommer plus faible, ce qui peut limiter la croissance économique globale.
Ainsi, pour garantir une croissance économique inclusive et durable, il est essentiel de mettre en place des politiques publiques visant à renforcer la négociation collective pour améliorer les conditions de travail, et à mettre en place des politiques de redistribution fiscale pour réduire les inégalités de revenu.
L'analyse des systèmes de rémunération en Tunisie met en lumière des disparités significatives entre les différents secteurs d'activité. Alors que certains secteurs offrent des salaires attractifs, d'autres peinent à maintenir des niveaux de rémunération compétitifs. Cette situation souligne l'importance de politiques visant à promouvoir l'équité salariale et à stimuler la croissance économique dans l'ensemble des secteurs, afin de garantir un développement équilibré et durable de l'économie tunisienne.
Poste tunisienne : Un employé détourne 27 000 dinars du compte d'un client
Le ministère public du Tribunal de première instance du Kef a donné son autorisation pour l'ouverture d'une enquête sur le présumé détournement de 27 000 dinars par un employé de la Poste tunisienne à partir du compte d'un client, a annoncé le porte-parole du tribunal, Yosri Houami, ce jeudi 28 mars 2024.
Le 25 mars, un client a signalé qu'une somme d'argent avait été retirée de son compte. Suite à cela, le directeur du bureau de la Poste a effectué une vérification et a découvert que 27 000 dinars avaient été retirés puis réintégrés dans le compte du client.
Le porte-parole a également informé que le suspect avait quitté le pays et qu'il est actuellement recherché.
A l’Institut français de Tunisie (IFT) : Jeunes ! Créez vos mondes imaginaires
Dans le cadre des soirées « Layali Ramadan 2024 », la médiathèque de l’Institut français de Tunisie (IFT) propose un nouveau rendez-vous artistique intitulé « Les imaginaires » avec l’artiste visuelle Bochra Taboubi. Nouvelle aventure artistique à laquelle sont conviés les adolescents.
« Les imaginaires » est une série d’ateliers destinés au jeune public, à partir de 10 ans, qui s’étalent sur quatre séances mensuelles de mars à juin 2024 et qui permettra aux jeunes passionnés de dessin, d’écriture, de bd etc. de concrétiser leurs projets.
« Techniques de création des mondes imaginaires – Expérimentations – Dessin » ainsi s’intitule la première séance, prévue pour ce samedi 30 mars à 21h00 à l’Institut français de Tunisie (IFT). Il s’agit d’un atelier de création de livre d’artiste, mêlant dessin, collage et texte graphique pour des récits narratifs et visuels autour des mondes imaginaires et de chimères.
Il est ainsi à rappeler que Bochra Taboubi est une artiste visuelle et designer de produits. Diplômée de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis, elle s’intéresse aux formes organiques, au biomimétisme et à la relation entre l’homme et la nature. Elle travaille principalement sur la vie artificielle avec des créatures fictives pour inventer son propre répertoire fabuliste qui questionne les problèmes humains. Son travail a été présenté à Konstfack (Stockholm), au collectif Foreign Objekt (Californie), au festival Die Angewandte (Vienne), au festival « Tashweesh », au Goethe Institut Tunesien (Tunis), au festival international d’Art féministe « Chouftouhonna » (Tunis), à la Bibliothèque nationale (Tunis) et au festival « Utopies visuelles » (Sousse).
Prix RFI Théâtre 2024 : Le successeur du Camerounais Kwégoué sera-t-il Tunisien ?
L’appel à écritures de RFI est lancé depuis le lundi 25 mars et pour postuler les candidats ont cinq semaines pour inventer, affiner, peaufiner, ajuster leur texte et l’envoyer avant la date limite du samedi 27 avril 2024, à minuit. Les auteurs tunisiens sont éligibles. Ils n’ont qu’envoyer leurs textes.
L’an dernier, le Camerounais Éric Delphin Kwégoué l’a emporté avec « À cœur ouvert » qui sera lu au Festival d’Avignon dans le cycle de lectures de « RFI Ça va, ça va le monde ! » et créé au Festival des Zébrures d’automne à Limoges en septembre. Qui lui succèdera ? Homme ? Femme ? D’Afrique, du Proche-Orient, des Caraïbes, de l’océan Indien ? Les jeux sont ouverts et le jury de septembre sera seul à en décider.
Depuis dix ans, le Prix RFI Théâtre a permis à une dizaine d’auteurs et d’autrices de rencontrer une plus grande audience, dans leurs pays respectifs, mais aussi à l’international. Traductions, mises en lecture, résidences et parfois le texte lauréat a été mis en scène. L’aventure continue avec cette 11e édition. Pour l’envoi des candidatures, une seule adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Chaque candidat devra envoyer son texte avec titre et nom de l’auteur/autrice ainsi que le formulaire d’inscription renseigné.
Pour participer, les autrices et auteurs doivent avoir entre 18 et 46 ans et envoyer un texte en français comportant un minimum de 15 pages numérotées (ce qui est beaucoup plus facile à lire pour le comité de lecture). Le prix est ouvert exclusivement aux auteurs/autrices né.e.s et vivant en Afrique, dans les Caraïbes, dans l’océan Indien ou encore au Proche-Orient. Pour prendre en compte les situations politiques locales, l’appel à écriture est aussi ouvert aux ressortissants des pays des zones précitées, vivants en France depuis moins de quatre ans et titulaires d’une carte de résident ou d’un statut de réfugié politique.
Ce prix permet d’être entendu sur les ondes de RFI dans le cadre du cycle de lectures de « Ça va, ça va le monde ! », enregistré au Festival d’Avignon. Les partenaires de ce prix permettent aux lauréats de bénéficier de temps de travail que ce soit à la Villa Ndar à Saint-Louis du Sénégal, à la Maison des auteurs de Limoges ou au CDN Normandie-Rouen, d’un accompagnement dramaturgique avec Théâtre Ouvert et du soutien sans faille de la SACD et de l’Institut français. Il n’y aura qu’un ou qu’une seule lauréat ou lauréate, mais parmi tous les textes envoyés, une douzaine seront présélectionnés et proposés à un jury international.
Le Prix RFI Théâtre est organisé en partenariat avec l’Institut français, l’Institut français de Saint-Louis du Sénégal, le Centre dramatique national de Normandie-Rouen, la SACD, Les Francophonies – Des écritures à la scène et le Théâtre Ouvert, Centre national des dramaturgies contemporaines.
Fondation Fida : versement des indemnisations des blessés et martyrs de la révolution
La Fondation Fida a annoncé, ce jeudi 28 mars 2024, le versement des indemnités du mois de mars en faveur des blessés et des bénéficiaires principaux des martyrs de la révolution. Dans un communiqué publié à cette occasion, l'organisation a précisé que les bénéficiaires devraient se rendre aux bureaux de poste. Elle a noté que cent familles et 165 individus bénéficiaient de ces allocations.
De plus, la fondation a mentionné que 65 blessés recevaient des allocations variant entre 400 et 1 400 dinars. La Fondation a également déclaré avoir accordé des bourses universitaires et scolaires à 259 étudiants et élèves, parmi lesquels figuraient les enfants de 135 blessés de la révolution, 17 étudiants et élèves issus des familles des martyrs de la révolution, ainsi que 113 étudiants et élèves touchés par les attentats terroristes.
L’artiste Aicha Snoussi participe à l’exposition- événement de l’IMA
La Tunisienne Aicha Snoussi sera l’une des dix-sept artistes arabes contemporains à prendre part à l’exposition-événement de l’IMA (Institut du Monde arabe) à Paris intitulée « Arabofuturs. Science-fiction et nouveaux imaginaires », prévue du 23 avril au 27 octobre 2024.
« Depuis la première décennie des années 2000, les artistes arabes et de la diaspora s’emparent de l’anticipation et de la science-fiction pour questionner et transgresser sans détours les sociétés d’aujourd’hui et rêver les mondes de demain. Vidéastes, plasticiens, photographes, performeurs renouvellent les perspectives, redéfinissent les identités, offrent des contre-récits émancipateurs. Mondialisation, modernité, écologie, migrations, genre ou décolonisation sont quelques-uns de leurs sujets de prédilection », a annoncé l’IMA dans la présentation de l’exposition d’art contemporain.
Aïcha Snoussi exposera dans la section « Futures hybrides » qui ouvre les portes de l’anticipation et des nouveaux possibles. Hybridations, écriture des mythes, nouvelles humanités, mondes fantastiques et post-apocalyptiques… : ces futurs sont ceux des revendications radicales du changement, du refus des paradigmes actuels et des modèles patriarcaux, capitalistes, expansionnistes qui ont organisé les sociétés humaines », peut-on lire dans l’éditorial signé par la commissaire de l’exposition, Élodie Bouffard et la Commissaire associée, Nawel Dehina.
Le travail de Aïcha Snoussi « questionne les récits enracinés, l’autorité des savoirs et les dynamiques de pouvoir qui façonnent l’histoire. Le dessin prolifère en occupant les espaces qui sont investis, et fusionne avec des installations faites d’archives, de sculptures, d’objets et de matériaux organiques méticuleusement collectés, gravés, assemblés », selon l’artiste qui a exposé dans plusieurs villes et capitales du monde dont Paris, Abu Dhabi, Londres, Amsterdam, Beirut, Bruxelles et Cape Town.
Née à Tunis en 1989, Aïcha Snoussi est diplômée de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis et de l’Université de la Sorbonne à Paris. Elle est Lauréate en 2020 du prix Sam pour l’art contemporain et du premier prix de la Fondation Rambourg pour son projet d’art contemporain « Underwater ».
Journée mondiale du théâtre au TNT : une célébration dans la douleur
A l’occasion de la Journée mondiale du théâtre, célébrée le 27 mars de chaque année, la salle du 4ème Art à Tunis, a abrité, mercredi soir, l’ouverture de la 2ème édition de la manifestation « Tunis Théâtres du Monde », organisée par le Théâtre National Tunisien (TNT).
La cérémonie d'ouverture a eu lieu en présence du ministre chargé de la gestion du ministère des Affaires culturelles, Moncef Boukthir qui est à la tête du ministère de l'Enseignement supérieur et la recherche scientifique, ainsi qu'une pléiade d'artistes et d'hommes de théâtres.
A cette occasion, un hommage a été rendu au metteur en scène Anouar Chaafi qui a fait la lecture du message de la Journée internationale du théâtre 2024 « L’Art c’est la Paix ». Ce message rédigé par l'auteur dramatique et romancier norvégien Jon Fosse, lauréat du prix Nobel de littérature 2023, a été traduit dans plus de 50 langues. La version arabe a été traduite par Anouar Chaafi qui est un ancien directeur du TNT.
Dans son allocution prononcée à cette occasion, Moncef Boukthir a déclaré que le théâtre est un acte humanitaire renouvelé par excellence et un art au service des causes humanitaires et les valeurs sociales sans distinction aucune entre les individus ». « C'est ce qui a fait du théâtre un art éternel, libre de toute restriction », a-t-il ajouté.
Une pensée à Gaza
Évoquant la situation dans les territoires palestiniens occupés, le ministre a souligné que « cette Journée mondiale du Théâtre coïncide avec une situation délicate dans la bande de Gaza et une tragédie humanitaire où les rôles sont répartis entre une entité usurpatrice qui continue à tuer des innocents désarmés et un peuple assez patriotique qui a écrit une épopée par sa lutte et dessiné sa victoire avec le sang des martyrs. »

« Il est important de réfléchir à l'essence même des créations réalisées dans le cadre de cet art noble et au service des questions humanitaires, en particulier le droit des peuples à l'autodétermination et à vivre dans des conditions de sécurité et de paix », a estimé le ministre. Il a souligné « la nécessité de se connecter à la réalité humaine et de concevoir des œuvres artistiques qui contribuent au raffinement des sociétés à travers des valeurs et une esthétique qui éclaire les esprits, affine les goûts et nourrit les âmes. »
Pour sa part, le directeur général du TNT, Moez Mrabet, a qualifié le théâtre d'« outil magique dont le bon usage pourrait insuffler de la grandeur dans la vie des peuples ». «
Il a déclaré que les artistes tunisiens célèbrent le théâtre et sont pleinement conscients que leurs créations constituent une tentative en faveur des causes justes et la paix dans le monde ».
« Cette année, la Journée Internationale du Théâtre est célébrée dans une conjoncture dominée par une sensation d’oppression et d’impuissance devant ce qui se passe à Gaza transformée en un grand théâtre d'une tragédie humaine dans toutes ses dimensions profondes », a-t-il fait savoir. Il a encore parlé du rôle du 4ème Art « en faveur des valeurs d'amour, de paix et de la beauté et l'édification pour un monde meilleur. »

En solidarité avec Gaza, une pièce produite par le Théâtre de la Liberté de Jénine, « Le Métro de Gaza » a été interprétée, après la fin de la cérémonie officielle.
Cette coproduction entre la Palestine et la Suisse dans un texte cosigné Khawla Ibraheem avec le metteur en scène Hervé Loichemol d'après une œuvre artistique de Mohamed Abusal, est née à partir d'une résidence à Paris, où Mohamed Abusal, artiste plasticien gazaoui, a imaginé Metro à Gaza, une installation multi-supports qui donne à voir un réseau souterrain qui relierait la Bande de Gaza à la Cisjordanie.
Portée par des interprètes palestiniens, elle voit le jour au Freedom Theatre du camp de réfugiés de Jénine (Cisjordanie), puis jouée en 2022 une dizaine de fois en Palestine, prévoyant une tournée théâtrale en Europe afin de diffuser de par le monde les récits et les rêves des Palestiniens et particulièrement de ceux de Gaza.
Le Quotidien avec TAP
















