La lutteuse tunisienne Zeineb Seghaier valide son billet pour les JO 2024
Nouvelle performance des sports individuels tunisiens. La lutteuse Zaineb Seghaier vient d'assurer sa qualification aux Jeux Olympiques 2024 qui auront lieu cet été à Paris.
Sfax : Coupure d'eau dans certaines zones
La Société Nationale de Distribution et d'Exploitation des Eaux (SONEDE) a annoncé qu'une interruption et une perturbation de la distribution d'eau potable sont prévues à Sfax de lundi prochain, le 25 mars courant, à partir de 22 heures, jusqu'à mardi 26 mars à 16h.
Les zones concernées sont la route de l'aéroport, du kilomètre 3 au kilomètre 11, ainsi que la zone d'El Hajeb.
La SONEDE a expliqué que cette interruption est due aux travaux de mise en place d'un canal d'adduction d'eau d'un diamètre de 1400 millimètres au niveau de l'échangeur de la route de l'aéroport.
Haltérophilie: Ghofrane Belkhir suspendue par l'IWF pour suspicion de dopage
Il s’agit d’une première décision en attendant la suite de l’enquête. La Fédération internationale d'haltérophilie (IWF) a annoncé, aujourd’hui samedi, avoir suspendu l'haltérophile tunisienne Ghofrane Belkhir à titre provisoire et ce, sur fond d'un test anti-dopage qu'elle a effectué le 5 février dernier.
L'instance mondiale a précisé que ce test a révélé l'existence d'une substance interdite de la catégorie "Carboxy-THC" dans l'organisme de l'athlète tunisienne et que cette détection est attribuée à la consommation d'un stupéfiant de 7 à 20 jours avant le test.
L'IWF a souligné la décision finale sera rendue, une fois la substance identifiée.
Dommage, car il s’agit d’une superbe athlète qui aspire à briller à l’échelle internationale et qui ne semble pas savoir bien gérer sa carrière, faute sûrement d’un encadrement qui laisse à désirer.
A titre de rappel, Ghofrane Belkhir a remporte la médaille d'or à l'arraché et la médaille de bronze à l'épaulé-jeté aux Jeux méditerranéens de 2018 à Tarragone dans la catégorie des moins de 63 kg. Aux Jeux olympiques de la jeunesse de 2018 à Buenos Aires, où elle est la porte-drapeau de la délégation tunisienne, elle obtient la médaille d'or dans la catégorie des moins de 58 kg. Elle a également obtenu la médaille d'or à l'arraché et au total dans la catégorie des moins de 59 kg aux championnats du monde 2021 à Tachkent. Elle a également remporté la médaille d'or à l'arraché dans la catégorie des moins de 59 kg aux Jeux méditerranéens de 2022 à Oran. Ghofrane est également médaillée d'or à l'épaulé-jeté et au total et médaillée d'argent à l'arraché dans la catégorie des moins de 59 kg aux championnats d'Afrique 2022 au Caire.
K.Z.
Système financier : Tendances pour booster les injections des liquidités
La dernière note de conjoncture publiée par la Banque Centrale de Tunisie (BCT) indique que les Billets et Monnaies en Circulation (BMC) ont été au premier rang des facteurs d’apport de liquidité pour le secteur bancaire pendant le quatrième trimestre de 2023. Il en est de même pour les Avoirs Nets en Devises qui ont eu une contribution positive notable sur la liquidité bancaire.
Ainsi, au cours du dernier trimestre de 2023, les besoins moyens des banques en liquidité se sont inscrits à la baisse de 1.227 millions de dinars (MD) par rapport au trimestre précédent pour s’établir à 14.038 MD, portant la marque, notamment, de l’effet expansif exercé par les BMC après le retour de près de 1.315 MD de cash aux guichets des banques, surtout pendant les deux premiers mois dudit trimestre.
On observe aussi qu’après la saison estivale, les mois d’octobre et de novembre ont enregistré un retour de cash important aux comptes des banques, de 1.120 MD et 567 MD respectivement. En revanche, le mois de décembre a été caractérisé par une demande plus importante de l’argent liquide en relation, notamment, avec la hausse des dépenses liée à la période de fin d’année, donnant lieu ainsi à des sorties nettes de fiducie de l’ordre de 372 MD.
Notons que dernièrement les BMC ont dépassé la barre de 21 milliards de dinars. En effet, il est admis que la masse monétaire en circulation augmente lorsque le PIB en nominal augmente, cependant, les données statistiques montrent que la croissance de l’économie nationale n’a pas effectivement évolué en conséquence.
Cette situation s’explique, au fait, par le déphasage entre le taux de croissance du PIB au prix courant et le taux de croissance de la masse monétaire et en particulier les BMC.
Le taux de croissance de la masse monétaire a augmenté annuellement de 6% à 7% depuis 2011 alors que le taux moyen de croissance du pays était aux alentours de 1% au cours de cette même période.
Les répercussions de cette évolution sont multiples et s’articulent, principalement, autour de l’impact sur l’inflation. Ainsi et pour remédier à ces répercussions, il est important d’instaurer une harmonie et une cohérence entre la croissance économique du pays et le taux de croissance de la masse monétaire.
La facilité de paiement accordée récemment à l’État par l’autorité monétaire ne participera pas toutefois, pour des raisons techniques, à augmenter davantage la masse monétaire et l’inflation et n’aura pas également un effet de limitation de la croissance économique.
Politique monétaire : Efforts soutenus pour réduire l’inflation
Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a noté hier vendredi 22 mars 2024 qu’en dépit de l’estompement des effets induits par les chocs externes, l’inflation continue à évoluer sur des paliers historiquement élevés et demeure encore soumise à des pressions d’origine interne.
Dans ce contexte, les perspectives des prix à la consommation laissent présager une poursuite de la détente graduelle de l’inflation avec un taux qui se situerait au voisinage de 7%, en moyenne, en 2024. Toutefois, la trajectoire future de l’inflation demeure entourée de risques haussiers en relation, notamment, avec la remontée des prix internationaux, de l’aggravation du stress hydrique et d’une accentuation des pressions sur les finances publiques.
Par conséquent, l’institut d’émission indique que contenir les pressions provenant d’une hausse excessive de la demande, comparativement aux capacités de production du pays, constitue une condition sine qua non pour maintenir l’inflation sur une tendance baissière, au cours de la période à venir.
Le Conseil considère qu’il est primordial, pour le moment, de continuer à consolider le processus désinflationniste ainsi que la résilience du taux de change du dinar vis-à-vis des principales devises. Il décide de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 8%.
Les autorités monétaires ont réussi, ces dernières années, à mettre en œuvre une feuille de route menant au ciblage de l’inflation à travers des manœuvres se rapportant au taux directeur.
Le ciblage de l’inflation est un mécanisme monétaire qui consiste à fixer un taux d’inflation au début de chaque exercice budgétaire et à tout faire pour ne pas le dépasser, durant tout l’exercice.
Les avantages sont nombreux. Le plus important est la conciliation entre exigences monétaires et objectifs d’équilibre budgétaire afin de réaliser, moyennant un faible taux de fluctuation, le taux d’inflation fixé. Le ciblage de l’inflation permet à la Banque centrale de garder l’augmentation des prix à un niveau bas, stable et prévisible – une donne essentielle au bon fonctionnement de l’économie.
Et quand les consommateurs et les entreprises savent que l’inflation ne leur réservera pas de surprises, ils peuvent prendre des décisions financières à long terme, ce qui stimule la croissance économique moyenne et l’emploi.
Le saviez-vous ? Identité culinaire de la Tunisie : le couscous, ce plat qui nous accompagne de la naissance à la mort
Demain est le 14 Ramadan, « Lilet ennos » en dialecte tunisien, qui veut dire la veille du quinzième jour de ce mois du jeûne. Cette importante date du calendrier est célébrée à travers la préparation d’un mets typique : le couscous. Un plat préparé avec amour et soin et autour duquel se réunissent les proches et les amis.
Plat de l’union et de la réunion, plat des moments conviviaux, le couscous est l’un des emblèmes culinaires de la Tunisie. Un plat qui a traversé des siècles et qui a franchi les frontières pour être aujourd’hui sur les tables des Français, des Japonais…
Salé ou sucré, le couscous, un plat qui nous accompagne de la naissance à la mort. A chaque occasion, son couscous et à chaque région sa recette. Présent à tous les événements familiaux ou socioculturels, que le moment soit heureux (naissance, mariage, circoncision, réussite…) ou tragique (la mort), le couscous s'impose.
Ainsi, parmi les traditions tunisiennes, la préparation d’un couscous trois jours après le décès d’une personne sous la forme d’un plat simple (contrairement aux fêtes de mariage où il est décoré par des bonbons et des œufs), dit «dîner du défunt», pour manifester le deuil et le partage de chagrin. Le plat est servi à ceux qui sont présents à la maison et distribué aux pauvres, avec comme retour « Allah Yarhmou » pour le masculin ou « Allah Yarhemha » pour le féminin, une invocation en Islam à laquelle on fait recours pour implorer Allah à accorder Sa miséricorde pour toutes les personnes mortes.
Au quotidien, au-delà des cérémonies et de certains rituels et pratiques, en Tunisie, les recettes de ce plat populaire se déclinent à l’infini : le couscous à l’agneau, le couscous au poulpe, le couscous aux poissons, le couscous au poulet, le couscous au fenouil « ferfoucha », le couscous aux légumes, le couscous aux escargots,le couscous aux « osben » le couscous au lait, le « mesfouf » (un couscous extra-fin sucré, mélangé et décoré avec les fruits secs, les dattes…)... Bref, il y en a pour tous les goûts, pour tous les budgets et pour toutes les occasions même pour la saison de la récolte.

Aux origines étaient les graines…
Mais saviez-vous l’origine du mot couscous ? Certains linguistes relient le mot à la racine arabe "kass"a ou "kaskasa" qui signifie « moudre ». D’autres aux mots berbères « siksû » et « kisksû » qui auraient ensuite été arabisés. Des mentions du terme « kuskusu » ont été identifiées dans des textes à partir du 12èmesiècle, puis au 17ème siècle celui de « kaskas », qui désignait le récipient troué servant à la cuisson du plat.
Feuilletons ensemble le livre de l’histoire et remontons le temps pour trouver les origines de ce couscous! Selon la fiche de l’Institut national du patrimoine (INP), préparé avec soin dans le cadre de l’inscription de ce plat sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO et dans le cadre de l’inventaire national du patrimoine national immatériel, « la plus ancienne attestation du blé revient à Althiburos, selon les données des fouilles menées dans l’aire du capitole et dans la nécropole méridionale de ce prestigieux site. En effet, des connaissances et techniques liées à cette culture ont été inventées, telles que le traitement des épis de blé ou d’orge pour extraire les grains et les méthodes de stockage connues à l’âge du bronze ». La fiche qui mentionne bien que l’histoire du couscous est celle de la culture céréalière, considérée comme l'une des plus vieilles traditions agraires connues par l'humanité, explique également comment cette culture s’est propagée.
« Diffusée, petit à petit, dans des aires culturelles et géographiques, de plus en plus larges et variées, cette culture s’est développée, à l’époque romaine, dans l’Afrique du Nord dont leurs colonies se transformèrent en greniers, fournissant à l’Empire romain ses besoins en céréales. À l’arrivée des Arabes musulmans, les Amazighs, autochtones d'Afrique du Nord, avaient déjà la capacité technique de transformer le blé en semoule », lit-on encore.
Cette même source précise que même si le couscous ne soit pas mentionné dans les sources antiques, des fouilles archéologiques à Hadrumète, l’actuelle ville de Sousse, ont pu identifier des récipients au fond troué, analogues aux couscoussiers. Ils ont été découverts dans des tombes romaines remontant à la période entre le IIe et le IIIe siècle de notre ère.

Cités dans de nombreux ouvrages d'histoire, le couscous a voyagé loin pour être enfin inscrit le 17 décembre 2020 sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO suite à une candidature commune déposée par la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie. Inscription qui reconnaît la valeur exceptionnelle du couscous et des savoirs, pratiques et savoir-faire qui l’entoure.
Alors, pour demain, les Tunisiennes ne manqueront pas l’occasion pour préparer leur plat préféré, pour célébrer la réunion familiale et l’esprit de de partage et de solidarité. Comme le veut la tradition, des plats seront envoyés aux amis et voisins et même aussi aux inconnus dans le besoin. La charité est grandement récompensée en Islam et jouit d’un grand mérite, et c’est l’essence de ce mois.
Bon appétit à tous et à toutes !
Imen ABDERRAHMANI

A la galerie Musk and Amber : L’Alfa, une tradition revisitée et produit rénové
Produit typique qui fait la renommée de la région de Kasserine et de ses femmes, l’alfa a fait ses dernières années son entrée dans les foyers, les bureaux, s’imposant dans la décoration comme étant un produit bio et écolo. Et c’est dans cet esprit que se tient
« Halfa entre héritage et modernité », une exposition visible à la galerie d’art Musk and Amber jusqu’au 27 avril 2024.
Ce rendez-vous met ainsi à l’honneur le savoir-faire artisanal du tressage de la Halfa (alfa) de Kasserine, une fibre sauvage et vivace qui a encore beaucoup de richesses à offrir et à faire découvrir, quoi que hostile au premier abord et pourtant pleine de belles surprises.
Organisé avec le soutien du projet Creative Tunisia mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), l’exposition présente une collection d’objets en « halfa » intitulée « Ifriqiya» et dessinée par la créatrice Myriam Naili et offre un voyage dans les coulisses de ce travail avec les artisanes et toute l’équipe grâce au regard de photographes.
Autour d’une synergie, un pont s’est créé entre le savoir-faire de la « halfa » à Kasserine et le design. Cette initiative a permis de faire collaborer un membre actif du Cluster « Halfa » Kasserine (projet d’appui au développement du cluster « halfa » à Kasserine mis en œuvre par l’ONUDI et financé par l’Union européenne avec une contribution de la coopération italienne), et la designer Myriam Naili.
De la conception des croquis à l’exploration des techniques de tissage et de tressage, en passant par le choix minutieux des couleurs, les artisanes guidées par la vision artistique de la designer et assistées et suivi par l’équipe projet Creative Tunisia ont su donner vie à des pièces uniques alliant esthétique contemporaine et héritage artisanal.
Festival du film arabe de Malmö : Trois films tunisiens en compétition
« Derrière les montagnes » de Mohamed Ben Attia, « Les Filles d’Olfa » de Kaouther Ben Hania et « Le Monde est petit » de Bilal Bali sont les films tunisiens dans la sélection officielle de la 14ème édition du Festival du film arabe de Malmö (Malmo Arab Film Festival -MAFF), prévue du 22 au 28 avril 2024, en Suède.
« Derrière les montagnes » (Behind The Mountains) de Mohamed Ben Attia qui a fait sa première mondiale à la 80e Mostra de Venise (section Orizzonti) et « Les Filles d'Olfa » (Four Daughters) de Kaouther Ben Hania, candidat de la Tunisie aux Oscars 2024, figurent dans la compétition des longs-métrages composée de 12 films.
L’acteur tunisien Dhafer El Abidine est à l’affiche d’un long-métrage égyptien, «Un nez et trois yeux » de Amir Ramses. Le film d’ouverture « Goodbye Julia" du Soudanais Mohamed Kordofani est également dans la compétition.
Le grand réalisateur égyptien Khairy Beshara sera à l'honneur et présidera le jury de la compétition des longs-métrages. L’actrice tunisienne Souhir Ben Amara est parmi les 4 membres du jury composé de May Odah (réalisatrice et productrice palestinienne), Mohammed Albashair (critique saoudien) et Nahla Al Fahad (réalisatrice et productrice émiratie).
« Le Monde est petit » (It's a Small World) nouveau film de Bilal Bali - sélectionné aux Journées cinématographiques de Carthage (JCC) 2023 dont la tenue a été annulée-, figure parmi 14 films dans la compétition des courts-métrages. Le jury de cette compétition est composé de Ashraf Barhom (acteur palestinien), Ali Kareem (réalisateur irakien) et Fatema Nouali Azar (journaliste marocaine et présidente du Festival du film arabe de Casablanca).
La compétition officielle comporte au total 26 films qui sont produits par 13 pays arabes en collaboration avec des partenaires de 10 pays étrangers. Sept films des douze longs-métrages retenus sont coproduits avec l'Arabie Saoudite.
« Le festival vise, comme d'habitude, à attirer les meilleures et nouvelles productions du cinéma arabe, des films qui n'ont pas été vu par le public suédois », a déclaré Mohamed Keblawi, Fondateur et Consultant Artistique et Commercial du MAFF.
D'autres films dans la section «Arabian Nights» et celle destinée aux projections scolaires seront annoncés ultérieurement, indique le festival dans sa newsletter.
A Beït al-Hikma : Quel humanisme, aujourd’hui, dans un monde conflictuel ?
Le Département des Sciences humaines et sociales de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beït al-Hikma », a organisé, le mardi 19 mars 2024, un événement dédié à la présentation de l'ouvrage « Humanisme moderne. Nouvelle orientation pour un avenir meilleur » de Fawzia Hachaïchi Trimèche, enseignante de langue et de civilisation allemandes à la Faculté des Sciences humaines et sociales de Tunis.
La présentation de l'ouvrage a été assurée par l'académicien Pr Mohamed Mahjoub qui a commencé par rappeler que le thème de l’ouvrage revêt une importance décisive à l’heure actuelle, eu égard aux injustices et aux horreurs auxquelles le monde assiste.
Deux notions sont au cœur des thèmes traités dans l’ouvrage : humanisme et modernité. L’humanisme, écrit l’auteure, « est le souci de l’Homme pour l’Homme, indépendamment de sa culture, de sa tradition et de sa religion. Tout ce qui peut atteindre l’Homme atteint toute l’humanité. C’est une solidarité fondamentale et continuelle. Ce mouvement est fondé sur une culture moderne qui est celle de la modernité ».
Le « Vivre ensemble, dans la dignité »
Des couples antithétiques parcourent tout l’ouvrage : culture propre versus culture ouverte, homme versus humanité, tradition versus modernité, l’homme pris dans son empiricité face à l’humanisme comme position philosophique moderne. L’auteure évolue à travers ces couples pour tracer les lignes d’une « possibilité de sortie » d’un présent conflictuel mondial à travers un retour aux valeurs des lumières, une réconciliation de l’homme avec lui-même pour jeter les bases d’une passerelle entre les civilisations visant à créer un état de communicabilité entre diverses cultures dans lesquelles l’auteure inscrit le concept du « vivre ensemble, dans la dignité » qui définit l’humanisme moderne selon Jacques Derrida.
Mme Trimeche fait valoir « la jonction entre les deux concepts, le vivre ensemble et l’hospitalité, pour jouer un rôle de ciment à une nouvelle humanité, fondée sur le partage et l’amitié, conditions nécessaires, pour une paix internationale perpétuelle ».
Il apparaît clairement que l’ouvrage donne la primauté à la pensée socio-philosophique allemande (Goethe et Kant) pour examiner l’émergence de l’ère des Lumières. Une marge est, toutefois, accordée à l’influence des penseurs grecs et, au passage, à celle de la philosophie asiatique et de la culture musulmane.
L’ouvrage, paru en 2022, ne pouvait prévoir la mise à mal de cette analyse eurocentriste de l’humanisme et de la modernité, qui essuie son plus grand camouflet dans le contexte mondial actuel. Quelle est la crédibilité de l’Europe (de l’Occident en général) aujourd’hui pour prétendre que la Renaissance, l’Humanisme et les Lumières constituent des succès purement européens ? La question en remet une autre au goût du jour : « la myopie » de l’enseignement de l’histoire des Lumières ou l’omerta sur l’apport arabo-musulman dans la transmission de textes philosophiques et scientifiques fondateurs à la pensée européenne, qui en a été profondément influencée.
Le rôle de la traduction
S’il est vrai que beaucoup de livres romains ont effectivement été retrouvés par les humanistes européens, cela ne vaut pas pour les textes grecs. Les écrits des auteurs et scientifiques grecs les plus importants sont arrivés en Europe grâce à leur traduction en arabe. Un mouvement de traduction initié par les califes abbassides de Bagdad au VIIIe siècle. Les scientifiques musulmans ont porté les sciences grecques et persanes à un niveau supérieur. L’apport d’Ibn Roshd à la philosophie a constitué un véritable séisme intellectuel en Europe où on l’appelait Averroès « le Commentateur » (d’Aristote), au point que ses idées furent condamnées et interdites par les théologiens catholiques, dont Thomas D’Aquin.
Néanmoins, cela n’a pas arrêté la libre-pensée d’Ibn Roshd et plus de quatre siècles après la mort, Baruch Spinoza, un des pères des Lumières, s’appuya dans son discours pour la pensée critique et indépendante sur les idées d’Averroès.
A l’ère de la profusion des informations de tous bords et de la mise en garde contre la propagande, la « post-vérité » et la falsification de l’histoire, l’Europe et l’Occident doivent redonner eux-mêmes à la vérité la place qu’elle mérite dans l’enseignement de l’histoire, condition sine qua non du « vivre-ensemble, dans la dignité » et la paix.
Le Quotidien avec communiqué
Saïed appelle à la résurrection de l'Office de développement du Sud
Le président de la République, Kais Saïed a appelé, lors d'une réunion avec le chef du gouvernement, Ahmed Hachani et la ministre des Finances, Sihem Boughdiri Namsia, vendredi 22 mars 2024, à la création d'un nouvel Office pour le développement du Sud et du Sahara, en s'inspirant de l'expérience de Rjim Maâtoug.
Selon un communiqué publié par la présidence de la République, Saïed a affirmé que "l'Office de développement du Sud, créé en 1984, n’a même pas réalisé le minimum de ses objectifs, ainsi que sa recréation en 1994."
À cet égard, le chef de l’Etat a souligné l'importance de ne pas reproduire l'expérience et de mettre en œuvre immédiatement les lois qui seront approuvées à ce sujet.
Moody’s relève la note de la Tunisie
L’agence internationale de notation Moody’s relève la note de la Tunisie de “négative” à “stable” et confirme sa note souveraine en devises et en monnaie locale à Caa2.
Moody’s a déclaré que la stabilisation de la classification CAA2 reflétait un degré élevé d’incertitude quant aux sources de financement dans un contexte de besoins de financement importants.
L’agence internationale a également déclaré que la base de financement interne, relativement faible, en Tunisie et l’absence de financement externe supplémentaire de la part des partenaires multilatéraux et bilatéraux exercent des pressions sur le financement.
La Tunisie condamne fermement l’attentat terroriste de Moscou
Par le biais du ministère des Affaires étrangères, La Tunisie a fermement condamné le lâche acte terroriste qui a eu lieu vendredi dans la capitale russe, Moscou, et qui a fait de nombreuses victimes innocentes (plus de 40 morts selon un bilan préliminaire.
Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a exprimé, dans un communiqué, l’entière solidarité de la Tunisie avec la Fédération de Russie amie, dans cette grave tragédie, soulignant son rejet de toute forme de violence, d’extrémisme et de terrorisme. La Tunisie a présenté ses plus sincères condoléances et ses plus chaleureux sentiments de sympathie aux dirigeants, au peuple russe et aux familles des victimes, souhaitant un prompt rétablissement à tous les blessés.
Moscou : L’État Islamique (Daech) revendique l'attaque terroriste qui a fait plus de 40 morts
L'organisation État islamique a revendiqué, vendredi 22 mars, une attaque suivie d'un incendie, ce soir, contre une salle de concert de la banlieue de Moscou, dans laquelle au moins 40 personnes ont perdu la vie et plus 145 personnes ont été blessés, selon le bilan préliminaire de l'attentat déclaré par le FSB.
L'organisation a affirmé sur l'un de ses comptes Telegram que ses combattants "ont attaqué un grand rassemblement (...) dans les environs de la capitale russe Moscou" et qu'ils ont "regagné sa base en toute sécurité".
Les forces de l'ordre russes ont indiqué être "à la recherche" des assaillants. Elles n'ont pas précisé si des suspects étaient encore dans le bâtiment à 20 h GMT, alors qu'une enquête pour "acte terroriste" a été ouverte.
La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a dénoncé un "attentat terroriste sanglant" et a appelé la communauté internationale à "condamner ce crime odieux".
Il convient de noter que cet assaut mené par plusieurs individus armés a eu lieu dans la soirée au Crocus City Hall, une salle de concert située à Krasnogorsk, juste à la sortie nord-ouest de la capitale russe.
Selon un journaliste de l'agence de presse publique Ria Novosti, des individus en tenue de camouflage ont fait irruption sur le parterre de la salle de concert avant d'ouvrir le feu et de lancer "une grenade ou une bombe incendiaire, ce qui a provoqué un incendie".
À cet égard le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a annoncé l'annulation de tous les évènements publics prévus ce week-end dans la capitale.
SU Cup Cairo : L'Égypte bat la Nouvelle Zélande et va en finale
La première demi-finale de SU cup Cairo est revenue meritoirement à l'Égypte, 30e au classement FIFA, qui a battu ce soir au Caire, la Nouvelle Zélande par un but zéro, oeuvre de Mustapha Mohamed sur penalty à la 30e minute. La seconde demi-finale est programmée pour samedi soir entre la Tunisie, 41 mondiale et la Croatie, 10e. Un vrai défi à relever pour les Aigles de Carthage .
J.B
Mohamed Boughalleb en garde à vue...
Du nouveau dans l’affaire Mohamed Boughalleb. On croit savoir que le ministère public du Tribunal de première instance de Tunis a autorisé les agents de la brigade de la Garde nationale d'El Aouina, à placer, pendant 48 heures, en garde à vue, le journaliste Mohamed Boughalleb, a indiqué Mohamed Zitouna, porte-parole du Tribunal précité.
Il a précisé que l'affaire concerne une plainte déposée par une femme, employée dans le secteur public, soulignant que Boughalleb a utilisé sa page facebook pour porter atteinte à son honneur et à sa réputation.
Selon la plaignante, Boughalleb a récidivé, lors d'une émission télévisée.
Zitouna a ajouté que la plaignante a été entendue, hier et qu'elle a insisté sur la poursuite judiciaire de Boughalleb.
















