L'épargne nationale : Dynamique et perspectives
En 2023, la Tunisie a observé une amélioration notable de son taux d'épargne nationale, malgré des défis persistants pour stimuler l'investissement et favoriser une croissance économique durable.
Il est important, à cet effet, d’explorer les évolutions récentes et les défis persistants liés à l'épargne nationale tunisienne.
Accroissement rassurant
Pour la deuxième année consécutive, le taux d'épargne nationale en Tunisie a continué de croître. En 2021, ce taux était de 8,1 %, augmentant à 8,7 % en 2022.
La Banque Centrale de Tunisie (BCT) prévoit que cette tendance positive se poursuivra en 2023, avec une accélération de l'épargne nationale surpassant celle de l'investissement. Cette évolution est cruciale pour réduire le déficit de financement entre l'investissement et l'épargne nationale, un enjeu fondamental pour l'économie tunisienne.
L'épargne totale a connu une augmentation significative en 2023, atteignant une hausse de 5 047 millions de dinars.
Cette progression a été marquée par une augmentation des dépôts à terme et des produits financiers, traduisant une confiance accrue des épargnants dans les instruments financiers disponibles. Par ailleurs, l'épargne traditionnelle a également enregistré une croissance, atteignant 30 930 millions de dinars, tandis que l'épargne postale a franchi le seuil des 9 000 millions de dinars.
Déterminants de la dynamique
Malgré les progrès réalisés, plusieurs facteurs ont contribué à la baisse de l'épargne nationale en Tunisie. La crise de Covid-19 a eu un impact significatif sur les revenus des agents économiques, entraînant une diminution de l'épargne nationale. Parallèlement, la contraction du PIB et du revenu national disponible brut (RNDB) a réduit l'épargne nationale à son niveau le plus bas depuis plusieurs années.
De plus, les dépenses courantes de l'État ont augmenté de 13,4 %, aggravant l'écart entre les ressources propres et les dépenses courantes, y compris les intérêts de la dette publique. L'inflation a également touché l'ensemble de l'économie, réduisant l'épargne nationale et la consommation finale. Enfin, la croissance du PIB aux prix courants a été plus lente que celle de la consommation, contribuant ainsi à la diminution de l'épargne nationale.
Impacts et enjeux
Malgré l'amélioration observée, l'épargne nationale reste insuffisante pour répondre aux besoins de financement de l'investissement et de la croissance économique. Le déficit de financement persiste, obligeant le pays à recourir à des financements directs de la Banque Centrale pour combler le manque de ressources provenant de l'épargne nationale. Cette situation souligne la nécessité d'une mobilisation accrue de l'épargne intérieure pour soutenir les investissements productifs.
Face à ces défis, des observateurs pensent que les autorités tunisiennes doivent mettre en œuvre des stratégies pour renforcer la mobilisation de l'épargne intérieure. L'objectif est d'atteindre des taux d'investissement élevés, essentiels pour stimuler la croissance économique du pays. Bien que les prévisions indiquent une augmentation continue des taux d'épargne, il faut veiller à ce que cette épargne soit orientée vers des investissements productifs plutôt que vers des dépenses non productives.
La route vers une économie tunisienne plus solide passe indéniablement par une meilleure gestion et utilisation de l'épargne nationale, combinée à des politiques économiques favorisant l'investissement productif.
Carlo Ancelotti : le Real Madrid ne participera pas à la Coupe du monde des clubs
Alors que la Coupe du monde des clubs de la FIFA doit démarrer dans sa nouvelle formule à l'été 2025, l’entraîneur du Real Madrid, Carlo Ancelotti, vient d’assurer que son club ne compte pas participer à la compétition.
Dans une interview accordée au journaliste Tony Damascelli, du quotidien italien Il Giornale, l’entraîneur du real Madrid, Carlo Ancelotti a annoncé que le Real ne comptait pas se rendre aux Etats-Unis.
Ancelotti a indiqué que le club merengue « n'a aucun intérêt à s'aligner dans cette compétition ».
« La FIFA oublie que les clubs et les joueurs ne participeront pas à ce tournoi. Un seul match du Real Madrid vaut 20 millions d'euros et ils veulent nous donner cet argent pour toute la compétition. Négatif. Le Real Madrid, comme d'autres clubs, nous refuserons l'invitation », a-t-il ajouté.
Blinken au Proche-Orient pour promouvoir une trêve à Gaza
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken entame, ce lundi 10 juin 2024, une nouvelle tournée au Proche-Orient pour promouvoir un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Le chef de la diplomatie américaine doit commencer son voyage en Égypte.
Ce voyage vise à faire avancer une proposition annoncée le 31 mai par le président américain Joe Biden en vue d'arrêter la guerre.
France : Attal aurait tenté de dissuader Macron de dissoudre le Parlement
Le Premier ministre français Gabriel Attal aurait tenté, dimanche 9 juin, de dissuader Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale, proposant à la place sa propre démission, une proposition que le président de la République a refusée.
"Je suis le fusible", a déclaré Gabriel Attal au chef de l'État, mettant sa démission en jeu pour éviter la dissolution. Emmanuel Macron a rejeté cette idée, estimant que Gabriel Attal est "le meilleur pour mener la campagne" des législatives à venir, selon des informations de BFMTV.
Après la victoire du Rassemblement national aux élections européennes, notamment grâce à Jordan Bardella, Emmanuel Macron souhaite réinstaller un duel avec Gabriel Attal. Les deux hommes politiques s'étaient déjà affrontés lors d'un débat antérieur.
Le RN prévoit de mettre à nouveau Jordan Bardella en avant, comme l'a expliqué le porte-parole du parti lundi matin sur RTL. Le vice-président du groupe a assuré que Jordan Bardella serait "candidat pour aller à Matignon", bien qu'il ne se présentera pas lui-même lors de ces législatives anticipées.
Maher Abderrahmane remporte le prix du meilleur roman arabe traduit en espagnol
Le roman « Le colibri et l’acacia » de l’écrivain-journaliste Maher Abderrahmane, dans sa version espagnole « El colibri y la acacia » a décroché le Prix de la meilleure œuvre arabe traduite en espagnol pour l’année 2023, attribué par l’éditeur espagnol SIAL-Pygmalion.
Le prix sera remis à cet écrivain tunisien officiellement le jeudi 13 juin, et ce dans le cadre de la Foire du Livre de Madrid qui se déroule du 31 mai au 16 juin 2024.
Ce roman traduit en espagnol a été publié en octobre 2023 par la maison d'édition SIAL Pygmalion alors que la version originale en arabe n'a été publiée qu'au mois de mars 2024, chez l'éditeur tunisien Dar al-Kitab.
Une version anglaise a été également éditée, en avril dernier, pour le lectorat en Amérique Latine, a déclaré l'auteur à l’agence TAP. A l’occasion de la sortie de son roman en anglais, Maher Abderrahmane avait eu une rencontre avec ses lecteurs en Colombie lors d’une séance de dédicace organisée dans le cadre du Salon du livre de Bogota.
Le roman « El colibri y la acacia » revient sur des faits réels ayant eu lieu lors de la révolution tunisienne de 2011 à travers l’objectif d'un jeune caméraman de télévision. Après avoir longtemps été en chômage, il avait été victime d’un accident grave lors de l'attaque terroriste sur la ville de Ben Guerdane.
A la sortie de son livre, Maher Abderrahmane avait présenté un roman inspiré de faits réels en hommage à ses collègues travaillant pour une société de production audiovisuelle.
L’auteur avait parlé de la construction narrative du roman du genre « fantastique » à travers la symbolique de l'oiseau « Colibri » désignant l'objectif du photographe et l'arbre de « l'acacia » en référence à la Terre.
Le Quotidien avec TAP
Paris : une boutique Chanel attaquée, plusieurs sacs de luxe volés
Un braquage spectaculaire a eu lieu ce lundi 10 juin à Paris, visant une boutique de l'enseigne de luxe Chanel située avenue Montaigne, dans le 8e arrondissement. Selon les informations rapportées par BFMTV, l'attaque s'est produite vers 5h20 du matin.
Quatre hommes ont utilisé une voiture-bélier pour forcer l'entrée du magasin et se sont emparés de plusieurs sacs de luxe avant de mettre le feu à la voiture-bélier et de prendre la fuite à bord d'un deuxième véhicule.
Malgré la mobilisation rapide de plusieurs patrouilles de police, les suspects ont réussi à s'échapper. Une enquête de flagrance a été ouverte par la brigade de répression du banditisme. Celle-ci porte sur des faits de vol en bande organisée, de destruction et de dégradation par moyen dangereux en bande organisée, de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime, et de refus d'obtempérer aggravé, selon le parquet de Paris.
Le montant des dégâts et du préjudice est actuellement en cours d'évaluation.
Elections européennes : Dissolution de l'Assemblée en France, L’ex-Front national largement en tête...
Une soirée qui n’a rien de réjouissant, mais qui demeure historique. Le candidat du Rassemblement national (ex-Front national) Jordan Bardella est arrivé en tête des élections européennes ce dimanche 9 juin et a demandé à Emmanuel Macron la dissolution de l'Assemblée nationale. Souhait exaucé quelques dizaines de minutes plus tard: le président de la République a pris la parole, fait inédit pour une soirée électorale, et a convoqué des élections législatives anticipées les dimanches 30 juin et 7 juillet.
• Jordan Bardella largement en tête
Les électeurs n'ont donc pas fait mentir les sondages. Jordan Bardella est largement arrivé en tête du scrutin, devançant largement ses concurrents dans de très nombreuses communes. La tête de liste du RN obtient 31,7% des suffrages. Soit plus du double de sa rivale macroniste Valérie Hayer, en deuxième position avec 14,9%.
"L'écart inédit entre la majorité présidentielle et le premier parti d'opposition traduit un désaveu cinglant et un rejet de la politique conduite par Emmanuel Macron", a déclaré l'eurodéputé de 28 ans.
Comme lors de la campagne, Jordan Bardella a demandé la dissolution de l'Assemblée nationale au président de la République.
• Emmanuel Macron annonce une dissolution de l'Assemblée nationale
Dans la soirée, Emmanuel Macron a pris la parole lors d'une allocution depuis le palais de l'Élysée pour annoncer la dissolution de l'Assemblée nationale. L'issue du scrutin européen "n'est pas un bon résultat pour les partis qui défendent l'Europe", a concédé le président français, affirmant que "la montée des nationalistes et des démagogues est un danger pour notre nation".
"C'est un temps de clarification indispensable (...) j'ai entendu votre message, vos préoccupations et je ne les laisserai pas sans réponse", a-t-il dit lors d'une allocation télévisée. "Je sais pouvoir compter sur vous pour aller massivement voter les 30 juin et 7 juillet prochain. La France a besoin d'une majorité claire pour agir dans la sérénité et la concorde", a ajouté Emmanuel Macron.
Les oppositions ont rapidement réagi. "Nous sommes prêts à exercer le pouvoir si les Français nous font confiance", a lancé Marine Le Pen, qui souhaitait il y a quelques mois déjà l'arrivée de Jordan Bardella à Matigon.
Tunisie-Hausse des prix- Chers spéculateurs Par Soufiane Ben Farhat
C’est devenu endémique. A chaque saison, les spéculateurs rappliquent et remportent le jackpot. Au vu, au su et à la barbe de tout le monde, les pouvoirs publics en prime. Non sans s’être préparés et avoir fourbi leurs forfaits longtemps à l’avance. Tâche d’autant plus facile à ourdir que nos années sont ponctuées de fêtes, de célébrations et de rituels civils et religieux synonymes de consumérisme effréné et de ripailles. Ce n’est un secret pour personne, le plus clair du temps, nous sommes cigales plutôt que fourmis.
Ces dernières semaines, c’est le mouton de l’aïd qui a les faveurs des spéculateurs et des inévitables intermédiaires réguliers ou de circonstance. Le kilo vif, estimé par les pouvoirs publics à 21,500 dinars est vendu entre 27 et 30 dinars le kg, sinon plus, en toute impunité. Certes, les Tunisiens n’achètent pas massivement les moutons ces derniers jours, mais les spéculateurs veulent les avoir à l’usure. Et dans ce bras de fer non déguisé, ce sont les spéculateurs qui l’emportent en dernière instance. Certes, rien ne sert de se morfondre dans le ressentiment et les jérémiades. Toutefois, les questions lancinantes demeurent en suspens. Et parmi lesdites questions, celles sur l’inexistence ou la faiblesse des structures de contrôle interpellent.
Modus operandi vicieux
En fait, les spéculateurs sont soit des intermédiaires réguliers, soit des opérateurs circonstanciels. Dans tous les cas de figure, ce sont des accapareurs. Tantôt, ils s’emparent des denrées et produits prisés, tantôt ils agissent de pair en jouant sur les registres des monopoles de fait. Ainsi arrivent-ils à fixer unilatéralement les prix à la défaveur des clients et acheteurs, malgré les stipulations et réglementations officielles. Oui mais, objectera-t-on à juste titre, où sont les contrôleurs des prix ? Ceux-ci sont de prime abord structurellement insuffisants. Autour de mille trois cents contrôleurs pour contrôler des dizaines voire des centaines de milliers de revendeurs disséminés partout, souvent à la sauvette. Malgré l’existence de marchés nommément connus et désignés, ceux improvisés sont souvent légion. Ainsi en est-il des fameuses rahbas de vente de moutons. Il y en a partout, par milliers et de différentes dimensions.
Et ne parlons pas du laxisme et des compromissions intéressées en la matière. Souvent, de guerre lasse, les contrôleurs se retrouvent submergés, sinon réduits à faire de pâles figurations. Les réseaux organisés ont souvent la main haute.
La défense des consommateurs aux abonnés absents
Restent les associations de défense des consommateurs. Celles-ci brillent souvent médiatiquement. Autrement, autant chercher une aiguille dans une boîte de foin. Leur visibilité est nulle ou presque, leurs numéros verts ne répondent pas, leurs contrôleurs sont inaccessibles ou inexistants. Ces dernières années, lesdites associations ont perdu au change. Des considérations politiques y président. Il fut un temps où elles furent plus efficaces, relativement s’entend.
Au bout du compte, c’est le citoyen lambda qui se retrouve toujours pris dans la souricière des accapareurs et spéculateurs de tout poil. Il est obligé d’en faire les frais. Les réflexes du boycott ne sont pas toujours de mise chez nous. Le poids des traditions impose au bon père de famille de passer sous les fourches caudines des spéculateurs.
Pourtant, il y a eu deux séquences au cours desquelles les spéculateurs ont été efficacement battus en brèche. La première fut au cours de l’épidémie du Covid-19 et la seconde au cours du dernier mois de ramadan. La diligence mise par les pouvoirs publics pour contrer, dissuader et réprimer les fraudeurs a été louable. Seul le secteur des viandes rouges y échappa dans les deux cas. Ce cartel là est tellement puissant et revêche. Aujourd’hui encore, il fait des siennes et se joue de la fixation officielle des prix comme d’une guigne.
La consommation au guet-apens
Messieurs les accapareurs et spéculateurs ourdissent adroitement leurs forfaits et subterfuges. Ils les planifient au gré des saisons et des produits prisés. Le Tunisien moyen est pris chaque fois au piège comme dans un perpétuel guet-apens. Les motivations crapuleuses des spéculateurs ne sont plus à démontrer. Elles coulent de source pour ainsi dire.
Le rouleau compresseur de la hausse des prix, injustifié dans la plupart des cas, n’en finit pas de s’étaler en toute impunité. Les familles tunisiennes en supportent les contrecoups pervers. Quelques responsables feignent de temps en temps de s’en offusquer, mais au bout du compte ils laissent faire.
De mémoire de vieux briscard, j’ai assisté à l’inexorable hausse continuelle et injustifiée des prix des denrées alimentaires et de base surtout au fil des décennies. Ça remonte et cela ne s’affaisse jamais. Le forfait se mue en acquis et l’état de fait injustifié en donnée naturelle. On peut même estimer la hausse artificielle des prix jusqu’à hauteur de trente à quarante pourcents de leur valeur réelle au fil des années, sans que cela ne retombe. La bourse des ménages en fait les frais. Seul le ressentiment populaire demeure. Autrement, l’arbitraire de la hausse des prix sévit.
Il est sans nul doute impératif d’augmenter en premier lieu le nombre des contrôleurs et les modalités des contrôles des prix ; et, en second lieu, d’aggraver les sanctions légales à l’encontre des fauteurs en la matière. Autrement, la valse vicieuse se poursuivra en toute impunité. Et la bourse du citoyen n’en finira pas d’en pâtir. A bon entendeur…
S.B.F.
Roland-Garros / Finale Hommes : Alcaraz n’a pas tremblé
Dans une finale qui a tenu ses promesses et qui a nécessité le recours à cinq sets, l’Espagnol Carlos Alcaraz a trouvé les ressources physiques pour renverser un Alexander Zverev très entreprenant durant les trois premières manches.
Après un bon début d’Alcaraz, c’est l’Allemand qui a pris les commandes pour mener deux sets à un. La suite fut favorable à l’Espagnol qui a refait son retard avant de faire cavalier seul au cinquième et dernier set (6-3, 2-6, 5-7, 6-1, 6-2) pour remporter un nouveau titre majeur.
Carlos Alcaraz devient le plus jeune joueur de l'histoire à remporter trois tournois du Grand Chelem sur trois surfaces différentes. L'Espagnol est toujours invaincu en finale d'un tournoi majeur et ses bonnes performances à Roland-Garros lui permettent d’occuper la seconde place au classement mondial, derrière l’Italien Jannik Sinner.
K.Z.
Eliminatoires Mondial 2026 / Namibie – Tunisie (0-0) : Nul à tous les niveaux !
Chanceuse d’avoir affronté la Namibie dans des conditions très favorables, la sélection tunisienne n’a rien montré de bon et peut s’estimer heureuse de rentrer avec un point.
Auteurs d’une sortie très timide face à la Guinée Equatoriale, les Aigles de Carthage ont entamé cette rencontre avec un schéma tactique complexe qui confirme les difficultés actuelles de cette équipe. Durant toute une mi-temps, les Tunisiens n’ont quasiment réussi aucune manœuvre offensive, se contentant de longues transversales qui ont fait l’affaire de l’adversaire. On peut même dire que les Aigles ont bénéficié d’un coup de pouce de l’arbitre qui a refusé un but régulier des Namibiens suite à une erreur flagrante de Ben Saïd.
A la reprise, la musique n’a pas changé malgré un semblant de réveil des Tunisiens avant de revoir la médiocrité prendre le dessus. Les changements opérés par Montasser Louhichi, avec l’entrée de Chaalali et Ben Ouannes, n’ont rien changé et il était évident que cette équipe tunisienne manquait d’organisation, d’application et de percussion avec un staff technique qui a montré, encore une fois, ses limites à tous les niveaux.
Pour le moment, avec ce nouveau point grignoté, les Aigles de Carthage se maintiennent en tête de leur groupe après avoir pleinement profité de la sanction infligée à la Guinée Equatoriale.
K.Z.
Tunisie-Hausse des prix- Chers spéculateurs Par Soufiane Ben Farhat
C’est devenu endémique. A chaque saison, les spéculateurs rappliquent et remportent le jackpot. Au vu, au su et à la barbe de tout le monde, les pouvoirs publics en prime. Non sans s’être préparés et avoir fourbi leurs forfaits longtemps à l’avance. Tâche d’autant plus facile à ourdir que nos années sont ponctuées de fêtes, de célébrations et de rituels civils et religieux synonymes de consumérisme effréné et de ripailles. Ce n’est un secret pour personne, le plus clair du temps, nous sommes cigales plutôt que fourmis.
Ces dernières semaines, c’est le mouton de l’aïd qui a les faveurs des spéculateurs et des inévitables intermédiaires réguliers ou de circonstance. Le kilo vif, estimé par les pouvoirs publics à 21,500 dinars est vendu entre 27 et 30 dinars le kg, sinon plus, en toute impunité. Certes, les Tunisiens n’achètent pas massivement les moutons ces derniers jours, mais les spéculateurs veulent les avoir à l’usure. Et dans ce bras de fer non déguisé, ce sont les spéculateurs qui l’emportent en dernière instance. Certes, rien ne sert de se morfondre dans le ressentiment et les jérémiades. Toutefois, les questions lancinantes demeurent en suspens. Et parmi lesdites questions, celles sur l’inexistence ou la faiblesse des structures de contrôle interpellent.
Modus operandi vicieux
En fait, les spéculateurs sont soit des intermédiaires réguliers, soit des opérateurs circonstanciels. Dans tous les cas de figure, ce sont des accapareurs. Tantôt, ils s’emparent des denrées et produits prisés, tantôt ils agissent de pair en jouant sur les registres des monopoles de fait. Ainsi arrivent-ils à fixer unilatéralement les prix à la défaveur des clients et acheteurs, malgré les stipulations et réglementations officielles. Oui mais, objectera-t-on à juste titre, où sont les contrôleurs des prix ? Ceux-ci sont de prime abord structurellement insuffisants. Autour de mille trois cents contrôleurs pour contrôler des dizaines voire des centaines de milliers de revendeurs disséminés partout, souvent à la sauvette. Malgré l’existence de marchés nommément connus et désignés, ceux improvisés sont souvent légion. Ainsi en est-il des fameuses rahbas de vente de moutons. Il y en a partout, par milliers et de différentes dimensions.
Et ne parlons pas du laxisme et des compromissions intéressées en la matière. Souvent, de guerre lasse, les contrôleurs se retrouvent submergés, sinon réduits à faire de pâles figurations. Les réseaux organisés ont souvent la main haute.
La défense des consommateurs aux abonnés absents
Restent les associations de défense des consommateurs. Celles-ci brillent souvent médiatiquement. Autrement, autant chercher une aiguille dans une boîte de foin. Leur visibilité est nulle ou presque, leurs numéros verts ne répondent pas, leurs contrôleurs sont inaccessibles ou inexistants. Ces dernières années, lesdites associations ont perdu au change. Des considérations politiques y président. Il fut un temps où elles furent plus efficaces, relativement s’entend.
Au bout du compte, c’est le citoyen lambda qui se retrouve toujours pris dans la souricière des accapareurs et spéculateurs de tout poil. Il est obligé d’en faire les frais. Les réflexes du boycott ne sont pas toujours de mise chez nous. Le poids des traditions impose au bon père de famille de passer sous les fourches caudines des spéculateurs.
Pourtant, il y a eu deux séquences au cours desquelles les spéculateurs ont été efficacement battus en brèche. La première fut au cours de l’épidémie du Covid-19 et la seconde au cours du dernier mois de ramadan. La diligence mise par les pouvoirs publics pour contrer, dissuader et réprimer les fraudeurs a été louable. Seul le secteur des viandes rouges y échappa dans les deux cas. Ce cartel là est tellement puissant et revêche. Aujourd’hui encore, il fait des siennes et se joue de la fixation officielle des prix comme d’une guigne.
La consommation au guet-apens
Messieurs les accapareurs et spéculateurs ourdissent adroitement leurs forfaits et subterfuges. Ils les planifient au gré des saisons et des produits prisés. Le Tunisien moyen est pris chaque fois au piège comme dans un perpétuel guet-apens. Les motivations crapuleuses des spéculateurs ne sont plus à démontrer. Elles coulent de source pour ainsi dire.
Le rouleau compresseur de la hausse des prix, injustifié dans la plupart des cas, n’en finit pas de s’étaler en toute impunité. Les familles tunisiennes en supportent les contrecoups pervers. Quelques responsables feignent de temps en temps de s’en offusquer, mais au bout du compte ils laissent faire.
De mémoire de vieux briscard, j’ai assisté à l’inexorable hausse continuelle et injustifiée des prix des denrées alimentaires et de base surtout au fil des décennies. Ça remonte et cela ne s’affaisse jamais. Le forfait se mue en acquis et l’état de fait injustifié en donnée naturelle. On peut même estimer la hausse artificielle des prix jusqu’à hauteur de trente à quarante pourcents de leur valeur réelle au fil des années, sans que cela ne retombe. La bourse des ménages en fait les frais. Seul le ressentiment populaire demeure. Autrement, l’arbitraire de la hausse des prix sévit.
Il est sans nul doute impératif d’augmenter en premier lieu le nombre des contrôleurs et les modalités des contrôles des prix ; et, en second lieu, d’aggraver les sanctions légales à l’encontre des fauteurs en la matière. Autrement, la valse vicieuse se poursuivra en toute impunité. Et la bourse du citoyen n’en finira pas d’en pâtir. A bon entendeur…
S.B.F
Gaza: Plus de 37 mille martyrs
Le ministère palestinien de la Santé, a annoncé, ce dimanche, que 37.084 personnes ont été tuées à Gaza, depuis le début de l'attaque sioniste.
Selon le ministère, ce bilan inclut au moins 274 personnes tuées dans l'opération israélienne, samedi, dans le camp de Nousseirat.
698 personnes ont également été blessées lors de cette opération, d'après la même source.
Depuis le début de l'offensive, le 7 octobre, 84.494 personnes ont été blessées dans les bombardements et les opérations israéliennes dans la bande de Gaza, selon le ministère de la Santé.
Palestine - Ziad Kaj : Ce qui se passe est terrible : Un récit réaliste du massacre de Sabra et Chatila 1982
Le livre de Ziad Kaj, traduit de l’arabe par Jouda Bouattour et édité par Arabesques, revient sur les terribles massacres commis à Sabra et Chatila, un Holocauste nazi à la manière israélienne. Le premier à entrer dans le camp, selon l’auteur, découvre un corps avec la tête coupée et d’autres corps jetés entassés le long de la route principale. Il fut traumatisé la vie durant. Il décrit également sa douleur et sa haine à la perception des quatre hommes du Mossad s’assurant de la bonne exécution de l’horreur. Ces Israéliens racistes, dépourvus de pitié pour refuser de reconnaitre l’humanité de l’autre : « j’ai senti couler le poison mortel dans mes veines ».
L’auteur était parmi les membres de la protection civile. Il témoigne de son expérience en tant que telle ; il se demande s’il ne perdrait pas la tête comme cette fillette palestinienne. Elle ne cessait de rire hystériquement, racontant son viol à plusieurs reprises, en témoignent ses vêtements en lombaux sur son petit corps. Elle relate comment un bébé, son petit frère, n’arrêtant pas de pleurer fut étranglé avec une corde et sous ses yeux, la tête de son père tranchée par une hache.
« Depuis que le « vieux » a quitté sur le dernier bateau…nous sommes un peuple pareil à un navire perdu en mer, et que les ports du monde n’autorisent pas à accoster ! », raconte le narrateur d’origine palestinienne. Il cachait son identité pour intégrer la protection civile libanaise.
L’auteur retranscrit les témoignages de ceux ayant commis les insoutenables horreurs de Sabra et Chatila avec détails sur leurs entrainements chez les Israéliens. Il ne s’arrête pas à ces douloureux évènements et repeint en cinématographe technicien du come-back, l’ambiance prévalant à Beyrouth en ces temps d’errance.
L’actualité l’amène inéluctablement aux massacres exécutés par les milices de l’état islamique (E I) en Syrie pour s’interroger sur ce destin humain jalonné de malheurs. Il énumère les massacres commis depuis l’aube des temps : celui des Polonais par l’armée ukrainienne, Deir Yassin par l’Irgoun, la Ligue Bodo par les Coréens …
Il revient à Beyrouth pour étaler le rôle joué par les Israéliens auprès de Béchir Gmail, les principaux évènements politiques et les faits marquant de l’époque. Il termine son récit par « n’oublions jamais… » et « la rancune tue son porteur » comme message adressé au monde « civilisé ».
Guantanamo, les abominations se poursuivent
L’horreur meuble l’actualité. Cette fois c’est d’un Guantanamo israélien qu’il s’agit. Et c’est CNN qui ébruita la nouvelle. En livrant le contenu de l’ouvrage ci-dessus présenté, la nouvelle sur le traitement odieux subit par les détenus palestiniens dans une prison militaire de l’occupant m’astreint à vous soumettre cette odieuse infamie qui poursuit les Palestiniens.
Ofer Bronchtein, président du forum pour la paix, à la vue des images humiliantes des détenus, ne cache pas son aversion quant à la similitude avec Guantanamo.
Incessantes terreurs
Les faits relatés dans le livre se perpétuent au vu et au su de tous. Ce jeudi 6 juin 2024, pas moins d’une trentaine de personnes, dont cinq enfants, ont été tuées par l’armée israélienne. Ces crimes sont commis quasi au quotidien dans la bande de Gaza.
Une organisation américaine spécialisée dans la prévention aux famines et sécurité alimentaire a sonné l’alarme. Elle rejoint le Programme Alimentaire Mondial qui avait fait déjà le même constat. L’organisation (FEWS) déplore son incapacité à déterminer le nombre des morts de la famine de par les empêchements qu’exerce l’occupant israélien. Elle soupçonne une croissance importante du nombre.
Le massacre de Sabra et Chatila se perpétue dans Gaza ! Jusqu’à quand ?
Amna Atallah Soula
Namibie-Tunisie à 17h à huis clos : Formation probable
Cet après-midi à Johannesburg, la Tunisie rencontrera la Namibie pour le compte de la quatrième journée du groupe H des éliminatoires de la coupe du monde 2026 à huis clos comme l'a annoncé hier la fédération namibienne. Leaders du groupe avec neuf points. les Tunisiens chercheront à prendre le large en semant les Namibiens qui comptent sept points. La formation des Aigles de Carthage connaîtra quelques changements avec la rentrée de Chaalali et Jouini.
Formation probable: Ben Said, Mathlouthi, Talbi, Meriah, Abdi, Skhiri, Ghandri, Chaalali, Saad, Jouini et Achouri.
Jamel Belhassen
Pour la première fois : Le Hezbollah tire une salve de roquettes Falaq 2 sur le nord d’Israël
Le Hezbollah libanais a déclaré samedi avoir tiré une salve de roquettes Falaq 2 sur un centre de commandement militaire dans le nord des territoires occupés.
Une source de sécurité a déclaré à Reuters que c'était la première fois que le groupe utilisait ce type de missile après avoir tiré des missiles Falaq 1 lors de dizaines d'attaques précédentes.
















