Transformation digitale des banques : la tendance en Afrique se confirme
Confrontées à une concurrence féroce de la part des fintechs, néobanques et opérateurs télécoms qui investissent de plus en plus dans les services financiers, 60% des banques actives en Afrique ont déjà dématérialisé la plupart de leurs opérations. C'est ce qui ressort d'un rapport publié le 31 mai 2024 par le fournisseur de technologies bancaires digitales Backbase et le magazine African Banker.
Intitulé « The African Banking Digital Transformation Report 2024 », ce rapport se base sur une enquête menée auprès des dirigeants de 155 banques de différentes tailles opérant dans 35 pays d'Afrique. Il révèle que moins de la moitié des banques interrogées ont dématérialisé plus de 75% de leurs opérations.
Par ailleurs, 28% ont numérisé entre 25% et 50% de leurs activités, tandis que 12% ont réalisé une transformation numérique minimale, couvrant moins de 25% de leurs opérations. Ces chiffres indiquent qu'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour une adoption complète du numérique dans le secteur bancaire africain.
La transformation numérique est une priorité pour 36% des banques sondées, qui la considèrent comme leur principal objectif stratégique. Pour 40% d'entre elles, elle figure parmi les trois premières priorités, tandis que 24% la jugent importante.
Toutefois, malgré cette reconnaissance de l'importance de la digitalisation, une proportion moindre des banques mobilise des ressources financières importantes pour digitaliser leurs services. Seuls 25% des établissements dépensent plus de 3 millions de dollars par an dans la transformation numérique, tandis qu'environ 22% y consacrent entre 1 et 3 millions de dollars et 32% allouent moins de 300 000 dollars.
En 2024, les investissements des banques africaines dans la transformation numérique se concentreront principalement sur la banque de détail (39,5%), le segment des petites et moyennes entreprises (26,3%) et la banque d'affaires (13,2%). Cette orientation stratégique vise à renforcer leur compétitivité face aux nouveaux acteurs agiles du secteur financier, tout en améliorant l'efficacité opérationnelle et l'expérience client.
Festival de l’Union des radios et télévisions arabes (ASBU) : le ministre libanais de l’information et une pléiade d’acteurs et producteurs à l’affiche
Placée sous le signe du soutien de la Palestine, la 24ème édition du Festival de l’Union des radios et télévisions arabes (ASBU) qui aura lieu du 26 au 29 juin 2024 verra défiler une pléiade de figures de proue de la scène audiovisuelle arabe entre animateurs et producteurs des programmes radiophoniques et télévisées, directeurs de programmation et également acteurs. Parmi les invités de cette édition, nous citons Hassan Ben Mohamed Al-Mass, figure emblématique de la télévision qatarie qui a marqué les débuts de cette télévision arabe et qui depuis a assumé de nombreuses responsabilités, le ministre libanais de l’information Ziad Makari, connu par ses programmes axés sur la restauration et la valorisation du patrimoine audiovisuel libanais, la musicienne et actrice soudanaise Eimen Youssef qui a brillé dans le film « Goodbye Julia » , la productrice et actrice tunisienne Sonia Ben Belgacem, la présentatrice et animatrice des programmes, la Palestinienne Hadil Hassan Alyane, le réalisateur syrien Seifeddine Sebaï, l’acteur égyptien chevronné Fethi Abdelwahab qui a brillé lors du mois du ramadan dans le feuilleton égyptien « Al-Hachachine » etc.
On croit savoir que la soirée d’ouverture du festival prévu le 26 juin, à l’amphithéâtre romain de Carthage sera assurée par le célèbre chanteur arabe Ragheb Alama et t dont les recettes iront au profit des victimes du génocide collectif dans les territoires palestiniens.
Outre la présence des médias arabes privés et publics à ce festival, cette 24ème édition accueillera des exposants des pays étrangers comme la Chine, la France et l’Italie et enregistrera également la participation de quelques comités audiovisuels africains et ce dans le cadre d’une nouvelle approche du festival marquée par l’ouverture sur l’international.
Comme le veut les traditions, le festival comportera outre les compétitions, maillon fort de l’événement, une grande exposition et des rencontres scientifiques abordant différentes thématiques et problématiques actuelles du secteur audiovisuel dans le monde arabe.
Il est à noter qu’une réunion d’évaluation de l’avancement des préparatifs a eu lieu récemment, le 11 juin 2024, au ministère des Affaires culturelles, entre le ministre chargé des Affaires culturelles Moncef Boukthir et le directeur général de l’Union des radios et télévisions arabes (ASBU) Abderrahim Soliman.
La 24ème édition du festival de l’ASBU est organisée en partenariat avec le ministère des affaires culturelles, l’Etablissement de la Télévision tunisienne, et avec la collaboration de l’Etablissement de la Radio tunisienne et l’Organisation arabe de communications par satellite Arabsat.
Imen.A.
Enchères : 226 000 € pour un Tintin en kilt
La galerie Daniel Maghen a créé l’événement avec une illustration de Tintin partie lors des enchères pour 226.000 €, témoignant toutes d’un âge d’or de la BD.
Cette couverture est l’une des 447 qu’Hergé dessinera pour le journal belge « Le Petit Vingtième » (dont 32 pour L’Île noire), et demeure un bel exemple de l’évolution de son art après sa rencontre avec Charles Lesne, qui deviendra son éditeur chez Casterman.
Ce dessin fut réalisé en noir et blanc, à la plume en acier inoxydable Gillot’s-Inquduct G-2 issue d’un stock acheté en Angleterre en mars 1937, soit une année avant la conception du dessin, lors d’un voyage dans le Sussex, également prétexte au premier repérage pour « L’Île noire ». Voici Tintin marchant de trois quart profil arrière, une attitude qui inspirera Hergé dans nombre de ses dessins. Mais une fois l’illustration terminée, il s’aperçoit qu’il a oublié de représenter Milou... Hop, une retouche à la gouache blanche (qui n’apparaît pas au clichage du trait) et l’affaire est réglée !
Les dessins en couleurs directes des années trente sont très rares sur le marché. C’est donc un document exceptionnel, témoin de l’évolution de Tintin, dont le trait et la couleur sont de la main même d’Hergé : seulement quatre couvertures du Petit Vingtième ont été faites de cette façon, lit-on sur la revue littéraire en ligne Actualitté.
Gaza : Israël intensifie ses attaques...Le bilan des morts dépasse les 37 232
L'occupation israélienne a commis trois massacres contre des familles dans la bande de Gaza au cours des dernières 24 heures, faisant 30 morts palestiniens et 105 blessés, selon des sources médicales.
L'agence WAFA a confirmé que le bilan des victimes de l'attaque israélienne depuis le 7 octobre s'est élevé à 37 232 morts palestiniens, avec 85 073 personnes supplémentaires blessées.
Festival international du film d’Amman : tout sur la 24ème édition et la participation tunisienne
Deux films tunisiens figureront dans la compétition officielle de la 5ème édition du Festival international du film d’Amman – Awal Film (AIFF) prévue du 3 au 11 juillet 2024, dans la Capitale jordanienne Amman.
« Behind the Mountains » de Mohamed Ben Attia a été sélectionné dans la compétition des longs-métrages arabes avec six autres films, à savoir « Backstage » de la Tunisienne Afef Ben Mahmoud & du Marocain Khalil Benkirane (Maroc), « Back to Alexandria » de Tamer Ruggli (Egypte), « The Burdened » de Amr Gamal (Yémen), « Inshallah a Boy » de Amjad Al Rasheed (Jordanie), « Hounds » de Kamal Lazraq (Maroc) et « Animalia » de Sofia Alaoui (Maroc).
Le cinéaste Dhafer El Abidine est au jury de cette compétition qui comprend également Aida Begić (réalisatrice et universitaire bosniaque), Hakim Belabbes (réalisateur marocain et directeur de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (ISMAC) à Rabat) et Presley Chuenig (acteur, écrivain et activiste sud-africain).
En 2023, « Behind the Mountains » (Par-delà les montagnes, titre en français, «Oura El Jebel», titre en arabe) est le troisième long-métrage de Ben Attia, après « Hédi» en 2016 et «Weldi» en 2018. Cette fiction (98’) est une coproduction entre la Tunisie (Nomadis Images), la Belgique, la France, l’Italie, l’Arabie Saoudite et le Qatar.
« Behind The Mountains » est écrit et réalisé par Mohamed Ben Attia. La direction de la photographie a été confiée au Belge Frédéric Noirhomme alors que la musique est l'œuvre du Français Olivier Marguerit qui est auteur-compositeur-interprète, musicien, multi-instrumentiste et arrangeur.
Après avoir fait sa première mondiale à la 80e Mostra de Venise, dans la section Orizzonti (30 août - 9 septembre 2023), ce film a fait le tour de plusieurs festivals internationaux. Sa sortie nationale avait eu lieu le mercredi 17 janvier 2024.
Parmi les principaux acteurs au casting de cette fiction, Majd Mastoura, Samer Bisharat, Walid Bouchhioua, Selma Zeghidi, Helmi Dridi et Wissem Belgharek. Synopsis: « Après avoir passé quatre ans en prison, Rafik n’a qu’un seul plan, emmener son fils derrière les montagnes et lui montrer sa découverte étonnante ».
… Et également dans la compétition des courts
Le 2ème film qui sera en lice pour l’un des prix du festival est « Leni Africo », premier film du réalisateur tunisien Marouene Labib. Il figure dans la compétition des courts-métrages arabes qui comprend 15 autres films. Le jury de cette compétition est composé de Khader Aydros Ahmed (scénariste et réalisateur somalo-finlandais), Mourad Abu Eisheh (réalisateur et scénariste jordanien) et Suzanne Youssef (réalisatrice et scénariste syrienne).
« Leni Africo » (30’) est écrit et réalisé par Marouene Labib et coproduit par Dirt, sounds & pictures, Metafora Production et SVP Tunisia. Il a bénéficié du soutien du Centre national du cinéma et de l'image (CNCI), Culture ressource (Liban) et Bahrain Authority for Culture And Antiquities (Bahrein).
Marouene Labib est né en 1988 à Tunis. Après avoir obtenu un master en écriture et réalisation à L’Ecole Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma (ESAC), il a fondé, en 2019, sa propre boite de production avec deux amis cinéastes.
« Leni Africo » est le premier film produit par la compagnie « Dirt, sounds & pictures ». Ce film est également sélectionné dans les compétitions officielles de deux autres festivals internationaux : Festival del Cinema Africano di Verona (Italie) et Madagascourt Film Festival des Rencontres du Film Court Madagasikara (Madagascar).
« Leni Africo » est porté par un casting composé de Mohammad Bakri (Palestine), Khaled Kouka (acteur tunisien basé en Espagne), Amadou Mbow (Sénégal) et Lobna Mlika (Tunisie).
Synopsis: Tripoli 2013, un prêtre étranger dont l’église a été détruite, décide d’aider un groupe de migrants réfugiés dans une grotte au milieu du vaste désert Libyen. Il engage Omar, un passeur libyen et ils partent à la recherche de la grotte. Après quelque temps, un des migrants de la grotte décide de traverser le désert en direction de Tripoli.
Belle présence des « Filles d’Olfa »
Le public du festival pourra également découvrir un 3ème film tunisien. Il s’agit de « Four Daughters » (Les Filles d’Olfa) de Kaouthar Ben Hania, candidat de la Tunisie aux Oscars 2024, figure dans la section non compétitive des « Rendez-vous franco arabes ». Organisée pour la quatrième année consécutive, cette section comprend 5 longs-métrages et 6 courts métrages français ou coproduits avec la France.
« Four Daughters » est une coproduction entre la Tunisie (Cinetelefilms Prod), la France, l’Arabie Saoudite et l’Allemagne. Ce cinquième long-métrage de Ben Hania est un docu-fiction (110’) dont elle est également la scénariste et la monteuse.
Dans une musique de film d’Amine Bouhafa, «Les Filles d’Olfa» réunit un casting composé de Olfa Hamrouni, Eya Chikhaoui, Tayssir Chikhaoui, Hind Sabri, Nour Karoui, Ichraq Matar et Majd Mastoura. Ce docu-fiction relate la vie d’Olfa, mère de quatre filles, qui oscille entre ombre et lumière. Un jour, ses deux filles aînées disparaissent. Un voyage intime fait questionner le fondement même de nos sociétés.
Tout sur la 24ème édition
Placée sous le thème « Our Stories, Our Narratives », la 5ème édition du Festival international du film d’Amman comprend 53 films de 28 pays producteurs et coproducteurs différents. Tous les films sont des premières jordaniennes sorties en 2023 et 2024. La sélection comprend 12 films en première arabe et 2 films en première mondiale. De plus, 5 feront leur première internationale - les premières projections de ces films en dehors de leur pays d'origine.
Des longs-métrages de fiction et documentaires arabes et internationaux, ainsi que des courts-métrages arabes sont au programme du cette édition 2024 qui verra une forte présence du cinéma palestinien.
Les films des quatre sections compétitives concourront pour le prestigieux trophée « Black Iris » et des prix en espèces. Le Prix du public sera décerné au film gagnant dans la section internationale qui comprend 7 films.
Le festival a récemment dévoilé les jurys des sections pour films arabes de fiction, documentaire, court-métrage, prix FIPRESCI et la section professionnelle « Amman Film Industry Days » (AFID). Créé en 2023, le prix FIPRESCI, International Film Critics Awards, est destiné aux longs-métrages documentaires arabes en vue de promouvoir le cinéma d’art et encourager le nouveau et le jeune cinéma.
Cette année, le festival présentera une autre section hors compétition « Spotlight » qui met en lumière des histoires réalisées par des cinéastes arabes, chevronnés et jeunes.
Organisé sous l'égide de la Royal Film Commission (RFC, Jordanie) et présidé par la princesse Rym Ali, le Festival international du film d'Amman, Awal Film, constitue une vitrine pour les premiers films arabes et internationaux.
Le Quotidien avec TAP
Ahmed Hachani s'envole pour l'Italie
Le chef du gouvernement Ahmed Hachani s'est rendu aujourd'hui, vendredi 14 juin 2024, en Italie pour représenter la Tunisie aux réunions du sommet du Groupe des Sept (G7).
Hachani sera accompagné lors de cette visite par le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'étranger, Nabil Ammar, selon un communiqué de la présidence du gouvernement.
La guerre russo-ukrainienne, la guerre à Gaza, ainsi que de sujets liés à la migration, au changement climatique, à l'énergie, à l'intelligence artificielle et à la sécurité économique mondiale seront discutés lors dudit Sommet.
Prix d’achat des céréales pour la récolte 2024
Le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche a annoncé les prix d’achat des céréales pour la récolte 2024, incluant une prime exceptionnelle incitative. Les prix sont fixés comme suit :
– Blé dur : 140 dinars par quintal (incluant une prime de livraison rapide de 40 dinars par quintal et une prime exceptionnelle de 10 dinars par quintal).
– Blé tendre : 110 dinars par quintal (incluant une prime de livraison rapide de 30 dinars par quintal et une prime exceptionnelle de 10 dinars par quintal).
– Orge et triticale : 90 dinars par quintal (incluant une prime de livraison rapide de 25 dinars par quintal et une prime exceptionnelle de 10 dinars par quintal).
Il est important de noter que la date limite pour bénéficier de la prime de livraison rapide et de la prime exceptionnelle pour chaque quintal d’orge et de triticale de la récolte 2024 est fixée au 10 juillet 2024. En ce qui concerne les blés, la date limite pour profiter de ces primes est le 31 août 2024.
Grâce présidentielle pour 431 détenus à l'occasion de l'Aïd Al-Adha
A l'occasion de l'Aïd Al Adha, le président de la République, Kaïs Saïedة a décidé d'accorder une grâce présidentielle à 431 détenus,dont 298 seront remis en liberté, lit-on dans un communiqué de la présidence de la République.
La Tunisie mise sur l’investissement durable
Tunis accueille, actuellement, la 21e édition du Forum de Tunisie sur l’Investissement (TIF). C’est un événement d'envergure internationale qui réunit plus de 800 participants, dont des investisseurs tunisiens et étrangers représentant trente pays.
Sous le thème « Tunisie, où la durabilité rencontre les opportunités », cette édition, organisée par l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur (FIPA-Tunisia) en partenariat avec l’Union européenne, met en avant les réformes économiques et les opportunités d'investissement en Tunisie.
Réformes mises en œuvre
Ce forum est l'occasion de présenter les réformes mises en œuvre et en cours de préparation par le gouvernement tunisien pour redynamiser l'économie, relancer l'investissement et améliorer le climat des affaires dans le cadre du programme national de réformes.
La FIPA espère ainsi attirer l'attention sur les avantages compétitifs de la Tunisie en tant que destination et plateforme stratégique pour l'investissement et le partenariat gagnant-gagnant, notamment dans des secteurs à haute valeur ajoutée tels que l'économie verte, les énergies renouvelables, les industries pharmaceutiques, les composants automobiles et l'innovation.
Programme riche
Les travaux du forum ont été ouverts par le Chef du Gouvernement, Ahmed Hachani, et de hauts représentants des institutions européennes, en présence des membres du gouvernement, des hommes et femmes d'affaires et des acteurs économiques tunisiens et étrangers.
Y participent également des représentants des institutions financières régionales et internationales, des experts du monde des affaires, de l'investissement et du secteur bancaire, des structures professionnelles sectorielles, ainsi que des représentants du secteur privé, des ministères et structures publiques concernés.
Accords stratégiques
Plusieurs accords de financement sont programmés en marge des travaux du forum. Parmi eux, un accord en faveur du secteur de l'éducation entre le ministre de l'Éducation et le vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI).
Un autre accord de financement vise à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) et mets en partenariat la BEI, l'Agence Française de Développement (AFD), la Banque Allemande pour le Développement (KFW) et l'Union européenne.
En outre, une convention entre le ministère de l'Économie et la BEI porte sur le projet "Corridor de développement Économique de Tunisie" reliant les gouvernorats de Sfax, de Kasserine et de Sidi Bouzid. Dans le secteur agricole, un accord consacre la collaboration avec la Banque Africaine de Développement (BAD).
Thèmes cruciaux
Le premier jour du forum a été marqué par la remise des Prix TIF 2024 aux investisseurs étrangers pour leurs contributions au développement économique de la Tunisie, et par le lancement de l'Initiative Equipe Europe Investissements visant à encourager les investissements publics et privés en Tunisie.
La deuxième journée est consacrée aux perspectives des investissements directs étrangers (IDE) par rapport aux exigences du développement durable. La première session, présidée par la ministre de l'Économie, aborde la relance de l'économie et la promotion des IDE, en soulignant les mesures d'incitation et les programmes de développement entrepris.
La durabilité est également un thème clé. La deuxième session, présidée par la ministre de l'Environnement, discute des nouvelles opportunités d'investissement favorisant le développement durable et les chaînes d'approvisionnement propres et vertes. Une autre session, présidée par la ministre de l'Industrie, des Mines et de l'Énergie, et avec la participation des représentants de l'UE, se concentre sur la collaboration entre la Tunisie et l'Union Européenne dans la transition énergétique, avec des projets phares comme "ELMED".
Rencontres B2B
Des sessions parallèles portant sur les composants automobiles, les industries pharmaceutiques, les énergies renouvelables et les startups/diasporas sont organisées. Ces sessions permettent des discussions approfondies et des échanges d'expertise entre les investisseurs locaux et étrangers.
La clôture de la session comprend la signature d'un protocole d'accord sur l'énergie entre la Tunisie et l'UE.
Une dernière session plénière présente la stratégie de l'Union européenne « Global Gateway » et les outils financiers associés pour favoriser la mobilisation de l'investissement et la relance économique vers une croissance plus durable.
Perspectives d’Investissement
Selon la FIPA, en 2023, les investissements étrangers en Tunisie ont atteint 2522,3 millions de dinars (MD), soit une hausse de 13,5% par rapport à 2022. Ces chiffres reflètent l'attractivité croissante de la Tunisie pour les investisseurs étrangers et la pertinence des réformes économiques en cours.
Le Forum de Tunisie sur l’Investissement 2024 promet d’être une plateforme cruciale pour renforcer la coopération internationale et attirer davantage d'investissements en Tunisie, tout en mettant l'accent sur la durabilité et les opportunités économiques innovantes.
Beït al-Hikma : deux conférences sur l’art
Dans le cadre des activités périodiques, le département des arts relevant de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beït al Hikma » proposera demain, à partir de 10h00, deux conférences ayant pour thème principal « Le croisement des arts ».
La première conférence sera donnée par la Professeure Senda Khayati et dont le thème est « La musique au cinéma : une complice silencieuse » alors que la 2ème assurée par le réalisateur Hichem Ben Ammar qui parlera de Jean-Denis Bonan, un artiste multidisciplinaire.
Cette rencontre qui se déroulera au palais Beït al Hikma à Carthage sera modérée par Pre Rachida Triki.
Tunisie – UE – Économie - Le choc des complexes - par Soufiane Ben Farhat
Chassez le mercantilisme, il revient au galop. Les crises successives du Covid-19, de la guerre russo-ukrainienne et du génocide perpétré par les forces d’occupation israéliennes à Gaza ont remis à l’ordre du jour de l’économie-monde les vieilles recettes du mercantilisme. On thésaurise à n’en plus finir, on spécule sur les finances, les richesses des États est refondée sur l’accumulation de l’or et de l’argent. La richesse et la puissance impériale redeviennent un but en soi moyennant l’abondance en hommes, en argent et en interventionnisme étatique.
Ce retour aux sources primitives du capitalisme est essentiellement dû au fait que le capitalisme en crise n’arrive plus à se régénérer. Il est partout en faillite et n’offre guère d’alternative tant de refondation que de remplacement. La bulle factice redevient la norme. A telle enseigne qu’on n’est pas loin ces jours-ci d’une reconduction planétaire de la crise des subprimes de 2008.
Politiquement, le libéralisme en prend un sacré coup. Témoins, les résultats des dernières élections européennes sanctionnées par une poussée historique de l’extrême-droite dans le Vieux continent. L’Europe malade est désormais peuplée de peuples angoissés et frileux. Ils craignent la mondialisation, la cherté du coût de la vie, due en partie à la construction alambiquée et artificielle de l’UE, et l’immigration.
La forteresse cadenassée
Bien qu’elle ait un besoin impérieux de main d’œuvre d’outremer et d’attributs de la régénération générationnelle, l’Europe se cadenasse à nouveau, devenant une sorte de forteresse. Une forteresse aux prises avec les démons de la peur, de la vieillesse et de la pauvreté rampante. Othello rapplique, on craint le maure, l’Africain, l’homme du Sud, nouvelles figures de la grimace de la peur et de l’effroi.
Bien évidemment, cela s’accompagne de théorisations et de mises en perspectives fictionnelles et factices. Et, là aussi, on revient aux vieilles recettes légitimatrices ou réconfortantes. C’est que les clichés et les poncifs ont la vie dure. Ils rappliquent souvent à la faveur des crises et crispations. En pleine guerre froide, Reinhold Niebuhr, théologien américain, raillait “les fanatiques ordinaires de la civilisation occidentale qui prennent les réalisations les plus contingentes de notre culture pour la forme et la norme ultimes de l’existence humaine”.
Ces derniers temps, la Tunisie a été aux prises avec un véritable chantage du FMI et de ses fanatiques ordinaires. Ses recettes proposées, toujours de mise et hautement risquées, menacent d’une conflagration sociale inouïe sous nos cieux. Le FMI n’en a cure. L’Europe s’y est attelée à sa manière, elle aussi.
Avec la diversification, annoncée récemment, de nos partenaires économiques, moyennant un recentrage de nos flux d’échanges et d’investissements, l’Europe tente de mettre un bémol à ses requêtes. Et il y a de quoi. Depuis quelques années, la mondialisation tant louée n’a plus d’attrait. Des pays africains et latino-américains sont de plus en plus revêches à la domination économique nord-atlantique, le pendant économique de la suprématie militaire de l’OTAN. Les pays du BRICS tentent un recentrage de l’économie mondiale et menacent la suprématie forcée du dollar.
Les fanatiques ordinaires du Sud
Sous nos cieux, hélas, les recettes eurocentristes ont de fervents supporters. A les entendre, rééquilibrer les flux des investissements et du commerce en vue d’assurer un échange moins inégal relève de l’hérésie. Eh quoi, nous signifient-ils, vous osez et daignez sortir de l’ornière de l’Europe ? A en croire que des miracles aussi éclatants que ceux de la Chine ou du Rwanda ont été réalisés sous le label de la dépendance économique vis-à-vis de l’Europe ou de l'Amérique.
Bien évidemment, il n’est guère question de remettre en cause notre coopération économique avec l’Europe. Elle est ancienne et fructueuse et accapare 70% de nos échanges. Par ailleurs, notre balance commerciale est largement excédentaire avec l’Europe. Seulement, diversifier est dans l’ordre naturel des choses. En même temps, la coopération européenne est, à bien des égards, univoque. Des sommes faramineuses de cette coopération sont siphonnées par les expertises européennes imposées au fil des accords. L’Europe prend plus qu’elle ne donne et s’avise toujours d’imposer ses normes et standards de surcroît.
En fin de compte, comme il y a en Occident des fanatiques ordinaires de la civilisation occidentale, il y a également sous nos cieux des fanatiques ordinaires de la dépendance vis-à-vis de l’Occident.
Recentrage diplomatique
Qu’on se rappelle de certaines grimaces de l’histoire. En juillet 2021, la France et l’Europe s'offusquent de la dissolution du Parlement tunisien. Elles se sont dites préoccupées et inquiètes. En juin 2024, le président français Emmanuel Macron dissout le Parlement français. Personne n’y trouve quelque chose à redire ! Parce que la dissolution du Parlement serait, à en croire nos fanatiques ordinaires, forcément arbitraire au Sud et démocratique en Europe. Ben oui, au début du 18e siècle déjà, Montesquieu faisait dire aux Parisiens “comment peut-on être persan ?” Les siècles se ressemblent par la méchanceté des hommes, renchérit plus tard Voltaire.
En tout état de cause, on ne peut que saluer les récents recentrages diplomatiques tunisiens, premièrement en faveur de la diplomatie économique tous azimuts et en second lieu envers de nouveaux partenaires. Souhaitons que ce ne soit guère une séquence circonstancielle. Parce que bien des officines et lobbys commencent déjà à s’inscrire en porte-à-faux de cette nouvelle donne. N’oublions guère la fameuse mouche du coche de La Fontaine : “Ainsi certaines gens, faisant les empressés/ S’introduisent dans les affaires/ Ils font partout les nécessaires/ Et, partout importuns, devraient être chassés”.
S.B.F
Des « Correspondances » franco-tunisiennes pour faire revivre l’art postal
Du 14 au 28 juin, l’Institut français de Tunisie à Sousse accueille l’exposition « Correspondances », un projet d’art franco-tunisien. Le vernissage aura lieu le vendredi 14 juin à 17h.
« Correspondances » est un projet international d'échanges de courriers entre 60 jeunes et professeurs du Lycée Pilote de Sousse et du Collège Roquebleue à Saint-Georges-de-Reintembault, un village breton dans le nord-ouest de la France.
Entre novembre 2023 et juin 2024, les élèves de Sousse ont été invités par leur professeure de français Wejdene Adoudi à participer à l’aventure imaginée par l’artiste Adrien Lecoursonnais qui était en séjour à Sousse pour son projet mémoriel Les mots sur des choses en novembre 2022.
La médiathèque de Sousse a organisé les ateliers et maintenant, pendant deux semaines, elle présente les enveloppes réalisées par les élèves. Adrien et des élèves de Sousse feront voyager les visiteurs de l'expo à travers les créations d’art postal et des récits de la vie quotidienne à l’occasion du vernissage le 14 juin.
Espagne : la justice réclame 5 ans de prison contre Carlo Ancelotti
L’entraîneur du Real Madrid, Carlo Ancelotti risque cinq ans de prison pour une fraude fiscale estimée à plus d'un million d'euros.
D’après « El Mundo », le coach italien risquerait cinq ans de prison pour des délits fiscaux commis durant son premier passage en Espagne.
En mars dernier, le parquet de Madrid avait requis quatre ans et neuf mois de prison contre l’entraîneur du Real Madrid pour une fraude au Trésor public espagnol durant les années 2014 et 2015. Ancelotti avait omis de déclarer plus d’un millions d’euros de droits à l’image pendant deux ans. Le Bureau de l'Avocat général de l'État a légèrement augmenté la peine encourue et l’a fixée à cinq ans de prison.
Recours à une société dans un paradis fiscal
Ancelotti devait payer des impôts pour tous ses revenus. Or, dans sa déclaration, il n’a pas inscrit les recettes qu’il a touchées grâce à l’exploitation de son image.
Il aurait utilisé la société Vapia Limited, basée dans les îles Vierges britanniques pour gérer ses droits d’images. La fraude s’élèverait à 386 361,93 euros en 2014 et 675 718,76 euros en 2015.
Kaïs Saïed invité au sommet du G7
Le Groupe des Sept (G7) a invité le président de la République, Kais Saïed,à son Sommet prévu du 13 au 15 juin à Borgo Egnazia en présence de ses dirigeants, à savoir les États-Unis, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon, le Canada et l'Italie.
Les principaux sujets de discussion seront le soutien à l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie et les moyens de parvenir à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
Le Centre Al Khwarizmi se dote de « Elm », la première bibliothèque numérique tunisienne gratuite renforcée par l’IA
L'ancien ministre des Finances, Mohamed Nizar Yaiche, a annoncé l’installation de la première bibliothèque numérique tunisienne « Elm » au Centre Al Khwarizmi du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
La bibliothèque numérique tunisienne « Elm » sera lancée dans les prochains mois, selon la même source.
Mohamed Nizar Yaiche avait annoncé, le 24 avril 2024, que la Tunisie s’apprête à lancer sa toute première bibliothèque numérique gratuite renforcée par l’intelligence artificielle, destinée aux étudiants et aux enseignants.
L’ancien ministre a souligné que ce système a été développé par plusieurs experts tunisiens travaillant chez Instadeep et Clusterlab, soulignant que la plateforme est entièrement nationale, en termes de financements et des ressources humaines.
Yaiche a appelé le ministère de l’enseignement supérieur à rassembler le plus grand nombre de livres numérisés, de contenu numérique et de données, afin de garantir le succès du projet.















