Le ministre des Affaires religieuses démis de ses fonctions
Le Hajj 2024 va sûrement laisser des traces à plus d’un niveau. Il y a eu 35 personnes décédées parmi les pèlerins tunisiens, mais il y a surtout beaucoup de reproches au travail accompli par les accompagnateurs et les officiels. C’est dans ce contexte que tombe la décision prise, aujourd’hui vendredi, par le président de la République Kais Saied a décidé de démettre le ministre des Affaires religieuses Brahim Chaibi de ses fonctions.
Le communiqué n’indique pas les raisons de ce limogeage ni le nom de la personne qui sera chargée d’occuper ce poste.
L’écrivain guinéen Tierno Monénembo encore à la recherche de son manuscrit disparu
Pour un écrivain, c’est le plus pire accident qui peut avoir lieu. Voir disparaitre un manuscrit sur le point d'être édité. Un manuscrit fin prêt.
C’est ce qui est arrivé au romancier guinéen Tierno Monenembo dont l’ordinateur a été volé de chez lui. Dans celui, figurait un texte qui achevé qu’il devait envoyer ce mois-ci à son éditeur afin qu’il paraîtra au début de l’année prochaine. Choqué, il recherche, depuis, en vain son manuscrit qui lui a pris trois ans de travail méticuleux et où il revient sur son enfance.
Pour retrouver son manuscrit, l’écrivain a exploré toutes les pistes, promettant de fortes récompenses. Mais jusqu’aujourd’hui, le mystère demeure.
Ecrivain guinéen francophone, Tierno Monénembo a publié son premier roman « Les Crapauds-brousse », en 1979. Son roman, « Le Roi de Kahel », publié en 2008, lui a valu le prix Renaudot la même année. Il constitue avec « Peuls » (2004), son précédent roman, un diptyque informel.
En 2012, il revient avec « Le terroriste noir » au Seuil, qui reçoit de très bonnes critiques et obtient le prix du roman métis 2012. Il est également lauréat du Grand prix de la francophonie 2017 pour l’ensemble de son œuvre.
Un collectif a été créé pour aider l’écrivain à retrouver son manuscrit perdu. Toutes les pistes sont envisageables quitte à écrire une lettre ouverte au président pour solliciter son aide.
Fête de la musique : L’Orchestre symphonique de Mégrine cet après-midi, à l’avenue
Pour bien marquer la célébration aujourd’hui de la fête de la musique, la mairie de Tunis a fait appel à l’un des importants orchestres symphoniques présents actuellement sur la scène artistique tunisienne : L’orchestre symphonique de Mégrine, jeune orchestre qui s’est imposé ces derniers années par le talent de ces artistes, majoritairement jeunes, et par la richesse et la diversité de son répertoire.
Gratuit, ouvert au grand public, le concert qui se déroulera à l'avenue Bourguiba, en plein air et à cette occasion spéciale, sera une ode d’amour à la musique et un hommage à ces musiciens qui ont marqué de leur empreinte l’histoire de l’art et dont les œuvres continuent à nous enchanter.
Dans cet esprit de partage, de reconnaissance, de démocratisation de l’action culturelle, la « Symphonie urbaine de l’avenue » sera jouée sous la direction du maestro Achref Bettibi et de la jeune cheffe d’orchestre Chaima Kdadi, révélée lors du dernier concours de la direction d’orchestre. Quant à la chorale, elle sera dirigée par Anouar Arfaoui.
Participeront à ce rendez-vous ces talentueux solistes : Isra Zrelli (chant), Isra Ben Slimen (chant), Yassine Ferjani (chant), Fadia Bouzayen (chant), Yomna Msehli (chant), Adem Kalia (violon), Mariem Aouadhi (violon), Amira Ghith (violon) et Feriel Ziadi (piano).
A une occasion spéciale, un programme spécial, l’Orchestre symphonique de Mégrine présentera « Panthère Rose », « Pirate des Caraïbes », « Balade des gens heureux », «Love Story », « Voilà » et un bouquet de compositions arabes qui ont marqué l’esprit comme « Layali al ons fi vienna » de Ismahane et la musique de la célèbre série égyptienne « Raafat al hagan » signée par le compositeur égyptien Ammar Cheriî.
Imen.A.
Le bilan des pèlerins tunisiens décédés dans les lieux saints s'alourdit
La radio nationale tunisienne a rapporté que le ministre a indiqué, lors de l'arrivée du premier vol de retour des pèlerins à Tunis, qu'il y a eu 5 décès parmi les pèlerins de la délégation officielle et 44 décès en dehors de cette délégation jusqu'à ce jour.
Le ministre a attribué le nombre élevé de décès à des températures dépassant les 50 degrés Celsius, à la présence de nombreux pèlerins âgés et de malades chroniques. Il a également mentionné la disparition d'un Tunisien atteint d'Alzheimer, dont la famille avait caché la condition aux autorités.
Festival international de musique symphonique d’El Jem : le programme
Pour les mélomanes, les passionnés d’histoire comme les accros de découvertes culturelles, le Festival international de musique symphonique d’El Jem est sans doute l’un des meilleurs plans.
Un bouquet de spectacles de haute facture est à l’affiche de la 37ème édition qui aura lieu du 13 juillet au 17 août 2024. Une nouvelle édition qui illuminera l’un des sites les plus emblématiques de notre patrimoine mondial : l’amphithéâtre romain d’El Jem et qui créera à l’occasion une dynamique non seulement culturelle mais également économique et sociale.
« Depuis sa création, notre festival a eu pour vocation de promouvoir un tourisme culturel authentique et de contribuer au développement local de notre région. En choisissant l'amphithéâtre d'El Jem comme cadre prestigieux pour nos concerts, nous aspirons à conjuguer la grandeur de l’histoire avec la beauté intemporelle de la musique symphonique » notent les organisateurs dans l’éditorial de cette nouvelle édition qui offrira aux visiteurs l’occasion de vivre une expérience unique, sous le beau ciel étoilé tunisien et entre ces pierres témoin de la majesté de ce pays.
Le coup d’envoi sera avec une production tunisienne époustouflante, une création du Théâtre de l’opéra qui depuis sa première se joue à guichets fermés. Il s’agit de l’opéra de « Carmen », mise en scène et chorégraphie de Sofien Abou Lagraa.
Suite à ce voyage tunisien dans la plus célèbre œuvre de Bizet, cette « Carmen » qui a traversé le temps et les frontières, les mélomanes seront conviés, le 20 juillet, à visiter l’Espagne à travers les mélodies de Concerto Malaga, des mélodies qui puisent dans le riche héritage de cette ville andalouse joyeuse et animée qui donne sur la méditerranée et qui baigne dans le soleil.
Le 24 juillet, le rendez-vous sera italien avec l’Orchestra Sinfonica « Accademia di Santa Sofia » d’Italie qui proposera au grand public le fruit de son travail sur différents genres et styles. La 4ème soirée, celle du 27 juillet, sera aussi italienne avec l’Orchestra Guardia di Finanzia, cette ancienne formation musicale dont la création remonte à 1926 et qui depuis et au fil des années, a réussi à adopter d’autres formations et talents et d’élargir son répertoire qui comprend des pièces originales et des transcriptions du registre classique et également de la musique contemporaine.
Comme le veut la tradition, l’Orchestre du bal de l'Opéra de Vienne marque bel et bien sa présence le 03 août 2024. Le concert du 06 août 2024 sera bien rythmé grâce à cette « Alchimie » réunissant Rafik Gharbi (Tunisie) et Nasser Ben Dadoo(France).
Le pianiste de jazz suisse d’origine tunisienne, Moncef Genoud donnera rendez-vous le 10 août à son public. L’Orchestre symphonique de Carthage sous la direction de Hafedh Makni se produira le 12 août 2024. De belles surprises attendent les mélomanes. Quant à la dernière soirée, celle du 17 août, elle sera avec « Mélodies méditerranéennes », création de l’Orchestre symphonique de Sousse.
Imen Abderrahmani
Le programme
- Le 13 juillet 2024 : Opéra Carmen, production le Théâtre de l’Opéra de Tunis
- Le 20 juillet 2024 : Imresiones de Espana : Concerto Malaga –Espagne
- Le 24 juillet 2024 : Une nuit à l’Opéra : Orchestre de chambre Accademia di Santa Sofia- Italie
- Le 27 juillet 2024 : Orchestra Guardia di Finanzia-Italie
- Le 03 août 2024 : L’Orchestre du bal de l’opéra de Vienne (Autriche)
- Le 06 août 2024 : Jazz et Blues : Alchimie de Rafik Gharbi (Tunisie) et Nasser Ben Dadoo(France)
- Le 10 août 2024 : Moncef Genoud Quartet (Jazz) (Tunisie et Suisse)
- Le 12 août 2024 : Orchestre symphonique de Carthage-Tunisie
- Le 17 août 2024 : Mélodies Méditerranéennes-Tunisie
Crash d’un hélicoptère militaire à Gafsa : décès d’un pilote
Le porte-patole du ministère de la Défense a affirmé qu’un hélicoptère militaire s’est crashé, ce vendredi 21 juin 2024, à Gafsa.
Il a précisé que le crash est survenu lors de l’opération d’atterrissage, après une mission effectuée ce matin.
Selon la même source, les deux pilotes ont été transportés à l’hôpital régional Hassin Bouzayen, où l’un d’entre eux est décédé des suites de ses blessures.
Festival arabe de la radio et de la télévision : 147 programmes télévisés et 142 programmes radiophoniques retenus
La 24ème édition du Festival arabe de la radio et de la télévision qui aura lieu du 26 au 29 juin 2024 à Tunis a révélé tous ses secrets ou presque. Sur le catalogue des programmes retenus pour la compétition comme pour la section parallèle, le comité d’organisation a annoncé un chiffre record de participation.
Selon les organisateurs, lors du point de presse organisé hier, au siège de l'Union des radios et télévisions arabes (ASBU) à Tunis, cette année, le Festival a reçu 289 candidatures dont 147 programmes télévisés avec 108 dans la compétition officielle et 39 dans la section parallèle. Ces candidatures sont présentées par 20 chaînes de télévision parmi elles 6 chaînes privées, en plus de 18 sociétés de production. Pour ce qui est de la radio, les candidatures s’élèvent à 142 programmes radiophoniques dont 125 dans la compétition officielle et 17 dans la section parallèle, ce qui constitue un nombre sans précédent dans l’histoire du festival.
Un nombre record d’instances radiophonique dans la compétition officielle a été recensé par les organisateurs qui font état de 20 instances, parmi elles 8 radios privées et autres internationales diffusant en langue arabe, en plus de sociétés de production dans la section parallèle.
Examen, ce vendredi, de l’affaire Omar Laabidi
L'examen de l'affaire concernant la mort d'Omar Laabidi, supporter du Club africain, se poursuit, ce vendredi 21 juin 2024, par la Chambre correctionnelle de la Cour d'appel de Tunis.
La séance est dédiée aux plaidoiries des avocats. Précédemment, la Chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Ben Arous avait condamné 12 agents de sécurité à deux ans de prison et prononcé un non-lieu pour deux autres, bien que les 14 accusés soient en liberté.
En dépit de la baisse du déficit courant de 56%, la BCT maintient le taux directeur inchangé
Sur le plan national, la croissance économique s’est accrue modérément de 0,2% (en glissement annuel) au premier trimestre 2024. Les derniers indicateurs conjoncturels disponibles laissent entrevoir un redressement progressif de l’activité au cours du deuxième trimestre 2024, qui sera soutenu par la reprise de l’activité dans le secteur agricole et le renforcement des activités du secteur des services.
C’est ce qui ressort du communiqué du conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) réuni hier jeudi 20 juin 2924 qui a souligné que le déficit courant s’est réduit à -1.581 millions de dinars (MD) (ou -0,9% du PIB), au terme des cinq premiers mois de l’année 2024, contre -3.596 MD (ou -2,3% du PIB) une année auparavant soit une baisse de 56%. Ce résultat est dû, notamment, à la poursuite de la contraction du déficit commercial (FOB-CAF) qui s’est situé à -6.413 MD (contre -8.101 MDT à fin mai 2023), soutenue par la bonne performance du secteur oléicole, précise l’institut d’émission.
N’eût été la poursuite du creusement du déficit énergétique dont la part dans le déficit commercial est passée de 57,8% au cours des cinq premiers mois de 2023 à 77,6% durant la même période de l’année 2024, la balance courante aurait été excédentaire, affirme la BCT dans son communiqué.
D’un autre côté, les réserves de change ont poursuivi leur consolidation pour atteindre 23.620 MDT (ou 108 jours d’importation), à la date du 19 juin 2024, contre 22.728 MDT (ou 98 jours d’importation) une année auparavant.
Par ailleurs, le communiqué du Conseil d’administration de la BCT précise qu’au niveau des prix à la consommation, le taux d’inflation s’est stabilisé à 7,2% (en glissement annuel) au mois de mai 2024 contre 9,6% une année auparavant, à la faveur d’une relative détente de l’inflation sous-jacente « hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés » qui s’est établie à 7,3% en mai contre 7,5% le mois précédent, et ce, en dépit de l’accélération du rythme de progression des prix des produits alimentaires frais (10,8% en mai contre 9,7% en avril 2024).
On note, sous cet angle, que les perspectives des prix à la consommation laissent présager une détente graduelle de l’inflation, mais restent entourées de risques haussiers, qui demeurent actifs sur le court et le moyen terme et pourraient dériver, notamment de la remontée des prix internationaux des produits de base et de l’énergie sur fond d’exacerbation des tensions géopolitiques, du stress hydrique, et de la situation des finances publiques surtout, en l’absence de mobilisation des ressources extérieures.
Le Conseil considère que les risques entourant la trajectoire future de l’inflation incitent à la prudence et à la patience, et qu’il est important de continuer à soutenir le processus de convergence de l’inflation vers des niveaux soutenables. Il décide de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 8%.
Tunisie - Buzz infos et Dame météo, par Soufiane Ben Farhat
C’est à y perdre la tête. On ne sait plus à quel saint se vouer. Les informations autour de la météo vont dans tous les sens. Cela fait un bon bout de temps que ça dure. Suffit-il qu’en hiver il y ait quelques gros nuages attendus pour que les professionnels du buzz s’y investissent à la diable. On parle tantôt de cyclones ravageurs, tantôt d’inondations catastrophiques sinon tout bonnement de déluge.
Ces derniers jours, idem avec la vague de chaleur qui sévit depuis quelques jours. Pour les uns, c’est la canicule, pour d’autres, ce sera l’été le plus chaud historiquement sous nos cieux. Un interviewé qualifié d’“expert” a même asséné sur les ondes d’une notoire radio de la place que les réserves en eau des barrages seront volatilisées d’une manière vertigineuse et inédite. Ce qui a provoqué le courroux d’un autre expert qui lui a réservé la réponse du berger à la bergère.
Bien évidemment, en filigrane de tout cela, il y a l’absence d’une information officielle précise et crédible. Celle distillée par l’institut national de la météorologie demeure à bien des égards archaïque, vague et non dynamique. Témoin, son site officiel sur le web qui rappelle les versions éculées des premières images animées d’il y a plus de trente ans.
Effronterie et ensauvagement
Le citoyen lambda s’y perd. Parce que c’est un citoyen essentiellement branché sur les réseaux sociaux, Facebook en prime. Et la logique des réseaux sociaux n’est guère soucieuse d’informations précises, exhaustives et argumentées. Il y a davantage les réflexes du buzz, du m’as-tu vu et de la surenchère. Les fake News y pullulent et les aprioris réducteurs y sont légion. Ajoutons-y une surdose d'irresponsabilité, anonymat et faux profils obligent, doublée d’effronterie et d'ensauvagement affectif, et l’on comprend les inévitables méandres de cette sphère. Elle évolue de surcroît en exponentiel et privilégie l’alarmisme et la sinistrose.
N’empêche. L’information météo est stratégique tant à l’échelle macro-sociétale qu’au niveau individuel. Tous les citoyens en sont de fervents adeptes pour des motifs aussi innombrables que les exigences de la vie sociale, de la plus anodine à la plus solennelle et grave. S’il y a un responsable de tout cela, ce sont bien les sphères officielles et institutionnelles, encore incapables de s’acquitter de la tâche informative à ce propos comme il se doit.
D’ailleurs, le phénomène dépasse la seule météo. Même l’information économique n’échappe pas à ce topo plutôt anachronique. Et les réseaux sociaux précisément ont enfanté nombre de nouveaux gourous à côté des instances et voix autorisées ou supposées être comme telles.
L’abîme des médias traditionnels
Notre époque est marquée par des ruptures fondamentales et des scansions. L’un de ses aspects majeurs concerne la crise universelle qui frappe les médias de plein fouet. Tant dans la propagation que côté supports et livrables. J’en sais quelque chose. Dans les années 80 du XXe siècle je travaillais au quotidien La Presse. On tirait à 60 mille exemplaires quotidiennement avec des pointes atteignant les 120 mille exemplaires le dimanche. Les taux d’invendus étaient négligeables. Aujourd’hui, on n’ose guère comparer tant c’est antinomique et aux antipodes.
Côté formation et journalistes, c’était également différent, très différent même. Le Tunisien, toutes catégories confondues, était un lecteur assidu des journaux. Tous les aspects de la vie y défilaient, certes pas dans la transparence et la pertinence requise côté politique, mais c’était soigneusement concocté et assorti. Paradoxalement, la chute a commencé aux lendemains immédiats de la révolution de 2011, après une brève période d’effervescence. Pourtant, elle fut hâtivement baptisée révolution de la liberté et de la dignité.
Parallèlement, les réseaux sociaux ont pris de l’ampleur, voire même explosé. Les médias traditionnels n’ont pas pu assumer la mue et l’adaptation aux nouveaux modes de consommation, goûts et mœurs. Avec les dernières crises, Covid-19, guerre russo-Ukraine et génocide de Gaza en prime, c’est désormais l’hécatombe des médias traditionnels et surtout archaïques.
Prétentions et querelles de coqs
Pour revenir à l’information officielle inexistante ou non crédible quant à la météo, il faut prendre en considération les profils des nouveaux informateurs, ou plutôt des apprentis informateurs. Ils passent le plus clair du temps à faire de la surenchère, afin de s’attirer les likes et les congratulations facebookiennes, et surtout à se tirer dans les pattes. C’est à qui mieux-mieux. Tels les épouvantails dans les champs, celui qui effraie le plus a la côte. Et l’on assiste par moments pantois et abasourdis à des duels à fleurets aiguisés dans le bal des vampires. Prétentions narcissiques et querelles de coqs tiennent le haut du pavé. Moins sinistrose que moi tu meurs.
Nous le savons depuis toujours, en l’absence d'information officielle crédible, la rumeur devient le plus grand mass média. C’est typique de notre pays depuis très longtemps déjà. Et c’est non moins typique de nos responsables et de notre administration de broder dans le registre de la nullité côté information.
La sagesse populaire ne s’y trompe guère en général. Mais à l’ère du tout-numérique la donne change. On craint déjà la foule et ses pulsions sourdes, que dire de l’opinion quand elle devient foule. Et puis les professionnels des fake News sont aux aguets. Ils ne s’y adonnent point par pur sadisme. Il y a bien des agendas secrets qui sous-tendent leurs desseins.
En bourse, il faut acheter la rumeur et vendre la nouvelle, n’est-ce pas ? Suivez mon regard.
S.B.F
Affaire Jilani Daboussi : mandats de dépôt contre Noureddine Bhiri et Mondher Lounissi
Le juge d’instruction du Tribunal de première instance de Tunis a émis, hier, des mandats de dépôt contre le dirigeant d’Ennahdha et ancien ministre de la Justice, ainsi que le président du mouvement Ennahdha par intérim, Mondher Lounissi dans le cadre de l’affaire du décès de Jilani Daboussi.
Un ancien médecin des établissements pénitentiaires et un cadre judiciaire à la retraite sont également accusés dans la même affaire. Les quatre personnes sont accusés d’homicide volontaire avec préméditation.
Il est à rappeler que Jilani Daboussi a été incarcéré en 20211 dans le cadre d’une affaire de spoliation de biens immobiliers sous l’ère Ben Ali. Il a été libéré en 2014, mais il est décédé quelques heures après sa sortie de prison.
La BCT maintient son taux directeur à 8%
La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé, suite à la réunion de son conseil d’administration, hier, de maintenir son taux directeur inchangé à 8%.
Le Conseil a estimé, dans un communiqué, que les risques liés à l’évolution de l'inflation poussent à la prudence.
Par ailleurs, le Conseil d'administration de la BCT a passé en revue les récents développements économiques et financiers à l'échelle internationale et nationale, et les perspectives de l'inflation à moyen terme.
Au niveau des prix à la consommation, le taux d'inflation s'est stabilisé à 7,2% en glissement annuel au mois de mai 2024 contre 9,6% en mai 2023.
L'inflation sous-jacente, hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés, s'est établie à hauteur de 7,3% en mai contre 7,5% en avril 2024, malgré l'accélération du rythme de progression des prix des produits alimentaires frais qui est passé de 9,7% au mois d’avril à 10,8% au mois de mai 2024.
Ligue 1- La parité entre le CSS et L'EST envoie les Noir et Blanc en coupe de la CAF
Le dernier match de la saison joué à Sfax a été d'un niveau moyen et n'a pas donné de vainqueur. Une parité vierge a sanctionné les débats entre le CSSfaxien et L'Espérance, déjà sacrée championne de Tunisie depuis samedi dernier. Cette parité permet aux Sfaxiens de ravir la place qualificative aux Stadistes de Bardo à la faveur du goal average de l'aller. Le Stade Tunisien pourra se qualifier à la CAF au cas où il remporterait la coupe de Tunisie où il est encore en course mais aussi au cas où l'USMonastir gagnerait la coupe, étant déjà qualifiée en Ligue des champions.
Classement final:
EST 24 pts
USM 16 pts
CSS 13 pts
ST 13 pts
ESS 10 pts
CA 9 pts
Jamel Belhassen
Wajdi Triki, notre collègue photographe, n’est plus
Nous avons appris avec une grande peine le décès, suite à une noyade, de notre collègue photographe Wajdi Trikiqui a longtemps collaboré avec notre confrère Echourouk.
Nous présentons, en cette douloureuse occasion, nos sincères condoléances à la famille du disparu. Que Dieu le Tout-puissant lui accorde Son infinie Miséricorde et l’accueille dans Son éternel Paradis.
Open 500 de Berlin : Ons Jabeur élimine Noskova et passe en quarts
Après son premier match marathonien face à la Chinoise Wang Xintu, Ons Jabeur a eu, aujourd’hui, fort à faire pour venir à bout de la coriace tenniswoman tchèque Linda Noskova (28e mondiale), au second tour du tournoi Open 500 de Berlin.
Ons a été surprise au premier set qu’elle a perdu au tie-break (6-7), mais la suite lui fut favorable lorsqu’elle a retrouvé son jeu et son habilité face à une adversaire jeune et ambitieuse. La championne tunisienne a repris les choses en main pour terminer fort le match (6-3 et 6-4).
Au prochain tour, Ons Jabeur aura affaire à la redoutable américaine Cocu Gauff, l’actuelle N°2 mondiale dans un duel qui s’annonce passionnant.
K.Z.
















