Opportunités et challenges des industries culturelles et créatives dans l’espace francophone
Sans doute la sphère de la francophonie doit faire face de nos jours à des défis majeurs, eu égard à l'avènement sur la scène internationale de très puissants acteurs mondiaux, anglophones et asiatiques, qui semblent s'être emparés du secteur des ICC en profitant du développement rapide des technologies y afférentes », a déclaré le chargé de la Direction générale de la diplomatie économique et culturelle au sein du MAE, Mourad Belhassen.
Dans son intervention à l'ouverture d'une table ronde sur les industries culturelles et créatives (ICC) dans l'espace francophone organisée, mercredi après-midi, à Gammarth, Mourad Belhassen a présenté les objectifs de cet évènement organisé à l'initiative du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'étranger, en collaboration avec l'Agence de promotion des investissements étrangers (FIPA), le Centre International d'Economie Culturelle Numérique (TICDCE), l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l'ambassade de France et le Groupe des ambassadeurs francophones/GAF, présidé par l'ambassade du Canada.
« Les ICC, levier incontournable de l'économie moderne »
Cette table ronde a eu lieu en marge du « Tunisia Investment Forum » organisé, les 12 et 13 juin, sous le thème « Tunisie : où la durabilité rencontre l'opportunité ». « La Direction Générale de la diplomatie économique et culturelle au ministère des Affaires étrangères a souhaité organiser cette rencontre avant que la présidence tunisienne du 18ème Sommet de l'OIF vienne à terme », a fait savoir le diplomate.
Les ICC est au centre de la thématique du 18ème Sommet de la Francophonie à Djerba et du XIXème Sommet de Villers-Cotterêts, prévu les 4 et 5 octobre 2024 en France autour de la thématique « créer, innover, entreprendre en Français ». Ce sujet établit, en effet, un lien, voire une corrélation, entre le numérique, la créativité et l'entreprenariat », a expliqué le diplomate, ajoutant que l'objectif est d'explorer les perspectives qu'offre ce secteur en matière d'employabilité et l'impact positif qu'il pourrait générer au niveau de la croissance économique. ».
A la lumière des grands défis internationaux en matière des ICC, Mourad Belhassen a relevé l'importance, aujourd'hui, pour les pays francophones, non seulement d'être au diapason de cette évolution significative, mais également de réfléchir sur les voies et moyens pour mettre au point une stratégie permettant de procéder à un échange de nos expériences respectives. »
Le diplomate a souligné l'apport de la jeunesse tunisienne, et francophone en général, avide de savoir et demeure toujours à l'affût de l'innovation et pour laquelle les ICC constituent, cette malle de rêve et d'opportunité à même de répondre à ses aspirations les plus légitimes, à l'établissement d'une vie meilleure ».
Il a fini par souligner l'importance majeure des ICC qui sont devenues aujourd'hui un levier incontournable de l'économie moderne ». Dans la même optique, il affirme que « le produit culturel sert toujours l'image extérieure d'un pays et en constitue son brand national mais il y est une source de rentabilité économique et de revenu indéniable ».
« Nous sommes au seuil d'un nouveau monde »
L’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a estimé que « nous sommes au seuil d'un nouveau monde ». Elle a affirmé que « les ICC sont une dimension clé de ce nouvel univers digitalisé et créatif qui paradoxalement peut permettre de remettre l'humain au Centre dans ce qu'il a de plus spécifique, sa capacité de créer, de jouer, de rêver ».
Dans son intervention aux travaux de la Table ronde, l'ambassadrice a expliqué que « dans le nouveau monde de la transformation numérique et dans celui de la révolution de l’Intelligence Artificielle, la compétence clé désormais sera la créativité ».
Evoquant le rôle de la Francophonie dans la valorisation des ICC, elle a parlé de la « Cité internationale de la langue française », lancé fin 2023, au château de Villers-Cotterêts qui sera mise au service de l'espace francophone et de ses membres. « Cet espace de création a vocation à devenir un laboratoire et un levier pour l'attractivité et la promotion de la diversité linguistique dans le monde, à notre service à tous », a-t-elle dit.
La diplomate ne cache la méfiance qui règne dans l'espace francophone en raison de la prééminence de l'anglais comme « lingua franca », tout en mettant en valeur ce qu'elle qualifie de « potentiel considérable de la francophonie économique ».
Elle a souligné l'importance de « réaffirmer ensemble la place de la langue française qui est un lien irremplaçable qui unit quelques 300 millions de femmes et d'hommes à travers les cinq Continents », afin de pouvoir bien se positionner dans une mondialisation à la fois numérique et linguistique.
Anne Guéguen a présenté les objectifs du prochain Sommet de la francophonie et lancé un appel aux entreprises et aux acteurs dans les ICC en Tunisie à se joindre à ce Rendez-Vous francophone. Elle a annoncé que « la semaine de la francophonie en France va constituer un point de rencontre pour partager nos expériences et nos expertises et de poser des bases ensemble, une meilleure harmonisation des normes standards au sein de l'espace francophone et de valoriser les opportunités économiques de la francophonie. »
Le Sommet du mois d’octobre sera l’occasion de lancer le « premier francotech forum » qui va permettre de réunir les entreprises francophones autour de l'innovation et des secteurs d'avenir. Ce forum d'une journée va ressembler près de 1600 chefs d'entreprises afin de présenter les innovations des filières d’avenir autour de l’IA, de la transition énergétique, du capital humain, de la logistique et de la souveraineté alimentaire ainsi que leur financement.
Le Quotidien avec TAP
Aïd Al-Adha: Les guichets de banques ouverts le samedi
La Banque centrale de Tunisie a décidé que les banques devront fournir des services aux clients pendant l'Aïd Al-Adha.
Aindi, les guichets bancaires seront ouverts le samedi 15 juin 2024 de 9 heures à 12 heures pour les retraits et les dépôts en espèces ainsi que les échanges de devises.
La Banque centrale assurera des services de paiement à son siège et dans ses succursales pendant les mêmes heures.
La BCT appelle, également, les banques et l'office national des Postes à approvisionner les distributeurs automatiques et à garantir la continuité des paiements électroniques.
Décès d’un policier à Sfax : le député Tarek Mehdi assure qu’il s’agit d’un accident
Un agent de police est décédé, hier mercredi, suite à une intervention sécuritaire dans un immeuble au centre-ville de Sfax abritant des Subsahariens.
L’agent est décédé peu après son arrivée à l'hôpital universitaire Habib Bourguiba à Sfax. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes et les circonstances de l'incident
Le député Tarek Mehdi a affirmé, citant des sources officielles, que l’affaire a commencé avec l’intervention policière suite à un règlement de comptes entre Subsahariens qui s’est terminé avec la chute de l’un d’entre eux d’un immeuble.
Et d’ajouter, au micro de Jawhara fm, que « des Subsahariens ont été arrêtés et d’autres ont pris la fuite. Les forces de l’ordre les ont poursuivis jusqu’en haut de l’immeuble et un policier est tombé du dernier étage, à travers un espace ouvert entre les étages ».
Selon Tarek Mehdi, il s’agit d’un « accident ».
Fête de la musique : du rock au Goethe institut
Pour bien marquer la célébration de la Fête de la musique, le 21 juin, l’Institut Goethe à Tunis propose au grand public un concert tuniso-allemand de rock « Rock Im Garten » et ce dans la soirée du 21 juin 2024 à 20h30 au jardin du Goethe Institut.
La soirée sera bien rythmée avec à l’affiche le duo allemand Finn & Jonas, qui se produira pour la première fois en Tunisie et qui partagera la scène avec le groupe tunisien Seltika et ce afin de célébrer la fusion musicale et les échanges culturels, informe Goethe Institut.
Outre les sonorités des guitares électriques du duo allemand « Finn & Jonas », le groupe de musique tunisien Seltika proposera un répertoire varié, allant du rock au folk, en passant par la country et quelques titres originaux. Seltika joue aussi bien en trio qu’en quatuor ou quintet (basse et batterie) et assure des concerts publics et privés partout en Tunisie depuis sa création en 2019.
Huile d'olive : La Tunisie rafle 60 médailles à Abu Dhabi
La Tunisie a remporté la première place mondiale au Concours International Afro-Asiatique d’Huile d’Olive Extra Vierge, organisé par le groupe suédois "Concours Internationaux d’Huile d’Olive", à Abu Dhabi. Sur plus de 100 entreprises de 14 pays participants, la Tunisie a décroché 60 médailles d'or, dont 47 pour la qualité, 8 pour la meilleure huile d'olive saine et 5 pour les huiles aromatisées, ainsi que 3 médailles d'argent. L'Espagne a été classée deuxième, suivie du Brésil, de la Grèce et de l'Italie. Cet exploit souligne la qualité exceptionnelle de l'huile d'olive tunisienne et le talent des producteurs du pays.
L’ARP adopte un accord de prêt saoudien de 172,2 millions de dinars
L'Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mercredi 12 juin 2024, l'accord de prêt entre la République tunisienne et le Fonds saoudien pour le développement, avec 93 voix pour, 9 voix contre et 16 abstentions.
L’accord de prêt porte sur la rénovation et le développement du réseau ferroviaire dédié au transport des phosphates et a été conclu le 22 février 2024.
Il est remboursé sur vingt ans, avec un délai de grâce de cinq ans.
Play off- 9e journée : Des arbitres français à la VAR
La LNFP a désigné des arbitres français à la VAR pour les matches de la 9e journée du play off programmés pour vendredi et samedi. C'est que la direction d'arbitrage a finalement compris que les arbitres de la VAR jouent un rôle prépondérant dans les décisions de l'arbitre central et beaucoup d'impairs ont été commis ces derniers temps. Voici la listes des arbitres désignés
Vendredi ST- CA arbitres Nidhal Letaief. VAR Benoît Millot
Samedi 16h30 ESS-CSS arbitre Khaled Gouider VAR Bastien Dechepy
19h EST- USM arbitre Mehrez Melki VAR Benoît Millot
J.B.
Investissement : La finance islamique se développe en Afrique
Khuwaylid Capital, une société de capital-investissement, a annoncé le lancement de Khuwaylid Capital Fund I, le premier fonds d'investissement islamique à impact en Afrique francophone. Ce véhicule d'une taille cible de 5 milliards de francs CFA a déjà réalisé un premier closing dont le montant n'a pas été dévoilé.
Soutenu par des investisseurs africains comme la société de financement sénégalaise MMA Holdings, le fonds vise à catalyser l'économie halal en favorisant l'émergence d'un réseau dynamique de PME locales tout en encourageant l'essor de la finance islamique. Domicilié au Sénégal, il proposera un financement éthique et halal à des PME d'Afrique francophone évoluant dans l'agro-industrie, l'éducation et la santé.
"La stratégie d'investissement du Fonds met l'accent sur les principes éthiques, garantissant l'alignement sur des pratiques conformes à la charia islamique", indique le site web de Khuwaylid Capital. "Khuwaylid Capital est prêt à faire une différence tangible en investissant dans des entreprises à fort impact, qui répondent à des défis socio-économiques critiques", assure Diago Dieye, sa fondatrice et directrice générale.
En Afrique francophone, l'industrie de la finance islamique est à ses débuts, notamment dans les zones UEMOA et CEMAC. La zone UEMOA dispose d'un marché islamique des capitaux comptant 7 émissions de sukuk souverains depuis 2014. Le Sénégal et le Niger sont les deux pays ayant légiféré sur la pratique de la finance sociale islamique.
Chronique de Amna Atallah Soula - Elections européennes : « Va, tout s’en va »
« C’est pas la peine d’aller plus loin » disait Ferré. Ça veut dire larguer au rebut ces valeurs « universelles » tant exaltées ? Elles avaient bercé, la vie durant, de biens nombreux militants. Celles et ceux ayant connu les harcèlements, voire les prisons. Leur crime ? S’entêter et rêver la liberté, les droits de l’homme… Leur défense devenait une raison d’être.
Dans la vieille Europe, que restera-t-il de ces valeurs après le grand nombre de ceux ayant opté pour les extrêmes droites aux dernières élections ? Ils se sont prononcés en faveur de partis revendiquant le repli, très peu soucieux de ces valeurs « universelles ». En Autriche en 2017, un ministre d’extrême droite, clamait haut et fort sans vergogne : l’Autriche pourrait se retirer des conventions internationales relatives aux droits de l’homme. Pour ce monsieur, ces conventions « menacent la démocratie ».
Les parlementaires démocrates européens ne cessent de manifester leur détermination à soutenir la prééminence du droit. Ils considèrent les populistes d’extrême droite une menace aux valeurs de l’Europe et à « ses institutions démocratiques et des droits de l’homme ». Selon des observateurs, une résolution européenne appelant au respect des droits fondamentaux des enfants et ceux également des enfants des migrants et la poursuite judiciaire à l’encontre des Etats ne respectant pas ces droits, n’a été soutenue que par 12 0\0.
Inquiétante déroute des écolos
Les dernières élections ont bousculé toutes les donnes, en particulier celles des verts. Ils viennent de perdre 18 sièges. Les observateurs en Europe tirent la sonnette d’alarme quant à la protection de l’environnement. Certains députés européens craignent cette augmentation considérable des représentants de l’extrême droite. Ils l’expliquent par l’incompatibilité des politiques de la transition écologique et la réduction des déchets avec leurs idées et leurs positions. La lutte en vue de préserver les ressources et la protection du vivant sont, ainsi, extrêmement mis en danger par cette extrême droite en expansion en Europe.
Un Tsounami ? Pour qui ?
Pour les différentes forces au pouvoir jusque-là en France, il y a toujours eu un plafond de verre ne permettant pas à l’extrême droite l’accès au pouvoir. La France secouée par un premier choc tellurique en 1984, quand cette droite atteignait les 10 \0. Cette évolution ne s’est, depuis, de cesse poursuivie.
La décision de Macron de dissoudre l’Assemblée, et les futures élections législatives, donneront-elles de meilleurs résultats en France ? Si l’extrême droite persiste dans son évolution, cela dérangera même au niveau de l’Europe. Jusqu’à nouvel ordre, aucun grand pays européen ne fut gouverné par l’extrême droite.
Dix pour cent de la population tunisienne vit en France. Cette fulgurante montée de l’extrême droite ne peut qu’inquiéter. Le rejet catégorique de l’émigration est, chez cette dernière, une pensée philosophique. Les lois sur cette problématique seront, sans nul doute, changées du tout au tout ; sauf peut-être ce qui est dans la constitution. Le plus bouleversant est le résultat du vote de Marseille : le RN premier. Pourtant c’est là où se trouve la plus grande concentration d’émigrés.
La souveraineté enjeu électoral, et après… ?
Ces partis d’extrême droite posent la question des délocalisations comme une atteinte à la souveraineté. Ils se déploieront, s’ils gagnent les élections, à rapatrier les usines françaises. C’est en usant de ce genre d’argumentaire qu’ils séduisent les classes populaires. Ils font aussi, fi de la mondialisation. Les analystes sont forts optimistes à ce propos : les réalités rattraperont les extrêmes droites. Ces analystes supposent une tout autre approche : le commerce international est bien là. Il est difficile par induction de conduire un quelconque bouleversement, changer les règles du jeu ? Fort peu probable, assurent-t-ils.
« Je suis sûr que le peuple saura ménager l’avenir du pays » : Emanuel Macron.
Deux jours de congé pour l’Aïd al-Adha
La présidence du gouvernement a annoncé, ce mardi, que les fonctionnaires bénéficieront de deux jours de congé à l’occasion de l’Aïd al-Adha, et ce les 16 et 17 juin 2024.
Les « Confidences tunisiennes » de Marie Nimier présentées à Tunis et Sousse
Marie Nimier sera cet après-midi, à 18h30, à l’Institut français de Tunisie (IFT) à Tunis et après-demain, le vendredi 14 juin à 18h30, à l’Institut français de Sousse pour partager avec le public ses « Confidences tunisiennes ».
Ouvrage récemment publié, mars 2024, chez Gallimard, il comporte un bouquet de confidences et de récits, à la fois amusants et singuliers, récoltés lors d’un séjour spécial de l’autrice en Tunisie. Moisson d’histoires, de rencontres et d’anecdotes, ce livre raconte autrement la société tunisienne, au-delà de l’image « habituelle »… C’est la Tunisie à travers les histoires de ses habitants et de ses enfants.
Ce livre est né et développé dans le cadre d’un séjour de deux mois effectué par Marie Nimier a séjourné en 2021 à la Villa Salammbô- Tunis avec comme objectif recueillir les paroles de confidents anonymes.
Figure emblématique de la scène littéraire et culturelle française, Marie Nimier, qui à son actif une belle et longue carrière non seulement en tant écrivaine primée à maintes reprises mais aussi en tant parolière et musicienne, a choisi de son aventure tunisienne d’explorer l’humain et d’être à l’écoute de nombreux hommes et des femmes de différents profils. Ces « Confidences » ont réécrites, réinventées, retravaillées et condensées pour devenir un ouvrage dont la couverture comporte un bandeau avec la photo d’une superbe porte traditionnelle tunisienne cloutée à peine ouverte…Un choix délicat ? Que veut dire ce bandeau sur la couverture simple et sobre ? Une porte est toujours synonyme d’entrée et de sortie, alors est-ce était facile à l’autrice d’entrer, d’accéder au cœur de la société tunisienne avec ses « traditions » et ses « réserves » ? Comment l’autrice a réussi à convaincre les gens à lui faire confiance et confidences ? Que reste-t-il de cette aventure humaine ?
« ‘Ici il y a beaucoup à cacher. Et qui dit beaucoup à cacher dit beaucoup à raconter à quelqu'un qu'on ne reverra jamais.’ En Tunisie, Marie Nimier a recueilli les confidences d’inconnus. Un ancien prisonnier, un bisexuel contraint de déguiser ses sentiments, une ‘dépanneuse’ proposant aux futures mariées une technique bon marché pour restaurer leur virginité, une femme dont la vie a été bouleversée par ses lectures, ceux qui veulent partir et ne peuvent pas partir, ceux qui sont partis puis rentrés, ceux qui font la prière à leur façon, mais aussi un apiculteur qui vend du miel de contrebande, et un séducteur à la chaîne... Voilà quelques-uns des personnages qui se sont confiés à l’autrice, pour lui révéler leurs secrets les mieux gardés. Tour à tour drôles et poignants, ces récits pleins d'humanité sont une source infinie de rêverie et de réflexion, et une invitation au partage » précise l’éditeur sur son résumé.
De ce livre, Marie Nimier parlera à ses lecteurs, à Tunis et à Sousse. Lors de ces deux rencontres-lectures, l’autrice française sera accompagnée par la comédienne Naidra Ayadi qui portera sur scène quelques fragments de cette aventure inspirante. Ce rendez-vous sera également une occasion pour que le public tunisien découvre cette actrice montante.
Née à Paris de parents tunisiens, Naidra Ayadi est diplômée du conservatoire d’art dramatique de Versailles et de l’école de théâtre privée Claude Mathieu. Elle a obtenu en 2012 le César du meilleur espoir féminin pour le rôle de « Nora » dans « Polisse » de Maïwenn. En 2018, elle a réalisé son premier film, « Ma fille », avec Roschdy Zem dans le rôle du père.
Prochainement, le public la verra dans le film de John Wax avec Audrey Lamy et dans le dernier film de Safy Nebbou. Actuellement, elle travaille dans le développement d’une série et achève l’écriture de son deuxième long-métrage.
Imen Abderrahmani
Le gouverneur de la BCT s’entretient avec le secrétaire d'État adjoint au Trésor des États-Unis
Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fathi Zouhair Nouri s’est entretenu, mardi, avec Eric Meyer, secrétaire d'État adjoint au Trésor des États-Unis d'Amérique, en présence de l'Ambassadeur des États-Unis d'Amérique en Tunisie, Joey Hood.
Le gouverneur de la BCT a passé en revue les dernières évolutions de la situation économique et financière du pays au cours de l'année 2023, notant « la reprise progressive qu'a connue l'économie tunisienne dans un climat national caractérisé par la stabilité politique et sociale ».
Selon un communiqué de la BCT, Fathi Zouhair Nouri a également salué « les efforts déployés par les autorités tunisiennes pour parvenir à une croissance globale, saine et durable », grâce aux réformes engagées, comme en témoigne la capacité de la Tunisie à réduire l'inflation, qui a atteint un niveau sans précédent ces dernières années, mettant en exergue la politique monétaire adoptée par la BCT qui a permis de « contenir les pressions inflationnistes et d’assurer une stabilité relative de la monnaie nationale ».
Il a, également, affirmé que ces réformes structurelles ambitieuses sont urgentes et nécessaires, notamment celles liées à l'intégration financière, la révision du code des changes et l'amélioration du climat d'investissement, et ce afin de renforcer la confiance des investisseurs dans l'économie tunisienne et de relancer les secteurs productifs.
Le gouverneur de la BCT a souligné l'importance de l’appui des pays amis de la Tunisie face aux différents défis, en harmonie avec sa politique nationale et de manière à préserver sa souveraineté, notamment au niveau de la diversification des sources de financement extérieur pour renforcer la capacité de l'économie tunisienne à s'adapter aux divers facteurs internes et externes et à développer sa croissance.
La réunion était aussi l’occasion pour discuter des relations de la Tunisie avec les institutions financières internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI). Dans ce cadre, Fathi Zouhair Nouri a mis l’accent sur l'importance que le FMI prenne en compte les spécificités de chaque Etat, notamment le volet social.
Quant au retard enregistré dans les négociations entre la Tunisie et le FMI sur fond de l’article IV, le gouverneur de la BCT a indiqué que la Tunisie a rempli ses engagements financiers auprès des différents bailleurs de fonds.
A l'issue de cette réunion, Fathi Zouhair Nouri a exprimé sa volonté à ce que cette visite soit une opportunité pour renforcer les liens et les horizons de coopération et de développer les partenariats existants entre les deux pays dans de nombreux domaines économiques et d'investissement.
Ahmed Hachani et le gouverneur de la BCT discutent des indicateurs économiques et financiers
Les indicateurs économiques et financiers de la Tunisie, notamment, l’amélioration actuelle du stock en devises par rapport à la même période des années écoulées, a été au centre d’un entretien tenu, mardi, entre le Chef du gouvernement, Ahmed Hachani et le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Fathi Zouhair Nouri.
Les deux parties ont passé en revue, à cette occasion, la participation d’une délégation de la BCT au forum économique mondial organisé, récemment, à Saint-Pétersbourg(Russie), sur le thème : « le rôle du secteur privé dans la croissance mondiale ».
Ils ont, en outre, évoqué la rencontre tenue entre le gouverneur de la BCT et le Secrétaire d'Etat adjoint au Trésor des Etats-Unis d’Amérique, Eric Meyer en présence de l'Ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie, Joey Hood. Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la coordination entre le gouvernement et la BCT en vertu du statut de la Banque.
Gaza : La vie de 3 000 enfants en péril à cause de la malnutrition
Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) a déclaré que près de 3 000 enfants palestiniens souffrant de malnutrition risquent de mourir faute de recevoir les soins nécessaires à la suite de l'attaque israélienne contre la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
L'UNICEF a signalé, dans un communiqué, « une légère amélioration dans l'acheminement de l'aide alimentaire au nord de la bande de Gaza, tandis que l'accès humanitaire au sud a considérablement diminué, exposant davantage d'enfants au risque de malnutrition », selon ce qu'a rapporté l'agence de presse des Nations unies.
L'organisation a expliqué que « la violence et le déplacement forcé affectent l'accès des familles désespérées aux installations et services de soins de santé ».
Dans le communiqué, la directrice régionale de l'UNICEF pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Adele Khodr, a déclaré : « Des images horribles de Gaza montrent des enfants mourant devant leurs familles en raison des pénuries persistantes des vivres et de la destruction des services de santé ».
Et d'ajouter, « À moins que le traitement ne soit rapidement repris pour 3 000 enfants, ils courent un risque immédiat de développer des maladies graves, de faire face à des complications potentiellement mortelles et de rejoindre la liste croissante de garçons et de filles tués par des privations insensées et provoquées par l’homme ».
« Les avertissements de l'organisation concernant l'augmentation des décès d'enfants dus à la malnutrition, la déshydratation et les maladies auraient dû conduire à une action immédiate pour sauver la vie des enfants. Cependant, cette dévastation continue », a déploré la responsable onusienne.
« Avec tous ces hôpitaux détruits, les traitements interrompus et les fournitures rares, nous nous préparons à davantage de souffrances et de décès d’enfants », a regretté Adele Khodr.
La directrice régionale a noté que « l'UNICEF dispose déjà davantage de vivres prêts à être distribués dans la bande de Gaza ».
Elle a appelé à renforcer la sécurité et alléger les restrictions, notant ce dont les enfants ont le plus besoin, est un cessez-le-feu immédiat.
Industrie cinématographique en Tunisie : un nouveau projet examiné demain à l’ARP
La commission du Tourisme, de la Culture, des Services et de l’Artisanat à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) tiendra, demain le jeudi 13 juin, une séance d’audition des représentants du bloc « Al Ahrar » sur un projet de loi proposé par le Bloc sur l’industrie cinématographique en Tunisie.
Dans ce contexte, le député Saber Masmoudi, président du bloc parlementaire « Al-Ahrar », a déclaré à l’agence TAP que ce projet a été élaboré avec la participation de certains professionnels du secteur pour une refonte complète et approfondie des législations et textes réglementant le secteur cinématographique tunisien.
Saber Masmoudi a appelé à élargir l’audition en impliquant le ministère des Affaires culturelles et l’ensemble des institutions cinématographiques qui sont sous sa tutelle ainsi que l’ensemble des structures professionnelles légitimes.
Il a affirmé que son bloc est totalement disposé à interagir avec toutes les propositions afin de parvenir à mettre en place un cadre propice pour le travail en faveur de tous les professionnels du secteur.
Il est à noter qu’un bon nombre de structures syndicales et associatives dans le secteur du cinéma (Chambre syndicale nationale des exploitants et distributeurs de films, le syndicat indépendant des réalisateurs-producteurs, la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs, la Fédération tunisienne des ciné-clubs) a adressé, au mois de mai dernier, une lettre au président de l’ARP Brahim Bouderbala dans laquelle ils revendiquent leur participation aux consultations et aux séances d’audition liées aux initiatives législatives concernant le secteur du cinéma et de l’audiovisuel. Selon un communiqué, publié le 30 mai dernier, sur sa page officielle, l’ARP a annoncé que leur revendication a été transférée pour examen auprès de la commission du Tourisme, de la Culture, des Services et de l’Artisanat.
Le Quotidien avec TAP
















