La LNFP sanctionne le Club Africain
Réunie cet après-midi, la Ligue Nationale de Football Professionnel a étudié les rapports qui ont suivi le dernier derby qui a connu des événements regrettables et a pris les décision suivantes : deux matches à huis clos pour le club Africain, une amende de dix mille dinars, paiements des réparations des installations sportives endommagées et qui sont évaluées à 96 mille dinars tout en décidant l'interdiction de compétitions sportives aux deux joueurs Skander Labidi et Mohamed Hamrouni qui ont introduit des flammes et fumigènes au stade.
Le CA a vite fait de protester contre ces sanctions.
J.B.
Tunisie - La bulle médiocratique - par Soufiane Ben Farhat
Entendons-nous bien. La place politique tunisienne regorge de médiocres. Ils sont partout dans l’establishment en général, tant du côté des administrateurs et affidés du pouvoir que dans les oppositions. Des considérations historiques président à cet état de fait. Il n’est point le fruit du hasard.
Et tout le monde feint de se demander après coup pourquoi il y a tant de désaffection du Tunisien lambda de la politique. Le Tunisien est tout simplement dégoûté. Il tourne le dos aux politiciens. Écrasé sous le poids des vicissitudes économiques, il n’en finit pas de slalomer entre les pénuries nullement catholiques et les hausses des prix des denrées alimentaires et des services de base comme autant de coups fourrés. Pour lui, c’est tout ce beau monde qu’il rejette qui est coupable. C’est un sentiment largement diffus, inconscient même, mais non moins prégnant.
C’est à juste titre qu’on s’impatiente de voir les dynamiques autour de l’élection présidentielle de l’automne dont la date précise n’a pas encore été fixée. On escompte qu’elles scelleront une certaine réconciliation des Tunisiens avec la politique. L’enjeu est en effet, quoi qu’on dise, serré, qui plus est polarisé entre des choix contradictoires. Qui vivra verra.
Les chiffres parlent d’ailleurs d’eux-mêmes. Dès que l’enjeu revêt une dimension nationale décisive, les Tunisiens s’investissent dans les élections. Tel fut le cas au cours du référendum de juillet 2022 autour de la nouvelle Constitution. A quelques dizaines de milliers de voix près, le taux de participation a avoisiné celui des élections législatives de 2019.
Revoir la copie
Tel ne fut pourtant pas le cas lors des quatre tours des élections parlementaires de 2022 et 2023. Les images dégradantes des exercices parlementaires à l’issue des élections de 2014 et de 2019, encore présentes dans les esprits, avaient dissuadé les électeurs de participer. Entre-temps, le nouveau Parlement n’a point retapé l’image du parlementaire fortement entamée et discréditée dans l’opinion. Bien au contraire.
Le constat est simple et sans détours, il faut revoir la copie. Car, hormis le président de la République, qui bénéficie d’un large soutien populaire, les légitimités s’effritent au fil des jours. Cela vaut pour tous les protagonistes, particulièrement les séides des partis avec leurs diverses casquettes.
Le Président Kaïs Saïed bénéficie, politiquement, de la majorité présidentielle de fait. La masse des citoyens anonymes en constitue l’épine dorsale. Ce n’est paradoxalement pas le cas de la constellation des partis qui s’en réclament. Et encore moins de ceux qui s’inscrivent en porte-à-faux de ses choix. Raison pour laquelle, pour les partis politiques du moins, il est impératif de revoir la copie.
On comprend qu’il y a une sorte d’épuisement électoral qui affecte nécessairement les électeurs. Mais les partis politiques constituent le fer de lance des politiques. Que M. Kaïs Saïed ait triomphé en 2019 sans s’y adosser, c’est une autre paire de manches. Le vote d’alors était un vote-sanction contre les partis dominants et leurs figures usées et largement compromises. Ce fut un vote favorable aux candidats hors ou anti-système. Et puis, d’une certaine manière, M. Kaïs Saïed avait une visibilité bien établie et patentée depuis 2013 dans la perspective des candidats présidentiables.
Nécessaire refondation politique
Grosso modo, les griefs faits par l’opinion aux partis de la place sont d’ordre éthique. Pour le commun des Tunisiens, les dirigeants des partis politiques sont par essence des prédateurs et des chasseurs de primes. Ils excellent à leur manière dans la chasse aux postes et aux dignités, pour eux et leurs proches. D’où l’inévitable corruption liée aux partis politiques, en plus de l’argent sale et qui sent le souffre. Ajoutons-y la collusion avérée de beaucoup de partis qui ont tenu le haut du pavé avec des forces et puissances étrangères et l’on comprendra le pourquoi de la sévérité du verdict populaire à l’endroit de la majorité des partis.
Ce sont des partis en grande partie vieux, misogynes, corrompus et dépourvus de solides attaches avec le fait social et les organisations de masse. Cela saute aux yeux.
Bien pis, la majorité d’entre eux s’avèrent de simples machines électoralistes de circonstance. Autrement, le même chef suprême trône, parfois des décennies durant, et l’activité politique s’apparente à une léthargie profonde. N’étaient quelques plateaux radio et télé qui invitent régulièrement les dirigeants de ces partis, leur visibilité est pratiquement nulle. Autant que leur présence réelle dans le tissu social et mental des Tunisiens. Et même les émissions où ils s’investissent ont fini par devenir elles aussi invisibles ou insignifiantes.
Les cigales
Autre tare et non des moindres, certains de ces partis sont devenus des épiphénomènes des réseaux sociaux. Leur seule et unique présence, pour bon nombre d’entre eux, se réduit à Facebook le plus clair du temps avec toutes les tares qui en résultent. Une manière de prendre la proie pour l’ombre et de broyer du vide. Parce qu’en politique, rien ne remplace le terrain, le contact du citoyen de base, la poignée de main, les activités de propagation des idées au fil des jours, inlassablement.
En tout état de cause, dans la perspective de l’élection présidentielle de l’automne, le topo ne semble guère s’améliorer. Et puis l’été, tous les Tunisiens deviennent cigales plutôt que fourmis. Les dirigeants des partis politiques ne semblent guère échapper à la règle.
Il y a des vérités qu’il faut oser regarder en face, parce que seule la vérité est révolutionnaire. Il est temps de sortir de la bulle médiocratique. Autrement, tout le monde se contentera de la fameuse réplique d’Anne qui dans la Barbe bleue de Perrault ne voit que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie.
S.B.F
La version française de « Taha » du Palestinien Amer Hlehel, ce soir à l’IFT
Dans le cadre de l’exposition « Ce que la Palestine apporte au monde » (24 mai-28 juin 2024), l’Institut français de Tunisie (IFT) propose la pièce théâtrale « Taha, le monde ne voulait pas de moi », jouée en français par Sylvain Machac et ce à partir de 19h00, à l’Auditorium de l’Institut français de Tunisie (IFT).
Le monologue Taha, écrit en arabe par l’acteur et dramaturge palestinien Amer Hlehel, s’inspire de la vie du poète et conteur palestinien autodidacte Taha Muhammad Ali, né en 1931 et décédé en 2011, qui a reconstruit sa Palestine avec les mots.
Porté sur scène en arabe pour la première fois en mai 2014 à Haïfa, Taha est aujourd’hui joué en français par Sylvain Machac.
Pour ce soir comme pour toutes les représentations de cette création, le public sera face à un homme seul. Un poète dont l’urgence est de raconter pour tenir, pour survivre. Monologue puissant, Taha raconte son parcours, à la fois singulier et si universel : celui d’un homme qui a dû quitter son pays, qui a éprouvé la perte, et qui pourtant tient debout. Sans haine, il raconte l’histoire d’une résilience, celle d’un jeune Palestinien brisé qui se relève grâce à la littérature et qui parvient à étouffer son désir de vengeance dans la beauté de la poésie. Cette pièce s’interroge sur le fait d’être étranger dans son pays, sur l’exil, le départ, l’abandon et la résilience, mais surtout sur cette force agissante qu’est l’espoir, lit-on sur le synopsis de cette œuvre qui revisite la mémoire Taha Muhammad Ali et qui rend hommage à tous les artistes palestiniens qui ont été forcés pour quitter leur Palestine et qui ont brillé ailleurs, contribuant à l’enrichissement de la scène culturelle et artistique arabe et internationale.
Il est à noter que ce même spectacle sera aussi présenté à l’Institut français de Sousse, le vendredi 7 juin 2024, à 19h.
Séparation entre l'ES Metlaoui et Kaies Yacoubi !
Séparation entre l'ES Metlaoui et Kaies Yacoubi !
Incroyable mais vrai. A quelques jours de la fin de la saison et à la veille d'un match décisif en déplacement contre l'AS Soliman, l'ES Metlaoui se sépare de son entraîneur qui est à la barre depuis le mois de janvier dernier, Kaies Yacoubi.
Il a été remplacé par Mondher Makhlouf. Quelle est la raison derrière cette décision inattendue ? On aimerait bien le savoir.
J.B
Agés entre 6 et 22 ans, ce concours est à vous !
A l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture le 26 juin, l’Instance Nationale pour la prévention de la torture (INPT), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) organisent un concours artistique destiné aux jeunes de 6 à 22 ans en Tunisie.
Autour du thème « Art pour la justice et la dignité humaine », le concours est ouvert à toutes les formes d’art : arts plastiques (peinture, dessin, sculpture etc.), arts visuels (photographie, vidéo, installation…), arts de la rue, littérature (poésie, essais, nouvelles), musique (composition, chansons etc.) et les arts numériques (graphisme, animation, etc.
La date limite de la soumission des candidatures est fixée au 20 juin 2024. Les œuvres seront évaluées selon la pertinence par rapport au thème, l’originalité et la créativité, la qualité artistique, l’impact émotionnel et la capacité à sensibiliser.
Le jury sera composé de professionnels du domaine artistique, d’acteurs engagés dans la protection des droits humains et de représentants d’organisations partenaires de l’événement.
Une cérémonie de remise de prix sera organisée pendant la semaine du 26 juin pour annoncer et honorer les gagnants par la remise de médailles et de trophées. Les œuvres lauréates seront publiées sur les sites web et les réseaux sociaux de l’INPT, du HCDH et de l’OMCT.
Festival international de Dougga 2024 : Voici le programme complet
Le Festival international de Dougga revient cette année dans sa 48e édition du 29 juin au 10 juillet 2024, donnant les couleurs de la saison estivale et festivalière.
- Le 29 juin 2024 : Walid Ayadi (Tunisie) donne le coup d’envoi du festival avec sa pièce de théâtre « Le cœur hanté »
- Le 30 juin 2024 : Soirée tuniso –palestinienne avec Yasser Jradi (Tunisie) et Rola Azar (Palestine)
- Le 1er juillet 2024 : Yüma (Tunisie) et Aïta Mon Amour (Maroc)
- Le 02 juillet 2024 : Morthadha Ftiti (Tunisie)
- Le 03 juillet 2024 : Cairokee (Egypte)
- Le 04 juillet 2024 : May Farouk (Egypte)
- Le 06 juin 2024 : Anouar Brahem (Tunisie)
- Le 07 juillet 2024 : A.L.A (Tunisie)
- Le 08 juillet 2024 : Mounir Troudi (Tunisie), Erik Trufazz (Suisse), Kamaal Williams (UK)
- Le 09 juillet 2024 : Tif (France/ Algérie)
- Le 10 juillet 2024 : Ziara (Tunisie)
Il est à noter que la vente des billets a déjà démarré sur le site Teskerti.tn
La Goulette : L’ancienne présidente du conseil municipal en garde à vue
Le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis, Mohamed Zitouna, a annoncé que le Parquet du Pôle judiciaire économique a ordonné la garde à vue de l’ancienne présidente du conseil municipal de La Goulette pour 48 heures.
Cette mesure fait suite à une enquête sur des infractions présumées dans les municipalités de La Goulette et du Kram.
Elle est accusée de violation des articles 96, 83 et 87 bis du code pénal pour avoir utilisé sa fonction à des fins personnelles et accepté des avantages injustifiés. L’enquête est toujours en cours.
Jendouba : Un incendie au mont Bourbah maîtrisé
Un incendie s'est déclaré mardi soir au mont Bourbah, dans la région de Ain Om Heni Sidi Meskine, délégation de Oued Mliz, ravageant environ 3 hectares de forêt.
Alertée, la brigade de la Protection civile de Ghardimaou a dépêché trois camions de pompiers et trois camions de pompiers forestiers sur place. Après plus de trois heures d'intervention, l'incendie a été maîtrisé, évitant sa propagation. Les pompiers continuent les opérations de refroidissement et de surveillance pour prévenir toute reprise du feu.
Garde à vue de l'homme d'affaires Hatem Chaâbouni
Le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Mohamed Zitouna, a déclaré le mardi 4 juin 2024, que le ministère public près le Pôle judiciaire économique et financier avait ordonné la garde à vue de l'homme d'affaires Hatem Chaâbouni, patron des groupes Chahia et Alfa Nutrition Animale.
Chaâbouni est soupçonné d'avoir utilisé ses entreprises pour des transactions financières suspectes et des opérations de blanchiment d'argent, notamment en participant à une augmentation du capital d'une banque publique.
Après consultation du représentant du parquet et suite aux enquêtes, il a été placé en garde à vue pendant cinq jours pour des soupçons de corruption financière et administrative, ainsi que de blanchiment d'argent. Les investigations se poursuivent.
Hatem Chaâbouni avait déjà été arrêté le 17 août 2023 par la Brigade centrale des crimes financiers de la Garde nationale à El Aouina et libéré le 26 août 2023, avec une interdiction de voyage émise à son encontre.
Le Gouverneur de la BCT insiste sur l’importance de réaliser une croissance saine et durable
Dans le cadre de la conférence des Gouverneurs des Banques Centrales francophones qui se tient à Bruxelles les 30 et 31 mai 2024, Fethi Zouhair Nouri, Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, a participé, jeudi 30 mai, au panel intitulé « Les banques centrales francophones face à de nouveaux défis : quelles réponses ? »
Selon un communiqué de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) publié hier mardi 4 juin 2024, dans son allocution, le Gouverneur a présenté l’expérience de la Tunisie qui a dû faire face à une succession de chocs externes et internes durant les dernières années et le rôle joué par l’institut d’émission face à ces différents défis.
Nouri a souligné que bien que confrontée à ces défis, la Tunisie, a réussi à mettre en œuvre des réformes significatives visant à stimuler l'économie. Il a notamment mentionné les efforts fournis dans le but de stabiliser le cadre macro-économique, de renforcer la résilience de l’économie et d’encourager un environnement propice à l'investissement.
Parmi les principaux défis auxquels fait face la Tunisie, Nouri a insisté sur l’importance de réaliser une croissance économique saine et durable et d’œuvrer pour un environnement plus attractif pour les investissements étrangers. Il a précisé que ces objectifs sont essentiels pour le développement à long terme de la Tunisie et pour améliorer le bien-être de la population.
Toujours d’après le communiqué officiel, le Gouverneur a également mis en exergue l'efficacité dont a fait preuve la BCT dans la conduite de ses politiques monétaires et de change.
En effet, grâce à une politique monétaire rigoureuse et à une gestion efficace des réserves de change, la BCT a, en effet, pu contenir les pressions inflationnistes et assurer une stabilité relative de la monnaie nationale vis-à-vis des principales devises, en dépit d’un contexte économique globalement difficile et entouré d’incertitudes, souligne Fethi Zouhair Nouri.
En conclusion, Il a réaffirmé l'engagement de la Banque Centrale à poursuivre ses efforts pour consolider les acquis et surmonter les obstacles qui subsistent encore, tout en rappelant que cette collaboration renforcée et l’échange d’expériences entre les banques centrales de divers pays francophones ne serait qu’un atout supplémentaire pour garantir un développement durable et inclusif et un avenir prospère pour la Tunisie.
Après l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, la Slovénie reconnaît l’Etat de Palestine
Le Parlement slovène a approuvé, mardi 4 juin 2024, un décret reconnaissant l’État de Palestine, avec 52 voix sur 90 sièges, malgré le boycott de l'opposition, à l'exception d'un député qui s'est abstenu.
Cette décision a été prise après de multiples rebondissements. Elle intervient une semaine après que l'Espagne, l'Irlande et la Norvège aient reconnu l'Etat palestinien.
A cet effet, Janez Jansa, ancien premier ministre connu pour être proche de Benyamin Netanyahou, a critiqué cette décision, y voyant un calcul politique. Il estime qu'une telle reconnaissance « cause des dommages à long terme à la Slovénie en soutenant l’organisation terroriste Hamas ».
En revanche, le Premier ministre actuel , Robert Golob, considère que cette décision « délivre un message de paix ». Il a souligné : « Nous pensons que le moment est venu pour le monde entier d’unir ses efforts en vue d’une solution à deux États qui apportera la paix au Moyen-Orient »
Hausse des frais de visa Schengen à partir du 11 juin
La Commission européenne a approuvé une hausse de 12% des frais de demande de visa Schengen à partir du 11 juin courant pour les ressortissants de pays tiers, dont les Tunisiens.
Les frais de visa court séjour (type C) passeront de 80 euros à 90 euros pour les adultes et de 40 euros à 45 euros pour les enfants âgés de six à douze ans.
Giorgia Meloni : la Tunisie et la Libye ont contribué à baisser la migration clandestine de 60%
La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a affirmé que la coopération avec les pays d'Afrique du Nord, en particulier la Tunisie et la Libye, a contribué à réduire le flux migratoire irrégulier.
Georgia Meloni a affirmé son gouvernement a pu réduire de 60% le nombre de migrants clandestin arrivés en Italie grâce à cette coopération.
Meloni a multiplié récemment les visite en Tunisie pour discuter, notamment, de la question migratoire.
Savez-vous quels sont les titres du don présidentiel à la Grande Bibliothèque de « Huawei »?
Les médias nationaux comme chinois ont beaucoup et bien parlé de la visite d’Etat du président de la République, Kaïs Saïed, accompagné de son épouse, en République populaire de Chine et également des différents accords ratifiés à l’occasion et surtout de la nouvelle approche dans la coopération entre les deux pays.
Nombreuses également sont les photos et les infos qui ont été partagées concernant cette visite et l’accueil chinois et également les activités présidentielles parmi lesquelles la visite effectuée dans la province de « Dongguan » où le chef de l’Etat, son épouse et les membres de la délégation tunisienne qui l’accompagnait se sont rendus à la Grande Bibliothèque de la compagnie « Huawei », un joyau architectural dont le toit est orné d’inscriptions portant les noms de nombreuses villes et capitales dont celui de Carthage, en reconnaissance à cette ville millénaire et son statut historique et culturel.
Lors de cette visite le président de la République Kaïs Saïed a fait un don présidentiel d’ouvrages à cette géante bibliothèque, emblème du savoir et de l’importance de la lecture et du livre même dans un pays pionnier de la technologie comme la Chine.
Mais savez- vous quels titres ont été offerts à nos amis chinois ? Le président de la République a offert à cette bibliothèque une importante collection d’ouvrages tunisiens de référence dont des œuvres du grand érudit Abderrahman Ibn Khaldoun al-Hadrami (1332-1406). « La Muqaddima » ou les « Prolégomènes à l'Histoire Universelle », une introduction en trois volumes, est l’un des ouvrages les plus importants de ce philosophe, historien, économiste et sociologue considéré comme étant le précurseur de la sociologie.
Le don comprend également des œuvres contemporaines d’éminents penseurs ayant laissé leur empreinte dans le patrimoine littéraire et culturel national à l’instar des historiens Ahmed Ibn Abi Dhiâf, 1804-1874, (Ithâf Ahl al zamân bi akhbâr mulûk Tûnis wa Ahd al Amân (Présent aux hommes de notre temps, chronique des rois de Tunis et du Pacte fondamental) et Hassan Hosni Abdelwaheb, 1884-1968 (« Kitab al omr », Livre de la vie, 1947).
La collection réunit aussi l’œuvre complète de l’écrivain, penseur et homme politique Mahmoud Messaâdi (1911-2004), auteur de livres en arabe comme « Le barrage » paru en 1955, « Ainsi parlait Abou Houraïra » (1973), « La naissance de l’oubli » (1974). Les ouvrages de Messaâdi sont traduits dans de nombreuses langues et certaines de ses œuvres sont étudiées dans les programmes scolaires.
« Tunis métropole arabe méditerranéenne », ouvrage collectif de référence sur l’histoire de la Tunisie, faisait également partie du don présidentiel à la bibliothèque chinoise. Publié en 2019 à l’occasion de la célébration de « Tunis Capitale de la Culture islamique », cette encyclopédie s’attarde sur l’histoire, l’architecture, la littérature et les arts dans la capitale connue pour sa Médina inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.
Le Quotidien avec TAP
Plus de 140 000 candidats passent les épreuves du baccalauréat
Ce mercredi 5 juin, 140 213 candidats entament les épreuves écrites du baccalauréat pour la session principale de juin 2024. Les examens se poursuivront les 6, 7, 10, 11 et 12 juin 2024.
Parmi ces candidats, 115 793 sont inscrits dans des établissements publics, 17 398 dans des lycées privés et 7 000 sont des candidats libres.
Le ministère de l’Éducation a mis en place 586 centres d’examen, 28 centres de correction, 27 centres de dépôt et 7 centres de collecte pour l’occasion.
Les résultats seront proclamés le 25 juin 2024 et la session de rattrapage se tiendra les 1er, 2, 3 et 4 juillet 2024, avec l’annonce des résultats prévue pour le 14 juillet 2024.
















