Francileudo Santos se rappelle de la CAN : « En Tunisie, j’avais l’impression d’être Messi »
À l'époque, Francileudo Santos figurait parmi les meilleurs buteurs de Ligue 1, au milieu de Djibril Cissé, Pauleta ou de son coéquipier à Sochaux, Pierre-Alain Frau. Revenu au Brésil, celui qui est toujours le meilleur buteur de la Tunisie à la CAN (10 réalisations) évoque, dans cette interview accordée à SoFoot, la plus grande année de sa carrière, et c’était avec les aigles de Carthage...
Que devenez-vous, Francileudo Santos ?
Je vis à Ze Doca, ma ville natale, dans l’État du Maranhão. En fait, à la fin de ma carrière, il y a sept ans (en Suisse, au FC Porrentruy, NDLR), j’ai voulu revenir vivre auprès de mes parents qui sont un peu âgés. Cela faisait 20 ans que j’avais quitté le Brésil. Je travaille à la mairie, aux sports. Je gère aussi une école de foot, où je travaille avec l’un de mes frères qui était professionnel au Brésil. On s’occupe de joueurs de 5 à 15 ans.
Il y a 20 ans, vous remportiez la CAN, à domicile, avec la Tunisie. Où situez-vous ce souvenir dans votre carrière ?
C’était un 14 février, si je ne me trompe pas. Chaque fois que je vois le but que j’ai marqué en finale, j’ai encore des frissons. Je sais que le peuple tunisien ne va jamais oublier ça. Cette victoire devant 60 000 personnes, c’était vraiment magique. Au coup de sifflet final, c’était vraiment la folie. Tout le monde courait partout. On ne vit pas ça tous les jours. J’ai aussi joué une Coupe du monde, mais j’étais blessé, alors cette finale de la Coupe d’Afrique, c’est vraiment le plus grand souvenir de ma carrière.
C’est Adel Chedli qui m’a encouragé à devenir Tunisien
Rappelez-nous comment vous vous êtes fait naturaliser un mois seulement avant la CAN ?
Tout a commencé avec Adel Chedli, qui était mon coéquipier à Sochaux. Il savait qu’un de mes enfants était né en Tunisie, quand j’évoluais à l’Étoile du Sahel, et il m’avait dit que cela me donnait le droit de prendre la nationalité tunisienne. Adel a parlé avec le président de la Fédération. Finalement, le président de la République, Zine el-Abidine Ben Ali, m’a donné la nationalité tunisienne. À partir de ce moment-là, je me suis dit qu’il fallait que je fasse tout pour aider la Tunisie à gagner la CAN, et j’ai terminé meilleur buteur du tournoi (4 buts).
Votre décision n’avait toutefois pas plu au FC Sochaux…
Ils m’ont même menacé de ne plus me faire jouer, mais j’avais un contrat de cinq ans. Si je ne jouais plus, c’était leur problème, car j’étais le meilleur buteur de l’équipe avec Pierre-Alain Frau(1). Mais pour moi, les choses étaient claires : la Tunisie était mon pays, et j’allais tout donner pour mon pays. Après la CAN, les menaces n’ont pas été mises à exécution, et j’ai vite rejoué.
Avec les Aigles de Carthage, comment avez-vous été accueilli ?
Très bien. En fait, je connaissais déjà pas mal de joueurs après mes deux années à l’Étoile du Sahel (1998-2000). J’avais notamment joué avec Ziad Jaziri (son binôme à la pointe de l’attaque des Aigles, NDLR), qui devait alors avoir 19 ans. Il y avait aussi Clayton, un autre Brésilien, qui jouait en Tunisie et vient de la même région que moi. Et puis, j’ai intégré un groupe où tout le monde tirait dans le même sens. On m’avait pris pour marquer des buts. Les gens disaient que la Tunisie jouait bien, mais qu’il manquait un buteur. Dès mon premier match amical, j’ai marqué.
Quel message vous faisait passer Roger Lemerre ?
Il me disait simplement de marquer des buts. Il n’était pas bavard, mais savait trouver les mots justes pour nous motiver. La veille de la finale, il nous a martelé que c’était notre chance de rentrer dans l’histoire, qu’il fallait rester concentré pendant 90 minutes. En demi-finales, le Maroc avait écrasé le Mali (4-0), alors on savait que ce serait dur, mais on jouait à domicile et on avait vraiment envie de gagner cette CAN. Personnellement, j’ai eu du mal à dormir, mais une fois arrivé au stade, en voyant tous ces supporters, je me suis dit qu’on ne pouvait pas laisser passer cette opportunité.
Un autre entraîneur français a été important dans votre carrière…
Oui, Jean Fernandez. Il m’a d’abord entraîné à l’Étoile du Sahel. Le club m’avait pris à l’essai, et après deux jours, ils ont décidé de me conserver. Mon manager m’avait convaincu de passer ce test en me disant que la Tunisie était un pays chaud qui ressemblait au Brésil. J’avais 19 ans et je venais de passer un an à jouer avec la réserve au Standard de Liège. Jean Fernandez m’a beaucoup aidé. Quand je suis arrivé en France (en 2000), personne ne me connaissait. Il a pris un risque. On lui disait : « Tu ramènes un petit, comment veux-tu qu’il marque des buts ? » Ensuite, les gens ont changé d’avis. J’ai été meilleur buteur de Ligue 2 (2000-2001) et j’ai aidé le club à retrouver l’élite. Chez moi, quand la Tunisie joue, je mets le maillot et je sors le drapeau
Quels liens avez-vous conservés avec la Tunisie ?
Je reçois souvent des messages sur les réseaux. Je sais qu’on ne m’a pas oublié. Après 2004, c’était la folie, dans la rue tout le monde me remerciait. J’avais l’impression d’être un grand joueur, un Messi, un Cristiano. Avec les coéquipiers de 2004, on a aussi gardé le contact, surtout quand il y a un match de l’équipe nationale. Adel (Chedli) m’appelle. Clayton aussi, il s’est marié là-bas.
Allez-vous suivre la CAN cette année ?
Bien sûr. Quand la Tunisie joue, je mets le maillot, je sors le drapeau. À la maison, on supporte la Tunisie et le Brésil. Dans mon village, on me parle tout le temps de mes sélections. Je suis le seul habitant de Ze Doca à avoir joué une Coupe du monde (en 2006). Les gens regrettent simplement que je n’aie joué que 12 minutes, car j’étais blessé, mais ils étaient tous derrière la télé. Ici, il y a beaucoup de supporters de la Tunisie.
Mais, au fait, qu’est devenu votre fils qui vous a permis d’être naturalisé ?
Felipe-Leonard a longtemps joué au football. Je pensais qu’il deviendrait un grand joueur, c’était un milieu défensif, mais il a fini par privilégier les études. Je suis divorcé de sa mère, qui habite à 300 kilomètres, mais on se voit tout le temps.
Le déficit de la balance alimentaire se réduit de 89,4% en 2023
Le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est réduit, de 89,4% pour se situer à 211,4 millions de dinars (MD), au cours de l’année 2023, contre 1991,7 MD, durant l’année 2022, selon les données publiées, mercredi, par l'Observatoire National de l'Agriculture (ONAGRI).
Le taux de couverture a atteint, ainsi, 97,2% à fin décembre 2023 contre 75,2% à fin décembre 2022.
En valeur, les exportations alimentaires ont enregistré une hausse de 21,3% alors que les importations ont baissé de 6,2%.
Selon l’ONAGRI, la régression enregistrée du déficit est essentiellement le résultat de la hausse des exportations de l’huile d’olive (+52,4%), et la régression des importations des céréales (-11,2%) et des huiles végétales (-40,0%).
Et de préciser que le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est réduit malgré l’accroissement du rythme des importations du sucre (+49,6%) et du lait et dérivés (+50,7%).
S’agissant des prix à l’exportation, ils ont observé une hausse de 61,1% pour l’huile d’olive, de 27,5% pour les tomates, de 4,9% pour les dattes et de 0,7% pour les agrumes par rapport à la même période de l’année précédente. Toutefois, le prix moyen à l’exportation des produits de la pêche a connu une baisse de 3,9%.
En revanche, les prix à l’importation des céréales ont connu une baisse de (-24,6%) pour le blé dur, de (-23,5%) pour le blé tendre, de (-25,0%) pour l’orge et de (-21,7%) pour le maïs. Il en est de même pour le prix des huiles végétales (-22,9%) et du lait et dérivés (-7,4%) contre une hausse de (+13,3%) pour le sucre.
Nouvelle plainte contre Jaouher Ben Mbarek, le dossier de Ghazi Chaouachi déféré devant la chambre des mises en accusations
Le comité de défense des personnalités politiques détenus dans l'affaire du « complot contre la sûreté de l’État » a affirmé que Jaouher Ben Mbarek fait face à une nouvelle plainte.
Selon le comité de défense, Jaouher Ben Mbarek est visé par une plainte de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) sur la base du décret 54, relatif à la lutte contre les infractions se rapportant aux systèmes d’information et de communication.
L’affaire porte sur ses déclarations médiatiques où il a qualifié les élections de 2022 de « coup d'État ridicule ».
A noter que Jaouher Ben Mbarek est détenu depuis le 24 février 2023.
Le comité de défense a, également, fait savoir que le juge d'instruction près le Tribunal de première instance de Tunis a clôturé l'enquête relative à la plainte de la ministre de la Justice contre Ghazi Chaouachi.
Selon la même source, le dossier de Chaouachi a été déféré devant la chambre des mises en accusations près la Cour d'appel de Tunis, conformément aux dispositions du même décret 54.
A noter que Ghazi Chaouachi est incarcéré depuis le 24 février 2023.
Pour compter sur soi...les ressources propres de l’Etat atteindront 68% du budget en 2026
Les prévisions budgétaires à moyen terme pour la période 2026-2024 reflètent la poursuite des ajustements correctifs à travers l'élaboration de politiques budgétaires s'inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre du programme de réformes économiques lancé en 2022 et qui vise principalement une croissance économique globale et durable tout en préservant le rôle social de l'État.
C’est ce qui ressort des données d'un rapport publié hier, mercredi 17 janvier 2024, par le ministère des Finances sur le « cadre budgétaire à moyen terme pour la période 2024-2026 », qui a fait état des efforts des autorités de tutelle pour soutenir les ressources propres de l'État dans le budget afin d’atteindre une part de 68% en 2026, contre 63,1% estimée pour l'année 2024 et 63,7% probable en 2023.
Dans le même contexte, il a été souligné l’importance des efforts pour activer le programme de réforme en matière de développement des recettes fiscales à un taux d’évolution de 9,5% au cours de la période 2024-2026 tout en allégeant la pression qui pèse sur les opérateurs économiques, à ce titre, à 25% et en contrôlant les dépenses de fonctionnement, compte tenu du programme d'augmentation des salaires retenu au titre des années 2022, 2024 et 2025.
Ainsi, selon le rapport ministériel, ces dépenses devraient évoluer à un rythme de 4,6% au cours des trois prochaines années, parallèlement aux efforts visant à ramener le ratio de la masse salariale de la fonction publique par rapport au PIB à 12,6% d'ici 2026, contre 13,5% estimé cette année et 14,4% attendu l'année dernière.
Au niveau des recettes fiscales, les prévisions ont été établies dans le cadre de la poursuite du programme de réformes de la politique fiscale dans le but de mettre en place un système qui consacre les principes d’équité et de transparence et qui soit conforme aux orientations et aux objectifs de l'État.
Les prévisions sont basées sur plusieurs hypothèses liées notamment au cadre macroéconomique telles que la croissance économique, le taux d'inflation, l'évolution de la consommation et de la demande extérieure ainsi que d’autres variables externes relatives particulièrement à l'évolution des cours des matières premières et de l’énergie aux marchés internationaux.
À cet égard, des mesures ont été prises pour améliorer la capacité de l'État à mobiliser les recettes fiscales, à rationaliser les avantages fiscaux, à s'orienter vers un système fiscal plus efficace et plus équitable en cherchant à élargir l'assiette fiscale, à lutter contre l'évasion fiscale, à promouvoir la numérisation et à intégrer le secteur parallèle dans le secteur formel.
Les bulletins de notes du premier trimestre disponibles en ligne
Le ministère de l'Éducation a affirmé que les bulletins de notes du premier trimestre sont désormais disponibles en ligne.
Les parents d'élèves peuvent consulter les bulletins de notes de leurs enfants et les imprimer via la plateforme tarbia.tn.
Le ministère de l’Éducation avait lancé, mercredi 3 janvier 2024, sa nouvelle plateforme « tarbia.tn », destinées aux parents d’élèves, aux élèves et au corps enseignant.
La plateforme « tarbia.tn » contient quatre espaces séparés, dont un pour alerter les violences dans le milieu scolaire, un de service pour le personnel de l’Education, ainsi qu’un espace dédié pour les collèges et les lycées et un autre espace destiné aux écoles primaires.
Les parents d’élèves peuvent profiter des services qu’offre cette plateforme en y accédant avec un login composé du numéro de la carte d’identité et le mot de passe reçu lors de l’inscription de leurs enfants.
Cette plateforme offre aux parents la possibilité de vérifier les notes de leurs enfants, leurs absences, ainsi que celles des enseignants et les sanctions disciplinaires prises à l’encontre de leurs enfants. Il est également possible de remplir les demandes de pension et de convoquer des réunions parents/enseignants.
Les parents inscrits sur la plateforme seront informés de l’absence de leurs enfants par sms. Idem pour les sanctions disciplinaires.
Les élèves peuvent, eux-aussi, accéder à la plateforme. Leurs accès seront fournis à leurs parents à la création d’un compte.
La plateforme « tarbia.tn » permet aux enseignants d’envoyer aux élèves des tâches à faire à domicile ou de dispenser des cours de soutien.
Davos : réunions marathoniennes pour Ahmed Hachani
Le chef du gouvernement, Ahmed Hachani, a eu un marathon de réunions et d’entretiens, au deuxième jour de sa participation aux travaux de la 54ème édition du Forum économique mondial de Davos.
En effet, Hachani a pris part à une table ronde sur les orientations pratiques dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), aux côtés des chefs des délégations des pays africains et des représentants des institutions financières internationales.
Il s’est ensuite entretenu avec le chef de la délégation palestinienne et président du Fonds d'investissement palestinien, Mohamed Mustapha. Ce dernier a exprimé la gratitude du peuple palestinien pour le soutien de la Tunisie à la cause palestinienne.
De son côté, Ahmed Hachani a réaffirmé le « soutien ferme et inconditionnel » de la Tunisie au peuple palestinien et sa lutte légitime pour établir un État indépendant et souverain.
Le chef du gouvernement a tenu, ensuite, une réunion avec Katalin Novak, présidente de la Hongrie. La réunion a porté sur « l'évolution positive des relations bilatérales entre les deux pays dans de nombreux domaines, notamment, économique, financier, et académique, et les moyens de les renforcer ».
Après quoi, Hachani s’est entretenu avec son homologue belge, Alexander De Croo. Les deux responsables ont salué l’avancement des relations bilatérales entre les deux pays, notamment en ce qui concerne les questions économiques et financières. La promotion des investissements belges en Tunisie et le renforcement de l'afflux de touristes belges ont également été évoqués.
Ahmed Hachani a également eu une réunion avec Mark Rutte, premier ministre néerlandais qui a réaffirmé l’appui de son pays à la Tunisie au sein des institutions de l'Union européenne.
Le chef du gouvernement s’est également entretenu avec Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce, António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies, Paul Kagame, Président du Rwanda, ainsi qu’avec Najib Mikati et Andrej Plenković, premiers ministres du Liban et de la Croatie.
Ahmed Hachani s’est également réuni avec le fondateur et directeur exécutif du Forum économique mondial, Klaus Schwab, et son président, Børge Brende.
« Moi, Capitaine », le drame des migrants racontés par deux Sénégalais
Lion d’argent à la Mostra de Venise, « Moi capitaine » de Matteo Garrone, sera projeté demain, le 19 janvier 2024, à 18h30, à l’Institut français de Tunisie (IFT). Une traversée bouleversante de la méditerranée par deux jeunes sénégalais qui rêvaient d’atteindre l’Italie et voir fleurir leurs rêves et projets.
Film poignant, bouleversant, « Moi Capitaine » revient sur un dossier toujours d’actualité brûlante, celui de l’immigration clandestine et sur ces tragédies quotidiennes qui ont transformé la méditerranée en un grand cimetière.
Connu par son travail cinématographique sur les marginaux et les marginalisés, le réalisateur de « Gomorra », film qui a fait la renommée internationale de Matteo Garrone, lui valant le grand prix du festival de Cannes 2008, raconte le voyage de deux adolescents sénégalais vers l’Europe.
Seydou (Seydou Sarr), prix du meilleur espoir à Venise et Moussa (Moustapha Fall), adolescents et amis, âgés de 16 ans, décident de faire le grand saut et prendre le risque, portés par un seul espoir : une vie meilleure.
Lors de la traversée du désert libyen, avec des passeurs pour atteindre Tripoli, ils se font dépouiller de leur argent, puis emprisonnés et torturés dans les prisons libyennes… Pour atteindre l’autre bout de la Méditerranée gratuitement, précisément l’Italie, puisqu’ils ne peuvent plus payer un nouveau passeur, Seydou accepte la responsabilité de conduire un vieux rafiot chargé d’autres migrants…
Variation sur la crise migratoire, le film est inspiré d’une histoire vraie celle de Amara Fofana, qui lors de son arrivée en 2014 dans le port d’Augusta, en Sicile, n’avait que 16 ans.
Fofana a quitté un an avant la Guinée avec son copain et a été obligé, par les passeurs, après un périple difficile, à prendre les commandes d’un bateau comportant de 250 personnes et de traverser la méditerranée. Après deux jours entiers en mer, Fofana est parvenu en Italie sain et sauf.
Condamné à une peine de prison, à sa sortie, Fofana a choisi de poursuivre ses études secondaires puis universitaires pour obtenir le diplôme de skipper, quittant par la suite l’Italie vers la Belgique.
Entre rêve et réalité, entre fiction et documentaire, le film est une odyssée touchante de ces deux sénégalais qui représentent toute une génération de jeunesse africaine qui cherche à tout prix à quitter le Continent avec l’espoir de réaliser leurs rêves, loin, en Europe.
Selon les chiffres de l’ONU, entre le 1er janvier et le 24 septembre 2023, au total 186.000 migrants sont arrivés dans le sud de l’Europe. Toujours selon l’ONU, plus de 2.500 migrants sont morts ou portés disparus après avoir tenté de traverser la méditerranée vers l’Europe…
Imen ABDERRAHMANI
CAN 2024 : Laver l'affront contre le Mali
Après une nuit mouvementée suite au revers cuisant essuyé contre la Namibie, la sélection tunisienne a repris le travail hier pour préparer le second match contre le Mali, programmé pour samedi.
Beaucoup d'informations ont circulé faisant état d’une séparation avec Jalel Kadri, de scission au sein du staff technique avec un différend Kadri-Achour sans oublier des positions divergences au sein du cadre dirigeant.
Bien sûr, tous les membres de la délégation ont tout nié à ce sujet et sont unanimes à reconnaître qu'une prise de conscience générale a eu lieu et qu'une réaction est attendue samedi contre le Mali pour laver l'affront subi mardi.
Cela dit, il faut reconnaître que l'ambiance générale n'est pas au beau fixe et que des échos font état d'un sursis accordé à Kadri avec le match contre le Mali et que s'il est aujourd'hui en place c'est en raison de l'absence d'une solution de rechange de valeur sur place.
Il ne reste plus qu'à espérer une réaction fulgurante contre les Maliens pour rester en vie dans cette CAN.
Ne dit-on pas souvent qu'en football comme dans la vie, l'espoir fait vivre ?
Début de l’examen de l’affaire de « la chambre noire du ministère de l'Intérieur »
C’est aujourd’hui, jeudi, que la Chambre pénale du Tribunal de première instance de l'Ariana débute l’examen de l'affaire connue médiatiquement sous le nom de « l’affaire de la chambre noire du ministère de l'Intérieur ».
Cette affaire a éclaté suite à la saisie, en 2020, par le juge d'instruction du Pôle judiciaire antiterroriste, de documents relatifs à des affaires terroristes, dans un bureau au ministère de l'Intérieur.
L’enquête a mené vers l’émission de quatre mandats de dépôt à l’encontre d’anciens agents de sécurité, dont un ancien directeur général des services spéciaux du ministère de l'Intérieur et un ancien directeur central de la lutte contre le terrorisme.
L’ancien ministre de l’Intérieur, Hichem Fourati faisait également partie des accusés, mais la chambre d'accusation de la Cour d'appel de Tunis a rejeté les charges contre lui et a renvoyé les 4 autres accusés devant la chambre criminelle du Tribunal de première instance de l'Ariana.
Facile vainqueur (3-0), le Maroc déroule face à la Tanzanie
Pour son entrée en lice dans cette CAN 2023, le Maroc, à l’inverse des autres sélections arabes, a dominé, ce mercredi, sans trembler la Tanzanie (3-0) et s’est permis de débuter parfaitement la compétition.
Le grand favori, le demi-finaliste du dernier Mondial au Qatar, était très attendu pour son premier match face à la Tanzanie. Pour cette rencontre, Walid Regragui misait sur du classique ou presque. On retrouvait évidemment Hakimi, Ziyech, Bounou ou encore Amrabat et En-Nesyri. Abde Ez était aligné à gauche en attaque alors que Chibi était positionné en latéral gauche avec l’absence de Mazraoui et la blessure de dernière minute d’Attiatallah.
Dans une chaleur impressionnante, la rencontre débutait timidement avant de voir les Marocains prendre logiquement l’avantage par son vaillant capitaine Romain Saiss qui poussait le ballon au fond des filets (30e, 1-0).
Un but qui a totalement libéré les Lions de l’Atlas qui ont corsé l’addition en seconde mi-temps grâce à Ounahi (77’) et En-Nesyri (80’).
Les Marocains, avec leur statut de favoris, annoncent déjà la couleur.
K.Z.
La Tunisie participera au 19ème sommet du Mouvement des Non-Alignés
M. Nabil Ammar, Ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'Etranger, conduira la délégation tunisienne participante aux travaux du 19ème Sommet du Mouvement des Non-Alignés et du 3ème « Sommet du Sud », du Groupe des 77 plus la Chine, qui se tiendra à Kampala (Ouganda), du 19 au 22 janvier 2024.
Le Sommet des pays non alignés s'intitulera « l’intensification de la coopération pour une richesse mondiale partagée », tandis que le 3ème Sommet du Sud se tient sous le thème « Ne laisser personne pour compte ».
Les deux sommets constituent un cadre approprié pour conjuguer les efforts face aux défis mondiaux communs auxquels sont confrontés les pays du Sud. Il s'agit également d'une occasion d'échanger d'éventuelles solutions pour parvenir à un développement durable pour tous. Cette rencontre sera aussi une occasion pour développer une nouvelle vision pour renforcer le multilatéralisme, la coopération et la solidarité internationale.
Il serait également question de discuter des moyens de pressions internationales possibles afin d'instaurer un Cessez-le-feu immédiat à l'agression brutale contre le peuple palestinien. Il s'agit d'ailleurs du sujet qui figure en tête des priorités de la participation tunisienne à ces deux sommets. Il est à savoir, en outre, que le renforcement de la coopération Sud-Sud et l'unification des efforts visant à réformer le système financier international seront également sur la table des concertations.
M. Elouazir : il faut 25 milliards de dinars pour couvrir le déficit budgétaire de la Tunisie
Le secrétaire général de la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française Mohammed Elouazir a confirmé mercredi 17 janvier 2024, lors d’un colloque organisé par la Chambre portant sur les effets de la loi financière de 2024 sur les institutions tunisiennes, que pendant l’année actuelle la Tunisie aura besoin d'environ 25 milliards de financement pour couvrir le déficit budgétaire. Et d’ajouter que comme le déficit budgétaire de l’État étant passé de 7 à 10 milliards de dinars, ceci contribuera à une réduction des allocations d’investissement similaire à 2023.
Il a également souligné, dans une déclaration accordée aux médias, qu'au cours de cette année, les investisseurs tunisiens seront ''alourdis d'impôts'' à cause de l'augmentation des recettes fiscales d'environ 5 milliards de dinars. Augmentation prévue par la loi de finances 2024.
CAN 2024-Mali : deux joueurs atteints de paludisme !
Pas au mieux de sa forme mardi soir face à l’Afrique du Sud lors de la première journée des phases de poules de la CAN 2023, le milieu de terrain malien Yves Bissouma, a été obligé de céder sa place à la 58ème minute à Lassana Coulibaly.
En effet, le joueur de Tottenham souffrirait de paludisme : « Yves Bissouma et le latéral gauche Moussa Diarra souffrent de paludisme… », a fait savoir Éric Sékou Chelle, entraîneur des Aigles du Mali en conférence de presse d’après match. Moussa Diarra a contracté la même maladie d’après le sélectionneur.
Selon plusieurs médias maliens, le joueur de 27 ans est pris en charge par les médecins de son équipe et devrait revenir plus en forme lors de la deuxième journée des phases de poules face à la Tunisie.
Le journal de la CAN
Nigéria : Le cas Sadiq Umar suscite une polémique !
Déclaré forfait pour la Coupe d'Afrique des Nations 2023 et remplacé par Paul Onuachu pas plus tard que vendredi dernier à cause d'une blessure, Sadiq Umar, attaquant de la Real Sociedad, a fait un retour inattendu à l'entraînement avec son club, soulevant critiques et interrogations.
Alors que le Nigeria disputera son deuxième match à la CAN jeudi contre la Côte d'Ivoire, le Super Eagle figure dans le groupe retenu pour le match de son club contre Osasuna mercredi en huitièmes de finale de Coupe du Roi. Confrontée à une vague de critiques en raison de cette situation absurde, la Fédération Nigériane de Football (NFF) a été contrainte de se défendre. “Le cas de Sadiq Umar a été traité avec un haut niveau de professionnalisme. Le joueur était en bonne forme à son arrivée au camp. Il a subi l'évaluation médicale standard avant la compétition et il était en bonne santé. Cependant, après une blessure lors d'un match amical (contre la Guinée, ndlr), il s'est réveillé le lendemain avec le genou enflé“, a tenté de clarifier la NFF à travers un communiqué publié ce mardi.
La NFF a rappelé la compétence de son staff médical : “Notre équipe médicale a méticuleusement respecté les meilleures procédures médicales et a été diligente dans ses processus et ses conclusions avant d'aviser l'entraîneur-chef José Peseiro pour que le joueur soit retiré de l'équipe.”
Le retour express d'Umar à l'entraînement a été qualifié par certains de “miraculeux”, tandis que d'autres expriment leur scepticisme. Les médecins nigérians ont ils-fauté en évaluant mal la gravité de sa blessure ? La NFF cherche-t-elle à couvrir une défection de son joueur ? Alors que le Nigeria se prépare pour un affrontement crucial face à la Côte d'Ivoire après le nul décevant contre la Guinée Equatoriale (1-1) lors de la première journée de la CAN, l'attention reste fixée sur Umar, dont la situation continue de faire débat.
Côte d’Ivoire-Nigeria : l’Algérien Mustapha Ghorbal au sifflet
La Commission d’arbitrage de la CAF a désigné l’arbitre international algérien Mustapha Ghorbal pour diriger le choc de la deuxième journée du groupe A entre la Côte d’Ivoire et le Nigeria, prévu ce jeudi 18 janvier au stade d’Ebimpe d’Abidjan (18h00). Le directeur de jeu algérien sera secondé par ses compatriotes Abbés Akram Zerhouni (1er assistant), ainsi que Lahlou Benbraham et Mokrane Gourari à la VAR. Pour rappel, la Côte d’Ivoire s’est imposée lors de sa première rencontre contre la Guinée Bissau (2-0) tandis que le Nigeria a été accroché par le Cap Vert (1-1).
Les supporters algériens nettoient leurs tribunes après le match de l’Angola
Les supporters algériens sont à féliciter. Après le match des Verts face à l’Angola (1-1), lundi dernier au stade de la paix de Bouaké, les fans algériens ont été l’auteur d’une louable initiative qui a fait le buzz sur les différents réseaux sociaux.
En effet, en dépit de leur déception, notamment après le résultat du match nul des protégés de Djamel Belmadi face aux Palancas Negras de l’Angola, les supporters « DZ» ne sont pas directement sortis du stade. Bien au contraire, ils ont pris la décision de nettoyer la tribune qui leur a été réservée.
On se souvient que les supporters japonais ont fait pareil lors de la coupe du monde Qatar 2022. Ce fut donc une initiative à encourager et à récidiver pour tous les supporters des autres nations durant cette CAN.
Après l’humiliante défaite face à la Namibie : Jalel Kadri s’excuse, mais…
Personne ne s’y attendait, mais la mauvaise surprise a bien eu lieu avec la défaire des Aigles de Carthage devant la Namibie qui n’avait jamais remporté de victoire dans la CAN avant de jouer contre les Tunisiens. A l’issue du match, Jalel Kadri s’est excusé auprès du public tunisien, mais ceci ne suffit pas pour atténuer cette énorme déception.
Le sélectionneur tunisien a présenté ses excuses au public tunisien, suite à la défaite des siens pour le compte de leur premier match, mais ses arguments ne suffisent pas pour justifier ses choix et sa tactique.
C’est lui qui a fait évoluer Achouri sur le côté droit pendant toute une mi-temps alors que le contraire s’imposait. C’est encore lui qui a aligné un milieu de terrain incapable d’assurer en même temps la couverture et la relance. Il s’agit, là, de choix très discutables et s’il reconnait que les réglages opérés à la mi-temps ont amélioré le jeu des Tunisiens, c’est qu’il reconnaît avoir perdu 45 minutes pour rien, le temps de donner à ses adversaires plus de confiance.
Certes, rien n’est encore perdu, s’agissant du premier match du groupe, mais la suite sera plus ardue face à des adversaires rompus aux compétitions continentales. Dorénavant, tout faux-pas sera interdit pour pouvoir aller au tour suivant. Les Aigles, en mal de confiance, viennent de perdre Taha Khenissi, touché aux ligaments croisés et ils auront besoin de beaucoup plus de force et de clairvoyance tactique pour relever la tête et retrouver leur potentiel.
Et si Jalel Kadri a évoqué le cas de l’Argentine qui a perdu son premier match au Mondial 2022 face à l’Arabie Saoudite avant de remporter le titre mondial, la balle est à présent dans son camp pour faire autant et pour nous faire oublier la piètre prestation de mardi.
K.Z.
















