Des « Confluences artistiques » à la galerie Roubtzoff
Expérience artistique unique, où la diversité des expressions crée une harmonie captivante, « Confluences Artistiques » met en vedette à partir d’aujourd’hui jusqu’au 10 février 2024 quatre artistes tunisiens où chacun apporte une vision distinctive à travers un mélange dynamique de styles.
Imed Jemaiel, l’artiste érudit, offre un dialogue visuel entre l’écriture et le dessin, fusionnant les deux dans des compositions dynamiques. Ses gribouillages végétaux quasi-calligraphiques transportent le spectateur dans une exploration visuelle où l’écriture devient dessin, et le dessin, une quasi-écriture.
Peintre reconnu internationalement, Imed Jemaiel élargit les frontières de la représentation traditionnelle, offrant une expérience esthétique riche et stimulante. Avec des succès internationaux, notamment à la foire d’Abu Dhabi, il s’impose comme un artiste important sur la scène artistique tunisienne et internationale.
Slimen Elkamel, le jeune prodige coté internationalement, utilise le pointillisme pour narrer ses plus beaux souvenirs. Ses œuvres, imprégnées de cette technique subtile, transcendent les générations, invitant à une exploration visuelle où chaque point évoque une mémoire.
Entre réel et imaginaire, Slimen Elkamel façonne un univers visuel où la technique devient le langage universel des souvenirs. Sa brillante exposition à l’Institut du Monde Arabe (IMA) a consolidé sa reconnaissance internationale déjà établie.
Ecrivaine et artiste peintre féministe audacieuse, Najet Dhahbi expose sa vision unique du corps féminin à travers des représentations versatiles. Diplômée d’un doctorat en sciences du patrimoine, Dhahbi offre un regard singulier sur l’image érotique dans l’art de miniatures musulmanes.
Ses toiles captivantes explorent la diversité des formes féminines, incitant à une réflexion profonde sur la représentation artistique du corps. Les surfaces de couleurs vibrantes servent de toile pour explorer la complexité des expériences féminines.
Ses œuvres sont des déclarations puissantes, où les couleurs osées et les symboles captivants s’entrelacent pour créer un dialogue visuel provocateur. Elle a remporté le premier prix du festival « Atelier an der Donau » pour les arts visuels en Autriche.
A ce trio, s’ajoute Mehdi Bouanani alias Dabro. Il est connu par son talent de déconstruction artistique. Peintre tunisien renommé basé à Paris, il a su séduire le public international avec son approche unique. Ses tableaux « Unframe » transcendent les cadres conventionnels, invitant à toucher et à réinventer les œuvres du passé.
Ses portraits classiques sont subtilement « décadrés » avec des éléments contemporains, créant une tension visuelle unique entre le passé et le présent.
L’exposition « Confluences Artistiques » est alors une invitation pour se plonger dans cet ensemble d’expressions artistiques variées, découvrir et admirer la créativité de ces artistes tunisiens.
Chaque œuvre est une fenêtre ouverte sur un monde où les styles se croisent, créant une expérience visuelle qui transcende les frontières artistiques. Bol d’oxygène, antidépresseur grâce à sa diversité et richesse, l’expo mérite le détour.
Le président du Parlement sud-coréen en visite de deux jours en Tunisie
Le président du Parlement sud-coréen, Kim Jin-Pyo arrive, aujourd’hui, en Tunisie, pour une visite de travail de deux jours.
Cette visite, du 17 au 19 janvier courant, s’installe dans le cadre d’une tournée qu’effectuera Kim Jin-pyo dans les pays du Maghreb. Il sera accompagné d’une délégation parlementaire, selon un communiqué de l’ARP.
L’objectif de cette visite est d’examiner les moyens de renforcer la coopération bilatérale entre la Tunisie et la Corée du Sud dans différents secteurs, notamment l‘économie, ainsi que de renforcer les relations entre l’ARP et le parlement sud-coréen.
Abir Moussi fait face à trois nouvelles instructions judiciaires
Le porte-parole de la Cour d’appel de Tunis, Habib Torkhani a affirmé que trois nouvelles instructions judiciaires ont été entamées contre la présidente du parti destourien libre (PDL), Abir Moussi.
Il a précisé qu’à la clôture de l’enquête, le parquet près la cour d'appel de Tunis a donné ses instructions au procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Tunis.
Détenue depuis 3 octobre 2023, Abir Moussi, devait répondre au sens de l’article 72 du code pénal d’attentat ayant pour but de changer la forme du gouvernement, d’incitation des citoyens à s’armer les uns contre les autres, et de provocation de désordre sur le territoire tunisien.
Selon le porte-parole, deux parmi les trois instructions ont été ouvertes suite à deux plaintes portées par le président de l’instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) sur fond de deux enregistrements vidéo attribués à la présidente du PDL en date du 26 et 27 janvier 2023 et relayées via les réseaux sociaux, comportant des propos offensants et des accusations de truquage des élections.
Pour la troisième instruction, ajoute la même source, elle a été ouverte sur fond d’une plainte portée par l'Union générale tunisienne du travail (UGTT). Dans cette plainte, la structure syndicale accuse Moussi de tenir un rassemblement avec un groupe de ses partisans, le 27 mai 2023, devant le siège de l'UGTT, d’envahir sa cour et de perturber l'avancement des travaux.
Open d’Australie : défaite de Ons Jabeur
La ministre du bonheur, Ons Jabeur, 6e, n'ira pas plus loin que le 2e tour à l'open d'Australie.
Tard, dans la nuit d'hier, elle a été battue à plate couture par la Russe Mirra Andreeva, 46e au classement TWA par 2 sets à 0 (0-6) et (2-6).
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Il n'y avait pas photo.
La différence de classe était nette entre une Russe en pleine possession de ses moyens et une Tunisienne encore à la recherche de son meilleur niveau.
Covid et vaccin : le Pr. Didier Raoult lance une nouvelle « bombe »
C’est vendredi dernier sur la chaîne "CNews", que le tant controversé Didier Raoult, a lancé son ultime « bombe ». Invité de l'émission "L'heure des pros", le Pr. Raoult, ex-directeur de l’IHU de Marseille, donne encore du fil à retordre à la communauté scientifique en révélant que les effets supposés des vaccins ARN messager contre le Covid auraient un lien avec le lymphome...
"Le bidouillage que l’on a fait sur cette base pour que l’ARN dure plus longtemps, a entraîné qu’un certain nombre de protéines qui ne sont pas la protéine Spike mais des protéines inconnues se baladent dans le corps, et dont on ne sait pas ce qu'elles font" a-t-il lancé. Et d'affirmer qu’il y a « un lien avec le lymphome. (...) "C'est le mécanisme que l'on connaît de développement des lymphomes, c'est injecter de l'ADN dans les lymphocytes des ganglions." Et d'expliquer que "le lymphome, ce sont les cellules cancéreuses qui se multiplient le plus rapidement".
Motus et bouche cousue?
Evidemment, les propos de Raoult ont été réfutés et contestés par multiples sceptiques lesquels pensent que le Pr. "aurait perdu la boussole"! Cependant, il faut reconnaître que le Pr. Raoult a dit tout haut, ce que nombre de médecins, notamment Tunisiens, pensent tout bas ! Nombreux sont en effet les Tunisiens qui ont remarqué une apparition soudaine et agressive de plusieurs genres cancéreux chez multiples membres de leur famille. La communauté médicale reste certes « officiellement » muette, tant il n'existe pas encore d'études approfondies et officielles sur le sujet. Mais nombre considérable de médecins ne cesse de se poser des questions quant aux effets secondaires de ces vaccins. Certains ont même tenté de jouer à la résistance avant d'être contraints de se faire vacciner pour pouvoir continuer d’exercer et de voyager.
Le doute...
Aujourd’hui, il n’est pas question de confirmer ou d’infirmer la véracité des dires du Pr Raoult. Parce que, s'accordent à dire les spécialistes, il faut plusieurs années avant de pouvoir étudier les effets d’un vaccin. Mais nous savons déjà que "Janssen" par exemple, a bel et bien a été retiré des marchés pour ses effets néfastes! Et ce vaccin a bien été administré à des humains, y compris chez nous en Tunisie ! D’ailleurs, plusieurs sont ceux qui ne cessent de remarquer des dégradations incompréhensibles de leur état de santé et, comme par hasard, ils ont tous été... vaccinés contre le Covid ! Alors loin de toute théorie « complotiste », n’est-il pas légitime de se poser des questions ? N’est-il pas temps de creuser plus profondément dans les éventuels méfaits de ce vaccin qui, il faut le reconnaître, nous a été imposé presque de force ? Parce que même si l’on ne dispose pas encore de chiffres fiables, la multiplication des cancers depuis 2021 a bien été évoquée au sein de multiples familles tunisiennes, même si la communauté scientifique, notamment occidentale, s’acharne à réfuter cette théorie confirmant qu’il n’y a aucune preuve scientifique qui permet de lier les vaccins ARN messager aux cancers...
Qui a tort et qui a raison ? Nous a-t-on injecté du venin dans le corps? Sommes-nous menacés? Et si c'est le cas, comment faire pour amoindrir les dégâts? Lequotidien.com.tn mènera son enquête.... Affaire à suivre
Abir CHEMLI
CAN 2024 Tunisie-Namibie (0-1): Le désenchantement
Les Aigles de Carthage ont volé bien bas- Le match ne connait pas de round d’observation. Au jeu posé des Tunisiens, les Namibiens opposaient des contres dangereux ; Après une tête de Khenissi détournée par le gardien Lazapua (4è), c’est au tour de Ben Said de repousser du pied un tir à bout portant (7è). Khenissi, blessé cède sa place à Jouini (14è).
Les débats semblent plus difficiles que prévu pour les Aigles de Carthage notamment au niveau de la couverture. Après la pause, Laidouni remplace Ben Romdhane pour renforcer le milieu.
Talbi sauve un but tout fait (50è). Les Tunisiens souffrent. Jouini rate une occasion de but (55è) dans l’autre camp. Mais les Braves Warriors sont plus dangereux.
Msakni de la tête sollicite le gardien Lazapua (80è). Les dernières minutes sont palpitantes et c’est la Namibie qui a gain de cause méritoirement grâce à un but de la tête de Hotto à la (89è). C’est la désillusion pour les Aigles de Carthage.
J.B
Burkina Faso – Mauritanie (1-0) : Les Mourabitounes méritaient mieux
Les Etalons ont eu le dernier mot dans un match qui n’a pas souri aux Mauritaniens, malchanceux malgré leur détermination. C’est sur un penalty aux ultimes secondes que tout s’est joué…
Départ au petit trop pour les Étalons du Burkina Faso. Les hommes d'Hubert Velud ont eu du mal ce mardi face à la Mauritanie. Bertrand Traoré, entré en fin de match, a revêtu les habits de sauveur en fin de match sur penalty (1-0) et offre aux siens la tête du groupe D de la CAN 2024 grâce au match nul de l'Algérie et l'Angola.
Il faut dire que les Mauritaniens ont manqué de chance avec la blessure de leur meilleur attaquant, Aboubakar Kamara, sorti au bout de 28 minutes. Un coup dur qui a handicapé l’attaque des Mourabitounes.
Le match, assez terne, n’a pas été très riche en occasions de but et le Burkina Faso a dû attendre la dernière minute de la rencontre pour faire la différence sur un penalty évitable provoqué et transformé par Bertrand Traoré.
Sur le fil, le Burkina Faso prend donc les commandes dans le groupe D avant le choc samedi contre l'Algérie, qui s'est contenté du nul la veille contre l'Angola. La Mauritanie attendra encore son deuxième but dans la compétition.
K.Z.
Cinéma: Récits croisés sur la révolution tunisienne et après…
« L’Ere documentaire » ainsi s’intitule le nouveau rendez-vous de la Cinémathèque tunisienne. Rendez-vous spécial qui débute demain à 16h00 pour se clôturer le 31 de ce mois avec à l’affiche des documentaires qui ont abordé les changements sociaux politiques de la Tunisie post 14 janvier.
Une révolution dans la révolution, ainsi peut-on qualifier les changements qu’a connus le cinéma tunisien post 14 janvier. Genre peu présent, avant le 14 janvier 2011, avec comme thème très souvent des questions culturelles, le documentaire s’est bel et bien imposé sur les catalogues des grands rendez-vous cinématographiques nationaux comme les Journées cinématographiques de Carthage qui lui a réservé des sections entières et une place de choix dans ses compétitions.
Comptant sur leurs propres moyens, autofinancement, très souvent, soutenu par le ministère des Affaires culturelles ou des fonds étrangers, parfois, les réalisateurs tunisiens ont fait leur révolution et l’ont réussi. En témoigne, le nombre de films documentaires produits ces dernières années.
Récupérant des vidéos et des reportages qui ont été réalisés par les Tunisiens lors des évènements qui ont eu lieu depuis le 17 décembre 2010 jusqu’au 14 janvier 2011 et ceux qui ont suit par la suite tels que les manifestations, les sit-in, produisant leurs propres récits et montant leurs propres scènes, les réalisateurs ont choisi de donner la parole aux citoyens, aux experts dans les différents domaines, recueillant les témoignages et les confessions. Endossant parfois la casquette de l’historien, parfois d’autres celle de l’anthropologue ou du journaliste, les cinéastes tunisiens ont pu faire parler de leurs œuvres à travers ces histoires où la mémoire collective se conjugue à la mémoire individuelle.
Le coup d’envoi de ce programme typique sera avec « Plus jamais peur », un documentaire réalisé par Mourad Ben Cheikh et présenté au Festival de Cannes 2011 et dont les images ont été tournées pendant la révolution tunisienne de 2010-2011.
Le film répond à une question fondamentale : comment témoigner d’un changement historique tant en restant dans le cinéma, tout en conservant l’esthétique du cinéma ? Que s’est-il passé entre le 17 décembre 2010 jusqu’au 14 janvier 2011 ? Et comment le changement a été vécu ?
Le programme de cette manifestation met en lumière une bonne sélection d’œuvres cinématographiques documentaires qui ont abordé la révolution tunisienne non seulement de son côté politique mais également de ses aspects sociaux. Des films abordant la question des droits de l’homme, « la démocratie naissante », la justice transitionnelle, la liberté d'expression et des médias, les questions écologiques… ont également vu le jour, enrichissant le débat sur cette Tunisie post- révolutionnaire.
A l’affiche : « Une vie en dents de scie » de Mounir Baaziz, 2012, « La mémoire noire, témoignages contre l’oubli » de Hichem Ben Ammar, « Fallega 2011 » de RafikOmrani, « Nous sommes ici » de Abdallah Yahia, « La ligne 13 » de Sami Nasri, « Maudit soit le phosphate » de Sami Tlili, « El Gort » de Hamza Ouni, « Le challat de Tunis » de Kaouther Ben Hania, « Rouge parole » de Elyes Baccar, « Mohamed Ben Jannet » de Ridha Ben Halima, « Le visage de Dieu » de Bahram Aloui, "Travelling" de Ons Kammoun, "On the road" de Adnen Meddeb, "War reporter" de Mohamed Amine Boukhris, "Derrière la vague" de Fethi Saidi, "Fathalah Tv" de Wided Zoghlami, "Génération maudite" (Wled Ammar) de Nasreddine Ben Maati, "C'était mieux demain" de Hinde Boujemaa, "L'île aux enchères" de Majdi Kaaniche et "Révolution under 5'" de Ridha Tlili qui clôtura le programme.

« Plus jamais peur » de Mourad Ben Cheikh

"Maudit soit le phosphate" de Sami Tlili
Cour Internationale de Justice: Israël piégé par l’Afrique du Sud pour génocide à Gaza
De l’Envoye spécial à La Haye Soufiane Ben Farhat
Les Israéliens se souviendront encore longtemps du génie froid, méthodique et pointilleux de l’Afrique du Sud. Les deux audiences publiques de la Cour Internationale de Justice (CIJ) à La Haye aux Pays-Bas des 11 et 12 janvier 2024 feront date. Traduit devant la CIJ pour génocide à Gaza, Israël s’y est rendu avec l’assurance orgueilleuse du prétendu éternel vainqueur. Il en est ressorti amoindri, douteux, humilié même par l’excellente prestation judiciaire et les brillants arguments juridiques des Sud-Africains.
Depuis des lustres, le lobby pro-israélien domine tout, le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Occident nord-atlantique complice sinon aux ordres, les finances, les médias, la légalité internationale sans cesse bafouée, violée, renvoyée aux calendes grecques, et j’en passe. Et puis, se disait Israël à part soi, Mme Joan E. Donoghue, présidente de la CIJ, est bien une citoyenne américaine qui a longtemps officié au Département d’Etat américain. La voix de son maître quoi ! Elle saura bien amadouer les quatorze autres membres de la Cour et les deux greffiers.
Quand on compte pour soi on est toujours généreux. C’est classique. Seulement, en face, il y a l’Afrique du Sud et sa redoutable requête introductive de 84 pages incriminant Israël pour crime de génocide à Gaza. Et là, on est dans une autre dimension.
Gaza, un camp de concentration où un génocide est en cours
En neuf interventions et en moins de deux heures de plaidoiries (166 minutes) huit avocats sud-africains se sont succédé à la barre. Avec panache et brio. On multiplie les exemples démonstratifs, on détaille les faits, le faisceau d’indices est bien charpenté, évolutif, le réquisitoire bien ficelé. L’atmosphère est on ne peut plus grave et solennelle, l’évidence saute aux yeux, l’intime conviction des juges est bien ciblée. Le tout pour conclure avec l’avocat John Dugard : “Gaza est devenu un camp de concentration où un génocide est en cours…Il s’agit du premier génocide de l’Histoire dont les victimes diffusent leur propre destruction en temps réel, dans l’espoir vain que le monde fasse quelque chose” !
Principale avocate sud-africaine, Adila Hassim n’est pas en reste. Frimousse juvénile (elle est née en 1972), ton neutre et placide qui tranche avec l’insoutenable drame mis en relief par les faits relatés, elle en impose : “Israël a commis des actes relevant de la définition d’actes de génocide systématique…Les Palestiniens sont tués, risquent la famine, la déshydratation, la maladie, et ainsi la mort, du fait du siège qu’Israël a organisé, de la destruction des villes, d’une aide insuffisante autorisée à atteindre la population et de l’impossibilité de distribuer cette maigre aide sous les bombardements incessants…Tout ceci rend impossible l’accès aux éléments essentiels de la vie…Il s’agit d’actes commis dans l’intention délibérée de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux…Le meurtre de masse des Palestiniens atteint jusqu’à ce matin 23.000 victimes dont 70% sont des femmes et des enfants.” Elle reprend une phrase maintes fois réitérée par des responsables de l’ONU : “Il n’y a pas de lieu sûr à Gaza.”
Adila Hassim regarde les quinze magistrats de la CIJ en plus des deux assesseurs droit dans les yeux. Elle évoque “l’une des campagnes de bombardement les plus lourdes dans l’histoire de la guerre moderne, 6.000 bombes par semaine dans les trois premières semaines, moyennant des bombes de 900 kilos, les plus lourdes et les plus destructrices et qui n’épargnent rien, habitations, abris, écoles, mosquées, églises, camps de réfugiés, dans le Nord et dans le Sud de la bande de Gaza…Les Palestiniens sont tués quand ils s’empressent d’évacuer, quand ils n’ont pas évacué, quand ils prennent la fuite , même quand ils prennent les itinéraires indiqués par Israël comme sécurisés…Des centaines de familles plurigénérationnelles ont été décimées, personne n’ayant survécu. Personne n’est épargné, pas même les nouveaux-nés…Ces massacres ne sont rien de moins que la destruction de la vie palestinienne, infligée de manière intentionnelle…Israël sait fort bien combien de civils perdent la vie avec chacune de ces bombes”.
Adila Hassim évoque d’autres éléments constitutifs du génocide “l’atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe et la soumission intentionnelle du groupe a des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle”. Elle rappelle “la mort et la mutilation de 60.000 Palestiniens, les civils palestiniens arrêtés et emmenés vers des destinations inconnues, le déplacement forcé de 85% des Palestiniens de Gaza depuis le 13 octobre 2023, sans retour possible pour la plupart, ce qui répète une longue histoire de déplacements forcés de masse…Israël vise par ailleurs délibérément à provoquer la faim, la déshydratation et l’inanition à grande échelle…L’aide empêchée par les bombardements ne suffit tout simplement pas, il n’y a plus d’eau propre, le taux d’épidémies et de maladies infectieuses s’est envolé, les attaques de l’armée israélienne prenant pour cible le système de santé déjà paralysé par des années de blocus et impuissant face aux atteintes et blessures.” Évoquant les naissances entravées, autre élément contitutif du génocide, l’avocate a conclu son plaidoyer de 24 minutes par une sentence irréfragable : “Les génocides ne sont jamais énoncés à l’avance. Mais cette Cour a devant elle 13 semaines de preuves accumulées qui démontrent de manière irréfutable l’existence d’une ligne de conduite et d’intentions qui s’y rapportent justifiant une allégation plausible d’actes génocidaires.”
Nécessaires mesures conservatoires d’urgence
Entre-temps, au moment même des plaidoiries qui ont duré deux jours, Israël n’en finissait guère de bombarder, tuer, mutiler, déporter et séquestrer des dizaines de milliers de populations civiles palestiniennes à Gaza. Raison pour laquelle l’Afrique du Sud a exigé des mesures conservatoires d’urgence pour prévenir le génocide de la population palestinienne à Gaza. Cela concerne l’arrêt immédiat des opérations militaires israéliennes, la cessation immédiate des tueries, des déplacements de population, la facilitation de l’accès à la nourriture et à l’eau ainsi que des soins et médicaments et la prévention de tout génocide.
Dans le fond, l’affaire ne sera pas jugée avant longtemps. Quant aux mesures conservatoires, “la décision sera rendue dès que possible” a indiqué la présidente de la CIJ en fin de séance, c’est à dire dans une semaine à dix jours.
Oui mais après qu’en sera-t-il ? Une fois le jugement rendu et la requête validée par la Cour, ce qui est probable, l’affaire pourrait être déférée devant le Conseil de sécurité de l’ONU, l’assemblée générale des Nations Unies ou la Cour Pénale Internationale. Il y a également l’éventualité de création d’un Tribunal pénal spécial pour génocide à Gaza à l’instar de ceux organisés pour le Rwanda ou l’ex-Yougoslavie.
Tout est encore dans le conditionnel, Américains, Occidentaux et Israéliens s’affairant dans les coulisses pour blanchir Israël de ses crimes. Ce qui signifie donner le coup de grâce à la légalité internationale déjà largement décrédibilisée et en lambeaux.
Les siècles se ressemblent par la méchanceté des hommes a écrit un jour Voltaire. Le 21e siècle ressemble au 20e par la puissance destructrice de l’Occident et son enfant chéri Israël à l’encontre du Sud global. Celui-là même qui soutient mordicus la requête sud-africaine contre Israël pour génocide à Gaza et dont la Palestine une et indivisible de la rivière à la mer est devenue le symbole et porte-drapeau emblématique.
La Cour Internationale de Justice est devant un lourd dilemme. Principal bras judiciaire de l’ONU, sauvera-t-elle l’humanité du délire meurtrier et sanguinaire d’Israël et de ses mentors et alliés ? Ou bien creusera-t-elle davantage les lignes de clivage et de conflits qui n’en finiront guère de marquer le 21e siècle du sceau de l’infamie ?
Tout tient en un verdict en somme.
S.B.F
Les 11 aigles choisis pour aujourd'hui
L'équipe nationale qui jouera aujourd'hui son premier match au CAN 2024 face à son adversaire Namibien sera composée comme suit:
Le numéro 22 Béchir ben Saïd
Le numéro 21 Wajdi Kechrida
Le numéro 12 Ali Maaloul
Le numéro 4 Yassine Meriah
Le numéro 3 Montassar Talbi
Le numéro 5 Mohamed Ali Ben Romdhan
Le numéro 17 Elyes Skhiri
Le numéro 10 Anis Ben Slimen
Le numéro 7 Youssef Msekni
Le numéro 27 Elyes Achouri
Le numéro 11 Taha Yassine El Kheniss
ARP : adoption d’un projet de loi sur l’extradition des criminels entre la Tunisie et l’Algérie
L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé, ce mardi, un projet de loi organique portant approbation de l’accord d’extradition des criminels entre le gouvernement tunisien et le gouvernement algérien.
Le projet de loi a été adopté dans son intégralité, avec 124 voix favorables, deux abstentions et sans opposition.
Le texte comprend un seul article : « est approuvé la convention portant extradition des criminels entre la Tunisie et l’Algérie, signée le 15 décembre 2021 en Tunisie, et annexée à cette loi organique ».
La Tunisie lance un appel d'offres international pour acheter 200 mille tonnes de blé
L’Office des céréales a lancé un appel d'offres international pour acheter 200 mille tonnes de blé répartis comme suit : 150 mille tonnes de blé meunier et 50 mille tonnes de blé dur.
L’agence Reuters a affirmé, ce mardi 16 janvier 2024, en se référant à des négociants européens, que la date limite de soumission des offres de prix a été fixée au mercredi 17 janvier courant.
En ce qui concerne le blé meunier, l’agence a précisé que la Tunisie a lancé un appel d’offres international pour l’achat de 6 lots de 25 mille tonnes chacun. Les expéditions auront lieu entre le 25 janvier et le 20 mars.
Pour le blé dur, la Tunisie a lancé un appel d’offres international pour l’achat de 2 lots de 25 mille tonnes chacun. Les expéditions auront lieu entre le 10 février et le 10 mars.
ARP : examen du projet de loi de la réconciliation pénale
L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a commencé, ce mardi 16 janvier 2024, à examiner le projet de loi relatif à la réconciliation pénale et l’affectation de ses revenus.
Le président de l’ARP, Brahim Bouderbala, a estimé que ce projet est l’un des plus importants présentés au Conseil, affirmant que son objectif est « un meilleur traitement des dossiers de conciliation pénale ».
A noter que le président de la République, Kaïs Saïed, s’était entretenu, mardi 19 décembre 2023, avec le chef du gouvernement, Ahmed Hachani, la ministre des Finances, Sihem Nemsia et la ministre de la Justice, Leila Jaffel pour débattre de l’examen du projet de loi portant modification du décret relatif à la conciliation pénale.
Kaïs Saïed a déclaré que « ceux qui sont concernés par la conciliation pénale doivent rembourser l’argent du peuple tunisien et quitter la prison par la suite », indiquant que « beaucoup invoquent l’article 96 du Code pénal pour qu’ils n’assument pas leurs responsabilités ».
Le chef de l’État a critiqué la durée des auditions liées aux affaires portées devant les tribunaux : « 14 mois d’auditions. Comment est-ce possible ? Il y a des documents qui n’ont pas besoin d’auditions, des preuves et des éléments prouvant le crime, et le tribunal doit se contenter de cela. C’est une sorte de déni de justice ».
Le président de la République a estimé que ces auditions ont pour objectif de ne pas renvoyer l’affaire devant les tribunaux ».
L'industrie sidérurgique algérienne : vers une expansion à l’international
Tosyali Algérie, leader de l'industrie sidérurgique du pays, a investi 1,5 milliard de dollars dans son méga-complexe de fabrication d'acier plat. Cette usine, érigée sur une superficie de 120 hectares à Bethioua (est d'Oran), sera opérationnelle dès le second semestre de 2024.
Dans un développement majeur pour l'industrie sidérurgique algérienne, Tosyali Algérie affiche ses perspectives ambitieuses à moyen et long terme avec le lancement imminent de son usine de production d'acier plat. Cette extension significative de ses activités promet une expansion considérable de ses exportations, marquant un tournant dans le paysage économique national.
Cette avancée majeure positionnera l'Algérie en tant qu'exportateur d'acier plat, un virage stratégique pour le groupe. Les responsables de Tosyali Algérie annoncent ainsi le démarrage des exportations dès l'année 2024. L'usine devrait répondre à la demande intérieure tout en générant un excédent estimé à un million de tonnes destiné à l'exportation.
Après des années à produire et exporter du rond à béton et du fil machine vers des destinations internationales, Tosyali Algérie intègre désormais l'acier plat à sa gamme de produits exportés, renforçant ainsi sa position sur les marchés mondiaux.
Actuellement, Tosyali Algérie exporte du rond à béton, du fil machine et des tubes spirales en acier vers 50 pays, principalement en Europe, en Afrique de l'Ouest, en Amérique du Nord et en Amérique latine. En 2022, le groupe a produit 3 millions de tonnes de produits sidérurgiques, exportant environ 1,3 million de tonnes pour une valeur dépassant les 800 millions de dollars.
En tenant compte de ces réalisations, le groupe projette des exportations dépassant les 2,5 milliards de dollars à l'avenir. Ce seuil marque une étape cruciale dans la diversification de la production de Tosyali Algérie et consolidera sa position sur les marchés internationaux.
Marché boursier…Un Pay-out généreux et des mouvements marquants
Les données financières et les évolutions du marché boursier en 2023 ont mis en lumière plusieurs aspects clés, notamment en ce qui concerne les dividendes, les radiations et la transparence financière.
L'année écoulée a été marquée par des mouvements significatifs à la Bourse de Tunis, révélant des dynamiques diverses au sein des sociétés cotées.
Ces résultats satisfaisants
Les entreprises cotées à la Bourse de Tunis ont distribué des dividendes totalisant 1.273,1 millions de dinars, avec un résultat net agrégé de 2.245,6 millions de dinars.
Le « Pay-out » moyen de 56,7% a souligné une politique de distribution relativement généreuse, où plus de la moitié des bénéfices ont été versés sous forme de dividendes. Cette stratégie pourrait refléter une volonté d'attirer les investisseurs en offrant des rendements réguliers.
Par ailleurs, la diminution de la cote de la Bourse de 82 à 78 valeurs en 2023 a été alimentée par la radiation de quatre sociétés majeures : ADWYA, CEREALIS, AMS et SOPAT. Comprendre les raisons de leur radiation est crucial pour évaluer l'impact sur le marché et pour anticiper les tendances futures.
Défis de transparence
Parmi les 78 valeurs cotées, neuf sociétés n'ont pas encore publié leurs états financiers pour l'exercice 2022, soulevant des interrogations sur la transparence financière. Seule ALKIMIA, dans le compartiment « S », a respecté les délais de publication. Cette situation soulève des préoccupations sur les défis rencontrés par ces entreprises et pose des questions sur la conformité aux normes de divulgation financière.
Toutefois, ICF a tenu son Assemblée Générale Ordinaire et a distribué des dividendes, mais n'a pas encore rendu publics ses états financiers pour 2022. Cette particularité remet en question la conformité aux normes de divulgation financière et soulève des préoccupations quant aux retards administratifs ou à d'autres possibles problèmes internes.
Résilience des entreprises
Selon des observateurs, explorer les motifs derrière le retard de publication des états financiers est crucial pour évaluer l'impact sur la confiance des investisseurs et l'image des sociétés sur le marché. En parallèle, une étude approfondie des effets de la radiation des sociétés ADWYA, CEREALIS, AMS et SOPAT sur l'indice global de la Bourse de Tunis permettrait de mieux appréhender leur influence sur l'économie boursière.
De plus, une analyse comparative de la performance des sociétés ayant dévoilé leurs états financiers en 2023 par rapport aux années précédentes offrirait des insights sur les tendances sectorielles et la résilience des entreprises dans des environnements économiques changeants.
L'année 2023 à la Bourse de Tunis a été marquée par des mouvements clés, soulevant des questions cruciales sur la gouvernance, la transparence financière et l'évolution du marché.
















