CAN 2023 - Le programme d’aujourd’hui
La 2è journée de la phase de groupes de la CAN 2023 se poursuit ce samedi avec trois belles affiches au menu, dont celle qui verra les Aigles de Carthage affronter le Mali. Voici le programme du jour.
Algérie-Burkina Faso (groupe D – 15h)
Les Fennecs, avec un Riyad Mahrez sous le feu des critiques, n'ont pas su se distinguer lors de leur premier match, se contentant d'un nul 1-1 contre l'Angola après une deuxième mi-temps particulièrement décevante. Cette performance pour le moins mitigée les place dans une situation délicate pour cette rencontre face aux Etalons, un adversaire face à qui ils restent sur deux matches nuls (en 2021). De l'autre côté, le Burkina Faso a commencé sur une note positive, remportant une victoire étriquée grâce à un penalty en fin de partie (96’) marqué par Bertrand Traoré contre la Mauritanie (1-0). Cette rencontre du groupe D est d'une importance capitale : l'Algérie est contrainte de se ressaisir pour éviter une élimination prématurée, alors que le Burkina Faso cherche à enchaîner une autre victoire pour se qualifier pour la phase à élimination directe. C'est un match riche en enjeux et en émotions qui se profile entre l'équipe des Fennecs et des Etalons.
Mauritanie-Angola (groupe D – 18h)
Il est vrai que le match entre la Mauritanie et l'Angola pour la deuxième journée du groupe D pourrait ne pas sembler le plus attractif à première vue. Cependant, il vaut la peine de s'y intéresser, car ces deux équipes ont démontré de belles aptitudes lors de leur première apparition dans le tournoi. Les Mourabitounes de la Mauritanie ont failli réaliser un exploit, ne s'inclinant que de justesse contre le Burkina Faso (1-0). De leur côté, les Palancas Negras de l'Angola ont obtenu un match nul remarquable contre l'Algérie (1-1), l'un des favoris du tournoi. Malgré le manque de notoriété de la plupart de leurs joueurs auprès du grand public, la qualité est indéniablement présente dans les deux équipes.
Tunisie-Mali (groupe E – 21h)
Dans le groupe E, le match à venir entre les deux équipes surnommées “les Aigles” s'annonce passionnant. D'un côté, les Maliens, en tête du groupe avec trois points, grâce à une meilleure différence de buts que la Namibie (+2 contre +1), ont remporté leur premier match contre l'Afrique du Sud (2-0). De l'autre, la Tunisie, battue par les Brave Warriors (1-0), se trouve en troisième position avec zéro point et une différence de buts de -1, juste devant les Bafana Bafana, derniers avec zéro point et une différence de -2. L'équipe tunisienne, dirigée par Jalel Kadri, se doit de remporter ce match pour éviter une crise. Toutefois, la tâche s'annonce difficile face à la formation d'Éric Chelle, invaincue depuis huit matches et qui aura soif de revanche face à l'adversaire qui l'a privé de la Coupe du monde 2022.
Performance positive pour l’UBCI en 2023 avec un PNB en hausse
L’UBCI confirme en 2023 ses performances et la solidité de ses assises financières parallèlement à son engagement à l’égard des opérateurs économiques en s’orientant vers des positions plus rentables, c’est que révèle les indicateurs d’activité de la banque au titre du 4 ème trimestre 2023 et publiés hier vendredi 19 janvier 2024 au site du Conseil du Marché Financier.
A fin décembre 2023, l’encours des crédits à la clientèle (net de provisions et d’agios réservés) a enregistré une augmentation de 186,996 millions de Dinars pour atteindre 3 007,963 millions de dinars, réalisant ainsi une variation positive de 6,63% par rapport au 31/12/2022. Les dépôts de la clientèle ont atteint un encours de 3393,467 millions de dinars au 31/12/2023 soit une progression de 6,84%.
Côté performance, les produits d’exploitation ont atteint en 2023 un total de 464,943 millions de dinars, soit une évolution positive de 14,55% par rapport à l’année précédente alors que les charges d’exploitation se sont situées à 162,563 millions de dinars en hausse de 44,08% comparativement à 2022. Cette variation est due à l’augmentation des intérêts encourus et charges assimilées de 44,92%.
Le produit net bancaire au terme du 4 ème trimestre 2023 s’est établi à 302,380 millions de dinars en appréciation de 3,18% par rapport à fin Décembre 2022. Les charges opératoires affichent une augmentation de 7,74%.
L’année 2023 a été marquée par la continuité des projets stratégiques de restructuration et de transformation qui animent la banque, notamment la refonte du système d’information.
L’UBCI confirme son statut de banque solide qui repose sur un modèle composé de métiers et expertises diversifiés.
Outre sa dynamique commerciale, la banque a poursuivi courant l’année 2023 ses actions en matière de Responsabilité Sociétale confirmant son statut de banque citoyenne et engagée, rappelons à ce titre que l’UBCI a été la première banque Tunisienne à obtenir le label ‘ Engagée RSE – Confirmé ’ délivré par « AFNOR Certification ».
L’UBCI a parrainé plusieurs évènements dont principalement le festival international de Dougga dans sa 47e édition sur le site archéologique de Dougga, dans la ville de Téboursouk, la « Fashion Week Tunis 2023 » au musée national de Carthage et des actions en faveur de l’association SOS Village ;
Par ailleurs, la banque a concrétisé en 2023 l’achat d’un terrain pour la construction de son nouveau siège social à un coût total estimé à 34,5 MD et ce en application de sa stratégie immobilière définie par le Conseil d’Administration.
Le journal de la CAN
Sénégal : Un nouveau record pour Mané
Sadio Mané a inscrit son premier but dans cette CAN 2023 vendredi en toute fin de rencontre (90e+5) contre le Cameroun (3-1) lors de la 2ème journée de la phase de groupes. Les Sénégalais sont qualifiés pour les huitièmes de finale avant même leur ultime rencontre de poules contre le Syli National de Guinée mardi prochain.
Grâce à ce pion parachevant le succès des siens, l'attaquant est plus que jamais entré dans l'histoire du football sénégalais. L'ancien canonnier de Liverpool devient en effet premier joueur de son pays à inscrire des buts dans quatre éditions différentes de la Coupe d'Afrique des Nations (2017, 2019, 2021 et 2023 donc) ! Un accomplissement tout simplement légendaire.
Auteur de 41 buts en 102 capes, Sadio Mané fait aussi figure de meilleur buteur de l'histoire de la sélection, loin devant l'ancien recordman Henri Camara (29) et El-Hadji Diouf (24).
Egypte : Blessé, Mohamed Salah manquera deux matches
Mohamed Salah ne pourra pas aider l'Egypte à décrocher sa qualification en 8es de finale de la CAN. Touché aux ischio-jambiers de la jambe gauche contre le Ghana jeudi, le joueur de Liverpool manquera les deux prochains matches de sa sélection à la Coupe d'Afrique des nations, a annoncé la Fédération égyptienne vendredi. En résumé, donc : l'ultime rencontre du groupe B contre le Cap-Vert et l'éventuel huitième de finale en cas de qualification.
Le capitaine des Pharaons est sorti juste avant la pause contre les Ghanéens (2-2) en se plaignant de l'arrière de la cuisse gauche. Mohamed Salah (96 sélections, 54 buts), qui avait égalisé sur penalty dans les derniers instants du premier match contre le Mozambique (2-2), n'a décidément pas la même réussite en CAN qu'avec Liverpool.
8 matches de suspension pour le sélectionneur de la Tanzanie
La Tanzanie va devoir faire sans son sélectionneur pour le reste de la Coupe d’Afrique des Nations. Après seulement une journée, c’est un petit coup de tonnerre qui a frappé les Taifa Stars, ou plutôt leur entraîneur Adel Amrouche. Lequel avait tenu des propos accusateurs envers le Maroc après la défaite de son équipe face aux Lions de l’Atlas (0-3) lors de la première journée.
« La Fédération marocaine est une puissance prouvée dans le monde du ballon rond africain. D’ailleurs, lors du dernier match face au Maroc, ils nous ont imposé de jouer le soir alors qu’on voulait jouer en début d’après-midi. Actuellement, c’est le Maroc qui gère le football africain, ils choisissent aussi leurs arbitres et nous, nous demeurons de simples spectateurs », avait-il lancé mercredi après la défaite des siens.
La sanction n’a pas traîné puisqu’elle est tombée ce vendredi, et la CAF n’a pas fait dans la demi-mesure puisque le technicien algérien a écopé de huit matches de suspension.
La nouvelle stratégie industrielle portera les exportations du secteur à 36 milliards de dinars
Un rapport sur l’état d’exécution et sur les résultats du projet d'appui à la mise en place d'une politique industrielle et d'innovation en Tunisie vient d'être publié par la Banque Africaine de Développement (BAD) le mardi 16 janvier 2024.
Il indique que l'objectif principal consiste, à cet égard, à définir et formaliser une nouvelle politique industrielle et d'innovation pour la Tunisie à l'horizon 2030 ainsi qu'un plan de communication permettant de redynamiser l'activité industrielle en Tunisie et de renforcer sa contribution dans la concrétisation des priorités nationales à savoir la création d'emplois durables et qualifiés, le développement des régions prioritaires, l'accroissement des exportations, l'innovation et le développement technologique et l'accélération des taux de croissance économique.
La BAD précise que la baisse de la part des IDE de haute technologie dans les IDE s’explique essentiellement par l'impact de la crise de COVID-19 et de l'instabilité politique de la décennie dans la période 2010 - 2020, qui ont affecté l'attractivité de la Tunisie.
Elle souligne, également, dans son rapport que la baisse de la part du secteur manufacturier dans le PIB s’explique essentiellement par l'impact de la crise de COVID-19 sur la performance industrielle de la Tunisie, dont l'économie est fortement mondialisée. Le dialogue avec les autorités doit se poursuivre, notamment en faveur de la mise en œuvre de la politique industrielle, qui contribuerait à réaliser l'objectif poursuivi conformément aux prévisions initiales, précise l’institution financière.
En dépit des retards accumulés lors de la mise en œuvre, l'achèvement du projet de profile à court terme, d’après la BAD qui précise que les crises récentes n'ont pas affecté la pertinence du projet, et l’ont au contraire renforcée, puisque la nouvelle politique industrielle et d'innovation tient des comptes des nouvelles circonstances post - COVID dans lesquelles évolue l'industrie tunisienne.
Il convient de noter que les autorités de tutelle ont lancé, une nouvelle Stratégie pour l'industrialisation et l'innovation qui, à l’horizon 2035, contribuera à créer 840 000 emplois industriels et à porter la valeur des exportations à 36 milliards de dinars.
Portée par le ministère tunisien de l'Industrie, des Mines et de l'Énergie, l’élaboration de cette nouvelle vision a bénéficié d’un don d’un million de dollars américains du Fonds d’assistance technique pour les pays à revenu intermédiaires, géré par la Banque africaine de développement.
La nouvelle stratégie industrielle et d’innovation établit un diagnostic clair des défis et des opportunités qui se présentent à la Tunisie. Elle propose des solutions innovantes pour continuer à industrialiser le pays tout en constituant un nouveau cap qui définit l’approche, la méthode et le calendrier pour appuyer l’industrie du pays, attirer des acteurs industriels de référence, développer de nouveaux métiers et renforcer l’ancrage de la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales.
6976 comprimés de stupéfiants saisis entre Sousse et Ariana
Les unités de renseignement de la Garde Nationale à Ettadhamen, renforcées par les brigades d’intervention rapide à Ariana, ont pu arrêter une personne dans l'un des kiosques en train de distribuer des substances stupéfiantes à proximité d'un établissement éducatif.
On a saisi 1 020 comprimés de stupéfiants, environ 126 grammes de cocaïne et une somme d'argent importante que l'individu portait sur lui.
En effet, les unités de renseignement du secteur de la Garde nationale d'Ariana ont pu arrêter un trafiquant en possession de 35 comprimés de stupéfiants et de cigarettes remplies de cannabis.
Les unités de renseignement du secteur de la Garde nationale à Sousse ont également, de leur côté, arrêter un suspect étranger résidant au quartier Riad. En le fouillant, 5921 comprimés de stupéfiants ont été découverts.
Le ministère public a autorisé la prise des mesures juridiques nécessaires à leur égard. Selon un communiqué officiel de la Garde Nationale.
Ces Tunisiens orphelins du FMI
La chronique de Soufiane Ben Farhat
Chassez le superficiel, il revient au galop. En Tunisie, certains pseudo-aristocrates cultivent à loisir le complexe de l’étranger. Ils n’ont de cesse de rechercher et mettre en relief leur origine prétendument étrangère, au prix, le plus souvent, d’élucubrations et phraséologie contorsionniste accompagnée de facéties loufoques. Nous sommes l’un des rares pays au monde où certaines personnes s’évertuent à camper la crème de la nation tout en se déclinant de pure souche étrangère. Leur dédain à l’endroit des gens du dedans et de l’intérieur est manifeste.
Et pour cause. Tout au long de son histoire plurimillénaire, la Tunisie a connu pas moins de vingt-trois colonisations ethniques et quatorze conquêtes militaires. Ça laisse des traces et des résidus, forcément. Des nostalgies et des délires de grandeur aussi.
C’est en très grande partie lié aux schizophrénies et obsessions héréditaires des séquelles de l’aristocratie désargentée. Fort heureusement, cela se confine dans une frange infime réellement ou prétendument liée aux descendants des janissaires turcs et des mamelouks de divers horizons et provenances.
Mais cela déteint également sur la politique. La politique politicienne je veux dire. Témoin, la colonne de politiciens -lire politicards- en perpétuelle jérémiades depuis que la Tunisie a suspendu ses pourparlers avec le FMI sur un hypothétique prêt de 1,9 milliard de dollars qui traînait en longueur depuis trois ans.
A en croire que le FMI nous a lui aussi conquis de quelque manière au fil de l’histoire. En tout cas, il s’avère qu’il a une colonie réelle dans nos murs. Elle grouille, gribouille et grenouille à sa manière, à telle enseigne qu’on peut légitimement parler des orphelins du FMI.
L’idylle manquée à Davos
La participation du chef du gouvernement, M. Ahmed Hachani, cette semaine au Forum de Davos a relancé les lamentations. A en croire le communiqué de La Kasbah, lors de l’entrevue du chef du gouvernement avec Mme Kristalina Georgieva, Directrice du FMI, “le processus de la coopération financière et technique avec le Fonds a été discuté”. M. Hachani y a affirmé que “la Tunisie a rempli tous ses engagements financiers extérieurs pour l’année 2023, et notre pays ne tardera pas à payer ses dettes extérieures avant l’année 2024”.
De son côté, Mme Kristalina Georgieva a affirmé, selon le communiqué de La Kasbah, que “la Tunisie fait partie des pays qui ont réussi à obtenir des résultats positifs sur les plans économique et financier malgré les difficultés auxquelles elle est confrontée, qui sont principalement causées par des facteurs externes, expliquant que la politique générale du Fonds n’est pas un diktat, mais tient compte des particularités de chaque pays, exprimant son ouverture à toutes propositions dans le cadre de la coopération avec notre pays”.
N’empêche. Pour certains commentateurs et experts universitaires, il y manque l’empathie ardente et les salamalecs appuyés. L’idylle manquée quoi. A les en croire, la rencontre était protocolaire et froide, M. Hachani ayant éludé tout bonnement de réaffirmer la reprise des pourparlers avec le FMI sur le prêt de triste renommée. De plus, font-ils remarquer, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie n’était pas de la partie, n’ayant pas fait partie de la délégation officielle à Davos. Outre le chef du gouvernement, celle-ci comprenait la ministre des Finances et le vice-ministre des Affaires étrangères.
Pour contenter ces gens-là, il aurait fallu que le chef du gouvernement et Mme Georgieva se donnent longuement l’accolade et soupirent de contentement sous les feux de la rampe et le regard attendri du gouverneur de la Banque centrale qui aurait dû, de surcroît, écraser une spontanée larme d’émerveillement et d’attendrissement.
La politique est un spectacle non ? Autant s’y investir à la Davoswood tant que nous y sommes.
La souveraineté ou le diktat
Maintes fois j’ai entendu quelque orphelin du FMI déclamer à cor et à cri dans quelque plateau radio : “Pourquoi invoquer la souveraineté nationale vis -à-vis du prêt du FMI et ne pas l’évoquer quand il s’agit d’autres prêts ?”. Soit. Mais à bien y voir l’interrogation tonitruante équivaut à noyer le poisson. Et en connaissance de cause par surcroît.
En fait, en décidant de suspendre les pourparlers avec le FMI, la Tunisie a évoqué les considérations de souveraineté et le nécessaire maintien des équilibres sociaux internes. Nul n’ignore en effet que le FMI exige illico presto la levée de la compensation des produits de base et énergétiques, la privatisation à tout-va des entreprises nationales publiques et la compression des salaires accompagnée du gel des recrutements. C'est-à-dire généraliser la paupérisation et semer les ingrédients des jacqueries et soulèvements populaires.
Raison pour laquelle, qui s’excuse s’accuse, la Directrice du FMI a voulu expliquer d’une manière ostentatoire que “la politique générale du Fonds n’est pas un diktat”.
Arrêtez d’insulter notre intelligence s’il vous plaît. Ne soyons guère dupes ! Le traitement de choc du FMI signifie toujours le diktat. Ça a toujours été le cas. La Grèce en fut l’illustration la plus navrante et douloureuse au cours de la décennie écoulée.
Et puis rien qu’au cours de l’année 2023, l’Egypte, l’Ethiopie, le Ghana, la Zambie et le Sri Lanka l’ont éprouvé à leurs dépens. L’Ethiopie, la Zambie et le Ghana se sont déclarés carrément en défaut de paiement de leurs dettes tandis que l’Egypte, conseillée par le FMI, a vu sa monnaie dévaluée brutalement de moitié. Bien pis, il s’ensuivit une subséquente fuite de capitaux de 22 milliards de dollars de l’Egypte vers Chypre en moins de trois mois en début d’année. L’Egypte a demandé du coup au FMI d’arrêter l’hémorragie, ce qui fut fait en toute discrétion.
Les valeurs sacrées
Avant la révolution de 2011, on ne contractait guère de prêt auprès du FMI, hormis une seule fois suite à la crise de 1986. Nous avions subi alors le fameux Programme d’Ajustements Structurels, qui a eu raison du régime de Bourguiba, destitué en 1987.
Nous avons sollicité le FMI dès 2013 et à quatre reprises du fait de l’incurie, du vol des deniers publics, de la corruption généralisée et des compromissions de la majeure partie des gouvernements de la Décennie noire (2011-2021). On a dilapidé les ressources, pillé les finances et les deniers publics, surchargé la fonction publique de centaines de milliers de nominations partisanes et douteuses, détourné les fonds au profit des séides du parti Ennahdha et de ses alliés et acolytes en guise de compensation puis on a contracté des prêts auprès du FMI pour compenser le stupre et la corruption.
Cela, les orphelins du FMI le savent pertinemment, mais n’en pipent guère le moindre mot. Certains d’entre eux étaient membres des coalitions partisanes gouvernementales de la Décennie noire. Là aussi ils se taisent. Suivez mon regard.
Dans les pays qui se respectent, des questions telles que l’endettement extérieur faramineux ou l’écologie relèvent du socle des valeurs sacrées, indivises entre tous, par-delà les casquettes idéologiques et les chapelles partisanes. Ce n’est guère le cas chez nous.
Les orphelins du FMI veulent remettre les pendules à l’heure du bradage de l’économie nationale. Peut-être même y a-t-il quelques nostalgiques du système de pillage généralisé de l’économie et de toutes les ressources du pays, pillage dont ils ont été les fervents promoteurs.
Le baron Louis disait que “l'État doit être le plus honnête homme de France”. Allez faire comprendre cela aux orphelins du FMI.
S.B.F
Taboubi : L'UGTT n'est pas fragile et nous adhérons au dialogue social
Le secrétaire général de l'Union Générale Tunisienne du Travail, (UGTT) Noureddine Taboubi, a affirmé aujourd'hui, samedi 20 janvier 2024, dans un discours qu'il a prononcé à l'occasion du 78ème anniversaire de la centrale syndicale que l'Union est une force de proposition, de solidarité, de responsabilité et de patriotisme et qu'elle n'est pas fragile. Il a souligné que la force de l'UGTT réside dans son indépendance.
Et Taboubi d'ajouter : « il n’y a pas de progrès ou de développement sans dialogue social constructif », dit-il en soulignant qu’il s’agit « d’un droit et d’un signe privilégié des peuples ». Il a également annoncé que l'Union tient à l'annulation du décret n°21.
Dans son discours, Taboubi a appelé à une augmentation du salaire minimum garanti, appelant à la justice et à l'équité entre tous les retraités et à la mise en œuvre de tous les accords signés. Il a conclu en affirmant que tous les secteurs ont le droit de lutter pour leurs droits conformément aux lois.
Journal Officiel : promulgation de la loi fondamentale pour l'extradition des criminels entre la Tunisie et l'Algérie
Promulgué au dernier numéro du Journal Officiel de la République Tunisienne du 19 janvier 2024, la Loi fondamentale n°4 du 18 janvier 2024 portant approbation de l'accord d'extradition entre le Gouvernement de la République Tunisienne et le Gouvernement de la République Algérienne est désormais effective.
Le seul chapitre inclus dans la loi stipule ce qui suit :
Chapitre unique - Un accord relatif à l'extradition des criminels est approuvé entre le Gouvernement de la République Tunisienne et le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire, signé en Tunisie le 15 décembre 2021 et annexé à la présente Loi fondamentale.
Cette loi est appliquée comme une loi de l’État, selon ce qu’a annoncé le Journal Officiel.
Nations Unies : deux mères sont tuées chaque heure à Gaza
La directrice exécutive de l'ONU Femmes, Sima Bahouth, a déclaré que l'entité sioniste tue deux mères dans la bande de Gaza chaque heure, tandis qu'une porte-parole de l'ONU a déclaré que 20 000 enfants sont nés pendant la guerre de Gaza.
Bahouth a expliqué dans un communiqué que les femmes et les enfants sont les premières victimes de la tragédie à Gaza. Et a souligné que depuis le 07 octobre, la bande de Gaza a été témoin d'une dévastation sans précédent, et que les femmes et les filles constituent le pourcentage majoritaire des morts, des blessés et des refugiés.
Elle a noté que les estimations indiquent qu'« environ un million de femmes et de filles sont réfugiées à Gaza et qu'environ 10 000 enfants ont perdu leur père ».
Tunisie : pas de droit à l'erreur
Après la défaite assortie d'une piètre prestation face à la Namibie, la Tunisie est condamnée à réagir pour empocher au moins un point ce soir contre le Mali pour le compte de la deuxième journée du groupe E. Toute l'équipe est consciente de la délicatesse de la tâche mais on sait qu'en football, seule la vérité du terrain compte et les camarades de Msakni sont décidés à sortir le grand jeu et à se donner fond pour rester en vie dans cette CAN et se racheter aux yeux de tous les Tunisiens, très déçus mardi dernier par les choix du sélectionneur Jalel Kadri et par la prestation indigne de certains éléments. Reste à espérer que les changements opérés ce soir porteront leurs fruits. Ne dit-on pas qu'à cœur vaillant rien d’impossible ?
J.B
Monastir, rendez-vous avec les plasticiennes autodidactes
La Rencontre nationale des plasticiennes autodidactes continue son bon chemin. L’appel à candidatures pour la 20ème édition vient d’être lancé avec comme dernier délai pour postuler le 15 février 2024.
Organisée par le Complexe Culturel de Monastir en partenariat avec la délégation régionale aux Affaires Culturelles de Monastir, cette nouvelle édition aura lieu du 25 au 28 avril 2024, précise l’appel à candidatures de cette manifestation pionnière qui continue à faire de la résistance et qui a réussi à enrichir le paysage artistique nationale, offrant à ces passionnées des couleurs et des formes l’occasion d’exposer en public et surtout d’avoir des échos du jurys généralement composé par des enseignants aux écoles des beaux-arts et des artistes professionnels.
L’appel à candidatures publié sur les réseaux sociaux offre d’amples informations sur les conditions de participation et également sur les prix qui seront décernés lors d’une cérémonie marquant la clôture de ce rendez-vous artistique.
Exclusivement consacrée aux talents féminins, aux plasticiennes autodidactes, cette rencontre propose une exposition collective composée des œuvres participantes qui sera visible deux semaines après la clôture de la rencontre, une série d’ateliers d’éveil artistique pour enfants et des rencontres et des ateliers qui se dérouleront très souvent à ciel ouvert dans l’un des monuments de la ville de Monastir et qui impliquent le grand public.
I.A.
La guerre s'intensifie au sud de la bande de Gaza
L'entité sioniste a concentré ses opérations militaires samedi 20 janvier dans le sud de la bande de Gaza. Et Hamas a rapporté qu'au moins 90 personnes avaient été tuées dans la nuit.
Des témoins ont rapporté que les forces sionistes ont bombardé entre vendredi soir et samedi matin le sud de la bande de Gaza, en particulier la région de Khan Younes, qui est devenue le nouveau point de combats terrestres et la cible des frappes aériennes, après que la première phase de la guerre s'était concentrée dans le nord de la bande de Gaza.
Dans ce contexte, Enrico Vallaperta, spécialiste en médecine de guerre, de retour d'une mission de plusieurs semaines pour le compte de Médecins sans frontières, a déclaré : « Aujourd'hui à Gaza, tout est presque détruit, et l'endroit qui n'a pas été détruit est surpeuplé. Des travaux sont en cours avec une quantité minimale de médicaments pour garantir qu'ils ne s'épuisent pas ».
Saïed persiste et signe : toute ingérence extérieure est refusée
En recevant le chef du gouvernement Ahmed Hachani à Carthage durant l’après-midi du vendredi 19 janvier, et en marge de sa participation au Forum de Davos durant la semaine, le Président de la République Kaïs Saïed a souligné le refus catégorique de la Tunisie de céder à toutes les formes de conditions passibles d’être imposées sur le pays.
Et ce, lit-on dans un communiqué publié par la page officielle de la Présidence, parce que toute réforme tunisienne doit nécessairement être nationale, authentiques, émanant de la volonté du peuple tunisien. Il a laissé entendre dans ce sens que si une partie veut réellement prêter main forte à la Tunisie, est d’abord redevable de respecter nos choix surtout que l’expérience a prouvé que nombreux sont ceux qui se cachent derrière un présumé-soutien ne font en réalité qu’enfoncer le pays dans le suivisme aggravant ainsi la peine de la population. Chose qui, précise-t-il, est complètement refusée à tous les plans tant la Tunisie n’accepte pas d’aide non accompagnée de respect. « Le respect sans aide nous est bien préférable à une présumée aide qui cache davantage de suivisme et de paupérisation », a dit le Président.
Le Président a également critiqué les systèmes de classement des pays qui imposent des standards prédéfinis pour parvenir à des résultats connus d’avance bâtis sur le béni-oui-oui et qui ne servent au final qu’un ordre économique mondial en déclin. Ordre que certains essayent de pérenniser pour garder le monde sous leur joug en dépit des souffrances de la majorité des peuples de par le monde.
Le chef de l’Etat a, par ailleurs, pris connaissance de la compréhension de nombres de responsables de la position tunisienne et leur approbation de la voie choisie par notre pays qui tend à combattre la corruption et la garantie des services publics, en dépit de la connaissance qu’avaient les cercles financiers mondiaux de cette corruption endémique et dont la première victime est le peuple tunisien.
Kaïs Saïed et Hachani ont en outre évoqué les efforts déployés pour récupérer les fonds détournés appartenant au peuple tunisien, notant que plusieurs capitales sont au courant de l’existence de ces fonds mais n’ont pas pris les mesures appropriées et en temps voulu pour mettre fin à cette escroquerie étudiée. Il a ajouté que le prétexte des procédures et la lenteur ne doit pas dissuader la Tunisie à réclamer ses droits et à les préserver.
Le Président a noté que le forum économique de Davos est né dans les années 70 et ne peut pas continuer à œuvrer avec la même ancienne vision. L’humanité entière aspire à un avenir plus juste et plus équitable et n’accepte plus le classement mondial en deux catégories de riches et de pauvres.
Le Président tunisien a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement indéfectible de la Tunisie envers la cause palestinienne qui aspire à récupérer toute sa terre palestinienne. Il a insisté sur la nécessité de s’opposer fermement à l’extermination menée par l’ennemi sioniste tout en renouvelant la promesse de la Tunisie de soutenir, avec tous les moyens dont elle dispose, le peuple Palestinien jusqu’à la récupération de chaque parcelle de son territoire et l’établissement de son État indépendant avec le Saint Qods pour capitale.
La rédaction selon communiqué
CAN 2024 de handball : La Tunisie enchaine face au Nigéria (36-19)
Pour son second match du premier tour de la CAN 2024 de handball en Egypte, le Sept tunisien a facilement disposé de celui du Nigéria sur un score large (36-19), confirmant sa première victoire contre le Kenya.
Ce samedi, les Tunisiens auront affaire à l’Angola, un adversaire plus fort que les deux précédents, mais qui ne devrait pas pouvoir arrêter la machine tunisienne.
K.Z.
Sénégal - Cameroun (3-1) : Les Lions de la Téranga étaient les plus forts
Plus solide qu'un Cameroun sans imagination, le Sénégal, tenant du titre, a empoché son deuxième succès à la CAN (3-1), synonyme de qualification pour la phase à élimination directe. Avec un seul point, les Lions indomptables vont quant à eux devoir lutter pour leur survie.
Ce Sénégal-Cameroun était l'une des grandes affiches de la phase de groupes et, à défaut d'avoir produit beaucoup de spectacle, elle s'est avérée déjà déterminante pour l'avenir des deux sélections dans cette CAN. Sans avoir franchement brillé dans ce duel entre Lions, ceux de la Téranga ont empoché vendredi un deuxième succès en deux matches (3-1), après celui acquis lundi contre la Gambie (3-0). Ismaïla Sarr a ouvert le bal (16’) et Habib Diallo a doublé la mise (71’). Les Lions indomptables ont réduit la marque par Castelletto (83’) et ont eu une grosse occasion pour égaliser avant de voir Mané tuer tout suspense au cours du temps additionnel.
Les voilà déjà qualifiés pour les huitièmes de finale après leur première victoire contre le Cameroun dans l’histoire de la CAN. De son côté, le Cameroun devra lutter jusqu'au bout pour ne pas quitter la Côte d'Ivoire dès le premier tour.
K.Z.
















