Spécial Ramadan- Les valeurs de l’Islam : Zoom sur l’équité et la justice
Dans un hadith Koudoussi Dieu a dit au Prophète de nous transmettre ceci : « Ô Mes serviteurs ! Je me suis interdit l’injustice à Moi-même, et Je vous l’ai également interdite. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres. » Ainsi Dieu ne nous recommande pas seulement d’être justes, mais il nous l’ordonne ! Il nous ordonne d’observer l’équité dans tous nos faits et gestes.
Que ce soit nos paroles : « ... Et quand vous parlez, soyez équitables même s'il s'agit d'un proche parent », (Sourate 6/152), ou dans nos relations humaines : « ... et dis : Je crois en tout ce qu'Allah a fait descendre comme Livre, et il m'a été commandé d'être équitable entre vous », (Sourate 42/15), Allah nous ordonne l’équité même avec les mécréants. Et même envers l'ennemi, Il dit : « ‘’soyez’’des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes, Pratiquez l'équité : cela est plus proche de la piété », (Sourate 5/8).
Dans ce même ordre d’idées, le Prophète SAWS a dit : « Il y a sept catégories de personnes qu'Allah abritera sous Son ombre au Jour où il n’y aura aucune ombre à part la Sienne. L’une d’elles est un dirigeant juste. » Ainsi, la justice représente la rectitude morale et l’équité, et signifie que chaque chose devrait occuper sa place légitime. L’islam, considère la justice comme une vertu suprême qu'il vient juste après la reconnaissance qu’il n’y a qu’un Seul et Unique Dieu et la reconnaissance de Mohamed comme prophète.
Donc, la justice est une obligation en islam et l’injustice est un pêché. Le Coran exige que la justice s’applique à tous tant il s’agit d’un droit qui revient à tous les êtres humains. Le musulman doit être animé par l’équité dans toutes circonstances, que ni les liens de famille, l’amitié, l’amour ou la passion ne doivent s’opposer à ce principe primordial à la vie en communauté.
Allah dit : « Ô les croyants ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l'ordonne, fût-ce contre vous-même, vos père et mère ou proches parents. Qu'il s'agisse d'un riche ou d'un besogneux, Allah a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez (sachez qu') Il est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites », (Sourate 4/135).
Le Prophète, SAWS a dit : « Allah élèvera des hommes et rabaissera d’autres selon leur équité. Et d’ajouter : " Celui qui a lésé son frère dans sa bonne réputation (son honneur) ou autre chose, qu’il s’en acquitte auprès de lui aujourd’hui (dans ce bas monde) avant qu’il ne se retrouve dans l’autre monde où le dinar et le dirham n’ont plus cours. S’il a alors quelques bonnes œuvres, on en prend l’équivalent de son injustice (pour le donner à la personne lésée) et s’il n’a aucune bonne œuvre, on lui fait supporter en compensation une partie des péchés de la victime ». Il faut redouter l'invocation d'une personne opprimée (qui a subi une injustice), même si cet opprimé est un mécréant, son invocation est exaucée par Allah.
Abir C.
Tataouine : Ils collectent des fonds pour une mosquée déjà rénovée
Le porte-parole de la garde nationale Houssem Eddine Jebabli, a annoncé,ce mardi 12 mars 2024, l'arrestation de deux individus à Tataouine après l’émission d’un mandat de dépôt à leur encontre.
Ils sont accusés, selon la même source, de collectes de fonds frauduleuses pour la maintenance d’une mosquée.
Houssem Eddine Jebabli a expliqué, dans une déclartion à Mosaïque FM, que les deux individus avaient continué à collecter des dons pour la réhabilitation d’une mosquée de la région alors que les travaux se sont achevés depuis 2018.
Selon les déclarations du porte-parole de la garde nationale, un comité a été constitué en 2015 dans le but de rassembler des fonds pour des travaux de maintenance. Après l'achèvement de ces travaux, le comité a été dissous. Cependant, deux de ses membres ont persisté à solliciter des contributions auprès des citoyens, y compris des Tunisiens résidant à l'étranger.
Houssem Eddine Jebabli a précisé que lors de la perquisition du domicile d'un des suspects, les forces de sécurité ont découvert une somme de 18 000 dinars en espèces, ainsi que 5 000 dinars sous forme de transferts par mandat.
Une « Kharja tounsia », comme le veut la tradition…
Malgré le mauvais temps, l’association « Tourathouna » (Notre patrimoine) a tenu à organiser sa « Kharja tounsia », rendez-vous annuel qui met en valeur la richesse de l’habit traditionnel.
La 11ème édition qui a eu lieu le dimanche, 10 mars 2024, n’a pas dérogé à la règle. Du cœur de la médina de Tunis, du siège de l’association culturelle « Slimaniya », le défilé a commencé. Un défilé qui se veut un avant-goût de la fête nationale de l’habit traditionnel, célébrée, chaque année, depuis 1996, le 16 mars. Cette fête qui se veut une occasion pour mettre l’accent sur la richesse de la tradition vestimentaire tunisienne et également sur le talent de nos artisans tisserands, brodeurs… et dont la création avait comme objectif majeur la réconciliation du Tunisien avec ses traditions et le sauvetage d’un secteur en chute libre.
C’est dans cet esprit de célébration de la tradition et du savoir-faire artisanal que cette association mène chaque année sa marche pour l’habit traditionnel. Un défilé impliquant la gent féminine comme masculine qui traverse les ruelles de la médina pour arriver jusqu’au Théâtre municipal de Tunis.
Pour cette année, une pensée à la Palestine et aux Palestiniens avec toute la richesse de leur habit traditionnel- dont la broderie a été inscrite sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO- a marqué la célébration. Symbole de la Palestine et de la résistance, le Keffieh palestinien, a été à l’honneur, couvrant les têtes comme les épaules.
Placée sous le signe de la solidarité avec la Palestine mais aussi l’ouverture sur d’autres cultures et traditions, la 11ème édition a été marquée par la participation des Russes, Mauritaniens, Marocains, Chinois et Malaisiens qui ont présenté leurs tenues traditionnelles et découvert par la même occasion la richesse de la garde-robe traditionnelle tunisienne surtout féminine.
La clôture de ce rendez-vous riche en couleurs et qui met à l’honneur ces tenues qui ont traversé le temps et qui continuent à séduire les Tunisiens et les Tunisiennes a été par un appel lancé par le président de l’association « Tourathouna », Zine Labidine Belhareth, a à l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la culture (UNESCO) afin d’adopter la date du 16 mars une Journée internationale de l’habit traditionnel. Question de célébrer la diversité, le talent des artisans, la tradition et l’authenticité et tenir bon face à la standardisation des goûts.
Imen.A.
Gabès: Démantèlement d’un réseau international de trafic de voitures
Les unités de de la Garde nationale de Gabès ont réussi à démanteler un réseau actif dans le domaine de la contrebande de voitures et de la falsification de leurs documents.
Douze étrangers ont été appréhendés à bord de neuf véhicules immatriculés à l'étranger alors qu'ils prévoyaient de les faire passer en contrebande à travers la Tunisie.
Le parquet a ordonné la prise de toutes les mesures légales à leur encontre.
Ligue 1 : l'US Monastir se sépare de Mohamed Kouki
Décidément les limogeages des entraîneurs se poursuit dans la Ligue 1 d'une manière régulière pour atteindre des records difficiles à battre.
Cette fois, c'est l'US Monastir qui se sépare de Mohamed Kouki après la dernière défaite de l'équipe contre le Club Africain au play-off.
Après deux journées, les Saheliens n'ont récolté qu'un nul et un revers. Il faut dire aussi que le départ des deux attaquants Traoré et Aloui, auteurs de douze buts à eux deux, lors de la première phase, a laissé un grand vide en attaque.
Le successeur de Kouki serait Lassaad Jarda qui a eu à diriger l'équipe dans un passé récent.
J.B
Eclairages sur l’histoire ancienne de Monastir et la bataille de Ruspina
« Ruspina-Monastir Romaine Et Tardo-Antique. Une histoire nouvelle » tel est l’intitulé d’un nouvel ouvrage en français du chercheur et historien Nabil Kallala. Ouvrage où l’auteur perce les secrets de Henchir Tennir et de la ville de Monastir.
Pour présenter ce précieux ouvrage édité en 2024, une séance de dédicace a été organisée, samedi, au palais municipal de Monastir, par l’association de sauvegarde de la ville de Monastir.
Comportant 421 pages, richement illustrées, ce livre est soutenu par l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), l’Université de Tunis et l’Institut national du patrimoine (INP).
« Un ouvrage de référence avec une analyse de plusieurs références historiques, qui est enrichi d’un ensemble d’inscriptions inédites illustrant des données archéologiques » ainsi l’historien et archéologue Ezzedine Beschaouch a qualifié cette publication qui vient enrichir le catalogue des livres historiques.
Ce livre aborde « l’histoire ancienne de la ville de Monastir et la bataille de Ruspina », a déclaré l’Universitaire Habib Ben Salha. « Contrairement à notre époque, les batailles de l’époque obéissaient à des concepts et des valeurs… », a-t-il estimé.
Dans une déclaration à la correspondante de TAP à Monastir, Nabil Kallala a présenté un ouvrage qui est « le fruit d’un travail de recherche entamé en 1987, date de la première fouille dans la région de Monastir à Henchir Tennir… ». L’auteur dit avoir mis tous efforts dans un opus de trois chapitres écrit « sur trois ans et qui témoigne de sa grande passion pour sa ville natale, Monastir ».
Nabil Kallala est connu pour ses travaux de recherche archéologique portant sur l’époque romaine dans différentes régions tunisiennes. Ce livre est dans la continuité de ce professeur émérite d’histoire et d’archéologie antiques, à l’Université de Tunis.
« Le Monastir, Monastérium, l’antique Ruspina, est une ville côtière située au Centre-Est de la Tunisie au bord de la mer Méditerranée, sur une presqu’île au Sud du golfe d’Hammamet, à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Sousse, à 50 km au Nord de Mahdia et à 162 km au Sud de Tunis », peut-on lire sur le site de l’INP qui présente des extraits de « Ruspina-Monastir : Libyco-punique, histoire archéologie, patrimoine » de Nabil Kallala, paru en 2021.
Selon la même source, « les recherches scientifiques, les fouilles archéologiques, les vestiges et les monuments témoignent que la ville a connu le passage, la prospérité et la confrontation de plusieurs civilisations humaines dont les plus significatives sont la civilisation Punique, la Romaine et l’Arabo-musulmane ».
Le Quotidien avec TAP
Le premier bateau apportant de l'aide à Gaza par voie maritime est parti de Chypre
Le premier bateau empruntant un couloir maritime entre Chypre et la bande de Gaza pour livrer de l'aide humanitaire a mis le cap mardi matin vers le territoire palestinien au bord de la famine, a indiqué à l'AFP l'ONG à qui appartient ce navire.
Le navire éponyme de l'ONG espagnole Open Arms «est parti» du port chypriote de Larnaca vers 06H50 GMT, a déclaré Laura Lanuza, porte-parole de cette organisation.
Ce bateau transporte environ 200 tonnes de vivres (riz, farine, conserves...) qui doivent être distribuées à Gaza par l'organisation du chef hispano-américain José Andrés, World Central Kitchen (WCK). «L'aide fournie par WCK a mis le cap sur Gaza dans le bateau d'Open Arms», a confirmé WCK dans un message publié sur X, en indiquant «travailler pour envoyer autant de bateaux que possible». World Central Kitchen a déjà des équipes à Gaza depuis le début de la guerre et s'est chargé de construire une jetée pour pouvoir décharger la cargaison une fois le bateau arrivé. La localisation de cette jetée n'a pas été précisée pour des raisons de sécurité.
Spécial Ramadan-Jeûner en bonne santé : Comment éviter la déshydratation ?
Selon les spécialistes de la Nutrition plus on mange salé, plus on aura soif le lendemain. Pour éviter la sensation de soif, il faudrait donc non seulement éviter les mets trop salés la veille, mais aussi faire en sorte de perdre le moins d’eau possible durant la journée.
Il est recommandé d’éviter le soleil autant que possible pour ne pas suer et transpirer. Il est tout aussi recommandé d’éviter thé et cafés qui sont des boissons diurétiques (provoquent le besoin d’uriner de façon fréquente) et donc une perte en eau. L’idéal est de rester, durant les heures de jeûne dans un lieu assez aéré. S’il fait froid, la sensation de soif diminue naturellement. En sortant, il faut éviter de déambuler sous le soleil plus de 10 minutes et veiller à marcher à petit pas pour ne pas transpirer ou respirer de façon accélérée ce qui nous fait aussi perdre de l’eau. Les exercices physiques de force qui accentuent sueur et transpiration, sont à éviter. Les longues marches sont également à éviter quand on est à jeun. En revanche, la marche est vivement recommandée le soir après l’Iftar. Et il faudrait boire assez d’eau entre l’Iftar et la soirée. Toutefois, il est inutile de se gaver d’eau juste avant de jeûner. L’eau est à consommer de façon équilibrée après l’Iftar et durant toute la soirée. Le corps ne stocke pas l’eau. Si on ne boit de l’eau qu’à la dernière heure avant le jeûne, cela poussera la personne à se réveiller plusieurs fois la nuit pour aller uriner sans pour autant stocker l’eau ou combattre la sensation de soif.
Pour éviter les carences en eau et la déshydratation, il est aussi indiqué de retarder le Shour à la dernière heure. Ce repas doit contenir fruits, légumes, produits laitiers, sucres lents et un seul verre d’eau.
A.C.
Ministère du Commerce : 555 infractions économiques au premier jour du Ramadan
Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a annoncé avoir relevé 555 infractions économiques, suite à 3.360 opérations de contrôle effectuées lors du premier jour du ramadan.
Le département du Commerce a affirmé, dans un communiqué publié tard dans la soirée de lundi 11 mars 2024, avoir saisi 2,5 tonnes de légumes et de fruits, 14 tonnes de farine et semoule, 1,5 tonne de sucre compensé, 200 kilogrammes de riz et de café et 293 litres de lait.
Le ministère a, par ailleurs, indiqué que la première cargaison de bananes importée par l’Office du commerce d’Egypte est bel et bien arrivée. Ces bananes seront commercialisées à partir de ce jeudi dans les grandes surfaces à 5 dinars le kilo.
Spécial Ramadan: Invocation
« Ô Allah ! Je suis Ton serviteur. Ton jugement s’accomplit sur moi. Je Te demande par tout nom qui T’appartient, par lequel Tu T’es nommé, ou que Tu as révélé dans Ton Livre ou que Tu as enseigné à l’une de Tes créatures, ou bien que Tu as gardé secret, de faire du Coran le printemps de mon cœur, la lumière de ma poitrine et qu’il dissipe ma tristesse et mes soucis. »
Chronique j’ai lu par Amna Atallah Soula : Je jalouse la brise du sud sur ton visage De Meryem Sallami
Cette œuvre présentement définie, nous éloigne des romans historico-romancés précédemment présentés dans notre chronique, et que l’opportunité historique et contextuelle imposait.
Par cet écrit, Meryem Sallami socio-anthropologue, met entre nos mains une profonde, en même temps folle, gamberge. Elle offre cette cogitation, que certains jugeraient osée, à son fils. Certainement, pour que cet adulte mâle, qu’il deviendra et qu’elle a mis au monde, soit sain d’esprit, dégagé des inhibitions sensées entamer son jugement serein face aux gens (femmes en particulier) et même face aux choses de la nature.
L’autrice passe de Freud à Lacan allègrement. D’une vaste culture elle rappelle, peu ou prou, Jean d’Ormesson de par le nombre de ses références. L’Islam est présent, le Christianisme l’est tout autant. Le choix du prénom de son héroïne, Hajar, est en lui-même chargé symboliquement.
En Islam, Hajar est une brave, une femme forte de par son endurance face aux épreuves, elle est celle qui croit en la bonté du dieu unique. Dans le premier livre de l’ancien testament, Hajar et son fils Ismaël (fils d’Abraham) sont chassés par Abraham sur instigation de sa Femme Sarah. Exilée rebelle (pareille à l’héroïne du roman) et contrairement au Coran, elle est prise pour un paria, un anti model chrétien par les Pères de l’Eglise du moyen Age.
Le déroulement de la vie de l’héroïne est tout proprement empreinte de cette exilée ; aussi bien celle du coran que celle de l’ancien testament.
Tout le long de son œuvre, Meryem Sallami s’emploie à profiler des métaphores. Elle annonce de but en blanc, que c’est de la rhétorique sociale que naissent les défaillances psychologiques de son héroïne. A plus forte raison, issue d’une lignée paternelle ponctuée d’Imams, elle ne peut aucunement y échapper.
La narratrice se plante au-devant de la scène pour clamer sa dépravation, sa déliquescence. Elle choisit d’étudier la philosophie. Fascinée par Simone de Beauvoir, prestigieuse figure qui acceptait toutes les incartades de Sartre. Celui qui prône que son amour pour Simone n’est pas en contradiction avec des amours<<contingentes>>. Dans ses mémoires Simone semble prendre sa revanche, on sent l’accusation de machisme.
Hajar choisit, pour effectuer ses études de philo, Paris ville des lumières, celle de la liberté.
Hajar n’est pas athée, mais opte pour la liberté en lieu et place du Paradis. C’est au prix fort qu’elle va devoir payer, sa vie durant, ce choix. Elle va aussi en des moments intenses, s’amuser habilement à présenter des idées romanesques prenant pour référent Kundera (romancier tchèque plusieurs fois cité sur les listes du prix Nobel de littérature).
Sallami profère un dialogue interreligieux de par le choix de ses psys : un chrétien, un juif, deux musulmans. Il en va de même de ses fréquentations : elle interpelle l’interculturalité. C’est prendre en compte la spécificité de l’autre dans un rapport égalitaire respectueux de sa différence.
Hajar est exaspéré, par contre, par ce qu’elle considère manquement, fragilité. Elle ne se ménage pas pour ça et se révolte contre elle-même, contre ses faiblesses.
Après un viol qu’elle avait subi enfant et un avortement sans anesthésie pour préserver ses parents. Elle ne cesse d’être la proie aux remords obsédants qu’elle croyait avoir enterrés comme elle l’a fait pour le <<bébé>> rejeté sous terre.
Le senti de la Hajar biblique de l’exode, paria, anti model chrétien à l’opposé du mythe fondateur d’Ismaël, est continuellement éprouvé par la narratrice.
Contrairement aux personnages du roman<<la plaisanterie>> de Kundera, où quatre destins s’interposent et auquel se réfère, plus d’une fois, Sallami, son héroïne va connaitre à elle seule, moultes états d’âme ; de celui de la Tunisienne effrontée à ces états de tensions qui vont déterminer son désarroi.
Hajar était déterminée à se protéger en se refusant les sentiments amoureux. Son psy français l’avait prévenue<<vous ne pourrez pas faire autrement que d’aimer>>.
Et, se fût le cas quand voulant changer le psy français par un Tunisien, Azer : elle voulait expérimenter autre chose que Lacan du Dr H.
Azer la convînt qu’il était sûr de sa thérapie, elle va lui faire beaucoup de bien à la condition<<si vous lâchez les armes>>. Après l’avoir débarrassée de son insoutenable mal-être, Azer va habiter ses pensées. Aimer, elle en était consciente, c’est la voie la plus sûre vers la mort. Elle l’emprunte et se trouve piégée !
Comme la vie, les hommes ne sont en fait, qu’objet de leurs imprévisibles instincts. C’est ce que disaient sa grand-mère et ses tantes. Azer reconnait qu’il a besoin de <<domination>>. Pire, elle découvre un livre chez lui qui fait l’apologie des multiplications des amours : diviser la capacité d’aimer en plusieurs sous-amours. Pour tout dire, comme un financier qui diversifie ses investissements.
Azer, ce psy qui a su reconstituer son bout qu’elle croyait perdu, n’est nullement diffèrent de Sartre ni elle de Simone de Beauvoir ; ce couple chantre de la liberté. Elle avait promis de le suivre<<dans les limbes>>. Et pour clore, elle avait même parodié Jésus : <<que celui qui n’a jamais aimé au point de pardonner l’inexcusable lui jette la première pierre>>. Hajar prête à en découdre, à jeter derrière elle tous les préjugés.
Les yeux d’Azer scrutaient de manière indiscrète la serveuse du bar de Venise. Et la voila face à une réalité autre ! Elle réexamine sceptique l’énoncé de Simone. Elle va jusqu’à établir une rhétorique avec elle en se recueillant sur sa sépulture : <<maintenant que j’aime, je sais combien c’est douloureux. Et je suis sûre que ça l’était tout autant pour toi>>. Hajar lui déclame qu’elle ne voulait plus de cette liberté ! Déçue, coupant ainsi le lien avec Simone.
Désormais, elle exigeât d’être l’unique. Plus de partage ! Azer accepta et lui a offert, pendant deux années et sans réserve, de grandes joies ! elle a partagé avec lui des refrains d’Oum Kalthoum et sa passion à lui pour la poétesse syrienne Ghada al-Samman<<et je t’appelle : Moi !>>. C’est avec elle qu’il fête la guérison de son foie. Subitement il disparait, il la quitte ! comme dans la chanson d’Oum Kalthoum, chacun d’eux s’en est allé vers le dessein qu’il s’est tracé… Elle ne verra plus Azer…
Une belle écriture, espérons qu’elle va produire d’autres œuvre du même acabit. A découvrir surtout au féminin. Et pourquoi pas par, ce que le psy français désigne par PN, pervers narcissiques ; ça peut les aider à se débarrasser de certaines inhibitions.
Ramadan : Saïed veut faire la guerre à l’augmentation des prix
Le président de la République, Kaïs Saïed a insisté sur l’importance de lutter contre la spéculation et l’augmentation des prix, particulièrement, pendant le mois de Ramadan.
S’adressant au peuple Tunisien lors d’une allocution prononcée dimanche soir depuis la mosquée Zitouna à l’occasion de l’avènement du mois de Ramadan, Saïed a appelé à une baisse des prix et au boycott des produits commercialisés à des prix surélevés.
Dans ce contexte, le Président a mis l’accent sur les vraies valeurs spirituelles du mois de Ramadan, priant Dieu de soutenir nos frères à Palestine contre les crimes de guerre et le génocide commis par l’entité sioniste espérant qu'ils fondent leur Etat indépendant avec comme capitale Al-Qods.
Ministère de la santé : « réduisez thé et café durant Ramadan »
A l’ occasion de l’avènement du mois de Ramadan, le ministère de la Santé recommande aux Tunisiens de réduire la consommation de café et de thé pendant les soirées.
Via une note d'information le département de la santé a également insisté sur la consommation du shour à la dernière heure, collation qui doit être équilibrée, complète et riche en amidon (pain complet, bsissa, mesfouf, sorgho…).
Il doit aussi contenir une quantité suffisante de liquides dont notamment l’eau, quelques fruits et légumes ainsi que du lait et dérivés.
Il est aussi recommandé de réduire la consommation des matières grasses, du sel et du sucre, d’avoir une activité physique le soir, comme la marche (deux heures après l’iftar), et de dormir au moins 7 heures par jour.
Pour les diabétiques, les personnes atteintes de maladies chroniques et les personnes âgées, le ministère a souligné la nécessité de consulter un médecin pour s’assurer de la possibilité de jeûner et avoir les médicaments appropriés.
Un Tunisien tué au Canada : le MAE réagit…
À l’aube du dimanche 3 mars 2024, deux policiers canadiens ont tué le citoyen tunisien Marouan Chouk dans la ville d’Oakville, au sud de la province de l’Ontario au Canada.
Suite à ce douloureux incident, le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, a fait savoir que son département continue à suivre de près cette affaire, en coordonnant avec les missions diplomatiques et consulaires tunisiennes au Canada, d’une part, et l’Ambassade du Canada en Tunisie, d’autre part.
Dans un communiqué rendu public, le ministère ajoute que ses services sont en contact permanent avec le ministère canadien fédéral des Affaires étrangères et les autorités de la province d’Ontario pour dévoiler les circonstances et les faits liés à cet incident et pour déterminer les responsabilités administratives et pénales.
Des informations préliminaires, non encore confirmées, indiquent cependant que le défunt ne constituait nullement un danger pouvant justifier qu’il soit abattu par sept coups de feu tirés par deux policiers!
Le ministère tunisien appelle les autorités canadiennes, dans le cadre du respect des droits de l’Homme et des lois, à œuvrer rapidement pour établir les responsabilités dans ce dramatique incident.
D’après la même source, le ministère réitère son engagement à continuer à œuvrer pour révéler la vérité et défendre les droits de la victime notant également, que les procédures du rapatriement de la dépouille sont en cours.
BCT : Tourisme et TRE couvrent 44% de la dette extérieure
À la fin de février les recettes touristiques et les revenus du travail cumulés couvrent à peine 44% des services de la dette extérieure, selon des statistiques publiées, par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).
Au fait, les services de la dette extérieure ont enregistré une hausse vertigineuse de 160%, passant en une année de 1,7 milliard de dinars, fin février 2023, à 4,6 milliards de dinars, fin février 2024.
Cette augmentation est due au remboursement de l’Eurobond de 850 millions d’euros (en principal), le 17 février, auquel s’ajoutent des intérêts de l’ordre de 47,8 millions d’euros, ce qui représente un total de 898 millions d’euros (l’équivalent de 3 milliards de dinars), lequel se présente comme l’échéance la plus importante de la dette extérieure durant l’année en cours.
La prochaine échéance importante de la dette publique extérieure sur le marché financier international, devra être remboursée en octobre 2024. Il s’agit d’un emprunt garanti par la JICA (Japan International Cooperation Agency), contracté en 2014, et dont le remboursement coûtera une enveloppe de 1 milliard de dinars, ce qui représente 5 jours d’importation.
Il convient de noter que les recettes touristiques cumulées et les revenus du travail cumulés ont progressé respectivement de 11,3% (à 858 millions de dinars tunisiens -MDT-), et de 5,3% (à 1175 MDT), durant les deux premiers mois de l’année 2024, en comparaison avec la même période de l’année dernière. Cette amélioration a favorisé l’accroissement des avoirs nets en devises, lesquels ont enregistré une hausse de 5%, passant de 22,4 milliards de dinars (l’équivalent de 97 jours d’importation), le 8 mars 2023, à 23,5 milliards de dinars (soit 107 jours d’importation). Nonobstant ce sont les anciennes politiques d'endettement extérieur qui nous empêchent encore de profiter de cette embellie.
















