Spécial Ramadan-Astuces de Mamie : Ne perdez pas l’eau de cuisson des pâtes
Lorsque vous rincez les pâtes, le goût de l’amidon naturel qui aide la sauce à coller sur les pâtes partent avec l’eau ! La pâte rincée après cuisson est toujours de goût fade et n’absorbe pas la sauce.
Il est donc déconseillé de rincer la pâte avant et après la cuisson en eau salée. Mieux encore, cette eau de cuisson ne devrait pas être gaspillée vainement car elle peut s’avérer très utile. Si vous envisagez de préparer une sauce tomate pour accompagner les pâtes, les bonnes mamies suggèrent de récupérer l’eau des pâtes pour faire la sauce ! En revanche, si vous envisagez une sauce blanche ou si vous allez les manger seulement avec du beurre, l’eau peut toujours servir à déboucher les canalisations de vos lavabos. Pour ce faire, posez l’égouttoir des pâtes sur un gros bol, retirez l’égouttoir et d’un geste vif versez en gros jet cette eau encore chaude directement sur la poulie d’évacuation du lavabo.
Suspension de la grève prévue dans les écoles primaires
La Fédération générale de l'Enseignement de base a annoncé ce mardi 12 mars la suspension de la grève sectorielle prévue pour le jeudi 14 de ce mois dans les écoles primaires.
Cette décision fait suite à des pourparlers avec les structures syndicales régionales, a indiqué la fédération sur sa page Facebook.
Cette décision de suspension intervient suite à l'acceptation par le Tribunal de première instance de Sfax de la demande de libération du directeur de l'école El Mouna Sakiet Edaier, Nabil Ayadi, et de l'enseignante Saïda Elloumi.
Ils avaient été placés en garde à vue pour négligence à la suite de l'agression d'un élève par son camarade avec des ciseaux à l'œil le 26 février dernier.
Il est à noter que le directeur de l'école et l'enseignante comparaîtront en état de liberté devant la Chambre pénale du Tribunal de première instance de Sfax 1.
Coupe de la CAF- tirage des quarts de finale : deux chocs entre clubs arabes
Le tirage au sort des quarts de finale de la coupe de la CAF effectué aujourd’hui, au Caire a donné lieu aux oppositions suivantes :
Moderne Futur (Egypte) - Zamalek (Egypte)
Abu Salim (Libye) - RS Berkane (Maroc)
Rivers Utd (Nigéria) – USMA (Algérie)
Stade Malien (Mali) - Dreams FC (Ghana)
Spécial Ramadan-Recette Sucrée: Bouza aux noisettes
Ingrédients pour 12 coupes : 120 g farine, 250 g de noisettes, 50g g de sucre, ½ litre d’eau, ½ litre de lait, une boîte de lait sucré concentré, 100g de fruits sec en poudre au choix (noisette, pistache, amande, pignon) pour la décoration
Préparation:
Mettez la noisette dans une poêle antiadhésive et sur feu très doux, faites-la griller. Il faut remuer les graines sans cesse avec une cuillère en bois. Lorsque les noisettes deviennent bien brunes, mettez-les sur une serviette et laissez-les refroidir. Une fois bien refroidies, passez-les au mixeur jusqu’à obtention d’une pâte huileuse de couleur marron, réservez .
Maintenant délayez la farine dans le lait et la moitié de l’eau. Passez au tamis extra-fin, pour éviter les grumeaux. Ajoutez-y la pâte de noisette après l’avoir délayée dans le reste de la quantité d’eau. Maintenant ajoutez le sucre, puis le lait sucré concentré.
Commencez d’abord par remuer à froid. Ensuite versez dans une casserole et faites cuire à feu moyen en remuant constamment et sans cesse avec une spatule en bois. Sortez du feu dès le premier bouillon, il faut que la préparation soit plutôt liquide et légèrement concentrée mais sans être pâteuse. Si la crème semble très consistante, ajoutez-y un ½ verre d’eau au besoin avant de sortir du feu. Maintenant déposez dans des coupes, ou de petits bols et décorez avec les fruits secs.
Assassinat de Chokri Belaid : l’absence de la télévision tunisienne fait reporter l’audience de plaidoiries !
La chambre criminelle en charge des crimes terroristes près le Tribunal de première instance de Tunis a reporté, ce mardi 12 mars 2024, l’audience plaidoiries de l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd au vendredi 15 mars 2024.
L’audience de plaidoiries a été reportée en raison de l’absence de l’équipe de la Télévision nationale.
La Route culinaire Zitoun Zarrazi aux montagnes Dahar : Nouveau circuit culturel et touristique
Près de 25 villages de montagne Dahar parcourant trois gouvernorats en l’occurrence Tataouine, Mednine et Gabes constituent le nouveau circuit touristique au sud tunisien qui vient d’être lancé officiellement dans le cadre de la « Route culinaire Zitoun Zarrazi aux montagnes Dahar ».
Ce circuit s’inscrit dans le cadre du programme « Route Culinaire de Tunisie » du projet « Promotion du Tourisme durable », mis en œuvre par le Ministère du Tourisme et de l’artisanat avec l’appui de la GIZ et financé conjointement par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement et par l’Union européenne dans le cadre de son programme « Tounes Wijhetouna ».
Ce nouveau circuit, informe la GIZ, se présente comme une immersion dans l’histoire des civilisations qui se sont succédé en Tunisie et un voyage à la découverte des joyaux du patrimoine du sud tunisien.
Mis en œuvre par l’Association de la protection des ksour et de la sauvegarde du patrimoine à Béni Khadèche, ce circuit met en valeur le patrimoine historique, humain, culturel, matériel et immatériel dont regorge le sud tunisien, à travers des expériences touristiques créatives et culinaires co-créées avec des agriculteurs, artisans et entrepreneurs touristiques locaux ainsi qu’avec des villageois des montagnes Dahar : Taoujout, Matmata, Zmerten, Toujen, Beni Khedech, Gomrassen, Douiret, Ksar Hadeda.
Ci-après un aperçu historique de six villages selon les données présentées autour de ce circuit:
Taoujout : La colline parfumée
« Taoujout » est un mot berbère qui signifie « la colline parfumée » ou « la menthe ». Situé à l’extrémité nord du Djebel Dhahar, 20 km au nord du village de Matmata el Guedima (l’ancienne Matmata), cet ancien village berbère qui demeure peuplé jusqu’à aujourd’hui est doté de différents types de monuments domestiques, religieux et économiques qui sont soit bâtis, soit creusés dans le rocher à flanc de montagne (huileries, habitats, marabouts, mosquées, ksar).
Tamezret: Un village berbère daté de de 820 de l’Hégire/1410 après. J.-C
« Tamezret » est un mot berbère qui signifie « le village », ou « ce qui apparaît très élevé du loin ». Situé à15 km au nord de Matmata au niveau de la limite septentrionale du Djebel Dhahar, cet ancien village berbère peuplé jusqu’à nos jours, est daté selon une inscription arabe de 820 de l’Hégire/1410 ap. J.-C. L’on y retrouve différents types de monuments domestiques, religieux et économiques qui sont soit bâtis, soit creusés dans le rocher à flanc de montagne (huileries, maisons, marabouts, mosquées, ksar).
Oued Ben Aissa: du nom d’un saint marocain fondateur de la Isawiya
La nomination de l’oued dérive du nom d’un saint marocain Mohamed Ben Issa, fondateur de la méthode mystique “Īsawīya”, suite à la propagation de cette pratique dans certains villages. L’oued a été auparavant appelé oued « Asacsi », un mot berbère qui signifie « la joie ». Situé à 6 km à l’ouest de Matmata, il s’étale sur 12 km, allant de Beni Issa el Guedima (l’ancienne) dans la montagne jusqu’à Beni Issa (nouvelle).
L’oued contient plusieurs villages berbères répartis aux sommets et aux pieds des montagnes. Outre le village de Beni Issa, les autres villages sont actuellement abandonnés par ses habitants. On y retrouve différents types de monuments domestiques, religieux et économiques qui sont soit bâtis, soit creusés dans le rocher à flanc de montagne (Ksar, citadelle Mira, habitats, mosquées, marabouts, zaouïas des méthodes mystiques).
Matmata: Tribu berbère de l’époque médiévale
Le village tire son appellation du nom d’une tribu berbère. Situé à 35 km à l’ouest de Gabès, au niveau de la limite septentrionale du Djebel Dhahar, cet ancien village berbère qui remonte probablement à l’époque médiévale n’a pas été abandonné par ses habitants malgré l’édification d’un nouveau village portant le même nom (Matmata nouvelle) au pied de la montagne depuis les années soixante. Le village est jonché de constructions troglodytes diversifiées telles que les maisons, les huileries, marabouts. Il comprend aussi des monuments bâtis tels que les mosquées, les citadelles, une synagogue. Ce village renferme l’unique école de montagne daté du 12ème siècle de l’Hégire/18 siècle ap. J.-C.
Lella Telacueste: La Dame/la gentille soeur
« Lella » est un mot berbère qui signifie « la dame ». Telacueste : « Tela » est un mot arabe qui signifie « colline », et « cuesta » c’est une forme structurale de relief à double pente asymétrique. « Telcuesta » signifie aussi en langue berbère « la gentille sœur ». Situé à 6 km au sud de Matmata el Guedima au nord du Djebel Dhahar, ce village est l’un des plus anciens lieux de culte dans la région de Matmata où on y trouve différents types de croyances apparaissent dans ce monument, montrant des pratiques de vénération des arbres (jujubier) et des roches. Le monument se compose de pièces creusées et bâties (cuisine, abattoir, chambre, marabout).
Henchir el Gueciret: Monument romain
Le monument romain se situe dans le village d’El Adbech, à 18 km au sud de Matmata el Guedima. Il se compose de dix pièces ordonnées autour d’une cour intérieure bordée par une galerie de sept colonnes servant à circuler. Plusieurs bas-reliefs sculptés dans des blocs de pierres taillés qui comprennent des thèmes humains, animaliers et géométriques.
Le Quotidien avec TAP
Derby de la capitale : 25300 supporteurs espérantistes autorisés
Il a été décidé, lors de la réunion sécuritaire relative au derby de la capitale, tenue ce mardi 12 mars 2024, d’autoriser la présence de 25300 supporteurs espérantistes.
Sachant que l’Espérance sportice de Tunis compte 16300 abonnés, seulement 9 mille tickets seront mis en vente. Le virage étant réservé aux abonnés.
A noter que les autorités sécuritaires ont répondu favorablement à la demande de l’équipe de Bab Souika de retarder le coup d’envoi de la rencontre à 21h30 au lieu de 13h30.
OACA : Le nombre de passagers dans les aéroports tunisiens en hausse
L'Office de l'aviation civile et des aéroports (OACA) a annoncé une hausse significative du trafic aérien en Tunisie pour les mois de janvier et février 2024 par rapport à la même période en 2023.
Le nombre de vols dans l'espace aérien tunisien a augmenté de 29,6%, tandis que le nombre de passagers dans les aéroports du pays a augmenté de 11,7%, atteignant 1 196 444 mouvements passagers.
Cette croissance s'est également reflétée dans le nombre total de vols, qui s'est élevé à 10 440, soit une augmentation de 9%. Les aéroports internationaux de Tunis-Carthage, Djerba-Zarzis, Sfax-Thyna, et Tozeur-Nefta ont tous enregistré une croissance du nombre de vols, tandis que l'aéroport de Tabarka-Aïn Draham a connu une baisse de 33,3%
Spécial Ramadan-La recette du jour: Nouilles aux poivrons-sauce de soja
Ingrédients pour 6 personnes : 250 g de nouilles chinoises, 400 g de blanc de poulet désossé, 1 poivron doux vert, 1 poivron rouge et un poivron jaune, une grosse tomate épluchée et épépinée, une cuillère à café de l’huile d’olive, une cuillère à café de jus de citron ou de vinaigre, une cuillère à café de basilic séché en poudre, une cuillère à soupe de sauce de soja, une cuillère à soupe de miel, une cuillère à soupe de coriandre (Tabel), une cuillère à café de curry en poudre, sel et poivre
Préparation :
Couper le poulet en fines lanières. Épépiner les poivrons et les couper en fines lanières également ainsi que la tomate. Dans un wok chauffé avec un peu de l'huile d'olive, faire revenir le poulet et les poivrons. Une fois qu'ils commencent à dorer, ajouter l'huile, les épices, le miel et la sauce soja. Bien mélanger. Assaisonner avec le peu de sel et le poivre et continuer de remuer avec une spatule en bois. Faire bouillir de l'eau salée. Eteindre le feu. Y tromper les nouilles, couvrir et laisser reposer 4 minutes hors du feu. Après, égoutter. Pour finir, dans le même wok, ajouter les nouilles aux poulets et aux légumes et faire chauffer le tout très vivement sans arrêter de remuer. Servir chaud saupoudré de parmesan râpé.
Relance sectorielle globale de l’investissement au début de l’année
Selon la Tunisia Investment Authority (TIA), le montant total des investissements a atteint à fin janvier dernier 705,8 millions de dinars, favorisant la création de 8 792 opportunités d'emploi. Cette hausse représente une augmentation de 69% par rapport à janvier 2023 en termes d'investissements, et une augmentation de 9,5% en termes de création d'emplois, démontrant ainsi une dynamique positive des investissements déclarés dans le pays.
Au cours du premier mois de l'année 2024, la Tunisie a enregistré une augmentation significative des investissements déclarés, tous secteurs économiques confondus.
En analysant les données statistiques, il est important de noter que les investissements issus des opérations de création ont largement dépassé ceux des projets d'extension. Ces investissements de création ont atteint 663,6 millions de dinars, soit 94% du total des investissements déclarés
De manière similaire, le nombre d'emplois créés par les opérations de création dépasse de loin ceux engendrés par les extensions, avec 8 422 postes d'emploi créés, représentant 96% des emplois nouvellement créés.
En ce qui concerne la répartition par secteur d'activité, les énergies renouvelables ont gagné en importance et se positionnent en tête grâce à des investissements structurants. Au cours du premier mois de l'année, le secteur a enregistré un volume d'investissement de 273,9 millions de dinars tunisiens. Ces investissements se concentrent sur deux types d'énergies renouvelables, à savoir l'énergie éolienne et l'énergie photovoltaïque.
Le secteur industriel vient en deuxième position en termes d'investissements déclarés, capturant une part de 22% du total des investissements déclarés. De plus, il joue un rôle prépondérant dans la création d'emplois, contribuant à hauteur de 46%.
Le secteur agricole connaît également un volume d'investissement considérable, atteignant 118 millions de dinars tunisiens, soit 17% des investissements déclarés, facilitant ainsi la création de 840 postes d'emploi.
En ce qui concerne la répartition par type de projet, les projets d'intérêt national occupent une part significative, représentant 39% du volume total des investissements déclarés au cours du premier mois de 2024. Cela se traduit par un montant cumulé important de 273,9 millions de dinars tunisiens.
Enfin, parmi les investissements déclarés en janvier 2024, on note une participation étrangère dans certains projets, représentant un volume d'investissement de 302,6 millions de dinars tunisiens. Cette participation étrangère a permis la création de 2 119 postes d'emploi, soit 24% des emplois à créer.
Tunisie : le montant de crédits impayés s’élève à 1,2 milliards de dinars
L’expert en risques financiers, Mourad Hattab a affirmé que les crédits d’aménagement sont les crédits les plus contractés par les Tunisiens, avec 11 milliards de dinars.
Il a indiqué, au micro d’IFM, ce mardi 12 mars 2024, qu’en deuxième position se trouvent les crédits de consommation, avec 1,8 milliards de dinars, puis le découvert bancaire (communément appelé « le rouge »), avec 1,6 milliards de dinars, puis les crédit auto, avec 400 millions de dinars.
Il a expliqué que la majorité des personnes qui recourent aux crédits sont des fonctionnaires.
Par ailleurs, Mourad Hattab a précisé que le montant de crédits impayés s’élève à 1,2 milliards de dinars, outres les 300 millions de dinars de crédits immobiliers impayés, faisant savoir que la justice a été saisie pour des dossiers de crédits impayés à hauteur de 650 millions e dinars.
L’expert en risques financiers a souligné que 37% des Tunisiens disposent d’un compte bancaire.
Spécial Ramadan: Le menu du jour
Iftar :
Deux dattes, un demi verre d’eau ou de lait tiède
Salade César
Soupe Frick au poulet
Ragout de petits pois au poulet
Nouilles aux poivrons-sauce de soja
Doigts de Fatma au thon
Dessert : Bouza aux noisettes
Soirée : Cheese-cake caramel et café au lait
S’hour : Masfouf aux fruits secs
EST - CA : le derby de la capitale se jouera après la rupture du jeûne
Les autorités sécuritaires ont approuvé la tenue du derby de la capitale qui opposera l'Espérance sportive de Tunis et le Club Africain, ce samedi 16 mars à partir de 21h30.
La rencontre a été programmée pour le samedi 16 mars à partir de 13h30, mais l'Espérance sportive de Tunis avait demandé de la retarder en soirée.
La Ligue nationale de football professionnel avait accepté la demande de l’EST, mais avait expliqué qu’elle ne peut l’approuver sans le consentement du ministère de l’Intérieur. Chose qui est désormais faite.
Le saviez-vous ? Les Arabes ont créé le savon tel qu’on le connait aujourd’hui…
Des savons parfumés, d’autres naturels, d’autres dits aux vertus miraculeux pour la peau… Gels douches, savons, shampoings, il y en a dans les magasins, sur les réseaux sociaux, pour tous les goûts, pour toutes les bourses et pour différents usages. Mais, savez-vous que les Arabes ont été derrière la création du savon tel qu’on le connait aujourd’hui ? Remontons le temps et feuilletons le livre de l’histoire pour découvrir la petite histoire du savon, qu’il soit ferme ou liquide, avec qui nous entretenons au quotidien une relation solide. Selon de nombreuses recherches, le savon n’est pas une invention nouvelle. Il date d’environ 4000 ans. La première forme connue du savon a été avec les Sumériens. Il s’agit d’une pâte de savon fabriquée à base de la matière grasse. Sur une tablette sumérienne dans la région de Babylone, les premières indications manuscrites de fabrication du savon ont été trouvées. Des pâtes semblables ont été utilisées à l’époque pour des raisons hygiéniques et esthétiques par les Gaulois, les anciens Egyptiens et les Romains.
Mais, le savon dans sa forme que nous utilisons aujourd’hui a été créé par les Arabes qui ont été les premiers à mettre au point un mélange d’huiles végétales, d’oxyde de sodium et d’aromates comme le thym, réussissant à fabriquer des savons plus durs et plus fermes.

Alep et son plus vieux savon
Parmi les célèbres savons de l’époque le savon d’Alep qui a été élaboré, à l’origine, dans la ville d'Alep il y a 3.500 ans. Il est considéré comme le plus vieux savon du monde, précise les études.
La méthode de fabrication de ce savon est « détaillée dans le plus célèbre traité de médecine arabe du Moyen-âge, le Kitab al-Mansouri fi al-Tib (Le livre sur la médecine dédiée à Al Mansur). Dédié au gouverneur de l’actuel Iran, il est rédigé par Al-Razi, médecin, naturaliste, philosophe et alchimiste persan. Dans cet ouvrage, sont décrits les chaudrons en cuivre dans lesquels boue un mélange d’huile d’olive, de soude et de cendres de laurier et d’eau. Les blocs de savons sont ensuite séchés 12 mois au soleil. C’est d’ailleurs de la langue arabe que provient le terme alcali, Al-qali », souligne les études.
Des savonneries traditionnelles adoptant la recette d’antan et où le travail se fait manuellement continuent jusqu’aujourd’hui à fabriquer ce célèbre savon qui a fait la renommée d’Alep, cette ville syrienne multimillénaire. Tant de savons sur le marché avec une étiquette mentionnant « Savon d’Alep » ? Attention aux arnaques !
Savon de Naplouse, patrimoine menacé
Composante essentielle du patrimoine palestinien, et témoin du savoir-faire des savonniers de Naplouse, le « Savon de Naplouse » est aujourd’hui menacée de disparition. Un savon exceptionnelle avec comme élément phare : l’huile d’olive.
Dans son ouvrage « Ville et patrimoine en Palestine, une ethnographie des savonneries de Naplouse », l’anthropologue Véronique Bontemps décrit ainsi les savonneries de Naplouse.

« L’industrie du savon à l’huile d’olive a occupé une place privilégiée dans l’économie de la ville de Naplouse. Production artisanale et villageoise traditionnelle, la fabrication de savon est devenue une industrie citadine qui connut son apogée au tournant du XXe siècle, contribuant à la richesse et au prestige des grandes familles de propriétaires. Aujourd’hui, malgré son déclin, le savon de Naplouse reste un symbole et un marqueur essentiel de l’identité de la ville ». L’ouvrage est le résultat d’une enquête ethnographique menée de 2004 à 2007 dans la Naplouse de la seconde Intifada où la chercheuse a raconté non seulement les savonneries mais le vécu dans cette ville Palestine.
« À travers la description du petit monde de la savonnerie, elle aborde les difficultés d’une industrie locale en période de crise, les usages actuels de « leur » savon par les habitants de Naplouse (ou par ces nouveaux acteurs du patrimoine que sont les ONG), les mutations de la notabilité citadine, les savoir-faire et mémoires ouvriers, ou encore les recompositions des critères de la grandeur familiale en Palestine. Dans le contexte de bouclage des Territoires palestiniens occupés, on découvre les réalités d’un quotidien marqué par l’enfermement et la contrainte, mais également par l’inventivité et les pratiques de débrouille », lit
-on sur le site des éditions Karthala, maison d’édition française spécialiste de l’histoire et de la géopolitique des pays en développement, qui a publié cet ouvrage.
Reflet d’un savoir-faire ancestral, porteur de quelques feuillets de l’histoire de cette ville palestinienne, de ses oliviers, de sa mémoire, le savon de Naplouse est également un symbole de résistance.
Imen ABDERRAHMANI
BCT : les intermédiaires agréés doivent désormais déclarer les transferts provenant de l’étranger au profit des associations
La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a publié une circulaire qui stipule que les intermédiaires agréés doivent lui déclarer tous les transferts de fonds en provenance de l’étranger au profit de personnes morales ayant la forme d’association ou d’organisation à but non lucratif.
Les intermédiaires agréés doivent désormais communiquer à la BCT la liste de ces transferts de fonds, mensuellement, à travers le système d’échange de données (SED).
Cette circulaire de la BCT intervient suite à la séance de travail, tenue hier, par le chef du gouvernement, Ahmed Hachani, sur les financements étrangers suspects, en présence du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fathi Zouhair Nouri, et la secrétaire générale de la CTAF, Naila Fathallah.
Hachani a souligné l’unité de l’Etat tunisien et l’harmonie entre toutes ses institutions, notamment en ce qui concerne la lutte contre le phénomène des flux de fonds étrangers suspects, mettant en exergue le rôle central de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et de la Commission Tunisienne des Analyses Financières (CTAF), ainsi que des banques et institutions financières, dans la surveillance et la lutte contre les financements étrangers suspects « susceptibles de nuire à la sécurité et à l’ordre public ».
Il a affirmé que la souveraineté nationale représente une priorité absolue pour la Tunisie et que l’Etat « fera face à toutes les tentatives étrangères de la violer et de s’ingérer dans ses affaires intérieures en finançant certaines associations ou organisations ».
Les participants ont indiqué que la Tunisie dispose d’un arsenal juridique prenant en compte la législation émanant du Groupe d’action financière (GAFI), lui permettant de lutter contre le blanchiment d’argent et la manipulation des fonds alloués, « qui sont utilisés à des fins pouvant nuire à la sécurité nationale en finançant certaines associations et organisations ».
Hachani a appelé la BCT et la CTAF à redoubler d’efforts pour lutter contre le phénomène de transfert de fonds étrangers suspects, en renforçant le contrôle et le suivi des opérations financières.
















