Canada : Un Tunisien tue son épouse enceinte de quatre mois...
La presse canadienne a publié une triste affaire de féminicide. Le couple en question est d’origine tunisienne. Le drame, selon La Presse de Canada, s’est déroulé dans un appartement de la rue Sherbrooke Est.
Les policiers sont intervenus vendredi vers 7 h 50, après avoir reçu un appel concernant une femme inconsciente qui gisait au sol. Les agents ont tenté de réanimer la victime en vain. L’homme considéré comme un possible féminicide, et qui a été interrogé par la police n’a pas d’antécédent judiciaire et n’était pas connu des autorités. La police n’est jamais intervenue par le passé dans le logement où s’est déroulé le drame.
Le suspect est un Tunisien qui habite au Québec depuis 10 ans. Il s’est marié il y a deux ans, avec une jeune Tunisienne qu’il aurait connue sur l’internet. Travaillant au Complexe Desjardins, le suspect, âgé de la petite quarantaine venait de perdre son emploi d’après les témoignages recueillis, il souffrirait d’une dépression nerveuse. La victime était enceinte de quatre mois...
*crédit Photo de la Presse ca
Coupe de Tunisie : Résultats tour préliminaire réservé à la Ligue 2
Le tour préliminaire de la coupe de Tunisie, réservé aux équipes de la Ligue 2, a livré son verdict après des matches intenses qui ont nécessité le recours aux prolongations. Voici les résultats enregistrés…
Kalaa Sport 2-2 (TAB 5-4) AS Ariana
ES Hammam Sousse 1-2 (AP) SC Ben Arous
JS Omrane 2-0 (AP) AS Oued Ellil
AS Rejiche 0-1 (AP) ES Zarzis
El Makarem Mehdia 1-2 (AP) AS Gabés
Arabie saoudite : Diversification valorisant les richesses des mines
L'Arabie saoudite, longtemps dépendante de ses réserves pétrolières, prend un virage stratégique en mettant en avant son potentiel minier, évalué à 2.500 milliards de dollars.
Cette réévaluation, plus du double des estimations précédentes, souligne l'importance que le royaume attache à la diversification de son économie et à la recherche d'alternatives au pétrole.
Exploration de nouvelles richesses
Face aux défis posés par la fluctuation des prix du pétrole, l'Arabie saoudite explore de nouvelles avenues pour assurer la stabilité économique. Le secteur minier émerge comme une option prometteuse, avec le gouvernement saoudien annonçant une augmentation significative de ses ressources minérales. Cette démarche s'inscrit dans le cadre du programme de réforme Vision 2030 du prince héritier Mohammed ben Salmane, visant à diversifier l'économie du pays.
Le géant pétrolier Aramco montre des signes de faiblesse, avec une baisse annoncée du prix officiel de ses bruts. En réponse, l'Arabie saoudite mise sur le secteur minier pour attirer des investissements étrangers. Verisk Maplecroft, société de conseil et d'analyse des risques, considère le développement des activités minières comme l'une des parties les plus réalisables du programme Vision 2030, grâce aux infrastructures existantes telles que les chemins de fer.
Moins de dépendance au pétrole
L'Arabie saoudite a déjà entrepris sa transition vers une économie moins dépendante du pétrole. Le fonds souverain du royaume et la société minière d'État Maaden ont créé Manara Minerals, une entité destinée à investir dans des actifs miniers à l'étranger. Des acquisitions significatives, dont une participation de 10% dans la société brésilienne Vale, montrent la volonté du royaume de jouer un rôle majeur sur la scène minière mondiale.
En 2023, Maaden a annoncé des partenariats stratégiques, notamment avec la compagnie minière américaine Ivanhoe Electric et le producteur mondial aurifère Barrick. Ces collaborations visent à explorer et développer les ressources saoudiennes en or, cuivre, zinc, plomb, nickel et argent. Bien que les investissements directs en Arabie saoudite restent en deçà des objectifs fixés, le secteur minier demeure un atout majeur pour stimuler les investissements étrangers.
L'Arabie saoudite, consciente de la nécessité de diversifier son économie, mise sur ses ressources minérales, dont le potentiel financier a été réévalué à 2.500 milliards de dollars. La transition vers le secteur minier s'illustre par des initiatives concrètes, des partenariats stratégiques et des acquisitions à l'échelle mondiale. Si le pays parvient à attirer les investissements nécessaires, le secteur minier pourrait bien devenir la prochaine manne financière, offrant une alternative solide à la dépendance historique du royaume au pétrole.
CAN handball 2024 : La Tunisie assure facilement la 3e place
Après son échec en demi-finale face à l’Egypte, le sept tunisien s’est rattrapé, tout à l’heure au Caire, lors du match de classement pour la troisième place. Les coéquipiers de Hosni et Chouiref ont nettement dominé le Cap-Vert, battu sur le large score de 35-28 (20-13 à la mi-temps).
Il s’agit, là, d’une maigre consolation après la déception d’avant-hier.
Open d’Australie : Sabalenka haut la main
C’était dans l’air et la championne biélorusse l’a méritoirement confirmé. Aryna Sabalenka garde sa couronne en Australie. La Biélorusse a parfaitement tenu son rôle de favorite en s'imposant largement en finale de l'Open d'Australie face à la Chinoise Qinwen Zheng, dépassée par le niveau de jeu bien au-dessus de son adversaire (6-3, 6-2).
Il s’agit, là, d’un deuxième sacre consécutif qui fait grimper son total à deux titres du Grand Chelem. Sa défaite frustrante en finale de l'US Open en septembre dernier est désormais derrière elle et le prochain objectif de cette championne sera, tout simplement, la première place détenue par la Polonaise Iga Swiatek.
La chronique de Soufiane Ben Farhat: Israël accusé de génocide à Gaza, L’arrêt historique mais imparfait de la CIJ
● La CIJ est au rendez-vous de la grande histoire mais à la manière des équilibristes des cirques dans leurs exercices contorsionnistes.
Autant le dire d’emblée, bien que historique, l’arrêt de la Cour Internationale de Justice (CIJ) du 26 janvier 2024 contre Israël accusé de génocide à Gaza est imparfait. Mi-figue mi-raisin en quelque sorte. Et pour cause.
Une fois n’est pas coutume, Amnesty International s’est prononcée hier sans ambiguïté là-dessus. Sa secrétaire générale Agnès Callamard est allée droit au but : “Un cessez-le-feu immédiat par toutes les parties demeure essentiel et, bien que la Cour ne l’ait pas ordonné, il reste la condition première pour appliquer les mesures conservatoires et mettre fin à la grande souffrance des civils”.
Résumons. La CIJ est au rendez-vous de la grande histoire mais à la manière des équilibristes des cirques dans leurs exercices contorsionnistes.
La plus haute juridiction de l'ONU a ainsi appelé Israël à faire tout son possible pour “empêcher tout acte de génocide" dans la bande de Gaza et à laisser entrer l’aide humanitaire. Une injonction ? Que non. En matière de doctrine juridique on qualifie cela de jugement invitatif et non point forcément obligatoire. Israël est dès lors appelé à s’abstenir de tout éventuel acte génocidaire. Paradoxalement, toutes les ordonnances et tous les arrêts de la CIJ sont juridiquement contraignants. Mais ici on appelle à faire tout son possible, on appelle à s’abstenir de…etc
L’arrêt de la CIJ a ordonné cependant des mesures conservatoires. Israël doit entre autres s’abstenir de commettre des actes entrant dans le champ d’application de la Convention sur le génocide, prévenir et punir l’incitation directe et publique à commettre le génocide et prendre des mesures immédiates et efficaces pour permettre la fourniture de l’aide humanitaire à la population civile de Gaza. En outre, la Cour a ordonné à Israël de conserver les preuves liées à l’accusation de génocide et de présenter un rapport à la Cour d’ici un mois, sur toutes les mesures prises conformément à cette ordonnance.
En d’autres termes, la CIJ établit le risque génocidaire à Gaza. Elle invite plutôt qu’elle ordonne à Benjamin Netanyahu et à sa soldatesque d’arrêter les massacres et d’acheminer sans délai l’aide humanitaire en Palestine occupée.
Génocide vérifié mais implicitement reconnu du bout des lèvres
Dans Le Cid de Corneille, Chimène dit à Rodrigue : “Va, je ne te hais point”. Parmi les figures de style, on appelle ça une litote. En fait, Chimène avoue à Rodrigue qu’elle l’aime encore, bien qu’il ait tué son père ! Oui, me diriez-vous, mais qui est Chimène et qui est Rodrigue dans le cas de l’espèce ? La CIJ maintient le flou. Et le flou alimente les loups.
De fait, la CIJ se prononce mais ne synthétise pas assez clairement ses sentences. Pourtant, dans son arrêt, la Cour de la Haye a bien vérifié et reconnu quatre critères constituant le génocide à Gaza : Le meurtre des civils à large échelle, l’atteinte grave et caractérisée à l’intégrité physique ou mentale des victimes, la soumission à des conditions d'existence susceptibles d'entraîner la destruction totale ou partielle et l’entrave des naissances. Cependant, la Cour n’ose pas donner l’adjectif adéquat à ses qualificatifs patentés. Elle reconnaît toutefois les "droits des Palestiniens de Gaza d'être protégés contre les actes de génocide". Oui mais sans un cessez-le-feu immédiat le génocide se poursuit. Et ce qui est abusivement qualifié de risque génocidaire est en fait un génocide avéré.
C’est dire aussi la féroce bataille dans les coulisses de la CIJ. Américains, Israéliens et Occidentaux en prime ont voulu tout bonnement faire dessaisir la Cour de l’affaire pour deux motifs à leurs yeux. En premier lieu, l’incompétence de la Cour et en second lieu l’absence de la qualité pour agir de l’Afrique du Sud qui a enrôlé l’affaire devant la CIJ contre Israël pour génocide. Or, la Cour a répondu clairement là-dessus cette fois. Elle est compétente de sa propre compétence au regard du droit international public. Elle décide de la recevabilité ou de la non recevabilité d’une affaire en vertu de ses statuts et non point en fonction d’un autre organe qui juge de sa compétence. Son arrêt est explicite : “À la lumière de ce qui précède, la Cour conclut que, prima facie, elle a compétence en vertu de l’article IX de la convention sur le génocide pour connaître de l’affaire et que, en conséquence, elle ne peut accéder à la demande d’Israël tendant à ce qu’elle raye l’affaire de son rôle.”
Idem pour le grief israélien contestant la qualité pour agir de l’Afrique du Sud Elle rappelle que “tous les États parties à la convention sur le génocide ont, en souscrivant aux obligations contenues dans cet instrument, un intérêt commun à veiller à ce que le génocide soit prévenu, réprimé et puni. Il s’ensuit que tout État partie à la convention sur le génocide peut invoquer la responsabilité d’un autre État partie, notamment par l’introduction d’une instance devant la Cour, en vue de faire constater le manquement allégué de ce dernier à des obligations erga omnes partes lui incombant au titre de la convention et d’y mettre fin.
La Cour conclut, prima facie, que l’Afrique du Sud a qualité pour lui soumettre le différend qui l’oppose à Israël concernant des violations alléguées d’obligations prévues par la convention sur le génocide.”
Un pas en avant malgré tout
Pour décider des mesures conservatoires réclamées par l’Afrique du Sud, la CIJ a rappelé les évidences. La Cour considère en effet que la population civile de la bande de Gaza demeure extrêmement vulnérable. Elle rappelle que “l’opération militaire conduite par Israël après le 7 octobre 2023 a notamment fait des dizaines de milliers de morts et de blessés et causé la destruction d’habitations, d’écoles, d’installations médicales et d’autres infrastructures vitales, ainsi que des déplacements massifs de population. Elle note que cette opération est toujours en cours et que le premier ministre d’Israël a annoncé, le 18 janvier 2024, que la guerre « durera encore de longs mois ». Aujourd’hui, de nombreux Palestiniens de la bande de Gaza n’ont pas accès aux denrées alimentaires de première nécessité, à l’eau potable, à l’électricité, aux médicaments essentiels ou au chauffage. L’Organisation mondiale de la Santé a estimé que 15 % des femmes qui accouchent dans la bande de Gaza étaient susceptibles de souffrir de complications, et prévoyait une augmentation des taux de mortalité maternelle et néonatale en raison du manque d’accès aux soins médicaux. Dans ces circonstances, la Cour considère que la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza risque fort de se détériorer encore avant qu’elle rende son arrêt définitif.”
Le diagnostic de la Cour est clair. Il lui manque cependant le qualificatif adéquat. Cela tient en huit lettres G.É.N.O.C.I.D.E
Sur le terrain, on dénombre plus de 26.000 civils Palestiniens tués dans les bombardements israéliens sur Gaza, et 10.000 personnes seraient toujours portées disparues sous les décombres. Au moins 1,8 million de personnes sont déplacées à l’intérieur du territoire et privées d’accès à une nourriture suffisante, à l’eau, à un abri, aux installations sanitaires et à l’assistance médicale.
La France franchira-t-elle le Rubicond ?
L’Afrique du Sud, le Hamas et les Palestiniens en général ont applaudi l’arrêt de la CIJ. Israël l’a dénoncé en bonne et due forme et refuse de s’y conformer.
Pour la secrétaire générale d’Amnesty International “L’enjeu est de taille : les mesures conservatoires de la CIJ indiquent que, de l’avis de la Cour, la survie des Palestinien·ne·s à Gaza est en péril. Le gouvernement israélien doit se conformer à cette décision de la CIJ sans délai. Tous les États, y compris ceux qui ont critiqué le dépôt de plainte pour génocide de l’Afrique du Sud ou s’y sont opposés, ont clairement le devoir de veiller à l’application de ces mesures. Les dirigeants des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et d’autres États membres de l’UE doivent manifester leur respect de la décision juridiquement contraignante de la Cour et faire tout ce qui est en leur pouvoir pour s’acquitter de leur obligation de prévenir le génocide. Dans le cas contraire, cela sapera fortement la crédibilité et la confiance dans l’ordre juridique international.”
Ah tiens, la crédibilité et la confiance dans l’ordre juridique international, on s’en soucie maintenant. Des décennies durant, on s’en est moqué comme d’une guigne. Bon réveil la compagnie. Mieux vaut tard que jamais.
La première bataille est prévue à New York, au Conseil de sécurité. Il lui incombe de veiller aux mesures décidées par la Cour Internationale de Justice. La France préside le Conseil cette session et a un impérieux devoir d'appeler à une séance pour réagir à cette décision.
Le fera-t-elle ? Pour l’instant j’en doute fort. A preuve, le président français Emmanuel Macron a promulgué hier depuis New Delhi où il est en déplacement la loi immigration dont 35 articles ont pourtant été dénoncés par le Conseil constitutionnel français. La droite ainsi que les macronistes accusent le Conseil constitutionnel d’avoir commis un “coup d’Etat de droit” ! La loi a été publiée au Journal officiel ce 27 janvier, et les premières instructions d’application ont déjà été présentées aux préfets.
Je le disais bien, le flou alimente les loups…
S.B.F
Profitant à la Tunisie : Les flux touristiques bien orientés
L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a annoncé cette semaine que 1,3 milliard de touristes ont voyagé à l’étranger en 2023, soit une hausse de 44% par rapport à 2022. Ce chiffre équivaut à 88% du niveau de 2019, avant la pandémie du Covid-19.
Selon l’agence de l’ONU, 1,3 milliard de personnes ont voyagé en 2023. Elle prévoit, également, que le nombre de touristes internationaux devrait dépasser légèrement son niveau pré-pandémie en 2024 à la faveur de la reprise du secteur en Asie et malgré les tensions internationales.
Forte reprise de l’activité
Deux régions du monde ont tout particulièrement porté cette reprise de l’activité : d’une part le Moyen-Orient avec un niveau d’arrivées de touristes de 22% supérieur à celui de 2019, et d’autre part l’Europe, qui est la première destination au monde avec une activité à 94% de son niveau pré-pandémie.
Quant à l’Asie, la reprise est plus faible (65% de l’activité de 2019) malgré la fin des restrictions sanitaires en Chine.
Mais pour autant, note l’agence, « les dernières données de l’OMT mettent en lumière la résilience et le rebond rapide du tourisme ». Et les effets sur la « croissance » et les « emplois » se font déjà sentir, relève le secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili.
Des premiers chiffres montrent des recettes liées au tourisme international atteignant 1 400 milliards de dollars en 2023. Le tourisme contribuerait ainsi à 3% du PIB mondial, trafic aérien inclus. Et pour cette année ? Les arrivées touristiques devraient ainsi dépasser de 2% le niveau de 2019, établissant un nouveau record.
Le tourisme international devrait retrouver complètement les niveaux d’avant la pandémie en 2024, les premières estimations tablant sur des chiffres en progression de 2% par rapport aux niveaux de 2019.
Perspectives favorables
Ces perspectives favorables ressortent aussi de la dernière enquête en date menée pour établir l’indice de confiance de l’OMT. Les considérations qui entrent en jeu concernent principalement l’existence d’une marge importante de redressement dans toute l’Asie. La réouverture d’un certain nombre de marchés émetteurs et de destinations va stimuler la reprise dans la région et à l’échelle mondiale.
Également, le tourisme émetteur et récepteur chinois devrait connaître une accélération en 2024, avec la facilitation de la délivrance des visas et l’augmentation des capacités aériennes. La Chine applique une dispense de visa aux voyageurs qui sont des ressortissants de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, des Pays-Bas, de l’Espagne et de la Malaisie pendant un an jusqu’au 30 novembre 2024.
Enfin, les mesures de facilitation des visas et des voyages favoriseront les voyages à destination et à l’intérieur du Moyen-Orient et de l’Afrique incluant la Tunisie, avec la mise en place par les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) d’un visa touristique unifié comparable au visa Schengen et les mesures visant à faciliter les voyages intra-africains au Kenya et au Rwanda.
Festival de la chanson tunisienne, La Palestine au cœur et en chœur
La 22ème édition du Festival de la chanson tunisienne aura lieu sur trois jours, les 14, 15 et 16 mars 2024, dans une session exceptionnelle ayant pour thème "La résistance palestinienne".
L’appel à candidatures est ouvert aux artistes professionnels et émergents qui peuvent postuler jusqu’au 20 février 2024, informe un communiqué de l’Etablissement national pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles (ENPFMCA).
Les projets candidats éligibles sont ceux qui ont créées à partir du 1er janvier 2023 ou en cours de production. Chaque œuvre doit être d’une durée maximale de 4 minutes.
De plus amples informations sur les pièces à fournir sont disponibles sur le site de l’ENPFMCA qui organise ce festival. Cette nouvelle édition sera organisée en partenariat avec d’autres établissements publics placés sous l’égide du ministère des Affaires Culturelles, à savoir le théâtre de l’Opéra, le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM-Ennejma Ezzahra) et la direction de musique et de danse.
Ce rendez-vous annuel dont la création remonte aux années 60, vise à relancer la chanson tunisienne ainsi que de faire prévaloir ses spécificités et son caractère typique. Après une absence de 11 ans, le festival avait repris en 2021. Il est ainsi à rappeler que l’édition 2023 avait eu lieu sur cinq jours, du 7 au 11 mars.
Le festival propose deux compétitions et accueille des œuvres réunissant des interprètes, des poètes, des compositeurs et des arrangeurs musicaux. Selon le règlement, les artistes professionnels et émergents sélectionnés dans la compétition de la chanson tunisienne présentent des œuvres sous forme de chansons instrumentales ou de nouveaux genres musicaux.
Edition spéciale, l'édition 2024 est ouverte à différents de création musicale.
"L'UNRWA" : Plusieurs pays annoncent la suspension de leur financement à l'Office
À la lumière des allégations « israéliennes » affirmant la participation de plusieurs employés de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) dans l'attaque du 7 octobre, l'Office a annoncé vendredi 26 janvier la résiliation des contrats de "plusieurs" de ses employés. A leur tour, les États-Unis ont gelé tout financement à l'Office onusien. Le Canada, l'Australie et l'Italie ont fait de même en suspendant leur financement, entre le 26 et le 27 janvier 2024, mettant ainsi en péril l’état financier de l’Office et son avenir dans la bande de Gaza et dans d'autres régions.
Il est à noter que l'UNRWA fournit une aide humanitaire et contribue à protéger les réfugiés en fournissant des services de base et primaires. Ses opérations sont considérées comme précieuses et vitales, en particulier compte tenu de la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza. Cette pression internationale sur son budget intervient à un moment critique. (Selon MCD).
Finances publiques tunisiennes.. Un nouvel élan
Le chef du gouvernement, Ahmed Hachani, vient de prendre connaissance lors d’un conseil ministériel, d’un rapport qui a été élaboré dans l’objectif de planifier des réformes liées à la gestion des finances publiques, et ce, dans le cadre d’un programme de grande envergure d’ajustement économique lancé par le gouvernement tunisien.
La présidence du gouvernement précise dans un communiqué, paru à cet effet, que le rapport de planification des réformes liées à la gestion des finances publiques, présenté par le ministère des Finances lors de ce conseil ministériel, s’articule autour de cinq axes stratégiques. Il s’agit notamment de la maîtrise et du contrôle des dépenses publiques ainsi que la mobilisation des ressources budgétaires.
Le rapport comprend également le développement du système comptable de l’État, la gestion de la trésorerie et l’amélioration de la gestion des ressources humaines, ainsi que le développement du système d’information de la direction des finances publiques. Il s’agit d’objectifs réalistes et réalisables au vu du caractère prospectiviste du but général de la réforme.
Toutefois, il convient de noter que les différentes revues du système national des finances publiques qui ont précédé la révolution tunisienne se sont accordées sur la solidité de ce système. Avec un taux d'endettement ne dépassant pas 40% avant la révolution et un déficit ne dépassant pas les 3%, la Tunisie est considérée parmi les pays à finances publiques de bonne qualité.
Cependant, le caractère classique de son système budgétaire et la déconnection de facto des prévisions budgétaires des objectifs du plan de développement ont réduit, depuis plusieurs années, les chances du pays pour réaliser un meilleur niveau de développement, et de créer suffisamment de postes d'emploi pour une population de plus en plus jeune et éduquée. La dispersion des objectifs d’une gestion saine des finances publiques durant la dernière décennie a imposé une réforme majeure, à ce titre.
On s’accorde de plus en plus sur le fait que le succès du pilotage de réformes aussi importantes que celles concernant les finances publiques, qu'il s'agisse des réformes budgétaires ou fiscales ne va pas de soi. Non seulement le pilotage de ces réformes se déroule dans un cadre général multidimensionnel mais dans le domaine des finances publiques la réussite du changement est un défi à plusieurs titres pour les responsables tous confrontés pareillement à une autre culture de la gestion financière publique, à de nouveaux concepts, à de nouvelles règles du jeu.
En outre, une réforme a beaucoup de chance de réussir que si elle prend en compte le fait que tout contexte national est particulier, c’est le cas pour le gouvernement tunisien actuel qui prend en considération parfaitement cet axe majeur de réforme.
Le pilotage des réformes financières publiques ne doit pas seulement être conçu comme un pilotage administratif et gestionnaire mais comme un pilotage institutionnel. Le défi à relever aussi est de ne pas réduire la réforme à une pression quantitative accrue et à une gouvernance par les chiffres. La réussite serait également assurée si on considère que les objectifs fixés ne sont jamais immuables mais toujours évolutifs. Autrement dit, la démarche doit être progressive et faire l'objet d'une évaluation permanente.
L’Observatoire Tunisien de l’Eau miserait sur les semences locales
En marge d'une table ronde sous le thème "Sommet sur le climat 28 : Quels résultats ?", le coordinateur de l'Observatoire Tunisien de l'Eau, Ala Marzouki, a affirmé dans une déclaration accordée aux médias aujourd'hui, samedi 27 janvier 2024, que les changements climatiques ont eu un impact négatif sur la situation hydrique en Tunisie.
Il a précisé que le pays a souffert de cinq années consécutives de sécheresse. Ceci a endommagé les réserves des barrages, les cultures et la richesse animale.
Marzouki a souligné qu'avec les précipitations récentes, la situation des cultures pluviales s'est améliorée. Par contre les réserves des barrages n'ont pas beaucoup progressé. Ceci implique la poursuite des mesures exceptionnelles prises pour réduire la consommation de l'eau.
Il a insisté sur la nécessité de rationaliser l'orientation des quantités disponibles pour les cultures, en tenant compte des particularités climatiques du pays pour fournir les légumes basiques au citoyen tunisien. Et il s'est exclamé sur l’exportation continue de l'eau à travers les produits agricoles consommateurs d'eau.
Marzouk a déclaré qu'il existe aujourd’hui une prise de conscience chez les citoyens de la valeur de l'eau après les périodes de sécheresse que le pays a traversée. Et il a appelé les agriculteurs à utiliser les semences locales qui ne consomment pas beaucoup d'eau, soulignant que l'État doit investir dans la culture de la valeur de l'eau en l’intégrant dans le programme de l'éducation.
Le déficit budgétaire réduit de moitié... 2023, l'année du compter sur soi
Le déficit du budget de l'Etat s'est réduit de 46,1% à la fin du mois de novembre 2023 pour s'établir à 3169,1 millions de dinars, contre 5881,9 millions de dinars durant la même période en 2022, selon les résultats provisoires de l'exécution du budget publiés cette semaine par le ministère des Finances.
Cette amélioration s'explique par l'évolution des ressources budgétaires de 8,4%, à 38,39 milliards de dinars du fait principalement de l’augmentation des recettes fiscales de 8,6% à 34,39 milliards de dinars alors que les recettes non fiscales se sont situées à 3,38 milliards de dinars.
Par ailleurs, les charges budgétaires ont légèrement augmenté de 1,5% à fin novembre écoulé pour atteindre 40,94 milliards de dinars, en raison d'une hausse de 24,7% des charges de financement (intérêts de la dette) à 5,07 milliards de dinars, des dépenses de rémunération de 1,7% à 19,63 milliards de dinars,et des dépenses d'investissement à 3,80 milliards de dinars.
Les ressources de Trésorerie ont augmenté sensiblement pour atteindre 16,90 milliards de dinars en novembre 2023, contre 13,20 milliards de dinars durant la même période en 2022
Ces données, qui montrent clairement une nette amélioration des ressources de l'Etat et une maîtrise du service de la dette, confirment la possibilité de compter sur les ressources propres de l’Etat pour surmonter les problèmes financiers et économiques que connaît la Tunisie depuis des années, en s'appuyant sur un certain nombre de mesures dans le domaine de la mobilisation des ressources et de la limitation des dépenses.
Des signes de renforcement des ressources budgétaires sont apparus à plusieurs niveaux dénotant la nouvelle stratégie adoptée pour arrêter l'hémorragie de l’endettement extérieur et ce, via des avancées significatives pour éviter une plus grande dépendance à l'égard des donateurs internationaux avec l’adoption d’une politique fiscale qui tient compte des spécifiés et des moyens réels financiers et économiques du pays.
La Tunisie a réduit ses emprunts extérieurs et a remboursé toutes ses dettes, ce qui a été soutenu par l'amélioration des conditions de négociation avec les donateurs internationaux, le président Kaïs Saeid ayant exprimé son refus d'abandonner le système de subventions, compte tenu des répercussions négatives de cette démarche sur la paix sociale et de ses effets néfastes sur les conditions de vie des citoyens.
L'année 2023 a prouvé que le principe du « compter sur soi » est possible en Tunisie, mais la poursuite de cette démarche passe par le soutien à la croissance et la réforme des finances publiques.
L’examen de l’affaire du martyr Brahmi, reporté
La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter l'examen de l'affaire de l'assassinat du martyr Mohamed Brahmi au 5 avril prochain. Et ce, en attendant l'achèvement des procédures de démêlage du dossier.
Lors de l'audience d’hier vendredi, le 26 janvier 2024, les accusés en état d'arrestation ont été emmenés de la prison, sous une forte surveillance. Certains d'entre eux ont refusé de quitter la salle de détention du tribunal pour comparaître devant la cour.
Les avocats de la défense ont demandé l'examen du dossier et ont plaidé contre tout retard supplémentaire en fixant la prochaine audience de la plaidoirie. En revanche, les avocats de la partie adverse ont demandé le report en attendant la fin des procédures préparatoires.
Le M.A.E palestinien : la poursuite du génocide est une désobéissance à la CIJ
Le ministère des affaires étrangères palestinien a affirmé dans un communiqué officiel publié aujourd’hui, que la Cessez-le-feu immédiat est la seule voie qui oblige « Israël » à appliquer les résolutions adoptées par la Cour Internationale de Justice, pour protéger les civils palestiniens et assurer leurs besoins. Selon l’agence de presse WAFA.
Le ministère, considère que la poursuite de la guerre de génocide contre « notre peuple est un défi israélien » à la décision de la cour.
Et il avertit qu'il s'agit d'une destruction systématique de la région, de la création d'un environnement pollué qui repousse la population, en particulier en ce qui concerne le ciblage des hôpitaux et des stations d'assainissement. En ce qui concerne la poursuite de la politique de la faim et de la soif et la privation des besoins les plus élémentaires des citoyens, en particulier en hiver. Selon le même communiqué.
L’auteur du « Mort d’un chartreux » se raconte…
L’écrivain français Gérard Vincent donnera cet après-midi, à partir de 17h00, rendez-vous à ses lecteurs en Tunisie. La rencontre qui aura lieu à la librairie « Mille-feuilles », la Marsa portera sur la dernière parution de l’auteur : « Mort d’un chartreux » qui constitue son premier roman après de nombreux livres d’essai.
Pierre Dambleteuse, jeune ingénieur, décide de tout quitter. Lui qui à l’âgé de 16 ans, porté par les poèmes de Rimbaud, a beaucoup rêvé de devenir poète…Pierre a été fiancé et il semblait mener une vie idéale et heureuse. Puis du jour au lendemain, il a avait l’impression d’être en enfer… Il est alors hospitalisé pour une évaluation psychiatrique. Après tant d’examens, le médecin déduit que Pierre est schizophrène… Jour après jour, malgré le traitement, Pierre sombre de plus en plus dans les hallucinations. Bouleversé, épuisé, perdu par ses voix qui remplissent sa tête, Pierre ne sait pas quoi faire jusqu’au jour où il entend une voix qui lui a éclairé son chemin et lui a permis de prendre sa décision : devenir moine.
Il n’avait que 24 ans quand il a fait face à cette épreuve difficile et quand il a choisi de prendre ce nouveau chemin. Quatre ans plus tard, il entre à la Grande Chartreuse.
Le voilà, après trente ans exactement, à l’âge de 56 ans, il apprend qu’il est atteint d’une tumeur au cerveau, inopérable, alors, il refuse de s’hospitaliser, demandant au supérieur du monastère l’autorisation d’écrire un journal intime. Il ne lui reste qu’une année à vivre.
Dans les mots, dans l’écriture, il trouve le refuge, la consolation, pour aller au bout de son chemin de vie… des mots qui émanent d’une méditation sur la foi et d’une contemplation de la beauté terreste et où les émotions, les pensées et les souvenirs se croisent.
Le roman qui a trouvé de bons échos s’inspire du vécu de l’écrivain Gérard Vincent qui après des études commerciales à l’EDHEC de Lille, il s’est dirigé vers les lettres à l’Université d’Aix-en-Provence. Il doit cependant interrompre son parcours universitaire suite à une grave dépression le menant à une hospitalisation. Cette expérience se trouve au cœur de ce premier roman, paru aux éditions du Rocher en 2022.
De ce vécu personnel, du personnage de ce roman Pierre Dambleteuse et de l’écriture comme thérapie, l’écrivain Gérard Vincent parlera cet après-midi à ses lecteurs.
Imen.A.
















