De la viande espagnole et irlandaise sur nos tables à Ramadan ?
La Chambre nationale des bouchers a confirmé l’existence d’une pénurie de moutons cette année. Et ce, à cause du manque de pluie laquelle a entraîné une pénurie de viande rouge.
Dès lors, en prévision du provisionnement du marché en viande rouge pour le mois de Ramadan, une demande a été présentée au ministère du Commerce par une société de viande. Cette dernière compte importer de la viande rouge réfrigérée (halal) en provenance de l’Espagne et de l’Irlande pour répondre à la demande de consommation. Cette demande aurait été acceptée par le ministère du Commerce. Les déclarations données aux médias par les responsables de la Chambre annoncent un prix allant de 33 à 35 dinars le kilo.
Six mois de prison avec sursis à l’encontre de Lotfi Mraihi
Le secrétaire général du parti de l’Union populaire républicaine (UPR) et candidat à la présidence en 2019, Lotfi Mraihi a été condamné à six mois de prison avec sursis par la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis.
Le parquet de la Cour de première instance de Tunis avait initialement maintenu Mraihi en état de liberté et l’a renvoyé devant la chambre correctionnelle.
Notons que des accusations de diffamation contre le président de la République pesaient sur Lotfi Mraihi. Ce dernier aurait formulé ces propos diffamatoires sur les réseaux sociaux.
L’état d’urgence est prolongé jusqu’au 31 décembre.
L’état d’urgence en Tunisie a été prolongé pour une durée de onze mois supplémentaires à compter du 31 janvier 2024. Il sera donc prolongé jusqu’à la fin de l’année, à savoir jusqu’au 31 décembre 2024.
C’est en vertu du décret présidentiel n°97 en date du 30 janvier que l’état d’urgence est prolongé sur l’ensemble du territoire.
Rappelons qu’en fin novembre 2015, l’état d’urgence a été décrété à la suite d’une attaque terroriste contre un bus de la Garde présidentielle survenue à Tunis et ayant fait 12 morts et 16 blessés sous le règne de feu Béji Caïd Essebsi.
Depuis cette attaque, l’état d’urgence a été prolongé à plusieurs reprises.
CAN 2023 : Deux belles affiches au programme d’aujourd’hui
Ce soir, on aura droit aux deux derniers matches de la CAN 2023 comptant pour les huitièmes de finale avec la participation du Maroc, la dernière équipe arabe encore en course.
Mali-Bukina Faso (18h)
Cette avant-dernière affiche des huitièmes met aux prises deux équipes en territoire conquis, compte tenu des importantes communautés maliennes et burkinabè sur le sol ivoirien, surfant sur les rapports de bon voisinage entretenus avec leurs hôtes, qui plus est à Korhogo, au Nord du pays et non loin des frontières avec les deux voisins. Visant le dernier carré, plus atteint depuis 2013, les Aigles du Mali espèrent passer le cap des huitièmes après deux éliminations au même stade lors des deux précédentes éditions. Ayant terminé quatrièmes il y a deux ans au Cameroun, les Étalons du Burkina Faso rêvent eux d’une deuxième finale depuis 2013, mais la phase de groupes, mitigée (une victoire, un nul puis une défaite) a semé le doute.
Maroc-Afrique du Sud (21h)
Dernier match de ces huitièmes de finale, ce Maroc-Afrique du Sud est prometteur, vu le niveau technique et les ambitions des deux équipes. Demi-finalistes de la Coupe du monde 2022, les Marocains n’espèrent pas moins qu’une victoire en finale, même s’ils refusent l’étiquette de favoris. Absents de la précédente édition, les Bafana Bafana entendent de leur côté retrouver les quarts de finale pour la première fois depuis 2019. En juin dernier, l'Afrique du Sud avait battu 2-1 un Maroc qui sera privé de Sofiane Boufal, voire de Hakim Ziyech, lui aussi blessé. Malgré leur statut de favoris, les Lions de l'Atlas restent donc sur leurs gardes.
Algérie : Belmadi ne veut plus partir !
Après l'élimination précoce de l'Algérie dès la phase de groupes de cette CAN 2023, une tension palpable avait émergé entre le sélectionneur, Djamel Belmadi, et le président de la Fédération Algérienne de Football (FAF), Walid Sadi. Le sélectionneur des Fennecs avait dans un premier temps décidé de démissionner. Par la suite, le technicien n'a pas apprécié que Sadi communique publiquement sa décision de faire ses valises avant même de rentrer au pays. En outre, des désaccords financiers sont apparus et Belmadi refusait de signer la résiliation de son contrat mais semblait tout de même enclin à un départ. Sauf que la donne aurait changé ! Du moins si l'on en croit les révélations de certains médias algériens qui confirment que “Belmadi a quitté Alger lundi soir en direction de Doha (où il réside), sans pour autant trouver une solution au dilemme, puisque il n'a pas rencontré le président de la FAF. Belmadi veut continuer sa mission jusqu'au bout et se qualifier pour la Coupe du monde, compte tenu des deux matches gagnés et la première place que l'équipe nationale occupe au classement de son groupe.“
Sauf que du côté de la FAF, qui recherche activement son successeur, la page est déjà tournée et Sadi veut un autre entraîneur et estime que Belmadi ne peut pas continuer après l'échec cuisant de la Coupe d'Afrique.
FTF : Assemblée générale élective le 9 mars 2024
La Fédération tunisienne de football a annoncé, ce mardi, avoir convoqué une Assemblée générale élective pour la période 2024-2028, le 9 mars 2024 et ce, en coordination avec l'Instance indépendante pour les élections, la Commission nationale d'appel et la Fédération internationale de football (FIFA).
L'Instance indépendante pour les élections dévoilera, ultérieurement, tous les détails relatifs à la tenue de cette Assemblée générale élective.
D’autre part, le bureau fédéral a nommé l'expert technique auprès de la FIFA et de la CAF Belhassen Malouche en tant que consultant chargé de la Direction technique nationale.
Sénégal - Diatta accuse la CAF : “vous êtes des corrompus” !
Les Sénégalais n’ont pas digéré leur élimination devant la Côte d’Ivoire et cela s’est traduit par des protestations et des accusations qui ne seront sûrement pas sans suites. Krépin Diatta, le talentueux latéral droit du Sénégal, a ouvertement accusé des membres de la Confédération Africaine de Football (CAF) de corruption. Ces déclarations choc surviennent après la défaite controversée de son équipe face à la Côte d'Ivoire (1-1, 4 tab à 5) lundi en huitièmes de finale de la CAN 2023.
La frustration de Diatta s'est notamment manifestée suite à une action clé du match, où une faute pas évidente sur Ismaïla Sarr n'a pas été soumise à la vérification de la VAR à la 55e minute. “Vous êtes des corrompus. Gardez votre coupe d'Afrique“, a lancé Diatta à des membres de la CAF dans la zone mixte après le match, marquant ainsi son indignation face à ce qu'il considère comme une injustice flagrante, rapporte RMC Sport. Diatta a pourtant vite oublié que son coéquipier Sadio Mané a mérité un carton rouge au début du match que l’arbitre a « oublié » suite à un vilain tacle que la VAR a également omis.
L’ESCWA appelle à développer la réglementation des groupements économiques en Tunisie
Un nouveau rapport de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie occidentale (ESCWA) sur les cadres réglementaires des environnements d’affaires dans le monde arabe vient de paraître la semaine dernière et a comporté une partie ayant analysé l’évolution du climat des affaires et de la concurrence en Tunisie.
Dans ce contexte, l’ESCWA considère qu’un régime clair de concentration relatif aux groupements économiques doit être établi tandis que les études sur le marché (impact de la concentration économique) doivent inclure des critères et des conditions clairs (effet sur les prix, les investissements, pouvoir de veto, etc.). En outre, une définition claire des accords verticaux et horizontaux devrait être incluse.
Le rapport souligne que la concentration économique est définie à l'article 7 de la loi sur la concurrence. Plusieurs pratiques conduisant à un changement de contrôle dans les entreprises ou renforçant une position dominante sont prises en considération, notamment celles qui permettent d’exercer une influence déterminante sur l'activité d'une entreprise.
Toujours selon l'article 7, on note que le régime de notification des fusions est volontaire et, dans l'attente d'une décision à ce sujet, les parties concernées doivent s'abstenir de prendre des mesures qui rendraient la fusion irréversible ou modifieraient la situation du marché. Le seuil de notification devient obligatoire et suspensif lorsque la part moyenne de ces entreprises regroupées dépasse, au cours des trois dernières années, 30% des ventes, achats ou toutes autres transactions du marché intérieur.
Le rapport propose une évaluation complète de 22 pays de la région, couvrant cinq domaines clés qui impactent l'environnement des affaires et qui sont en relation notamment avec la concurrence, la protection des consommateurs, la lutte contre la corruption, les investissements directs étrangers (IDE), et le droit des sociétés.
Pour la Tunisie, l’indicateur synthétique d’évaluation du cadre réglementaire de l’environnement des affaires est bien situé dans le dernier rapport de l’ESCWA puisqu’il a évolué de 2,93 (niveau basique) en 2020 à 4.18 (niveau développé) en 2023.
L’ESCWA rappelle que la Tunisie a adopté la loi sur la concurrence et les prix en 1991, et l'a depuis révisée à plusieurs reprises, avant de la remplacer par la loi n° 36 de 2015 relative à la réorganisation de la concurrence et des prix.
La Tunisie travaille, selon l’organisation, actuellement sur des réformes de la concurrence, en coopération avec l'Union européenne et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) alors que le Conseil de la concurrence s'est montré actif dans l'exercice de ses fonctions et s’est intéressé à des activités dans différents secteurs, notamment la santé et les télécommunications.
Ammar préside demain la 16ème édition du comité Tuniso-Omanais
M. Nabil Ammar, ministre des Affaires étrangères, de l'Immigration et des Tunisiens à l'étranger, effectue, le 31 janvier 2024, une visite officielle au Sultanat d'Oman, suite à une mission confiée par le Président de la République. Ammar présidera les travaux de la 16ème édition du Comité conjoint Tuniso-Omanais en compagnie de son homologue, M. Badr Albusaidi, ministre des Affaires étrangères omanais.
Ce comité conjoint constituera une étape supplémentaire dans le renforcement des liens fraternels et le renforcement des relations de coopération entre les deux pays, les élevant à un niveau de partenariat actif.
Au cours de cette visite, plusieurs accords seront signés dans divers domaines de coopération, visant à enrichir le cadre juridique régissant les relations entre les deux pays.
Le programme de la visite comprend, en plus de la présidence de la partie tunisienne lors des travaux de la 16ème session du comité conjoint, des rencontres avec les responsables omanais et le président de l'Agence d'investissement omanaise.
Le ministre des Affaires étrangères et des Tunisiens à l'étranger inaugurera également le nouveau siège du club social de la communauté tunisienne résidant au Sultanat d'Oman. Et il aura l'occasion de rencontrer les membres de la communauté pour écouter leurs préoccupations, suggestions et idées afin d'améliorer la qualité des services qui leur sont fournis et renforcer la présence tunisienne au Sultanat.
Une délégation d'hommes d'affaires dirigée par M. Samir Majoul, président de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, accompagnera le ministre. La délégation tiendra des réunions professionnelles avec les responsables de la Chambre de commerce et d'industrie d'Oman ainsi que leurs homologues omanais.
Une « Île aux enchères » et « Révolution under 5’ » à la Cinémathèque
Le rideau tombe demain, dans l’après-midi, sur le cycle de projection « L’Ere documentaire » qu’a proposé la Cinémathèque tunisienne au large public, depuis le 17 janvier 2024 avec comme objectif mettre en lumière les films documentaires tunisiens réalisés après le 14 janvier 2011 et qui ont abordé différents aspects de la révolution, apportant des éclairages sur des questions socio-politiques, écologiques comme culturelles.
Pour la clôture de ce rendez-vous spécial qui a permis de lire les changements qu’a connu le secteur cinématographique tunisien à travers la table ronde organisée, il y a déjà une semaine, la Cinémathèque tunisienne propose aux cinéphiles, à partir de 18h30, « L’île aux enchères » de MajdiKaaniche et « Révolution under 5’ » de Ridha Tlili.
Sorti en 2026, « L’île aux enchères » est un court-métrage de 12mn qui raconte le combat que mènent quotidiennement les habitants des îles de Kerkennah contre les sociétés pétrolières, première source de pollution marine.
Le 2ème documentaire à découvrir, lors de cette soirée de clôture, est « Révolution under 5’ » (Une révolution moins cinq minutes). Long-métrage documentaire (75mn), le film est produit par « Ayanken Films », en 2011.
Ce film suit l’aventure d’un groupe de jeunes artistes tunisiens de guérilla qui ont porté leur bataille contre la répression sur les rues en Tunisie, sur les murs tristes d’une Tunisie qu’ils souhaitent meilleure, libre, à l’écoute de sa jeunesse. Leurs instruments ou outils de guerre sont des scanners, des ordinateurs, des bombes à retouche, des pinceaux et de la peinture.
Bien connectés à l’actualité, ils ont monté une web-radio pour maintenir la communication avec les militants et les activistes, et pour s’exprimer en toute liberté.
Défiant le système et toute sorte de censure, ils ont choisi d’investir les murs, dessinant les slogans et des images, écrivant des messages de revendications… Du parcours de ce groupe de ces « militants artistiques » qui présentent leur action comme du « terrorisme esthétique », Ridha Tlili parlera dans ce film.
Imen.A.
La moitié des projets de la BERD en Tunisie sont inclusifs
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a indiqué jeudi 25 janvier 2023 que pour améliorer l’expérience des investisseurs et l’écosystème d’investissement dans son ensemble en Tunisie et afin d’attirer les investissements directs étrangers et créer des emplois, elle a lancé en collaboration avec l’Autorité tunisienne de l’investissement (TIA) une plateforme nationale d’investissement qui joue le rôle d’un guichet unique pour les investisseurs.
Dans ce même contexte, elle a souligné qu’elle a investi au pays 213 millions d'euros soit l’équivalent de 720 millions de dinars en 2023 dans huit projets. Près de 80% des investissements concernaient le secteur privé et 50% des projets étaient inclusifs.
Poursuivant son soutien à la région sud et orientale de la Méditerranée (SEMED) en 2023, la BERD y a réalisé plus de 2 milliards d'euros de nouveaux investissements, dont 93% dans le secteur privé. Le financement a été orienté vers 42 projets et plusieurs lignes de facilitation des échanges, et 45% des projets étaient inclusifs en matière de genre.
La région SEMED dans son ensemble a continué de bénéficier d’un soutien important de la part des donateurs, notamment de l’UE, du Compte multi-donateurs SEMED de la BERD, du Fonds vert pour le climat, du Mécanisme mondial de financement concessionnel et d’autres donateurs bilatéraux et multilatéraux.
En Tunisie, les priorités stratégiques de la BERD se concentrent sur le soutien à la compétitivité du pays, en aidant à l’ouverture des marchés, en renforçant la gouvernance et en uniformisant les conditions de concurrence outre la promotion de l'inclusion économique des femmes, des jeunes et des populations vivant dans des zones reculées grâce à l'engagement du secteur privé.
La banque œuvre également pour le renforcement de la résilience du secteur financier et l’élargissement de l'accès au financement et le soutien à la transition vers une économie verte en Tunisie.
La chronique de Soufiane Ben Farhat : Cherche le président Mahmoud Abbas désespérément
La chronique de Soufiane Ben Farhat
C’est quand même effarant. Cela fait plus de cent-dix jours que la machine de guerre israélienne décime les Palestiniens dans la bande de Gaza ; paradoxalement, le président de l'Autorité palestinienne se fait rare. Que dis-je, Mahmoud Abbas fait carrément le dos rond !
Et pourtant. Pour une fois, le journal français Libération a “osé” il y a quelques jours une analyse raisonnée et fondée sur l’ampleur réelle du cataclysme meurtrier à Gaza : “Officiellement, l’offensive israélienne dans la bande de Gaza a déjà tué plus de 24.400 personnes, en grande majorité des femmes et des enfants, selon les dernières estimations du ministère de la Santé de Gaza administré par le Hamas. Un taux de mortalité quotidien supérieur à celui de tout autre conflit majeur du XXIe siècle. Et ce bilan déjà effroyable pourrait être bien supérieur à celui annoncé. Celui-ci exclut en effet les personnes décédées hors des hôpitaux, enterrées de manière précipitée, et dont les corps sont toujours ensevelis sous les décombres. Soit des milliers, voire des dizaines de milliers de Gazaouis.
«Sur la base de l’expérience passée du conflit dans le territoire palestinien occupé et dans d’autres régions, il est possible que les chiffres soient sous-estimés», confirme Tarik Jasarevic, porte-parole de l’Organisation mondiale de la Santé. Le professeur d’économie Michael Spagat, président de l’association «Every Casualty Counts» («chaque victime compte»), assure de son côté qu’il ne «serait pas surpris de découvrir que le nombre réel de morts violentes est deux fois plus élevé» que les chiffres du ministère de la Santé.”
Surprenant effacement
C’est aussi désespérant et insoutenable qu’un déluge de sang, non ? Malgré cela, le président Mahmoud Abbas se calfeutre dans son terrier. Oui, c’est évident, les bureaux présidentiels à Ramallah s’apparentent à un terrier où l’on se cache quand on a peur. Les bunkers, eux, peuvent être occupés par les combattants.
Résumons. La guerre menée par la soldatesque israélienne à Gaza a revêtu d’emblée une dimension régionale et internationale. Régionalement, c’est un arc de cercle qui s’étend d’est en ouest de l’Irak au Yémen, en passant par la Syrie et le Liban. Des combats acharnés ont lieu sur ces fronts aussi, principalement au Sud-Liban. Internationalement, cela implique les principaux pays de l’OTAN, Américains en tête, avec leurs navires de guerre et leurs porte-avions y compris nucléaires patrouillant en Méditerranée orientale et en Mer rouge. L’Iran, la Chine et la Russie demeurent quant à eux en position d’embuscade. De son côté, l’opinion mondiale, principalement dans les pays occidentaux, s’est exprimée et n’en finit pas d’exprimer son refus catégorique de cette guerre inique, meurtrière et injuste.
L’Afrique de Sud s’est même saisie de la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye incriminant Israël pour génocide à Gaza. Outre les éminents juristes sud-africains et internationaux plaidant à La Haye, même le président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est pleinement investi à la CIJ où le président Mahmoud Abbas a brillé par son effacement.
Soyons réalistes. La posture de Mahmoud Abbas n’est point obligée mais volontaire. L’Autorite palestinienne, avec ses quelque soixante-mille forces de sécurité armées, se maintient délibérément hors du conflit. Même si l’armée d’occupation israélienne a tué des centaines de Palestiniens en Cisjordanie.
Diplomatiquement, l’Autorité palestinienne adopte la politique de la chaise vide. Une aberration là aussi. Ce qui en dit long sur son degré de compromission, sinon délibérément consentie, du moins pratique et effective.
Une excroissance aberrante des défunts accords d’Oslo
Dans la guerre, dans toute guerre, le poids des hommes à la barre compte. L'empereur allemand Guillaume II, déposé en 1918 à l’issue de la Première Guerre mondiale, avait écrit dans ses Mémoires : “La cause principale de la défaite allemande ? Clemenceau… Non, ce ne fut pas l'entrée en guerre de l'Amérique, avec ses immenses renforts… Aucun de ces éléments ne compta auprès de l'indomptable petit vieillard qui était à la tête du gouvernement français… Si nous avions eu un Clemenceau, nous n'aurions pas perdu la guerre.”
Par antithèse, si l’on ose dire, l’exemple du défunt président Yasser Arafat est on ne peut plus éloquent à ce propos. Ce fut un véritable combattant qui a transformé la cause palestinienne de simple affaire de réfugiés en une question de peuple, de patrie spoliée et d’Etat.
Au fait, qu’est-ce que Mahmoud Abbas et l’Autorité palestinienne ici et maintenant ? C’est tout simplement une excroissance aberrante des défunts accords d’Oslo de 1993. Dans son petit réduit à Ramallah, le président Mahmoud Abbas s’agrippe à une fiction, une chimère en quelque sorte. Elle consacre déjà et préfigure un bilan politique complètement gâché.
Dans l’histoire, pour les dirigeants principalement, il faut savoir ne pas rater sa sortie. Nous en connaissons de bien affligeants exemples depuis Lamine Bey. Mahmoud Abbas pourrait sauver la mise par un spectaculaire retournement de posture. Quitte à quitter Ramallah et prendre l’opinion mondiale, ladite communauté internationale et le grand tribunal de l’Histoire à témoin.
Sinon, au bout du compte, la vie est composée pour 10% par ce qu’il vous arrive et par 90% par comment vous y réagissez n’est-ce pas.
S.B.F
Disposant de 65% des terres arables dans le monde, l’Afrique peut assurer sa sécurité alimentaire
Alors que l’Afrique dispose de 65% des terres arables non cultivées dans le monde, la Banque africaine de développement estime que le continent peut se nourrir lui-même et nourrir le reste du monde.
Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, a reçu jeudi 25 janvier 2024 à son siège à Abidjan, les directeurs généraux du CGIAR basés en Afrique afin de trouver des moyens d’accroître la productivité alimentaire et agricole sur le continent.
Le Groupe de la Banque africaine de développement et le Consortium des centres internationaux de recherche agricole (CGIAR) se sont engagés à renforcer leur collaboration pour accroître la production alimentaire et assurer une meilleure nutrition à la population croissante de l’Afrique.
Répartis sur l’ensemble du continent africain, les centres du CGIAR se focalisent sur le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction de la pauvreté et l’amélioration des ressources naturelles et des services écosystémiques. Ils sont essentiels pour assurer la sécurité alimentaire sur le continent, tout comme leurs homologues d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine ont joué un rôle déterminant dans l’accélération de la croissance agricole et de l’autosuffisance alimentaire.
La BAD a joué un rôle clé dans le processus de réforme du CGIAR afin de rendre son travail pertinent et durable en Afrique.
La délégation a exprimé sa volonté d’aider les pays africains à mettre en œuvre les résultats du Sommet de Dakar 2 sur l’alimentation que la Banque, l’Union africaine et le gouvernement sénégalais ont conjointement organisée. Le sommet de janvier 2023 a réuni 34 chefs d’État et de gouvernement, 75 ministres et des dirigeants d’organisations partenaires au développement. À ce jour, plus de 70 milliards de dollars ont été mobilisés dans le cadre d’un effort mondial sans précédent.
Il est à noter que la succession de crises que vit le monde depuis les années 2000 vient amplifier les effets des facteurs structurels à l’origine de l'insécurité alimentaire en Afrique. Après la crise financière internationale de 2007-2008, les retombées de la pandémie de la Covid-19 sur le continent ont été sévères. La crise sanitaire a, en particulier, fait passer le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire grave de 264 millions en 2019 à 322 millions en 2021 de personnes, selon la FAO.
Elle a, en outre, occasionné des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, entraînant une forte hausse des coûts de logistique et de fret, consécutive à la congestion des routes commerciales et au manque de conteneurs disponibles.
De nouvelles attaques à Gaza ciblent essentiellement des femmes et des enfants
Plusieurs citoyens palestiniens, en majorité des femmes et des enfants, sont tombés en martyrs et plusieurs autres ont été blessés, aujourd’hui mardi à l'aube. Et ce, suite à un bombardement de l'armée d'occupation qui a visé des maisons et des quartiers du centre et du sud de la bande de Gaza, au 116ème jour de l'agression sioniste. C'est l'agence de presse Wafa.
Wafa, qui a annoncé ces tristes nouvelles ajoutant que des affrontements et des bombardements violents ont eu lieu dans la région de Batn al-Sameen et dans le quartier d'Al-Amal à Khan-Yunis, au sud de la bande de Gaza, où la mosquée Al-Farouq a été ciblée.
L’agence a noté que de nouveaux bombardements d'artillerie sur les environs de l'hôpital Nasser à Khan Yunis, au sud de la bande de Gaza, ont eu lieu".
Le bilan des victimes de l'agression sioniste contre la bande de Gaza depuis le 7 octobre s'élève à 26.637 martyrs, dont la majorité, sont des femmes et des enfants. Le nombre des blessés s'est alourdi à environ 65.387, selon un dernier bilan provisoire donné par des sources palestiniennes.
Plus de 8.000 citoyens sont toujours portés disparus sous les décombres et sur les routes, où les forces d'occupation empêchent les ambulances de les atteindre.
Rapporteur de l’ONU : la famine "est inévitable" à Gaza
Le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation, Michael Fakhri, a déclaré que la famine "est devenue inévitable" à Gaza, après que certains pays ont cessé de financer l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).
Cité par l'agence de presse palestinienne Wafa, Fakhri a expliqué dans un message sur la plateforme X que, "cesser de soutenir l'UNRWA signifie laisser 2,2 millions de personnes sous le poids de la faim".
Lundi, l'UNRWA avait annoncé qu'elle ne serait plus en mesure de poursuivre ses opérations à Gaza et dans la région au-delà de la fin du mois de février prochain, si le financement ne reprenait pas.
Par ailleurs, plusieurs Etats et organisations ont dénoncé la décision de la suspension par certains gouvernements occidentaux de leurs financements au profit de l'UNRWA, soulignant qu'"une telle décision est irréfléchie et précipitée".
Les pays qui ont suspendu leur financement à l'agence sont les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, l'Italie, la Grande-Bretagne, la Finlande, l'Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Suisse, le Japon et l'Autriche, rappelle Wafa.
















