1900 crédits demandés auprès de la CNRPS
Le directeur général de la sécurité sociale Nader Ajabi a annoncé, ce lundi 12 février 2024, que 1900 demandes de crédit ont été déposées à la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) durant la période allant du 1er au 9 février.
Ajabi a ajouté dans ce cadre, que le ministère des Affaires sociales est en train de finaliser l’élaboration d’un ensemble de projets de lois concernant le système de sécurité sociale. Projets visant à renforcer la gouvernance de ces systèmes. Et ce, à côté d’autres projets concernant les travailleuses agricoles.
Nader Ajabi a affirmé ainsi que le déficit des caisses sociales pour l’année 2022 s’est élevé à au moins 598 millions de dinars, tandis que la Caisse nationale d’assurance maladie a enregistré un excédent de 1030 millions de dinars au cours de l’année 2022.
80 millions de dinars volés à la STEG
Le directeur du recouvrement de la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG), Fathi Khalfaoui, a annoncé, ce lundi 12 février 2024, que 18 000 citoyens ont volé de l’électricité, ce qui a provoqué des pertes globales atteignant 80 millions de dinars.
Khalfaoui a considéré que ce chiffre est alarmant, mais qu’il y a encore plus de chiffres noirs non encore déchiffrés, soulignant l’intensification des campagnes d’inspection et de surveillance des compteurs.
Dans ce contexte le directeur a confirmé sur les ondes d’une radio privée qu’il n’y aura aucune tolérance envers les voleurs de l’électricité. Et d’indiquer que des mesures judiciaires seront prises à l’encontre de ces contrevenants.
Les Émirats arabes unis défendent leurs relations avec « Israël » face à l'augmentation des craintes de guerre à Gaza
L'ambassadrice permanente des Émirats arabes unis auprès des Nations unies, Lana Nusseibeh, a défendu lundi la décision de son pays de maintenir ses relations avec l’occupation sioniste, exprimant en même temps une préoccupation croissante concernant la guerre en cours dans la bande de Gaza.
A noter que les Émirats arabes unis ont normalisé leurs relations diplomatiques avec "Israël" en 2020, dans le cadre des accords d'Abraham parrainés par les États-Unis.
Ils ont été critiqués suite à la guerre entre et la résistance palestinienne et l’occupation en octobre dernier.
Rappelons que lors d'une intervention au Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, l'ambassadrice permanente des Émirats arabes unis auprès des Nations unies, Lana Nusseibeh, avait déclaré : "En raison de cette coopération... nous avons un hôpital de campagne à Gaza et nous avons un hôpital flottant amarré au port d'Al-Arish en Égypte."
Elle a ajouté : "Cela ne suffit pas pour les habitants de Gaza. Ce dont nous avons besoin, c'est d'un cessez-le-feu humanitaire et d'une solution à deux États. Allons-nous y parvenir en parlant à ceux qui sont d'accord avec nous ? Non. Nous y parviendrons en parlant à ceux qui sont en désaccord avec nous, et les Émirats arabes unis seront toujours fiers de le faire."
SONEDE : Coupure de l’eau potable demain
La société nationale de distribution et d’exploitation des eaux (SONEDE) a annoncé qu’une coupure et une perturbation de la distribution de l’eau potable seront enregistrées, mardi 13 février 2024, à partir de 01h du matin, dans les délégations d’El Hamma, El Hamma Ouest, El Matouia, Ouedhref, Ghannouch relevant du gouvernorat de Gabes.
L’approvisionnement en eau reprendra progressivement, mercredi 14 février 2024, à partir de 23h.
La société a expliqué que cette coupure interviendra en raison des travaux de maintenance programmés du canal de distribution des eaux de Chott El Fejij d’un diamètre de 1000 millimètres en direction de la station de dessalement de l’eau située à Gabès.
Disparition de 17 migrants ayant embarqué depuis Bizerte
La Garde Nationale Maritime a annoncé aujourd’hui la disparition de 17 migrants qui ont embarqué il y a une semaine dans une opération de migration illégale depuis les côtes de Bizerte.
Le porte-parole officiel de la Garde Nationale Maritime, Houssem Eddine Jbabli, a déclaré à l'AFP que les disparus sont des Tunisiens, "dont un mineur, un père et une femme".
Samedi, des familles des disparus ont manifesté au centre-ville de Bizerte pour demander aux autorités de rechercher leurs enfants, ont rapporté des médias locaux.
13 migrants soudanais sont morts et 27 autres sont portés disparus au large des côtes est de la Tunisie après le naufrage de leur embarcation, a indiqué un porte-parole judiciaire de l'AFP jeudi.
Le porte-parole du tribunal de Monastir, Farid Ben Jha, a déclaré que 42 migrants avaient quitté les côtes de la région de Jebeniana dans le gouvernorat de Sfax, et que deux migrants avaient été sauvés. Tous étaient des hommes, et ils portaient des cartes d'asile.
Ammar salue les efforts de médiation du Congo auprès des parties libyennes
Le ministre des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'Etranger Nabil AMMAR, a reçu, aujourd'hui 12 Février 2024 son homologue Congolais.
La réunion a permis de passer en revue les relations historiques et distinguées entre les deux pays. C'était aussi une occasion pour discuter de l’importance de tenir la prochaine Commission Mixte Tuniso-Congolaise et son organisation dans les meilleures conditions.
La rencontre a également porté sur les conclusions du Sommet du Comité de Haut Niveau de l'Union Africaine sur la Libye, tenue à Brazzaville le 5 février 2024.
A cet égard, le Ministre a salué les efforts de médiation entrepris par la République du Congo auprès des différentes parties libyennes, dans le cadre des préparatifs à la Conférence de Réconciliation Nationale sur la Libye, prévue au cours du mois d’Avril prochain à Syrte.
L’entretien a porté également sur les préparatifs de la 44ème session du Conseil Exécutif de l'Union Africaine et de la 37ème session de la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement de l'Union Africaine (Addis-Abeba, 14-20 février 2024)
FMI : la Tunisie devrait connaître une hausse de l’inflation et une croissance modérée
Kristalina Georgieva, directrice du FMI a indiqué que fait face à des défis sérieux et devrait connaître une hausse de l’inflation et une croissance modérée.
Elle a ajouté, dans une interview accordée à « Alarabiya Business » en marge du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, que « la Tunisie fait face à des défis sérieux, malgré les revenus du tourisme », affirmant que l’inflation devrait atteindre 9,8% en 2024.
Par ailleurs, elle a déclaré que le chef du gouvernement tunisien, Ahmed Hachani lui a assuré que « les portes de la Tunisie sont grandes ouvertes au FMI ».
Elle a également réitéré le soutien du FMI à la Tunisie dans le cas où cette dernière le souhaitait, faisant savoir qu’elle a eu un entretien avec le chef du gouvernement Ahmed Hachani, il y a quelques jours : « nous avons discuté de la volonté de la Tunisie de s’appuyer sur les conseils du Fonds. Il m’a clairement annoncé que les portes de la Tunisie sont grandes ouvertes pour le FMI. Nous continuerons donc notre coopération ».
Tunisie : le taux de scolarisation a baissé !
Le taux de scolarisation au niveau du cycle primaire en Tunisie a baissé, au cours des 10 dernières années, pour atteindre 92,2% en 2023, contre 98% en 2012, selon l’enquête nationale par grappes à indicateurs multiples (MICS), réalisée en 2023 et présentée ce lundi à Tunis.
Cette enquête réalisée par l’Institut national de la statistique (INS) et le ministère de l’économie et de la planification, indique que le taux de scolarisation au 1er cycle de l’enseignement secondaire a atteint 76,5% en 2023, contre 82% en 2018.
En Tunisie, 36% des enfants âgés de 7 à 14 ans ne possèdent pas les compétences de base en lecture et 68,3% de cette même tranche d’âge n’ont pas les compétences de base en calcul, révèle la même enquête.
Intervenant au cours d’un congrès national consacré, à la présentation des résultats de cette enquête Michel Lepechoux, Représentant de l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance) en Tunisie a mis l’accent sur la nécessité de renforcer l’apprentissage et améliorer sa qualité afin que chaque enfant puisse poursuivre sa scolarité avec succès sans embuches ni menace d’abondant. « La Tunisie a déjà entrepris des efforts louables pour renforcer son système éducatif, du préscolaire à la formation professionnelle », a-t-il souligné.
Et d’ajouter que par rapport aux pays africains, la Tunisie a déjà enregistré de bons indicateurs en matière de scolarité et de santé de la mère et de l’enfant. Le Taux d’allaitement maternel pendant les six premiers mois des nouveau-nés en Tunisie demeure faible, contre une moyenne mondiale de 48%, selon le Représentant de l’UNICEF en Tunisie, ajoutant que la baisse de certains indicateurs par rapport à 2018 est expliquée par la pandémie de Covid-19. Il a appelé dans ce cadre à redoubler les efforts dans ce domaine, d’autant plus que l’Organisation Mondiale de la Santé vise un taux de 50% à l’horizon de 2025.
Au cours de son intervention, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et de la planification, chargé des petites et moyennes entreprises, Samir Abdelhafidh, a souligné l’importance des résultats de l’enquête qui sera exploitée dans la mise en place de politiques publiques efficaces en matière de réformes, notamment, éducatives, celles liées au développement du système de santé et l’amélioration des conditions de vie, en ciblant les régions et les catégories précaires.
Il a précisé que les services de l’Institut national de la statistique (INS) ont élaboré cette enquête par grappe à indicateurs multiples sur la situation de la mère et de l’enfant en Tunisie 2023 « MICS », avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), et de la Banque allemande de développement (KfW).
Et de poursuivre, il s’agit de la 5ème enquête réalisée dans ce cadre depuis l’année 2000, pour identifier la situation réelle de la mère et de l’enfant et le degré de réussite de la Tunisie en matière de réalisation des objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
Il a ajouté que cette enquête qui a concerné 11 mille familles, e a fait ressortir 183 indicateurs, dont 34 indicateurs de développement durable, en se basant sur les tranches d’âge de la mère et de l’enfant, les régions, la situation sociale, et le niveau d’éducation de la mère dans les milieux rural et urbain.
Journées Romaines d’El Jem : Vivons comme les Romains le temps d’un week-end
Les préparatifs avancent bien pour la nouvelle édition. Et la date des septièmes « Journées Romaines d’El Jem » a été annoncée. Elles auront lieu les 27 et 28 avril 2024, dernier week-end d’avril, comme à l’accoutumée à l’antique ville millénaire Thysdrus, l’actuelle El Jem, avec son prestigieux Colisée romain classé Patrimoine mondial par l’Unesco, et devenu, au fil des éditions, une destination prisée par des visiteurs ravis de vivre sur les traces des empereurs, des gladiateurs et artisans, rappelant la grandeur d’une cité qui forme l’un des joyaux du patrimoine tunisien.
S’agissant de la précédente édition, celle de 2023, cette fête romaine a drainé un grand public, des visiteurs de plusieurs gouvernorats et des étrangers, venu découvrir le mythique amphithéâtre romain d’El Jem et surtout vivre une journée romaine via les spectacles présentés et les ateliers assurés.
L’amphithéâtre d’El Jem, érigé vers l’an 238 apr. J.-C, a offert aux avertis, curieux et passionnés férus d’histoire et de culture antique, venus de toutes les régions tunisiennes, de visiteurs étrangers et de toutes tranches d’âge confondues, un voyage à remonter le temps à travers 1800 ans d’histoire et de mémoire à la découverte de la richesse de la civilisation romaine.
Cette manifestation, placée sous l’égide du ministère des Affaires culturelles et portée par l’association « We love El Jem » avec le parrainage notamment de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de la promotion culturelle (AMVPPC), est un événement attendu par les petits et grands pour assister à différents spectacles, des tableaux conçus avec beaucoup de soin et donnant à voir des scènes de combats de gladiateurs ou des suppliciés, de tir à l’arc, de défilés militaires, de costumes d’époque, de grandes parades, d’un show de danse romaine, ou encore d’une course de chevaux. Nombreux bénévoles de la ville d’El Jem contribuent à ce festival qui s’est ancré bel et bien dans le calendrier des manifestations culturelles et artistiques nationales.
Les visiteurs des Journées pourront également découvrir ou redécouvrir le Colisée de l’intérieur, visiter le musée archéologique d’El Jem qui a été créé en 1970 et agrandi en 2002 et qui offre à voir une importante sélection de mosaïques et de sculptures… Cet événement constitue également une occasion pour découvrir les traditions et le savoir-faire artisanal des Romains, les secrets des techniques romaines dans plusieurs petits métiers ancestraux : fabrication d’accessoires romains traditionnels (bijoux, couronnes…), mosaïques, gravures sur marbre et sur bois, articles en cuir, etc.
Curieux, intéressés, n’hésitez à marquer la date sur vos agendas !
CAN 2024 : la leçon
Emotions, surprises et spectacle : tels ont été les ingrédients d’une CAN pas comme les autres. La Côte d’Ivoire, miraculée du premier tour a renversé hier le Nigéria pour remporter sa troisième étoile africaine et prouver encore une fois qu’à cœur vaillant rien d’impossible.
Poussés par un public en transe, les Ivoiriens ont lutté de bout en bout et ont cru dur comme fer que la victoire finale mérite tous les sacrifices. Mais cette CAN a donné à voir aussi de surprises de taille. En effet, certaines sélections qu’on n’attendait pas dans les tours avancés ont créé des sensations à l’instar de la Mauritanie, la Namibie, la Guinée Equatoriale qui s’est permis le luxe de passer quatre buts à la Côte d’Ivoire lors du premiers tour, l’Afrique du Sud qui est monté sur la troisième marche du podium, le Cap Vert etc.
Côté déceptions, on a été bien servis, nous les Arabes : la Tunisie, en premier lieu, l’Algérie, l’Egypte puis le Maroc que d’aucuns présentaient comme le favori numéro 1 de cette joute africaine. Pour revenir aux Aigles de Carthage qui n’ont pas volé haut pour quitter la scène dès le premier tour avec un seul but marqué, uen défaite contre la Namibie, un novice, et deux parités contre le Mali et l’Afrique du Sud. Un triste bilan mais surtout uen incapacité à s’imposer sur le double plan physique et technique.
En tout cas, à voir la valeur des quatre demi-finalistes, la Tunisie n’aurait jamais pu résister devant ces robustes Ivoiriens, Nigérians, Congolais où Sud -Africains. Autant dire que la plus belle femme au monde ne peut donner que ce qu’elle a. Et les camarades de Msakni sont aujourd’hui dépassés sur tous les plans par les autres nations africaines.
Un constat amer amis ô combien vrai. Il ne faut plus rêver, à ce rythme- là, le fossé est en train de s’élargir et il est grand temps pour nos responsables de se remettre en question afin prendre une nouvelle route sur le double plan administratif et sportif tout en accordant une priorité à l’infrastructure sportive, condition essentielle pour que notre football retrouve son éclat d’antan.
L’exemple de la Côte d’Ivoire aujourd’hui est frappant avec ses stades modernes. Cette dernière CAN devrait constituer un vrai repère pour les Tunisiens désireux de sortir la tête de l’eau.
Jamel BELHASSEN
Médecins sans frontières : L'attaque contre Rafah annoncée par Israël sera sera désastreuse
L'Organisation Médecins sans frontières a annoncé, ce lundi 12 février 2024, que l'attaque terrestre de l'occupation contre Rafah sera désastreuse, appelant Israël à y mettre un terme immédiatement. »
Et d'ajouter : "Il n’y a aucun endroit sûr à Gaza, et les déplacements forcés ont poussé les gens vers Rafah alors qu’ils sont assiégés et n’ont aucune option".
L'Organisation a souligné les énormes besoins des citoyens de la bande de Gaza et le fait que la situation dans la bande nécessite une réponse humanitaire à une échelle bien plus grande.
Médecins sans frontière a, également, appelé tous les gouvernements favorables, y compris les États-Unis, à prendre des mesures concrètes pour un cessez-le-feu.
Causant des pertes annuelles de 4 milliards de dinars…Appel à réviser la loi d’avril 72
L'Observatoire Tunisien de l'Economie (OTE) a appelé, la semaine dernière, dans une note sur l'indépendance de la Banque centrale et la réforme de la politique monétaire, à réviser la loi 72 régissant l'activité des sociétés non résidentes pour mettre fin à la dépendance au régime « préférentiel » permettant le transfert des bénéfices de ces sociétés à l'étranger et de les soumettre au régime national de change, tout en demandant que leurs bénéfices réalisés, au titre de leurs opérations d'exportation, soient injectés dans les réserves de change du pays
La Tunisie perd annuellement l'équivalent de 4,3 milliards de dinars de devises étrangères, selon les données statistiques officielles, à la suite de l’application des dispositions du régime « préférentiel » régissant l’activité des sociétés non résidentes en vertu de la loi 72, qui n'a pas été révisée de manière significative depuis son adoption malgré sa faible efficacité avérée, tant sur le plan de développement qu’au niveau financier
Les données statistiques révèlent, également, que si la Tunisie n'avait pas accordé tant d’avantages aux sociétés non résidentes au cours des cinq dernières décennies, elle aurait pu éviter de recourir massivement aux prêts étrangers tout en accumulant un excédent important de devises étrangères.
Les sociétés non résidentes opérant en Tunisie en vertu de la loi 72 ne sont pas soumises au régime national de change et ne bénéficient pas des réserves de devises de la Banque centrale lors de leurs opérations d’importations, mais elles ne rapatrient pas non plus leurs fonds de l'étranger par le biais de la banque centrale lors des opérations d'exportation, bien qu'elles effectuent leurs activités de production sur le territoire tunisien, ce qui les soumet normalement au régime de change appliqué au niveau national.
En outre, il existe un écart conséquent entre les exportations et les importations de ces sociétés non résidentes, ce qui a entraîné d'énormes pertes pour la Tunisie en devises étrangères. Ces pertes sont aussi importantes à tel point qu’elles dépassent les besoins du pays en emprunts extérieurs, et si la Tunisie avait intégré les sociétés non résidentes dans le système de change, elle aurait pu éviter de recourir massivement à ces emprunts onéreux, précise la note de l’OTE.
D'autre part, les données statistiques indiquent que le nombre de ces sociétés dépasse les 29 mille entreprises, et que la part des entreprises détenues par des étrangers est de 41%, tandis que 80% du total des entreprises étrangères ne sont pas résidentes, sachant que les entreprises non résidentes bénéficient d’avantages fiscaux, financiers et réglementaires couteux. De plus, les entreprises non résidentes, dont les capitaux sont détenus à plus de 66% par des étrangers, bénéficient d'un avantage qui consiste en la possibilité de ne pas rapatrier la contre- valeur de leurs exportations conformément à l'article 6 de la loi d'avril 1972.
Selon l’OTE, cet « avantage » constitue une forme d'encouragement légal à la fuite des capitaux et à la protection du capital étranger contre les répercussions néfastes de la dépréciation du dinar tunisien, d’ailleurs, plusieurs rapports et études, ont confirmé que l'excédent commercial accumulé dans le système non résident a atteint 34 476 millions de dinars pendant la période 2002-2011, soit une moyenne annuelle de 3 447,6 millions de dinars, et a augmenté pendant la période 2012-2021 pour atteindre 87 007,5 millions de dinars, soit une moyenne annuelle de 8 700,7 millions de dinars.
Les Pays-Bas suspendent l’exportation de pièces de rechange des avions de combat vers « Israël »
La cour d'appel néerlandaise a ordonné aujourd'hui, lundi, au gouvernement néerlandais de suspendre toutes les exportations de pièces de rechange pour les avions de combat F-35 vers l’entité sioniste.
La cour d'appel néerlandaise a déclaré : "Il est indéniable qu'il y a un danger clair d'utilisation des pièces exportées du F-35 dans des violations graves du droit international humanitaire".
Elle a mentionné que l'État doit se conformer à l'ordonnance dans les 7 jours, et a rejeté une demande présentée par l'avocat du gouvernement dans l'affaire d'appel portée devant la Cour suprême de suspendre l'ordonnance.
Il est à noter que plusieurs groupes de défense des droits de l'homme avaient intenté un procès contre le gouvernement néerlandais en décembre dernier.
Un changement du comportement de l’épargnant tunisien est essentiel pour booster la croissance
La baisse de l’épargne en Tunisie soulève de nombreuses questions sur le comportement des épargnants, qui sont soumis à plusieurs facteurs liés au volume de la consommation, au niveau de revenu qu’ils réalisent et aux problématiques monétaires et financières auxquelles ils sont soumis et qu’ils essaient d’annuler leurs effets négatifs.
C’est ce que révèle une étude publiée jeudi 8 février 2024 par la fondation « Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) – Tunisie » qui indique que l’épargne ne peut se développer sans un changement profond du comportement de l’épargnant tunisien du fait que l’épargne a connu une baisse notable du Revenu National Disponible (RND) notamment ces dernières années.
Le développement de l’épargne nationale est une tâche essentielle qu’il faut absolument réussir, compte tenu de son impact positif sur l’investissement et la croissance économique. Étant donné que l’épargne représente une source efficace de financement du développement, il est primordial de renforcer la mobilisation de l’épargne intérieure, car c’est la condition essentielle pour atteindre des taux d’investissement élevés et donc un taux de croissance significatif.
Ainsi, d’après l’étude du FES - Tunisie, atteindre cet objectif nécessite d’entreprendre trois types d’actions à savoir réformer l’épargne, revoir le rôle de la BCT, restructurer le secteur des assurances et renforcer la contribution du marché financier.
Il est grand temps d’envisager la mise en place d’une stratégie nationale de l’épargne en Tunisie. C’est ce qu’a confirmé, dernièrement, le gouverneur de la BCT qui souligne que : « Effectivement, face à l’affaiblissement des capacités de mobilisation des ressources extérieures pour le financement des investissements privés et publics, une réflexion des autorités concernées doit être menée en concertation avec les diverses parties prenantes en vue de la mobilisation des ressources d’épargne nationale.
Cela passe à travers un certain nombre d’actions, dont, en premier lieu, un fort retour à la production de la richesse et l’exportation et dont un accroissement des revenus, une meilleure maitrise de la consommation publique et privée, une plus grande diversification de l’offre des produits financiers et une mobilisation accrue de l’épargne des tunisiens résidents à l’étranger ».
Notons, dans ce contexte, que l’écart entre le taux d’épargne national nécessaire pour assurer une croissance économique soutenue et le taux d’investissement s’est creusé jusqu’à atteindre plus de 9% du PIB ce qui signifie que la capacité de la Tunisie de se financer localement s’est considérablement limitée et il est de plus en plus difficile de couvrir ce gap par le recours aux ressources financières extérieures.
L’épargne exprime la confiance des agents économiques dans l’avenir de l’économie. Lorsque les perspectives ne sont pas claires, les agents se détournent de l’épargne pour se diriger vers la thésaurisation. Ce qui affecte énormément la croissance économique.
Un ancien maire du Kef placé en garde à vue pour des suspicions de corruption
Le porte-parole du Tribunal de première instance du Kef, Yosri Houami, a annoncé que le parquet a ordonné la mise en garde à vue d'un ancien maire de la municipalité du Kef en raison de soupçons de corruption.
Cette décision est prise en vertu de l'article 96 du Code pénal, qui réprime les abus de fonction entraînant un préjudice pour l'administration dans le but d'obtenir un avantage injustifié pour soi-même ou pour autrui, a précisé la même source.
Il est à noter que les accusations portées contre l'accusé résultent d'une enquête menée par la brigade de la police judiciaire au Kef.
















