L’Afrique du Sud recourt à la CIJ pour la deuxième fois
Le gouvernement sud-africain a annoncé aujourd’hui mardi 13 février 2024 qu’il a déposé une requête auprès de la Cour Internationale de la Justice (CIJ) afin d'exercer ses compétences pour interdire l’expansion des opérations militaires sionistes à Rafah.
L’Afrique du Sud aspire à travers cette action, à inciter la CIJ à intervenir pour que l’occupation limite l'invasion terrestre de la bande de Gaza pour ne plus inclure la ville de Rafah, où 1,5 million de Palestiniens se sont réfugiés pour échapper aux attaques sionistes. Attaques qui ont entraîné la destruction d'une grande partie de la région palestinienne.
La chronique de Soufiane Ben Farhat: Élection présidentielle : On affûte déjà les couteaux
Par Soufiane Ben Farhat
Pour les connaisseurs de l’envers et de l’endroit de la scène politique tunisienne, c’était un secret de polichinelle. La course à l’élection présidentielle a commencé il y a des mois déjà. Même les plus radicaux pourfendeurs du régime du Président Kais Saïed y jouent des coudes et des hanches. Et ce, bien avant que le Président Kais Saïed annonce pas plus tard qu’hier que l’élection présidentielle aura lieu au terme de son mandat, fin 2024 comme prévu.
C’est que la fonction présidentielle fait couler la salive, ici comme ailleurs. Dans l’imaginaire populaire, “président ” est un mot chargé de symboles, magique même. Dans le jargon politique d’ailleurs, on assimile la présidence de l’Etat au titre de la magistrature suprême. Je me souviens de feu le Président Béji Caïd Essebsi me chuchotant avec un sourire malin : “Vous savez, la Constitution (de 2114) consacre le régime parlementaire mais le peuple, lui, est présidentiel.” Et bien que du temps de la problématique Constitution de 2014 le régime ait consacré le régime des trois présidences, en perpétuel conflit par ailleurs, Béji Caïd Essebsi a su jouer de ce qu’il qualifiait son “magistère”. Il fut la figure proéminente mais pas toujours heureuse du système de 2011 à sa mort en 2019. Rached Ghannouchi, chef de file des islamistes d’Ennahdha, fut une autre figure, mais toujours défaillante et largement discréditée et exécrée du système. Bien que les prérogatives de la Présidence fussent alors limitées, Béji Caïd Essebsi, en vieux briscard, sut s’imposer et en imposer.
En 2022, les Tunisiens furent appelés à se prononcer par référendum sur la nouvelle Constitution promue par le Président Kais Saïed et instituant un régime non point uniquement présidentiel mais plutôt présidentialiste à l’américaine. Le nombre de participants au scrutin égala de peu celui des électeurs aux législatives de 2019. Et 94,60% se prononcèrent en faveur de la nouvelle Constitution, le non se confinant dans les 5,40 restants. Béji Caïd Essebsi avait raison, le peuple est dans son écrasante majorité présidentiel.
Le choix cornélien de l’opposition
Entendons-nous bien. Parmi ceux qui considèrent que le Président Kais Saïed a commis un coup d’Etat le 25 juillet 2021, certains semblent les plus prompts à participer à la future élection présidentielle. C'est-à-dire sur la base de la Constitution de 2022 qu’ils considèrent nulle et non avenue.
Pourtant, ils ont ouvertement boycotté et appelé au boycott du référendum sur la Constitution et des quatre tours des élections législatives et locales qui s’ensuivirent. Logiquement, ils devraient appeler au boycott de l’élection présidentielle fondée à leurs yeux sur “le régime et la Constitution du coup d’Etat”. Mais ce n’est guère le cas. Les conciliabules ont déjà commencé sur leur(s) futur(s) candidat(s) à la présidentielle contre le Président Saïed qui, bien que ne s’étant pas encore prononcé, devrait se présenter à nouveau à la magistrature suprême. Il y a même un débat houleux parmi certaines franges de l’opposition à ce propos. Certains prônent même le choix d’un candidat unique plutôt que d’avancer en rangs dispersés.
Opportunisme, clament les uns, pragmatisme rétorquent les autres. En tout état de cause, il semble bien que parmi les figures dominantes de l’opposition radicale au régime de Kais Saïed, le choix de la participation plutôt que le boycott l’emporte. Il y a même des noms qui circulent “sous le manteau”.
Alliances, contre-alliances et volte-faces
Je ne juge pas, j’observe. Chacun est libre d’adopter la posture qu’il juge la meilleure. Encore faut-il qu’y préside la cohérence et la sincérité. Je vois venir -et je comprends- les ricanements légitimes de ceux qui en appellent à la magistrale sentence de Machiavel, pour qui la morale et la politique ne vont guère de pair. Sous nos cieux, c’est on ne peut plus vrai. Bien pis, notre scène politique rappelle la sentence de Levinas, pour qui “la politique s'oppose à la morale, comme la philosophie à la naïveté”. Hélas !
En tout état de cause, les prochains mois promettent d’être particulièrement révélateurs en postures temporaires, alliances, contre-alliances et volte-faces.
Manipulateurs des discours, c’est-à-dire démagogues chevronnés, les politiques et pseudo-politiques sont passés maîtres dans l’art de soutenir la chose et son contraire. Les inconditionnels supporters, eux, consomment comme des veaux. C’est dans la vocation cardinale de leur rôle de séides. Autrement, ils se font éjecter.
Et l’on ne peut manquer de s’interroger sur les véritables motivations des uns et des autres. Certes, chacun ira de son refrain sur l’intérêt voire le salut public. On connaît la rengaine.
Mais, ici plus qu’ailleurs, les véritables acteurs et commanditaires, ne sont pas forcément ceux qu’on voit sous les feux de la rampe. A l’instar de l’économie, tout est mondialisé. Et il n’est point d’élection aujourd’hui, à quelque degré qu’elle se situe, qui échappe au jeu des aires d’influence.
Parce que, en politique politicienne, la vérité n’est pas l’évidence. Et vice-versa. Élémentaire mon cher Watson !
S.B.F
3.2% en moins sur la consommation de l’alcool chez les hommes tunisiens
La consommation de l’alcool chez les hommes tunisiens a reculé de 3.2% entre 2018 et 2023.
Selon les résultats de l’enquête sur la situation de la mère et de l’enfant en Tunisie, réalisée par l'institut national des statistiques, 8% des hommes en Tunisie ont consommé de l’alcool en 2023 contre 11.2% en 2018.
L’enquête a cité que le pourcentage des hommes ayant consommé une seule boisson alcoolique durant le mois qui précède l’enquête, a atteint 9.6% aux milieux urbains et 4.9% aux milieux ruraux. C'est au Grand Tunis que l'on a enregistré le taux le plus fort de 13.1%.
Il ressort de l'enquête que le taux de consommation diffère selon les niveaux économique et éducatif. Le taux a atteint 10.3% chez les hommes qui appartiennent à la catégorie aisée et 5.9% chez les plus modestes.
Ce taux, note-t-on, équivaut à 8.9% chez les moins scolarisés, contre 5.3% chez les diplômés universitaires.
Concernant la consommation d’alcool chez les femmes, les résultats confirment qu'il s'agit d'un comportement restreint. En revanche le pourcentage s’est élevé de 0.1% en 2018 et de 0.2% en 2023.
Il est à noter que l’enquête a concerné 11 mille familles dans tout le pays.
CL: Les arbitres du match ESS-EST
La commission d'arbitrage de la CAF vient de désigner un trio marocain pour officier le match de la 5e journée de la Ligue des champions entre l'Etoile du Sahel Et L'Espérance de Tunis qui aura lieu à Rades le 24 février courant à 20 heures. Il s'agit de Samir Gazzaz, Lahsen Azgaou et Mustafa Akardad.
Affaire Chokri Belaid : les accusés reviennent sur leurs déclarations
Les audiences du procès relatif à l'assassinat du martyr Chokri Belaïd ont repris, ce mardi 13 février, au Tribunal de première instance de Tunis.
Des interrogatoires ont été menés avec Mohamed Awadi, chef de la branche militaire de l'organisation terroriste « Ansar Alcharia », ainsi que Yasser Moualhi et Mohamed Omri.
Selon l'équipe de défense, la majorité des accusés ont nié leurs aveux enregistrés lors des séances d'interrogatoire précédentes qui ont commencé le 6 février courant.
Sept parmi les 23 accusés ont été interrogés depuis le 6 février.
Selon les avocats du martyr Chokri Belaïd, il est prévu que tous les interrogatoires prennent fin cette semaine en cours. Les avocats de la partie civile et ceux de la défense pourront ensuite mener leurs plaidoiries, avant les délibération et l’annonce du verdict.
Report sine die de l'audition de Abir Moussi
Le juge d'instruction du Tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter l'audition de la présidente du Parti destourien libre, Abir Moussi à une date ultérieure, rapporte Mosaïque FM.
Il convient de rappeler que Moussi devrait être auditionnée, ce mardi, à la suite d’une nouvelle plainte engagée à son encontre par l’ISIE.
Cette plainte concerne des propos tenus par Moussi lors d’une conférence de presse organisée par le parti à l’issue des élections législatives de 2022.
La détention de Rached Ghannouchi prolongée
Le juge d'instruction du Tribunal de première instance de Tunis a décidé de prolonger la détention du président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, ainsi que de deux autres de ses dirigeants, pour une période supplémentaire de quatre mois. Cette décision intervient dans le cadre d'une affaire relative au changement du régime de l'État.
Armement : le prochain siècle sera encore plus dangereux !
L'Institut international d'études stratégiques spécialisé dans les questions de défense a averti mardi que la guerre israélo-palestinienne, le conflit russo-ukrainien et les tensions aux frontières de la Chine présagent un "siècle encore plus grave", avec une augmentation prévue des dépenses militaires dans le monde.
Le rapport a expliqué que "la situation actuelle en matière de sécurité militaire présage probablement un siècle plus dangereux caractérisée par le recours notable de certains à l'utilisation de la force militaire pour atteindre leurs objectifs ».
Selon le rapport, les dépenses militaires ont augmenté, à l’échelle mondiale, de 9% l'année dernière, pour atteindre 2.200 milliards de dollars (2000 milliards d'euros). Une somme sans précédent, qui sera encore plus astronomique en 2024, selon la même source.
Le rapport révèle, également, que la Russie et la Chine consacrent désormais plus de 30 % de leurs dépenses annuelles au secteur militaire, tandis que les Occidentaux augmentent "lentement" la production de missiles et de munitions, après des années de sous-investissement dans ce domaine.
En plus des investissements dans les nouvelles technologies, l'attention s'est portée sur "l'équipement négligé tel que l'artillerie et les systèmes de défense aérienne", ainsi que sur la modernisation des arsenaux nucléaires chinois et américains.
Des chants pour Rafah et Gaza
L’Institut Supérieur des Langues de Moknine accueillera, le mercredi 14 février 2024, un concert de la troupe tuniso-palestinienne « Al Maabar ». Troupe passerelle entre les deux pays qui ne porte non seulement le nom de « Rafah », cette ville palestinienne qui depuis deux jours dans le viseur de l’armée israélienne et qui reste le dernier refuge pour plus d’un million de personnes vivant dans le territoire enclavé, mais qui rappelle les liens solides entre la Tunisie et la Palestine, entre les Tunisiens et les Palestiniens. Des liens historiques que rien ne peut les gommer.
Née sur la colline de Mahmoud Darwich au pied de Djebel Semmama, colline-témoin de tant de récits et où fleurissent les amandiers et dansent l’alfa à l’écoute des voix de ces femmes qui se lèvent à l’aube, pour pétrir l’espoir et la résilience, afin de créer des jours meilleurs, « Al Maabar » (qui veut dire ‘passage’ » est composée des deux musiciens palestiniens Ahmed Karinaoui et Mohamed Abou Msallem et des deux chanteurs tunisiens Manel Hamdani et Adnen Helali.
Il est à noter que ce spectacle est conçu par Adnen Helali et propose des lectures poétiques et des chants de la fameuse troupe « Al Ashikine ainsir » (Les amoureux) que des mawals en hommage à la résistance palestinienne.
I.A.
Tensions sur les cours des produits de base
Selon un rapport publié par The Economist Intelligence Unit (EIU), les prix des matières premières devraient se stabiliser en 2024 après trois années d'extrême extrême. Intitulé « Commodities Outlook 2024 - Resilient price along global headwinds », le rapport prédit une stagnation des marchés des matières premières, malgré les nombreux vents contraires qui soufflent actuellement sur l'économie mondiale.
Les vents contraires comprennent des conditions météorologiques défavorables, l'escalade du conflit au Moyen-Orient et la montée en flèche des taux de fret maritime due aux perturbations enregistrées sur les voies de navigation telles que le canal de Suez et le canal de Panama. Malgré ces facteurs, les cours moyens du pétrole devraient tourner autour de 80 dollars le baril en 2024, soit à peu près le même niveau qu'au début de cette année.
Cependant, des risques haussiers subsistants, tels que les tensions géopolitiques croissantes liées à la guerre entre Israël et le mouvement palestinien Hamas. En outre, la demande de gaz naturel en Europe devrait diminuer de 20 % en 2024 en raison du déclin de la demande industrielle. Toutefois, des photos périodiques pourraient se produire en raison de l'inquiétude du marché concernant la sécurité des chaînes d'approvisionnement mondiales dans un contexte de tensions géopolitiques accumulées au Moyen-Orient.
Du côté des métaux, les prix devraient augmenter de 3 % en moyenne cette année, après une chute de plus de 11 % en 2023. Cette hausse sera largement due à l'accélération de la transition énergétique qui stimule la demande de minéraux critiques. Le prix du nickel devrait ainsi augmenter, tandis que la faiblesse de l'activité de construction en Chine empêchera un rebond important des prix du cuivre. Néanmoins, les perspectives du cours du cuivre sont orientées vers la hausse en raison de perturbations potentielles de l'approvisionnement minier primaire, en particulier en Amérique du Sud.
Les prix de l'aluminium devraient également augmenter de près de 20 % cette année, car de nombreux utilisateurs finaux évitent l'aluminium produit en Russie, représentant actuellement environ 80 % des stocks de ce métal disponibles dans des entrepôts de la London Metal Exchange (LME).
L'indice des prix des denrées alimentaires, des aliments pour animaux et des boissons devrait augmenter en 2024, porté notamment par la hausse des cours du café et du cacao, dont la production devrait, respectivement, baisser de 9% et de 13% pendant la campagne 2023/2024 en raison du phénomène climatique El Niño. Les prix du riz continueront également à augmenter en 2024, soutenus par l'interdiction des exportations du riz blanc non basmati décidée par l'Inde, premier exportateur mondial de céréales. Les prix des oléagineux devraient se stabiliser grâce à la forte augmentation de la production de soja en Amérique latine.
Cependant, un départ permanent de la Russie de l'accord céréalier de la mer Noire fait peser un risque plus élevé sur les prix des produits alimentaires, en particulier le blé, le maïs et les oléagineux. Par conséquent, bien que les prix des matières premières devraient se stabiliser en 2024, il convient de rester vigilant face aux risques.
ARP: Les jeunes nés avant le 1er janvier 2000 désormais exemptés du service militaire
L'Assemblée des représentants du peuple a approuvé, ce mardi 13 février 2024, un projet de loi portant sur l'adoption de mesures exceptionnelles concernant l'exemption du service militaire, par un vote de 119 voix pour, 7 abstentions et 9 votes contre.
Le projet de loi stipule dans son unique article ce qui suit : « Sont exceptionnellement exemptées du service militaire les personnes nées avant le 1ᵉʳ janvier 2000 qui n'ont pas régularisé leur situation par rapport au service militaire". »
L'exemption prévue par le présent article ne concerne pas les citoyens appelés à effectuer le service militaire dans le cadre de la réponse aux besoins de la défense nationale et des impératifs de solidarité nationale.
Vue globale sur l’impact des avantages accordés au secteur de l’export
La performance du commerce extérieur est liée à l’amélioration de compétitivité de l’économie tunisienne tandis que l’évolution des parts de marché à l’exportation est directement corrélée à la performance en matière de compétitivité dont les principaux déterminants au sens large sont la compétitivité prix et la compétitivité hors prix dont la qualité, l’effort d’innovation et l’approche commerciale.
Les autorités tunisiennes ont mis en œuvre, depuis des décennies, des programmes d’appui aux exportations dont la plupart ont montré un impact significatif sur la promotion du secteur du commerce extérieur.
Synergie des programmes
Il s’agit, à ce niveau et principalement du Fonds de Promotion des Exportations (FOPRODEX), du fonds d’Accès aux Marchés Extérieurs (FAMEX) et du Fonds D’appui à la Compétitivité et le développement des Exportations (TASDIR+).
D’autres fonds de garantie permettent un appui financier des exportateurs et consistent principalement au Fonds de Garantie des Risques à l’Export « FGRE » et au Fonds de Garantie de Financement des Exportations avant Expédition, « Dhamen Finance ».
Cependant, l’un des points cruciaux souvent soulevés lors de l’évaluation des programmes d’appui aux exportations se rapporte à la quasi-absence d’un cadre stratégique global dans lequel doivent évoluer ces programmes qui se répercutent dans des actions largement sélectives.
En effet la compétitivité des exportations d’un pays est constituée d’un ensemble d’éléments dont l’approche de marchés extérieurs n’en fait qu’une partie. La plupart des programmes d’appui aux exportations ont été lancés bien avant la mise en place des plans de développement quinquennaux et des stratégies industrielles et d’innovation. Tous ces éléments laissent à penser si ses programmes sont appropriés, d’une manière optimale, ou si leurs retombées sont convenablement probantes.
Impératif d’internationalisation
D’un autre côté, les expériences actuelles ou antérieures d’appui aux exportations font ressortir que leur principale cible sont les entreprises qui ont déjà approché le marché international soit occasionnellement ou d’une manière régulière, et aux primo-exportateurs.
Cependant et pour la plupart des programmes d’appui aux exportations, les entreprises qui opèrent sur le marché local et qui n’ont pas l’intention de s’internationaliser, ne font pas partie de leurs cibles. Celles-ci restent ciblées potentielle des organismes d’appui à travers des programmes spécifiques pour la création d’exportateurs touchant, entre autres, la sensibilisation à l’exportation et les programmes de formation.
Il est important de noter, à cet égard, que les programmes d’appui aux exportations et les fonds de contrepartie ne doivent constituer qu’un volet pour le soutien des entreprises et doivent agir et évoluer dans un cadre commun avec les organes d’appui institutionnel.
Evaluation d'impact
Globalement et au niveau des programmes d’appui aux exportations et selon les rapports d’évaluation de différentes instances nationales et internationales, ces mécanismes étaient un succès du fait qu’il ont eu un effet statistiquement significatif et positif sur les performances des entreprises selon des dimensions ciblées des exportations totales, du nombre de produits exportés et des destinations d'exportation et ont probablement eu un impact positif sur l'emploi.
Sauf que le problème fondamental auquel se heurte l'évaluation de l'impact d'une politique, d'un programme ou d'un projet est l'attribution, les performances sur les exportations des entreprises soutenues dans le cadre des fonds pourraient être aussi l’effet d’autres mécanismes, d’accords préférentiels entre pays, de garanties des exportations et appui institutionnel.
Autre point non moins important se rapportant à la pérennisation des exportations, sachant que les programmes de promotion des exportations ont eu un impact durable en termes de destinations et de produits exportés, mais ont permis de stimuler temporairement les exportations. Les résultats sont solides et appuyés par des données probantes sur les domaines spécifiques des programmes : la prospection du marché et les activités promotionnelles se révèlent les plus fructueuses.
Youssef Tarchoun appelle à réviser le décret 54 « perverti »
Le député et membre de la commission de sécurité nationale, Youssef Tarchoun s’est adressé au ministre de la Défense, lors des travaux de la session plénière tenue au Parlement ce mardi 13 février 2024, pour le mettre en garde contre « le danger que représente le décret 54 sur les médias ».
Saluant les journalistes à l'occasion de la Journée mondiale de la radio, Youssef Tarchoun a affirmé que l’usage du décret 54 a été perverti, en le transformant d’un mécanisme de protection contre les rumeurs à une « épée de Damoclès », dirigée contre les médias.
Il a à réviser l'article 24 du décret 54, considérant que la Tunisie dispose déjà de lois sévères contre la diffamation, la calomnie et la propagation de fausses nouvelles.
Les autorités tunisiennes adhèrent à un accord international financier majeur
Un conseil des ministres présidé par le Chef du gouvernement, Ahmed Hachani, a adopté, samedi 10 février 2024, un projet de loi organique portant adhésion de la République Tunisienne à l'accord multilatéral entre autorités compétentes activant l'échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers.
Il s’agit d’une étape cruciale franchie par la Tunisie sur la voie de la transparence financière et fiscale, à l’échelle internationale. Au fait, il convient de noter que le pays s’est engagé début 2022 à mettre en œuvre la Norme d'Échange Automatique de Renseignements relatifs aux comptes financiers en matière fiscale (EAR), au cours de cette année.
L’engagement de la Tunisie dans l’échange automatique de renseignements sur les comptes financiers, constitue un effort supplémentaire et essentiel dans la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.
L’échange automatique permettra en effet, à la Tunisie d’obtenir, sans demande préalable, de nombreux renseignements sur les actifs financiers détenus à l’étranger par les résidents Tunisiens.
Dans ce contexte, le Secrétariat du Forum mondial sur la Transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales, a offert une aide importante à la Tunisie à mettre en œuvre la norme et à relever les défis qui pourraient se présenter. La Tunisie a bénéficié également de l’expertise de parties actives, à cet égard, dans le cadre d’un projet pilote pour faciliter la mise en œuvre de l’échange automatique.
La norme d’échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers en matière fiscale a été développée en réponse à la demande des dirigeants du G20 et approuvée par le Conseil de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) le 15 juillet 2014. Elle invite les juridictions à obtenir des informations de leurs institutions fiscales et à échanger automatiquement ces informations chaque année avec les autres juridictions, réduisant ainsi les possibilités de fraude fiscale internationale.
Cette norme définit les informations de comptes financiers à échanger, les institutions financières qui sont en demeure de les déclarer, les différents types de comptes et les contribuables concernés, ainsi que les procédures communes de diligence raisonnable qui doivent être suivies par les institutions financières.
Notons que c’est en 2008 que l’association de la crise financière et de divers scandales de fraude fiscale offshore ont démontré la nécessité de tenir compte des effets de la globalisation. Il était dès ce moment évident que, d’une part, les problèmes fiscaux d’envergure mondiale devaient être traités à l’échelle internationale et que, d’autre part, l’échange de renseignements sur demande n’était plus un standard suffisamment efficace pour mettre fin à l’ère des paradis fiscaux, objectif affiché du G20 en 2009.
Ces constats ont fondé une reconsidération radicale de l’échange automatique de renseignements. La première initiative fut le Foreign Account Tax Compliance Act (FATCA), instrument unilatéral adopté dès 2010 par les États-Unis. L’OCDE s’en est inspiré pour mettre au point le Common Reporting Standard (CRS), invitant à une approche plus globale de la problématique.
Commerce Extérieur : Baisse du déficit commercial en Janvier 2024"
Le dernier rapport de l'Institut national de la statistique sur le commerce extérieur, publié hier lundi 12 février 2024, révèle des tendances contrastées pour le mois de janvier 2024. Les résultats des échanges commerciaux avec l'étranger indiquent une légère augmentation des exportations, tandis que les importations ont enregistré une baisse notable.
Exportations en léger essor
Les exportations ont augmenté de 2,1% par rapport à la même période de l'année précédente, atteignant un total de 5152,6 millions de dinars (MD) en janvier 2024, contre 5044,8 MD en janvier 2023. Cette augmentation est principalement attribuée au secteur des industries agro-alimentaires, avec une hausse remarquable de 66,2%, en particulier dans les ventes d'huiles d'olive. Cependant, d'autres secteurs ont enregistré des baisses, notamment les secteurs de l'énergie, des mines, des phosphates et des dérivés, des textiles, de l'habillement, du cuir, ainsi que des industries mécaniques et électriques.
Baisse des importations
En revanche, les importations ont diminué de 7,1% par rapport à l'année précédente, atteignant 5703,2 MD en janvier 2024, contre 6140,1 MD en janvier 2023. Cette baisse est essentiellement due aux importations de produits énergétiques, de matières premières et demi-produits, ainsi que de biens de consommation. Seule l'importation de biens d'équipement a connu une légère augmentation de 3,4%.
Déficit commercial réduit
Le déficit commercial global s'est nettement réduit pour s'établir à -550,6 MD en janvier 2024, contre -1095,4 MD en janvier 2023. Cette amélioration est attribuée à la combinaison de l'augmentation des exportations et de la baisse des importations.
Balance commerciale avec les principaux partenaires La Tunisie a enregistré un excédent commercial avec certains pays, notamment la France, l'Italie, l'Allemagne, la Libye et le Maroc. En revanche, le pays a maintenu un déficit commercial avec la Chine, la Russie, la Turquie, la Grèce et l'Algérie.
















