Nouvelle démarche d’ajustement des finances publiques en Europe
Le Parlement européen et les Etats membres ont trouvé un accord vendredi 9 février 2024 sur une réforme des règles budgétaires de l’UE censée garantir le redressement des finances publiques tout en préservant les investissements
« L’objectif principal de la réforme est de garantir des finances publiques saines et durables, tout en promouvant une croissance durable et inclusive dans tous les États membres par le biais de réformes et d’investissements », indique un communiqué du Conseil de l’UE, qui représente les 27 Etats membres.
Le Conseil et le Parlement ont notamment convenus de maintenir l’objectif global de la réforme consistant à « réduire les ratios d’endettement et les déficits de manière progressive, réaliste, durable et favorable à la croissance, tout en protégeant les réformes et les investissements dans des domaines stratégiques tels que le numérique, l’environnement, le social ou la défense », affirme la même source.
De même, le nouveau cadre offrira une marge appropriée pour des politiques anticycliques et remédiera aux déséquilibres macroéconomiques, souligne le Conseil, notant que l’accord maintient également l’obligation pour les États membres de soumettre des plans structurels budgétaires nationaux à moyen terme.
A cet égard, la Commission européenne soumettra une « trajectoire de référence » (anciennement appelée trajectoire technique) aux États membres dont la dette publique dépasse 60% du produit intérieur brut (PIB) ou dont le déficit public dépasse 3% du PIB.
La trajectoire de référence permet de guider les États membres faisant l’objet d’une période d’ajustement budgétaire de quatre ans, de manière à ce que la dette publique suive, à la fin de cette période, une trajectoire vraisemblablement descendante ou reste à des niveaux prudents à moyen terme, explique le communiqué.
Sur la base de la trajectoire de référence, les États membres intègrent la trajectoire d’ajustement budgétaire, exprimée sous forme de trajectoires de dépenses nettes, dans leurs plans structurels budgétaires nationaux à moyen terme.
Selon le Conseil, les nouvelles règles “encourageront davantage les réformes structurelles et les investissements publics en faveur de la durabilité et de la croissance”.
Par ailleurs, les États membres seront autorisés à demander une prolongation de la période d’ajustement budgétaire de quatre ans jusqu’à sept ans maximum, s’ils “mettent en œuvre certaines réformes et investissements qui améliorent la résilience et le potentiel de croissance, soutiennent la viabilité budgétaire et répondent aux priorités communes de l’UE”, relève-t-on.
SNJT : 12 agressions contre les journalistes en janvier
Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a publié, ce lundi 12 février 2024, son rapport sur les agressions perpétrées contre les journalistes.
Le nombre d'agressions a baissé depuis les élections de décembre 2023, relève l’Unité de monitoring du SNJT dans son dernier rapport.
Selon la même source, 12 agressions contre des journalistes et des photojournalistes ont été enregistrés sur un total de 15 alertes au cours du mois de janvier.
Les violences ont touché 14 personnes, réparties entre 5 femmes et 9 hommes selon leur genre. Il s'agit de 11 journalistes, 2 photojournalistes et un(e) chroniqueur(se).
Ces derniers représentent dix institutions médiatiques, à savoir quatre chaînes de télévision, trois radios, deux journaux écrits et un site Web.
La même source a précisé que six parmi les personnes agressées font l'objet de poursuites judiciaires, trois ont été licenciées et trois d'autres harcelées.
FMI : l’impact de la guerre au Moyen-Orient risque de s’accroitre
La directrice du Fonds Monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a mis en garde, ce lundi, contre les répercussions de la poursuite de la guerre au Moyen-Orient, déclarant que son impact risque de s’accroitre.
Et d’ajouter, lors du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï que cet impact commence à se ressentir au canal de Suez.
Elle a estimé que l'élargissement du conflit au Moyen-Orient pourrait aggraver les dommages économiques à l'échelle mondiale, notant une augmentation des coûts d'expédition et une baisse du trafic à travers la mer Rouge.
Elle a également déclaré que le FMI est "très confiant" que le ralentissement de l'économie mondiale ne mènerait pas à une récession, prévoyant également une baisse des taux d'intérêt à partir de la mi-année.
Concernant la reconstruction de Gaza, Georgieva a déclaré, dans une interview accordée à "Al-Sharq", dimanche, que "quand le moment viendra de reconstruire Gaza, nous serons aux côtés de la Banque mondiale pour soutenir l'Autorité palestinienne".
La directrice du FMI a également souligné lors du Forum financier arabe que la guerre israélienne sur Gaza a eu un impact sur le tourisme dans les pays voisins, affirmant que l'institution financière surveille de près les impacts financiers, notamment en ce qui concerne l’augmentation des dépenses sociales et de défense.
Georgieva a prévu une croissance de l'économie de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord de 2,9% cette année, en baisse par rapport aux prévisions du Fonds en octobre, en raison de la réduction de la production de pétrole, du resserrement de la politique monétaire et des répercussions de la guerre israélienne sur Gaza, qui ont affecté les pays voisins. Le Fonds a également réduit le volume du trafic dans la mer Rouge de plus de 50%.
Chantons l’amour à l’IFT
« Ne me quitte pas », « Hymne à l’amour », « Quand on que l’amour », « Je l’aime à mourir », « La vie en rose », « Ti amo », « Un amore grande », « Con te partirò », « Io che amo solo te », « Vivo per lei », « La Quiero a Morir », « Tú sí sabes quererme », « Cuéntame al oído » et tant d’autres belles chansons qui ont marqué des générations. Des chansons romantiques, des chansons hymne à l’amour qui ont traversé les frontières et le temps et qui ont été interprétées par plusieurs chanteurs des quatre coins du monde et qui seront au cœur de cette soirée spéciale que proposera le 14 février à 19h00, l’Institut français de Tunisie (IFT) en partenariat avec l’Instituto Cervantes de Tunis et l’Istituto Italiano di Cultura di Tunisi. Animée par le Centre de langue, la soirée s’annonce chaleureuse, conviviale et surtout bien rythmée de musiques comme de souvenirs et de rencontres.
Tunisiens, n’hésitez pas à partager avec les convives de l’IFT quelques chansons tunisiennes référentielles de Hédi Jouini, Mohamed Jamoussi, Saliha, Naama, Olaya, Saber Rebai, Lotfi Bouchnak, Najet Attia… Des chansons comme « Hobbi Yetbadel Yetjadd », « Yalli boodek dhayaa fekri », « Labesstek min atfi holla », « Assahira », « Barcha barcha y mdellal », « el aîn elli matchoufekchi »… Après tout, la musique est universelle, sans frontières, l’amour aussi !
I.A.
L’inclusion financière au cœur des politiques visant à réduire les inégalités sociales
64% des ménages tunisiens n’ont eu aucune expérience de crédit bancaire alors que 36% parmi eux ménages entretiennent de près ou de loin des relations de crédit avec les banques.
Parmi ces ménages, 11% utilisent sporadiquement les services bancaires y compris les crédits et seulement 25% utilisent régulièrement les services bancaires ont accès au crédit et ce, d’après les données d’une étude publiée jeudi 8 février 2024 par la fondation « Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) – Tunisie »
L’étude indique, en se référant à une enquête internationale, que 45% des ménages tunisiens ne bénéficient d’aucun ou de très peu d’accès aux services financiers.
On souligne aussi que 19% des ménages ont peu d’accès aux services financiers. Ces ménages disposent d’un compte courant souvent postal et parfois bancaire mais n’effectuent qu’une opération par mois. Leur épargne est exclusivement postale mais faible et très volatile et accèdent parfois aux microcrédits et n’ont pas d’accès au crédit bancaire.
Sur le plan microéconomique, l’accès au financement bancaire est à même d’améliorer les chances d’emploi, d’exercer un effet positif sur la consommation des ménages et de stimuler l’activité économique locale, précise le FTDES
En créant des sources de revenu durables, le financement bancaire peut à son tour faciliter l’accès à l’épargne aux personnes qui étaient jusque-là exclues des services bancaires, leur permettant de mieux gérer les aléas des dépenses et de lisser le niveau de leur consommation dans le temps. Pour les ménages possédant de très petites entreprises, souvent informelles et très fragiles, l’accès au financement peut également les aider à se développer, à élargir les opportunités génératrices de revenu et à améliorer la gestion des risques, martèle-t-on.
L’inclusion financière et tout particulièrement la multiplication des possibilités pour les ménages de bénéficier d’un financement bancaire est aujourd’hui au cœur des politiques visant à réduire les inégalités et à améliorer les revenus et les conditions de vie de la classe moyenne.
Affaire du complot contre l’Etat : six détenus entament une grève de la faim
Six détenus dans le cadre de l’affaire du complot contre la sûreté de l’État ont entamé, ce lundi 12 février 2024, une grève de la faim.
Il s’agit de Ghazi Chaouachi, Jaouher Ben Mbarek, Issam Chebbi, Khayam Turki, Abdelhamid Jelassi et Ridha Belhaj.
Ils revendiquent leur « libération » et « la fin des poursuites judiciaires à leur encontre », ainsi que « le respect de l’indépendance de la justice ».
Les détenus ont appelé les « forces vives du pays à unir leurs efforts contre le harcèlement et l’intimidation de l’autorité en place ».
Il est à rappeler que le juge d'instruction du Pôle judiciaire antiterroriste avait émis des mandats de dépôt à l’encontre des six détenus, depuis le 25 février 2023.
Palmarès de la CAN 2024 : Troost-Ekong, meilleur joueur
La Côte d'Ivoire a fini par réaliser un vrai miracle en remportant le trophée continental devant son public. Émotions, surprises et spectacles ont caractérisé cette phase finale.
Sur le plan individuel, les distinctions n'ont pas manqué. Voici en détails la liste des joueurs récompensés hier soir devant une galerie en transe.
Meilleur joueur : William Troost-Ekong (Nigeria)
Meilleur jeune : Simon Adingra (Côte d'Ivoire)
Meilleur gardien : Ronwen Williams (Afrique du Sud)
Meilleur buteur : Emilio Nsue (Guinée Equatoriale) avec 5 buts
J.B
Gabès : Coupure et perturbations de la distribution d'eau dans 5 délégations
La société nationale d'exploitation et de distribution de l'eau a annoncé la programmation de travaux de maintenance sur le canal d'approvisionnement en eau de Chott El Fjif, d'un diamètre de 1000 mm en direction de la station de dessalement à Gabès, ce qui entraînera des perturbations et des interruptions dans la distribution d'eau courante à partir de 1 heure du matin le mardi 13 février 2024 dans les délégations de Al-Hamma, Al-Hamma-Ouest , Al-Matouia, Wedhref, Ghannouch et Gabès-ouest.
Il est prévu que l'approvisionnement soit progressivement rétabli à partir de 23 heures le mercredi 14 février 2024 après la fin des travaux qui se poursuivront sans interruption, a précisé la soiciété.
Christian Jambet, philosophe spécialiste de l’islam, à l’Académie française
Le philosophe Christian Jambet a été élu à 74 ans, quelques mois avant d’atteindre la limite d’âge de 75 ans. C’est la première élection à l’Académie française depuis que le Franco-Libanais Amin Maalouf en est devenu le secrétaire perpétuel. Christian Jambet devient ainsi parmi les immortels. Il occupera le siège 6, laissé vacant depuis le décès de l’historien Marc Fumaroli, en 2020.
Il était en concurrence avec l’écrivain franco-tunisien Hédi Kaddour, qui a rassemblé 7 voix au premier tour, puis est descendu à 6 et enfin 3 voix. Le dramaturge Jean-Marie Besset a obtenu jusqu’à 3 voix, tandis que l’écrivain italien Giovanni Dotoli et le médecin David Khayat en ont récolté chacun une au maximum.
Né à Alger en 1949, à l’époque de la colonisation française en Algérie, Christian Jambet maîtrise aussi l’arabe.
Il s’est passionné, à partir du début des années 1970, en fréquentant l’orientaliste Henry Corbin, pour la langue, la culture et la philosophie persanes, ainsi que l’islam chiite, majoritaire en Iran.
Il a contribué par ses travaux à l'étude des philosophies grecques dans le contexte arabe et persan et a mis en lumière l'impact de l'islam sur la pensée philosophique. Il a fondé la collection « Islam spirituel » aux Éditions Verdier et traduit de nombreux textes, dont « La Convocation d’Alamût » de Nazîroddîn Tûsî, Ouvrage publié en coédition avec les Éditions de l’Unesco ou « Soleil du réel, Poèmes d'amour mystique » de Jalaloddîn Rûmî qui offre un choix de cent poèmes traduits par Jambet.
Parmi ses œuvres considérables, « Apologie de Platon, Essais de métaphysique », publié en 1976, qui marque le début de son exploration philosophique par les livres. En collaboration avec Guy Lardreau, il a co-écrit « Ontologie de la révolution », une série en deux volumes qui interroge la nature de la révolution et des droits de l'homme.
Il a également écrit « Qu’est-ce que la philosophie islamique ? », « Le philosophe et son guideMullâ Sadrâ et la religion philosophique», « Pari de civilisation » co-écrit avec le poète, islamologue, essayiste et romancier franco-tunisien Abdelwahab Meddeb, « Le gouvernement divin : Islam et conception politique du monde » etc.
Malek Ezzahi : plus de 100 entreprises citoyennes ont été créées
Le ministre des Affaires sociales, Malek Ezzahi, a affirmé que plus de 100 entreprises citoyennes ont été créées.
Il a précisé que le ministère des Affaires sociales joue un rôle d’accompagnement aux entreprises citoyennes et de sensibilisation pour faire connaître ce concept fraîchement mis en place en Tunisie.
Rappelant la création d’un secrétariat d’Etat au profit des entreprises citoyennes, Ezzahi a appelé à soutenir davantage ces entreprises qui peuvent constituer « une solution économique ».
Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Suisse au soutien de « IBSAR »
La Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Suisse (CCITNCH) inaugure sa première action sociale en parrainant l’association « IBSAR », dédiée aux personnes mal et non-voyantes.
Au programme : « Les filles d’Olfa » de Kaouther Ben Hania dont la projection est prévue pour le 16 février à 19h00, au CinéMadart à Carthage.
« En présence du producteur renommé Habib Attia, cette initiative promet une soirée exceptionnelle, tout en soutenant une noble cause. Chaque billet contribue à faire une réelle différence dans la vie de ceux qui en ont le plus besoin » explique le communiqué de presse de la Chambre de Commerce et d'Industrie Tuniso-Suisse, précisant que l’intégralité des recettes sera versée pour soutenir l’association « IBSAR ».
L'ancien PDG de la Radio nationale, Mouldi Hammami, tire sa révérence
L'ancien PDG de la Radio nationale, Mouldi Hammami, a rendu son dernier, ce lundi 12 février 2024, à l'âge de 68 ans des suites d'une longue maladie.
Né à Béja le 8 novembre 1956, il a suivi sa scolarité à l'école primaire de Borj Amri avant de rejoindre le lycée Khaznadar du Bardo. Diplômé de l'Institut de Presse et des Sciences de l'Information (IPSI) en 1977, il a intégré la Radio nationale en 1983 en tant que rédacteur en chef du service des informations, puis rédacteur en chef adjoint du service d'information en arabe section des nouvelles en 1990.
Après un passage à Radio Cologne en Allemagne de 1995 à 2000, Mouldi Hammami est revenu en Tunisie pour prendre en charge le bulletin télévisé du soir. En 2001, il a été nommé à la tête de Radio Jeunes, puis en 2004, à la tête de la Radio nationale. En décembre 2010, il devient PDG de la Radio nationale, puis rédacteur en chef du magazine de la Radio nationale en 2011.
Parallèlement à ses responsabilités dans les médias, Mouldi Hammami a enseigné à l'Ipsi de 2007 à 2019 en tant que professeur universitaire.
Que Dieu le Tout-Puissant lui accorde Son infinie Miséricorde et l'accueille dans Son éternel Paradis.
Paix à son âme!
Revue « Patrimoine et Créativité » : Lumières sur le Zaghouanais
« Le Zaghouanais – Ressources patrimoniales et développement local » est l’intitulé du dossier spécial publié par la revue « Patrimoine et Créativité » de l’Association tunisienne pour la sauvegarde des musées et des sites archéologiques «TOURATH» qui consacre son 14ème numéro à la présentation des ressources patrimoniales du Zaghouanais (ou « bled zarouène » (prononcer le ‘r’ à la française) est le pays du mont Zaghouan) et à l’impact de leur valorisation sur les bonnes pratiques du développement local. Un enjeu qui s’avère important pour une région en attente d’un avenir meilleur de la prise en charge de son patrimoine.
En tête de liste des sites à conserver et à promouvoir, lit-on dans la revue, émerge le centre historique de Zaghouan témoin d’un ancrage de la culture andalouse. Ce tissu soumis à la pression de l’extension urbaine, mérite une meilleure prise en charge par les institutions concernées. L’application d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) servira d’outil de gestion du potentiel patrimonial culturel matériel et immatériel de Zaghouan.
A travers une centaine de pages en arabe et en français illustrées par des photos, de schémas et de plans, l’accent est porté sur les différentes composantes de cette ville qui se trouve à peu de distance d’un parc national de grande importance écologique, notamment pour sa couverture végétale et sa population faunistique.
Lieu de randonnées et de spéléologie
C’est aussi un lieu privilégié pour la pratique des randonnées et la spéléologie organisée par un Club local de statut associatif. Au sein de ce parc se dresse l’emblématique temple des eaux romain point de départ du complexe hydraulique Zaghouan-Carthage inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO. La sensibilisation du public des visiteurs à l’importance de ce bien classé monument historique nécessite la mise en place d’une borne interactive illustrant ses composantes et son itinéraire.
Le lecteur peut s’informer également d’une short-list de projets futurs patrimoniaux réalisables en s’appuyant sur une complémentarité et une synergie entre les différents décideurs et intervenants avec l’apport de l’investissement privé dans le cadre du Partenariat Public Privé (PPP). Il s’agit de la réalisation de certaines composantes relatives à la valorisation du complexe hydraulique Zaghouan – Carthage. A cela s’ajoute la contribution à la prise en charge de l’aménagement et de la gestion du parc de Wadi Arremel et du village de Zriba Olya, selon un cahier de charges élaboré à l’attention des investisseurs privés, ainsi que des idées pour faire promouvoir le Zaghouanais en tant que pôle du tourisme alternatif accessible par le réseau routier communiquant avec le Grand Tunis, Hammamet et Sousse.
Zaghouan, le passé et le présent
Ce numéro spécial, riche d’infos et d’illustrations, réalisé avec la contribution de chercheurs, universitaires, spécialistes notamment en archéologie, histoire, géographie, patrimoine matériel et immatériel…, s’intéresse de plus près à travers des recherches récentes notamment au parc national de Zaghouan en mettant en évidence l’aspect patrimonial de cet ensemble, son état de conservation, son degré d’intégration dans les paysages urbains et ruraux actuels ainsi que l’historique et les perspectives de sa valorisation.
Quant au complexe hydraulique romain Zaghouan-Carthage, il est unique en son genre à plusieurs égards. Sa présentation au public est un défi à relever au même niveau que les exigences de la conservation des composantes physiques et des paysages culturels et naturels auxquels il est associé. L’aménagement d’un centre d’interprétation pour l’ensemble du complexe à l’intérieur du parc du temple des eaux à Zaghouan pourrait contribuer à promouvoir ce point de départ symbolique de l’eau vers Carthage. Les savoirs faire multiples en rapport avec les techniques de captage, d’adduction et de stockage de l’eau à travers les âges sont tant de thèmes qui restent à explorer et à exposer en employant les différentes méthodes de documentation et de présentation matérielles et digitales.
Au sommaire figure une panoplie de sujets dont « Habitat et villages perchés du Zaghouanais », « Zriba El Olya, un village de crête du territoire Zaghouanais », « Savoir-faire et patrimoine vivant dans le Zaghouanais: Plaidoyer pour une mutation culturelle », « Les bruissements de la pierre : une relecture artistique du patrimoine architectural de Thuburbo Majus », etc.
Ce numéro constitue une invitation ouverte à tous les Tunisiens pour découvrir ce gouvernorat bien ancré dans l’histoire et dans le présent. N’hésitez pas c’est toujours agréable de remplir les poumons d’air frais…
Le Quotidien avec TAP
La France annonce la fin du droit du sol à Mayotte
Hier dimanche, lors de sa visite à Mayotte, le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé la future cessation du principe du "droit du sol" sur cette île française de l'océan Indien, confrontée à une crise migratoire grave ainsi qu'à une situation sociale et sécuritaire tendue.
Depuis le 22 janvier, le 101e département français est en proie à des blocages et à des barrages routiers érigés par des "collectifs citoyens" qui dénoncent l'insécurité et l'immigration non contrôlée.
Dès son arrivée sur l'île, Darmanin a affirmé : "Nous allons prendre une mesure radicale, consistant à inscrire la fin du droit du sol à Mayotte dans une révision constitutionnelle qui sera choisie par le président de la République."
Il a ajouté que "devenir français ne sera plus possible sans être né de parents français", soulignant que cette décision "réduira considérablement l'attrait" que peut exercer l'archipel, confronté à une forte pression migratoire en provenance des Comores voisines.
CAN 2023 – Finale : Côte d’Ivoire – Nigéria (2-1) : Le miracle des Eléphants a eu lieu
Ils l’ont fait. Les Eléphants, au bord de l’élimination à la fin du premier tour, ont cru au miracle et ils en furent récompensés, battant une coriace équipe du Nigéria. A Abidjan, la fête est totale.
Dans un duel qui s’annonçait musclé et indécis, les deux équipes ont fait preuve de prudence, mais ce sont les Nigérians qui ont trouvé la faille au cours de cette première mi-temps par l’intermédiaire de leur capitaine Ekong d’un joli heading (38’).
La reprise a été très animée avec des ivoiriens lancés vers l’attaque et des Nigérians repliés mais toujours dangereux et capables de tuer tout suspense. Et ce n’est que justice que Kessié a trouvé le chemin des filets pour égaliser (62’).
Le match a été relancé et rien ne semblait arrêter le miracle ivoirien puisque Haller, le buteur de la demi-finale, a permis aux siens de mener au score (81’).
La suite a vu le Nigéria se ruer en attaque, sans pouvoir de serrer l’étau des éléphants qui ont tenu jusqu’au bout pour renouer avec le titre africain.
Kamel ZAIEM
















