FTDES : une multiplication des semences et une autonomie locale
Une expérience de multiplication de semences locales (blé, orge, Pois chiche, poireau, pomme de terre) sera lancée, samedi 2 mars 2023 par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES). ''C'est dans la ferme de Hafedh Karbaa, un agriculteur de Monastir qui est conscient des limites des semences hybrides et réputé pour ses efforts de préservation des graines locales héritées des ancêtres que l'expérience a été lancée'', note le FTDES.
Cette action intervient, alors que le secteur agricole national est confronté à multiples difficultés croissantes. Celles-ci, ont été derrière la recrudescence des mouvements sociaux réclamant les droits d’accès à l’eau de l’irrigation, aux traitements phytosanitaires et aux fourrages, précise le Forum. Ces mouvements appellent aussi à lutter contre l’importation anarchique des produits agricoles et à arrêter l’importation du blé contaminé ainsi que les semences étrangères ce accroît la dépendance aux pays d’origine.
Depuis la France, Nabil Ammar appelle à une meilleure coopération sur les biens spoliés
Lors d’une séance de travail tenue jeudi au Quai d’Orsay dans le cadre de la visite de travail que le chef du gouvernement effectue à Paris en réponse à l’invitation de son homologue français, le ministre des Affaires étrangères Nabil Ammar et son homologue français Stéphane Séjourné, ont réitéré la volonté commune d’insuffler une nouvelle dynamique au partenariat stratégique bilatéral. Et ce, à travers, notamment, la reprise des visites de haut niveau ainsi que la concrétisation des échéances bilatérales.
Les deux ministres ont mis l’accent sur la nécessité de réunir toutes les conditions aptes à mettre à profit le potentiel économique important entre les deux pays et à booster les relations commerciales et d’investissements.
Ils ont souligné leur attachement à la consolidation des relations bilatérales et à la concertation, mettant en évidence l’importance pour les deux partenaires, du redressement économique rapide de la Tunisie et de l’aboutissement des réformes engagées par le Gouvernement tunisien.
Nabil Ammar a profité de l'occasion pour réitérer la priorité d'accorder une meilleure coopération sur la récupération des Biens spoliés et leur restitution.
Les deux vis-à-vis ont, par ailleurs, rappelé le succès du dernier Sommet de la Francophonie, tenu à Djerba en novembre 2022, tout en soulignant leur engagement respectif pour une coopération accrue dans l’espace francophone.
La réunion a, également permis de passer en revue l’ensemble des questions régionales et internationales d’intérêt commun.
Nabil Ammar a, dans ce cadre, rappelé la position constante et de principe de la Tunisie qui demeure en faveur de la juste cause palestinienne et des droits légitimes du peuple palestinien, appelant à l’urgence de déployer tous les efforts pour un cessez-le-feu immédiat et durable à Gaza, avec un accès urgent à l’aide humanitaire.
Les deux Ministres se sont félicités de l’échange approfondi sur les questions d’actualité et leur impact sur les économies et les populations des deux pays.
Nabil Ammar a, au terme de cette rencontre, invité son homologue français à effectuer une visite en Tunisie afin de poursuivre ces discussions et cette dynamique de consolidation des rapports bilatéraux.
Efficacité administrative : Appel, au Parlement, à réviser le Code pénal
Des propositions d’amendement de l’article 96 et de quelques dispositions du code pénal, ont été au menu d’une séance d’audition de la commission de la législation générale au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).
Il est à noter que ces amendements ont été préalablement présentées par le Syndicat des magistrats tunisiens et l’Ordre national des avocats.
Selon un communiqué publié jeudi par l’ARP, Lors de cette séance, le président du Syndicat des Magistrats Tunisiens a exposé le contexte général de l’adoption de l’article 96 du code pénal en vertu de la loi n°85-85 du 11 août 1985.
Il a souligné l’importance de cet article qui stipule qu’il “Est puni de dix ans d’emprisonnement et d’une amende égale à l’avantage reçu ou le préjudice subi par l’administration, tout fonctionnaire public ou assimilé, tout directeur, membre ou employé d’une collectivité publique locale, d’une association d’intérêt national, d’un établissement public à caractère industriel et commercial, d’une société dans laquelle l’Etat détient directement ou indirectement une part quelconque du capital, ou d’une société appartenant à une collectivité publique locale, chargé de par sa fonction de la vente, l’achat, la fabrication, l’administration ou la garde de biens quelconques, qui use de sa qualité et de ce fait se procure à lui-même ou procure à un tiers un avantage injustifié, cause un préjudice à l’administration ou contrevient aux règlements régissant ces opérations en vue de la réalisation de l’avantage ou du préjudice précités. ”
Révision proposée
L'intervenant a déclaré, dans ce contexte, la nécessité de la révision de l’article estimant qu’il freine le travail des fonctionnaires qui ne veulent plus signer des décisions administratives sensibles par crainte des poursuites pénales en vertu de cet article.
S’agissant des propositions n°15 et 28/2023 portant sur l’amendement de l’article 96 et de quelques dispositions du code pénal, le président du syndicat des magistrats a appelé à élargir la consultation en vue d’élaborer un texte de loi complet et cohérent prêt à être appliqué.
De son côté, le bâtonnier de l’Ordre des avocats a mentionné que l’article 96 a instauré de la confusion au niveau de l’action administrative ce qui a emmené certains observateurs à affirmer qu’une partie du ralentissement économique résulte du refus des fonctionnaires à prendre des décisions ou des initiatives.
Il a, dans ce contexte, appelé au fusionnement des propositions de l’Ordre des avocats et du Syndicat des magistrats dans un seul texte. Et ce, en mettant l’accent sur la nécessité de l’amendement de plusieurs articles du code pénal en vue d’une harmonisation des textes.
Lors de la discussion, les membres de la commission de la législation générale ont souligné leur effort pour l’élaboration d’un texte assurant un équilibre entre les objectifs de la politique pénale afin de lutter contre la corruption administrative et financière d’un côté tout en assurant l’efficacité du travail administratif d’un autre côté.
Création d’emplois : Lancement en Tunisie de la 2eme phase du projet WIDU
Le projet WIDU qui vise à promouvoir l’entrepreneuriat et la création d’emplois en Afrique entame sa 2ème phase en Tunisie.
A cet effet, M. Georges Koeppinghoff, coordinateur de WIDU-Tunisia a présenté les résultats de la 1ère phase du projet, notant que la Tunisie est le dernier pays à avoir rejoint le projet. "Cela fait seulement 2 ans et nous sommes déjà à 553 TPME accompagnées sur les 24 gouvernorats en Tunisie. Nous parlons de 1000 euros d’investissement en privé qui ont été mobilisés. De 1,1 million d’euros de subventions accordées aux TPME, et de 1236 séances de coaching individuel réalisées.» a-t-il déclaré lors de son intervention dans Le Debrief du vendredi 1er mars 2024.
Et de préciser :« le résultat principal de ces investissements est que 1324 emplois sont créés et maintenus, dont 60 % pour les femmes.»
Il est à noter que le projet WIDUest lancé en janvier 2022 en Tunisie. Il soutient la création d’emplois en Tunisie en réorientant les emplois fondamentaux effectués par les membres de la diaspora tunisienne en Europe, vers des projets entrepreneuriaux à fort potentiel.
En s'appuyant sur la plateforme WIDU Africa, les personnes de la diaspora peuvent s’enregistrer et inviter des entrepreneurs en Tunisie ou dans les autres pays participants.
« Ensemble, ils vont mettre en place un plan d’investissement en deux parties. La première partie, est consacrée à l'investissement privé, et la deuxième partie aux subventions WIDU», a expliqué le coordinateur du projet.
Et d'ajouter : « Cette proposition de projet sera étudiée par nos experts. Les bénéficiaires auront également droit à un suivi et un accompagnement. Et tout ce processus-là se fait à travers la plateforme. »
Le responsable allemand n'a pas manqué de préciser qu'il s'agit de la première fois où un projet a une approche entièrement digitalisée. « L’avantage principal de WIDU est que la plateforme permet d’avoir une forme de visibilité sur comment l’argent est concrètement utilisé, comme il y a un suivi assez systématique pour voir le progrès des entrepreneurs», a-t-il conclu.
Ligue des champions : Al Ahly termine en tête de son groupe
Grâce à un but de son attaquant Hussein Shahat en début de seconde mi-temps, Al Ahly a terminé aujourd'hui la phase des poules de la Ligue des Champions à la première phase du groupe D.
Dans le choc face à Young Africans, la formation égyptienne s'est imposée par un but à zéro. Un résultat suffisant pour lui assurer la première place du groupe D et de tomber sur un adversaire à la portée au tour suivant.
Dans l'autre match de ce groupe, le Chabab Belouizadad, déjà éliminé, a battu à domicile Medeama DC par trois buts à zéro.
Journées de l'Histoire de l'IMA: M'hamed Oualdi en lice pour le Grand prix du livre
Le livre "Un esclave entre deux empires: une histoire transimpériale du Maghreb " (Editions du Seuil, 2023) de l'historien du Maghreb, le franco-tunisien M'hamed Oualdi, compète pour le Grand prix du livre qu'organise l'Institut du Monde Arabe (IMA).
Il est l'un des sept ouvrages retenus et qui seront en compétition pour ce prix qui fait partie du programme des Journées de l'Histoire de l'IMA (JHIMA), qui se tiendront les 23 et 24 mars 2024 dans leur 10ème édition placée sous le thème "Amours dans le monde arabe".
"Doté par l'Académie du Royaume du Maroc et son Secrétaire Perpétuel Abdeljalil Lahjomri, ce prix qui sera décerné par un jury présidé par Vincent Lemire, distingue une présentation récente et innovante sur l'histoire du monde arabe"-lit-on dans l'avant propos de Jack Lang, Président de l'IMA.
Ce livre d'histoire raconte dans ses 272 pages la trajectoire "hors du commun d'un ancien esclave, né dans le Caucase, affranchi et devenu général de l'Empire ottoman, qui a passé sa vie à circuler entre les empires bordant la Méditerranée. Husayn, vendu sur un marché d'Anatolie comme esclave, revendu à Istanbul, puis à Tunis, est éduqué et promu jusqu'à atteindre le rang de dignitaire de l'Empire ottoman avant que la colonisation de la Tunisie par la France en 1881 ne le contraigne à l'exil, en Italie".
Mais l'histoire ne s'arrête pas là, "car sa mort en Toscane provoque une série de conflits autour de sa succession qui mettent aux prises le sultan ottoman, ses vizirs, des fonctionnaires français, des juristes européens et des membres de communautés musulmanes et juives sur les deux rives de la Méditerranée", lit-on sur le site d Seuil Editions.
A partir de la trajectoire de Husayn et des conflits autour de sa succession dès sa mort en 1887, ce livre montre selon l'auteur "comment, bien après la conquête de leur pays par la France en 1881, des membres des élites et, plus généralement, de la société tunisienne ont continué à se penser comme des sujets ottomans, comment des hommes et des femmes ont utilisé cette appartenance impériale et la domination ottomane comme une ressource politique, économique et culturelle pour contester ou dans d'autres cas, négocier et collaborer avec le pouvoir colonial français jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, et comment des acteurs maghrébins comme Husayn ont participé de plain-pied aux importants débats transimpériaux de la seconde moitié du XIXe siècle comme ceux sur l'abolition de l'esclavage, sur la nationalité ou sur la propriété publique et privée".
Professeur à Sciences-Po Paris, M'hamed Oualdi, spécialiste de l'histoire du Maghreb moderne et contemporain (XVIe-début du XXIe siècle) dirige un programme de recherches européen (ERC) sur les fins d'esclavages au Maghreb. Parmi ses ouvrages "Esclaves et maîtres" (Publications de la Sorbonne, 2011).
Arbitrage : Que s’est-il passé après les révélations de Néji Jouini ?
Il y a trois jours, Néji Jouini, le superviseur de la direction nationale de l'arbitrage fraichement désigné, qu'une plainte a été déposée pour tentative de corruption d'un arbitre, samedi dernier et que la brigade de recherches d’El Gorjani a entamé son enquête.
D’après la version de Jouini, trois personnes ont appelé un arbitre et lui ont proposé un pot-de-vin, ajoutant que le procureur général s'est saisi de l'affaire depuis samedi dernier, ajoutant que l'enregistrement a été examiné, outre quelques autres preuves.
Or, depuis cette révélation, on essaie toujours de cacher la vérité, de ne pas citer l’appartenance de ces trois personnes ni l’arbitre concerné. Face à un tel silence, qui nous rappelle d’autres affaires similaires vite enterrées, Jouini doit à l’opinion publique d’autres explications car il s’agit de dangereux dérapages qui se succèdent à cause du silence complice qui accompagne de telles affaires.
K.Z.
13ème Conférence de l’OMC : Ben Rejab défend la position de la Tunisie
La ministre du Commerce et du Développement des exportations, Kalthoum Ben Rejab a présidé les 28 et 29 février 2024, la délégation tunisienne ayant pris part à la 13ème Conférence Ministérielle de l’OMC, tenues aux Émirats Arabes du 26 au 29 février.
A cette occasion, la ministre a souligné la nécessité de prendre en considération les aspects relatifs au développement en faisant preuve de flexibilité par rapport aux pays en développement dont la Tunisie, lors des négociations. Et ce, afin de promouvoir leurs politiques de production.
Elle a, également, dénoncé les mesures unilatérales qu’envisage de prendre de nombreux pays développés sous prétexte de réaliser un développement durable et de protéger l’environnement. «Ces mesures entraverait l’accès de nos exportations aux marchés de ces pays», a-t-elle noté.
Dans ce contexte la délégation tunisienne a proposé d’adopter un mécanisme de compensation international au profit des pays en développement et des pays les moins avancés. C’est afin que ces derniers puissent remédier au manque de recettes douanières résultant de la non-application des droits de douane sur les transactions électroniques.
A noter qu’en marge de sa participation à la conférence, la ministre a rencontré le ministre Malien de l’industrie et du commerce, Moussa Alassane Diallo. Les deux homologues ont discuté du projet de création d’un corridor commercial continental tuniso-libyen vers les pays d’Afrique subsaharienne. Ce qui permettra de soutenir les échanges commerciaux au sein du continent africain.
Ben Rejab s’est entretenue aussi avec la chef du Bureau pour les Etats arabes au Centre du commerce international (ITC), Lilia Naas. Les deux responsables ont évoqué la stratégie nationale d’exportation, actuellement en cours d’élaboration en collaboration avec des experts de l’ITC.
Affaire de l’élève éborgné : détention de l’institutrice et du directeur
La Fédération générale de l'enseignement de base a annoncé, vendredi 1er mars 2024, que l’institutrice et le directeur de l’école ont été placés en garde à vue. Et ce suite aux événements tragiques où un élève a éborgné son camarade.
Le triste incident a été révélé le mardi 27 février 2024 par la mère d’un enfant de six ans qui a rapporté que son fils avait été agressé par son camarade qui a utilisé des ciseaux, ce qui lui a coûté son œil.
L’incident s’est produit en classe lorsque la maîtresse est sortie faire des photocopies. Dans une tentative de minimiser les faits, le directeur de l’école a tenu des propos selon lesquels l'enfant avait été blessé au niveau de l’œil avec un stylo laissant entendre qu'elle va devoir débrouiller seule pour porter secours à son enfant, selon la mère.
Décès d'un élève à Sfax: ses camarades protestent contre le « train de la mort »
Des centaines d’élèves se sont réunis, vendredi 1er mars 2024, lors d’une manifestation de protestation à la Place «100 mètres» au centre de Sfax, avant d'entamer une marche protestataire vers la municipalité de Sfax, passant par la gare et le siège du gouvernorat. Et ce, pour protester contre les accidents ferroviaires qui mettent en danger la vie des riverains notamment les élèves.
En effet, ce mouvement a été organisé suite au dernier accident, dont était victime l’élève Jasser Mahjoub âgé de 17 ans, décédé le 25 février qui a été percuté par un train. Les manifestants ont protesté contre l’absence de réactivité des autorités concernées pour trouver les solutions adéquates aux chemins de fer et aux accidents ayant récemment causé plusieurs drames.
Plusieurs habitants de la région avaient de même protesté appelant à résoudre la problématique de ce qu’ils qualifiaient de «train de la mort».
Gaza : La France condamne les intentions israéliennes
Le porte-parole adjoint du ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, Christophe Lemoine, a exprimé, hier soir, jeudi le 29 février 2024, la "vive émotion" de la France suite aux tirs meurtriers de l'armée israélienne ayant visé des civils Palestiniens lors d'une distribution d'aide humanitaire à Gaza. Cet évènement tragique intervient alors que la situation humanitaire à Gaza relève de l’urgence absolue, et qu’un nombre croissant et insupportable de civils palestiniens souffrent de faim et de maladie.
Lors d’une déclaration officielle diffusée sur la chaîne du ministère, Christophe Lemoine a annoncé que la France dénonce fermement les propos inacceptables du ministre israélien des finances, Bezalel Smotrich. Ce dernier a appelé à l’approbation de plans en vue de la construction de 3 300 nouvelles unités de logements dans plusieurs colonies de Cisjordanie.
« La France rappelle sa condamnation de la politique de colonisation, illégale au regard du droit international, et appelle de nouveau les autorités israéliennes à s’abstenir de tout nouveau projet de création ou d’extension de colonies dans les Territoires palestiniens occupés ». a affirmé le porte-parole adjoint de l'Europe et des affaires étrangères.
Il a également ajouté que la poursuite de la colonisation est incompatible avec la création d’un État palestinien viable et contigu. En plus d’être un obstacle majeur à une paix durable, cette politique est également source de violences et de tensions sur le terrain.
Un cessez-le-feu immédiat et durable est nécessaire de toute urgence pour permettre l’acheminement à grande échelle de l’aide humanitaire et la protection des civils dans la bande de Gaza. « Cela demeure la priorité de la France », précise-t-il.
La Tunisie sur la voie d’innovation de ses relations financières avec l'étranger
Un conseil ministériel restreint, tenu au début de cette semaine, a marqué une étape cruciale dans les efforts de la Tunisie pour moderniser ses relations financières avec l'étranger. L'objectif principal de cette réunion était d'examiner un projet de loi visant à réguler ces relations, un pas significatif dans la direction d'une économie plus ouverte et transparente.
L'une des décisions clés prises lors de cette réunion est la programmation d'une deuxième séance de travail ministérielle pour approuver le projet de code des changes amendé. Cette étape est essentielle pour permettre au projet d'être soumis au Conseil des ministres dans les plus brefs délais, avant d'être présenté à l'Assemblée des représentants du peuple pour examen et adoption.
Principales motivations
Les observateurs ont salué cette avancée, soulignant que la demande pour un code des changes plus moderne et efficace existe depuis de nombreuses années. Bien que des projets antérieurs aient été présentés, aucun progrès significatif n'avait été réalisé jusqu'à présent. La tenue de cette réunion et l'engagement des ministères concernés témoignent de l'importance accordée à cette question pour l'économie tunisienne.
Une des principales motivations derrière ce projet de code des changes est de faciliter les transactions en devises pour les personnes et les entreprises engagées dans des activités économiques. En simplifiant les procédures et en libéralisant certaines opérations financières, la Tunisie espère stimuler les investissements, les approvisionnements et les échanges commerciaux avec l'étranger.
Innovations multiples
Cependant, certaines questions en suspens, notamment celles qui concernent l'utilisation des crypto-monnaies seront parmi les priorités des reformes du nouveau code des changes. Alors que la demande pour ces actifs numériques est en hausse, des préoccupations subsistent quant à leur potentiel d'abus, notamment en matière de blanchiment d'argent. Certains analystes ont suggéré que l'adoption de crypto-monnaies pourrait être limitée, voire réglementée, pour éviter les risques associés à leur utilisation.
En outre, la question des avoirs à l'étranger détenus par des Tunisiens est également abordée. Il est envisagé d'adopter une amnistie pour ceux qui n'ont pas divulgué leurs comptes à l'étranger, ou de réduire les sanctions pour encourager la régularisation de ces avoirs. Cette mesure pourrait contribuer à mobiliser des revenus supplémentaires pour le pays.
En présentant le projet de nouveau code des changes, la ministre des Finances, Sihem Boughdiri Nemsia, a souligné l'approche participative adoptée dans son élaboration. Les principes de libéralisation des transferts financiers, la possibilité de négocier des crypto-actifs et le développement des échanges manuels sont autant d'éléments clés de ce projet ambitieux.
L'adoption d'un nouveau code des changes en Tunisie représente une étape importante vers une modernisation et une ouverture accrue de l'économie du pays. Toutefois, des défis subsistent, et il sera crucial de mettre en œuvre ces mesures de manière progressive pour maximiser leurs avantages potentiels pour le développement économique et social du pays.
Hausse spectaculaire des cours du Cacao : Effets multiples sur l’industrie
Le cacao, cette fève brune à l'origine de l'un des plaisirs les plus universellement appréciés - le chocolat, connaît actuellement une montée en flèche sur les marchés mondiaux.
Cette hausse des prix, sans précédent, suscite à la fois l'enthousiasme des acteurs du marché et des inquiétudes quant à ses implications sur la chaîne de valeur mondiale du cacao et sur les revenus des planteurs.
Augmentation spectaculaire
Depuis le début de l'année, le cacao a connu une augmentation spectaculaire de ses prix, enregistrant une progression de 56,4 %, pour atteindre plus de 2300 $ la tonne en glissement annuel. Les cours ont franchi des niveaux jamais vus depuis des décennies, avec des records atteignant 6929 $ la tonne. Cette envolée des prix s'explique principalement par les préoccupations croissantes concernant la production mondiale.
Les prévisions indiquent que la campagne cacaoyère en cours, ainsi que celle prévue pour l'année prochaine, seront déficitaires. Des estimations suggèrent un déficit de 300 000 à 350 000 tonnes pour cette année, et un déficit supplémentaire de 135 000 tonnes est envisagé pour l'année suivante. Les principales régions productrices, telles que la Côte d'Ivoire et le Ghana, sont confrontées à des défis majeurs, allant des conditions météorologiques défavorables aux aléas climatiques tels que les vents de l'harmattan et le phénomène El Niño.
Effets sur la demande
Actuellement, ce sont principalement les exportateurs et les négociants qui tirent profit de cette hausse des prix, bénéficiant de la demande croissante sur les marchés mondiaux. Cependant, cette situation soulève des préoccupations quant à ses répercussions sur la transformation et la demande en produits chocolatés.
La flambée des prix du cacao a engendré des inquiétudes parmi les professionnels de la confiserie et les broyeurs de cacao. La diminution du volume de broyage observée dans différentes régions du monde témoigne de ces préoccupations. Les fabricants de chocolat, conscients de la volatilité des prix du cacao, ont constitué des stocks lorsqu'ils étaient à des niveaux plus bas. Cependant, cette stratégie pourrait ne pas suffire à contenir les augmentations de prix futures, ce qui pourrait impacter négativement la consommation de chocolat.
Une hausse des prix du chocolat est déjà perceptible dans de nombreuses régions du monde. Aux États-Unis, par exemple, les prix ont augmenté de 17 % au cours des deux dernières années, tandis qu'en Europe et en Amérique du Nord, les consommateurs ont vu les prix des produits chocolatés augmenter d'environ 20 % entre 2021 et 2022. Cette tendance à la hausse pourrait compromettre la consommation de chocolat à long terme.
MG raffle plusieurs distinctions lors de la cérémonie « Élu Produit de l’Année 2024 »
Magasin General, qui vient de fêter ses 140 ans, s’est hissée en haut du classement des meilleurs produits MDD en Tunisie, avec ses marques « Koll Youm » et « MG Jaime » qui ont été gratifiées du titre « Élu Produit de l’Année 2024 » (produit distributeur) sur plusieurs catégories.
Magasin General a été primée dans les catégories de l’huile d’olive, des huiles végétales, du thon, des tomates en conserve, de l’harissa, des chips de pomme de terre, du miel, de la chamia, de la confiture, des champignons, du maïs, du café soluble et en capsule, des biscottes, des fruits secs, et des lingettes pour bébé.
Cette prestigieuse distinction, qui récompense les produits les plus innovants en Tunisie, démontre l’excellence de la qualité des process (études client, test panel, audit et assurance qualité) et témoigne de la connexion entre les consommateurs tunisiens et les marques MDD du Groupe Magasin General.
Ce travail est le fruit d’une belle collaboration entre Magasin General et ses partenaires, auxquels elle a adressé un grand remerciement durant la cérémonie de remise des trophées, ainsi qu’à ses collaborateurs et ses clients.
Mandats de dépôt contre les trois cadres du ministère des Finances
Le parquet du tribunal de première instance de Tunis avait ordonné aux agents de l'Unité nationale de recherche sur les crimes financiers complexes de placer le directeur général d'une administration fiscale et deux autres cadres du ministère en garde à vue.
L’affaire porte sur une enquête sur des soupçons de corruption financière et administrative, d'exploitation par un fonctionnaire de sa fonction dans le but de tirer un avantage, pour lui-même ou pour autrui et de blanchiment d’argent.
Dans ce cadre, le premier juge d'instruction au pôle judiciaire financier a émis des mandats de dépôt à l'encontre des trois responsables.
















