Coupure d’électricité demain dans ces quartiers
Une courpure d’électricité aura lieu demain, dimanche 3 mars 2024, dans plusieurs quartiers de Sousse. C'est ce qu'a annoncé la société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg).
Dues à des travaux de maintenance, les coupures débuteront à 8 heures du matin et se poursuivront jusqu’à 14 heures du dimanche 03 mars. Les quartiers concernés sont: Khezema-Ouest, Sahloul, Jawhara, Oued Ghenim, Immeuble Snit-Kuriat, Bouhsina, des régions de Akouda, de Hammam Sousse et d’Enfidha
L'INM: la date de l'observation du coissant lunaire e Ramadan
L'Institut national de la météorologie (INM) a annoncé que l'observation du croissant lunaire du mois de Ramadan aura lieu le dimanche 10 mars 2024. L'observation se déroulera, après le coucher du soleil, aussi bien en Tunisie que dans la plupart des pays arabes et musulmans.
Cette date coïncide avec la conjonction centrale entre le soleil et la lune, un événement astronomique prévu à 10 heures du matin, selon les calculs astronomiques, basés sur le fuseau horaire local de la ville de Tunis, selon la même source.
La nouvelle lune du mois de Ramadan sera visible, après le coucher du soleil le dimanche 10 mars 2024 dans le ciel de tous les pays arabes et islamiques, y compris la Tunisie. La lune restera visible pendant environ 18 minutes, avec une visibilité maximale à Dakar laquelle durera environ 23 minutes.
Selon les mêmes données astronomiques, il sera donc possible d'apercevoir le croissant lunaire du mois de Ramadan dans le monde, après le coucher du soleil le dimanche 10 mars 2024, correspondant au 29 Chaaban de l'année 1445 de l'hégire, à partir de 23h15, heure de Tunis.
La visibilité débutera au centre du golfe du Mexique et du centre de l'Amérique du Sud, puis progressivement en direction de l'ouest. Dès lors la nuit du doute est celle du dimanche prochain. Si les observateurs réussissent à apercevoir le Croissant de lune, le lundi 11 mars sera le premier jour du mois de Ramadan.
Protection civile: Accord pour une coopération Tuniso-Algérienne
Lors d’une séance de travail entre le Directeur tunisien de l’Office National de Protection Tunisienne et le Directeur Général de la Protection Civile Algérienne, les deux vis-à-vis se sont mis d'accord pour conclure un pacte de coopération dans le cadre de la Commission Mixte Tuniso-Algérienne. Cette coopération concerne aussi bien le domaine des incendies, le domaine culturel et sportif, ainsi que l’échange d’expériences dans les crises et les exercices conjoints. C'est ce qu'a révélé le responsable de la Protection Civile Algérienne, Abderrazak Brahmi.
Dans ce contexte, Raouf Merouani, directeur régional de la protection civile du Kef, a salué l'accord conclu entre la Tunisie et l’Algérie lequel prévoit l’implication de tous les départements régionaux de la protection civile dans les zones frontalières avec leurs homologues Algériens. Il a ajouté que la coopération sera conjointe à tous les niveaux de sécurité et de protection civile des deux États voisins.
Ariana, Ben Arous et Gabès: les unités de la G.N démantèlent des réseaux de speculation
Les unités de la Garde municipale relatives à la Garde nationale de Cité Ettadhamen, ont procédé à une saisie fructueuse de produits alimentaires et fourragers destinés à la vente en dehors des circuits réglementaires de distribution
À la M'hamdia, dans le gouvernorat de Ben Arous, les unités de recherche judiciaire de la Garde nationale ont saisi 25 tonnes de sucre destinées à la vente illégale.
Par ailleurs, à Gabès, une patrouille des unités de recherche judiciaire de la Garde nationale a intercepté un camion transportant frauduleusement 7 tonnes de produits fourragers. Le chauffeur a été appréhendé pour présentation de factures falsifiées.
Alger: Saïed s'entretient avec le Président Iranien
Dans le cadre de sa participation au septième sommet du Forum des pays exportateurs du gaz, qui se tient actuellement à Alger, en Algérie, le Président Kaïs Saïed s'est entretenu cet après-midi du samedi 2 mars 2024, avec le Président Iranien, M. Ibrahim Raïssi.
Le Président Saïed a exprimé, pour l'occasion, la disposition de la Tunisie à renforcer les liens de fraternité et de coopération qui l'unissent avec l'Iran. Il a exprimé aspirer à davantage de développement des relations entre les deux pays frères, notamment au niveau économique et commercial. Et ce, tout en manifestant son souhait d'explorer les opportunités d'échanges, de partenariat et de coordination.
Il a également invité son homologue à intensifier les échanges de visites pour servir l'intérêt commun des deux peuples frères, lit-on dans un communiqué publié par la page officielle de la Présidence.
Pour l'occasion, le président de la République n'a pas manqué de rappeler la position ferme de la Tunisie quant aux droits palestiniens, et la position tunisienne qui soutient la volonté du peuple palestinien dans sa lutte pour la mise en place de son État indépendant sur l'ensemble du territoire de Palestine, avec le Saint Qods pour capitale.
De son côté, le Président iranien a souligné la réelle volonté de son pays de développer ses relations avec la Tunisie et d'échanger avec elle expériences et expertises dans plusieurs secteurs. Et ce, en parallèle avec le développement des relations économiques et commerciales conformément aux aspirations des deux peuples frères, tunisien et iranien.
Le président iranien a, par ailleurs, invité le chef de l'Etat à effectuer une visite à Téhéran. Invitation qui a également été formulée par le président Saïed en appelant son homologue iranien à se rendre à Tunis.
Affaire du décès de Jilani Daboussi: mandat de dépôt à l’encontre d’une médecin
Dans le cadre de l’affaire du décès de Jilani Daboussi, le fils du défunt, Sami Daboussi a publié sur sa page Facebook qu'un mandat de dépôt a été émis à l’encontre d’une médecin de la santé publique.
Datée du 1er mars 2024, la publication de Sami Daboussi laisse entendre que plusieurs autres noms seront cités dans le cadre de la même affaire, précisant qu'il n'est qu'une question de temps avant que ''ces personnes'' ne répondent de leurs actes. D'après les informations disponibles, le médecin en charge de la prison civile de la Mornaguia, lieu de détention de feu Jilani Daboussi, serait derrière un rapport ayant interdit au défunt de recevoir des soins à l’extérieur de la prison. Selon les bruits de coulisses, un haut dirigeant d'Ennahdha et qui serait actuellement en prison, serait, lui aussi, cité dans cette même affaire.
Rappelons que Jilani Daboussi est décédé à l’âge de 67 ans quelques heures après sa libération de la prison civile de la Mornaguia. Il y a été incarcéré du 7 octobre 2011 au 7 avril 2014, dépassant ainsi 2 années de détention. Et ce, sans avoir été jugé d'où l'aspect illégal de la détention laquelle a dépassé, et de loin, les délais fixés par la loi, à seulement quatorze mois.
A noter que multiples demandes de libérations ont été formulées suite à la détérioration de l'état de santé de Daboussi. Mais la justice avait maintenu l’ancien député (en temps de Ben Ali et de Bourguiba) en détention.
C'est le fils du défunt qui a crevé l'abcès relatant une pression exercée par les ministres de la Justice et de la Santé en ce temps-là, (Noureddine Bhiri, actuellement en prison et Abdellatif Mekki) pour maintenir son défunt père en détention. Selon les dires du fils, Sami Daboussi, son père était resté en prison ''pour avoir refusé de payer un pot-de-vin de 50.000 dinars''. Il a annoncé avoir saisi la justice française et présenté un enregistrement audio de Noureddine Bhiri ordonnant la falsification du dossier médical de son père.
L’affaire a pris des dimensions internationales. Le Comité des droits de l’Homme relevant du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme, s'en est saisi toujours selon le fils Daboussi. Et d’après la sentence de cette institution internationale, le défunt a bien été victime d’une violation des droits de l’Homme, reprochant aux autorités tunisiennes de l'époque d’avoir failli à leur devoir de protéger la vie de Jilani Daboussi tout en dénonçant l’absence d’une enquête quant aux circonstances de sa mort.
À la date du 10 janvier 2022, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis a justement ouvert une enquête sur les circonstances du décès de Jilani Daboussi.
Campus France Tunisie : Candidatures prolongées au 4 mars
Algérie : Saïed et l’émir de Qatar discutent des éventuelles escalades en territoires occupés
Le président de la République, Kais Saïed, s’est entretenu, ce samedi 2 mars 2024 , avec l’émir de l’État du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani.
Cet entretien s’inscrit dans le cadre du septième Sommet du Forum des pays exportateurs de gaz, qui se tient actuellement en Algérie.
L’entretien a été une occasion pour réaffirmer la solidité des relations bilatérales, la nécessité de développer la coopération entre les deux pays frères ainsi que les moyens de les renforcer et de les développer dans divers domaines. Parmi les thèmes de la discussion, figurent aussi les questions d’intérêt commun, tant sur le plan régional qu’international. Il était notamment question de discuter des derniers développements à Gaza où le Président Saïed a réitéré le droit des Palestiniens à récupérer son territoire et d’avoir un État palestinien libre et indépendant et dont la capitale est Al Qods occupé.
À noter que le ministre des Affaires étrangères de la Migration et des Tunisiens à l’étranger Nabil Ammar et plusieurs hauts responsables ont accompagné le Président durant la réunion.
Du côté Qatari, le chef du cabinet princier Cheikh Saoud bin Abderrahman Al Thani, et le ministre d’État aux Affaires étrangères Sultan bin Saad Al Muraikhi, et d’autres membres de la délégation officielle qatarie ont assisté la rencontre.
L’informel fait accroître le volume du cash
Une tendance à la hausse du volume des billets et monnaies en circulation c’est-à-dire du cash s'est accélérée récemment et ce, en particulier depuis le second semestre de l'année dernière, franchissant pour la première fois le seuil des 20 milliards de dinars fin juin dernier. Cette augmentation significative soulève des questions et invite à une analyse approfondie des facteurs sous-jacents. Plusieurs éléments ont contribué à cette augmentation spectaculaire de la circulation monétaire en Tunisie.
Le pays a dernièrement atteint un jalon économique majeur avec un record historique dans la circulation des billets et des monnaies, dépassant pour la première fois la barre des 21 milliards de dinars. Selon les données fournies par la Banque Centrale de Tunisie, le montant total en circulation a atteint 21,2 milliards de dinars le 27 février 2024, enregistrant une augmentation notable de 2,3 milliards de dinars par rapport à la même période de l'année précédente.
Le rôle de l’informel
Tout d'abord, une part importante de l'économie tunisienne opère en dehors du système bancaire officiel, favorisant ainsi une demande accrue de liquidités physiques. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l'Organisation Internationale du Travail (OIT) ont dévoilé les résultats d'une étude approfondie se concentrant sur l'étendue de l'économie informelle en Tunisie. Cette étude vise à éclairer les décideurs publics en fournissant une estimation du poids de l'informalité dans l'économie et en identifiant les facteurs qui sous-tendent les comportements informels. Elle offre également des recommandations et un plan d'action pour accompagner la formalisation de l'économie.
Selon les conclusions de l'étude, la part du secteur informel non agricole dans le PIB non agricole s'élevait à 28,5% en 2020. Ce chiffre est encore plus élevé lorsque l'on considère toutes les activités informelles, y compris le secteur agricole, avec une part du secteur informel dans le PIB d'environ 35,2% en 2020.
Par ailleurs, l'emploi informel a représenté 26,8% de la population active occupée en 2020, soit plus de 910 000 emplois, contournant ainsi le paiement des contributions légales aux caisses de sécurité sociale. Cette proportion est en légère augmentation par rapport à l'année précédente, où elle était de 26,1% en 2019.
Défis multiples
Cependant, il convient de noter que cette augmentation des billets et monnaies en circulation monétaire peut également présenter des risques pour l'économie tunisienne.
Une expansion démesurée de la masse monétaire peut engendrer plusieurs conséquences néfastes sur l'économie. Tout d'abord, elle peut exercer une pression à la hausse sur les prix, alimentant ainsi l'inflation et réduisant le pouvoir d'achat de la population.
De plus, une telle expansion peut entraîner une dépréciation de la monnaie nationale sur les marchés internationaux, rendant les importations plus coûteuses et affectant négativement la balance commerciale du pays. Enfin, cela peut créer des déséquilibres macroéconomiques tels que des déficits budgétaires et commerciaux, compromettant la stabilité financière et la croissance économique à long terme.
Ligue 1 - Play-out : Le CAB se reprend, El Gawafel rechute
Les équipes locales ont imposé leur loi, cet après-midi en play-out. Le CAB et l’US Tataouine ont profité de la présence de leur public pour renouer avec la victoire.
A Bizerte, les Cabistes, maladroits au cours de la première mi-temps, ont su matérialiser leur supériorité à la reprise face à un AS Soliman très timide. Un doublé de Ben Zitoun (56’ et 87’) a suffi au bonheur des Nordistes qui consolident leur première place.
A Tataouine, l’Union locale a fait l’essentiel en s’imposant de justesse devant El Gawafel de Gafsa. Le but réussi par Boulila (50’) s’est avéré décisif pour améliorer le classement de l’UST et replonger les Gafsiens en bas du tableau.
Résultats
CAB – AS Soliman (2-0)
UST – EGSG (1-0)
Classement
1* Club A. Bizertin 14pts
2* US Ben Guerdane 9pts
- AS Soliman 9pts
4* US Tataouine 8pts
-Olympique de Béja 8pts
6* Etoile S. Métlaoui 7pts
7* EGS Gafsa 6pts
8* Avenir S. Marsa 3pts
K.Z.
La spirale de l’endettement pèse lourd sur l’Afrique
La Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) a récemment publié des prévisions alarmantes concernant la dette publique de l'Afrique. Malgré les efforts pour surmonter les répercussions économiques de la pandémie de COVID-19 et d'autres chocs exogènes, la dette des pays africains devrait demeurer au-dessus de son niveau pré-pandémique jusqu'en 2024 et 2025. Cette situation exige une action concertée avec les bailleurs de fonds internationaux pour éviter une détérioration du surendettement sur le continent.
Adam Elhiraika, directeur de la division de la macroéconomie et de la gouvernance à la CEA, a mis en lumière cette réalité lors d'une conférence à Victoria Falls, au Zimbabwe. Il a souligné que le ratio dette/PIB du continent avait atteint 62,5 % à la fin de 2022, et que la dette continuerait de peser lourdement sur les économies africaines dans les années à venir.
Le besoin d'une collaboration renforcée entre les pays africains et les partenaires internationaux est crucial pour faire face à ce défi. Selon Elhiraika, huit pays sont déjà en situation de surendettement, et treize autres pourraient suivre cette voie sans une action proactive pour inverser la tendance. Cette coopération doit se concentrer sur la recherche de solutions durables pour ramener les niveaux de dette à des niveaux soutenables.
Mthuli Ncube, ministre zimbabwéen des Finances, a également plaidé en faveur d'une refonte du système financier mondial pour mieux répondre aux besoins de l'Afrique. Il a souligné la nécessité de rendre le financement plus accessible et moins onéreux pour le continent, notamment en revisitant le Cadre du G20 sur le traitement de la dette et les mécanismes de financement de la lutte contre le changement climatique. Pour Ncube, ces ajustements sont essentiels pour aider l'Afrique à faire face aux défis croissants liés à l'endettement, aux changements climatiques et à l'inflation.
Le cas du Zimbabwe, confronté à des niveaux d'endettement élevés depuis des décennies, illustre la gravité de la situation. Le pays a manqué à ses obligations envers les institutions financières internationales il y a plus de vingt ans, ce qui a entraîné une privation de lignes de crédit et des difficultés économiques persistantes. D'autres nations africaines telles que la Zambie, le Ghana et l'Éthiopie ont également fait face à des défis similaires, certains ayant même fait défaut sur leurs dettes récemment.
Face à ces défis, il est impératif que les gouvernements africains intensifient leurs efforts pour renforcer la transparence et la gouvernance financière, tout en recherchant des solutions innovantes pour stimuler la croissance économique et réduire la dépendance à l'égard de l'endettement extérieur. De même, une collaboration internationale accrue et une réforme du système financier mondial sont essentielles pour soutenir les efforts de l'Afrique visant à surmonter les défis de la dette et à promouvoir un développement durable à long terme.
L'OMC plaide pour booster le libre-échange à travers le monde
Lors de sa réunion ministérielle à Abou Dhabi, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a émis un appel pressant à des réformes du système commercial multilatéral. Cette rencontre, la première en deux ans, intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et économiques croissantes, qui pèsent lourdement sur le commerce mondial.
La directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a lancé cet appel à l'action, mettant en garde contre les dangers qui guettent le multilatéralisme. Elle a souligné que ces menaces ne concernent pas seulement l'OMC, mais également l'ensemble de la communauté internationale. Face à l'incertitude et à l'instabilité persistantes, exacerbées par des crises telles que la guerre en Ukraine et les attaques contre des navires en mer Rouge, il est impératif d'agir.
Une des préoccupations majeures est la fragmentation du commerce international, qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour les pays développés et en développement. Okonjo-Iweala a averti que cette fragmentation serait très coûteuse pour le monde entier.
La réunion ministérielle a également été marquée par l'appel à des réformes de l'OMC elle-même. Les discussions se sont concentrées sur la nécessité de remettre en état de marche le système de règlement des conflits commerciaux, en panne depuis fin 2019 en raison du blocage par les États-Unis du renouvellement des juges. Les membres de l'OMC espèrent parvenir à une feuille de route claire pour cette réforme, crucial pour assurer le bon fonctionnement de l'organisation.
Cependant, les négociations s'annoncent ardues, avec des divergences entre les 164 membres de l'OMC et une règle du consensus qui donne un droit de veto à chacun. De plus, l'approche des élections américaines suscite des inquiétudes quant à la capacité des États-Unis à faire des concessions significatives. Katherine Tai, représentante américaine au Commerce, a assuré que la réforme était à l'ordre du jour, mais les observateurs restent prudents quant à l'ampleur des concessions possibles.
La réunion ministérielle à Abou Dhabi est perçue comme une opportunité cruciale de relancer le multilatéralisme et de sauver le système commercial international d'une crise imminente. La coopération et la volonté politique seront essentielles pour surmonter les défis actuels et construire un avenir plus stable et prospère pour tous.
Le grand retour géopolitique du Sud global
Par Soufiane Ben Farhat
Après la chute du mur de Berlin signifiant la fin de la Guerre froide, le politologue américain Francis Fukuyama avait publié, en 1992, un fameux livre intitulé “La Fin de l’histoire et le Dernier homme”. Un euphémisme en quelque sorte. En vérité, il voulait dire : la suprématie de l’Amérique et le triomphe de l’homme blanc nord-atlantique. Une illustration du credo fondamentaliste capitaliste et libéral en somme. Et beaucoup ont mordu à l’hameçon, y ont cru, et y croient encore comme des veaux.
Il est vrai que la chute du mur de Berlin et la disparition de l’URSS signaient la fin d’une guerre larvée à l’échelle d’un monde jusque-là bipolaire. La Guerre froide avait opposé, une quarantaine d’années durant, l’Occident et l’OTAN d’un côté, à l’Union soviétique et le Pacte de Varsovie de l’autre. Entre les deux, il y avait les pays dits du Tiers-monde réunis sous la bannière du Mouvement des Non-alignés et du Groupe des 77.
Comme l’a souligné Sharang Shidore, directeur du programme Global South au Quincy Institute for Responsible Statecraft et membre du corps professoral adjoint de l’Université George Washington : “Les pays du Sud abritent la grande majorité de l’humanité, mais leurs désirs et leurs objectifs ont longtemps été relégués aux oubliettes de la géopolitique. Dans la seconde moitié du XXe siècle, des groupes tels que le Mouvement des pays non alignés et le G-77 aux Nations Unies ont cherché à promouvoir les intérêts collectifs des pays les plus pauvres et décolonisés dans un monde dominé par d’anciennes puissances impériales. Leur solidarité reposait essentiellement sur des idéaux et un sentiment d’objectif moral partagé qui n’a pas toujours produit de résultats concrets. Même avant la fin de la guerre froide, le moralisme qui motivait ces États à s’unir commença à se dissiper. Les décennies unipolaires qui ont suivi la fin de la guerre froide semblent avoir définitivement écarté le Sud en tant que force évidente.”
Quand la Chine s’éveillera
En fait, depuis la chute du mur de Berlin, le monde a connu des décennies durant lesquelles il y avait un seul crabe dans le panier à crabes de la politique mondiale, les États-Unis d'Amérique.
A l’instar de tout pouvoir hégémonique à dimension planétaire, ils promurent et imposèrent un seul credo prétendument universaliste, la mondialisation. On jugea bon de promouvoir partout le capitalisme nord-atlantique comme norme suprême et indiscutable. Sur le plan politique et militaire, l’Otan sévit un peu partout, de la guerre d’Afghanistan au renversement du pouvoir en Libye, en passant par l’Irak et la Syrie. Côté économique, le FMI et la Banque mondiale administrèrent leurs recettes concoctées par les gourous monétaristes et financiers de haut vol.
Mais c’était compter sans la Chine. Lentement mais sûrement, l’ancien Empire du Milieu entreprit une remontée économique spectaculaire à l’échelle planétaire que traduit la Route de la soie, lancée en 2013 sous la présidence de Xi Jinping. C’est une route -une ceinture- réorientant l’économie mondiale au profit de la Chine moyennant des investissements colossaux consentis par ce pays dans des infrastructures routières et portuaires entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Elle englobe ladite Route maritime de la soie reliant l’océan Pacifique, l’océan Indien et l’océan Atlantique tout en incluant le Moyen-Orient. Trois piliers en constituent le ciment dans une quarantaine de pays : l’intensification des échanges commerciaux, l’accroissement soutenu des investissements étrangers et l’amélioration des conditions de vie dans les pays concernés.
Ce fut le signe du retour en force du Sud global que traduit aussitôt l’émergence d’un nouveau bloc planétaire, les BRICS. Composé initialement du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud, le groupe s’est élargi le 1er janvier 2024 à l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Iran, l’Egypte et l'Ethiopie, sous la bannière des BRICS+. Ils s’engagent en faveur de l’intensification des investissements et des échanges entre eux ainsi que l’adoption d’une monnaie unique au détriment du dollar. Fait significatif, il faut savoir que les BRICS+ totalisent 46% de la population mondiale, contre moins de 10% pour les pays du G7 (Etats-Unis, Canada, Japon, Royaume Uni, Allemagne, France et Italie).
En fait, contrairement au livre précité de Francis Fukuyama, qui fit long feu, c’est le livre publié par Alain Peyrefitte en 1973 qui s’avéra une véritable prophétie. Il est intitulé “Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera”.
Fin du code de l’Ouest, par l’Ouest et pour l’Ouest
L’ex-ministre de l'économie du Chili a publié le 23 janvier 2024 une tribune intitulée “Le Sud global peut agir comme constructeur d’un ordre international plus équilibré”. Il y écrit notamment : “Dans des délais très courts, le monde a connu des changements profonds. La pandémie de Covid-19 puis l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont enterré l’idée un peu naïve d’une économie mondiale relativement homogène régie par une logique essentiellement économique. Nous nous retrouvons désormais dans un espace mondial fragmenté dans lequel la Chine et les Etats-Unis se livrent une âpre dispute pour l’hégémonie globale. Il en résulte une déglobalisation commerciale et productive (mais pas financière) dans laquelle la géopolitique prend le pas sur la raison purement économique. C’est dans ce cadre qu’émerge le Sud global.
L’Occident continue à exister tout en étant de plus en plus contesté. L’invasion de l’Ukraine par la Russie et la guerre entre Israël et le Hamas ont mis en évidence que les règles établies par les puissances occidentales n’ont pas le caractère universel qu’on leur prête et qu’elles sont en revanche de plus en plus perçues «comme le code de l’Ouest, par l’Ouest et pour l’Ouest», suivant la formule du chercheur Bobo Lo dans une publication du Lowy Institute de novembre 2023.
L’idée que l’Occident était le grand défenseur du droit international et du droit humanitaire tenait lorsqu’il s’agissait de condamner l’invasion de l’Ukraine, mais vole en éclats lorsqu’il s’agit d’arrêter le génocide de Gaza commandité par Nétanyahou. Le double standard fait perdre toute autorité morale et politique aux puissances occidentales, à commencer par les Etats-Unis qui n’osent pas intervenir pour empêcher les crimes de guerre contre une population civile.”
Pour l’instant, le retour du Sud global pèse davantage sur le plan géopolitique qu’économique. Mais l’intendance suivra certainement.
S.B.F
FC Séville : Hannibal Majbri, enfin, parmi les titulaires
Ignoré par son coach depuis son arrivée, en prêt, au FC Séville, et condamné à garder le banc et à ne jouer que quelques minutes pour chaque match, Hannibal Majbri a fini par convaincre son entraineur qui l’a titularisé, cet après-midi, contre le Real Sociedad.
Cette titularisation a fait du bien aux Andalous puisqu’ils ont gagné sur le score de (3-2) et même si l’international tunisien a été remplacé à la 53’, il s’agit d’un déclic pour la suite de la compétition afin de s’imposer et de mériter un statut de titulaire incontestable, d’autant plus qu’il dispose d’atouts non négligeables pour franchir ce pas.
K.Z.
Kais Saied : les grandes puissances veulent s’accaparer les ressources énergétiques
Le Président de la République, Kais Saied, a réitéré, aujourd’hui, la détermination de la Tunisie et de l'Algérie à élever les relations bilatérales vers des sommets plus élevés.
Kais Saied a ajouté, à l’occasion du Forum des pays exportateurs de gaz, en Algérie, ce samedi 2 février 2024, que les défis « ne peuvent être surmontés que par deux sociétés aspirant à un avenir meilleur », précisant que le secteur énergétique figura parmi les défis les plus importants.
Dans ce cadre, le président de la République a critiqué « la volonté des grandes puissances à s’accaparer les ressources énergétiques ».
Et d’ajouter : « chaque découverte de pétrole ou de gaz accroît les appétits et génère des conflits ».
Par ailleurs, le chef e l’Etat a évoqué la question palestinienne, réitérant l’engagement de la Tunisie à rester du côté du peuple palestinien face à l’oppression de l'entité sioniste.
« La Tunisie continuera à soutenir le droit légitime des Palestiniens pour établir un État palestinien sur toute la terre de Palestine, dont la capitale est Al-Qods », a-t-il dit.















