Lancement de « Souk Lemdina », la plateforme dédiée à la promotion de l'artisanat tunisien
Une boutique en ligne baptisée « Souk Lemdina » dédiée à la promotion de l’artisanat tunisien a été lancée à l’initiative de la Médina de Yasmine Hammamet, en collaboration avec la startup tunisienne « ileycom ».
Il s’agit d’une plateforme de commercialisation multidimensionnelle accessible aussi bien sur le marché Local qu’international, laquelle a pour objectif d’offrir un soutien aux artisans locaux et aux jeunes entrepreneurs.
« Souk Lemdina » proposera une gamme diversifiée de produits artisanaux, allant des œuvres d'art et de décoration aux articles de mode et de bien-être, mettant en valeur le savoir-faire exceptionnel des artisans de La Médina.
Les clients auront la possibilité d'acquérir des produits artisanaux en ligne et de les recevoir partout dans le monde, contribuant, ainsi, à la préservation et à la promotion de l'artisanat traditionnel tunisien, tout en soutenant le tissu économique local.
L’Union européenne décaisse un don de 150 millions d’Euros en faveur de la Tunisie
L’Union européenne a annoncé, hier, le décaissement d’un don de 150 millions d’euros (un peu plus de 500 millions de dinars, destiné au financement du budget de l’Etat.
L’UE a précisé que le décaissement de ce montant s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du protocole d’accord avec la Tunisie relatif à l’appui aux réformes macroéconomiques « PARM », approuvé par la Fédération et la Tunisie en décembre 2023.
La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé, selon un communiqué de l’UE, que l’Union européenne « continue de se tenir aux côtés de la Tunisie et débourse un montant de 150 millions d’euros pour soutenir les réformes économiques et la stabilité financière. Le processus constitue une étape importante dans le cadre du mémorandum d’accord signé l’année dernière et reflète des progrès importants au niveau de notre partenariat ».
L’UE a souligné que le décaissement des fonds destinés à soutenir le budget est basé sur « l’ampleur des progrès réels réalisés au niveau de la mise en œuvre des réformes structurelles par la Tunisie ».
Il est à noter que le ministère de l'Economie et de la Planification a déclaré que l'Union européenne accorderait à la Tunisie un don d'une valeur de 100 millions d'euros (soit 100 millions de dollars) en tant qu’appui au budget de l’État.
Nouvelle version du « Mariage du loup »
Le Théâtre de l’Opéra de Tunis vient d’annoncer la représentation d’une nouvelle version de sa création chorégraphique à succès : « Les 4 saisons » ou «Le mariage du loup » du chorégraphe italien Emilio Calcagno qui à cette occasion sera accompagné par l’Orchestre Symphonique tunisien. La nouvelle version est à découvrir, le 6 mars 2024 à 19h30, au Théâtre de l’Opéra.
Créée à l’occasion de l’inauguration du Théâtre de l’Opéra du Tunis en 2018, « Les quatre saisons » qui fait partie du répertoire de l’institution est proposée selon une nouvelle version, revisitée et actualisée pendant une résidence dirigée par Emilio Calcagno qui la présente ainsi: « Conçue sous forme d’une série de tableaux, la pièce traverse l’espace-temps, le quotidien des Tunisiens, leurs rapports complexes, leurs désirs, leurs ambiguïtés… Je suis allé puiser dans leur histoire, leurs coutumes, leurs jeunesses, dans la saison des amours, le printemps des peuples… »
A l’image de ce qu’évoque l’expression « le mariage du loup » lorsque soleil et pluie se disputent le ciel, les danseurs traversent le froid et le chaud, se battent pour rester debout dans ce pays où la chaleur ralentit les corps. Ce sont ces mêmes corps qui s’aident et se soutiennent à travers des danses qui tantôt se composent, tantôt se décomposent, telle une famille en pleine tempête.
Avec ses 20 danseurs et danseuses, Emilio Calcagno revisite l’une des œuvres maitresses de Vivaldi où les cycles de la vie sont célébrés avec des tableaux traversant l’espace-temps, dans une confrontation audacieuse entre la musique de Vivaldi et les corps des danseurs tunisiens.
Le Quotidien avec TAP
Aux éditions Elyzad : ces « Malentendues » de Azza Filali
Au-delà des préjugés et des idées reçues, l’auteure Azza Filali est allée dans ce nouveau roman, paru le 16 février, aux éditions Elyzad avec comme titre « Malentendues ».
Fraichement sorti avec comme couverture, trois femmes djerbiennes (en témoigne leur habit traditionnel), ce roman se veut un hommage aux femmes de l’île qui mènent une vie quotidienne différente de celle de nombreuses femmes tunisiennes pour des considérations personnelles, culturelles, une vie à découvrir au-delà des préjugés…
Partant d’une question fondamentale : qu'en est-il, quelque 60 ans après la promulgation des lois qui ont donné aux Tunisiennes un statut inouï dans le monde arabo-musulman ? Azza Filali a tissé fil par fil, ligne par ligne, mot par mot, les événements de ce nouveau roman où elle continue à interroger l’individuel et le collectif.
« Emna, la quarantaine, avocate tunisienne, mariée, est chargée d’une mission visant à évaluer le degré d’autonomie des femmes rurales dans un village conservateur de l'île de Djerba. Emna découvre des femmes menant une vie de peu, obéissant à des hommes dont la violence n’est pas remise en cause. Elle va surtout découvrir en ces femmes des personnalités attachantes, dont les préoccupations la conduisent vers un domaine encore tu : le corps, à mille lieux des idées reçues. Peu à peu les convictions d’Emna, ses certitudes de femme émancipée, vont se disloquer. Est-elle vraiment libre, plus heureuse que ses compatriotes qui s'échinent au labeur ? Une lente métamorphose s'opère en elle. Avoir l'audace de vivre ! Car il y a sur l’île cet homme auquel la lie une passion nouvelle…En côtoyant ces Djerbiennes cloîtrées dans des traditions millénaires, Emna voit ses propres repères vaciller : son modernisme ne serait-il qu'un leurre ? Qu'en est-il de l'égalité des sexes ? Où réside l'essentiel ? Sur l'île écrasée de lumière, elle renaît à la vie », lit-on dans le dossier de presse de Elyzad Editions.
Dans ce roman, l’auteure célèbre ces femmes courageuses et sincères qui ont évolué autrement, au-delà des idées reçues.
Voix majeures de la littérature tunisienne de langue française, Azza Filali est écrivaine, mais aussi professeur de Gastro-entérologie à l'hôpital La Rabta à Tunis et philosophe.
A son actif, plusieurs publications dont nous citons : « Le Voyageur immobile » (Alif – Les éditions de la Méditerranée, 1991), un essai sur la pratique médicale, premier livre qui a été suivi par un second essai « Le Jardin écarlate » en 1996, puis « Monsieur L » (roman, Cérès, 1999), Les « Vallées de lumière » (roman, Cérès, 2001), « Propos changeants sur l'amour » (nouvelles, Cérès, 2003), « Chronique d’un décalage » (roman, Mim éditions, 2005), « Ouatann » (Elyzad, 2012, Prix Comar d’or), « Les Intranquilles » (Elyzad, 2014) où elle pose un regard singulier sur la Tunisie avant et après la révolution du jasmin, et lie l’intime à la grande histoire…
Pour son nouveau livre, l’auteure a choisi de poser ses valises à l’île des rêves pour raconter ses femmes et présenter leur philosophie de la vie quotidienne, de la vie familiale et de la vie conjugale… A découvrir !
Imen.A.
Sécurité énergétique… La Tunisie engagée fortement dans les partenariats régionaux
La Tunisie, sous la direction du président Kaïs Saïed, s'affirme comme un acteur central dans les pourparlers avec les pays exportateurs de gaz dans la région méditerranéenne et africaine
Dotée d'une position géostratégique privilégiée et d'un engagement envers la coopération régionale, la Tunisie joue un rôle crucial dans la promotion de la paix, de la stabilité et du développement économique dans la région.
Importance de la coopération régionale
L'annonce du président Saïed concernant une réunion tripartite entre la Tunisie, l'Algérie et la Libye témoigne de l'importance accordée à la coopération régionale. Cette rencontre, qui verra la participation du président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Menfi, offre une occasion précieuse de renforcer les liens entre les pays voisins et de promouvoir la stabilité dans la région.
Dans le domaine énergétique, la Tunisie peut jouer un rôle clé dans la promotion de projets transfrontaliers visant à diversifier les sources d'énergie et à renforcer la sécurité énergétique.
En facilitant le dialogue entre les pays exportateurs de gaz et les autres acteurs régionaux, elle peut encourager les investissements dans les énergies renouvelables et promouvoir une transition vers des solutions énergétiques durables.
Construction d'un avenir
En collaborant avec les pays exportateurs de gaz et d'autres acteurs régionaux, la Tunisie peut renforcer la sécurité énergétique dans la région. En garantissant un approvisionnement stable en énergie et en encourageant la coopération en matière de gestion des ressources, elle peut contribuer à atténuer les tensions et à promouvoir la stabilité économique.
La participation du président Saïed au 7ème sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) à Alger a également été l'occasion de renforcer les liens entre la Tunisie et ses partenaires régionaux. En soulignant l'importance de la coopération économique et énergétique, le président Saïed a réaffirmé l'engagement de la Tunisie envers la construction d'un avenir commun fondé sur la paix, la prospérité et la solidarité.
Par ailleurs, le président Saïed a abordé les relations bilatérales entre la Tunisie et le Qatar, mettant l'accent sur la nécessité de surmonter les obstacles entravant la réalisation de projets économiques communs.
La Tunisie joue un rôle central dans les discussions avec les pays exportateurs de gaz dans la région. En favorisant la coopération régionale, la diversification énergétique et la promotion du commerce et des investissements, elle contribue activement à la réalisation d'un avenir plus sûr, plus prospère et plus durable pour tous les peuples de la région.
Innovation majeure…Adoption de nouveaux outils de financement alternatif
Dans le but de promouvoir le rôle du marché financier dans le financement de la transition écologique, sociale et durable, le Conseil du Marché Financier (CMF) a élaboré en collaboration avec l’IFC, groupe de la Banque Mondiale, un guide d’émission d’obligations vertes, socialement responsables et durables (GSS).
Ces obligations, dont l’émission connaît au niveau international un essor remarquable, sont similaires aux obligations classiques mais se singularisent par l’engagement de la société émettrice d’utiliser les fonds levés pour financer des projets verts, socialement responsables et durables, contribuant ainsi à la réalisation des objectifs de développement durable.
Le guide élaboré par le CMF met en place un cadre homogène d’exigences en matière d’évaluation, de sélection des projets à financer, de reporting et d’assurances externes.
Les obligations GSS se distinguent des obligations classiques par le caractère vert, social ou durable des projets financés et par un reporting détaillé sur les investissements qu’elles financent. Sur les marchés des capitaux, the International Capital Market Association (ICMA) a proposé différents types d’obligations GSS aux investisseurs, notamment les obligations vertes sont des obligations dont le produit sert exclusivement à financer ou à refinancer en tout ou partie, des projets « verts » nouveaux ou existants, c’est-à-dire contribuant positivement à la transition écologique.
Les obligations socialement responsables sont des obligations dont le produit sert exclusivement à financer ou à refinancer en tout ou partie, des projets « sociaux » nouveaux ou existants, c’est-à-dire des projets ayant un impact social positif.
Les projets que le pays a un intérêt pour les fiancer à travers l’émission d’obligations vertes sont multiples à l’instar des Energies renouvelables y compris la production, la transmission, les équipements et produits, l’efficacité énergétique tel que dans les immeubles nouveaux ou rénovés, stockage d’énergie, chauffage de quartier, réseaux intelligents, équipements et produits et la prévention et contrôle de la pollution.
D’autres projets pourraient être financés par l’émission d’obligation du type GSS et ce, tels que les projets d’infrastructure basique abordable incluant l’eau potable, l’assainissement, le réseau d’évacuation des eaux usées, le transport et l’énergie, les projets de l’accès aux services de base tels que la santé, l’éducation, la formation professionnelle, le financement et les services financiers et la création d’emploi y compris à travers l’effet potentiel du financement des PME et de la microfinance.
Amman bénéficie d’importants investissements des Emirats Arabes Unis
Une plateforme d’investissement jordano-émiratie a été lancée à Amman à l’initiative d’hommes d’affaires des deux pays.
L’objectif de cette démarche est de promouvoir les investissements émiratis dans le Royaume hachémite. Ce mécanisme de coopération interactif présente les opportunités d’investissement et de partenariat en Jordanie, ainsi que le soutien offert aux investisseurs pour un partenariat prospère, dans le cadre de la nouvelle loi sur l’environnement des affaires.
La ministre jordanienne de l’Investissement, Kholoud Al-Saqqaf, a indiqué que le volume des investissements émiratis dans le Royaume s’élève à 15 MM$, répartis sur plusieurs secteurs vitaux (tourisme, industrie, énergie, mines et infrastructures).
La ministre a également mis en avant le cadre juridique et législatif qui assure aux investisseurs étrangers un traitement équitable en matière de compétitivité et une vision claire sur des projets prometteurs, rappelant que la Jordanie vient de lancer un programme d’investissement dans des secteurs économiques à valeur ajoutée, portant sur 36 projets prioritaires pour un investissement total de 1,4 MM$.
Al-Saqqaf a aussi évoqué les réformes entreprises dans le cadre de la vision de modernisation économique 2030, ayant pour objectif d’accroître la compétitivité de l’environnement des affaires et des investissements.
Pour sa part, le président de l’association des hommes d’affaires jordano-émiratis, Hamdi Al-Tabbaa, s’est félicité des liens de coopération unissant les deux pays, fondés sur la confiance et le respect mutuel, notant que les relations économiques bilatérales connaissent un développement constant, à la faveur de plusieurs accords et mémorandums qui ouvrent des débouchés et des horizons plus larges pour les hommes d’affaires.
Les Émirats Arabes Unis sont un partenaire important dans la mise en œuvre des programmes de développement dans le Royaume, a-t-il dit, soulignant le rôle du secteur privé dans la consolidation de la coopération bilatérale.
Les membres de l’OMC œuvrent pour attirer les IDE
Faciliter les investissements internationaux en mettant fin aux obstacles bureaucratiques et au manque de transparence, tel est l’objectif de l’accord formalisé, en marge d’une réunion de l’OMC, par plus d’une centaine de pays, dont la Chine et l’UE.
Les représentants des 123 membres de l’Organisation mondiale du commerce signataires de cet accord de « facilitation de l’investissement pour le développement » l’ont présenté à Abou Dhabi qui a accueilli du 26 au 29 février écoulé la 13e Conférence ministérielle de l’OMC.
Le directeur général de l’OMC, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, a souligné dans un communiqué l’importance de cet « accord novateur visant à aider ses signataires à attirer les investissements directs étrangers afin de stimuler la croissance, les gains de productivité, la création d’emplois et l’intégration dans les chaînes d’approvisionnement mondiales ». Elle a également souligné qu’il « contribuera à rendre l’économie mondiale plus résiliente et plus inclusive ».
Cette initiative portée notamment par la Chine, et à laquelle les Etats-Unis ne participent pas, vise à aider les pays, et en particulier ceux en développement et les plus pauvres, à attirer des investissements plus nombreux.
Réduire l’incertitude réglementaire, améliorer la transparence, simplifier et accélérer les procédures administratives ou encore prévenir et combattre la corruption sont autant d’objectifs envisagés par l’accord. Les signataires de l’accord représentent les trois quarts des membres de l’OMC, y compris près de 90 économies en développement et 26 économies parmi les moins avancées.
Il « arrive à un moment crucial où les besoins d’investissement sont plus forts que jamais », a relevé le commissaire européen au Commerce Valdis Dombrovskis.
« Il offre aux pays en développement et aux pays les moins avancés l’occasion de renforcer leur capacité à attirer davantage d’investissements, à améliorer le climat des affaires et à contribuer à la croissance de leurs économies », a-t-il estimé.
Les signataires de l’accord souhaitent désormais qu’il soit intégré aux règles de l’OMC afin que d’autres pays puissent y participer, de façon volontaire. Mais il n’est pas sûr qu’ils y parviennent car les décisions sont prises par consensus à l’OMC et certains pays, comme l’Inde, sont opposés par principe aux accords qui n’ont pas été négociés de façon multilatérale.
Pont de Bizerte : la levée suspendue, le quai 1 fermé
Le gouvernorat de Bizerte a pris, ce mardi une série de mesures ont été prises, suite à l’accident du pont de Bizerte, survenu hier lundi.
Les services régionaux de l'équipement désigneront, aujourd’hui, un bureau d'inspection spécialisé pour réaliser une évaluation approfondie et des tests sur l'installation afin de déterminer l'ampleur des dommages causés par l'incident.
La levée du pont de Bizerte sera suspendue jusqu’à ce que le bureau d'inspection achève son évaluation.
Le plan de circulation précédent a été maintenu et les autorités compétentes sont chargées de veiller à sa mise en œuvre.
Il a également été décidé de fermer le quai numéro 1 du port commercial de Bizerte et de charger une commission sectorielle comprenant les services de la garde côtière, des douanes, de la gestion du pont et de la gestion du port de déterminer la distance entre le pont et le quai. La commission reste en séance permanente pour suivre l'évolution de la situation, indique un communiqué du gouvernorat de Bizerte.
Un navire a heurté, hier, le pont mobile au cours de son accostage dans le quai du port commercial de Bizerte alors qu'il se préparait à charger des quantités de fer destinées à l'exportation, après avoir dérivé en raison de la force du vent.
Le gouverneur de Bizerte, Samir Abdellaoui, a indiqué que des vents forts ont provoqué la collision, précisant que les dégâts sont minimes.
La femme tunisienne racontée dans un doc espagnol…
La célébration de la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2024, ne passera pas sous silence à l’Instituto Cervantes de Tunis. Au programme : la projection, juste la veille, soit le 7 mars à 18h30, du documentaire « Femmes méditerranéennes. Tunisie » suivie d’un débat avec sa réalisatrice, Sonia Marco et deux de ses protagonistes, la journaliste Nozha Ben Mohamed Albouchi et l’agent culturel Nabil Montassar.
Ce rendez-vous est organisé par l'Ambassade d'Espagne en Tunisie et l’Institut Cervantes de Tunisie avec le parrainage de Casa Mediterráneo et de la Mairie de Campello (Alicante) avec la collaboration de Journalists for human rights (JHH).
Ce nouvel épisode de la série documentaire « Femmes Méditerranéennes » explore la réalité des femmes tunisiennes, offrant une perspective intergénérationnelle sur leur rôle dans la société, 12 ans après le « Printemps arabe ». Le projet met en avant des témoignages de femmes aux profils professionnels divers, montrant leur caractère fort et combatif et leur désir de se dépasser.
L’entrée est gratuite dans la mesure des places disponibles. Pour toute information supplémentaire, n’hésitez pas à cliquer: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Unique projection, seule adresse : Le 7 mars à 18h30, à l'Instituto Cervantes de Tunis, 120. Av de la Liberté. Une traduction simultanée en français et en espagnole sera assurée.
Présidentielles / intentions de vote : Kais Saied fait cavalier seul
Selon le baromètre politique et les intentions de vote pour les élections présidentielles pour le mois de mars 2024, publiés par Tunisiameters, Kais Saied est quasi sans concurrence pour obtenir un deuxième mandat.
En effet, pour ce qui est des intentions de vote pour les prochaines élections présidentielles, sans surprise, Kais Saied figure, et de loin, en tête avec 23,9%, suivi de Safi Said (11,2%) et Mondher Zenaidi (7,1%).
En quatrième et cinquième place viennent, respectivement, Lotfi Mraihi (6,8%) et Abir Moussi (3,8%).
Abdellatif Mekki figure à la sixième place (1,8%), suivi de Hatem Mliki (1,6%), Ahmed Nejib Chebbi (1,4%), Mohamed Boughaleb (1,2%) et Fadhel ABdelkefi (1,1%).
Concernant la confiance des Tunisiens vis-à-vis des personnalités politiques, le président de la République jouit de la confiance de 72% des Tunisiens, alors que le taux de confiance en la personne du chef du gouvernement, Ahmed Hachani n’a pas dépassé les 6%.
L’étude a, également, démontré que les Tunisiens ne sont pas optimistes. En effet, et à la question « Pensez-vous que le pays est sur la bonne voie ? », 52% ont répondu « non », 12% « oui » et 36% « sans réponse ».
Les 45-54 ans sont les plus optimistes (31%), alors que les 18-24 ans sont les moins optimistes (11%).
L’étude a été réalisée du 1er au 4 mars 2024, auprès d’un échantillon de 1050 Tunisiens, âgés de plus de 18 ans.
Plus de médecins spécialistes d’ici dix ans ?
Dans une intervention radiophoniques concernant la proposition de loi déposée auprès de l’ARP et qui porte sur les médecins spécialistes affectés dans les régions et proposant des sanctions contre les jeunes médecins, Nizar Laâdhari, secrétaire général du Conseil national de l’Ordre des médecins, a affirmé que si la décision d’accorder un privilège aux jeunes médecins en contrepartie de leur affectation dans des régions souffrant d’un manque de médecins spécialistes, est approuvée par l’ordre, elle ne résout pour autant le problème que partiellement et ponctuellement.
« D’ici dix ans nous n’aurons plus de médecins spécialistes en Tunisie. Les nombreuses arrestations qui visent les médecins et les agressions qu'ils subissent dans les hôpitaux, ont aggravé le fléau des fuites des cerveaux et d’émigration qui touchent de plus en plus le secteur. Les jeunes médecins décident à l’unanimité de partir, seuls les séniors sont en train de travailler dans le secteur public à présent! En 2023, quelques 1325 jeunes médecins sont partis à l'étranger et l'hémorragie continue. Le plus étonnant dans ce phénomène, est que si la France les accueille sur concours, l’Allemagne leur ouvre grands les portes les recrutant sans exiger de spécialité, mais sur la simple condition qu’ils aient achevé leurs études.
Autrefois, l'Allemagne exigeait aussi la maîtrise de la langue mais plus maintenant! On leur laisse le choix de la spécialité, on les recrute et on leur accorde un salaire de 8 mille euros. Aujourd’hui, le fait d'imposer la présence des médecins spécialistes dans les régions est devenu irréalisable, face aux offres qu'ils reçoivent ailleurs! Il faut être réaliste », a souligné Nizar Laâdhari.
« Même les pays les plus développés n’ont pas pu réaliser cet objectif, le Canada, l’Allemagne et la France par exemple. Les pays les plus développés ont axé leur stratégie sur la prévention. Ils préviennent les maladies et ne concentrent pas leur plan sur les soins. Ils ont fait de sorte de contourner les maladies pour alléger la pression sur les spécialistes, cela leur a permis de gagner de l’argent et la santé des citoyens, malheureusement nous en sommes encore à penser à des politiques complétement dépassées où il est question de soigner les maladies et non de les prévenir. Aujourd’hui, on en est à soigner dix cas d’infarctus dans les urgences pour la simple raison qu’on a été incapables de prévenir en imposant des check-up réguliers comme cela se fait gratuitement au Canada. Toute la politique de santé est à revoir, elle ne fait que pousser les médecins aux départs », a-t-il conclu.
Éducation : Le syndicat appelle à la négociation
C'est avec l’adoption d’un certain nombre de préconisations qu'ont été couronnés les travaux de l’organe administratif sectoriel de l’enseignement secondaire, qui se sont tenus à Hammamet hier, dimanche 03 mars 2024. Il s'agit notamment d'une demande d’amélioration de la situation des enseignants et des établissements d’enseignement, en exhortant le ministère de l’Éducation de s’asseoir à la table des négociations afin de mettre en œuvre les termes des accords signés entre les deux parties.
C'est qui a été cité par le site syndicaliste Echaab News hier. La même source a précisé qu'à la fin de ses travaux et avec le consensus de tous ses membres, l’organe administratif sectoriel a décidé la tenue d’une conférence de presse pour évoquer la détérioration de la situation des enseignants. « La situation catastrophique des établissements d’enseignement et la passivité du ministère face aux efforts du syndicat », ont été évoquées par la partie syndicale lors de ces travaux.
L’organisation d’une réunion centrale pour protester contre les réticences de l’autorité de tutelle à mettre en œuvre les accords signés et son refus de négocier les différents points des règlements professionnels émanant de la dernière conférence, ont également été réclamées à l'issue de la séance.
Chronique j’ai lu par Amna Atallah Soula : Inchallah Le souffle du Jasmin De Gilbert Sinoué
Par Amna Atallah Soula
<< Sur cette terre, il y a la maitresse de la terre, mère des commencements. Elle s’appelait Palestine. Puis on l’appela Palestine.>> Mahmoud Darwich.
Ce roman s’impose pour mieux appréhender les douloureux évènements que vit Gaza.
Dans cette saga historico-romancée, Gilbert Sinoué raconte l’histoire bouillante de deux familles palestiniennes, celle d’Egypte, celle d’Irak et celle de l’occupant israélien. En fait celle du Moyen Orient.
La Méditerranée flamboyait, le vent, les senteurs de jasmin et de rose dansaient sur les flancs du mont Carmel. C’est dans ce merveilleux tableau que l’auteur fait émerger une à une les figures de la famille palestinienne Shahid. Par ce nom joue-t-il les Cassandre ? Avec ce qui se produit comme horreurs à Gaza je crois bien que oui ; c’est sans nul doute une prédiction avérée.
En 1919, cette famille reçoit son premier camouflet. Karam qui travaille dans sa plus importante orangeraie, celle située dans la vallée de Jezréel, se présente à Haïfa. Pour Hussein Shahid, ça ne présageait guère rien de bon. Karam lui rapportait effectivement une nouvelle foudroyante. Les champs non loin des siens, ceux d’Elias Sursock et des Touinis, qu’il a de tout temps cherché à acheter, avaient été cédés à des juifs venus de Russie. Hussein eût sa première crise cardiaque et les pauvres paysans qui y travaillaient, ils leur étaient quasi impossible de remporter la bataille. Un coup fatal, ces pauvres paysans se furent déguerpis de leurs terres à coups de crosses par la police britannique.
A noter que la vallée de Jazreel avait été décrite en 1854 par l’écrivain américain Bayar Taylor comme étant l’une des <<région les plus riches du monde>>. Elle était pour Laurence Oliphant, <<un tableau de fertilité luxuriante des plus frappants qu’il puisse concevoir>>.
Les champs ont été vendus à la Commonwealth américain zion. Il ne s’agit, et rien d’autre, que de l’un des fondamentaux du ‘’sionisme travailliste’’ faire travailler les juifs. Les Britanniques soutenaient les premiers noyaux de peuplement sioniste.
D’ailleurs, la couleur était clairement et audacieusement annoncée par Chaïm Weizmann. Il était chimiste et avait fait une découverte révolutionnaire : un procédé de la fermentation rendant possible que soit fabriquées d’énorme quantités d’acétone. Une aubaine, une bénédiction de Dieu pour les Britanniques en ce temps de guerre ! cette acétone leur était nécessaire à la production des explosifs (TNT).
Weizmann exigea un pacte << donnant donnant, mon brevet contre la Palestine>> ! Et, ce fût la fameuse Déclaration de Balfour 1917 ! Lettre ouverte d’Arthur Balfour à Lionel Walter Rothschild financier du mouvement sioniste. Le Royaume Uni s’y déclare en faveur de l’établissement ‘’d’un foyer national pour le peuple juif’’ autrement dit création de l’‘’Etat d’Israël’’.
Pour continuer sur sa lancée, Weizmann claironnait, au cours d’une conférence à el Qods, que vingt siècles au paravent ses ancêtres avaient pour capitale cette ville sainte. Et, qu’en se trouvant en <<Palestine (il n’était pas) un étranger à l’étranger. Il en est de même de tous mes frères dispersés >>.
En 1920, affluaient des paquebots d’Italie, de Turquie, de Russie…déversant des flots d’arrivants ; des gens venus de toutes parts de la planète. Depuis, les incidents, les rixes et les tueries se succédèrent.
Pour clore le tout, Winston Churchill s’adressant à des notables palestiniens dont le maire d’el Qods, leur avait bien signifié qu’il était hors de question que l’Angleterre revienne sur les ‘’droits accordés aux juifs’’ et que soit mis fin à leur implantation en Palestine. Il en est de même pour la fondation du foyer national juif tel qu’annoncé par la déclaration de Balfour. Pour Churchill ces notables palestiniens n’étaient que d’une étrange race <<jamais nous ne pourrions nous mélanger à ces gens !>>.
Sinoué, dans son œuvre, met en exergue ce qu’instillaient les Britanniques et les nouveaux arrivants en terre palestinienne désolation, chaos, animosités, conflits et assassinats. Ce qui conduisait inéluctablement à l’effritement des sentiments cordiaux et amicaux prévalant et liant les Arabes musulmans et Chrétiens palestiniens aux juifs palestiniens.
Ces nouveaux venus ne se donnaient même plus la peine d’acheter les terres, ils s’en emparaient par la force.
Des localités sionistes entières s’accomplissaient par surprise. Le plus souvent, dans des nuits noires furent édifiées des quartiers, afin de mettre les Arabes hébétés, devant le fait accompli.
Du coup, et selon l’auteur, les nuits devenaient un enfer aux habitants ; les armes ne cessaient de parler. Dans d’autres régions, toujours selon Sinoué, les habitants avaient fini par s’en remettre à Dieu ! En s’habituant aux bruits des détonations.
Face à la débâcle dont ils étaient les auteurs, les Britanniques avaient préconisé le fameux partage de la Palestine. De surcroit, ils accordaient à ces étrangers venus de toutes parts, les régions les plus fertiles et les plus riches économiquement de la Palestine.
Sinoué décrit avec précision de quelle manière les Palestiniens vécurent cette ignominie, pour eux il s’agissait d’un déshonneur, d’un arrêt de mort sans plus sans plus. Comble d’ironie, les milieux révisionnistes juifs n’avaient pas eux de même, admis ce partage : ‘’la terre d’Israël’’ ne devait en aucun cas, être amputée de la Transjordanie. Les rabbins criaient à qui veut bien les entendre << qu’ils ne renonceraient pas à un seul pouce du pays d’Israël>>. A bon entendeur salut ! L’intention de s’accaparer de toute la Palestine était déjà bien prescrite dans leurs intentions !
Amin el Houssaini, le mufti d’el Qods avait pressentit ces desseins, il appela à la grande révolte arabe. Avait-il été entendu ?
En réponse, vingt mille soldats britanniques, vingt et un mille de la Haganah et mille cinq cents de l’Irgoun furent déployés. Mater était leur mission en réponse à la révolte des arabes contre les décisions du partage et la colonisation de leur pays, refusant de le livrer à des gens expulsés, harcelés et arrachés à leurs patries de par les quatre coins de la planète.
A l’opposé de ce à quoi appelait Houssaini, d’autres prises de positions voyaient le jour ; elles adoptaient une attitude et une résistance pacifiques <<attaquer des juifs, les pourchasser, les tuer>> ce n’était pas leur philosophie politique ni leur mode d’action. Mais aux vues de ce qui s’était produit et se produit comme crimes par cet occupant, ils finirent par désenchanter et perdre beaucoup de leurs illusions ! L’occupation s’élargissait et prenait une dimension démesurée. Depuis la déclaration de Balfour leur terre << file entre leurs doigts comme du sable entre les doigts de la main>>
Les Allemands s’étaient approchés de Houssaini pour lui signifier qu’ils n’avaient pas de visées colonialistes sur cette région du Moyen-Orient : Ils ne souhaitaient que l’émancipation des peuples opprimés ; ceux, bien évidemment, outrageusement et injustement mal menés par leur ennemi Britannique ! Il faut rappeler que Gertrude Bell et Lawrence d’Arabie avaient tenu pratiquement les mêmes propos. Mais Lawrence s’était rendu compte qu’il s’agissait tout simplement d’un leurre. Il en a été profondément touché, dégouté et humilié par la plus grande trahison de tous les temps, il s’était enfouit et éclipsé.
En même temps, Churchill par contre, suggérait de gazer ces tribus dont les hommes ne lui ressemblaient pas ! Ces empêcheurs de tourner en rond !
Voilà comment l’auteur remémore cet épisode de l’histoire du Moyen-Orient. Il narre aussi l’attitude d’autres juifs ; ceux qui saisissaient le sens de ce qu’ils subissaient. Ils n’étaient pas dupes et se posaient moultes questions se demandant s’ils n’étaient les complices de leurs assassins ?
Deux communités avaient été mises dos à dos par un jeu machiavélique des britanniques qui in fine, pliaient bagages et rentraient chez eux.
Les Arabes demeuraient impuissants, réunis au sein de la Ligue arabe, ils s’étaient exclamés par << c’est l’apocalypse qui nous attend !>>. L’ONU, de son coté, supervisait le devenir de cette terre triplement sacrée. C’était ainsi, que revenait à cette organisation le partage de la Palestine en deux Etats. Elle le décréta en 1947 !
L’aspiration de fonder un Etat juif de Théodor Herzl fût exaucée ! Mais les affrontements sanglants s’étaient amplifiés et se succédaient à une folle vitesse.
L’auteur ne pouvait ne pas imaginer et taire les joies et ravissements exprimés sans retenue aucune, dans les foyers juifs.
A l’intra-muros des Palestiniens c’était le deuil qui s’y installait. Il va s’installer pour toujours. Un vent de haine s’était infiltré dans les cœurs et ne manquera pas de s’éterniser. Des atrocités allaient être perpétrées à Deir Yacine et dans d’autres localités palestiniennes devenues occupées ; Sinoué va scrupuleusement les décrire.
Et, ce fût la Nakba !
Et, ce fût l’exode !
Et, tout se fût (…) et se fait tous les jours !
Sans que la moindre décision soit prise pour mettre fin à ce massacre d’êtres humains !
Gilbert Sinoué ne s’est pas limité à la seule PALESTINE, à vous de découvrir toute l’étendue de cette captivante saga historico-romancée sur le Moyen-Orient. Lecture, soyez certains très instructive.
A.A.S
Ben Arous : 390 infractions économiques en 2 mois!
Les équipes de contrôle économique dans le gouvernorat de Ben Arous ont relevé, aux mois de janvier et février derniers, 390 infractions économiques. Celles-ci ont été observées lors des 5358 visites d’inspection effectuées durant ces deux derniers mois.
Ces infractions ont été commises chez les marchands des légumes et fruits (133 infractions), les vendeurs des produits alimentaires (110), les boulangeries et pâtisseries (14), les vendeurs de fruits secs et de tabac (49) ainsi qu'auprès des marchands de volailles (22). Et ce, selon la déclaration de la directrice régionale du commerce, Yosr Damerji.
La même source a noté que les contraventions ont particulièrement concerné la hausse illégale des prix (118), l’absence de factures (34), le non affichage des prix (181), le refus de vente (14), la dissimulation des marchandises (3) et certains cas de non-respect des règles.
Et d’ajouter que divers produits ont été saisis, durant la même période, à savoir 2955 kg d’oranges, 189 kg de bananes, 2 mille kg de mandarines, 52 kg de riz, 52 kg de sucre, 583 kg de farine, 3455 litres d’eau minérale, 6480 litres de lait et 750 kg de café.
















