La tribune par Cherifa Ammar : Le silence
Pourquoi l'inclusion des mathématiques ?
Oui car il s'agit d’un silence en prime
Un silence en plus
Un silence en outre
Un silence couronnant le tout…
Cette tempête du désert de 1991 impliquant dans son déroulement :
- 31 % des pays membres de l’Organisation des États Arabes sur un total de 22 pays.
- 63 % de l’effectif terrestre soldatesque tous arabes sur une mobilisation de 100000
hommes. Ces derniers étant la chair à canon afin de détruire l’Eden accusé de posséder
l’arme de destruction massive.
Une arme de destruction massive…!!!
Oui, une arme de destruction massive
Oui, l’arme du Savoir
Oui, l’arme du Travail
Oui, l’arme de la Morale
Oui, l’arme des valeurs
Oui, l’arme de ne pas plier et de vouloir continuer
Cette arme est à “Beit Al Hikma”
Première maison de la sagesse et de la connaissance construite à Baghdad au 8ème siècle
avant Jésus Christ par Haroun Al Rachid, et dont les travaux architecturaux virent leurs
aboutissements sous Al Mamoun, soit sous le Califat Abbasside.
Foyer… siège… et résidence principale, des traducteurs de toutes spécialités des travaux
scientifiques de tout domaine, des chimistes, des astronomes et des astrologues, des
traducteurs tels que Ibn Al Muqaffa, la maîtrise des langues était étendue, elle régnait et les
civilisations : Grecque, Perse et Hindi à travers leurs apports engendraient:
- une irrigation catalytique
- une irrigation continue
- une irrigation incitative à l’engagement et à la motivation de l'approfondissement du savoir.
“Beit Al Hikma” attira les savants tels que Ibn Al Moussaoui… Hanin Ibn Ishaq et bien
d’autres…
Et c’est ainsi qu’une profusion de travaux vit le jour ceux notamment relatifs à “la Porte des
Étoiles” et à son secret possédé par l’Irak…
Véritable motif du développement de la furie bestiale humaine rejetant le refus irakien de se
dessaisir des documents de cette étude.
-Pilonnage pendant un mois d’une puissance de plus 1000 fois que celles déversées sur
Hiroshima et Nagasaki.
- éliminant en premier lieu toute compétence, tout expert et tout maître dans ce domaine - Et
- durant l'embargo suite au largage de l’uranium 236, les femmes ont donné naissance à
des montres : des êtres sans membres…
-Et aujourd’hui la deuxième génération post embargo présente de nouvelles pathologies
dont notamment celles relatives à la multiplication, au renouvellement de la population.
Mais de nos jours cette funeste frénésie,
cette rage violente sous le motif de la lutte contre le terrorisme
cette fureur déchaînée est présente également en terre Arabe, en Palestine et sera génitrice
de ses futurs malheurs dont :
- Les mobiles…
- Les raisons…
Et les motivations de cette harpie sont l'accès à la mère mais surtout :
- La mainmise
- Le pouvoir
- La prise
- La rafle de la plus grande poche de gaz naturel s’étendant des côtes Libanaises aux côtes
Palestiniennes
Donc ailleurs nous ne devons plus jamais accepter cela et nous taire.
Spécial Ramadan – La recette du jour : Tajine merguez
Ingrédients :
300 gr de viande hachée, 2 cuillères à café de menthe séchée, 2 cuillères à café de coriandre (tabel) pour la viande hachée et une demi cuillère à café de coriandre pour la sauce, sel, poivre, 100 gr de haricots blancs en boite, une poignée d’olives, une demi poignée de câpres, 5 cuillères à soupe d’huile d’olive, un oignon, 1 cuillère à café de curcuma, 1 cuillère à café de safran, 1 cuillère de pâte d’ail, 2 tomates en purée, 1 cuillère à soupe rase de concentré de tomate, un poivron vert coupé en lamelles, un ½ citron confit (limoun).
Préparation :
On commence par éplucher et épépiner les tomates ensuite les hacher. On assaisonne la viande hachée aux épices, à la menthe et avec la moitié de la pâte d’ail. On mélange bien le tout, ensuite on mouille les paumes des mains et on façonne la viande hachée en petites merguez (minuscules boudins). On coupe l’oignon en lamelles, on met l’huile dans la marmite et on fait dorer l’oignon sur feu doux. On ajoute les merguez un à un et on les fait revenir jusqu’à ce qu’elles deviennent de couleur grise. Puis, on met : coriandre, sel (facultatif puisque beaucoup d’ingrédients en contiennent déjà assez), curcuma et une cuillère à café de harissa. Dès que le mélange se met à changer de couleur (roussi), on rajoute les tomates (tomates en purée et le concentré de tomates) et on laisse revenir quelques minutes. On verse dessus un verre d’eau tiède et on couvre. On surveille de temps en temps pour rajouter un peu d’eau, en petite quantité (½ verre). Au début il ne faut pas remuer à la cuillère pour ne pas écraser les merguez, mais faire bouger directement la marmite. Rajouter les haricots et les olives, ensuite on ajoute les lamelles de poivron et les câpres dès que la viande est cuite.
Il faut que la sauce soit assez épaisse. Vous pouvez servir avec des pommes de terre frites.
WTA Charleston : Ons Jabeur affronte Danielle Collins
La tenniswoman Ons Jabeur (6ème WTA) affrontera l'Américaine Danielle Collins (22ème WTA), pour le compte du deuxième tour du tournoi de Charleston (500 points), qui se déroule aux Etats-Unis du 1er au 7 avril.
Il s'agit de la quatrième confrontation entre Ons Jaber et Danielle Collins qui s’est qualifiée au deuxième tour aux dépens de l'Espagnole Paola Paduza, en deux sets (6-1, 6-4). Jabeur, tenante du titre, étant exempté du premier tour.
Si Ons jabeur a pu battre Collins au troisième tour du Masters d'Indian Wells, cette dernière l’a éliminée en demi-finale de Roland Garros 2020 et en demi-finale du Masters de Miami en 2022.
La Fabrique des Arts : Rendez-vous avec Hamza Ouni et Abdallah Yahia
Le forum culturel bimensuel « La Fabrique des Arts » organise ce soir, à partir de 21h30, une rencontre à l’Alliance Française de Tunis avec deux réalisateurs tunisiens: Hamza Ouni et Abdallah Yahya.
Hamza Ouni, dont le talent est salué à travers le monde arabe a signé son premier long métrage documentaire, « El Gort », qui a remporté plusieurs prix prestigieux, notamment le prix du meilleur cinéaste du monde arabe et le Tanit de Bronze aux Journées Cinématographiques de Carthage.
Abdallah Yahya, producteur et réalisateur polyvalent, dont le parcours varié inclut des collaborations avec de célèbres cinéastes tels que Jean-Jacques Annaud. Il a également laissé son empreinte dans des domaines divers, de la télévision aux clips musicaux. La rencontre sera une occasion pour partager leurs expériences et d’échanger leurs visions artistiques dans un débat ouvert au public.
Lotfi Mraihi, candidat à la présidentielle (vidéo)
Le secrétaire général de l’Union populaire républicaine (UPR), Lotfi Mraihi a annoncé, hier, mardi 2 avril 2024, son intention à présenter sa candidature à la prochaine élection présidentielle.
Dans une vidéo publiée sur sa page facebook, Lotfi Mraihi a expliqué que sa décision émane de « la dégradation de la vie politique, économique et sociale, ainsi que du recul des droits et des libertés ».
Mraihi a, également, appelé le président de la République, Kais Saied, à « annuler les décrets lui fournissant une certaine immunité ».
A la Maison des arts du Belvédère : du « Dessin à Dessein »
La maison des arts du Belvédère accueille du 4 au 20 avril 2024 la deuxième édition de l’exposition collective « Dessin à Dessein » qui regroupe une sélection d’œuvres en dessin, gravure et peinture….
L’édition 2024 donne à voir des œuvres d’artistes contemporains mais aussi une sélection du patrimoine artistique de la Tunisie, soulignant ainsi le dialogue continu entre les générations d’artistes qui ont contribué à façonner le paysage artistique tunisien.
Une rétrospective de l’évolution artistique des plasticiens tunisiens depuis les années 50 jusqu’à nos jours sera visible à travers des œuvres de grands noms de la scène des arts plastiques en Tunisie dont feu Jalel Ben Abdallah, Zoubeir Turki, Ali Ben Salem et Abdelaziz Gorgi.
Plusieurs artistes participent à ce rendez-vous dont nous citons Khaled Ben Slimane, Habib Bida, Majed Zalila, Adnane Haj Sassi, Ali Zenaidi, Imed Jamil, Hamda Dniden, Hamza Moussa, Raja Zarbout, Mohamed Guigua et bien d’autres, informe Dar El Founoun, dans un communiqué publié sur sa page « Facebook ».
Fethi Zouhair Nouri s’entretient avec Anne Guéguin
Fethi Zouhair Nouri, gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), s’est entretenu, hier, mardi 2 avril 2024, avec Anne Guéguin, ambassadrice de France en Tunisie.
Cette entrevue a porté sur l’état des lieux et les axes de développement de la coopération financière tuniso-française.
Beja : Graves déficiences dans une nouvelle résidence, 70 familles menacées
Le syndicat d’une des résidences affiliées à la Société Nationale Immobilière de Tunisie (SNIT) à Beja a alerté avoir détecté de graves manquements et déficiences dans la résidence, alors qu’elle n’a pas dépassé 5 ans de sa construction, qui menacent la sécurité de 70 familles.
Le représentant du Syndicat des Résidents, Ali Jeljali, a expliqué à l’agence TAP que les résidents ont découvert après l’achat des logements de nombreux points non conformes au cahier des charges et au plan du projet.
Les résidents ont, notamment, découvert le raccord de l’éclairage public au réseau électrique de la résidence, dont les habitants paient les frais, une fuite d’eau de la SONEDE sous la résidence, qui n’a pas été réparée depuis 5 ans malgré la notification adressée à l’entreprise et à toutes les parties responsables, des fissures dans les toits, et des pannes fréquentes de l’ascenseur, qui ont failli coûter la vie d’un enfant.
Jeljali a ajouté que le syndicat a identifié les violations citées et envoyé une correspondance à la municipalité de Beja et à la SNIT, dont le directeur général s’est rendu au lieu avec une équipe pour inspecter les dégâts, mais depuis, il n’y a pas eu aucune intervention.
Le représentant du syndicat a appelé l’entreprise à tenir ses promesses initiales, d’autant plus que les prix de vente des appartements étaient élevés, et à remédier aux lacunes afin que le syndicat puisse accomplir ses tâches de gestion des affaires des résidents.
Il a, à cet égard, rappelé qu’il faut résoudre les problèmes techniques selon le plan du projet en présence d’experts.
L’exploitation des parcs d’activités économiques de Zarzis et de Bizerte au centre d’un conseil ministériel restreint
Les redevances prélevées au titre des concessions d'exploitation des parcs d’activités économiques de Zarzis (PAEZ) et de Bizerte (PAEB) ont été au centre d’un conseil ministériel restreint (CMR) tenu, ce mardi, au Palais du gouvernement à la Kasbah, sous la présidence du chef du gouvernement, Ahmed Hachani.
Le CMR a décidé de dresser un inventaire global des différentes concessions actuellement en vigueur et de procéder à une mise à jour des tableaux de recouvrement des redevances afférentes aux concessions d’exploitation des parcs d’activités économiques de Zarzis et de Bizerte au profit de l'Etat tunisien, tout en prévoyant, au besoin, un règlement financier pour d’autres concessions.
À noter que la ministre de l'industrie, des mines et de l'énergie Fatma Thabet Chiboub avait présenté, lors de cette séance ministérielle, un exposé détaillé sur les parcs en question ainsi que leurs spécificités, mettant en avant le volet financier relatif au prélèvement des redevances au titre de l’exploitation de ces parcs à des fins économiques.
Ont été également présents au CMR, la ministre des Finances, la ministre de l'Économie et de la planification, la ministre du Commerce et du développement des exportations, la ministre de l'équipement et de l’habitat, chargée de la gestion du département du transport ainsi que le ministre des Domaines de l'État et des Affaires foncières.
Enfants atteints de TSA : Lancement d'un guide destiné aux parents
Le ministère de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées a lancé, ce mardi 2 avril 2024, un guide permettant aux parents d’assurer l’éducation et l’intégration sociale de leur enfants atteints de Troubles du spectre de l’autisme (TSA) et ce, à l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme qui coïncide avec le 2 avril de chaque année.
A cette occasion, la ministre de la famille Amel Belhaj Moussa a souligné que ce guide comprend des informations permettant aux parents d’accompagner et de prendre en charge leur enfants autistes, et de faciliter leur intégration sociale.
Elle a indiqué que le nombre d’enfants bénéficiant du programme national d’inclusion des enfants autistes dans les établissements de la petite enfance a atteint 600 enfants à ce jour, alors que 295 enfants seulement ont bénéficié de ce programme au cours de l’année scolaire 2022-2023, notant que le budget alloué à ce programme est passé à environ 700 mille dinars en 2023 à 1 million 350 mille dinars, au cours de cette année.
À cet égard, Moussa a affirmé que le nombre des jardins d'enfants privés ayant adhéré à ce programme, a augmenté de 302 jardins en 2023 à 475 en 2024.
Pour sa part, le ministre de la santé Ali Mrabet a évoqué le rôle des parents dans l’accompagnement des enfants autistes et la détection des premiers signes de la maladie et des troubles de comportement chez l’enfant.
Le ministre de la santé a passé en revue les activités du ministère en matière de dépistage précoce du trouble de l’autisme chez l’enfant, rappelant notamment la campagne nationale de sensibilisation à l’autisme lancée par le ministère en mars 2024 à travers les médias et la formation des médecins de première ligne pour le dépistage précoce de l’autisme.
Chronique j’ai lu par Amna Atallah Soula : SAMARCANDE de Amin Maalouf - Lève-toi, nous avons l’éternité pour dormir !
Omar Khayyâm
Sans conteste, le choix de ce titre n’est dicté que par l’engouement des téléspectateurs pour la série les<<haschachines>> que diffuse une station arabe. Elle finira par l’être sur nos écrans tunisiens.
Amin Maalouf a choisi des personnages et des évènements ayant marqué le 11èm siècle dans la Perse, la Transoxiane et la Mésopotamie. Le roman se conclut au 20ème siècle toujours en Perse devenue l’Iran. Au-devant de la scène nous trouvons Hassan Sabbah, chef de la secte ismaélienne<<les hachichines>>. Pour les occidentaux, il est le fondateur de l’ordre des « assassins », la secte la plus redoutable de tous les temps.
Le plus supérieurement passionnant des personnages, le libre penseur Omar Khayyâm ; il est certes, le poète des <<roubaiyets>> que Oum Kalthoum a merveilleusement interprété. Mais Omar est loin de n’être que cela, il est le mathématicien le plus grand du Moyen Age, l’auteur de deux traités des plus importants dans l’histoire des mathématiques, écrits à partir de 1070 à Samarcande et à Ispahan. Il est l’astronome de génie qui a élaboré le calendrier perse, jugé le plus exact. En Europe malheureusement, ses travaux algébriques ne seront diffusés qu’au 19èm siècle.
Plus que Malik shah le sultan seldjoukide, sous le règne duquel l’empire avait connu un apogée sans précédent, apparait l’imposant et retors vizir Nizam al-Mulk (Perse). C’est à ce vizir que revient le mérite de la réorganisation de cet immense sultanat à l’arrivée des Turcomans, les Seldjoukides. Il fonde la médersa pour faciliter la participation des <<oulémas>>à la gestion de l’Etat et la diffusion du droit sunnite, des mathématiques et de l’astronomie.
Cet écrit est ainsi, historico-romancé. Il nous apporte une idée sur les conditions, l’origine et les faits réels de ce mouvement tant crain, celui des <<Haschachines>>. En même temps, Amin Maalouf relate avec exaltation une tranche de vie du grand Omar Khayyâm (Perse). Il est l’astrologue, le scientifique, le philosophe et ce que nous connaissons le plus sur ce géant, sa poésie.
Ainsi, la grande partie de la moitié de ce roman, ne pouvait ne pas être ménagée à la vie sentimentale de cet immense poète ; une vie sentimentale passionnément partagée avec une poétesse de Samarcande (Ouzbékistan), Djahan. C’est à Ispahan<<moitié du monde>> qu’ils se rencontrent, qu’ils vont s’aimer, se passionner l’un pour l’autre ; mais<<leurs rêves ne vivent pas sous le même toit. Djahane dévore le temps, Omar le sirote.>> Lui se réveille tard ; il se met à sa table de travail, il écrit, il calcule… Djahan passe sa journée au palais au côté de Terken Khatoun la sultane.
Détaché et modeste dans sa vie au quotidien, Omar Khayyâm a, par contre, d’autres ambitions, d’autres rêves. Il se voulait le dépositaire et receler un observatoire avec l’intention d’instruire la juste longueur de l’année. Ce fût fait ! un vœu exhaussé sur le champ, par le prestigieux vizir Nizam al-Mulk qui voue une grande admiration au génie et à la sagesse de Omar. Il lui a prodigué tout le confort.
Le vizir va jusqu’à lui proposer le poste le plus délicat de l’empire : « sahib-khabar », chef des espions. Omar, vu son tempérament doux et modéré, a refusé cette offre. Afin d’éviter l’irritation du vizir, il lui a suggéré un jeune de kom (Perse), qu’il a rencontré au cours de son voyage de Samarcande à Ispahan. Omar a été frappé par l’érudition du jeune Hassan Sabbah. Il était plein de théologie, curieusement philosophe et farci de culture ; de plus, il a manifesté sa poursuite d’approcher le vizir et le solliciter pour un emploi. Il a semblé à Khayyâm que Nizam al-Mulk ne pouvait pas mieux avoir auprès de lui. Mais se fût l’impensable erreur !
Nizam al-Mulk puissant savant sunnite, avait été séduit par l’intelligence de ce jeune ; mais il va fort amèrement le regretter. Les trois hommes vont se révéler très différents, des antagonistes irréductibles.
Omar Khayyâm est celui qui a observé le monde, Nizam al-Mulk est celui qui a gouverné ce monde ; quant à Hassan Sabbah, selon Amin Maalouf, est celui qui l’a terrorisé. Dans le renommé manuscrit de Samarcande, ces trois célèbres se rencontrent à Ispahan dans le divan du grand vizir. Il est leur ainé d’au moins trente années. Toujours est-il, Hassan va être son ministre. En tant que tel, il va manœuvrer avec ruse pour s’approcher du sultan Nasr Khan ; ce qu’il n’a pas manqué d’accomplir et briguer le poste du vizir. Il a failli y parvenir sans plus rusé, le stratège Nizam al-Mulk. Il est l’auteur du<< Traité de gouvernement>>, ouvrage fruit d’une glorieuse expérience, venu quatre siècles avant<< Le prince>> de Machiavel. Le jeune Hassan va être définitivement banni de l’empire seldjoukide.
Sournois et rusé comme un renard, Sabbah ne va pas capituler. S’il a cherché à atteindre la place du redoutable vizir, c’est pour conquérir un pouvoir qui donne libre cours à sa stratégie, celle de diffuser le plus largement le chiisme ismaélien. Aussi, il a erré déguisé en habit de soufi pour semer les agents du vizir. Du même coup, il a diffusé sa foi en prenant une route côtière ; de Beyrouth il va passer par Tyr, Acre afin de joindre Alexandrie où il est reçu comme un émir. Au Caire, la doctrine ismaïlienne, l’art de la persuasion et l’argumentaire, vont être enseignés dans l’enceinte même du palais du calife fatimide.
D’ailleurs, Hassan avait étonné Khayyâm quand il a affirmé, sûre de lui, que le prophète Mohamed avait parlé de lui quand il avait mentionné<< un homme viendra de Kom, des hommes se rassembleront autour de lui>>. Khayyâm qui a lu les recueils certifiés, assure que ce que Sabbah a avancé n’existe nulle part.
Le cadi de Samarcande, voyant Ahmed Khan, maitre de Samarcande, sous l’emprise de Hassan, a alerté le vizir. Ce dernier lui a conseillé de convaincre la sultane Terken Khatoun, tante du Khan et que le sultan craint de blesser. En 1089 le sultan, Malik shâh dirige un grand nombre de son armée qui s’empare facilement de Boukhara et assiège Samarcande. Ahmed Khan manifeste son mécontentement, il se fait ainsi, prisonnier. La population de Samarcande va soutenir l’armée de Malik Shah.
Suite à la victoire de l’armée de Malik Shah, Sabbah va inventer un effrayant et abominable moyen de conversion : « l’ordre des assassins » et prendre pour siège un emplacement inatteignable, Alamout est à six mille pieds d’altitude. Un paysage de montagnes, de falaises raides et de cols étroits.
Entre temps, la sultane Terken Khatoun et le vizir Nizam al-Mulk se mènent une bataille sans merci. N’ayant pas digéré l’atteinte au fief de sa famille à Samarcande, elle a convaincu son époux d’éliminer son vizir.
Le sultan a adressé des menaces à son 1er ministre<<si tu t’estime mon égal…je prendrai les décisions qui s’imposent>>. A quoi Nizam a répondu avec grave arrogance : <<s’il l’ignorait…je suis bien son associé et que sans ma personne il n’aurait jamais pu bâtir sa puissance ! >> ajoutant que la couronne lui était revenue grâce à<<mon encrier>>. Il arrive à ce grand homme à la fin de sa vie, de se demander s’il ne sera pas la honte des Aryens (Nizam était Perse), les Seldjoukides des Turcs.
Effronté, il l’a été certes, expressément. Se sachant très malade, selon son médecin Omar Khayyâm, voyant voir venir sa fin, Nizam al-mulk l’a voulue pas commune, glorieuse. Selon les chroniqueurs de son temps, les <<haschischins>> ont exaucé le vœu de la sultane et l’ont assassiné, ce fût l’extase pour Hassan.
Le chef des <<haschischins>> planifie les assassinats les vendredis au sein même des mosquées. Des textes d’époque mentionnent des scènes d’épouvante ; cela ne se peut pas que sous l’effet des drogues.
Les enseignements : la parabole relative à Khayyâm le représente comme habité par l’idée d’être poursuivi par une panthère ; ce qui le contraint à la perpétuelle errance ; destin des savants et intellectuels surtout dans notre Orient. Quant à Hassan, fondateur de l’ordre » des assassins », il est parvenu à dompter cette panthère<<quand survient le temps des bouleversements nul ne peut arrêter son cours>>.
La seconde partie du roman nous fait passer du 11ème à la fin du 19ème siècle en Europe où l’on découvre le génie de Khayyâm. L’original des roubaiyets de Khayyâm se perd dans le naufrage du Titanic(fictif). Amin Maalouf introduit un narrateur qu’il nomme benjamin O. Lesage, américain (fictif). Il va rencontrer Henri Rochefort qui évoque un opposant au Shah, Djamal Eddine al-Afghani qui vit à Istanbul.
L’auteur reprend, à peu de chose près, la symbolique de la 1ère partie de son œuvre. En dehors de Lesage, la plupart les personnages et des évènements cités sont historiques. Ils opèrent et s’opèrent au 20èm siècle. En 1906, l’Iran devenu jeune démocratie. Au conteur Lesage on propose le poste de ministre qu’il refuse, comme l’a fait Khayyâm. Il conseille un avocat américain, Morgan Schuster (personnage réel). A la fin se noue entre Lesage et une Iranienne Chirine, une liaison amoureuse.
Amin Maalouf semble, à travers ce bel ouvrage, inviter à une rencontre avec son Orient si mal révélé. Un Orient avec ses lustres, ses gloires, ses déboires et ses déconvenues. Un Orient dont le sens de la vie et la poésie demeurent jusqu’à nos jours peu considérés. Dans cette œuvre, il paraît aussi avoir, tant soit peu, atteint l’objectif d’une miraculeuse retrouvaille.
A.A.S
La commission des litiges somme le CA de payer 1.5 million de dinars à Zouhair Dhaouadi
L’attaquant clubiste Zouhair Dhaouadi va frapper un grand coup pour sa fin de carrière qui commence à se profiler. Ayant saisi la Commission fédérale des litiges, pour réclamer ses dus impayés, il vient d'obtenir gain de cause. En effet, nous croyons savoir que ladite commission a sommé le Club Africain de payer 1.5 million de dinars à son ailier de 36 ans. Cette somme concerne les salaires impayés des saisons 2018-2019, 2019-2020 et la première partie de la saison 2020-2021.
Il s’agit d’un verdict qui va obliger le comité directeur du Club Africain à résoudre ce litige, malgré sa crise financière, s'il espère prendre part à l'une des compétitions continentales, lors de la prochaine saison.
Chronique de Soufiane Ben Farhat : Les pousse-au-crime vous saluent !
Avouons-le d’emblée. Se pencher sur l’état du monde a de quoi bien inquiéter. Et cette partie du monde dans laquelle nous vivons -de l’Atlantique au Golfe- semble plutôt abondamment servie en matière de cataclysmes et de malheurs. Pourtant elle a été historiquement la terre de prédilection des prétentions et générosités universalistes, pourvoyeuse féconde des prophètes et des prêcheurs de la bonne parole. Dès lors, et paradoxalement, tout porte à bien comprendre ceux qui se posent la question lancinante. Qui croire en fin de compte, le diable ou le bon Dieu ? La pérennité du bien ou la persistance du mal ? Et puis, à bien y voir, le bien gagnera-t-il un jour ne fut-ce qu’une seule manche contre le mal ? Certes, m'objectera-t-on, ma vision est manichéenne. Soit, j’en conviens, entre un oui et un non il y a une infinité de peut-être. Mais, en matière politique, il y a surtout des degrés de bien et des échelles d’horreur.
Ne soyons pas dupes de la réalité des choses et encore moins de la morale. Les discours pour la galerie importent peu en matière de politique extérieure. “La diplomatie, disait de Gaulle, sous des conventions de pure forme, ne connaît que les réalités.” Tout est affaire de zones d’influence et de rapports de force en fin de compte. L’intérêt prime partout, et l’intérêt des nations confine le plus souvent aux dimensions les plus sordides.
Plus va-t-en guerre que moi tu meurs
Dans un futur proche, l’Occident s’en rendra compte, quoique tardivement. Parce que c’est déjà trop tard. Son soutien inconditionnel au génocide perpétré impunément par Israël à Gaza depuis six mois constitue un palier de non-retour. Les nouvelles lignes de fracture qui en découlent marqueront le monde pour les futures décennies.
En même temps, tout l’argumentaire onusien et propre à la légalité internationale promu tambours battants depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale est battu en brèche et décrédibilisé. Qui osera désormais parler, sans provoquer le rire quasi hystérique ou le dégoût épidermique, d’universalité des droits de l’homme, de monde libre, de pays démocratiques et de nations civilisées ? Entre le credo d’hier et le triste constat d’aujourd’hui, il y a un lourd bilan : Plus de trente-deux mille Palestiniens tués, en grande majorité des femmes et des enfants, plus de douze à quinze-mille encore ensevelis sous les décombres et plus de soixante-quinze mille civils blessés, mutilés et estropiés. Gaza, qui était déjà une vaste prison sinon carrément un camp de concentration à ciel ouvert, n’est plus que cendres et décombres. La réalité macabre et les exhalaisons de la mort y sévissent depuis des mois. Et l’Occident regarde. Et les Nations unies regardent. Et le Conseil de sécurité de l’ONU regarde.
Tout cela parce que Netanyahou a mis la baïonnette à l’ordre du jour et a entonné son cri de guerre tristement célèbre : “Plus va-t-en guerre que moi tu meurs” ! Et il sème depuis la mort et la désolation à tout vent. Les gouvernements occidentaux et nord-atlantiques, si prompts à défendre et soutenir l’Ukraine contre la Russie, jouent les autruches de service et donnent leur aval. En dépit des centaines de milliers voire des millions de citoyens occidentaux ayant massivement manifesté et exprimé leur refus de cette compromission éhontée avec le génocide et les crimes de guerre systématiques d’Israël.
Pas de limites à la mort kilométrique
Cela fait six mois que ça dure. Et cela ne semble guère offusquer les bonnes vieilles consciences occidentales, pseudo-démocratiques et libérales. Tant qu’on casse de l’Arabe, du musulman, du chrétien d’Orient, du kurde, de l’afghan ou du persan, passe encore. On connaît la rengaine. L’enfer, c’est les autres. Autrement, après nous le déluge. Dans leur for intérieur, ces prétendues bonnes consciences se soucient peu tant des malheurs quantitatifs que des massacres qualitatifs des autres. La mort kilométrique, à leurs yeux, n’a point de limites. Tant qu’il s’agit des autres.
On oublie toutefois une dimension capitale de cette nouvelle excroissance perverse d’un vieux conflit. Dans l’avenir, le rafistolage n’y pourra guère remédier. Il faudra tout reconstruire, en ayant surtout bien soin de se rappeler des affligeants et douloureux faux postulats de départ d’antan. Prétendre à l’universalisme par simple esprit de domination sera impossible à réaliser et surtout impossible à faire accepter ou intérioriser par les habitants des anciennes banlieues de la planète. D’ailleurs, au fil des changements effrénés que subira le monde sous peu, des notions aussi arbitraires que centre et périphéries, développés et arriérés ou métropoles et colonies trôneront désormais au musée des antiquités.
Chassez le naturel il revient au galop dit-on. Les mauvais plis aussi peuvent se grimer sous des atours d’authenticité. L’histoire des injustices et des iniquités ressemble par moments à un éternel recommencement. Et puis Céline n’avait-il pas écrit dans Bagatelles pour un massacre : “La race des pousse-au-crime est toujours semblable à elle-même.”
Prolétaires du monde entier, les pousse-au-crime vous saluent.
S.B.F
La nouvelle ministre de l'Éducation prête serment devant Saïed et rencontre Hachani
Le Président de la République Kaïs Saïed a présidé, ce mardi 2 avril 2024, la cérémonie d'assermentation de la nouvelle ministre de l'Éducation Salwa Abassi.

Abbasi a également rencontré, aujourd’hui, le chef du gouvernement Ahmed Hachani.
Lors de cette réunion Hachani a invité la ministre à déployer tous les efforts possibles pour progresser le fonctionnement de son département, au profit de l'intérêt supérieur de la patrie.

Il convient de rappeler que Salwa Abassi, précédemment inspectrice générale de l'enseignement secondaire, a été nommée ministre de l'Éducation hier 1er avril 2024 par le président de la République, suite au limogeage de Mohamed Ali Boughdiri.
Le préparateur physique Adel Zran n'est plus
L'Armée Patriotique Rwandaise Football Club vient d'annoncer la mort du préparateur physique tunisien Adel Zran. Ce dernier a rejoint le club Rawandais en 2023. Jusqu'à présent la cause du décès reste indéterminée. En cette douloureuse circonstance , nous présentons nos sincères condoléances aux membres de sa famille en Tunisie. Que son âme repose en paix.
















