Selon les prévisions de la BMI de Fitch : 1,6 % de croissance en Tunisie pour 2024 et 1,3 % pour 2025
Dans son dernier Outlook mensuel sur la croissance dans les pays du Maghreb, BMI qui est filiale de Fitch Rating, a indiqué pour le Maroc, que « nous avons abaissé nos prévisions de croissance pour le Maroc en 2024 de 3,4 % à 3,0 %, principalement parce que les données historiques révisées ont montré une croissance plus lente au premier trimestre. Cependant, nous prévoyons que la croissance passera de 2,8 % en glissement annuel au 1er semestre 2024, à 3,1 % au 2ème semestre, en raison des mesures gouvernementales, d’une baisse de l’inflation, de l’assouplissement monétaire et d’un renforcement des investissements. En 2025, nous prévoyons que la croissance du Maroc s’accélérera à 5,0 % en raison d’un rebond de la production agricole, de conditions financières plus souples et d’une accélération de la croissance dans la zone euro ».
Pendant ce temps selon la même source et concernant la Tunisie, « la croissance est passée de 0,3 % en glissement annuel au 1er trimestre 2024 à 1,0 % au 2ème trimestre 2024, en raison d’effets de base favorables. Cependant, la révision des données historiques a placé la croissance sur une trajectoire plus basse et nous a incités à réduire nos prévisions de croissance pour 2024 et 2025 de 1,6 % à 1,3 % ».
Ons Jabeur : Rendez-vous en 2025
La nouvelle n’a pas trop surpris et était quasiment attendue. La tenniswoman tunisienne Ons Jabeur a annoncé sur sa page Facebook, ce lundi 16 septembre, la fin de sa saison en raison de la blessure.
"Cette année a été extrêmement difficile pour moi (...) en raison de ma blessure persistante à l'épaule, mon staff médical et moi avons pris la décision difficile de mettre fin à la saison en cours", a indiqué Ons Jabeur.
Et d'indiquer qu'elle sera de retour sur le Court en Australie, dans le cadre du premier Grand chelem de la saison 2025.
De toute façon, il n’y aura pas d’autres tournois de Grand Chelem avant le mois de janvier 2025 et notre vaillante Ons aura le temps de se reprendre, de se remettre en forme et d’aller défier les meilleures.
K.Z.
Megrine : Un lycéen poignarde mortellement un autre élève !
La rentrée scolaire, une fête pour les uns et une bonne occasion de retrouvailles pour les autres, peut parfois tourner au drame, comme c’était le cas, ce matin, à Megrine (gouvernorat de Ben Arous), devant un lycée où l’un des élèves a mortellement poignardé un autre lycéen.
Jusqu’à ce moment, peu d’informations ont filtré à propos de ce drame qui a eu lieu après une altercation entre les deux élèves.
Dans un communiqué électoral : Kais Saïed s'engage à rendre aux services publics leur rayonnement
Le candidat à la présidentielle, Kais Saïed, a indiqué, dans un communiqué électoral, qu'il n'hésitera pas à rendre aux services publics comme la santé, l'éducation, le transport et la sécurité sociale, leur rayonnement d'antan.
Il a ajouté que tous ces services ont été délibérément délaissés, pendant des décennies et qu'il est temps de bâtir une économie nationale et de reconstruire les entreprises publiques, après l'élaboration de législations permettant à l’État de retrouver son rôle social. "Les défis sont nombreux mais notre détermination à les relever est plus forte", lit-on dans le communiqué.
L’écrivain libanais engagé Elias Khoury quitte ce monde
Fervent défenseur de la cause palestinienne, le Libanais Elias Khoury, écrivain des peuples opprimés et des victimes d’exil forcé s’est éteint dimanche, à l’âge de 76 ans.
Figure emblématique de la scène littéraire libanaise et arabe, le romancier et intellectuel libanais Elias Khoury est décédé, le dimanche, des suites d'une longue maladie à Beyrouth, où il était hospitalisé depuis de nombreux mois. Son œuvre aborde les thèmes de la mémoire, de la guerre et de l’exil et elle a été traduite dans de nombreuses langues, dont le français, l’anglais, l’allemand, et l’espagnol.
Il est à rappeler que l’écrivain et intellectuel libanais a été en 2019 l’invité d’honneur de la Tunisie et de la 2ème édition de la Rencontre du roman arabe qu’organise La Maison du roman où il a présenté une intervention ayant pour titre « L’écriture et la douleur arabe »
Parmi ses romans les plus connus, « La Porte du soleil », parue aux éditions Actes Sud en 2002, est une épopée qui relate la tragédie de la Nakba, le départ forcé des Palestiniens de leurs terres lors de la création d’Israël, en 1948, a été adapté au cinéma en 2004 par le réalisateur égyptien YousriNasrallah.
Outre la question palestinienne qui a été au cœur de ses nombreux romans tels que la trilogie « Les enfants du ghetto », Elias Khoury a également raconté la guerre civile libanaise dans plusieurs de ses œuvres, comme dans « La Petite Montagne » (1977) ou « Yalo » (Actes Sud, 2004).
Né à Achrafiehen 1948, Elias Khoury s’est engagé en faveur de la cause palestinienne, intégrant plusieurs mouvements.
De 1975 à 1979, il a été le rédacteur en chef de la revue « Les Affaires palestiniennes », où il travaille avec le grand poète Mahmoud Darwich. « Elias Khoury sera resté toute sa vie fidèle à ses amis palestiniens, notamment Mahmoud Darwich et Edward Saïd, ainsi qu’à la cause palestinienne en général, et œuvrera dans diverses de ses institutions, notamment au sein de l’Institut des études palestiniennes et comme rédacteur en chef de la Revue d’études palestiniennes », lit-on sur le site de l’Orient Le jour.
Il a également été directeur éditorial de la section culturelle du quotidien libanais « As-Safi » et rédacteur en chef du supplément culturel du quotidien libanais « An-Nahar ». Elias Khoury a enseigné dans plusieurs universités, notamment à Columbia, aux États-Unis.
Conteur de l’exil et de l’identité, Elias Khoury a continué à écrire malgré la maladie qui l’affligeait. Il écrivait jusqu'à son dernier souffle, défiant la souffrance et exprimant librement comme toujours sa solidarité avec les Palestiniens, dénonçant les injustices.
Dans un article écrit depuis son lit d'hôpital en juillet, intitulé « une année de douleur », il disait: « Gaza et la Palestine sont pilonnées de façon sauvage depuis près d'un an et résistent (…)C’est un modèle ; qui m'apprend chaque jour à aimer la vie ».
Ligue des champions: Ancelotti égratigne l’UEFA et fustige un calendrier "trop exigeant"
L’entraîneur du Real Madrid, Carlo Ancelotti, a une nouvelle fois critiqué l’apathie des instances face à un problème qu’il dénonce depuis plusieurs années. Les circonstances auraient pu l’inciter à élever la voix ou à durcir le ton pour se faire entendre, mais l’insubmersible Carlo Ancelotti ne s’est pas égaré, conservant cette sérénité qui le caractérise et qu’il transmet à ses équipes.
Ce calme apparent n'a toutefois pas empêché le coach du Real Madrid, qui vient de perdre Brahim Diaz sur blessure (pour les trois prochains mois probablement), de marteler son message sur le rythme infernal imposé aux joueurs par le calendrier.
"On cherche ce qui peut être fait pour éviter les blessures, mais ce n'est pas entre nos mains", a-t-il déploré. Touché à l’adducteur face à la Real Sociedad, Brahim Diaz a rejoint Eduardo Camavinga, David Alaba et Dani Ceballos à l’infirmerie d’où sont sortis Aurélien Tchouaméni et Jude Bellingham, écartés des terrains pendant plusieurs semaines.
"J'aimerais qu'ils baissent le nombre de matches"
"Le problème, c’est le calendrier qui est trop exigeant", a fustigé Carlo Ancelotti à la veille de l’entrée en lice du Real Madrid en Ligue des champions, ce mardi, contre Stuttgart. La compétition qui débute cette semaine sous un nouveau format verra les équipes concernées disputer un plus grand nombre de matches, deux a minima, voire quatre, selon leur classement à l'issue des huit premiers matches. Ces rencontres supplémentaires induiront forcément une fatigue mentale et physique excessive pouvant entraîner une multiplication des blessures.
"C'est un nouveau format de compétition, et on ne sait pas comment ça va se passer, ça pourrait être plus divertissant que l’an passé, mais ce qui est certain, à date, c'est qu'on a deux matches supplémentaires à disputer. Si les organisateurs qui décident ne s’imaginent pas que les joueurs vont se blesser parce qu'ils jouent trop, alors on a un problème. J'aimerais qu'ils baissent le nombre de matches pour avoir des compétitions plus attractives."
Présidentielle : le programme électoral de Ayachi Zammel
L’avocat et directeur de la campagne du candidat à la présidence Ayachi Zammel, Ramzi Jebabli a affirmé que que le programme économique électoral de Ayachi Zammel repose sur les chiffres, précisant que « le développement du pays n’est possible qu’à travers une stabilité politique ».
Il a précisé, lors d’une conférence de presse, que ce choix « émanait de
Le programme de Zammel stipule, selon son directeur de campagne, une conciliation totale et nationale, ainsi que des solutions économiques et sociales qui seront engagées parallèlement à la transition démocratique et la mise en place des institutions de l’Etat.
Il sera également question d’une nouvelle Constitution « qui sera le fruit de la participation des experts en droit constitutionnel, des organisations et des parties prenantes ».
Ramzi Jebabli a mis en exergue l’absence d’une cour constitutionnelle, d’un Conseil supérieur de la magistrature, soulignant les atteintes aux droits et aux libertés et le recours à l’application du décret 54 à l’encontre des journalistes, ainsi que l’absence d’une instance réglementant le secteur des médias.
« Ayachi Zammel procèdera aussi, en cas de son élection, à libération des prisonniers politiques et des détenus d’opinion ».
Jebabli a également évoqué la situation des hommes d’affaires, affirmant qu’ils ont un rôle dans la réalisation de projets afin de stimuler l’économie et critiquant l’échec de la conciliation pénale qui s’est transformée, selon lui, en un processus d’extorsion : « les hommes d’affaires n’ont pas à finir en prison ».
Par ailleurs, il a estimé que le bilan des cinq dernières années est axé sur les arrestations, appelant à faire un bilan en matière économique, notamment en ce qui concerne les questions relatives à l’inflation, les exportations et les projets réalisés.
Jebabli a appelé l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) à adopter la même position que celle de 2019 quand elle avait demandé la libération du candidat Nabil Karoui lors de la présidentielle de 2019.
Il a, également, appelé le président et candidat à la présidentielle, Kais Saied à adopter, lui aussi, la même position qu’en 2019 quand il avait suspendu sa campagne jusqu’à la libération de son adversaire, Nabil Karoui.
Jasmin Open 2024 à Monastir : La Britannique Sonay Kartal haut la main
La Britannique Sonay Kartal a remporté le titre du Jasmin Open 2024 en battant la Slovaque Rebecca Šramková lors d'une finale disputée ce dimanche à Monastir. Dans un match intense, Kartal s'est imposée avec un score de 6/3 7/5, confirmant sa domination tout au long du tournoi. Cette victoire marque l'apogée d’une semaine exceptionnelle pour Sonay Kartal, qui a montré un niveau de jeu remarquable à chaque tour.
Grâce à sa capacité à maintenir sa concentration lors des moments critiques et à varier intelligemment son jeu, elle a su surmonter des adversaires redoutables, franchissant étape après étape jusqu'à la finale pour soulever le trophée.
Focus sur la performance de Sonya Kartal Tout au long de cette édition du Jasmin Open, la Britannique a impressionné par sa détermination et son tennis de très haut niveau. Depuis ses premiers matchs jusqu'à la finale, elle a démontré qu'elle était capable de rivaliser avec les meilleures joueuses du circuit. Avec un mélange d’agressivité maîtrisée et de finesse tactique, Sonay Kartal a systématiquement déstabilisé ses adversaires, s’ouvrant ainsi la voie vers la victoire.
Une semaine de tennis intense à Monastir Le Jasmin Open 2024 a été marqué par un niveau de compétition très relevé, même en l’absence de certaines grandes figures du tennis international. Malgré cela, le tournoi a tenu toutes ses promesses, avec des matchs palpitants, souvent prolongés jusqu'à tard dans la nuit, révélant ainsi de nombreux talents parmi les joueuses montantes. Monastir a, une fois de plus, parfaitement joué son rôle d’hôte, attirant des visiteurs venus assister au tournoi.
Cet événement a donné un coup de pouce significatif à l’économie locale tout en renforçant la réputation de la région comme destination privilégiée pour le tourisme sportif. Avec son cadre exceptionnel, mélangeant plages idylliques et monuments historiques, Monastir a offert un décor unique aux matchs, enrichissant ainsi l'expérience des joueuses et des spectateurs.
Cette synergie entre le sport et le tourisme souligne le rôle grandissant de la Tunisie comme destination clé pour les événements internationaux, contribuant à la visibilité et au dynamisme économique de la région. Cette année, bien que certaines stars mondiales n’aient pas été présentes, plusieurs outsiders ont su se distinguer, bouleversant les pronostics à chaque tour. Ces joueuses, souvent sous-estimées, ont livré des performances impressionnantes, apportant leur lot de surprises et d’émotions.
Ce renouvellement des forces en présence a conféré au tournoi une atmosphère imprévisible et captivante, à la grande satisfaction des spectateurs. L’esprit combatif des joueuses sur les courts reflète parfaitement l’ambiance de Monastir, où chaque point est âprement disputé.
Le Jasmin Open s'affirme ainsi comme un rendez-vous incontournable du calendrier WTA, mettant en lumière l'engouement croissant de la Tunisie pour le tennis et consolidant sa réputation comme destination majeure pour les événements sportifs internationaux.
Investir dans le capital humain pour dynamiser la croissance économique
La Tunisie s'est longtemps appuyée sur son capital humain comme l'un de ses principaux avantages compétitifs, face à ses ressources naturelles limitées.
Les investissements continus dans l'éducation et la formation ont permis à de nombreuses générations d'atteindre des niveaux de qualification élevés. Cependant, les analyses récentes révèlent de l'Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives (ITCEQ) une détérioration préoccupante de cet atout stratégique, notamment en termes d'inadéquation des compétences, de rigidité du marché du travail et de fuite des talents.
Enjeux de productivité
Malgré des taux de scolarisation élevés, atteignant près de 100% au niveau primaire et 82% au niveau secondaire, le système éducatif tunisien ne parvient plus à répondre aux besoins du marché du travail. La part des diplômés dans les domaines des sciences et de l'ingénierie, autrefois un point fort du pays, a diminué. La Tunisie est passée du 2e au 5e rang mondial pour cet indicateur entre 2021 et 2023, avec une baisse de la proportion de ces diplômés de 43,3% à 37,9%.
Cette baisse impacte directement la capacité des entreprises à recruter une main-d'œuvre qualifiée, en particulier dans les secteurs à haute technologie et industriels. Les enquêtes de (ITCEQ) soulignent une inadéquation croissante entre les qualifications des diplômés et les compétences recherchées par les employeurs.
Ce déficit de compétences se traduit par des lacunes techniques, mais aussi par une faible employabilité des diplômés de la formation professionnelle. Les entreprises font face à des difficultés accrues pour combler leurs besoins, notamment en ouvriers qualifiés et techniciens spécialisés.
Le potentiel du marché du travail
Le marché du travail tunisien est caractérisé par une réglementation perçue comme rigide, tant au niveau du recrutement que du licenciement. Les conventions collectives et le code du travail sont souvent cités comme des obstacles majeurs à la flexibilité nécessaire pour répondre aux dynamiques économiques actuelles. Cette rigidité impacte directement la compétitivité des entreprises, limitant leur capacité à ajuster leurs effectifs en fonction de l'évolution de la demande.
Le score de la Tunisie dans l'indice de liberté du travail, publié par la Heritage Foundation, a chuté ces dernières années, illustrant cette rigidité. Bien que des efforts aient été faits pour améliorer la flexibilité du marché du travail, ils restent insuffisants. L'enquête de l'ITCEQ souligne que la réglementation du travail est perçue comme l'un des principaux freins à l'emploi, en particulier dans les secteurs industriels et technologiques qui nécessitent une main-d'œuvre flexible et hautement qualifiée.
Attractivité des compétences
La fuite des talents est l'un des problèmes les plus graves auxquels la Tunisie est confrontée. Le pays voit chaque année de nombreux diplômés, notamment dans les secteurs de l'ingénierie, des sciences et des technologies, quitter le pays pour chercher de meilleures opportunités à l'étranger. L'attrait de salaires plus élevés, de meilleures conditions de vie, et des perspectives de carrière plus prometteuses pousse les jeunes diplômés à s'expatrier, accentuant un déficit de compétences déjà préoccupant au niveau national.
Le rapport de l'ITCEQ souligne que 93% des chefs d'entreprise considèrent la fuite des talents comme une menace directe pour l'économie tunisienne. Ils estiment que cette émigration entraîne une perte de compétences essentielles, réduisant la compétitivité des entreprises locales et limitant la capacité du pays à innover.
Défis et perspectives
Des mesures doivent être prises pour retenir les talents nationaux et attirer des compétences étrangères. Cela implique non seulement d'améliorer les salaires et les conditions de travail, mais aussi de renforcer l'attractivité du pays en termes de qualité de vie et de perspectives d'avenir.
Si la Tunisie parvient à résoudre ces problèmes, elle pourra à nouveau capitaliser sur son principal atout : son capital humain, moteur clé de sa compétitivité et de son développement économique.
Le CA Bizertin se sépare de Imed Ben Younes
A peine deux journées et déjà un limogeage dans la Ligue 1. Le CA Bizertin qui a enregistré un nul à domicile et une défaite à l'extérieur a décidé de se séparer de son entraîneur Imed Ben Younes.
Ainsi va notre championnat dit professionnel. Et dire que Imed Ben Younes était annoncé il y a deux mois comme adjoint de Faouzi Benzarti en Equipe Nationale. Sami Gafsi est pressenti pour lui succéder à la tête des seniors du club bizertin.
J.B
« Sh’hili » de Habib Ayeb : Du cinéma engagé artistiquement et écologiquement
La première internationale du nouveau long-métrage documentaire « Sh’hili » (ou Sirocco) du géographe et cinéaste tunisien Habib Ayeb aura lieu le samedi 21 septembre 2024 à 17h au Cinéma Le Rio, à Tunis.
Abordant les questions complexes en relation avec les changements climatiques, le film documentaire, informe le réalisateur, est né à partir de plusieurs constats. Depuis plusieurs décennies, on parle partout des processus de changement climatique et de réchauffement de la planète en cours. Les conférences, les forums et les publications se multiplient. Les « fameuses COP » (Conférences des Parties) qui se tiennent chaque année dans un pays différent rassemblent des centaines de délégations du monde entier. Et pourtant, peu de résultats, alors que les phénomènes du changement climatique continuent de s’aggraver : hausse accélérée des températures moyennes, événements météorologiques extrêmes, sans parler des pandémies effrayantes et dévastatrices comme le Covid 19, qui a déjà coûté la vie à des millions de personnes en seulement trois ans.
Il est indiscutable, lit-on dans le synopsis, que ces phénomènes accélérés se sont développés dans le Nord avec l’utilisation de plus en plus intensive et massive des combustibles fossiles depuis la « révolution industrielle ». Les puissances économiques capitalistes et néocoloniales continuent de produire la quasi-totalité du dioxyde de carbone (CO2) qui est la cause directe du réchauffement climatique.
D’un autre côté, Il est tout autant prouvé que les conséquences les plus dramatiques sont en grande partie enregistrées dans les pays non industrialisés du Sud dont la contribution à la production de carbone est pratiquement nulle. A titre de comparaison, alors qu’en Éthiopie l’émission annuelle de CO2 par habitant était de l’ordre de 0,15 tonne en 2021, elle était de 10,28 en Amérique du Nord, 8,09 en Allemagne et 4,8 en France, la même année (synopsis).
Filmé entre la France, l’Italie, la Tunisie et le Maroc, « Sh’hili » essaie « d’aborder l’ensemble des questions et dimensions des changements climatiques à partir d’un positionnement politique engagé pour la justice climatique, la protection des populations les plus vulnérables, la protection de la vie et la résistance à toutes les formes de dominations et de politiques coloniales et néocoloniales ». Le film « Sh’hili » note le réalisateur, se veut une modeste contribution à la résistance collective à ces phénomènes et à leurs conséquences écologiques, humaines et politiques.
Réalisateur engagé dans des films documentaires comme « Couscous : les graines de la dignité », « Fellahin » (Paysans), « Gabes Labess » (2014), « Om Layoun », Habib Ayeb est géographe, chercheur et professeur émérite à l’Université de Paris 8 à Saint-Denis. Spécialiste en géographie sociale, ses domaines de recherche portent entre autres sur la souveraineté alimentaire, l’environnement, le changement climatique, la marginalité et la pauvreté, les dynamiques de résistance… Ses terrains de recherche portent principalement sur la Tunisie et l’ensemble de l’Afrique du Nord.
Nouveau prix à Kazan pour « Sufism » de Younes Ben Hajria
Le film documentaire « Sufism » de Younes Ben Hajria a eu le prix du public au Festival international du Film de Kazan, « Altyn Minbar », en Russie, a annoncé, dimanche, le Centre National du Cinéma et de l’Image.
Le Festival international du Film de Kazan a eu lieu dans sa 20ème session du 6 au 11 septembre, à Kazan, Capitale de la république du Tatarstan.
Synopsis de « Sufism » : La danse du corps fusionne avec la danse de la machine… Le film démarre comme un documentaire démonstratif, didactique sur la technique du traitement de la laine : tondre la toison des moutons, puis démêler la laine recueillie, avant de passer successivement aux opérations de battage, cardage et filage. Mais juste après la séquence inaugurale, ce pur regard documentariste se mue en une vision esthétique qui s’applique à transfigurer le dispositif manufacturé au gré d’un ensemble d’effets visuels : des travellings fluides qu’accentue le recours au ralenti. Là, le film change de registre et conduit à un glissement tout à la fois générique et sémantique.
Le Festival international du Film de Kazan, Altyn Minbar, est organisé depuis 2005, à l’initiative du Conseil des Muftis de Russie, de l’Agence fédérale de la Culture et de la Cinématographie de la Fédération de Russie et du Ministère de la Culture de la République du Tatarstan avec le soutien du président de la République du Tatarstan.
« À travers le dialogue des cultures à la culture du dialogue », telle est la devise de ce festival qui présente les films de cinéastes œuvrant à promouvoir les valeurs spirituelles et culturelles universelles. Il est à rappeler que le programme de cette édition a comporté 144 films représentant 47 pays, dont 51 ont été programmés en compétition officielle.
Le Quotidien avec TAP
« Sofia », nouveau film de Dhafer L'Abidine
« Sofia » ainsi s’intitule le nouveau film du réalisateur et acteur tunisien Dhafer El Abidine. Film dont le tournage a commencé le samedi le 14 septembre 2024, en Tunisie pour se poursuivre au Royaume-Uni.
Troisième long-métrage de fiction qui vient enrichir la carrière du réalisateur-acteur, « Sofia » s’inscrit dans la continuité avec ses deux précédents films « Ghodwa » (Demain…) en 2021 et « To my son… » en 2023, abordant des questions humaines fondamentales sur les origines, l’identité, les relations familiales, l’appartenance, l’immigration…
Long-métrage de fiction, le nouveau film relate l’histoire d’un couple mixte, Hichem, un Tunisien en situation irrégulière au Royaume-Uni et Emily, une anglaise. De leur union, de leur amour, « Sofia » est née d’où le titre du film.
Sans carte de séjour, Hichem a été expulsé vers son pays natal laissant derrière lui sa famille. Cinq ans après son expulsion, sa femme et sa fille débarquent en Tunisie et partent à sa recherche.
Le tournage qui s’étale sur six semaines aura lieu dans plusieurs espaces de la Médina de Tunis, de Sidi Bou Saïd, en banlieue nord, et la ville de Hammam-Lif dans la banlieue sud de Tunis. Quant au tournage au Royaume-Uni, il sera pour deux jours, seulement, a souligné le réalisateur Dhafer L’Abidine, lors d’une conférence de presse tenue, jeudi, au 32 Bis, un centre d'art contemporain au cœur de Tunis.
Coté casting, le réalisateur, scénariste, acteur et également producteur a annoncé que « Sofia » réunira des acteurs tunisiens basés en Europe tels que Hiba Abbouk (Espagne) et Kais Sebti (Allemagne) et anglais : Jessica Brown Findlay et Alex MacQueen. Dhafer L’Abidine sera à la fois devant et derrière la caméra et campera le rôle de Hichem.
Loin d’être un Biopic, le film s’inspire de tant d’histoires fréquentes que vivent les couples mixtes surtout quand le mari est en situation irrégulière.
Lors de sa rencontre avec les médias, Dhafer L’Abidine a avoué que le scénario de « Sofia » est écrit depuis 2012 et qu’il s’agit de son premier scénario. Pour sa réalisation, il a choisi de patienter car ça nécessite un important budget et également une bonne expérience pour réaliser les scènes d’action. Aujourd’hui, Dhafer L’Abidine est prêt pour donner le jour à « Sofia ».
Pour ses nouveaux engagements en tant qu’acteur, Dhafer L’Abidine sera à l’affiche de la saison 2 de la série télévisée « Finding Ola » avec la talentueuse actrice et productrice tunisienne basée Hind Sabry. Cette 2ème saison de « Finding Ola » sera diffusée sur la plateforme de streaming Netflix. Il est à rappeler que Dhafer L’Abidine a déjà été avec Hind Sabry à l’affiche d’autres productions télévisées égyptiennes à succès : « Ayza Atgawez » (2010), « Vertigo » (2012) et « Halawet El Donia » (2017).
L’acteur sera également à l’affiche du film « All Before You » de la réalisatrice et scénariste palestinienne Annemarie Jacir, tourné en Jordanie et qui aborde quelques pages de l’histoire de la Palestine.
Imen Abderrahmani
Demain lundi : Plus de deux millions d’élèves reprennent le chemin de l’école, du collège et du lycée
Les établissements scolaires (écoles, collèges et lycées) accueillent, à partir de lundi 16 septembre, 2 millions 354 mille 820 élèves, soit une augmentation de 2% par rapport au nombre d'élèves de l'année scolaire précédente, selon des données fournies par le Ministère de l'Education.
Ces élèves sont répartis comme suit : 1 million 92 mille 220 sont inscrits au cycle primaire, y compris ceux des classes préparatoires, et 1 million 262 mille 600 élèves inscrits aux collèges (enseignement général et technique) et lycées.
L’actuelle rentrée scolaire enregistre également une augmentation du nombre des classes (814 nouvelles classes) portant ainsi leur nombre total à 90 635, réparties en 37 892 classes au niveau primaire, y compris la classe préparatoire, et 52 743 classes aux collèges et lycées.
Selon les données du département de l'Education, une légère augmentation de 0,4 % a été enregistrée au niveau du nombre des enseignants (titulaires et contractuels), au cours de l'année scolaire en cours, soit une augmentation de 636 nouveaux enseignants, portant le nombre total d'enseignants à 154 mille 779.
Le nombre d'établissements éducatifs a augmenté, également, au cours de la rentrée scolaire 2024-2025. Ainsi, 37 nouveaux établissements ont vu le jour, portant leur nombre total à 6 163 établissements, selon la même source.
Figure emblématique du tourisme tunisien : Mohamed Belajouza n’est plus
La Tunisie perd l’une de ses grandes figures du secteur touristique. Mohamed Belajouza, ancien président de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) et fondateur de la chaîne hôtelière Cibal, est décédé ce dimanche 15 septembre 2024.
Mohamed Belajouza a marqué l’histoire du tourisme en Tunisie par son engagement et son leadership visionnaire. Après avoir longtemps travaillé au sein de la Société Hôtelière de Tunisie et pour l’agence de voyages Tourafric, Belajouza a lancé et dirigé avec succès sa propre chaîne d’hôtels. Son dévouement au secteur hôtelier tunisien en a fait un pilier de l’industrie touristique nationale, reconnu tant par ses pairs que par les institutions.
La Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie a rendu hommage à celui qui a joué un rôle clé dans la défense des intérêts du secteur hôtelier, saluant sa contribution inestimable à l’édification de la fédération et à la promotion de la destination tunisienne sur le marché international.
Paix à son âme!
















