Gaza : Le ministère de la santé du Hamas publie les noms de plusieurs milliers de morts dont plus de 11 000 mineurs
Un document, publié le 16 septembre égrène sur 649 pages la liste des morts identifiés au 31 août, et souligne le lourd tribut payé par les moins de 18 ans. En mai, les autorités sionistes annonçaient quant à elles « la mort de 14 000 combattants et de probablement 16 000 civils ».
« Cinq minutes après avoir récupéré leur certificat de naissance, on m’a établi leur certificat de décès. » Le 13 août, Muhammad Abou Al-Qoumsan, 33 ans, avait à peine quitté l’hôpital des martyrs d’Al-Aqsa, où il venait de déclarer ses jumeaux à l’état civil, quand il a reçu un appel téléphonique lui demandant de rebrousser chemin. Sur place, il découvre les corps de ses deux enfants, un garçon et une fille, Ayssal et Asser, nés trois jours plus tôt, tués dans le bombardement de leur immeuble du quartier de Deir Al-Balah, qui abrite une partie des quelque deux millions de Gazaouis déplacés par la guerre. « Je les ai retrouvés dans une chambre froide, à la morgue », témoignait-il en larmes, filmé d’un couloir de l’hôpital.
Ayssal et Asser Abou Al-Qoumsan, numéros d’identité 470333964 et 470333980, font partie des 710 enfants âgés de moins de 1 an morts à Gaza depuis le début de la guerre, parmi une liste de 34 344 habitants du territoire qui ont perdu la vie sous les bombardements et ont été identifiés par le ministère local de la santé au 31 août ; 7 613 personnes, déclarées mortes à leur arrivée aux urgences, n’ont à ce jour toujours pas été identifiées.
A la page 215, le premier adulte
Publié le 16 septembre, le document égrène, sur 649 pages, la liste des morts, classés par âge, leur numéro national d’identité, leur genre, et la date de leur naissance. De Noura Walid Abdelsalam Shahine, « 0 an », née le 1er janvier 2023, à Ahmad Ibrahim Al-Tahraoui, « 101 ans », né le 1er janvier 1922. Il souligne le lourd tribut payé par les moins de 18 ans : 11 355 morts identifiés. Il faut ainsi parcourir 115 pages avant que n’apparaisse l’identité du premier enfant âgé de 10 ans ; le premier adulte, une jeune fille de 18 ans, n’apparaît qu’à la page 215. En mars, Philippe Lazzarini, le patron de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), s’alarmait du nombre de morts chez les plus jeunes, qu’il qualifiait de « vertigineux » : « Le nombre d’enfants présumés tués en seulement quatre mois à Gaza est plus élevé que le nombre d’enfants tués en quatre ans dans l’ensemble des conflits à travers le monde. Cette guerre est une guerre contre les enfants, dénonçait M. Lazzarini. C’est une guerre contre leur enfance et leur avenir. »
Si la liste publiée par le ministère de la santé le 16 septembre ne distingue pas la part des civils et de combattants, les moins de 18 ans, de 60 ans et plus, et les victimes de sexe féminin représentent plus de 60 % des morts.
Proposition d’amendement de la loi électorale : l’UGTT exprime son opposition
Le bureau exécutif national de l’UGTT a exprimé son rejet de la proposition d’amendement de la loi électorale présentée par un groupe de députés dans le but de retirer au tribunal administratif l’examen des litiges électoraux au profit de la justice judiciaire.
À cet égard, le bureau exécutif fait part de son rejet « alors que la campagne présidentielle a débuté il y a une semaine », appelant à l’abandon de cette proposition.
La centrale syndicale a affirmé que le transfert de compétence de la justice administrative à celle judiciaire est « injustifié en plus de remettre en cause l’intégrité et le professionnalisme du tribunal administratif ».
Le bureau exécutif de l’UGTT a appelé l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) à veiller au respect de la loi, réclamant qu’elle intervienne pour empêcher « tout amendement qui ne respecte pas le calendrier et les délais et ne garantissant pas la neutralité ».
Par ailleurs, l’UGTT a mis en garde contre les dangers de cette proposition sur la stabilité, la considérant comme étant « un autre facteur négatif qui s’ajoute aux nombreuses violations ayant entaché le processus électoral et qui ont généré un climat tendu ne garantissant pas une élection intègre, transparente et démocratique ».
RCA: 130 Casques bleus tunisiens décorés de la médaille des Nations Unies
Cent trente (130) Casques bleus tunisiens dont sept femmes, ont été décorés de la médaille des Nations Unies en reconnaissance de leurs efforts déployés dans le cadre de la mission multidimensionnelle intégrée de l'ONU pour la stabilité et la paix en République centrafricaine (MINUSCA).
Ces militaires font partie de la 6e rotation de l'unité d'hélicoptère armée de l'aviation et de l'équipe des forces spéciales tunisiennes, déployées depuis avril et juin 2024 pour soutenir le retour de la paix en République centrafricaine.
Présidant, jeudi dernier, la cérémonie de remise des médailles de l’ONU, la cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, a salué l'engagement exceptionnel des forces tunisiennes, en particulier l'unité d'hélicoptère armée, et leur contribution à la sécurité des populations dans "un environnement opérationnel difficile, marqué par un manque de connectivité routière et fluviale".
"Opérant dans des conditions difficiles, la mission de l'unité d'hélicoptère de l'aviation tunisienne a joué un rôle important, notamment en matière de protection des civils et d'extension de l'autorité de centrafricain sur l'ensemble du territoire national" a-t-elle ajouté.
Lors de cette cérémonie, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Cheffe de la MINUSCA était accompagnée de plusieurs hauts responsables, dont le Commandant de la force de la MINUSCA, et de nombre de responsables onusiens et locaux.
Les responsables onusiens ont, à cette occasion, félicité les forces de l'armée tunisienne décorées de la médaille de l'ONU après 144 jours d'intervention et "qui ont fait preuve d'un haut niveau de compétence pour faire réussir cette mission à travers plusieurs opérations telles que l'accompagnement, le transport des personnes et le réapprovisionnement, indique le ministère de la Défense nationale dans un communiqué publié dimanche.
Par ailleurs, le ministère de la Défense a souligné que la remise de cette médaille est considérée comme une reconnaissance par les instances onusiennes aux efforts déployés par les forces armées tunisiennes et leur engagement à mener à bien cette mission.
L’unité d'aviation tunisienne a été déployée à Bangui pour soutenir les efforts de rétablissement de la paix en République centrafricaine. L’unité d'aviation tunisienne, commandée par la Colonelle Sameh Razouan, seule femme à la tête d’une unité, a été déployée à Bangui pour soutenir les efforts de rétablissement de la paix en République centrafricaine.
Présidentielle 2024 : L’ISIE révèle de nouvelles informations sur des financements suspects à certains médias et associations
L'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) a annoncé avoir récemment reçu de nouvelles informations de la Banque centrale concernant des virements financiers importants reçus par certains établissements médiatiques privés et des associations ayant demandé leur accréditation dans l'observation du processus électoral.
Dans un communiqué rendu public, dimanche 22 septembre 2024, L'ISIE précise que ces virements en provenance de diverses parties étrangères ont eu lieu juste avant et pendant la période électorale actuelle, ainsi que lors des élections précédentes.
L’instance électorale précise avoir transmis ces informations au ministère public pour suivi, « dans le cadre de l'examen des demandes d’accréditation soumises par ces institutions et associations pour la couverture de l'élection présidentielle, et dans le but de vérifier la conformité aux critères légaux, notamment ceux de neutralité, d'intégrité et d'indépendance ».
A rappeler que l'ISIE a déjà refusé les demandes d'accréditation des associations « Mourakiboun » et « I Watch », pour les mêmes motifs, à savoir, une suspicion de financements étrangers douteux.
L'instance a, également, retiré l'accréditation de la journaliste Khaoula Boukrim. Selon l'instance, la journaliste n’aurait pas assuré une « couverture objective, équilibrée et neutre du processus électoral », et n’aurait pas « respecté le code électoral », ni « l’éthique de sa profession».
Coupe de la CAF : Le ST éliminé par un…auto goal !
Les Stadistes, appliqués à souhait et évoluant de façon intelligente ont tenu le coup, pour défendre leur maigre avantage de l’aller pendant plus de 70 minutes avant de fléchir.
Dans une ambiance électrique, à Oran, face à une USM Alger qui a mis en place une équipe capable de rivaliser avec les meilleures, le ST a pourtant paru capable de relever le défi et de pouvoir aller jusqu’au bout de ses intentions, mais il y a ru ce but contre son camp de Mejri, aux arrêts du jeu, qui a tout chambardé dans un match où l’arbitrage a également fait des siennes.
Les gars du Bardo, battus (0-2), ont connu quasiment le même sort que l’USM, battue la veille par la MCA, également sur un autogoal.
K.Z.
Ligue 1: le Club Africain assure une deuxième victoire
Face au néo promu, la JSOmrane, le Club Africain a réussi à signer une seconde victoire après celle remportée sur le tapis contre l'USBen Guerdane. Les Rouge et Blanc n'ont pas attendu longtemps pour faire la différence. Eduwo a ouvert la marque de la tête alors qu'il revenait du hors-jeu 6e) avant que Ben Abda ne double la mise à la (11e). A 2-0, le match n'était plus qu'une gestion pour les clubistes et quelques essais timides des gars d'El Omrane. Avec cette victoire, le CA rejoint l'ESZ et l'OB avec 6 points en attendant la suite de la seconde journée.
J.B.
L-ASSoliman recevra L'Espérance à Korba
Finalement, la Ligue Nationale de Football Professionnel a trouvé un stade pour abriter le match de la deuxième journée de la Ligue 1 qui opposera mercredi 25 septembre l'ASSoliman à L'Espérance de Tunis vu que le Stade de Soliman n'est pas encore homologué. Le choix s'est donc porté sur le stade de Korba qui fait partie du même gouvernorat. Rappelons que dans un premier temps, l'ASSoliman a demandé à jouer au stade Zouiten mais sa demande a été rejetée par la LNFP.
J.B
Festival du film arabe de Fameck/Val de Fensch (France): La Tunisie y est avec trois films
Organisée du 3 au 13 octobre 2024, la 35ème édition du Festival du film arabe de Fameck/Val de Fensch (France) verra la projection de trois films tunisiens : « Take my breath » de Nada Mezni Hfaiedh, « Backstage » de Afef Ben Mahmoud et Khalil Ben Kirane et «Les enfants rouges » de Lotfi Achour.
Ces trois films tunisiens seront en lice dans deux catégories. Concourent pour le Grand prix du festival, « Take my breath » de Nada Mezni Hfaiedh, « Backstage » de Afef Ben Mahmoud et Khalil Ben kirane. Quant au film de Lotfi Achour « Les enfants rouges », il est en lice pour le « Prix Presse ».
« Le programme de cette 35e édition, riche de 36 longs-métrages dont 14 en avant-première et 10 courts-métrages, est fortement marqué par l’attention portée aux réalités politiques, sociétales et sociales actuelles. Dans leurs films, dont certains font appel aux codes des films de genre, les cinéastes mettent en exergue les valeurs humanistes qu’il est urgent de préserver. Souvent, le recours à la poésie et à l’onirisme permet d’atténuer la noirceur des situations. L’actualité est toujours très présente avec plusieurs films évoquant les conflits et les traumatismes qui en résultent », lit-on sur le dossier de presse du festival, qui situe l’édition dans son contexte.
Sorti il y a presqu’une année, en octobre 2023, « Take my breath » de Nada Mezni Hfaiedh est un long-métrage de fiction (1h36). Le film raconte « l’histoire de Chams, jeune couturière de 23 ans, vivant dans une île isolée et un milieu social hostile, avec sa mère et sa sœur handicapée. La jeune femme, d’apparence calme et assez discrète, porte en elle un lourd secret qu’elle n’ose avouer à personne et dont la révélation finira par chambarder sa vie ». Abordant avec sensibilité le sujet de l’intersexualité, le film a remporté plusieurs pays et Amina Ben Ismaïl (Chams) a décroché à deux reprises le prix de la meilleure actrice pour sa performance.
Le 2ème film tunisien qui concoure pour le « Grand prix » du festival, parmi les six films de cette section, est « Backstage » de Afef Ben Mahmoud et Khalil Ben Khirane.
Long-métrage de fiction d’une durée de 1h30, le film invite le spectateur à découvrir les coulisses de la création d’un spectacle avec ses hauts et bas, ses moments de joie et de déception. « Aida, membre d'une troupe tunisienne de danse contemporaine en tournée au Maroc, provoque Hédi, son partenaire de vie et de scène. Il la blesse sous les yeux horrifiés des autres membres de la troupe déclenchant une série d'évènements à travers une longue nuit d'errance dans une forêt de l'Atlas, sur le chemin vers le médecin du village voisin », lit-on dans le synopsis. Actrice, réalisatrice, danseuse et productrice, Afef Ben Mahmoud sera également l’invitée de la rencontre qu’accueillera dans le cadre du festival la salle Victor Hugo, le vendredi 05 octobre 2024, à 20h30 et qui abordera le thème de l’exploration de la danse contemporaine au cinéma.
De la fiction pour interroger le réel
Après une première mondiale au festival du film de Locarno, « Les enfants rouges » qui sera également projeté au festival de Namur concoure au Festival du film arabe de Fameck/Val de Fensch pour le « Prix de la presse ». Le film qui s’inspire de la tragédie de la décapitation d’un berger par les djihadistes raconte les traumatismes d’un jeune adolescent.
« Montagne de Mghila, région extrêmement pauvre et isolée du Nord-Ouest tunisien. Novembre 2015. Quand des terroristes attaquent deux très jeunes bergers et décapitent l’un d’eux, Achraf 13 ans est contraint de rapporter la tête coupée de son cousin Nizar à la famille en guise de message macabre. Traumatisé et essayant de ne pas perdre la raison, Achraf découvre que le fantôme de son cousin le suit et qu’il semble résolu de l’accompagner dans son deuil. Mais, une fois confronté à l’impuissance de ses aînés que les autorités ont abandonnés, Achraf est partagé entre son désir de retenir encore un peu Nizar et son devoir de guider les hommes de la famille dans la montagne pour les aider à récupérer le corps et à l’enterrer dignement. Inspiré de faits réels et fortement ancré dans un contexte social impitoyable, Les Enfants Rouges est une plongée onirique dans la psyché blessée d’un enfant et son incroyable capacité à surmonter le trauma », explique le synopsis de ce film.
Il est à noter que le programme du festival offre à voir également le film « A nose and three eyes » (Un nez et trois yeux) de l’Egyptien Amir Ramses est en lice pour le prix du public avec deux autres films. L’acteur tunisien Dhafer L’Abidine est à l’affiche de cette fiction qui a fait sa première au Red Sea Film Festival 2023, dans la compétition « Arab Spectacular ».
Imen.A.
Chronique j’ai lu - Par Amna Atallah Soula : LE BARBIER DE SOUK LBLAT (tome II), dans la meule de grains - de HASSANINE BEN AMMOU
Le premier tome du roman historique, « hajjam souk lblat », a été présenté sur ce site le 6 septembre. Il s’impose donc, d’exposer sur ce même site le second tome. Ce dernier relate la suite de cette période, douloureusement vécue par les Tunisiens et leur pays dans ses différentes régions, celle du règne de Sadek bey.
Dans son œuvre en deux tomes, ben Ammou peint une parenthèse, surement l’une des plus sombres de l’histoire de notre pays. La prouesse, que réussit fort bien l’auteur, est l’humour utilisée même dans les situations les plus névralgiques voire périlleuses.
1878- Le congrès de Berlin où s’étaient réunis l’Allemagne, la Grande Bretagne et la France, avaient déterminé le devenir de la province ottomane, la Tunisie. Dans le secret total, ces puissances dominatrices distribuaient les cartes entre elles, celle de la Tunisie avait été attribuée à la France.
L’opinion publique française, par contre, n’était pas en mesure d’entériner cette nouvelle aventure. La France était à peine sortie des conflits l’opposant à l’Allemagne. Et, l’expédition coloniale en Algérie ne parvenait pas à mâter les révoltes dans les différentes régions algériennes.
Aussi, pour cette opinion publique française, ce n’était là qu’un cadeau empoisonné offert par le chancelier Bismarck. Le nouvel Empire allemand sous la suprématie de la Prusse, en annexant l’Alsace et la Lorraine, avait créé une cause permanente de la colère des français.
Mais la France passant outre son opinion publique, appelle son consul Théodore Roustan pour des consultations. Et ce, après le simulacre de la visite officielle de Mustafa ben Smail, envoyé de Sadek bey en France. Cette visite en France était une vraie mascarade. Par contre, Roustant, de retour en Tunisie, n’avait autre en main que le redoutable projet du « traité d’amitié et de bon voisinage ». C’était là, en vérité, l’ébauche au protectorat français en Tunisie.
Une Tunisie dépoosédée, spoliée
Mustafa ben Smail, entre temps, continue à chaparder les biens de Sadek bey et à piller les fonds de l’Etat sans vergogne ni état d’âme. Sous l’emprise de son mignon, lequel s’est emparé de tous les pouvoirs, Sadek bey ne cache pas son désintéressement aux affaires de l’Etat. Il montre même de l’agacement quant aux va et vient incessants chez lui, des consuls de France, de grande Bretagne et d’Italie.
Déjà, le déficit était trop important du temps du grand vizir Mustafa Khaznadar. Il s’était entouré d’hommes connus par leur cupidité : l’homme d’affaire Mahmoud ben Ayed, le conseiller Mohamed Baccouch et le caïd Nassim Samama s’étaient évertué à aider Khaznadar à détourner le trésor de l’Etat et à piller les revenus du pays pendant trente ans. Avec la complicité du favori de Sadek bey Mustafa ben Smail, les preuves de cette déloyauté, de ces escroqueries étaient parvenues au bey. Khaznadar fut ainsi, amené à présenter sa démission.
Intrigues,maquignonnage... Usage de la force
Khair-Eddine pacha, successeur de Khaznadar, n’a pas fait long feu. Comme à l’accoutumé, derrière sa démission le favori ben Smail montrait le bout de son nez. Ce prestigieux réformateur tunisien, réfugié à Istamboul, se trouva désigné par le sultan Abdülhamid, grand vizir de la suprême porte. Il va être poursuivi par les trahisons et les attaques de l’entourage du sultan et d’Alkhidaoui Ismail d’Egypt.
Entre temps, le consul Roustan voulait coûte que coûte poursuivre son but. Il utilisait moultes conspirations en collusion, entre autres, avec Mustafa ben Smail. Mais faire plier Sadek bey s’avérait une quasi chimère. Ce dernier campait sur ses positions. Il s’opiniâtrait et refusait de signer le document du « traité de garantie et de protection ». Il jurait ses grands dieux et désavouait avec indignation le traité : « à la paix de l’âme de mes ancêtres, même si le diable lui-même essaye de m’apprivoiser et m’enjôler, jamais je ne livrerais mon pays à Roustant. Qu’il fasse comme bon lui semble. »
-1881-Le consul français n’y allait pas de main morte en vue de déstabiliser le bey. Pour se faire, il saisit le fâcheux incident intervenu suite à une amourette entre un jeune couple de deux tribus. Par malheur, ces tribus sont situées des deux côtés de la frontière algéro-tunisienne. Il fait intervenir un corps expéditionnaire français jusqu’au Kef, prétextant mater les khroumirs qui avaient franchi la frontière algérienne.
Ben Ammou va décrire avec force détails et amertume, les révoltes des populations. Le sang va couler partout, du nord au sud du pays, face à l’avancée de l’armée française. Ces forces armée, envoyés en expédition par la France, avaient atteint Tunis le 11 mai 1881. C’est ainsi, de force, que Sadek bey avait été contraint de signer le traité instaurant le protectorat français en Tunisie.
L’auteur ne manque pas, une fois encore, à faire découvrir à ses lecteurs, des pans oubliés de l’histoire. Un style d’écriture propre à ben Ammou : un humour folâtre en même temps qu’un esprit caustique. Les francophones accèdent aisément à ce récit écrit en arabe. Il pratique certes, une syntaxe simple, facile à saisir ; mais on peut déplorer quelques longueurs.
A. A. SOULA
Gaza : le bombardement d’une école a fait au moins 21 morts
La Défense civile de Gaza a indiqué ce samedi 21 septembre qu'une frappe israélienne sur une école abritant des déplacés à Gaza-ville avait fait 21 morts, l'armée sioniste indiquant, comme d’habitude, avoir visé des combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas qui s'y cachaient.
« Les équipes de la défense civile ont retrouvé 21 personnes parmi lesquelles 13 enfants et six femmes » dont l'une était enceinte, a déclaré le porte-parole de la Défense civile de Gaza. Le bombardement sur l'école Al-Zaytoun C a également fait « une trentaine de blessés parmi lesquels neuf enfants », a-t-il ajouté, soulignant que des milliers de personnes déplacées avaient trouvé refuge dans cette école de la bande de Gaza où le Hamas et l'armée sioniste sont en guerre depuis le 7 octobre.
Le ministère de la Santé du Hamas au pouvoir dans ce petit territoire palestinien a également indiqué que 21 personnes avaient été tuées dans cette frappe.
Nouvelles scènes d'horreur
Des images de l'AFPTV montrent le sol du rez-de-chaussée de l'école couvert de décombres et un trou béant dans le plafond de ce qui ressemble à une salle de classe. « Ici, une femme est tombée en martyre et son sang est sur les escaliers », a déclaré à l'AFP une habitante de Gaza déplacée, précisant que la victime était enceinte.
Des témoins ont affirmé qu'avant le bombardement, des orphelins s'étaient rassemblés dans le bâtiment pour s'enregistrer auprès d'une ONG locale fournissant de l'aide humanitaire. Le Hamas a condamné la frappe sur l'école Al-Zaytoun C, dénonçant un « crime de guerre sous couverture américaine », en référence aux États-Unis qui sont le principal soutien militaire d'Israël. « Il y a également eu une augmentation des attaques contre les quartiers résidentiels et les tentes abritant des personnes déplacées », a ajouté le Hamas dans un communiqué.
Les écoles de Gaza souvent ciblées
D'autres écoles de la bande de Gaza ont été bombardées ces derniers mois par l'armée israélienne qui accuse le Hamas d'utiliser des bâtiments scolaires où des milliers d'habitants de Gaza ont trouvé refuge, ce que le mouvement palestinien nie. Le 11 septembre, une frappe sur l'école Al-Jawni, gérée par les Nations unies, dans le centre de la bande de Gaza, a provoqué des réactions d'indignation au sein de la communauté internationale après l'annonce par l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) de la mort de six de ses employés parmi les 18 victimes recensées.
La grande majorité des 2,4 millions d'habitants de la bande de Gaza ont été déplacés à l'intérieur du territoire palestinien depuis le début de ce génocide.
Ligue des champions d’Afrique : l’USM cède à Alger (0-2) après une seconde mi-temps catastrophique
Vainqueurs au match aller (1-0), les Monastiriens n’ont résisté qu’une seule mi-temps aux Algériens de la MCA qui ont usé de tous les moyens pour arracher leur qualification (2-0) dans une ambiance électrique.
Après une mi-temps morose, où le jeu était d’un niveau quelconque, la seconde manche a été beaucoup plus animée dans un stade où tout était permis pour intimider les Monastiriens et l’arbitre du match.
Certes, la Mouloudia a marqué à deux reprises par Zakaria Naidji (71') et Moses Orkuma (CSC à la 82') et avait eu même l’opportunité de marquer un troisième durant le temps additionnel, n’eut été la prouesse du gardien monastirien qui a arrêté un penalty, mais les gars de l’USM, manquant visiblement d’expérience à ce niveau, avaient largement les moyens d’éviter le naufrage de la seconde mi-temps. Ils n’ont pas osé comme il se doit et ils l’ont chèrement payé à la fin. Ils quittent la compétition la tête haute, mais ils pouvaient mieux faire.
K.Z.
Coupe de la CAF : le CSS confirme sans briller
Les Sfaxiens, déjà vainqueurs au match aller (1-0), avait les moyens de faire encore mieux lors de ce match retour disputé à Sfax. Finalement, ils n’ont fait que réaliser le minimum avec une petite victoire face au modeste Rukinzo FC, encore une fois avec le même score (1-0), grâce au but réussi par le jeune FIras Sakkouhi (74').
Le CSS a fait l’essentiel puisqu’il passe à la phase de groupes, là où la concurrence sera plus rude et nécessitera un meilleur rendement à tous les niveaux.
K.Z.
L'Espérance se promène et Blaili fait son show face à Dekedaha FC (8-0)
Menée par un Blaili en super forme et auteur d'un hat-trick et de trois assisté, l'Espérance n'a pas fait de détails, ce soir. Après le quatre à un de l'aller, elle s'est promenée cette fois-ci en passant pas moins de... huit buts au pauvre gardien somalien. Sasse( 5e), Sowe ( 12e) et Blaili ( 18e) et ( 45e) ont marqué les quatre buts de la première période. Le spectacle s'est poursuivi après la pause avec un autre but de Blaili, tout en finesse ( 50e). A l'appétit gargantuesque, les Sang et Or ont continué à mener le jeu au grand bonheur du public présent. Toughai sur penalty va corser la note ( 6-0) à la (69e). Derbali ajoute un septième but ( 74e), Jelassi un huitième ( 78e). Ajoutés aux quatre buts du match aller, les Sang et Or ont passé douze goals à leurs adversaires. Et c'est tout dire.
Jamel Belhassen
Marathon UGFS Run au Lac 1 : une course pour la noble cause
Vu le succès de ses deux éditions précédentes et dans le cadre de ses actions humanitaires, UGFS-NA (United Gulf Financial Services North Africa) en partenariat avec MAE Assurances, Cynoia et MARSH organisent, le 22 septembre 2024, le marathon UGFS Run au Lac 1.
La course est programmée en trois distances 5 et 10 km et kids avec une médaille de finisher à tous les participants.
« L’organisation de cet évènement s’inscrit dans la politique générale de la société », a affirmé Sarra Ben Slima, CFO de UGFS-NA et présidente du Comité d’Organisation de l’évènement.
Pour sa part, Amine Manai, président de l'Association AFREECAN a ajouté que l’Association se réjouit de son partenariat avec UGFS-NA et remercie les coureurs de pouvoir répondre présent à cet évènement contre l'abandon scolaire.
A noter que les bénéfices de l’événement iront au profit de l’association AFREECAN. UGFS remercie tous ses sponsors qui n’ont pas hésité à soutenir la noble cause.
Championnat arabe de golf (garçons et filles) : 121 participants de 11 pays au rendez-vous
La Fédération Tunisienne de Golf s’apprête à ouvrir une saison riche en compétitions internationales que la Tunisie devra abriter tout au long de la nouvelle saison 2024-2025, avec le championnat arabe de golf garçons, filles et dames devant se dérouler du 22 au 29 septembre 2024 au golf The Residence Gammarth qui a déjà abrité le championnat arabe Hommes en 2018.
Onze pays seront au rendez-vous de cette échéance à savoir l’Arabie Saoudite, le Qatar, Oman, les Emirats Arabes Unis, l’Irak, la Jordanie, le Liban, l’Egypte, le Maroc, la Libye et la Tunisie pays organisateur.
121 golfeurs à l’œuvre
- Et selon les dernières statistiques, ils seront en tout 121 golfeurs entre filles et garçons qui seront à l’œuvre une semaine durant sur le magnifique parcours The Residence Golf Course Gammarth dessiné par le célèbre architecte américain Robert Trend Jones Jr et qui a ouvert ses portes en 2007.
- La Tunisie, le Maroc et l’Arabie Saoudite participent avec des équipes complètes dans toutes les catégories avec 17 sportifs pour chacun d’entre eux contre 15 athlètes pour l’Egypte, 12 pour les EAU, et 11 pour le Liban entre autres…
Six épreuves, une première
- Soucieuse de développer davantage le golf dans le monde arabe et offrir aux jeunes l’occasion de s’aguerrir, la Fédération Arabe de Golf ne cesse de multiplier et d’accroitre le nombre des épreuves avec l’espoir de toucher toutes les catégories des jeunes.
- C’est ainsi qu’après l’épreuve U16 filles programmée pour la première fois au championnat arabe de 2022 à Hammamet et qui sera à sa troisième édition, une autre nouvelle épreuve verra le jour et sera inscrite au programme de cette édition. Elle sera réservée aux jeunes filles de la catégorie U13.
- En tout, elles seront six épreuves au programme pour la première fois, trois pour les jeunes filles à savoir U13, U 16 à côté des dames ainsi que trois pour les garçons: U18, U 16 et U 13.
- La compétition qui sera ouverte officiellement dimanche 22 septembre 2024 débutera le lendemain lundi avec les épreuves féminines qui s’étendront durant trois jours et jusqu’au 25 septembre 2024 date de la dernière journée et la remise des médailles et des coupes aux lauréats.
- Les épreuves masculines se dérouleront du 26 au 29 septembre 2024 date de l’ultime journée et de la clôture de cette édition.
Les 17 Tunisiens
La Tunisie sera représentée à ce championnat avec 17 athlètes avides de représenter dignement notre pays et se hisser sur le podium, et ce en dépit de la forte concurrence notamment des Marocains qui dominent le golf à l’échelle arabe.
Voici la liste de l’équipe de Tunisie :
U 18 garçons : Wissem Zitouni , Hamed Abdallah et Sami Ben Youssef
U 16 garcons : Mehdi Ben Youssef, Ghaith Rhimi et Salim Haouala
U 13 garcons : Adem Bounouh, Elyes Zarrad et Mtir Bouaoun
Dames : Isra Bouamor, Kenza Ladhari et Eya Ladhari
U 16 filles : Yasmina Driss, Lamis Khbour et Maya Stambul
U 13 Filles : Lina Barhoumi et Assile Trabelsi
















