Adaptation au changement climatique : Un financement d’environ 56 millions d'euros pour la Tunisie
La Tunisie, confrontée à des défis environnementaux croissants, reçoit un soutien financier significatif de l'Agence française de développement (AFD) pour renforcer sa résilience climatique.
Avec un montant de 55,7 millions d'euros, cette initiative vise à améliorer la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles et à s'adapter aux impacts du changement climatique. Dans un contexte où le pays est vulnérable aux aléas climatiques, cette aide représente une étape importante vers une transition énergétique durable et une protection accrue des populations.
Défis climatiques multiples
La Tunisie est soumise à des conditions climatiques extrêmes, allant des sécheresses prolongées aux inondations dévastatrices. Ces phénomènes ont des conséquences directes sur l'économie et la vie quotidienne des citoyens. Selon les données historiques, les inondations ont causé les pertes économiques les plus importantes, tandis que les sécheresses ont affecté la sécurité alimentaire et l'accès à l'eau potable.
Le financement accordé par l'AFD s'inscrit dans une stratégie globale visant à atténuer ces risques en développant des infrastructures adaptées et en améliorant les systèmes d'alerte précoce. Ce soutien permettra également de renforcer la capacité du gouvernement tunisien à gérer les crises environnementales et à protéger les communautés vulnérables.
Projets ambitieux
Le projet financé par l'AFD s'intègre dans une approche plus large de gestion des risques de catastrophe en Tunisie. Il met l'accent sur la modernisation des services hydrométéorologiques et la mise en place de mécanismes d'assurance contre les catastrophes naturelles.
Ces mesures visent non seulement à protéger les biens et les personnes, mais aussi à encourager un développement économique durable. En investissant dans des infrastructures résilientes, le pays se prépare à faire face aux défis futurs tout en soutenant la croissance économique. Cette initiative représente un tournant dans la manière dont la Tunisie aborde le changement climatique, en adoptant une stratégie proactive plutôt que réactive.
Pour une transition énergétique pérenne
Le soutien financier de l'AFD s'inscrit également dans le cadre des engagements internationaux de la Tunisie en matière de lutte contre le changement climatique. En ratifiant l'Accord de Paris, le pays a pris des engagements clairs pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et favoriser le développement d'énergies renouvelables.
Le projet soutenu par l'AFD contribue ainsi à ces objectifs en intégrant des solutions basées sur la nature et en promouvant une utilisation durable des ressources naturelles. La transition vers une économie verte est essentielle non seulement pour répondre aux enjeux environnementaux actuels, mais aussi pour garantir un avenir meilleur aux générations futures.
L'engagement financier de 55,7 millions d'euros par l'AFD marque une avancée significative dans les efforts de la Tunisie pour renforcer sa résilience face aux impacts du changement climatique et la lutte contre ces effets dévastateurs tout en œuvrant pour un développement durable et inclusif.
A l’Institut de traduction de Tunis : l’art de la traduction et de l’échange en question
« Traduction et société de demain » tel est le thème du colloque international qu’organisera l’Institut de traduction de Tunis (ITRAT), le 30 septembre et le 1er octobre 2024, à la Cité de la Culture.
Organisé à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la traduction (le 30 septembre), le colloque verra la participation d’universitaires et de traducteurs de la Russie, la Jordanie, la France, la Libye, la Belgique, l’Italie et la Tunisie.
Plusieurs expériences seront abordées comme celle du Pr. Ridha Mami qui a traduit de nombreux poètes tunisiens de l’arabe à l’espagnole, la traduction dans presque toutes les langues du monde du célèbre « Petit Prince » de Saint-Exupéry…
La réflexion sera fondée sur trois grands axes, en l’occurrence la coexistence, l’interaction et l’acculturation. Dans le premier axe « traduction et coexistence dans la société de demain », les conférenciers s’attarderont sur la question de la traduction et l’édification de la coexistence humaine par la compréhension. Trois thèmes seront ainsi examinés : Comment la traduction nous aide-t-elle à vivre ensemble ? La traduction et le vivre-ensemble avec les machines, ainsi que la traduction et l’avenir de l’univers : Ma langue a-t-elle sa place auprès de la tienne ? explique la feuille de route du colloque
Quant à l’axe de « traduction et interaction dans la société de demain » abordera les volets suivants : « traduction et interaction discursive pour construire la société de demain », « traduction et interaction scientifique dysfonctionnelle » et « traduction et interaction en temps de guerre et en temps de paix ».
Le 3ème axe « traduction et interculturalité dans la société de demain » sera consacré à « la traduction comme un pont vers la culture de demain », « la traduction et la mondialisation des cultures de libération et de domination » et la « traduction et les cultures numériques ».
Ainsi pour situer ce colloque dans son contexte, l’Institut de Traduction de Tunis a publié sur sa page facebook les questions que ce rendez-vous tente de les soulever. « La société d’aujourd’hui, qui paraît une société organique dans laquelle chaque individu représente un membre du corps social a plus que jamais besoin de la traduction pour assurer son apport social. Tant que la langue fait partie du contrat social et que les sociétés sortent progressivement du l’unicité identitaire et linguistique, l’individu a besoin, pour s’intégrer, d’apprendre la langue de son voisin », lit-on dans l’argumentaire du colloque.
La coexistence, l’interaction et l’acculturation sont trois termes fondamentaux pour comprendre le désir des sociétés de demain de briser l’isolement social, d’accéder au monde vaste et accueillant et de découvrir l’autre dans sa spécificité. La coexistence dans la société de demain impose des conditions supplémentaires auxquelles la traduction contribue.
L’interaction sociale au sein de grands groupes nécessite le partage des caractéristiques spécifiques, et ce partage se construit au cours de la communication. Dans le cadre de l’interaction sémiotique entre les individus et les groupes, la traduction peut aller au-delà de la construction d’une interaction linguistique pour construire une interaction entre d’autres systèmes de signes, ajoute la même source.
Lancement du MOOC Carthage : laissez-vous porter par la grandeur de la Cité antique
« Celui qui entrerait dans Carthage tous les jours de sa vie et s’occuperait seulement à y regarder, trouverait chaque jour une nouvelle merveille qu’il n’aurait pas remarquée auparavant » écrit Al Bakri, géographe et historien du XI siècle.
Ce MOOC, Massive Online Open Course, à la fois pédagogique et ludique, a été élaboré dans le cadre d’un partenariat public-privé regroupant les experts de l’Institut National du Patrimoine, de l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de la Promotion Culturelle, de la start-up Historiar et la Fondation Orange.
Ce MOOC est un voyage captivant au cœur de l’une des plus grandes cités antiques : Carthage ! Fondée par les Phéniciens, portée à son apogée par d'audacieux navigateurs, marchands et bâtisseurs, Carthage a façonné l'histoire. Reine de la Méditerranée occidentale, la cité a été, pendant de longues périodes, le centre du monde et son pôle d’attraction. Trois fois millénaire, la métropole punique appartient au patrimoine de l’humanité.
Comment cette puissance maritime légendaire a-t-elle vu le jour et prospéré ? Quels secrets recèlent les vestiges de ses immenses ports militaire et commercial ? De sa destruction tragique à sa renaissance sous l’empire Romain, comment Carthage a-t-elle traversé les siècles pour devenir le joyau archéologique que l’on connaît aujourd’hui ?
Faites l’expérience !
Que vous soyez passionné d'histoire, féru d'archéologie ou simplement curieux d'en apprendre plus sur ce site exceptionnel, plongez dans les méandres du temps ! Vous découvrirez comment Carthage continue de nourrir notre imaginaire, mais aussi les défis de la préservation de ce patrimoine unique, entre nouvelles technologies et mobilisation des citoyens.
Ce MOOC vous fera vivre une expérience interactive incomparable pour explorer Carthage à travers des vidéos des vestiges et des reconstitutions numériques en 3D du site, vous offrant une immersion totale dans l'histoire de Carthage.
Des ressources documentaires, des activités d’apprentissage et de création, des diaporamas interactifs, des forums et des quiz ludiques complètent les vidéos. C’est ludique, gratuit et accessible à tous ! Inscriptions gratuites sur : http://www.mooc-carthage.com
Le Mookids, pour les jeunes de 8 à 12 ans, le MOOC propose une séquence dédiée appelée Mookids. Ce mini cours interactif vise à créer du temps commun adulte/enfant autour d’une thématique culturelle, avec des vidéos, des ressources en ligne, des activités et des quiz.
Il est à rappeler que les 24 précédents MOOC sont disponibles sans animation pour tous gratuitement et sans limitation de temps dans la rubrique « La Collection » de la plateforme MOOC Culturels de la Fondation Orange (http://mooc[1]culturels.fondationorange.com)
Le Quotidien avec communiqué
Le projet « Tourath » des scouts tunisiens clôturé
Lancé en 2021, le projet « Tourath » a été officiellement clôturé, hier, le jeudi 26 septembre 2024 au siège de l’Institut National du Patrimoine (INP), lors d’une cérémonie en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie, Joey Hood, de plusieurs représentants du mouvement scout tunisien, ainsi que de cadres du ministère des Affaires culturelles.
Ce projet de partenariat culturel et scientifique, mené en collaboration avec l’INP, les Scouts Tunisiens, l’agence de mise en valeur du patrimoine et de la promotion culturelle (AMVPPC), avec le soutien de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Tunisie, s’inscrit dans le cadre d’une convention bilatérale entre l’INP et les Scouts tunisiens en vue de sensibiliser les jeunes à l’importance du patrimoine matériel et immatériel tunisien et à encourager sa préservation et sa valorisation.
Dans une allocution prononcée au nom de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, le directeur de l’INP, Tarek Baccouche, a souligné que le projet « Tourath » illustre la coopération internationale et nationale pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine de la Tunisie. Il a déclaré que l’INP a joué un rôle clé dans ce projet, en mettant à disposition des ressources humaines et des espaces pour permettre aux participants de visiter environ 90 sites archéologiques et musées. L’INP a également supervisé des ateliers d’initiation aux techniques de fouilles pour sensibiliser les jeunes à la préservation du patrimoine de grande valeur historique.
De son côté, l’ambassadeur des Etats-Unis, Joey Hood, lui-même ancien scout, a exprimé la fierté de l’ambassade d’avoir soutenu ce projet qui a non seulement valorisé le patrimoine tunisien, mais a également encouragé le développement du tourisme culturel à travers des campagnes de sensibilisation dans les régions intérieures du pays.
Mettant l’accent sur l’importance de la coopération entre les Etats-Unis et la Tunisie dans la préservation des sites historiques et la lutte contre le trafic illicite des biens archéologiques, il a réaffirmé la volonté de l’ambassade de continuer à soutenir de telles initiatives visant à préserver le riche patrimoine culturel de la Tunisie.
Le projet « Tourath »… en chiffres
En terme de chiffres, Inès Mathlouthi, responsable du projet, a indiqué à l’agence TAP que plus de 25.000 jeunes et jeunes scouts ont participé à 85 activités dont notamment 11 chantiers archéologiques impliquant 3150 jeunes et 66 ateliers d’artisanat, auxquels ont pris part 132 artisans spécialisés dans les costumes traditionnels et la cuisine locale.
Le projet a également mis à l’honneur depuis son lancement la célébration annuelle le 12 mars de la Journée nationale de l’habit traditionnel, à travers l’organisation de 24 expositions régionales dans les gouvernorats du pays, mobilisant à cet effet 17 500 scouts. Ces événements ont permis de présenter 480 plats typiquement tunisiens, 72 spectacles de musique traditionnelle et contemporaine, sans oublier les représentations des « Hakawatis » (conteurs), faisant partie du patrimoine oral en Tunisie.
« Tourath » a en outre donné naissance à quatre pièces de théâtre pour enfants axées sur le patrimoine et à quatre jeux éducatifs créés par les jeunes scouts. Parmi eux, « Tourathpolis », une adaptation du jeu Monopoly sur le patrimoine tunisien, « El mataha » (Labyrinthe) avec des questions sur l’histoire tunisienne, « Rami Scout », inspiré du jeu de cartes Rami, et un jeu de timbres mettant en avant des personnages historiques, des villes et différents éléments culturels historiques tunisiens.
Dans son témoignage, le chef scout Dhafer Temimi a expliqué que ces jeux, élaborés selon l’approche éducative des scouts favorisant l’apprentissage par la pratique, ont été créés par des jeunes et validés par des experts. Disponibles en version numérique sur le site des Scouts Tunisiens, ces jeux ont été testés dans plusieurs établissements éducatifs dans le cadre du projet « Tourath ».
Le Quotidien avec TAP
Affaire du drapeau turc : Le verdict
Le jeudi 26 septembre 2024, le tribunal cantonal de Tunis a prononcé son jugement dans le dossier relatif à l'incident du drapeau turc hissé sur un bâtiment de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT).
Sur les dix individus poursuivis, quatre ont été acquittés, tandis que six ont été condamnés à une peine de quatre mois de prison pour atteinte au symbole national, en vertu de l’article 129 du Code pénal.
Cet incident a été révélé le 10 septembre 2024, lorsqu’un citoyen tunisien a constaté la présence du drapeau turc au sommet d’un bâtiment administratif de la SNCFT, suscitant une vive polémique.
Une vidéo de l’événement, largement partagée sur les réseaux sociaux, a renforcé l'indignation populaire et entraîné l'ouverture de cette enquête.
Libération de Ridha Charfeddine sous caution
La demande de libération de l'homme d'affaires Ridha Charfeddine a été acceptée, hier jeudi 26 septembre, par la chambre d'accusation chargée d'examiner les affaires de corruption financière près la Cour d'appel.
Ainsi, Charfeddine sera libéré sous caution financière de 150 millions de dinars, selon Mosaïque FM.
Rappelons que Charfeddine été arrêté pour des accusations de blanchiment d'argent.
Korba : Deux hommes tombent dans un trou...Un survivant et un mort
Le directeur régional de la Protection civile à Nabeul, Mourad Mechri, a déclaré que deux hommes sont tombés dans un trou situé dans une maison abandonnée à Korba, précisant que les équipes de secours ont réussi ce matin à les retrouver.
"La première personne a été retrouvée, vers 6 heures du matin, vivante, à une profondeur de dix mètres. Elle a été transportée à l'hôpital local de Korba pour recevoir les soins nécessaires", a-t-il déclaré au micro de Mosaïque FM.
Et d'ajouter que le deuxième personne a été retrouvée morte une heure après.
En effet, des témoins occulaires sur place ont indiqué que les deux hommes seraient en train de chercher des trésors dans la maison où ils ont été retrouvés.
Au palais Ksar Saïd : une rencontre à la mémoire de Fatma Ben Fdhila
La maison de la poésie célèbre et après-midi à partir de 15h00 la mémoire de la poétesse, romancière et traductrice Fatma Ben Fdhila qui nous a quittés le 23 septembre 2022. La rencontre qu’accueillera le Centre des Arts, de la Culture et des Lettres –Palais Ksar-Saïd, sera animée par la journaliste Samah Kasdallah et elle alternera les lectures poétiques avec les témoignages des écrivains et poètes qui ont connu Fatma Ben Fdhila de près.
Poétesse, romancière et traductrice tunisienne, Fatima Ben Fdhila a quitté ce monde après un long et courageux combat contre le cancer.
Diplômée de l’Institut de presse et des sciences de l’information (IPSI), elle a choisi de se tourner vers l’enseignement de la langue française et de se consacrer à l’écriture.
Parmi ses recueils de poésie, on cite « Pourquoi ma nudité te fait-elle peur ? » et « Vergers de sucre ». Elle est la fondatrice de la maison d’édition « Washma ».
Courageuse combattante, Fatma Ben Fdhila a défié la maladie, focalisant sur l’écriture. Son recueil de poésie « Un soutien-gorge avec un seul bonnet » en témoigne. Recueil à succès où elle évoque son expérience, se moquant de la maladie et abordant la question du corps et de la féminité, il a eu le prix « Zoubeïda Bchir » pour la poésie en 2006, décerné par le Centre de Recherches, d'Etudes, de Documentation et d'Information sur la Femme (CREDIF).
Imen.A.
Coopération tuniso-allemande : Trois établissements publics obtiennent le certificat de la norme ISO 21001
Trois établissements publics ont obtenu le certificat de la norme ISO 21001 :2018. Ces établissements sont L’Ecole nationale d’administration (ENA), le Centre de formation et d’appui à la décentralisation (CFAD) et l’Ecole nationale des finances (ENF).
Lors d’une cérémonie organisée, jeudi, à Tunis, ces établissements ont reçu leurs certificats à l’issue d’une formation qui a duré trois ans, dans le cadre du projet « Appui à la modernisation du système de formation et d’évaluation de la fonction publique (MFP) ».
Ce projet est mis en œuvre par la présidence du gouvernement représentée par le Comité général de la fonction publique, avec l’appui de la GIZ et financé par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ).
Lobna Zoghlami, directrice générale de la formation et du développement des compétences à la présidence du gouvernement, et responsable du programme de développement de la formation dans la fonction publique, a précisé que ce programme comprend trois axes principaux. Le premier consiste à élaborer une norme nationale de qualité de la formation. Le deuxième axe concerne la numérisation du système de formation. Et le troisième axe vise à accompagner trois établissements publics dans l’obtention de la certification internationale « ISO 21001 ».
Zoghlami a précisé, jeudi, à l’agence TAP, qu’il s’agit de la première fois que trois établissements publics de formation obtiennent une certification de qualité internationale.
Production de panneaux de contrôle pour véhicules hauts de gamme : Marquardt ouvre une nouvelle usine en Tunisie
Le spécialiste de la mécatronique Marquardt a officiellement inauguré aujourd'hui sa nouvelle usine à El Fejja, en Tunisie, près de la capitale Tunis. L’objectif est de produire des panneaux de commande innovants pour l'intérieur de véhicules haut de gamme.
Cette installation de production ultramoderne marque une étape importante dans l'engagement de l'entreprise familiale envers l'Afrique du Nord.
L'investissement dans ce nouveau bâtiment, les machines et les équipements s'élève à plus de 50 millions d'euros et prévoit de créer, d'ici à la fin de la décennie, 1 500 nouveaux emplois pour des ingénieurs, techniciens et opérateurs de production.
"En cette période économique très difficile, l'ouverture de cette nouvelle usine est un signal clair pour l'avenir. La Tunisie est et restera un site-clé pour nous, et la région offre des conditions idéales pour nos plans de croissance. C'est ici que nous fabriquons les éléments de commande qui façonneront les intérieurs des véhicules de demain. En parallèle, nous créons de nouvelles perspectives pour de nombreux ingénieurs, techniciens et employés de production dans la région", a déclaré Dr. Harald Marquardt, Président du Directoire du Groupe Marquardt, lors de l'inauguration.
Solutions mécatroniques pour diverses industries
Marquardt est présent en Tunisie depuis 1991. Au cœur du Printemps arabe, l'entreprise familiale a investi dans sa première usine propre, inaugurée en 2014 à Al Agba près de Tunis. L'accent initial était mis sur la production d'interrupteurs électriques pour outils et d'interrupteurs standards, par exemple pour les appareils électroménagers.
Aujourd'hui, les employés de Marquardt en Tunisie fabriquent également des composants mécatroniques pour les technologies du bâtiment et de la climatisation, des équipements de nettoyage, des véhicules tout-terrain, des applications industrielles ainsi que pour des fabricants renommés dans l'industrie automobile.
Finale du Championnat d’Afrique Cadets-Garçons : La Tunisie battue par l’Egypte (29-34)
La finale tant attendue de ce tournoi entre les deux meilleures formations africaines, a vu l’Egypte l’emporter face à la Tunisie qui était capable de faire beaucoup mieux.
Cette nouvelle débâcle, sur un score large (29-34) et dans une salle, celle de Mahdia, totalement mobilisée pour soutenir les poulains de Mohamed Ali Boughezala, intervient quelques jours après la finale perdue contre l’Egypte à la CAN Juniors. Un double échec qui confirme l’écart entre les deux pays au niveau des jeunes et qui doit remettre en question le travail entrepris dans ces deux catégories.
K.Z.
Ligue 1 : Les deux malheureux « Africains » ont bien réagi !
Eliminés dans des conditions dures à avaler, Stadistes et Usémistes ont bien réagi lors de leurs matches en retard comptant pour la seconde journée.
Au Bardo, c’est encore une fois Youssouf Oumarou qui a sauvé la mise pour un ST qui a vécu des jours difficiles depuis son élimination en coupe de la CAF face à l’USMA à Oran.
Les Stadistes ont juste fait l’essentiel face à l’ES Métlaoui et remporté une victoire très précieuse pour le moral et pour tourner définitivement la page africaine. Le but d’Oumarou (37’) a été suffisant malgré l’expulsion de Berrima qui a été très mal vue par les responsables stadistes.
A Monastir, le cadre était similaire avec une USM qui a mal vécu son élimination en coupe de la CAF. Pour leur grand bonheur, les Monastiriens ont dominé la première mi-temps pour prendre l’avantage sur un penalty de Harzi (25’). La réaction de l’Etoile à la reprise, qui a pourtant aligné ses nouvelles recrues (Dagdoug, Chaouat, Ben Choug…), n’a pas été déterminante et les Etoilés se voient commencer la saison par deux défaites, ce qui suscite tout de même des interrogations.
K.Z.
Cercle de lecture au Centre-ville de Tunis: Un octobre dédié à la littérature tunisienne francophone
« Pour l’amour des livres » tel pourrait être le slogan de ce cercle de lecture qui vient de voir le jour à l’initiative de l’Institut français de Tunisie et dont le démarrage est dans les jours qui viennent.
Les clubs de lecture ou les cercles de lecture existent-ils encore ? Excepté le club de lecture du centre culturel « Massar » et quelques initiatives axées surtout sur la présentation d’ouvrage et les dédicaces, les rendez-vous périodiques et organisés autour des livres et surtout des romans font défaut malgré l’importance de la production romanesque nationale (qualité comme quantité) et internationale. Pour les lecteurs, ils sont là même si les statistiques ne donnent aucun signal.
Avec l’espoir de réunir ces passionnés des livres et de mettre en lumière cette bonne et belle moisson de publication, ce Cercle de lecture est né, à l’initiative de la médiathèque de l’Institut français de Tunisie (IFT), en collaboration avec l’Association tunisienne « Safahat »qui, ces dernières années, a multiplié les initiatives, apportant un nouveau souffle au secteur de l’édition.
Evénement mensuel qu’accueillera l’IFT et qui se déroulera chaque samedi, le Cercle propose pour ce mois d’octobre une importante sélection de quatre romans tunisiens francophones. La modération de ce cercle sera assurée Wael Ben Othman, membre de l’association Safahat et la sélection comporte « Bel Abîme » deYamenManai, Éditions Elyzad (2021), « Sept morts audacieux et un poète assis » de SaberMansouri, Éditions Elyzad (2020), « En pays assoiffé » de Emna Belhadj Yahia, Éditions Déméter (2021) et « Les papillons de Lampedusa » de Walid Amri, Éditions Déméter (2023).
Un bouleversant « Bel abîme »…
Le coup d’envoi de ce rendez-vous célébrant l’écriture et la lecture sera avec ce « Bel abîme ». Un roman bouleversant explorant la psychologie d’un adolescent tourmenté que grâce à Bella, un chien récupéré de la rue a pu trouver un sens à sa vie et fixer de nouveaux objectifs… Mais tout bascule quand son père se débarrasse du chien et que cet ami fidèle est abattu par les agents municipaux… Déçu, révolté par ses injustices, l’adolescent se venge de ceux qui ont été derrière l’abattage de son ami, de son seul lien avec une société hypocrite, gouvernée par les apparences. Toute cette histoire amère est racontée par cet adolescent qui s’adresse tour à tour à son avocat et à un psychiatre venus lui rendre visite en prison. Avec ironie, ce jeune homme, derrière lui l’auteur Yamen Manai aborde tant de questions d’actualité telles que la pauvreté, la saleté, le mépris des animaux et de l’environnement. Situant son histoire dans la banlieue sud de la Capitale, l’auteur met son doigt sur tant de phénomènes…
Il est à rappeler que « Bel abîme » a valu à son auteur de nombreux prix littéraires, à savoir,
le « Prix de la littérature arabe 2022 », créé par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe, le « Prix Orange du Livre en Afrique », en 2022, le « Prix du Roman Métis des lycéens », en 2022, le « Prix Texto université Sorbonne Nouvelle 2022 », le « Prix de l’Algue d’Or », toujours en 2022, le « Prix La Passerelle », en 2022 aussi, le « Prix Flaubert »lors de la même année, une Mention spéciale du Prix Ahmed Baba de la Littérature africaine en 2022, une Mention spéciale du « Prix du Roman Métis des Lecteurs 2022 » et le « Prix Micheline » en 2021.
Il est à noter que les quatre romans de cette sélection figurent dans la collection de la médiathèque de l’IFT.
Imen Abderrahmani
L’IA pourrait impacter creuser les écarts digitaux au monde
Aux mains d’une poignée d’Etats, d’entreprises et d’individus, l’intelligence artificielle « peut aggraver le risque de la fracture et les inégalités numériques », affirme un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies.
Etabli par les experts de l’organisation, ce rapport met le doigt sur la capacité de l’IA à changer notre monde dans tous les domaines (ouverture de nouveaux champs scientifiques, optimisation des réseaux énergétiques, amélioration de la santé publique et l’agriculture…) et le danger que cela pourrait engendrer si « elle est livrée aux seuls caprices des marchés ».
Les experts nommés par le Secrétaire général de l’ONU estiment que « la nature même de la technologie-transfrontalière dans sa structure et son application-nécessite une approche mondiale ».
Afin d’y arriver, les mêmes auteurs du rapport proposent la mise en place d’un cadre de gouvernance mondiale de l’IA. « Les matières premières nécessaires aux technologies d’IA, y compris les minéraux critiques, proviennent du monde entier, ce qui entraîne une bataille à l’échelle mondiale pour le pouvoir et la richesse que procurent ces produits rares », alerte le même rapport en mettant en garde sur la manière dont l’IA peut être utilisée pour attenter aux droits humains.
Il est utile de noter que seuls sept pays, à savoir le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni et les Etats-Unis adhèrent à sept initiatives en matière d’IA non gouvernementales, alors que 118 autres, principalement parmi les pays du sud n’y participent pas. « L’équité exige qu’un plus grand nombre de voix jouent un rôle significatif dans les décisions touchant à la bonne gouvernance des technologies qui nous affectent », soutient le rapport onusien.
Les experts onusiens recommandent un certain nombre de mesures pour réglementer l’utilisation de l’IA dont celle de la création d’un groupe scientifique international indépendant sur l’IA. Les mêmes experts proposent également l’établissement d’un fonds mondial pour l’IA destiné à réduire la fracture numérique.
DecarboMed : La Tunisie sur la voie de l’adoption des énergies renouvelables
Le forum « DecarboMed 2024 » marque une étape significative vers la transition énergétique.
Ce forum ambitieux vise à contribuer à la transformation du paysage énergétique en intégrant des solutions durables et innovantes. Alors que les recherches s’intensifient pour diversifier les sources d'énergie et réduire la dépendance aux combustibles fossiles, les opportunités qui se présentent pourraient jouer un rôle crucial dans cette transition.
Vision prospectiviste
A partir d’hier mardi 24 septembre, des séries de projets destinés à renforcer la transition énergétique, constituent des axes de discussions du forum. Ces initiatives s'inscrivent dans une stratégie globale visant à augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique.
Plusieurs opportunités se présentent ainsi pour investir dans des infrastructures modernes, notamment des centrales solaires et éoliennes, afin de capter les ressources naturelles abondantes. Cette démarche s'accompagne d'une volonté de réduire les coûts énergétiques pour les consommateurs et d'attirer des investissements étrangers dans le secteur des énergies renouvelables.
Des partenariats de grande envergure
Pour atteindre ces objectifs, on mise sur des partenariats internationaux. La collaboration avec des pays et des entreprises qui ont fait leurs preuves dans le domaine des énergies renouvelables est cruciale. Ces collaborations visent non seulement à bénéficier d'expertises techniques, mais également à faciliter le transfert de technologies avancées.
En s'associant avec des acteurs internationaux, on espère également renforcer les positions sur le marché mondial de l'énergie verte, tout en promouvant des potentiels inexploités au niveau des hubs énergétiques.
Enjeux environnementaux
Le forum Decarbomed est une occasion qui ne se limite pas à des considérations économiques ; elle répond également à des enjeux environnementaux cruciaux.
En encourageant la transition énergétique et en réduisant la dépendance aux énergies fossiles, plusieurs pays s'engagent à diminuer leur empreinte carbone et à respecter les engagements internationaux en matière de lutte contre le changement climatique.
La transition vers une économie plus verte pourrait également générer de nouveaux emplois dans les secteurs liés aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique, contribuant ainsi au développement durable. Les projets ambitieux qui se présentent dans ce cadre constituent des opportunités significatives.
En intégrant des solutions énergétiques durables et en établissant des partenariats stratégiques, on pourrait non seulement améliorer la transition et l’indépendance énergétiques mais aussi permettre aux pays de se positionner comme des acteurs incontournables dans le domaine des énergies renouvelables. Cette transformation est essentielle pour garantir un avenir énergétique durable et prospère pour les générations futures.
















