Tunisie-Cap Vert: Formation rentrante
La Tunisie qui rencontrera à partir dex18h30 le Cap Vert en amical à Rades et à huis clos commencera le match avec le onze rentrant suivant: Ben Said, Kechrida, Maaloul, Talbi Meriah, Skhiri, Ben Slimane, Rafia, Achouri, Khenissi et Msakni. Un 4-3-3 porté vers l'offensive. Une occasion pour faire oublier la petite prestation de samedi dernier contre la Mauritanie et aller en Côte d'Ivoire avec un moral au beau fixe.
J.B
Sihem Namsia : 2024 l’année de la reprise économique, le secteur informel dans le collimateur du fisc
La ministre des Finances, Sihem Namsia a appelé, lors d’une conférence dédiée à la présentation de la loi des finances pour l’exercice 2024 au personnel du département des Finances, à s’attaquer au secteur parallèle.
La ministre a affirmé qu’il n’est plus tolérable de voir des personnes qui exercent sans patente, indiquant que l’application rigoureuse de cette politique permettra de récolter d’importantes recettes fiscales.
Il est à noter que les experts estiment que le secteur parallèle détient 62% de l’économie tunisienne.
2024 : l'année du début de la reprise économique
Par ailleurs, Namsia a ajouté que cette année sera marquée par des défis et des engagements financiers extérieurs nécessitant la conjugaison des efforts pour favoriser une valeur ajoutée permettant de réaliser des taux de croissance satisfaisants, de créer de nouveaux emplois et d'améliorer les ressources des citoyens.
Elle a souligné que le gouvernement est parvenu à réussir de nombreuses réalisations, à surmonter différents défis au cours de l'année 2023 et à honorer ses engagements financiers internes et externes.
Et d’ajouter que les personnes qui ont accompli leur devoir fiscal ont contribué à la réussite des équilibres financiers de l'exercice 2023, appelant toutes les parties concernées à accomplir leur devoir fiscal au titre de l'année 2024 pour favoriser la valeur ajoutée et contribuer ainsi au développement de l’investissement.
400 nouveaux recrutements pour soutenir la direction des Impôts
Namsia a rappelé que la loi de finances 2024 prévoit 400 nouveaux recrutements pour soutenir la direction des Impôts, en plus d'autres recrutements au niveau de la direction de Comptabilité Publique et du Recouvrement, des douanes et des directions centrales. Ces directions font face à un manque d’effectif vu que les recrutements étaient gelés à cause de l’augmentation de la masse salariale qui a impacté les équilibres financiers.
Elle a indiqué que le séminaire national se veut une occasion pour expliquer les dispositions de la loi de finances et ses articles relatifs au recouvrement et à l'endettement. L’objectif de ce forum, qui s’adresse notamment aux agents et cadres des directions d’impôts, de recouvrement et de la douane, est d’apporter plus de précisions concernant l’application des dispositions de la loi en question.
Les autorités libyennes instaurent des frais de passage pour les déplacements de la Tunisie vers la Libye
Le président de l'Observatoire tunisien des droits de l'homme, Mustapha Abdelkabir, a fait savoir, ce mercredi 10 janvier 2024, que les déplacements de la Tunisie vers la Libye sont désormais soumis, depuis lundi dernier, à des frais de passage.
Il a expliqué que cette décision a été prise « de manière unilatérale du côté libyen », indiquant que cette mesure « a été une surprise pour les Tunisiens ».
Il a, en effet, mentionné que certains acteurs spécifiques en Libye imposent aux Tunisiens des frais de 30 dinars, en plus d'une tarification de 15 dinars pour la voiture.
De leur côté, les autorités tunisiennes maintiennent leur engagement de ne pas imposer de frais aux Libyens, respectant ainsi les accords signés entre les deux pays.
Gaza : Antony Blinken rencontre Mahmoud Abbas après avoir exhorté Israël à épargner les civils
Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a réitéré mercredi en Cisjordanie occupée son soutien à la création d'un Etat palestinien, après avoir exhorté Israël à épargner les civils dans la bande de Gaza, où les bombardements ne connaissent aucun répit. En dépit des nombreux efforts diplomatiques, rien ne semble pouvoir mettre fin à la guerre entre l’entité sioniste et le mouvement islamiste palestinien Hamas entrée dans son quatrième mois, alors que l'ONU s'alarme sur les conditions de vie désastreuses de la population dans le territoire assiégé.
Tunisie : déduction de 50% des dépenses d'innovation des entreprises
Les entreprises pourront, désormais, bénéficier pour la détermination de leur résultat fiscal, d'une déduction supplémentaire au taux de 50% des dépenses d'innovation qu'elles engagent et ce en vertu du Décret n° 2024-1 du 4 janvier 2024 publié, le 9 janvier courant, par le ministère des Finances dans le Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT).
Toutefois, cette déduction supplémentaire ne doit pas excéder un plafond de 400 mille dinars annuellement, conformément à l'article 27 du décret-loi n° 2022-79 du 22 décembre 2022 portant loi de finances pour l’année 2023.
Les entreprises souhaitant bénéficier de ces déductions ne doivent pas exercer dans le secteur financier, les secteurs de l'énergie à l'exception des énergies renouvelables, des mines, de la promotion immobilière, de la consommation sur place, du commerce et des opérateurs de télécommunication.
Les dépenses d'innovation désignent toutes les dépenses engagées faisant usage d'un nouveau produit, d'une nouvelle méthode de production ou à modifier les procédés d'organisation de l'entreprise concernée.
« CineClima2024 » pour que notre cinéma défende notre terre
Cosmos Media et l’Académie de l’Art de Carthage (AAC) en collaboration avec Panorama International Short Film Festival (PISFF) ont lancé le Concours cinématographique environnemental « CineClima2024 » se veut une tribune pour monter et présenter les enjeux environnementaux par des projets artistiques influents.
Les films sélectionnés (fiction, documentaire, animation, ou des spots de sensibilisation d’une durée maximale de 12 minutes.) seront en compétition pour le « Prix des films Ecologiques 2024 » et le gagnant passe au final lors de la 9ème édition du Panorama International Short Film Festival (PISFF) qui se tiendra du 6 au 10 février 2024 à la maison de la culture Ibn Khaldoun à Tunis.
Les projets sélectionnés bénéficieront d’un accompagnement technique et de l’expertise des professionnels de Cosmos Media et de l’Académie de l’Art de Carthage. Ils auront l’opportunité de participer à un atelier d’écriture cinématographique exclusif pendant les 25,26, et 27 janvier 2024. Les dix projets les plus prometteurs, bénéficieront d’un soutien technique dédié à la réalisation de leur film.
Le dernier délai de l’appel à participation au concours CinéClima2024 est fixé pour le 12 janvier 2024.
Khawla Riahi
Conseil des droits de l'Homme : le Maroc remporte la présidence
Le Maroc a remporté la présidence du Conseil des droits de l'Homme, à travers son représentant permanent auprès de l'ONU à Genève, Omar Zniber.
En effet, le représentant du Maroc a été élu, ce mercredi 10 janvier 2024, président du Conseil des droits de l'Homme, chargé de renforcer la promotion et la protection de ces droits dans le monde, au terme d'un rare scrutin à bulletin secret.
L'ambassadeur Omar Zniber a obtenu 30 voix des 47 membres du Conseil contre 17 pour l'autre prétendant à ce poste, l'ambassadeur sud-africain, Mxolisi Nkosi.
Le groupe africain, dont c'était le tour cette année de présenter le candidat à la présidence du Conseil des droits de l'homme, n'avait pas réussi à se mettre d'accord sur un seul nom.
Après avoir été élu, Omar Zniber a dit au Conseil vouloir œuvrer à "répondre aux exigences de notre travail commun si important et si fondamental : celui de la promotion, du respect et de la garantie des droits humains tels qu'universellement reconnus", selon le communiqué du Conseil.
La BAD alloue plus de 2 milliards de dollars à l’Afrique du Nord, dont 178 millions de dollars à la Tunisie
La Banque Africaine de Développement (BAD) a récemment alloué plus de 2 milliards de dollars à plusieurs pays d'Afrique du Nord pour des projets stratégiques couvrant divers secteurs clés. Cette somme colossale vise à renforcer l'infrastructure et à soutenir la croissance économique de la région, à l'exception notable de l'Algérie qui n'a pas sollicité de financement de cette institution bancaire panafricaine.
Parmi les pays ayant bénéficié de ces financements, la Mauritanie, le Maroc, la Tunisie, la Libye et l'Égypte ont vu des projets variés soutenus par la BAD. Ces investissements ont pour objectif principal de favoriser la résilience économique et la croissance partagée dans la région.
Un des projets phares soutenus par la BAD est l'initiative « Desert to Power ». Cette initiative a permis de débloquer plus de 273 millions de dollars pour la réalisation d'un projet d'interconnexion électrique de 225 kV reliant la Mauritanie au Mali. Il s'agit d'un programme ambitieux incluant le développement de centrales solaires et la construction d'une ligne de haute tension de 1 373 kilomètres, visant à faciliter la production d'énergie solaire et à garantir un accès universel à l'électricité.
Au Maroc, la BAD a investi 270 millions d'euros pour élargir la couverture sociale et développer de nouvelles infrastructures de santé. Ces programmes visent à étendre la protection sociale aux travailleurs non-salariés, aux auto-entrepreneurs, aux très petites et moyennes entreprises, aux start-ups et aux structures coopératives, tout en améliorant l'accès aux services de santé pour les populations rurales.
En Égypte, la BAD a alloué un peu plus de 677 millions de dollars en 2023, dont près de 134 millions de dollars destinés à financer des réformes publiques visant à libérer le potentiel du secteur privé et à accélérer la diversification de l'économie. Ces actions devraient améliorer l'environnement des affaires, renforcer le cadre de la concurrence et de la justice commerciale, tout en diversifiant les secteurs de la croissance verte.
La Tunisie a bénéficié d'approbations totalisant près de 178 millions de dollars, dont près de 90 millions d'euros pour valoriser les eaux usées épurées et renforcer leur utilisation dans le secteur agricole, tout en réduisant la facture énergétique grâce à l'utilisation de l'énergie solaire. Ce projet devrait contribuer à améliorer le bilan hydrique du pays et à renforcer sa résilience face aux changements climatiques.
Quant à la Libye, elle a bénéficié d'une série d'assistances techniques financées par le Fonds d'assistance technique des pays à revenu intermédiaire de la Banque. Ces accords de don visent notamment à aider le gouvernement à élaborer sa première stratégie nationale de sécurité alimentaire et de nutrition, ainsi qu'à renforcer la résilience de la chaîne d'approvisionnement alimentaire face aux chocs externes tels que le changement climatique.
Dans l'ensemble, les opérations multinationales de la Banque Africaine de Développement en Afrique du Nord ont atteint près de 450 millions de dollars.
Le journal de la CAN 2024
La 34e édition de la Coupe d'Afrique des nations 2023 se déroulera du 13 janvier au 11 février 2024 en Côte d'Ivoire, dans 5 villes : Abidjan, Bouaké, Korhogo, San-Pédro et Yamoussoukro.
A quelques jours du coup d’envoi, voici le journal de cette CAN
Nigéria : Le forfait de Boniface confirmé
Très redoutée, l'armada offensive du Nigeria vient de perdre un membre important à quelques jours de l'entrée en lice des Super Eagles à la CAN 2023 dimanche contre la Guinée Equatoriale.
Absent de la feuille de match à l'occasion de la dernière rencontre amicale contre la Guinée (défaite 0-2) ce lundi à Abu Dhabi, Victor Boniface souffre en effet d'une blessure à l'aine. Et celle-ci va contraindre le serial buteur du Bayer Leverkusen à faire une croix sur la CAN ! Eloigné des terrains pour six semaines, l'homme aux 16 buts en club cette saison a lui-même annoncé son forfait sur Instagram.

Gambie : les joueurs menacent déjà de boycotter la compétition !
Il ne s’agit pas d’une première pour le football africain, mais le temps choisi pour passer à l’action inquiète et surprend. Dans une escalade de tensions inattendue à quelques jours du coup d'envoi de la CAN 2023, les joueurs de l'équipe nationale de la Gambie ont pris une décision radicale en réponse au non-paiement de leurs primes promises, menant à un boycott d'une séance d'entraînement ouverte au public et à des menaces supplémentaires. Selon des sources proches de la sélection, la décision des joueurs de boycotter la session d'entraînement prévue mardi 9 janvier 2024, au Stade de l'Indépendance de Bakau en Gambie, était une réponse directe à l'échec des autorités à honorer leurs engagements financiers. Les primes en question s'élèveraient à 15 000 dollars (près de 45 mille dinars) par joueur, promises pour la qualification au prestigieux tournoi continental.
Au lieu de participer à la dernière séance d'entraînement publique, censée marquer les adieux avec les supporters, les joueurs ont choisi de s'abstenir, laissant de nombreux fans et supporters déçus puisque seul le sélectionneur Tom Saintfi et et son staff se sont présentés au public.

Sénégal : Mané, le mariage avant la CAN !
Avant même le début de la compétition, Mané vient déjà de marquer un joli but. En pleine préparation pour la CAN 2023 prévue dans quelques jours, l’international sénégalais Sadio Mané s’est marié, dimanche dernier, à 31 ans.
Samedi, les premières indiscrétions entourant l’événement ont fuité dans la presse sénégalaise. En parallèle, les photos de la mariée ont été publiées sur les réseaux sociaux. L’ex-pensionnaire de Liverpool et du Bayern Munich et leader de l’attaque des Lions avec 39 buts inscrits en 101 sélections, a scellé l’union avec son épouse à Dakar. L’heureuse élue s’appelle Aicha Tamba, selon les sources locales. Née à Casamance, une localité voisine de Bambali, le village natal de son époux, elle est fille d’architecte et parle mandingue comme Mané. Comme Sadio, elle est très discrète sur sa vie privée.

Enveloppe de 193 millions de dinars pour soutenir l’agriculture et l’économie sociale et solidaire
Le programme d’appui au secteur privé et à l'inclusion financière dans les domaines de l’agriculture et de l’économie sociale et solidaire « PRASOC » se focalise sur la mise en place d’instruments visant à favoriser l’inclusion financière des opérateurs économiques qui sont exclus ou qui ont des difficultés d’accès au système formel de financement mais ayant un potentiel pour développer des activités économiques durables dans des secteurs porteurs.
A cet effet, une enveloppe de 57 millions d’euros soit l’équivalent de 193 millions de dinars a été allouée dans le cadre de la mise en place d’un nouveau programme sectoriel destiné à soutenir l’inclusion financière et en l’occurrence le secteur agricole.
Le programme consiste en la mise en place de deux lignes de crédit pour le secteur privé - l’une dédiée au crédit agricole et l’autre dédiée à l’économie sociale et solidaire (ESS) - pour un total à hauteur de 50 millions d’euros (169 millions de dinars), ainsi que d’un Fonds d’appui à l’inclusion financière pour un total de 7 millions d’euros (24 millions d’euros) pour la mobilisation de ressources, à titre de don, adossées aux crédits agricoles et ESS. Le programme vise à financer au moins 100 opérations dans le secteur agricole et 300 dans le secteur de l’économie sociale et solidaire.
Le programme PRASOC est fortement complémentaire et en synergie avec le programme « Appui au Développement durable dans le secteur de l’Agriculture et de la Pêche en Tunisie (ADAPT) » financé par la Délégation Européenne en Tunisie et géré par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondiale (PAM).
Ce programme vise à faciliter les investissements des promoteurs privés dans le secteur de l’Agriculture et de la Pêche artisanale, en faveur de systèmes de production écologiques et durables.
Alternatives de financement : les obligations vertes favorisent le développement durable
Les obligations vertes sont des titres de créances qui se distinguent nettement des obligations classiques par leur objectif explicite : financer des projets contribuant à la transition écologique. Ces projets peuvent englober une vaste gamme d'initiatives, notamment les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, l'adaptation aux changements climatiques, la préservation de la biodiversité, et bien d'autres encore.
La grande différence réside dans le reporting détaillé exigé des émetteurs d'obligations vertes, qui doivent rendre compte de manière transparente de l'utilisation des fonds et de l'impact environnemental des projets financés. Cela garantit que les fonds sont réellement alloués à des initiatives à caractère vert, conformément aux principes des « Green Bonds Principles ».
Piliers fondamentaux
Les « Green Bonds Principles » sont au cœur du marché des obligations vertes. Ces principes, élaborés par l'Association Internationale des Marchés de Capitaux (ICMA), reposent sur quatre piliers fondamentaux. Tout d'abord, les fonds levés doivent être clairement destinés à des projets à avantages environnementaux évidents.
Ensuite, les projets financés doivent être évalués et sélectionnés de manière transparente et rigoureuse en fonction de leur contribution à la transition écologique. La gestion des fonds doit être réalisée de manière à garantir que les projets respectent les critères environnementaux énoncés dans les principes, et enfin, les émetteurs doivent fournir un reporting régulier et transparent sur l'utilisation des fonds et les impacts environnementaux des projets financés.
Dans un contexte mondial marqué par l'urgence climatique et la nécessité de favoriser le développement durable, les obligations vertes se profilent comme une alternative financière prometteuse.
Ces instruments, émis sur les marchés financiers, sont destinés à mobiliser des fonds spécifiquement pour des projets à impact environnemental positif. En Tunisie, où la transition vers une économie plus verte et résiliente aux défis environnementaux est devenue une priorité, les obligations vertes représentent une opportunité majeure.
Succès indéniable
Le succès des obligations vertes est indéniable. Depuis leur introduction en 2007 par la Banque Européenne d'Investissement (BEI), le marché des obligations vertes a connu une croissance exponentielle. En 2008, la Banque mondiale a émis sa première obligation verte, mobilisant depuis des milliards de dollars pour des projets liés aux énergies renouvelables, à la reforestation, ou à la protection contre les inondations.
En 2013, l'ICMA a publié les « Green Bonds Principles », standardisant ainsi le marché et fournissant des lignes directrices essentielles pour qualifier une obligation de verte. Le volume total d'obligations vertes émises dans le monde est passé d'environ 1,5 milliard de dollars en 2007 à environ 266 milliards de dollars en 2019, reflétant une croissance fulgurante malgré une pause en 2020 due à la pandémie de COVID-19.
Les obligations vertes en Afrique
En Afrique, les obligations vertes commencent également à gagner du terrain, bien que le marché demeure relativement restreint. Jusqu'à juin 2022, environ 4,3 milliards de dollars ont été émis sur le continent, avec l'Afrique du Sud en tant que leader, suivie du Maroc et du Nigeria.
Toutefois, des économies plus petites telles que le Bénin, ont également embrassé cette source de financement, émettant des obligations en ligne avec les Objectifs de Développement Durable (ODD).
Quid de la Tunisie ?
La Tunisie, avec son engagement croissant en faveur du développement durable, est bien positionnée pour tirer profit des obligations vertes. Ces instruments peuvent contribuer à la réalisation des objectifs nationaux de développement durable, notamment la transition vers une économie verte, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et l'amélioration de la qualité de vie de ses citoyens.
De plus, ils permettent de diversifier les sources de financement, d'accroître la transparence, et de renforcer la réputation internationale du pays en tant qu'acteur engagé dans la durabilité.
Cependant, pour que les obligations vertes atteignent leur plein potentiel en Tunisie, plusieurs défis doivent être relevés. Le développement du marché local des capitaux est essentiel, de même que la sensibilisation des acteurs financiers et des entreprises aux avantages de ces instruments. Une collaboration étroite entre le secteur public et privé est nécessaire, avec la possibilité d'offrir des incitations fiscales et financières pour encourager l'émission et la souscription d'obligations vertes.
Les obligations vertes ouvrent de nouvelles perspectives passionnantes pour le financement durable en Tunisie. Elles offrent une voie vers la concrétisation des objectifs environnementaux et sociaux du pays tout en mobilisant des ressources financières pour des projets bénéfiques à long terme. Pour réussir pleinement, cela nécessitera un engagement continu du gouvernement, du secteur financier, et de la société civile pour développer et promouvoir ce marché en pleine croissance, garantissant ainsi un avenir plus vert et plus durable pour la Tunisie.
Le taux de remplissage des barrages s’élève à 29,8%
L’Observatoire national de l’agriculture (Onagri) a indiqué, ce mercredi 10 janvier 2024, que le taux de remplissage des barrages tunisiens a atteint, jusqu’au 9 janvier, 29,8%.
Le niveau de remplissage a atteint 39% au barrage Bouhartema, 35% à celui de Sidi El Barrak et 32% à celui de Sejnane.
Il s’est établi à 31% au barrage de Sidi Salem et Bir Mcherga, 25% à celui de Siliana, 24% à celui de Sidi Saad,19% à celui de Joumine, 12% à celui de Mallegue et 5% à celui de Nebhana.
Les apports globaux des barrages se sont élevés à 689,261 millions de m3. La moyenne des ressources en eau enregistrée durant les trois dernières années s’est, quant à elle, établie à 898,756 millions de m3, enregistrant une baisse de 209,4 millions de m3.
Au 2 janvier 2024, les barrages étaient remplis à 27% et au 18 décembre 2023 à 24,4%, selon l’Observatoire tunisien de la météo et du climat.
Cinéma: « Par-delà les montagnes » de Mohamed Ben Attia dans les salles le 17 janvier
Le nouveau film de Mohamed Ben Attia « Par-delà les montagnes » sortira le 17 janvier 2024 dans les salles tunisiennes.
Troisième long-métrage de Ben Attia, après « Inhebek Hedi » (2016) et « Weldi » (2018), « Par-delà les montagnes » (‘Oura El Jbel’, titre en arabe) a fait sa première mondiale à la 80ème Mostra de Venise tenue du 30 août au 9 septembre 2023, dans la section Orizzonti.
Parmi les principaux acteurs de cette fiction (91’), on cite Majd Mastoura, Samer Bisharat, Walid Bouchhioua, Selma Zeghidi, Helmi Dridi et Wissem Belgharek.
« Après avoir écopé de 4 ans de prison pour avoir saccagé son lieu de travail, Rafik n’a qu’une idée en tête, retrouver sa femme et son fils, les emmener loin pour leur montrer ce qu’il a découvert : son don de s’envoler. Devant l’incrédulité de sa femme et la résistance de sa belle-famille, Rafik fait irruption à l’école et Kidnappe son fils. Pendant leur cavale, ils font la connaissance d’un berger et se réfugient dans une maison à la campagne. Là, tout s’emballe », lit-on sur le synopsis du film.
Tunisie - Cap Vert : les arbitres du match
Pour son dernier match de préparation à la CAN, la Tunisie rencontre à 18h30 à Rades le Cap Vert.
La rencontre se déroulera à huis clos sur demande de Jalel Kadri et ne sera pas retransmise à la télévision, question de discrétion en prévision du match contre la Namibie.
Ces débats seront dirigés par un trio arbitral algérien composé de Nabil Boukhakfa, Adel Abane et Mohamed Benamira. Le quatrième arbitre sera aussi algérien, Djaoued Abdelmoumen.
Tunisie : la croissance du PIB devrait atteindre 3% en 2024 et 2025, selon la Banque mondiale
Selon un nouveau rapport de la Banque Mondiale sur les "Perspectives économiques mondiales", publié ce mercredi, la croissance du PIB en Tunisie devrait se situer à 1,2% pour toute l’année 2023.
Les prévisions de la Banque Mondiale tablent également sur une croissance de 3% en 2024 et 2025.
Ce rapport maintient, en effet, les mêmes estimations d’un bulletin de conjoncture économique sur la Tunisie, publié en novembre dernier, par la BM.
Ce bulletin indique que "pour toute l’année 2023, la BM prévoit une croissance du PIB de 1,2% en 2023 - ralentissement significatif par rapport à 2021-2022 - avec une légère hausse à 3% en 2024.
Elle a expliqué que la sécheresse qui perdure pour la sixième année consécutive, a aggravé une reprise difficile, marquée par un financement extérieur incertain et des obstacles réglementaires à la croissance persistants".
Le rapport sur les "Perspectives économiques mondiales" souligne que "le récent conflit au Moyen-Orient a amplifié l’incertitude géopolitique et politique dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) et freiné le tourisme, en particulier dans les pays voisins.
La région était déjà en proie à de multiples difficultés, notamment des baisses de la production pétrolière, une inflation élevée et une activité limitée du secteur privé dans les économies importatrices de pétrole. La croissance de la région MENA a fortement ralenti en 2023 pour s’établir à 1,9 %".
















