Plusieurs cas d'intoxication alimentaire à Zarzis
Moncef Bouguerba, directeur de l'instance régionale de sécurité sanitaire des produits alimentaires à Médenine, a déclaré que des cas d'intoxication alimentaire dus à la consommation d'un produit dérivé du lait non stérilisé et présentant des problèmes d'hygiène ont été recensés hier à Ben Guerdane et Zarzis.
Suite à ces incidents, des mesures immédiates ont été prises, notamment la fermeture d'un magasin à Zarzis et la saisie de 200 litres du produit ayant causé l'intoxication.
De plus, deux magasins à Ben Guerdane ont été inspectés et environ 800 litres de lait ont été saisis, en attendant la décision du juge pour leur fermeture
Explosion près d'un navire au large du Yémen
Une explosion a été signalée ce dimanche 17 mars à proximité d'un navire commercial au large de la côte sud du Yémen, a rapporté l'agence britannique de sécurité maritime UKMTO, sans faire état de dommages. L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat mais depuis novembre, les rebelles yéménites houthis multiplient les attaques contre des navires marchands et parfois militaires en mer Rouge et au large du Yémen, poussant de nombreux armateurs à éviter cette zone stratégique pour le commerce international.
L'agence UKMTO a indiqué dans un communiqué «avoir reçu un rapport d'un navire commercial faisant état d'une explosion à proximité», à 85 milles nautiques à l'est d'Aden, dans le sud du Yémen. «Aucun dommage n'a été signalé sur le navire et l'équipage est sain et sauf», a-t-elle ajouté, sans identifier le navire qui a repris sa route.
Festival de la chanson tunisienne 2024: Clôture engagée en solidarité avec la Palestine
Trois soirées avec près d'une trentaine de chansons et de mélodies à thème interprétés par la fine fleur d'artistes tunisiens et de participants retenus pour meubler la 22ème édition du festival de la chanson tunisienne conçue dès le départ pour être une édition spéciale dédiée à la Palestine. C'est ainsi que se résume cette édition qui vient de prendre fin lors d'une cérémonie de clôture samedi 16 mars 2024 au Théâtre de l'Opéra de Tunis.
Au rythme de chants contestataires, la soirée s'est distinguée par la participation d'artistes de la scène alternative et de l'un des premiers groupes de chanson engagée en Tunisie revendiquant l'engagement artistique et politique.
Formé vers la fin des années 1970 et du début des années 1980, El Bahth El Moussiki a été représenté par son fondateur Nebrass Chammem accompagné de sa fille Abir pour chanter une célèbre chanson de cette époque « Hila Hila Ya Matar » de sa propre composition et d'après les paroles du poète Adam Fathi.
Dans l'univers de ces années où la chanson engagée était interdite, le public avait rendez-vous avec des piliers de ce genre musical, notamment l'un des pionniers de la chanson engagée tunisienne, l'auteur-compositeur-interprète Mohamed Bhar. Mais aussi le militant pour la liberté d'expression, le luthiste Jamel Guella ou encore le compositeur de chansons sur des textes de Abou el Kacem Chebbi, Nizar Kabbani, Mahmoud Darwich, le musicien et chanteur Ridha Chmak ainsi que Salah Hmidet, deuxième prix au FCT en 1992 pour une chanson sur la Palestine « Sur la route de la victoire ».
Réunissant des airs de toute une génération d'artistes mais aussi de textes saisissants écrits par des poètes comme Adam Fethi, Ali Ouartani, Mohamed Habib Zannad, cette soirée de retrouvailles vient marquer la richesse de la scène artistique tunisienne dans ce registre bien particulier.
En arabe littéraire ou dans le dialecte tunisien, ce répertoire est porté également par de jeunes de la nouvelle génération comme l'artiste de talent Raouf Maher qui s'est produit ce soir avec une chanson dénonçant le mutisme, la barbarie, la déshumanisation de tout un peuple. Cette chanson avoue-t-il a été retirée après un million de vues le jour de sa diffusion.
Avec poèmes percutants et chants puissants, Mohamed Ali Chebil, Mahdi Ayachi, Leila Hjaiej et Rana Zarrouk se sont partagés, chacun dans son style et répertoire, cet hymne à la Palestine.
Au grand complet, interprètes, paroliers, compositeurs, arrangeurs et instrumentistes de l'Orchestre national sous la houlette du virtuose Youssef Belheni ont eu les honneurs pour leur profond engagement dans cette session engagée.
Le Quotidien avec TAP
Les Russes appelés aux urnes pour le dernier jour de l'élection présidentielle
Plus de 112 millions de Russes sont appelés aux urnes durant trois jours, du vendredi 15 mars au 17 mars, afin d'élire le prochain président. Au pouvoir depuis maintenant près de 25 ans, Vladimir Poutine est assuré de rempiler pour un troisième mandat consécutif.
Il a d'ailleurs déjà prévu un grand meeting au stade Loujniki de Moscou le lundi 18 mars, au lendemain de l'élection.
Hormis Vladimir Poutine, candidat à sa réélection, seuls trois autres candidats ont été autorisés: le nationaliste Léonid Sloutski, le communiste Nikolaï Kharitonov, un inconnu du public, et l'homme d'affaires Vladislav Davankov, issu d'un "faux parti" créé par le Kremlin il y a quelques années.
Saïed en visite inopinée à Kebili
Le président de la République, Kais Saïed, a effectué une visite inopinée à la région de Nouail de la commune de Douz dans le gouvernorat de Kebili.
Pendant sa visite, samedi soir, il a rencontré des citoyens pour entendre leurs préoccupations, leurs suggestions et les difficultés auxquelles ils font face, notamment en ce qui concerne le lancement de projets et le manque de réponse des autorités à leurs demandes. Saïed a souligné l'importance pour tous les fonctionnaires de remplir leurs devoirs envers les citoyens et de leur fournir des services conformes à la loi, sans discrimination.
Il a averti qu'aucun laxisme dans le service aux citoyens ne sera toléré, quel que soit le niveau administratif. De plus, le président a partagé l'Iftar avec des citoyens à Bir Bel Kassem, Douz, soulignant le potentiel de transformation des zones désertiques en espaces verts pour rendre toute la Tunisie plus verdoyante
Ligue 1- play off- 3è journée : l’EST bat le CA (1-0) et consolide son leadership
Après un match entaché de plusieurs arrêts dus aux jets de fumigènes et marqué par un temps additionnel de dix-neuf minutes, l’Espérance a remporté un derby de qualité en dessous de la moyenne.
Il faut noter aussi que le but précoce marqué par Rodriguez dès la septième minute suite à une ouverture de Derbali et une erreur du défenseur clubiste Cherifi a donné une tournure Particulière au match. La suite fut marquée par un jeu décousu entrecoupé par quelques essais de part et d’autre sans que le score ne change. Le CA a tout fait pour revenir au score vainement manqué de lucidité devant la cage de Memmiche qui n’a pas eu à se dépenser outre mesure. Voilà une victoire précieuse pour les Sang et Or sur plus d’un plan.
Classement :
1 EST 12 points (3 j)
2 CA 5 pts (3 j)
3 ESS 4 (2 j)
4 CSS 3 (2 j)
5 USM 3 (2 j)
6 ST 3 (2 j)
Jamel BELHASSEN
Au cours des 6 premiers jours de Ramadan: 538 infractions économiques
Le ministère du commerce et du développement des exportations a annoncé, ce soir samedi, que ses services ont constaté 538 infractions économiques pendant la première semaine de Ramadan.
Suite à 3167 visites de contrôle, on a saisi 6 tonnes de farine, semoule et pâte alimentaire; 303 kilogrammes de fruits et légumes; 850 kilogrammes de sucre; 198 kilogrammes de riz et thé; 2276 litres d’huile subventionnée; 750 litres de lait et 1470 boîtes de tabac. Selon un communiqué publié par le département.
Tunisie-Russie : Signature d’un protocole de coopération dans le domaine électoral
L’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE) et la Commission électorale centrale de la fédération de Russie ont signé, hier vendredi 15 mars 2024, un protocole de coopération à la capitale de la Russie, Moscou.
Le président de l’instance tunisienne Farouk Bouasker et la présidente de la commission russe Ella Pamfilova ont signé cet accord afin d’instaurer la coopération entre les deux instances en matière d’utilisation des nouvelles technologies dans les processus électoraux, de favoriser l’échange d’expertises et d’organiser des sessions de formation pour les structures chargées de l’organisation des opérations électorales, selon un communiqué publié par l’ISIE.
Cette signature s’inscrit dans le cadre d’une visite que Bouasker effectue à Moscou suite à l’invitation de la présidente de la commission électorale russe, pour participer à la mission d’observation internationale du scrutin présidentiel russe, du vendredi 15 au dimanche 17 mars 2024.
Sidi Bouzid : Coupure d’électricité dans plusieurs délégations
La société tunisienne d’électricité et de gaz (STEG), a annoncé qu’une coupure d’électricité est prévue dimanche 17 mars 2024, de 07h à midi dans plusieurs délégations du gouvernorat de Sidi Bouzid.
Dans le cadre du programme de maintenance périodique du réseau de la société, les délégations suivantes :
Ouled Haffouz, Essaida, Sidi Bouzid Est (Mkarem, Sidi Saleh, Gontrana et Ferch Cheikh), Sidi Bouzid Ouest (Bragua, Zaafriya, Houajbia, Om Laadham et Nsayriya), seront concernées par cette coupure d’électricité.
Le MAE célèbre la journée nationale du costume traditionnel
Le Ministère des affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l'étranger célèbre la journée nationale du costume traditionnel, coincidant avec la date du 16 mars de chaque année, instituée en 1996.
À cette occasion, le département a pris l'initiative d'instruire ses missions à l'étranger à donner la priorité, pour ce qui est des achats, aux produits de l'artisanat national s'agissant de cadeux, d'ameublement, de décoration et d'équipements. Et c'est conformément aux dispositions de l'article 49 de la Constitution, qui stipule que «l'État protège le patrimoine culturel et garantit le droit des générations futures à y accéder», a indiqué le ministère dans un communiqué.
La même source a marqué que les ambassadeurs tunisiens à l'étranger portent généralement un costume traditionnel lors des cérémonies de présentation de leurs Lettres de Créance et à l'occasion de la célébration des fêtes officielles nationales et religieuses dans les pays d'accréditation.
La chronique de Soufiane Ben Farhat :Tunisie- Le sursaut rageur des mafias politiques
La mafia se bat bec et ongles aujourd’hui en Tunisie. Les accapareurs et spéculateurs en sont l’aile marchante. Elle fait tout pour déstabiliser l’ordre établi. Le secteur parallèle ou informel est son terreau de prédilection. Alors, en ce mois supposé sain, mais qui est en fait synonyme de ripailles et de surconsommation, la mafia met les bouchées doubles. Sait-on jamais, les pénuries exaspèrent le commun des mortels. Autant l’approfondir et susciter la sainte colère du citoyen lambda.
Et puis, pour la mafia, les temps sont incertains. Longtemps complice ou complaisante du fait de la collusion des partis dominants de la décennie noire (2011-2021) avec les mafieux, la justice semble avoir changé le fusil d’épaule. De plus en plus d’affaires sont instruites contre les pontes et les réseaux de la mafia devant les tribunaux. Tout y passe. Les grands commis de l’administration, les réseaux bancaires, les sociétés écran, les associations bidon, les syndicats, les dirigeants de partis compromis jusqu’à la moelle. Naturellement, prise au dépourvu, la mafia fait de la résistance, noyaute les réseaux sociaux, grouille, gribouille et grenouille.
C’est que la pieuvre mafieuse a ses tentacules partout. D’essence économique et financière, de motivation volontiers crapuleuse, elle transcende les barrières idéologiques, les partis, les syndicats, les associations. Et dès qu’elle sent que l’étau se resserre, elle fait de la résistance.
“Démocratisation” de la corruption
C’est quand même inouï. L’histoire de la Tunisie moderne mérite qu’on s’attarde sur certains de ses phénomènes frappants. Depuis deux siècles, les mafias y sévissent. Les deniers publics sont détournés, le service public phagocyté, les ressources nationales accaparées par une poignée de professionnels de haut vol. Cela va des tristement célèbres grands fermiers et argentiers corrompus de la Cour beylicale au 19e siècle, au deal entre les familles rentières et la bureaucratie entre autres syndicale liée à l’administration et aux entreprises publiques depuis plus de soixante ans. Toujours le même topo. S’emparer du pouvoir, partager les dignités et dépecer le bien public en portions exclusives du butin. Une espèce de féodalité politique en somme.
On a cru que la vapeur serait renversée avec l’avènement de la révolution dite de la dignité et de la liberté en 2011. D’autant que l’un de ses premiers acquis fut la publication du rapport de la Commission nationale d’investigation sur la Corruption et la Malversation dirigée par feu Abdelfattah Amor. Il n’en fut malheureusement rien.
De nouvelles élites politiques et partisanes ont accaparé le pouvoir. Pourtant, aucune d’entre elles ne fut à l’origine ou du moins l’artisan du soulèvement qui déracina l’ancien régime. N’empêche, elles s’investirent à fond dans tous les rouages de l’Etat et de l’administration. Chapeautées par les islamistes d’Ennahdha, elles ne tardèrent pas à se livrer au clientélisme et au chantage des grandes fortunes à des fins de financement des activités politiques et électoralistes. Puis elles mirent leurs séides et affidés aux postes-clés qui permettent de s’emparer des ressources et de bénéficier directement du pactole.
Du coup, au lieu de l’éradication de la corruption, on assiste à son amplification et à sa démocratisation en quelque sorte entre les griffes de la partitocratie rampante. Le Tunisien en ressentît les effets dévastateurs dans des secteurs hier encore porteurs telle que la gestion de l’eau, l’éducation, la santé ou les transports.
De récentes affaires saisies par la justice ont mis en lumière l’implication de personnalités aux positionnements politiques ouvertement antagoniques mais qui ne s’en partagent pas moins les mêmes affaires mafieuses juteuses. Ce qui les lie, c’est les malversations plutôt dans les secteurs publics. Entre autres le bradage dûment ficelé des biens confisqués de l’ancien régime. Comme ça, à la bonne franquette, beylik pour beylik autant en profiter démocratiquement !
Il n’y a pas de mafia démocratique
Tout récemment, une affaire d’arrestation de grands directeurs centraux et de membres influents d’associations a défrayé la chronique. Deux jours plus tard, des parties dites opposantes ont publié une liste nominative de 46 magistrats en exercice accusés pour “abus, violation des lois et répression à l’encontre des opposants politiques et de la société civile en application des directives politiques”. Elles ont également déclaré disposer d’une autre liste comportant soixante magistrats en exercice pour les mêmes accusations.
Du coup, le ministère de la Justice a rendu public un communiqué “suite aux propos publiés par certaines pages sur les réseaux sociaux, comportant des menaces explicites visant des juges et une atteinte à leur réputation”. Le ministère a assuré qu'il a “engagé des poursuites pénales contre quiconque cherche à porter atteinte aux juges, ainsi qu'à tous les fonctionnaires et cadres relevant du ministère de la Justice”.
C’est dire l’étendue de l’enjeu. Le président de la République Kaïs Saïed semble l’avoir particulièrement à cœur. Il multiplie les initiatives anticorruption quitte à voir se liguer contre lui une constellation de blessés et de lésés de la lutte anticorruption. La bataille semble décisive cette fois. En fait, elle l’est à plus d’un titre. Quelles que soient les issues politiques futures, avec ou sans Kaïs Saïed, les mafieux et corrompus y réfléchiront à deux fois avant de s’adonner à leur sale besogne. Il n’y aura plus d’impunité. Et se parer d’atours et de propos démocratiques n’y fera rien. Parce qu’il n’y a pas de mafia démocratique.
Tout au long de la décennie noire, notre système politique post-révolution a résumé hélas les propos d’Edward Gibbon qui, parlant du déclin et de la chute de l’empire romain, avait écrit : “La corruption, le plus infaillible symptôme de la liberté constitutionnelle”. C’est paradoxal mais c’est ainsi, hélas.
S.B.F
Vacances scolaires : Le ministère de l’Intérieur définit l’horaire de trafic intense
A l’occasion des vacances scolaires et universitaires pour l’année 2024, le ministère de l’Intérieur a appelé, ce samedi, les usagers de la route à la vigilance.
Le ministère de l’intérieur a indiqué, dans un communiqué, que plusieurs routes connaitront, durant cette période, un trafic intense en particulier :
Samedi 16 mars 2024 à partir de 10h jusqu’à 22h
Dimanche 17 mars 2024 à partir de 10h jusqu’à 22h
Dimanche 31 mars 2024 à partir de 10h jusqu’à 22h
À cet égard le département a invité les conducteurs à suivre les recommandations suivantes :
-Respecter la vitesse autorisée
-Ne pas faire des dépassements non-autorisés
-Respecter la distance de sécurité
-Ne pas utiliser le téléphone portable sur la route
-Porter la ceinture de sécurité
-Ne pas transporter des individus sur des véhicules non adaptés.
Dans ce contexte le ministère met à la disposition des citoyens ces numéros en cas d’urgence :
Direction de la police de la circulation : 71.343.201
Centre national d’orientation de la garde nationale : 71.960.448
Police de secours: 197
Garde nationale : 193
Protection civile : 198
Produits alimentaires non contrôlés : Plus de 50 cas d'intoxication alimentaire à Médenine
Les hôpitaux de Ben Guerdane et de Zarzis ont enregistré, entre hier soir vendredi et ce matin samedi, plus de 50 cas d'intoxication alimentaire.
16 empoisonnés ont déclaré, qu'ils avaient consommé des produits alimentaires dérivés du lait importés d'un pays voisin, d'une manière illégale, ce qui pourrait être à l'origine de l'intoxication selon les estimations initiales. A relevé une source médicale de l'hôpital régional de Ben Guerdane.
Par ailleurs, l'hôpital régional de Zarzis a reçu plus de 40 cas d'intoxication alimentaire, selon une autre source de l'hôpital.
Tous les patients ont quitté les deux hôpitaux, après avoir reçu les soins nécessaires.
À noter qu'une réunion est prévue au siège du gouvernorat de Médenine afin de suivre cette affaire et de renforcer les mécanismes du contrôle sanitaire des produits alimentaires.
Pas de Jeux Olympiques pour nos handballeurs
Après la défaite essuyée lors de la première journée face à la Hongrie lors du tournoi qualificatif aux JO de Paris, la Tunisie a perdu aujourd'hui contre le Portugal par 37 à 29. A la pause le résultat était de 18-12 en faveur des Portugais. Ainsi, les Tunisiens perdent tout espoir de qualification avant même de jouer contre la Norvège. Dommage.
J.B
Ramadan : Pour moins de consumérisme pour faire face à la flambée des prix
Malgré les difficultés économiques causées par une inflation toujours fortement présente, en particulier dans le secteur alimentaire, le mois sacré demeure d'une importance capitale pour les Tunisiens. Cependant, les temps changent et avec eux, les habitudes de consommation pourraient également évoluer.
Le mois de Ramadan, célébré par les Tunisiens avec une ferveur traditionnelle, est une période de réflexion spirituelle, de prière et de jeûne. Cependant, cette année, les festivités religieuses se heurtent à des défis économiques de taille.
L'inflation, une bête noire pour les économies domestiques, atteint des sommets inquiétants en Tunisie. Avec un taux d'inflation de 7,5 % en moyenne, les prix des denrées alimentaires ont grimpé, laissant peu de répit aux ménages pesant lourdement sur le pouvoir d'achat des citoyens.
Face à cette réalité économique difficile, se pose la question cruciale : les Tunisiens maintiendront-ils leurs habitudes de consommation traditionnelles pendant le Ramadan, au détriment de leur pouvoir d'achat déjà limité, ou s'adapteront-ils à cette nouvelle conjoncture en rationalisant leurs dépenses ?
Outre l'inflation, une autre ombre plane sur les festivités du Ramadan : la pénurie persistante de produits alimentaires de base. Le sucre, le café, le riz, le lait et l'huile végétale subventionnée sont devenus rares, mettant à rude épreuve la capacité des citoyens à satisfaire leurs besoins essentiels. La sécheresse prolongée et le déficit pluviométrique ont frappé durement l'agriculture, entraînant une augmentation des prix des fruits, des légumes et des produits à base de céréales.
Le changement climatique est un acteur majeur dans cette crise. La sécheresse sans précédent a asséché les terres et épuisé les ressources en eau, affectant directement la production agricole. Les barrages sont à des niveaux critiques et l'exploitation incontrôlée des puits menace la nappe phréatique.
Dans ce contexte aussi difficile, les Tunisiens sont confrontés à un dilemme : maintenir les traditions du Ramadan malgré les pressions économiques croissantes ou s'adapter à la nouvelle réalité en modifiant leurs habitudes de consommation.
Il est indéniable que le Ramadan restera une période sacrée pour les Tunisiens, mais les temps changent et les circonstances économiques imposent aujourd’hui de nouvelles pratiques. Il est probable que de nombreux citoyens chercheront des alternatives plus abordables, peut-être en réduisant les festivités ou en optant pour des repas plus modestes.















