Le saviez-vous ? Charles Nicolle est enterré à l’Institut Pasteur de Tunis
En débarquant à Tunis avec sa famille le 23 décembre 1902, pour diriger un petit labo de recherches scientifiques, Charles Nicolle n’a pas imaginé que sa vie va vraiment basculer et qu’il restera trente-quatre ans dans ce pays et qu’il sera même enterré à l’Institut Pasteur de Tunis conformément à son testament. L’Institut Pasteur dont il a été derrière sa création et où il a mené de nombreuses recherches qui lui ont valu, en 1928, le prix Nobel de médecine en 1928.
Enfant de la Normandie, Charles Nicolle, un nom qui a bel et bien marqué l’histoire de la médecine et qui a été attribué à deux hôpitaux : le 1er à Tunis en 1946 en reconnaissance aux efforts de ce scientifique alors que le 2ème est situé à Rouen où Charles Nicolle est né. Le nom de ce chercheur a été attribué quelques années plus tard, en 1953, au Centre hospitalier universitaire de Rouen.
Médecin et microbiologiste français, Charles Jule-Henri Nicolle (21 septembre 1866 à Rouen, France - 28 février 1936 à Tunis) est lauréat du prix Nobel de médecine de 1928 pour sa recherche portant sur la transmission du typhus. Un prix qui a permis à ce médecin de faire son entrée à l’histoire de la grande porte.
Atteint d’une surdité évolutive, médecin brillant, Charles Nicolle a dû faire face à son époque à des jaloux et des hypocrites.
Le tournant
Après le rejet de sa demande d’agrandir son laboratoire, de la part du directeur de l’Ecole de médecine de Rouen, Charles Nicolle a reçu une offre. C’est cette offre qui a changé toute sa vie et propulsé sa carrière scientifique.
Alors, motivé et confiant, il accepte une proposition pour venir à Tunis et remplacer André Loir, à la tête d’un petit laboratoire dont la création remonte à 1893. Alors, il débarque en décembre 1902 à Tunis, à l’époque sous le protectorat français. Et c’est sur cette terre nouvelle que ce biologiste qui a été accompagné par sa famille passe toute sa vie, multipliant les recherches.
Voulant pousser de plus en plus les recherches, ambitieux, Charles Nicolle a demandé en 1903 au résident général la construction d’un Institut Pasteur digne de ce nom. Il faut dire que le jeune médecin à l’époque a été fort impressionné de Pasteur. Certaines sources mentionnent que Charles Nicolle- alors qu’il a été encore étudiante, à la fin de seconde année de médecine, en 1887, à l’Institut Pasteur de Paris- a croisé un jour Louis Pasteur, encore vivant, dans un escalier et que ce dernier lui a recommandé de beaucoup travailler.
L’institut Pasteur, seule et unique demeure
Les travaux du nouveau bâtiment se sont achevés, Charles Nicolle s’est installé dans les nouveaux locaux en février 1904. Une année plus tard, l’Institut a été inauguré officiellement, le 3 mai 1905 en présence des autorités locales et du docteur Gauthier, ministre des Travaux publics en France.
Motivé, le biologiste avec ses collaborateurs se sont lancés dans les recherches, s’intéressant au paludisme, à la brucellose, au trachome, aux leishmanioses… Les découvertes se sont multipliées contribuant à la compréhension de tant de maladies.
La reconnaissance a été au rendez-vous. En 1927, le prix Osiris de l’Institut de France a été attribué à Charles Nicolle. Cette même année, il a fêté ses 25 ans à la tête de l'Institut Pasteur de Tunis et l’arrivée à Tunis fille Marcelle médecin aussi pour exercer dans les hôpitaux de Tunis.
Couronnement de ses recherches qui ont été également publiées dans les revues scientifiques de l’époque a été en 1928 avec le Prix Nobel de médecine pour l'ensemble de ses travaux sur le typhus. Pour des problèmes de santé, Charles Nicolle n’a pas pu voyager pour la cérémonie de remise du prix.

« La Presse Médicale, à laquelle je collabore, m’a consacré une ligne dans laquelle mon nom a été amputé d’un de ses deux. Et Paris Médical n’a même pas signalé le fait. Je ne vois là aucune intention hostile, mais seulement cette impression que Paris seul compte et que Tunis, en somme, n’est pas la France» a commenté Charles Nicolle déçu du comportement de ses compatriotes.
Malgré la maladie, il continue ses recherches et ses expériences jusqu’au jour de son décès, le 28 février 1936. Charles Nicolle repose, comme il l’avait voulu, dans son Institut Pasteur de Tunis où il a été inhumé revêtu de sa blouse de travail. Sur sa tombe, on peut distinguer une fine sculpture d’un pommier, symbole de la Normandie et de Rouen sa ville natale, et un olivier, symbole de la Tunisie, terre d’adoption et de réussite. C’est ainsi que l’extraordinaire saga de ce grand scientifique s’est clôturé…
Imen ABDERRAHMANI

Festival international du oud à la médina :Chmak, Chemma et d’autres maîtres au RDV
Rendez-vous tant attendu par les jeunes luthistes comme pour les mélomanes et les férus de cet instrument de musique typiquement arabe, le Festival international du oud à la médina donne rendez-vous au grand public à partir de ce soir et jusqu’au 24 mars 2024.
Lancé, il y a deux ans, le festival n’a cessé de gagner de terrain et de s’imposer sur la carte des événements culturels nationaux ramadanesques.
Célébration d’une tradition millénaire, le festival constitue un voyage culturel et historique avec cet instrument qui a traversé des siècles et qui a vu naître, au fil du temps, tant de maîtres dans de nombreux pays arabes. Le festival se veut aussi une plateforme de rencontre et d’échange réunissant professionnels et amateurs autour de ces sons qui enchantent le cœur comme l’esprit.
De grands noms, des artistes qui se sont démarqués et qui constituent une vraie référence aujourd’hui, sont à l’affiche de cette édition. Ainsi, le catalogue musical de l’édition comporte, pour ce soir, un spectacle intitulé « Misk al-tabou » de l’artiste Zied Mehdi et qui verra la participation de l’auteur, compositeur et pianiste Mohamed Ali Kammoun en tant qu’invité d’honneur. Les rendez-vous musicaux se poursuivront avec Dali Chebil (Le 19 mars) et le duo libanais Charbel Rouhana et Elie Khoury (20 mars).
Une soirée réunissant les deux lauréats de deux précédentes éditions Ghalia Ben Halima, Boulbaba Hassa et Oussama Damak est prévue le 23 mars 2024. Question de donner à ces deux jeunes l’occasion de rencontrer le public et de jouer dans un cadre professionnel.
Il est à noter que la soirée du 22 mars sera consacrée aux jeunes talents qui concourent pour le prix du concours de Oud 2024. Le jury se compose de Ridha Chmak, Samih Mahjoubi, Ridha Nagra et Nacir Chemma.
Si ces quatre concerts auront lieu au Club culturel Tahar Haddad (médina de Tunis), les deux autres, ceux des 23 et 24 mars auront à la Cité de la culture. Le 1er sera assuré avec le talentueux tunisien Ridha Chmak alors que le 2ème sera marqué par la présence de l’artiste irakien de renommée internationale Nacir Chemma.
Outre les concerts, le programme de cette 3ème édition prévoit deux expositions au siège du Club culturel Tahar Haddad, l’une pour le oud tunisien organisé par Abdellatif Belassfar alors que pour la 2ème, elle est consacrée au oud oriental et elle est organisée par Amine Kharrat et Soumeya Saïdi.
Des master class sont annoncées les 19, 20, 21, 22 et 23 mars 2024 et elles seront animées par Zied Mehdi, Samih Mahjoubi, Charbel Rouhana et Ridha Chmak.
Des ateliers de fabrication de oud sont au programme de cette 3ème édition du Festival international du Oud à la médina et ce les 18, 19 et 20 mars, toujours au siège du Club culturel Tahar Haddad.
Imen.A.
Tout ce qu’il faut savoir sur le nouveau Code des changes
La ministre des Finances, Sihem Nemsia Boughdiri a affirmé que le projet de Code des changes est une « révolution législative », assurant que son élaboration a été faite après consultation de plusieurs parties, dont l’UTICA, les start-ups et les experts. Mars
Elle a indiqué, au micro d’Expresso, ce lundi 18 mars 2024, que la révision du code des changes a touché les notions de résidence et de résident, affirmant que la résidence en matière de changes est désormais octroyée après seulement 130 jours, au lieu des deux années applicables auparavant.
Pour être considéré comme résident, il faut donc passer 130 jours à l’étranger, de façon continue ou discontinue et d’avoir exercé une activité à l’étranger durant cette période.
La ministre a précisé que pour les sociétés non-résidentes, elles doivent exercer une activité considérée comme non-résidentes par la loi, peu importe si leurs sièges sont basés en Tunisie ou à l’étranger.
Le nouveau code des changes préserve le dinar et prend en considération l’évolution technologique et facilitera les transactions numériques, selon la ministre.
« Il s’agit d’instaurer le principe de liberté », a-t-elle dit, précisant que certaines exceptions devront avoir des autorisations.
Sihem Nemsia Boughdiri a affirmé que le nouveau code des changes repose sur le principe de la liberté totale pour les investissements étrangers qui n’ont plus à avoir l’autorisation de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).
Elle a précisé qu’ils sont désormais libres de transférer l’intégralité des gains réalisés par leurs investissements ou des revenus résultant de la liquidation de leurs investissements et qu’ils sont également libres d’acquérir des bons émis par l’État ou d’autres sociétés, le plafond de 20% des bons émis étant supprimé.
Par ailleurs, elle a fait savoir que les investissements réalisés par les Tunisiens et les personnes résidentes, les sociétés résidentes en Tunisie bénéficieront, elles aussi, du principe de liberté en matière des transactions vers l’étranger.
Elles seront désormais libres de contracter des prêts à l’étranger, sans plafond et la possibilité de convertir leurs gains en devise et de les déposer dans des comptes en devises auprès des banques tunisiennes.
Les sociétés, dont l’activité économique le justifie, peuvent aussi ouvrir des comptes en devises, tout comme les personnes morales dont la situation est en règle en matière fiscale, sociale et douanière. Elles seront libres de transférer de la devise vers l’étranger dans le cadre de leurs investissements.
La ministre des Finances a indiqué que le projet de Code des changes a réservé des mesures en faveur des start-ups et des freelancers. Ils peuvent désormais ouvrir un compte en dinar convertible et utiliser leurs gains dans le but de couvrir leurs dépenses à l’étranger.
Et d’ajouter : « nous avons autorisé les personnes physiques et les sociétés à ouvrir des comptes de paiement. Ils pourront recourir aux plateformes de paiement électronique comme PayPal.
Ils auront également la possibilité d’ouvrir des comptes à l’étranger afin de couvrir les frais de formation, d’enseignement ou d’intégration d’un emploi à l’étranger. Les sociétés et personnes physiques concluant des accords de prestation de services avec des sociétés étrangères auront la possibilité d’ouvrir un compte bancaire étranger dans le pays où ils exerceront leurs activités.
Sihem Nemsia a, également, fait savoir que le projet de Code des changes autorise désormais les transactions en crypto-actifs pour les acteurs concernés.
Ils seront soumis à un système de déclaration auprès de la Banque Centrale de Tunisie à partir d’un montant fixé ultérieurement par décret. Les gains réalisés par la conversion de ces crypto-actifs en devise devront être restitués.
Le système de changes manuel a, lui aussi, été révisé afin de permettre aux personnes morales d’ouvrir des bureaux de change, sous forme de société anonymes.
Les bureaux de change ouverts par des personnes physiques, pourront être transformés en personnes morales durant les trois années à venir.
Sihem Nemsia Boughdiri a précisé que les peines et les sanctions ont également été révisées dans le projet de Code des changes.
Les peines de prison sont réduites de cinq à trois années pour les infractions liées au non-rapatriement des revenus réalisés à l’étranger, la non-déclaration de revenus à l’étranger, la non-déclaration de sommes en devises ou encore le commerce illégal de devises. La conclusion d'un accord de conciliation avec les autorités concernées annule la peine de prison.
Terres collectives : Réforme majeure consacrant les droits des agriculteurs
Le Chef de l’Etat, Kais Saied, a assuré samedi 16 mars 2024 au cours d’une visite surprise au sud, que l’élaboration d’un projet de loi permet de résoudre d’une manière définitive le problème des terres collectives, et ce, lors de sa rencontre avec des citoyens à Douz, dans le gouvernorat de Kébili.
Il a souligné que le problème réside dans les textes juridiques anciens qui régissent ces terres et qui remontent aux années 60, outre le maintien des anciens conseils de gestion. Le Président de la République a mis en exergue à cet égard, la nécessité de remédier aux inconvénients et problèmes rencontrés par le passé, concernant la répartition des terres collectives.
L’annonce du Chef de l’Etat ouvre la voie à la résolution de plusieurs problèmes structurels qui ont hypothéqué durant des décennies une véritable réforme foncière et agraire au pays ce qui s’est répercuté sur le développement de l’activité agricole et la promotion des régions.
Les terres collectives sont situées principalement dans le Centre et le Sud du pays, elles constituent les parcours collectifs des tribus nomades et semi-nomades de la région.
Depuis les années 60, la privatisation des terres collectives en a considérablement réduit la superficie. Ces terres couvraient à l’origine près de 3 millions d’ha dont la moitié était consacrée aux parcours et l’autre moitié pouvant être attribuée à titre de propriété privée. Selon les dernières données officielles, la superficie des terres collectives n’est plus que de 265 363 ha.
En s’inscrivant dans un nouveau système de production, la réforme foncière annoncé par le Président de la République, permettra d’instaurer une souveraineté nationale de la consommation et donnera graduellement au pays les moyens de sortir de sa dépendance alimentaire.
Se focaliser sur la production interne selon les besoins nationaux est aujourd’hui une obligation et ne peut se faire qu’à travers l’encouragement des petits et moyens producteurs. Ces mêmes producteurs et productrices ont toujours alimenté le marché local et ce, dans toutes les conditions et ont assuré l’approvisionnement alimentaire des consommateurs en produits de base.
La réforme foncière doit s’inscrire dans une réforme agraire radicale large qui n’assure pas juste l’accès au foncier mais l’accès à tous les moyens de production aux paysans dans une vision souveraine qui vise à nourrir la population aux moindres coûts.
Pour réussir cette démarche, il est important d’élaborer une stratégie de redistribution des terres qui assure un accès juste à cette ressource en accordant la priorité aux vrais travailleurs de la terre à savoir les paysans et les petits agriculteurs. Cette redistribution doit aussi considérer l’aspect genre et viser les catégories les plus marginalisées.
Il est primordial, aussi, de limiter la taille des propriétés individuelles à un certain seuil pour une distribution plus juste et sanctuariser les terres collectives obéissant à un système d’exploitation optimal, en interdisant leur marchandisation afin d’assurer le droit leur utilisation de manière judicieuse.
Accident de la route : 10 morts et 275 blessés en 24 heures
Dix personnes ont trouvé la mort et 275 autres ont été blessées dans différents accidents, au cours de ces dernières vingt-quatre heures, annonce, le porte-parole de la protection civile.
Les unités relevant de l'Office national de la protection civile ont effectué, durant la même journée, 279 interventions dont 78 opérations de secours dans des accidents de la circulation et 32 opérations d'extinction d'incendie, selon la même source.
16 tonnes de bananes de contrebande saisies depuis le début du mois de Ramadan
Le porte-parole de la Direction Générale des Douanes, Chokri Jebri, a déclaré que 16 tonnes de bananes de contrebande ont été saisies au cours de la première semaine du mois de Ramadan, lors de contrôles routiers et de descentes dans les commerces.
Dans une déclaration à Mosaïque FM, Jabri a précisé que la quantité de bananes de contrebande saisie en janvier et février 2024 s'élevait à 62 tonnes, portant le total des saisies à 78 tonnes.
Ces bananes seront réintroduites dans les circuits de distribution commerciale.
« Dar el Bacha » de Nawfel Saheb-Ettabaa soutenu par le Fonds de la Francophonie TV5MONDEplus
« Dar el Bacha sur la voie des Lumières », le nouveau documentaire du réalisateur tunisien Nawfel Saheb-Ettaba, figure parmi les 15 projets de films africains bénéficiaires des aides du Fonds Francophonie TV5MONDEplus de l’année 2023.
La liste des réalisateurs bénéficiaires a été publiée le 13 mars par le Fonds Image de la Francophonie annonçant que « les aides accordées par le Fonds Francophonie TV5MONDEplus en 2023 sont enfin connues en totalité ».
« Le délai important entre la sélection effectuée et la publication de la liste des bénéficiaires tient au fait que ces aides ne pouvaient devenir effectives qu’après signature des contrats de cession de droits de diffusion entre les producteurs concernés et TV5 Monde », peut-on encore lire sur le site du Fonds Image de la Francophonie, principal instrument financier de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en faveur de la production cinématographique et audiovisuelle des Etats francophones du Sud.
Le film de Nawfel Saheb-Ettaba figure parmi cinq longs-métrages documentaires représentant la République démocratique du Congo, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie et la Tunisie.
Un moyen-métrage documentaire du Togo est également parmi les bénéficiaires. La liste des films de fiction comprend trois longs-métrages (Sénégal, Maroc et Cameroun), deux courts (Mali et Burkina Faso) et trois séries (Côte d’Ivoire et Cameroun), en plus d’une série d’animation (Madagascar).
« Dar el Bacha sur la voie des Lumières » (80′- 2024) est produit par les sociétés de production « Stratus Films » (Tunisie) dirigée par Nawfel Saheb-Ettaba et « Praxis Films » (France). Lors des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) 2021, ce film était parmi les lauréats du programme Chabaka destiné aux films en développement. Il a eu un prix de 10.000 dinars qui est accordé par le Centre national du cinéma de l’image (CNCI).

« À travers le prisme de l’enseignement en Tunisie, le documentaire ‘Dar el Bacha sur la voie des Lumières’ retrace les bouleversements socio-politiques qui ont secoué le pays de 1830 à l’Indépendance, en 1956. Le film se focalise sur l’emblématique collège pour jeunes filles musulmanes « Dar el Bacha », fondé en 1900 par Louise René Millet, l’épouse du Résident de France, pendant le Protectorat. Le film porte aussi un éclairage sur les raisons et les circonstances qui ont présidé à l’introduction de la langue française dans l’enseignement et s’intéresse à examiner son apport culturel dans le pays », lit-on dans le synopsis partagé sur le site des Journées cinématographiques de Carthage 2021.
Bon à savoir
Lancé en 2021, le Fonds Francophonie TV5MONDEplus est cogéré par l’Organisation internationale de la Francophonie et TV5 Monde. Il a vocation à soutenir des films et séries des pays francophones du Sud (Afrique, Moyen-Orient, Caraïbes, Asie du Sud-Est et Pacifique) destinés à une diffusion sur la plateforme TV5MONDEplus.
Créé à l’initiative du Gouvernement du Canada, de TV5MONDE et de l’OIF, le Fonds Francophonie TV5MONDEplus est financé par les contributions des Etats et gouvernements bailleurs de fonds membres de l’OIF. Les sociétés de production doivent présenter des projets documentaires, de fiction ou d’animation (courts, longs-métrages ou séries) écrits ou co-écrits par des ressortissants d’Etats ou gouvernements francophones du Sud, et tournés en français.
La Commission de sélection, présidée par TV5MONDE, octroie aux œuvres retenues des financements qui ne pourront être versés par l’OIF qu’après acquisition par TV5MONDE des droits exclusifs de diffusion sur sa plateforme francophone mondiale et gratuite TV5MONDEplus.
Poutine reconduit dans ses fonctions avec plus de 87%
Vladimir Poutine a été réélu président de la Russie pour six années supplémentaires hier dimanche 17 mars avec plus de 87% des voix, selon les premières estimations et les résultats d'un sondage d'un institut étatique, Vtsiom. Les chiffres ont été publiés peu après la Fermeture des bureaux de vote.
Rappelons que Poutine, au pouvoir depuis un quart de siècle, faisait face à trois candidats.
Ministère des Finances : la version fuitée du Code des changes est inexacte
Le ministère des Finances a affirmé que la version fuitée du projet de loi des amendements du Code des changes est inexacte et erronée.
Le département des Finances a ajouté, dans un communiqué rendu public hier dimanche, que la version « publiée par un journal spécialisé dans les affaires économiques et financières du projet de loi des amendements du Code des changes est non conforme à la version officielle approuvée par le Conseil des ministres en date du 14 mars 2024 ».
Le ministère des Finances a, également, dénoncé « ces pratiques qui risquent d'induire en erreur l'opinion publique sur l'une des réformes les plus importantes entreprises par l'État tunisien », appelant à « éviter la publication de données erronées ».
Il est à rappeler qu’un conseil des ministres avait approuvé le projet d’amendement du Code des changes.
Israël mène une nouvelle opération à Al-Shifa, le plus grand hôpital de la bande de Gaza
L'armée israélienne a annoncé lundi mener une opération sur l'hôpital al-Shifa, le plus grand de la bande de Gaza où se trouvent "des dizaines de milliers" de déplacés selon le Hamas.
Des soldats israéliens "mènent en ce moment une opération ciblée dans la zone de l'hôpital al-Chifa" à Gaza-ville (nord), a fait savoir lundi l'armée israélienne, ajoutant que "l'opération repose sur des informations indiquant l'utilisation de l'hôpital par des terroristes hauts gradés du Hamas".
Selon des habitants du quartier "plus de 45 chars et véhicules blindés de transport de troupes israéliens" étaient entrés dans al-Rimal. Certains rapportent également "des combats" autour de l'hôpital.
L'armée israélienne s'adresse par haut-parleurs aux habitants en leur demandant de rester chez eux alors que des "drones tirent sur les personnes dans les rues près de l'hôpital", selon des témoins sur place interrogés par l'AFP.
La sélection s'envole ce matin au Caire : les joueurs de L'EST libérés, quatre autres convoqués
Avec l'accord du staff technique national, la FTF a accepté la demande de L'Espérance de Tunis de libérer Memmiche, Tka et Meriah pour qu'ils préparent avec leur club le quart de finale de la Ligue des champions face à l'ASEC Mimosa du 30 mars courant.
En même temps, quatre autres joueurs ont été convoqués pour prendre part au tournoi amical international du 22 au 26 mars en Égypte.
Il s'agit de Mathlouthi, Zaddam, Ghandri et Manai. La délégation tunisienne s'envole ce matin vers 11h30 pour le Caire à bord d'un vol régulier. Le tournoi regroupe la Tunisie, l'Égypte, la Nouvelle Zélande et la Croatie.
J.B
Festival de la médina de Tunis : Dorsaf Hamdani donne de la
Avec sa belle voix, Dorsaf Hamdani a donné, hier soir, au Théâtre municipal de Tunis, le coup d’envoi de la 40ème édition du Festival de la Médina de Tunis. Durant cette première soirée qui n’a pas connu une grande affluence publique, l’artiste a présenté un bouquet de chansons du patrimoine sonore arabe et également du malouf tunisien.
Au début de son spectacle, elle a notamment interprété des sonorités soufies qui coïncident avec le mois sacré de Ramadan à travers la chanson « Alek salat ennabi we salamou ».
« Au-delà d’être une expression de joie et de bonheur, la musique constitue une forme d'expression humaine», a déclaré Dorsaf Hemdani. En hommage aux enfants victimes de la guerre à Gaza, elle a interprété la célèbre chanson « Yalla tnam » de Fayrouz. Il est ainsi à rappeler que par solidarité avec Gaza et la Palestine, le Festival de la médina a programmé trois spectacles dont les recettes seront reversées au profit de la Bande de Gaza sont au programme.
Les soirées se poursuivront dans divers espaces de la Médina de Tunis qui abrite la majeure partie des spectacles en plus de la salle du 4e Art, du Théâtre municipal et de la Cité de la culture. A l’affiche de ce soir : Alia Sellami et son spectacle « Naffas ».
La Libanaise Omaima Al Khalil se produira, le lendemain,soit le 20 mars, au Théâtre de l’Opéra à la Cité de la Culture. Ce spectacle coïncidera avec la célébration de la fête de l’indépendance, célébrée le 20 mars. La chanteuse Libanaise dont la voix incarne la cause palestinienne sera l’invitée du festival en cette édition qui célèbre la Palestine, a déclaré le président du festival de la Médina, Hedi El Mouhli, dans son intervention au début de la soirée.
Il est à rappeler que 29 spectacles de musique et de théâtre rythmeront cette 40ème édition du festival de la Médina qui se poursuivra jusqu’au 06 avril 2024.
Ligue 1 (play-off) : précieuse victoire monastirienne
Le troisième match au programme de la 3e journée du play-off a vu l’USM réaliser une belle victoire à Sfax contre le CSS.
Pour les Sfaxiens, les journées se succèdent et se ressemblent. Evoluant à domicile, ils ont buté sur une équipe monastirienne solide qui a résisté jusqu’au bout avant de s’imposer par un but signé ait Malek (89’). Le retour de Lassaad Jarda sur le banc semble faire du bien à l’USM alors que Kouki se trouve très contesté après cette défaite à domicile.
K.Z
Ligue des champions d'Afrique : Quel arbitre pour Espérance -ASEC Mimosa?
L'Espérance connaît désormais l'arbitre que la CAF a désigné pour son match aller des quarts de finale de la Ligue des champions. Il s'agit du Kenyan Peter Waweru Kanaku. Rappelons que ce match aura lieu le samedi 30 mars 2024 à partir de 22 heures.
J.B
Ligue 1 (play-off) / ST-ESS (1-1) : Les Stadistes ne savent plus gagner !
Au Bardo, il n’y a pas eu de vainqueur dans un match où seule la victoire comptait pour deux équipes qui ont du mal à impressionner depuis le début de la phase du play-off.
Les Stadistes, curieusement inefficaces malgré le potentiel offensif dont ils disposent, ont pourtant fait le plus dur en ouvrant le score par Diallo (25’) suite à un centrage qui a surpris Jmel, mal placé.
La suite a vu les locaux reculer d’un cran, laissant l’initiative à l’adversaire qui en a profité pour mieux imposer sa loi à l’entrejeu mais la mi-temps n’a pas vu les deux équipes créer de bonnes opportunités pour faire la différence.
A la reprise, le recul des Stadistes était plus évident, ce dont a profité l’Etoile pour avancer et parvenir à égaliser par Chamakhi (80’) au milieu d’une défense figée.
Les Stadistes, surpris, ont failli reprendre l’avantage, mais Omarou, encore lui, a laissé filer la balle du match (90’+3) et son heading a raté le cadre ;
En somme, ce fut un nul équitable entre deux équipes qui ont un grand travail à faire pour espérer un classement parmi le trio de tête.
Kamel ZAIEM
















