FILT2024: Ils ont été à l'honneur
La cérémonie de remise des prix de la 38ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis, FILT, qui a eu lieu hier, au palais des expositions au Kram, en présence de Moncef Boukthir, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique chargé de la gestion des Affaires culturelles, a été une occasion pour rendre hommage à des hommes qui ont marqué de leur empreinte la scène culturelle nationale et arabe. Devoir de mémoire oblige et reconnaissance aussi à ces créateurs, militants par les mots, contre l'obscurantisme et l'analphabétisme.
Un hommage a été rendu ainsi à Mahmoud Abdelfattah Mustapha Bayram Ettounsi (Egypte), au caricaturiste Ali Abid et à l'écrivain Abdelwahed Brahem (Tunisie) et au poète Koweitien disparu Abdelaziz Saoud Babitine.
Prix de la Foire internationale du livre de Tunis 2024: Voici les noms des heureux lauréats
Lors d'une cérémonie qui s'est tenue, cet après-midi, au parc des expositions du Kram, le comité d’organisation de la 38ème édition de la Foire internationale du livre et le jury des prix de cette édition ont annoncé les noms des heureux lauréats.
L'annonce a été faite en présence du ministre des Affaires culturelles par intérim Moncef Boukthir. Au total: six prix littéraires sont décernés et voici les noms des heureux lauréats:
-Prix Béchir Kheraief (Roman) a été attribué à Rayhan Bouzguendapour son roman "Al Mansi fel Hikaya" (L'oublié dans l'histoire), paru aux éditions "Awtar"
-Prix Mustapha Kheraief (poésie) a été attribué à Fethi Nasri pour son recueil "Al Moallaqa et d'autres poèmes", paru à Majmaa Al-Atrach
-Prix Ali Douagi (Nouvelle) a été attribué à Emna Rmili pour son recueil de nouvelles "Jiaan" (Affamé), éditions Mohamed Ali.
- Prix Fatma Haddad (Etudes philosophiques): en Ex-æquo: "Nietzsche, al faylasouf al-sarih" (Nietzche, le philosophe au franc-parler" de Abou Mayara Ezzeddine, paru à Dar Al-Wissam et "Jamal Eddine Al-Afghani, l'appel à la modernité" de Omar Cherni, paru aux éditions Mohamed Ali.
-Prix Tahar Haddad (Recherches littéraires et études en humanités) a été attribué à Nejla Kbaïr pour son ouvrage "L'art et l'intelligence artificielle", édité par la Maison du livre-Tunis.
-Prix Sadok Mazigh (traduction de et vers l’arabe) a été attribué à Fethi Belhaj Yahia pour sa traduction du livre de Jean-Marc Salmon, du français en arabe. "Al intifadha ettounisiya, raedat al harakat achaâbiya Al-jadida" (qu'on traduit littéralement par 'Le soulèvement tunisien est le pionnier des nouveaux mouvements populaires')
Et deux prix de l’édition:
- Prix d’Abdelkader Ben Cheikh (contes pour enfants et adolescents): La maison d'édition "Warachat"
- Prix Nouredine Ben Khedher (prix de meilleur éditeur de l’édition 2024): Maison d'édition "Kalima"
Imen.A.
Economie bleue : levier de durabilité et de développement inclusif
La Tunisie aux 1 300 kilomètres de côtes baignées par la Méditerranée, se tourne résolument vers l'avenir en embrassant le concept d'économie bleue. Un rapport intitulé « L’économie bleue en Tunisie, opportunité pour un développement intégré et durable de la mer et des zones côtières : éléments de cadrage stratégique », a jeté les bases d'une stratégie nationale ambitieuse dans ce domaine.
Porté par le ministère de l’Environnement et le Secrétariat général aux Affaires maritimes, ce rapport est le fruit d'une collaboration étroite avec les principaux acteurs du secteur, qu'ils soient publics, privés, académiques ou issus de la société civile.
Ressources abondantes
Les côtes tunisiennes abritent plus de 7,6 millions de personnes, soit plus des deux tiers de la population nationale. Ces populations côtières dépendent largement des ressources marines pour leur subsistance.
Le rapport identifie plusieurs secteurs clés pour le développement durable de l'économie bleue en Tunisie, notamment le tourisme, la pêche et l'aquaculture, le transport maritime, les énergies renouvelables de la mer, ainsi que la biotechnologie marine.
Vision stratégique
Trois objectifs stratégiques ont été définis dans le cadre de cette stratégie nationale : promouvoir la croissance économique des activités maritimes, favoriser l'inclusion sociale et l'égalité des genres, et assurer la pérennité des ressources naturelles et des services écosystémiques.
Pour atteindre ces objectifs, cinq axes d'intervention ont été proposés, incluant la mise en place d'une gouvernance institutionnelle efficace, la promotion des ressources et des mécanismes de financement, le soutien à la création d'emplois et à la lutte contre la pauvreté, le renforcement des connaissances sur le capital marin et littoral, ainsi que l'adaptation au changement climatique.
Partenariat international
À la suite de la publication de ce rapport, le gouvernement tunisien et la Banque mondiale ont décidé de renforcer leur coopération pour le développement de l'économie bleue en Tunisie. La Banque mondiale a mobilisé le fonds fiduciaire PROBLUE pour soutenir la deuxième phase de l'assistance technique, visant à élaborer une feuille de route pour le développement de l'économie bleue. Cette phase comprendra des analyses et des conseils sur les politiques institutionnelles, la promotion de l'investissement public et privé, ainsi qu'un dialogue stratégique et opérationnel avec les parties prenantes.
L'économie bleue offre à la Tunisie une opportunité unique de promouvoir un développement intégré et durable de ses zones côtières et marines. En adoptant une approche holistique et en mobilisant les ressources nationales et internationales, la Tunisie peut transformer ses défis en opportunités, et construire un avenir prospère pour les générations futures.
Electrification en Afrique : Efforts soutenus de financement
Le défi de l'électrification en Afrique est immense, mais l'espoir prend forme avec l'annonce récente d'un partenariat entre le Groupe de la Banque mondiale (BM) et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Ensemble, ils s'engagent à fournir un accès à l'électricité à au moins 300 millions de personnes sur le continent d'ici 2030.
À l'heure actuelle, près de 600 millions d'Africains vivent sans électricité, représentant ainsi 80 % de la population mondiale privée d'accès à cette ressource essentielle. Cette situation, bien que critique, n'est pas irrémédiable. La collaboration entre la BM et la BAD marque une étape cruciale dans la lutte contre cette crise énergétique.
Dans un communiqué conjoint publié le 17 avril, les deux institutions financières ont dévoilé les détails de cette initiative ambitieuse. La BM s'engage à raccorder 250 millions de personnes à l'électricité, principalement grâce à des systèmes d'énergie renouvelable distribués ou par le biais du réseau de distribution. De son côté, la BAD s'engage à soutenir 50 millions de personnes supplémentaires dans cette quête essentielle.
Cet engagement n'est pas seulement moral, mais aussi financier. La BM estime qu'un investissement public massif de 30 milliards de dollars sera nécessaire pour atteindre cet objectif. La Banque prévoit que la branche en charge des pays à faible revenu, l'IDA, jouera un rôle crucial dans la mobilisation de ces fonds. Toutefois, les gouvernements africains doivent également mettre en place des politiques propices à l'attraction des investissements privés et à l'amélioration de l'efficacité financière de leurs services publics.
Ce nouvel engagement représente une révision à la hausse d'objectifs antérieurs. Initialement, la BM avait promis de raccorder 100 millions de personnes à l'électricité en Afrique. Mais face à l'ampleur du défi, elle a décidé d'étendre ses ambitions. « Lors de la COP28, nous avons pris l’engagement d’apporter l’électricité à 100 millions d’Africains d’ici 2020.
Nous allons augmenter cet engagement pour le porter à 250 millions, sur les 600 millions concernés », a déclaré Ajay Banga lors des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la BM.
Au Palais Ennejma Ezzhara : Hommage à Paco de Lucia, maître de la guitare flamenca
Dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur le 23 avril qui coïncide avec la 38ème édition de la Foire Internationale du Livre de Tunis (FILT), le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes (Palais Ennejma Ezzahra), en collaboration avec l’Ambassade d’Espagne et l’Institut Cervantes de Tunis organisent un récital « Las Huellas del Genio. Paco de Lucia, in memoriam », le mardi 23 avril 2024, à 19h00 au palais Ennejma Ezzahra, à Sidi Bou Said. Le récital sera assuré par l’artiste guitariste José Carlos Gomez et le journaliste et écrivain Alejandro Luque.
Considéré par les flamencologues comme le meilleur guitariste de flamenco de tous les temps, Paco de Lucia, compositeur prolifique a apporté des innovations importantes à la guitare flamenca et a tout au long de sa vie produit 42 disques et également participé dans plusieurs créations d’artistes de différentes générations et dans différents domaines.
Devenu l’emblème de la guitare flamenca, Paco de Lucia est l’un des meilleurs instrumentistes de l’histoire de la guitare.
Cette année 2024, marque la commémoration du 10ème anniversaire du décès du grand génie de la guitare, la légende du flamenco Paco de Lucia, dont la musique continue d’illuminer le chemin de nombreux artistes, et le souvenir qu’il a laissé à ceux qui l’ont connu demeure indélébile.
Parmi ces artistes se trouve son disciple José Carlos Gómez, originaire d’Algeciras, tout comme Paco de Lucia.
En hommage au maître qui l’a guidé dès ses débuts, il a souhaité lui rendre hommage avec un livre-disque intitulé « Las Huellas del Genio », dans lequel il compile de nombreuses expériences avec ce géant et sa famille, tout en composant ce qui pourrait bien être une bande originale apocryphe de sa vie.
José Carlos Gomez sera accompagné du journaliste et écrivain Alejandro Luque, qui a interviewé Paco de Lucía et a souvent écrit sur lui, dans ce qu’ils appellent un « récital conversé », au cours duquel souvenirs, anecdotes, observations et émerveillements se mêleront à quelques-uns des morceaux qui composent l’album, interprétés en direct.
Handball: coupe d'Afrique des clubs vainqueurs de coupe
J.B
FILT 2024 : le CNCI propose son « Film-box »
Le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) marque sa présence à la 38ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) qui a démarré le 19 avril pour se poursuivre jusqu’au 28 avril 2024 au Parc des expositions du Kram à travers une programmation mêlant cinéma et littérature.
Les visiteurs de la foire auront un rendez-vous quotidiennement de 10H00 à 16H30 avec des projections de films destinés aux enfants et aux jeunes dans une mini-salle de cinéma, « Film Box », avec une sélection de quatre films, format court et moyen : « Chitana » de Amel Guellaty (2020) , « Hajar Land » de Sami Faour (2014), « Il était une fois » de Zouhaier Mahjoub (2019), et « Gauche droite » de Moutii Dridi (2018).
La littérature autour du septième art sera visible à travers une collection de livres sur le cinéma (espace du ministère des Affaires culturelles) du fonds de la Bibliothèque spécialisée de la cinémathèque tunisienne « Mohamed Mahfoudh » portant le nom de l’écrivain et critique de cinéma feu Mohamed Mahfoudh.
Ligue des champions- 1/2 finale aller L'Espérance pour une avance sécurisante
Le Stade de Rades sera le théâtre ce soir d'une demi-finale explosive entre L'Espérance de Tunis et Mamelodi Sundowns d'Afrique du Sud. Un duel épique que les Sang et Or se doivent de réussir pour prendre option sur la qualification avant le match retour. L'idéal pour les hommes de Miguel Cardoso serait de marquer au moins deux buts sans en encaisser . Un objectif qui ne sera atteint face à un adversaire qui regorge de joueurs de qualité que si la concentration, l'application, l'inspiration et l'efficacité devant les buts adverses sont au rendez-vous. C'est dire que la tâche sera ardue mais à cœur vaillant, rien d'impossible. Les enseignements du quart de finale face à l'ASEC Mimosa ont été tirés et tous les aspects du jeu ont été revus et corrigés en cours de semaine. Il ne reste plus que l'application sur le terrain, ce soir, devant un public nombreux qui viendra soutenir ses favoris.
Formation probable: Memmiche, Ben Ali, Ben Hamida, Meriah, Toughai, Aholou, Tka, Chaalali, Sasse, Rodrigues, Ghacha.
Jamel Belhassen
Bourse de Tunis : l’indice Tunindex perd 0,4%
La Bourse de Tunis a clôturé cette semaine, du 15 au 19 avril 2024, sur une note baissière. Tiré vers le bas par la mauvaise performance de l’indice bancaire (- 2,3 %), le benchmark a clôturé la séance sur une léger retrait hebdomadaire de -0,4% pour s’établir à 8978,1 points, ramenant, ainsi sa performance depuis le début de l’année à +2,6%, selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, « Tunisie Valeurs ».
Sur le front des échanges, les volumes, dynamisés par les valeurs bancaires, ont totalisé une enveloppe de 17,1 MD.
Le titre AMEN BANK a été le plus échangé au cours de la semaine, accaparant 14,9 % du volume échangé sur le marché.
Analyse des valeurs
L'action du cimentier "Ciments de Bizerte" a affiché la meilleure performance de la semaine, se hissant de +20,8 % à 0,580 D, dans un flux dérisoire de mille dinars.
L'action du fromager Land’Or a progressé de 10,5 % à 7,050 D, en drainant un modeste volume de 258 mille dinars sur l’ensemble de la semaine.
La valeur de la société BH LEASING a reculé de 16,1 % à 2,510 D, dans un volume d’échange de 24 mille dinars.
AMEN BANK a été le titre le plus dynamique de la semaine, drainant sur la cote 2,5MD faisant savoir que le cours de l’action a régressé de 2,9 % à 38,730 D.
Coupe de Tunisie 1/16e de finale: L'ASMarsa élimine le CSSfaxien
Les trois matchs de coupe de Tunisie programmés pour aujourd'hui ont permis au CABizertin, à EGSGafsa et à l'ASMarsa de passer en huitièmes de finale. La palme revient à l'avenir de la Marsa qui a réussi à s'imposer à Sfax après prolongations(1-0) avec un but de Nizar Smichi à la 96e. De son côté le CAB a battu en déplacement l'ASMhamedia (2-1) alors que EGSGafsa a battu toujours en déplacement l'ASHamma (1-0).
J .B
Le pèlerinage de la Ghriba est annulé ?
Le Comité de la Grande synagogue de la Ghrbia a annoncé, ce vendredi 19 avril, dans un communiqué, que le pèlerinage se limitera, cette année, aux seuls rituels religieux, à l'intérieur de la Synagogue.
Le Comité a renouvelé son appréciation des efforts déployés par toutes les autorités, afin que les rituels religieux à la synagogue de la Ghriba se déroulent dans les meilleures conditions possibles.
"La Tunisie et Djerba resteront des terres de tolérance, de coexistence et de paix", lit-on dans le communiqué.
Il est évident que les massacres, commis depuis plus de six mois à Gaza, par l'entité sioniste israélienne, est pour beaucoup dans l'annulation des festivités qui accompagnaient le pèlerinage annuel de la Ghriba, couru par les Juifs du monde, ce que le Comité de la Grande synagogue et son communiqué ont éludé.
Imed Derbali, président du Conseil national des régions
Imed Derbali a été élu président du Conseil national des régions et des districts, avec 49 voix, contre 28 pour son plus proche concurrent, Oussama Sahnoun.
L'élection du président du nouveau Conseil des régions a eu lieu, ce vendredi, lors de la plénière inaugurale, qui s'est déroulée au palais du Bardo.
A rappeler que douze députés ont présenté leurs candidatures pour la présidence du Conseil. Il s'agit de Oussama Sahnoun, Brahim El Heni, Mourad Barguaoui, Fathi Maali, Imed Derbali, Slim Salem, Rim Belhaj Mohamed, Faouzia Naoui, Jalel Karoui, Youssef Barguaoui, Hosni Houssem Mzali et Oumniya Harbaoui.
Gaza: Plus de 34 mille martyrs…
Le ministère palestinien de la Santé a annoncé, ce vendredi, que le bilan de la guerre à Gaza a dépassé les 34.000 martyrs depuis le début de l'offensive sioniste, le 7 octobre.
Pendant les dernières 24 heures, au moins 42 martyrs supplémentaires ont été tués, portant le bilan à 34.012 personnes tuées, selon un communiqué du ministère, qui fait état de 76.833 blessés en plus de six mois de bombardements.
Chronique j’ai lu par Amena Atallah Soula : CHEMINS DE TRAVERSE - Mémoires1 de Moncef Chebbi
Nous avons sous les yeux plus qu’une biographie. Ce que nous vous soumettons est une réelle œuvre historique. Le méritede Moncef Chebbi est de nous faire vivre avec détail une époque,celle de ce que nous appelons les soixante-huitards tunisiens.
L’auteur est bel et bien historien, du moins de formation. Toutefois, à vingt ans il était habité par une chimère, embrasser le métier de<<révolutionnaire professionnel>>. Fort heureusement pour lui, sa croix de vie s’est heurtée à un grand Brahim Tobel pour l’en dissuader.
Chebbi va se placer avec nombre de ses compagnons au départ, dans une petite parcelle spatiale du grand espace occupé par l’épopée bourguibienne. Petite certes, mais ^o combien riche en évènements !
Il va également, révéler l’attitude et les opinions adoptées par la sœur Algérie, celle en particulier de feu Boumediene. L’Algérie, en ce temps, avait ouvert grand ses portes à tous les damnés,peut-être pas de toute la terre, mais ceux au moin, du Monde arabe.
Un grand mérite également de l’auteur est celui de nous rappeler, vieux et jeunes, ayant fermé les yeux ou semblent avoir oublié cette panoplie de jeunes figures d’antan et les évènements qui ont fini souvent par leur briser la vie. Leur crime n’était autre que celui d’avoir suivi l’air du temps. L’air des révolutions, des contestations et des révoltes contre l’établi. Une jeune génération qui peinait à exister. Que faire à vingt ans du temps de la montée de l’idéal communiste, de la guerre froide… ?D’autant, ils faisaient face <<aux libérateurs de la nation>>.
Chebbi a omis toute fois, le procès de 1973. Si mes souvenirs sont bons, celui de Fadhel Jaziri, Noureddine ben khedher, Ezzedine Hazgui, Souad Atallah Ayachi, Bahia Hazgui et bien d’autres. A leur libération, beaucoup d’entre eux n’ont pu accéderà leurs passeports, ni à des inscriptions aux universités ni même à un emploi. Aussi, n’ont-Ils jamais pu reprendre les études ou quitter le territoire tunisien.
Dans tous les cas, l’historien nous subjugue en seremémorantles péripéties de son évasion vers l’Algérie.
Je suis sans contestes, une bourguibienne. L’une de ces Tunisiennes qui voient en ce grand homme l’émancipateur de notre société. Vous me direz pourquoi cet appendice ? Tout bonnement, parce que feu Bourguiba avait d’obsessionnels rejets à tout un chacun ayant de près ou de loin une relation avec feu Salah Ben Youcef. Et, j’ai choisi d’évoquer avec estime, l’un d’entre eux, Brahim Tobal tendrement existant dans cet écrit.
Moncef Chabbi, en dehors de ses propres péripéties chevaleresques ; par le hasard des rencontres, au cours de son exil à Alger, a eu de solides relations d’amitié avec le grand Brahim Tobal. Le hasard, selon Albert Einstein, <<c’est Dieu qui se promène incognito>>.
Au cours du Conseil palestinien à Alger j’ai prié Farouk Kaddoumi de m’introduire auprès de ce personnage de l’histoire de notre pays, ce fut fait. La chaleur de son accueil était troublante. Je vois encore briller ses yeux et ce large sourire o combien chargé, paradoxalement, de chagrin. Professeur Fatma Azouz était avec moi, en nous serrant dans ces bras, c’est me semble-t-il, son pays, pour la victoire duquel il avait farouchement milité, qu’il serrait. Il avait choisi d’adhéré aux options de Ben Youssef, donc condamné à l’exil sa vie durant.
Il nous faut, malgré les différences des approches, nous armer d’une probité et d’une lucidité permettant le senti de la souffrance de cet exilé ayant tant aimé son pays.Un témoignage poignant relaté par le narrateur ; survolant la Tunisie dans un avion dont la destination était Tripoli, Tobal, cet homme fort, fond en larmes.Il était difficile de calmer ses sentiments nostalgiques et taire ses sanglots. Malgré la générosité de l’Algérie, il était demeuré Tunisien, le manque de la Tunisie ne l’a jamais quitté.
Fort heureusement, selon Chebbi, l’Algérie l’a accueilli avec forte sollicitude. Et ce, jusqu’à ses derniers jours ; non pas seulement la prise en charge de ses soins à Genève, Brahim Tobel avait ses entrées et l’écoute des hauts responsables de notre pays voisin.
Cet ouvrage n’est pas non plus la biographie de Brahim Tobel.Mais Moncef Chebbi chaque fois qu’ils’engouffrait dans unpérilleux bourbier si Brahim était là pour l’en dégager. Quand il lui fait comprendre son intention de ne pas reprendre les études pour devenir<<révolutionnaire de profession>> voilà ce que recevait Chebbi pour réponse de si Brahim<<c’est çà un voyou errant comme moi>>.
Moncef Chebbi, s’avère maitre pour se frayait des chemins étrangement tortueux voire dangereux. Il parvenait à instaurer des liens avec des personnages controversés. Opportun de le suivre, nous découvrons en même temps, son itinéraire, ses voyages d’un pays à l’autre.
A titre d’exemple,un Palestinien du nom de Sabri al Banna, Abou Nidhal,un homme des plus énigmatiques, des plus obscures, Chebbi réussit la prouesse d’en faire un ami.Les palestiniens de l’OLP (organisation de libération de la Palestine), me disaient qu’ils le craignaient, car très dangereux et le soupçonnaient d’être l’exécuteur de l’assassinat de Abou Iyed et Abou el Houlpour avoir été à la solde du Mossad.
Pour finir, nous avons un ouvrage de grand apport au niveau historique. Celui entre autres, d’être un excellent rappel d’un morceau de l’histoiredu mouvement estudiantin tunisien des années 70 du siècle dernier. L’auteur nous offre un écrit dans un français parfait, d’une lecture fort agréable.L’auteurmanœuvre avec les évènements historiquesintelligemment de par la succession de rebondissementsétonnamment imprévisibles.Ils méritent absolument la découverte.
Natation : Le club de l’Olympica dénonce les injustices de la FTN
C’était attendu du fait qu’il s’agit d’une injustice qui ne laisse pas indifférent. Le club de natation Olympica a organisé jeudi matin une conférence de presse pour s’exprimer sur les décisions de la la Fédération Tunisienne de Natation et dénoncer les injustices qu’il subit.
Selon son président Mounir Hammami, qui était accompagné lors de ce rendez-vous, des membres de son bureau directeur, la FTN a commencé à cibler le club de la banlieue sud parce qu’il a osé contester ses décisions et les a attaqués devant le Comité National d’Arbitrage Sportif. Un acte très légitime lorsqu’on se sent frustré et dépossédé de son plein droit.
Les décisions du Comité National d’Arbitrage Sportif (CNAS), qui a donné raison au club OLYMPICA ont par la suite fortement déplu à la FTN et l’ont poussé à réagir d’une manière disproportionnée.
Maher Somaï, l’avocat du club de l’Olympica, a rappelé lors de cette conférence que la CNAS a ordonné le 1er avril 2024, à la Fédération de prendre en considération les performances des nageurs du club de la banlieue sud, Emile Fouzaï, Zieneb et Maram Souissi lors des championnats d’été, de compter leurs résultats dans le classement final du championnat et d’annoncer ce nouveau classement dans un délai de 15 jours.
Selon lui ces décisions impliquent logiquement le retrait du titre de champion de l’Espérance Sportive de Tunis et son attribution au club de l’Olympica.
« Néanmoins, au moment où on attendait l’exécution des décisions du tribunal du sport avant la fin du délai des 15 jours, la FTN nous a surpris le vendredi 12 avril par la prise d’une série de sanctions sans précèdent contre le club et contre ses dirigeants. »
Maître Somaï a rappelé que fédération a annoncé le vendredi 12 avril le gel de l’activité du club Olympica, son intégration dans un nouveau club dénommé FTN qui dépend financièrement et administrativement de sa tutelle, la radiation à vie de son président Mounir Hammami et son dirigeant Moncef Dhemaied et l’entame de poursuites judiciaires conte eux.
Il a ajouté que le club considère ces décisions caduques car elles ont été prises pat un bureau fédéral qui n’a plus aucune légitimité, surtout qu’il s’est avéré que son président réside à l’étranger
Somaï a indiqué à la fin qu’il a confiance dans le ministère des sports pour réparer ces injustices incroyables et rétablir le club de l’Olympica dans ses droits.
K.Z.
















