Une bibliothèque numérique gratuite 100% tunisienne bientôt lancée
L'ancien ministre des Finances du gouvernement Elyes Fakhfakh, Mohamed Nizar Yaich a annoncé que la Tunisie travaille sur le lancement d’une bibliothèque numérique gratuite renforcée par l'intelligence artificielle, sous le nom "ELEM" (la science), destinée aux étudiants et aux enseignants.
Yaich a indiqué que la plateforme est en phase finale de développement et que dans les prochains jours, 50 étudiants et enseignants seront sélectionnés pour tester le système afin de garantir sa disposition.
Il a, à cet égard, précisé qu’en collaboration avec le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la plateforme sera lancée en septembre 2024, en parallèle avec la rentrée scolaire et universitaire 2024-2025.
L’ancien ministre a souligné que ce système a été développé par plusieurs experts tunisiens travaillant chez Instadeep, Clusterlab, tels que Karim Beguir, Haythem Kechou et Chahir Dhaouadi, insistant sur le fait que cette plateforme est entièrement nationale en ce qui concerne les financements ou les ressources humaines.
Dans ce cadre, Yaich a appellé le ministère de l’enseignement supérieur à déployer des efforts considérables pour rassembler le plus grand et le meilleur nombre possible de livres numérisés, de contenu numérique et de données, faisant savoir que c'est la clé principale du succès du projet.
Le dérèglement climatique : cette BD made in Tunisia
« L’eau, une ressource rare » est un nouveau recueil de bande dessinée (2023-2024), publié dans les deux langues : français et arabe, avec comme thème principal les changements climatiques et la gestion de l’eau.
La publication réunit une sélection d’histoires, de bandes dessinées, en noir et blanc et en couleurs, qui a été réalisée par 18 tunisiens lauréats, dans le cadre d’un concours lancé lors du 4ème trimestre de 2023, par la Délégation de l’Union Européenne en Tunisie et l’agence italienne pour la coopération au développement.
Ouvert à tous les publics, le concours qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Sawer bel azrek » (Dessines avec du bleu) et qui a été procédé par une série de rencontres a réussi à intéresser les jeunes bédéistes. Réparti en trois sections : « professionnels », « amateurs » et « enfants », le concours a été une occasion pour impliquer les participants à un sujet d’actualité brûlante et également à éveiller leur sensibilité artistique citoyenne.
Composée de 106 pages, cette BD aborde différents sujets, mettant l’accent sur le rôle vital de l’eau. « L’enfant de la pluie », « lutte pour la survie », « une goutte d’eau », « une vie », « la Huppe, mon sauveur », « Linda et l’enquête mouillée », « dernière chance », « stop gaspi », « monde sans couleurs », « Aqua-Girl », « Sècheresse » …
« Ce recueil de bande-dessinée est avant tout la preuve tangible de la créativité débordante de la jeunesse tunisienne », lit-on dans l’éditorial signé par Marcus Cornaro, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie qui a salué « l’engagement caractéristique de la jeunesse tunisienne pour une cause noble qui nous tient tou.te.s à cœur, la gouvernance des ressources en eau ».
Intempéries : l’Observatoire de sécurité routière appelle à la vigilance
En raison des fortes pluies touchant plusieurs régions du pays et persistant sur l'ensemble du territoire, l'Observatoire national de sécurité routière (ONSR) rappelle aux conducteurs les consignes suivantes :
Vérifier l'état du véhicule, en particulier les pneus, les feux et les pare-brises.
Faire preuve de prudence et de concentration pendant la conduite, en évitant les distractions telles que l'utilisation du téléphone portable.
Être attentif aux piétons et aux motocyclistes.
Respecter les règles de priorité et de dépassement.
Réduire la vitesse et l'adapter aux conditions météorologiques.
Éviter de traverser les zones inondées et prendre des précautions supplémentaires dans les régions enneigées, en modérant la vitesse et en respectant les panneaux de signalisation.
Maintenir une distance de sécurité avec les autres véhicules et tenir compte de l'état de la chaussée pour éviter les collisions.
Utiliser les feux de croisement ou les feux antibrouillard en cas de mauvaise visibilité.
En cas de fortes pluies, attendre dans un endroit sûr jusqu'à ce que les conditions s'a
méliorent.
Démarrage officiel du projet « Haya bina Thyna »
Le projet de partenariat international de formation-recherche et de valorisation du patrimoine archéologique «Haya bina Thyna», a été lancé officiellement depuis le site archéologique Thaenae par le directeur général de l’INP Tarek Baccouche et de l’ambassadrice de France en Tunisie Anne Guéguen en présence de Faiez Gargouri vice-président de l’Université de Sfax et Jean Christoph Sourisseau représentant de l’Université Aix-Marseille, informe l’INP sur sa page officielle.
Co- porté par l’INP, l’Université de Sfax et Aix-Marseille Université/Cnrs, soutenu par l’ambassade de France et en partenariat notamment avec l’IFT, le projet qui se poursuivra jusqu’à 2026, vise à faire du site archéologique, de son nom romain Thaenae, connu aujourd’hui sous l’appellation Thyna, à près d’une dizaine de kilomètres de Sfax, un site pilote et régional dans le domaine de la formation à la recherche, de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine archéologique du Sud tunisien.
Le projet repose sur la consolidation de la formation pluridisciplinaire des jeunes Tunisiens, le développement du réseau de partenariat dans le domaine de l’archéologie de terrain, la mise en valeur des sites et de la médiation culturelle en s’appuyant sur le chantier-école archéologique tuniso-français de Thaenae, mis en œuvre depuis 2017. Il s’agit également de produire des connaissances scientifiques pluridisciplinaires sur l’histoire et l’archéologie des sites archéologiques nécessaires à leur valorisation et à leur protection pour anticiper et maîtriser les phénomènes de dégradation des sites, due à la pression urbanistique et de mettre en valeur le site de Thaenae pour participer à la sauvegarde du site, et pour que l’archéologie devienne un moteur du développement touristique local et de l’économie régionale.
Au-delà de la formation sur le terrain au métier d’archéologue, l’objectif est d’inciter les jeunes chercheurs de ces deux pays à travailler ensemble à l’étude et à la mise en valeur du riche patrimoine tunisien.
Le Quotidien avec TAP
Wadii Jari maintenu en détention préventive
Le juge d'instruction du Tribunal de première instance de Tunis a prolongé la détention préventive de l'ancien président de la Fédération tunisienne de football (FTF), Wadii Jari de quatre mois supplémentaires.
Wadii Jari a été auditionné le 30 août 2023, puis maintenu en état de liberté.
Le 26 octobre 2023, il a été arrêté pour malversation de deniers publics mis à sa disposition en relation avec caractéristiques de son emploi.
Le 26 décembre 2023, La chambre des mises en accusation a refusé la demande de libération de Wadii Jari et a renvoyé le dossier devant le juge d’instruction.
Le 3 avril 2024, la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a refusé la libération de l’ancien président de la Fédération tunisienne de football, Wadii Jari et a décidé de le maintenir en prison.
Elle a également décidé de renvoyer Wadii Jari devant la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.
FILT 2024 : Les combats de Gisèle Halimi en bulles
Défenseuse passionnée de la cause des femmes, la franco-tunisienne Gisèle Halimi a inspiré des générations des militantes féministes en Tunisie comme en Europe et inspirera les nouvelles générations.
Ses plaidoiries en faveur des droits de la femme continuent à résonner et sa défense indéfectible des militants de l’indépendance en Tunisie comme en Algérie a bel et bien marqué les annales de l’histoire.
Née le 27 juillet 1927 à La Goulette, en Tunisie et morte le 28 juillet 2020 à Paris, Gisèle Halimi s’est bien démarquée par ses combats antiracistes et anticoloniaux.
Le parcours hors-pair de cette figure emblématique de la lutte féministe est raconté dans une nouvelle bande dessinée intitulée « Une farouche liberté. Gisèle Halimi, la cause des femmes ». Une nouvelle publication qui salue la mémoire de cette militante et qui s’adresse à un nouveau public, celui des jeunes qui n’ont pas peut-être entendu parler de cette combattante. Le récit de la vie de Gisèle et son engagement ne peut que guider le chemin des jeunes féministes et les motiver à mener jusqu’au bout leurs combats contre toutes formes d’inégalité basée sur le sexe.
S’inscrivant dans la continuité avec une série de publications racontant le parcours de Gisèle et reprenant ses idées fondamentales et également d’une autre BD intitulée « Gisèle Halimi, une jeunesse tunisienne », cette nouvelle BD qui met en lumière le parcours de Gisèle Halimi, dès son arrivée à Paris, sera présentée cet après-midi, à partir de 16h30, au stand de l’Institut français de Tunisie (IFT), dans le hall 01, au numéro 1600.
Faisant partie du programme « Rencontre d’auteurs », ce nouveau rendez-vous qui célèbre non seulement la mémoire de Gisèle Halimi mais aussi le 9ème art verra la participation de Annick Cojean, journaliste et Sophie Couturier, toutes les deux scénaristes ayant contribué à l’élaboration du contenu de ce roman graphique (Grasset, Steinkis 2022). La modération de cette rencontre-débat sera assurée par la professeure émérite de l’histoire contemporaine, Kmar Ben Dana. Une séance de dédicace suivra la rencontre. Elle sera assurée avec la collaboration de la librairie « Culturel ».
Il est à noter que quelques planches de cette BD sont exposées au stand de l’IFT, au grand bonheur des visiteurs et en avant-goût de la rencontre de cet après-midi.
Rappelons que deux traductions en langue arabe de deux œuvres de Gisèle Halimi « Avocate irrespectueuse » et « Une farouche liberté » ont été publiées par « La Maison du Livre »-Tunisie. Les deux traductions sont assurées respectivement par Walid Ahmed Ferchichi et Walid Soliman
Imen Abderrahmani
Handball / coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe : l'Espérance bat la JS Kinshasa et retrouve Al Ahly en demi-finale.
Le représentant tunisien dans cette joute africaine, qui se déroule en Algérie, L'Espérance de Tunis a battu hier soir la Jeunesse Sportive de Kinshasa par 38 à 25 après une première mi-temps en deçà des attentes.
L’Espérance retrouvera au stade des demi-finales le rival égyptien Al Ahly, demain, jeudi, dans un duel épique que les Sang et Or devraient aborder avec beaucoup de concentration et de détermination.
J.B
Aujourd'hui, perturbation de la distribution de l’eau courante à Médenine
La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a signalé des perturbations et des coupures d'eau courante prévues dans certaines zones de Médenine Sud et Médenine Nord (Centre de Médenine, Rue de Tataouine, Rue de Beni Khedech, Rue de Djerba et Rue de Ben Guerdane) ce mercredi à partir de 9 heures, afin de finaliser des travaux.
Elle a précisé que l'approvisionnement en eau potable reprendra progressivement jeudi 25 avril dans la matinée.
Réunion ministérielle consacrée au retour des Tunisiens à l'étranger
Le mardi 23 avril 2024, le chef du gouvernement, Ahmed Hachani, a présidé une réunion ministérielle dédiée aux préparatifs du retour des Tunisiens à l'étranger pour la saison estivale.
Lors de cette réunion, le chef du gouvernement a souligné l'importance d'une meilleure coordination organisationnelle et logistique entre tous les acteurs afin d'assurer l'encadrement des Tunisiens résidant à l'étranger, tout en leur offrant des conditions favorables et des services de haute qualité, selon un communiqué de la présidence du gouvernement.
Plusieurs décisions ont été prises lors de cette réunion, notamment l'accélération de la promulgation du projet de décret sur le régime de franchise pour changement de résidence (FCR). De plus, le traitement des demandes sera facilité grâce à la mise en place d'une plateforme électronique par le ministère de l'Intérieur en coordination avec les services de la direction générale de la douane.
Il a également été décidé de fournir 500 billets de voyage à prix réduit aux familles démunies parmi les Tunisiens à l'étranger (200 billets à bord de la CTN et 300 billets à bord de Tunisair). De plus, un espace extérieur sera aménagé pour les voyageurs au port de la Goulette, et le nombre de guichets d'enregistrement sera doublé (passant de 18 à 36 guichets) pour faciliter le retour des Tunisiens à l'étranger.
Parquet de Tunis : l’interdiction du traitement médiatique de l’affaire de complot contre la sûreté de l’État maintenue
La porte-parole du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Hanen Gueddes, a affirmé le maintien de l’interdiction de traitement médiatique du dossier, après la clôture de l’instruction concernant l’affaire dite de complot contre la sûreté de l’État.
Elle a ajouté que tout traitement médiatique de cette affaire sera considéré comme une enfreinte à la loi et est expose à des poursuites pénales selon les textes en vigueur, précisant que cette décision intervient suite à la divulgation de détails relatifs à l’affaire.
Il est à rappeler que le parquet avait interdit, le 17 juin 2023, le traitement médiatique de l’affaire dite de complot contre la sûreté de l’État.
Mercredi, temps hivernal et pluies dans sept gouvernorats
Le temps aujourd'hui, mercredi 24 avril 2024, sera hivernal avec des pluies torrentielles dans 6 gouvernorats, selon la déclaration de l'ingénieur de l'Institut National de la Météorologie, Abderrazek Rahal. Les pluies seront enregistrées dans le nord, le centre et localement dans le sud, avec des cumuls variant entre 30 et 50 mm.
Rahal a ajouté que ces pluies seront temporairement orageuses et localement abondantes, en particulier dans les gouvernorats de Sidi Bouzid, Kairouan, Sfax, Sousse, Monastir et Mahdia, indiquant que les précipitations toucheront également les autres régions.
Selon la même source, les températures maximales oscilleront entre 13 et 17 degrés dans le nord et le centre, ne dépassant pas 10 degrés dans les hauteurs, et entre 18 et 24 degrés dans le sud.
Les vents continueront de souffler du secteur nord, près des côtes nordiques, avec une mer agitée et très agitée sur le reste des côtes.
La chronique de Soufiane Ben Farhat : Tunisie - La culture en péril, les mafias prospèrent
Quelqu’un a dit un jour : “La culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié”. Et Dieu sait que des civilisations et des hommes révolus, il ne reste que la culture sous ses différentes manifestations et déclinaisons, y compris la science.
Sous nos cieux, le constat s’impose. La culture est en péril. Et je ne parle pas des vestiges et des monuments. Un rapport transmis en 2015 au ministre de la Culture d’alors regorge de données factuelles à proprement parler effarantes. Entre autres pépites, on y apprend que su les plus de trente mille sites dont regorge la Tunisie, seulement quarante-sept monuments, sites et musées étaient exploités par l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle ! Idem des neuf sites tunisiens inscrits au patrimoine mondial par l’Unesco. Certains d’entre eux sont dans un état de délabrement injustifiable.
Je parle en revanche de la culture de création et des spectacles. L’actuelle session de la Foire internationale du livre de Tunis interpelle les interrogations sur l’industrie et la propagation du livre. Session falote à plus d’un titre, elle traduit le dépérissement graduel d’un secteur qui n’était pas déjà si florissant que ça. Certes, le livre subit une grave crise ici comme ailleurs, due notamment à l’irrésistible irruption du numérique. Mais de là à dégringoler vertigineusement, il y a une différence majeure. Et puis partout on s’ingénie à y parer au plus pressé, ce qui est loin d’être le cas chez nous.
La culture, éternel parent pauvre
J’ai toujours soutenu et ressassé intentionnellement et à tout vent, preuves à l’appui, que la Tunisie est une superpuissance culturelle. Pourtant, le gisement culturel demeure en friche. Quand on sait que le budget du ministère des Affaires culturelles ne représente pour l’année en cours que 0,69% du budget général de l’Etat, on comprend l’étendue du désastre. Quant au secteur privé, il est bien négligeable. A la base, la culture est le dernier des soucis des gouvernants et des décideurs économiques, elle officie en creux comme l’éternel parent pauvre en somme.
A titre comparatif, en France, le cabinet EY (ex-Ernst & Young) a été mandaté il y a quelques années pour réaliser une étude inédite : mesurer le poids des industries culturelles en France, que ce soit au niveau du PIB ou de leur contribution à l'emploi. L’étude a donné des résultats édifiants rapportés par le journal Les Echos. Résumons. Au total, les industries culturelles françaises pesaient près de 75 milliards d'euros de chiffre d'affaires (2,8 % du PIB) et représentaient plus de 1,2 million d'emplois (5 % de l'emploi en France). Ainsi, la culture pesait-elle plus lourd que l’industrie du luxe, l'automobile ou les télécommunications et se classait au cinquième rang des secteurs français. En prenant seulement en compte son impact direct (61 milliards d'euros de chiffre d'affaires), elle se situait à la huitième place économique, entre l'automobile (59 milliards d’euros) et la chimie (62 milliards d’euros). Qui dit mieux ?
Chez nous, hélas, à la faiblesse structurelle, se greffe l’insoutenable crise actuelle. En fait, depuis la révolution de 2011, le secteur culturel, déjà en crise, a enregistré une véritable chute libre. Il en est réduit aujourd’hui, hélas, à sa portion infinitésimalement minuscule et incongrue.
Qu’il s’agisse des arts visuels et plastiques, de la littérature ou des arts de la scène, théâtre, cinéma, danse, musique et chanson pour ne citer que ceux-là, c’est le même topo.
Détresse en profondeur
D’ailleurs, les festivals, nominalement si nombreux, traduisent on ne peut mieux cette détresse en profondeur. Les festivals d’été végètent, les Journées cinématographiques et les Journées théâtrales de Carthage (JCC et JTC) périclitent. Elles ont perdu la passion de l’élan fondateur autant que l’élévation, l’aura prestigieux, le label référentiel et les beaux atours. Les journées de musique et le festival de la chanson ne sont pas en reste. Elles se réduisent depuis quelque temps à des cérémonies pompeuses sans contenu véritable, autant dire des coquilles vides.
Quant aux créateurs, acteurs, producteurs et notamment aux intermittents du spectacle, ils se prolétarisent et se raréfient au fil des jours. Certains d’entre eux, et des plus illustres, sont devenus de véritables cas sociaux.
Les maisons de la Culture sont presque toujours fermées. Nouveaux horaires incompatibles avec la pratique culturelle obligent, en sus des revendications corporatistes et des tracasseries administratives et bureaucratiques.
Il faut dire que les politiciens qui ont investi la place et tiennent le haut du pavé sont particulièrement incultes. Ils ne se contentent guère d’un surinvestissement politicien au bout du compte banal et contreproductif. Ils se soucient de la culture comme d’une guigne. Ils se greffent sur l’absence anthropologique et historique d’une bourgeoisie digne de ce nom, pétrie de culture et promotrice des arts. Mais ce n’est pas tout. Les crises du Covid-19 et les contrecoups de la crise des guerres en Ukraine et à Gaza ont achevé de refermer le cercle infernal.
Aujourd’hui, et je parle en connaissance de cause, monter un spectacle ou promouvoir un projet culturel relèvent de la gageure. Et, bien évidemment, une foule de mafieux et de corrompus se sont davantage immiscés dans le secteur de la culture à la faveur de la crise désormais pérenne. Ils continuent à capter les dignités et doubler d’astuces et subterfuges pour accaparer les financements et les ressources de promotion des arts. Des réseaux bien structurés, connus de tous, se partagent le gâteau en toute impunité, moyennant l’appui de fonctionnaires véreux.
La culture c’est ce qui reste quand on a tout oublié dit-on, n’est-ce pas ? J'ajouterais que les mafias sont légion là où la culture est escamotée.
S.B.F
Union des Écrivains Tunisiens (Section Bizerte) : Les raisons d’une démission collective
Les membres de l'Union des écrivains tunisiens (UET) section Bizerte ont annoncé, le soir du lundi 22 avril 2024, leur démission collective, en raison du manque de coopération de la part de la direction de l'Union nationale pour l’organisation du Forum du récit des jeunes, selon le communiqué publié par le président de la section, Salah Dames et les membres de son bureau.
Dames a précisé au Quotidien, aujourd’hui, que depuis un an et demi, l'UET (section Bizerte) a entamé les préparatifs pour organiser un forum maghrébin de poésie dont il a défini le programme et déposé un dossier auprès de la direction de l'Union nationale et la Délégation régionale de la culture à Bizerte pour pouvoir bénéficier d'une subvention.
Le président de l'union régionale a ajouté qu'en décembre dernier, il a été décidé de changer l'envergure du forum et en faire un événement seulement national pour des raisons purement financières et il a été convenu avec l'Union des écrivains tunisiens et la Délégation régionale de la culture de Bizerte de bénéficier d’une subvention de 4500dt et de supporter les charges des deux conférenciers prévus par cette manifestation, à savoir Mohammed Qadhi et Youssef Saidani, alors que la Maison de la Culture Menzel Abderrahman a promis de prendre en charge les animateurs des ateliers, Massaouda Boubacar et Issa Jabli.
La manifestation était prévue les 27 et 28 avril, a déclaré Dames qui a contacté, au cours du mois de février, le vice-président de l'union Zouhair Dhaouadi qui a promis d'envoyer l'argent au plus tard le 15 mars, une promesse qui n’a pas été tenue.
Du 20 au 22 mars, l’union régionale a annoncé l’ouverture des candidatures qui a dégagé une liste de 33 jeunes candidats de toutes les régions du pays.
En parallèle, deux citoyens de la ville de Bizerte se sont chargés, l'un de loger les candidats et l'autre de fournir les trophées de la compétition alors que la maison de la Culture Menzel Abderrahman a préparé la banderole et les invitations, a révélé Dames.
Dames nous a également confirmé qu'il a rappelé l'Union centrale, vendredi dernier, pour faire part de leur disposition à prendre en charge une partie des frais, ne demandant à l’Union nationale que la somme de 1500 ou 2000dt à la places des 4500dt convenus, mais que cette nouvelle demande est curieusement restée sans suite et c’est ce qui a amené tout le bureau à annoncer cette démission collective, a conclu le responsable.
Khawla Riahi
La foire internationale du livre sera-t-elle prolongée?
L'Union des éditeurs tunisiens (UET) a appelé la direction de la 38ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) à prolonger la manifestation, censée se clôturer le 28 avril 2024, jusqu'au 01 mai 2024 et ce afin de donner aux Tunisiens la possibilité de visiter la foire.
L'Union a également sollicité les organisateurs à multiplier les campagnes promotionnelles sur les réseaux sociaux afin d'encourager le public à y assister
Dans un communiqué rendu public, les éditeurs ont énuméré les différents obstacles qui ont accompagné l'organisation de cette 38ème session de la Foire internationale du livre de Tunis et qui ont impacté leur travail, provoquant une baisse significative du nombre de visiteurs, ipso facto des ventes. Les éditeurs ont ainsi souligné qu'ils comptaient sur la Foire internationales du livre de Tunis afin d'honorer leurs engagements financiers.
Parmi ces facteurs qui ont entravé le bon déroulement de la Foire, selon toujours les éditeurs: le changement de la date habituelle de la foire et la coïncidence de la nouvelle date avec l'Aïd al-Fitr, avec toutes les dépenses nécessaires qui accompagnent cette fête sans oublier le faible pouvoir d'achat du citoyen tunisien. Les éditeurs ont également évoqué dans leur communiqué l'absence d'un plan d'organisation et de marketing de la Foire bien ficelé, tracé par le comité d'organisation.
Imen.A.
Serie A : Olivier Giroud va rejoindre le Los Angeles FC
Olivier Giroud, le meilleur buteur de l'équipe de France, s'est mis d'accord avec le Los Angeles FC, qu'il rejoindra cet été, a appris mardi l'AFP auprès de son entourage. L'attaquant de 37 ans, en fin de contrat à l'AC Milan, s'est engagé pour un an et demi et doit retrouver le club californien, qui évolue dans le championnat nord-américain (MLS), à partir du 1er août.
Après trois saisons à Milan, où il a été champion d'Italie (2022), Giroud va connaître son huitième club. Formé à Grenoble, il est passé par Istres et Tours avant d'exploser à Montpellier, où il a été champion de France en 2012. Il a ensuite disputé neuf saisons en Angleterre, à Arsenal (2012-2018) puis à Chelsea (2018-2021), avec qui il a remporté la Ligue des champions 2021 avant de débarquer à l’AC Milan.
Meilleur buteur de l'histoire des Bleus avec 57 buts en 131 sélections, Giroud ne se sentira pas dépaysé dans son nouveau club puisqu’il va retrouver à "LA" son meilleur ami en équipe de France, l'ex-capitaine Hugo Lloris, qui a pris sa retraite internationale après la Coupe du monde 2022. Le gardien recordman de sélections avec les Bleus (145 capes) a signé au LAFC cet hiver.
















